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Discours / meetingFrançois-Xavier Bellamy· 10 octobre 2022 2 minAutoproduitFond programmatiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesImmigration & asileÉducation & recherche

La droite doit enfin tirer les leçons de ce qu'il n'a pas été réussi lorsqu'elle était au pouvoir

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 10 %Défensif 60 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00François-Xavier BellamyFait
    « La crise que la France traverse, elle n'a pas commencé en 2017. Elle n'a pas commencé, même, en 2012. »
  • 5:30François-Xavier BellamyFait
    « Sur les questions migratoires, sur les questions d'éducation, sur les questions d'environnement, si on avait été complètement à la hauteur, eh bien aujourd'hui, on n'en serait sans doute pas là. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Ce que j'ai toujours reconnu en Bruno Retailleau, c'est sa capacité de défendre une vision d'ensemble, une vision globale pour l'avenir de la société. C'est ce dont on a le plus besoin pour redonner une espérance à notre pays. Et puis la deuxième chose, et là, on est en train de vivre ce débat aujourd'hui, mais c'est un débat nécessaire pour la droite que j'ai toujours cru indispensable : on ne pourra pas retrouver la confiance des Français si on n'est pas capable de redire clairement, paisiblement, respectueusement, comme Bruno Retailleau est en train de le faire en ce moment, que quand la droite était au pouvoir, elle n'a pas tout réussi. - Ca c'est peut-être pour Nicolas Sarkozy, qu'il a étrillé, Bruno Retailleau, hier, dans une émission concurrente et néanmoins amie.

Pourquoi une telle détestation, aujourd'hui, de Nicolas Sarkozy ? Pourquoi brûler l'homme que la droite a adoré pendant des années, vous compris ? - Ce n'est pas de la détestation.

D'abord, oui, il y a une déception, mais ça, tout le monde le reconnaîtra. Même pendant la campagne des européennes, Nicolas Sarkozy a choisi de ne pas soutenir notre liste. Donc, ce qu'il a fait pendant les élections présidentielles n'était que la continuité de ce rapport qu'il a désormais avec la droite depuis longtemps.

Mais surtout, le plus le plus marquant, pour moi, ce n'est pas, encore une fois, les questions de personnes. Le plus important, c'est que si les Français ne nous écoutent pas - y compris quand nous alertons sur les dérives réelles des gouvernements actuels ou passés, si les Français ne nous écoutent plus, c'est peut-être parce que nous n'avons pas su dire que la crise que la France traverse, elle n'a pas commencé en 2017. Elle n'a pas commencé, même, en 2012, et que si la droite avait été, quand elle était au pouvoir, si la droite avait été complètement à la hauteur de sa responsabilité - elle n'a pas tout mal fait, mais si la droite avait été complètement à la hauteur de sa responsabilité quand elle était au pouvoir, la France irait sans doute mieux aujourd'hui.

Et la droite aussi d'ailleurs. Et donc, je crois qu'il faut qu'on soit capable de le dire paisiblement. - Ça veut dire que tout ce qu'il se passe aujourd'hui, ce qu'il se passe aujourd'hui, c'est la conséquence du quinquennat de Nicolas Sarkozy ? - Certaines choses allaient beaucoup mieux.

Et je ne suis pas relativiste. Je ne mets pas tout dans le même sac. Quand Nicolas Sarkozy, Jacques Chirac étairnt au pouvoir, la France tenait mieux son rang.

Elle tenait mieux ses comptes, elle tenait mieux sa place dans le monde. C'est une certitude. Malgré tout, encore une fois, je le redis, sur beaucoup de défis majeurs qui sont aujourd'hui devant nous, sur les questions migratoires, sur les questions d'éducation, sur les questions d'environnement, si on avait été complètement à la hauteur, eh bien aujourd'hui, on n'en serait sans doute pas là.

Je dis ça encore une fois avec beaucoup de respect, parce que ça ne sert à rien de dire du mal, de manière gratuite, de ceux qui nous ont précédés. Mais parce qu'il faut qu'on regarde aussi avec lucidité notre propre héritage, pour pouvoir se projeter vers l'avenir, encore une fois. Beaucoup de gens ne nous écoutent plus.

Peut-être parce qu'ils ont le sentiment qu'on ne s'est pas assez remis en question. Et cette remise en question, il faut la vivre. Et c'est aussi une part du débat qui nous réunit aujourd'hui. - Voilà.

Ça s'appelle le droit d'inventaire, je crois.