#CamPuS19- Quels défis pour des communes sociales, écologiques et innovantes ?
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et j'invite donc tous nous tous nos intervenants à me rejoindre c'est comme vous voulez sentez-vous élèves alors m'écouter bienvenus donc je vais vers le plaisir d'animer cette cinquième et dernière plénière donc sandra chelelekian du cabinet cap nova je suis entourée pour cette dernière plénière donc de johanna rolland président de nantes métropole et maire de nantes patrice bessac maire de montreuil et président de l'association nationale des élus communistes et républicains olivier bianchi maire de clermont ferrand et président de clermont auvergne métropole frédéric dabi directeur général adjoint de l'ifop et directeur du pôle opinion et stratégies d'entreprise et gilles finchelstein directeur général de la fondation jean jaurès donc c'est avec plaisir et je vous remercie de votre présence pour ce temps on va essayer de capter l'attention des quelques personnes qui sont restées dans cette salle après la passionnante plénière qui a eu lieu juste avant je vous garantis que celle là va l'être aussi pour ceux qui voudraient rester alors cette cinquième et dernière plénière s'inscrit dans un contexte particulier inédit je vais pas pour faire l'histoire et tout ce qui s'est passé dernièrement mais ça a été marqué entre autres par une séquence politique sociale forte majeur qui a été le mouvement des gilet jaune et que veut pour l'acs sur laquelle vous avez pu échanger débattre lors de la première plénière qui s'appelle donc gilet jaune le jour d'après essentiellement aussi sur les revendications principalement sociales qui ont été mis sur la table dès le début de ce mouvement ensuite vous avez dans cette continuité ce mouvement a aussi pointé une autre urgence zèle de l'urgence démocratique comment porter des revendications des besoins d'expression entre deux élections ce besoin de parler d'échanger de discuter de d'être entendu reconnu et ça c'est vrai que la question était largement posée à travers ce mouvement est bien au delà et vous avez pu en débattre d'ailleurs autour d'une d'une plénière un peu particulière dans un format innovant puisque c'était un grand procès c'était le grand procès face aux crises la vème république coupable ou non coupable voilà il faut savoir aussi que dans la foulée vous avez pu débattre et c'est pas des moindres sur l'urgence climatique puisque ce mouvement s'est inscrit on a été beaucoup marqués ces derniers mois par des interpellations de scientifiques d'hommes politiques sur cette urgence climatique ça a été l'occasion d'ailleurs de la plénière qui a eu lieu ce matin face aux dérèglements climatiques pas de temps à perdre urgence sociale urgence démocratique urgence climatique comment un moment donné au triangle de tout ça au coeur de ce triangle des combats communs à gauche peuvent se mener et ç'a bien été l'objet de la plénière à laquelle vous avez assisté juste avant et vous avez pu continuer à échanger sur ces sujets ça nous amène à cette dernière plénière qui a pour titre je vous le rappelle municipal clivage gauche/droite point d'interrogation ce qu'il existe encore et ça c'était un vrai sujet puisque on va en arrive là un moment donné vous allez tomber sur le premier terrain réel d'expérimentation grâce au calendrier politique avec ces municipales et vous allez avoir l'occasion d'échanger sur est ce qu'à un moment donné au niveau politique social démocratique et écologique comment ça se traduit concrètement au travers des politiques municipales il ya cette petite croyances qui s'est installé une petite musique un petit ressenti qui s'est installée que ce clivage n'existait plus ça va même au delà un certain l'ont théorisé et on n'en fait d'ailleurs leur marque de fabrique on parle de bipolarisation il ya une espèce de en tout cas mon ressenti c'est qu'il ya une espèce de petite confusion qui s'installe autour de tout ça et c'est là que je me tourne vers toi frédéric dabi pour qu'on y voit un petit peu plus clair où on est on réellement sur cette histoire de criblage gauche droite alors bonjour à tous merci de votre invitation effectivement quand on voit le titre de cette dernière la fin du clivage gauche droite ma réponse à brûle c'est non absolument pas mais cette question est pour moi révélatrice de la confusion à l'oeuvre depuis la séquence électorale de 2010 est depuis le big bang de le l'enchaînement présidentielle législatives c'est à dire que cette séquence électorale a marqué la fin de la bipolarisation du champ politique c'est à dire la domination depuis début de la vème république par les partis de gouvernement de gauche et de droite mais absolument pas la fin du clivage gauche droite qui est peut-être un peu moins dix cibles dans une enquête de l'ifop pour le parti socialiste on voit que près de trois quarts des français considèrent que la notion de gauche et droite sont des notions dépassées mais pour autant ils s'en servent comme grid appréhension du réel et dont toutes les questions que nous posons sur des thématiques sociales qui sont la justice a eu contre les inégalités la question du rôle de l'état d' interventionnisme économique la question de l'écologie les tout est bien sûr des questions identitaires on retrouve bien sûr à côté d'autres d'autres qui valent de clivage gros peut-il le clivage ouverture/fermeture on a toujours la force de ce clivage gauche droite mais si je reviens aux élections municipales cette bipolarisation disparu a un impact aura dès qu'on fait quand les conséquences sur les configurations de premier tour à savoir un émiettement sans doute jamais vu des forces électorales qui se présenteront devant les français les quinzièmes les 15 et 22 mars prochain si je me trompe pas mais les élus me contre à dire me cause me contrediront et surtout 2 second tour c'est à dire que ce qui était la règle dans les grandes villes et plus souvent à savoir le duel de second tour va sans doute devenir l'exception et avec un ticket d'entrée pour le second tour qui n'est que de 10% des suffrages exprimés cette règle de duel va sans doute sans doute laissé la place à des triangulaires à des quadrangulaires voire parfois je sais pas s'il faut dire peinte à glaire ou quinquagénaires ça sera un vrai débat que les spécialistes auront pendant la campagne pendant la campagne électorale alors fin du clivage gauche droite non mais clairement le scrutin municipal constitue une des élections pour laquelle le clivage gauche droite est traditionnellement atténuée on a tous en tête des villes qui ont voté nationalement pour un camp et qui vont voter aux élections municipales pour un autre bordeaux toulouse qui ont voté massif qui voter massivement à gauche par exemple françois mitterrand à l'élection présidentielle et qui ont raidi lui systématiquement les alain juppé et dominique baudis et ses autres éléments pour essayer de répondre à cette question et c'est une diapositive une enquête de l'ifop le courrier des maires qui est particulièrement spectaculaire sur les critères de choix qu'est ce qui va compter dans son choix aux élections municipales qu'est ce qui va être déterminant vous le voyez à quel point l'étiquette politique des listes en présence arrive bas qui plus est cette question avait été posée à l'identique en janvier 2014 qui plus est en net recul par rapport à 2014 et je suis une petite parenthèse c'est relégués très nettement par rapport aux programmes et aux projets qui pour la première fois dans ce type de questions de vence le bilan tout se passe comme si les habitants avaient intériorisé la difficulté pour les mères maintenant de changer la vie de 30 de transformer ce qu'on appelle les maires un peu fraîchit c'est à dire qu'ils les maires bâtisseurs ont laissé la place dans les attentes à des mères qui vont rassurer sur leur projet sur la capacité des habitants à ceux à se projeter et a évolué dans la ville de 20 dans la ville d'ici vingt ou trente ans donc on voit très bien sur cette question sur les déterminants du choix à quel point d'étiquette politique et par là peut-être la refabrication d'akiva gauche droite est particulièrement marginal le qui va joue droite et aussi atténuer le deuxième point aux élections municipales parce que c'est quand même il faut le dire et on l'oublié je dirais que les médias oublient trop souvent l'élection de la plus grande stabilité on considère 1000 villes de plus de 10 mille habitants est la règle ça reste quand même reconduire les sortants même en 2014 rappelle de mauvais souvenirs même quand la gauche perd 155 ville je crois aux élections fan municipal ya presque trois quarts à 80 % des mères qui sont ou des équipes municipales comme maire ne se représente pas qu'ils sont reconduites donc le clivage gauche droite il peut être réactivé surtout dans des dans des logiques de nationalisation vivotent dans des logiques de vote sanction du pouvoir national on l'a vu aux 77 favorablement à la gauche ou en 2008 en 83 2001 et surtout 2014 favorablement à la droite là sans faire de projections étant donné que mel macron n'a quasiment pas de sortant quid de l'est de l'activation d'un vote sanction aux élections municipales de mars 2020 dernier point si j'ai un petit peu de temps ce qui va être également inédit c'est la manière dont les français perçoivent les élus municipaux c'est une diapositive que l'on va voir tout de suite on sait très bien que c'est un rapport qui a connu une véritable mutation on sait très bien que les élus fait municipaux sont les élus qui bénéficie de la plus grande confiance vis-à-vis des français que ce soit sur l'action 63% dans une enquête ifop pour que des maires des français des plus grandes villes sont satisfaits du travail accompli par leur mère mais là on voit très bien d'un côté le maire et celui qui change la vie celui qui transforme le cot le quotidien mais faut pas se satisfaire de ce centre a pour cent d'une part ça veut dire qu'il ya un gros tiers qui se déclarent mécontents surtout l'évolution par rapport à une dizaine d'années montre une montée de l' exigence très forte des français on était à 72 % il ya une dizaine d'années on voit la même chose vous aviez politiques suivantes j'en aurai fini l'incarnation c'était le travail accompli par la municipalité quand on regarde la cote de satisfaction vis-à-vis du maire 61% le président d'agc actuelle à peine 35 30 34% on va très bien la différence comparaison n'est pas raison mais de confiance et de satisfaction à l'égard des élus locaux mais on voit très bien que le niveau d'exigence des habitants a particulièrement augmenté sa sera un élément très important pour la campagne municipale quand on interroge dans une enquête de l'ifop à la fin de l'année des maires sur ce qui explique le mieux les difficultés qu'ils rencontrent dans l'exercice de leur mandat il ne cite pas la baisse de dotation il ne cite pas la halle la charge de travail il ne cite pas l'intercommunalité il cite en premier le niveau d'exigence de leurs administrés je vous remercie gilles je me tourne je me tourne vers toi par rapport à cette question et plus largement par rapport à ce qu'a dit frédéric comment les français se positionnent d'après toi dans ce clivage c'est quoi les ressorts les ressentis les besoins qui peuvent s'exprimer selon temps merci sandra bonjour a vous tous je vais répéter ce qu'elle dit frédéric peut-être avec des ponctuations un peu différente mais je vais répéter beaucoup d'entre vous ont dû lire ya quelques années les mémoires de simone signoret dont le titre était la nostalgie n'est plus ce qu'elle était je ne sais pas si le clivage gauche droite est une nostalgie j'y reviendrai mais ce qui est sûr c'est que le clivage gauche droite n'est plus ce qu'il était et que c'est quand même par l'unc il faut avoir la lucidité de commencer il ya une quarantaine d'années il y avait une forme d'absolutisme à sion du clivage qui couvrait un champ infini et qui marquait une opposition radicale entre les deux camps aujourd'hui à l'évidence ce clivage a été relativisée par la pratique du pouvoir il a été lézardés par l'irruption à l'intérieur de la gauche et de la droite d'un certain nombre de questions et notamment de la question européenne et il a été à plusieurs moments transcendé lorsqu'il a fallu se rassembler notamment contre l'extrême droite ce faisant d'un point de vue électoral ce qui a caractérisé je crois la séquence depuis les élections présidentielles de 2017 c'est que le clivage gauche droite qui était le clivage structurant a été seconde arisée et il est extrêmement frappant de constater que quand on regarde l'ensemble des candidats à l'élection présidentielle il n'y en avait que deux sur la totalité benoît hamon et françois fillon qui se revendiquait comme clivage principal du clivage gauche droite par ailleurs quand on regarde l'opinion je reprends en le mettant en perspective le chiffre qu'a cité frédéric au début des années 80 les deux tiers des français considéraient que le clivage gauche droite était un clivage pertinents aujourd'hui les trois quarts d'entre eux considèrent qu'il est dépassé c'est quand même des éléments qu'il faut avoir l esprit et ça ce qui est vrai au niveau local d'une certaine manière les presque davantage et depuis longtemps au niveau municipal où chacun l'a vécu il y à une localisation des enjeux une personnalisation des campagnes et sur un certain nombre de sujets une standardisation des politiques alors une fois qu'on a 10 ans est ce que le clivage gauche droite n'est plus qu'une nostalgie bien là non plus je ne le crois pas et je pense que ça serait une grave erreur que de le penser là aussi en faisant la part du national et du municipal au niveau national lorsque vous interrogez les français n'ont pas sur le point de savoir s'il considère que le clivage est dépassé mais sur la manière dont eux-mêmes se positionne accepte de se positionner sur une échelle de gauche à droite 80 85 % d'entre eux le font dire qu'ils savent ce que c'est pour eux-mêmes même si il trouve que ce clivage a perdu de la lisibilité dans la vie publique deuxièmement quand on regarde y compris pendant toute la séquence présidentielle à l'aune de cette auto positionnement sur une échelle gauche droite ce que les français pensent sur la plupart des grands sujets ce qui est très frappant c'est que l'idée qu'il y à une convergence des extrêmes que ceux qui se positionnent très à gauche ou très à droite finissent par se rejoindre est un leurre sur ce sujet-là la terre est plate et de la même manière l'idée qu' il y à une convergence des modérés qui sur tous les sujets penserait la même chose c'est également de la même manière une erreur enfin et ça a été trop peu souligné ça a été pour moi un élément très intéressant lorsque je me suis plongé dans ces données dans cette élection présidentielle qui plus que tout autre à seconde arisée les clivages gauche droite quand on regarde quel est le déterminant principal du vote ce qui permet parmi tous les critères dont on dispose de prédire avec le plus de certitudes le choix ça reste et de loin l'auto positionnement sur une échelle gauche-droite la manière dont on s'auto positionne la manière dont on positionne les candidats à soi seul ça explique plus de la moitié d'un vote quand on regarde par rapport à l'ensemble des autres critères aucun n'est plus explicatif enfin du point de vue municipal la continuité qu'évoquer frédéric elle est vrai pas seulement d'une élection sur l'autre de 2009 par rapport à 2014 même quand on s'inscrit dans une perspective plus longues sur les trente dernières années de 1983 à 2014 le centre d'étude de la vie politique française a fait une grosse enquête là-dessus sur l'ensemble des 2 136 villes de plus de 30 mille habitants plus des deux tiers d'entre elles n'ont connu soit aucun soit un changement de la gauche vers la droite donc la culture politique c'est quelque chose qui existe une fois que j'ai 10 ans pour terminer ce que je pas simplement dire c'est plus ce que c'était mais quand même ça existe un peu quelle conclusion on doit tirer je crois de tout ça très vite 1 il ya un nouveau mode de politisation ça veut dire que l'addition des étiquettes l'invocation d'un camp la répétition des mots magiques de la gauche ça ne suffit plus il faut partir de combat de cause précise et accepter une forme de personnalisation à la fois individuelle et collective parce que on est passé d'une politisation par l'idéologie à une politisation par la biographie stadia parce que chacun vit et parce que chacun voit deuxième conclusion nous sommes dans un nouvel état de la démocratie ce que j'ai proposé d'appeler la démocratie à l'état gazeux qui se caractérise par son instabilité ça veut dire que il faut pas simplement pensé dans une campagne au lancement il faut au moins autant penser à la fin parce que tout se joue beaucoup se joue dans la dernière semaine et parfois même dans les derniers jours et que cette démocratie à l'état gazeux est une démocratie qui plus est qui et informe je crois qu'une des tâches qui doit être la nôtre collectivement séduire donner de la lisibilité avec cette idée que à chaque élection il ya une vérité qui est une vérité différente et ça c'est un élément très important par rapport à la période antérieure dernier mot plus sous forme non pas de conclusions mais plus d'espoir peut-être y at-il aussi une nouvelle dynamique géographique au début des années 70 après epinay on est parti du programme commun national et c'est ça qui a irrigué le local peut-être que cette fois ci on est en train de faire le chemin inverse partir de combat et de pratiques communes au niveau local et après les imposées au national merci je vous remercie pour messieurs de nous avoir posé un peu le cas dans général de cette plénière je me tourne vers madame le maire présidente messieurs les maires vont donc johanna patrice olivier première réaction là ces cours de que ça génère chez vous d'avoir entendu ce que frédéric et gilles ont partagé il me semble que c'est d'abord un écho direct avec ce qu'on vit est ce qu'on ressent les uns et les autres sur le terrain vous avez commencé en disant que poser la question avait déjà le mérite de clarifier un peu les choses parce qu est-ce qu on parle du ni gauche ni droite est ce qu'on parle du et de gauche et de droite déjà c'est pas la même chose quelle est la part de l'effet de mode de la tendance dont un en ce sens la politique doit toujours se méfier de quelque chose qui serait plus profond ce qui est certain c'est que quand on est maire d'une ville soit une petite ville une grande ville on est conscient de la diversité des situations il ya trente cinq mille communes dans notre pays il ya quasiment trente cinq mille réalités différentes et puis la part du projet la part de l'incarnation compte aussi il en demeure pas moins que dans un grand nombre de communes il y aura plusieurs listes appartement où il ya plusieurs listes il y a offre politique et à partir du moment où il ya offre politique il y as clivage puisque derrière il y as décision moi il me semble que ce qui est impératif c'est que nous ici on soit capable de dire que le clivage gauche droite aujourd'hui il ne se pose pas comme il se posait il ya 40 ans évidemment que le débat des valeurs il est toujours présent mais vouloir transposer nos schémas anciens sur les schémas d'aujourd'hui à mon sens ce serait une faute politique extrêmement extrêmement lourde et puis après je crois qu'on a une responsabilité c'est considérer que ce serait la fin du clivage gauche droite quand on est un homme de gauche une femme de gauche ce serait dire d'une certaine manière que les élus à l'échelle locale voire à l'échelle nationale ne sont plus en situation d'avoir d'impact sur la lutte contre les inégalités et moi je crois profondément que ce dont souffre la politique ce que me dit la boulangère dans les quartiers ce que me disent les mamans ou ce que me disent les salariés ce que leurs questions d'aujourd'hui c'est est ce que la politique a encore un impact est ce que la politique sert encore à autre chose et d'autres comptabilité à nous c'est de faire la démonstration que oui la lutte contre les inégalités on est capable d'apporter des réponses d'aujourd'hui des réponses de demain mais la simplicité le simplisme de la fin du clivage on voit bien que à l'épreuve des faits ils marchent pas oui moi je dirais qu'au fond on est en train de se tromper de discussions et je pense que frédéric et et ils l'ont démontré c'est pas tant la fin d'un clivage que sa mutation sous d'autres formes est l'intérêt aujourd'hui de ce rassemblement et d'autres qui devront venir c'est qu'en fait notre enjeu c'est de redéfinir ce qui va faire clivages dans l'histoire de la république et dans l'histoire de la france est de gauche et de droite ce n'était pas la même chose entre 1789 1889 en 1989 doit-on rappeler que même avant l' affaire dreyfus il y avait un antisémitisme de gauche par exemple si pour dire à quel point des valeurs peuvent évoluer et donc aujourd'hui ce que nous vivons c'est pas l'effacement de ce clivage c'est la mutation et les valeurs sur lequel nous allons devoir recomposer un clivage entre ceux qui pensent qu'au fond il y a non pas le mouvement mais les émancipateur et ceux qui considèrent que le conservatisme et le libéralisme suffisent en eux mêmes pour faire évoluer positivement notre société et si on pense que ce débat n'est que national alors on se trompe parce que la réalité c'est que dans nos territoires à l'échelle locale nous vivons les mêmes enjeux quand on discute d'écologie quand on discute de rénovation urbaine canton qui discutent de 2 dans nos compétences scolaires sur la question de la justice vis-à-vis des enfants des classes populaires sur la la détermination sociale quand nous élaborons des politiques publiques culturelles et bien évidemment nous nous inscrivons plutôt dans le camp de l'émancipation que dans les camps du laisser faire d'eux des libéraux et c'est pour ça que je pense que le travail n'est pas tant de 2,2 de dire voilà ces jeux j'y reviendrai tout à l'heure ces tactiques pour ceux qui veulent le dire de dire ça n'existe plus c'est plutôt à nous de faire le travail intellectuel pour redonner les valeurs qui vont réorganiser le clivage gauche droite dans ce pays d'abord j'aimerais dire je suis heureux d'être parmi vous qu'au maire communiste parce que je pense que pour qu'existe un clivage gauche droite il faut qu'il y ait des maires de gauche et donc faut qu'on se parle et c'est bien d'être là je dis bien moi je pense que si on est en train de discuter de la disparition de la difficulté avec le clivage gauche droite c'est parce que aux yeux d'un certain nombre de nos concitoyens la disparue un moment donné et sans doute aussi parce que de temps en temps nous avons ânonner tu disais ça tout à l'heure tu disais les mots magiques on parle des mots magiques et finalement on ne parle plus de quelque chose qui ont rapport avec la la vie des concitoyens et des concitoyens je prends un exemple concret lisbonne ils ont ils avaient des personnes sans domicile fixe partout ils ont ils n'ont pas choisi la voie de la répression ils ont choisi d'ouvrir des casiers solidaire de loger les personnes de faire l'accompagnement social et en quelques années ils ont réussi à faire baisser radicalement le nombre de personnes jetés à la rue si je prends cet exemple là c'est parce que montreuil comme d'autres villes de gauche nous avons développé cette même politique de casiers solidaire d'accompagnement social qui permet aujourd'hui de remettre des gens dont on disait que jamais il pourrait retourner dans un logement normal et au travail dans un logement normal et au travail et donc je pense que ce clivage il faut faut lui donner une créativité contemporaine je prends un deuxième et dernier exemple le nous savons aujourd'hui que les villes nous sommes responsables au moins pour 40 % de ce qui peut se faire de bien en même en matière de changements climatiques sur cette question par exemple nous avons directement à l'échelle des municipalités une responsabilité et le clivage aujourd'hui quand je regarde les plans vélo quand je regarde la politique de rénovation dans les quartiers je suis forcé de constater qu'il existe je vous remercie pour cette première réaction frédéric je me retourne vers vous qui veut commence par rapport à cette histoire de mutation de lien avec les valeurs de ce clivage qui en train d'évoluer quel invitation vous aimeriez faire justement à nos mères ici présents pour accompagner cette transformation sur les valeurs au regard de des études des analyses que vous avez pu pousser comme des invitations vous auriez envie de leur faire alors je vais pas faire une invitation mais je voudrais quand même réagir je ne disais quand il ya plusieurs listes et évidemment il y aura plusieurs listes il y aura même sans doute beaucoup de listes dans beaucoup de villes il y a clivages et c'est vrai et c'est le propre de la démocratie que d'accepter et d'organiser la vie autour de clivage mai et ça a été vrai aussi à l'élection présidentielle il ya une bataille pour savoir quel est le clivage qui va structurer le débat et ça c'est loin d'être acquis que ce soit le clivage gauche droite qui soit le clivage structurants pendant la campagne présidentielle chacun s'en souvient marine le pen disait le clivage c'est entre les mondialistes et les patriotes emmanuel macro disait c'est entre les les patriotes et les nationalistes ou les progressistes et les nationalistes jean luc mélenchon disait le clivage est entre le peuple et le leadership donc il ya une bataille pour imposer un clivage une fois qu'on a 10 ans si on essaye si on considère que le clivage gauche droite ce qui est mon cas en est le meilleur ou le moins mauvais des clivages il doit y avoir mutation parce que s'il n'ya pas musicien mutation il y aura disparition parce que ce clivage ne parlera plus à personne mais je termine par là il ne pas il ne s'agit pas seulement de définir un clivage il ne s'agit pas seulement de tracer une frontière il s'agit aussi pour nous et il faut le garder en tête de reconquérir un espace parce que encore une fois lorsqu'on interroge les français sur la manière dont ils s'auto poesy youn sur une échelle gauche droite depuis 30 ans que je suis est question là et bien jamais la gauche n'a été à ce point minoritaire et donc s'agit pas simplement d'imposer un clivage qui au bout du compte conduirait à une opposition indéfinie donc il ya un gros travail de reconquête de l'espace 2 petits points faibles par rapport à ce qui a été dit premièrement juin à roland et olivier bianchi ont parlé de la lutte contre les inégalités et c'est vrai que c'est vraiment une thématique sur lequel il ya un marqueur entre la halle et les français qui se positionne à gauche et ceux qui se positionnent à droite il y avait un vrai marqueur sur les services publics ce marqueur s'atténue puisque même chez des personnes qui se considèrent comme ceux comme de droite notamment dans des petites communes notamment dans les villes de taille moyenne il y a le sentiment que la défense des services publics ou plutôt le recul a contrario des services publics c'est le signe du départ de l'état du désengagement de l'état il ya désormais un a failli bis un affadissement du clivage gauche droite sur cette thématique alors qu'elle nie et ne l'est pas du tout sur la question des inégalités plus largement oui j'entends bien cette notion de mutation du clivage gauche droite revenons peut-être à ce qui a fait qu'il a muté c'est quand même avant tout les déceptions c'est tellement évident que personne ne l'a dit dit à l'exercice du pouvoir par la droite et par la gauche ce récit que nous on fait des français depuis dix ans dans nos enquêtes qualitatives et procèdent droite sarkozy nous a beaucoup déçus hollande s'était pire et les français de gauche sarkozy c'était unique c'était une catastrophe et pour autant il n'y a pas eu de vraie différence lorsque la gauche était au pouvoir c'est la non différenciation entre une politique de gauche et une politique de droite et ses déceptions et à l'exercice du pouvoir qui ont conduit à un parti qui refuse l ump s de gagner quasiment tous les scrutins intermédiaires de la période 2014 2015 sous le quinquennat de france hollande et à l'élection présidentielle divine surprise si je veux si je puis dire permettant la défaite du rassemblement et du front national et de marine le pen quelqu'un qui s'est déclarée ni gauche ni droite et gauche et droite je vous remercie dans ces enjeux que je posais juste en introduction très très rapidement la qui ont parsemé ce campus 19 autour d'eux des enjeux sociaux écologiques et démocratiques vous parliez de mutation des valeurs de devoir faire évoluer ce clivage concrètement comment ça s'incarne dans une municipalité en quoi c'est différent de nous entendre un peu aussi là dessus puisque certains de le savoir sont dans des municipalités mais qu'est ce qui fait la différence réellement pour vous en tant que maire olivier cinéma en es tu je sais pas si je vais répondre immédiatement à cette question parce que je voudrais essayer de 2 je pense que c'est des combats communs que nous allons mener notamment avec nos majorité plurielle cas tels que nous les avons conduite pour notre part depuis au moins 2014 mais mais avant d'arriver à ces combats communs voudrais quand même redire deux trois choses sur le fait que d'abord il ya un contexte d'effacement et vous qu'on essaye de comprendre s'il ya des gens qui peuvent théorisé qu'il ya un effacement c'est qu'il ya quand même des éléments sur lesquels il s'appuie et je pense qu'il faut quand même qu'on les diagnostics justement pour les combattre ce contexte d'effacement il faut bien comprendre que c'est un mirage et c'est un danger et je vais essayer de dire en quoi c'est un mirage est un danger avant peut-être de répondre pleinement à ta question le contexte effacement il est d'abord venue de la société complexe dans laquelle on est des questions qu'on se pose qui sont de plus en plus difficiles à trouver et du coup d'une forme de réponse qui est lié à ce qu'on a appelé dans un jargon la gouvernance c'est-à-dire la tentative d'essayer de trouver le plus petit dénominateur commun permettant de régler ces choses là et de fait au fond la dépolitisation des gestion publique ont généré cette idée qui avait un contexte effacement il ya un deuxième phénomène qui n'est pas lié je reviendrai sur big bang ma chronique tout à l'heure mais qui est un deuxième contexte qui a commencé mais qui prend une place de plus en plus forte notamment depuis 2014 c'est ce mouvement intercommunale puisque sept des opci que ces établissements publics de coopération intercommunale ne sont pas directement élue au suffrage universel elle nécessite donc un travail de négociation permanente par les exécutifs dans une métropole peux vous dire que c'est un travail quasi à temps plein pour obtenir des consensus permanent et c'est consensus permanents sont liés en fait que un maire chaque mère vos l'autre et qu'il faut trouver simplement avec les réformes que nous avons connu lors du dernier quinquennat cep si on prend une dimension extrêmement forte et je rappelle que dans les métropoles les compétences que nous avons vont de l'urbanisme à l'économie en passant par le développement durable et mobilité le logement quasiment l'ensemble de la vie quotidienne de nos concitoyens il n'est donc pas possible parce que ça ça nourrit le contexte d'effacement pas possible de continuer à avoir un système qui n'est pas élu au suffrage universel parce que le retour du suffrage universel mettra de la compétition politique et donc à nouveau des débats de clivage entre les deux visions qu'on peut avoir de ce territoire intercommunal la troisième raynaud la troisième raison à mon avis de ce contexte d'effacement c'est évidemment au fond le ralliement des élus au big bang mac revient c'est à dire l'idée qu'au fond on peut changer d'étiquette en permanence et que donc tout se vaut et c'est donc le cheval de troie de cette opération de macron dix ans au fond il ya plus de gauche il ya plus de droite je peux faire à moi tout seul l'ensemble des choses je serai à la fois de gauche est à la fois de droite moi je veux nous interpeller sur et j'en viens au mirage c'est à la fois un piège et un miracle c'est un piège évidemment politique parce que quand il n'y a plus de conflits la démocratie c'est le conflit la démocratie c'est la compétition la démocratie c'est le clivage si vous n'avez plus de clivage fabriquer et s'il est autogéré par un mouvement qui appelait gazeux dans lequel une seule personne dont la légitimité est est quand même compliquée a adonné qui décide ce qui est à faire ou à ne pas faire vous n'avez plus de l'image certes mais vous n'avez plus tout à fait un système démocratique et donc le résultat de cela c'est que nous le voyons d'ailleurs en trouvant que font les politiques ne sont pas si de gauche que cela et qu'elles sont essentiellement libérale actuellement au gouvernement le risque avec cette élection municipale puisque c'est le sujet c'est que c'est aussi une risque de formes c'est à dire ceux qui nous disent attention les municipales c'est la fin du clivage gauche droite ils veulent dupliquer le système national tel que nous le vivons par l'état dans nos territoires j'ai cette formule souvent comme on ne parlait des préfets aux petits pieds des empereurs au petit pied en parlant des préfets gens veulent des maires des macros mer au petit pied c'est à dire dans les territoires comme ça des gens qui ne sont plus tenus à aucun clivage et qui détermineront ce qui au fond est le bien ou le mal où ce qui doit être fait par les territoires je pense que c'est une catastrophe parce que cette anomie politique qui se profile va générer des grandes des grandes tensions puisque à quand vous n'avez plus l'opportunité de débattre politiquement dans l'arène démocratique et que vous avez des conflits et ben c'est confie deviennent extrêmement violent et qu'au fond on pourrait avoir ça serait le corollaire des gilets jaunes locaux qui se battrait sur ces politiques territoriales telles qu'elles sont faites donc c'est un mirage est un piège sur la forme et puis c'est un piège et un mirage sur le fond parce qu'en réalité même si de temps en temps nous pouvons trouver des accords et qu'il ya des nuances et qu'on peut considérer que sur certaines politiques publiques il n'y a plus de grands débats mais en réalité sur les grands enjeux de nos territoires aujourd'hui et encore des débats sur les politiques écologiques sur les moyens que nous allons devoir mettre en matière de transition énergétique en matière de protection de la biodiversité sur les débats que nous allons avoir dans les années qui viennent brutaux sur la place de la voiture en ville sur les mesures que nous devrons prendre en terme de rénovation urbaine et des logements notamment il y a des différends sur le logement social il y a énormément différence peux vous dire que sur une métropole on voit bien là aussi les territoires qui ont fait le choix de cette mixité les territoires qu'ils ont refusé et ça crée des ghettos géographique extrêmement lourd donc la réalité c'est que sur un certain nombre de sujets et il ya encore des clivages deuxième sujet pour lequel pour moi il ya un clivage est essentielle c'est aujourd'hui je le dis c'est la question de la fiscalité parce qu'en réalité il va y avoir des débats derrière ça de libéraux qui vont nous expliquer qu'au fond il n'y a plus besoin on peut faire des économies et mieux gérer les services publics locaux c'est à dire qu'ils vont nous expliquer qu'ils sont des bons gestionnaires et ils vont taper sur les services publics locaux là il y aura un vrai un vrai clivage est donc il faut que nous arrivions à comment dirais-je empêcher que ces questions centrales ne soient pas posée dans le débat politique sur le vin pour finir puisque j'ai bien vu les signes que nous étions discret mais c'est quand c'est discret comme ça on le dit à tout le monde mais là en quelques secondes je voudrais conclure sur du coup ce que nous devons faire mais ce que nous devons faire c'est les combats communs et je vais d'abord l'illustré par un résultat électoral à clermont ferrand qui peut-être peu dira les choses en 2014 au premier tour la liste que j'ai conduite avec l'ensemble des partenaires de cette gauche communistes et socialistes les radicaux le mouvement républicain et citoyen les écologistes a fait au premier tour 31 % en 2014 aux élections européennes même si on peut pas comparer toute cette famille a été explosé alors évidemment nous n'avons pas fait les scores que nous estimions les uns les autres dans cette représentation mais quand on additionne les scores de cette majorité municipale aux européennes à la fée 32% alors il n'ya pas effacement du clivage gauche droite le rapport de forces est resté le même cette ville est toujours à gauche simplement l'explosion des familles d'incarnation politique a généré cette difficulté le maquereau nisme n'a pas pour le coup percer c'est ça qui font entendre et du coup puisqu'ils représentent l'essentiel de ce que faisait puisque chez nous c'est beaucoup des modem qui sont en marche ce que faisait lé modem aux élections le modem aux élections de 2014 à quelques encablures près c'est la même chose donc en réalité il ya une permanence dans le corps électoral parce qu'il ya une permanence des cultures politiques simplement il ya eu une explosion et donc je pense que l'enjeu pour les mères qu'une comme c'est de rassembler de rassembler largement tous ceux qui veulent conduire ces combats communs et c'est à la fois évidemment l'ensemble des forces de gauche j'aime bien ce pluriel des gauches mais c'est aussi d'être capable d'ouvrir parce qu'il ya un nouveau mode politique qui s'ouvre à une société civile qui a envie d'intervenir par delà les partis politiques nous avons monté à clermont-ferrand un laboratoire démocratique pendant un an des personnes qui n'étaient pas encartés qui n'avait pas eu d'expérience politique au participé à élaborer ce que pourrait être le projet il devrait nous rendre en septembre un livre blanc pour clermont ferrand et ça fera partie au même titre que les forces de gauche traditionnels de l'apport de notre projet et donc les combats communs je termine c'est pour moi la décentralisation et la place des pouvoirs locaux par rapport à la déconcentration et à l'état les combats communs c'est les services publics locaux pour lutter contre les inégalités et pour réussir l'émancipation nos concitoyens et puis c'est parce que c'est là aussi où nous avons un vrai clivage avec une partie de ces gens là c'est redonner la place aux citoyens dans nos dans nos territoires par la démocratie participative et contributive patrice quelques mots comment ça c'est incarne chez toi d'abord j'aimerais dire que quand j'ai été élu j'ai été élu en 2014 j'ai eu un tas de boîtes qui sont venus me voir mais vraiment beaucoup et j'ai découvert un fantasme c'est le fantasme du maire dans un cockpit pilote d'avion qui va tout monitorer par par 'reporting' que venaient vendre des bois de teck que certains d'entre vous j'en suis sûr connaissance et au delà de l'anecdote je pense qu'il ya une technicisation tout ce qui tourne autour de la gouvernance qui s'est emparée d'un certain nombre de d'esprit de d'exécutifs locaux jusqu'à faire disparaître la fonction politique et ça renvoie un fantasme profond qui ait l'idée qu'on va pouvoir gérer les êtres humains comme extension finalement d'une machine bien organisée moi je crois pas à ça je crois aux êtres humains dans leurs difficultés dans leurs contradictions dans l'eure dans leur vie un peu biblio nantes et donc du coup moi je trouve que là où nous faisons la différence vraiment c'est là où nous nous permettons localement aux gens finalement de se retrouver de reprendre leur vie en main de reprendre possession de même d'une certaine d'une certaine manière je vais être concret dans un dans un instant même je veux il insisté une seconde ya tellement de réseaux sociaux techniques de la tension tout les neuf secondes être mobilisés par autre chose rentrer chez soi être seul être dans un boulot dès qu'ils nous qui nous oblige en permanence à reporter chacun de nos actes il ya des milliers de nos concitoyens qui sont seuls seul profondément seul y compris quand ils sont accompagnés avec des enfants etc qui sont seuls au moment de manger qui sont seules en se couchant est pour moi une des fonctions des vies et c'est pour ça qu'à mon sens le métier de maire le métier de conseiller municipal d'adjoint c'est un truc fantastique c'est extraordinaire comme responsabilité à mon avis une des fonctions des villes c'est de permettre que là au moins il y ait de l'harmonie de la rencontre du partage de la vie commune qui ce qui se crée et de ce point de vue quand je regarde une série de une série de politiques municipales il ya des choses qui font rivage qui font différence quelque chose de deux simples est ce que nous considérons qu'il faut que les français vivent ensemble est ce que nous considérons que des gens d'origines sociales d'origine supposé etc de toutes leurs différences doit vivre ensemble où doivent vivre côte à côte et en faire mais chacun dans leur bulle cette question là cette question-là traverse toutes les politiques des villes moi je pense qu'il faut se battre comme des chiens et comme pour la mixité sociale pour imposer dans tous les nouveaux programmes un pourcentage de logements sociaux un pourcentage de logements étudiants pour pour réduire l'écart qu'il ya entre le prix libre dans l'accession à la propriété et faire aussi de l'accession sociale à la propriété et s'assure le même îlot pas les hommes d'un côté et les autres de l'autre côté je prends un deuxième exemple sommes toutes les études sur les personnes migrantes disent la même chose mieux on parle le français mieux on est avec ses voisins ses voisines et dans sa vie c'est le constat de l'état depuis maintenant des années et des années à montreuil nous avons mille personnes qui chaque année passe par des cours de français on a 125 nationalités différentes quand je regarde par exemple le nombre de villes qui donne des cours de français qui permettent donc un dispositif d'intégration je suis désolé c'est les villes de gauche en immense majorité c'est un clivage amant à mon sens je prends un troisième exemple qui est la manière dont dont on conçoit un certain nombre de services publics et à mon avis il ya des choses contemporaines à inventer à montreuil par exemple on a eu le pas juste nous c'est une histoire de plusieurs municipalités le culot d'ouvrir le plus grand cinéma d'art et d'essai public d'europe tout le monde nous disait vous allait échouer on est aujourd'hui à 1 million d'entrées sur ce sur ce cinéma qui sait le cinéma le méliès on a maintenant des premières de qualité de grand public qui se font à montreuil et on est en train de faire la démonstration il faut que j'arrête et on est en train de faire la démonstration que des centres de santé de nouveaux types des cinémas public une meilleure alimentation pour nos enfants dans les cantines en se servant du levier des cantines aussi pour peut-être offrir des nouveaux modes d'approvisionnement pour des supermarchés coopératif pour d'autres manières c'est possible et en plus ça peut même parfois être plus qu'acceptable financièrement c'est à dire être supportable pour la pour la collectivité donc je pense qu'il ya il ya au fond aussi parfois quelques renoncements quelques quelques uns parce que nous avons eues dans le passé qu'il faut revisiter de manière contemporaine dans une créativité contemporaine et peut-être qu'on redécouvre à hockey que c'est possible que c'est possible je finis ma fac début que cette manière était bien préparé au niveau timing et tout c'est impeccable geoana quelques mots non dans la suite de ce qui a été dit par les uns et par les autres on voit bien que la question qu'on se pose les uns et les autres c'est aussi celle de l'interaction entre ce qui va se passer aux élections municipales et notre capacité ou pas à réinventer la gauche de demain parce que bien sûr que je souhaite de tout mon coeur qu'olivier guéniat clairement que nathalie gagne à rennes ou que je gagne à nantes ou que tu gagnes à montreuil mais nos sujets il va au delà le sujet c est ce que collectivement la gauche et les écologistes dans leur diversité sont capables ou non de faire une offre politique qui correspond et à nos valeurs et aux attentes de la société moderne d'aujourd'hui et moi je crois que de ce point de vue les municipales peuvent constituer une étape importante on a parlé du récit de la narration pour reprendre le terme de la table ronde précédente autour de la fin du clivage gauche droite et bien moi je forme le voeu est un peu plus que le voeu que les municipales soit la première étape d'un nouveau récit d'un nouvelle narration d'une capacité que nous aurons à faire offre politique renouvelée pour cela il me semble qu'on a besoin de trois choses la première c'est la clarté sur les valeurs j'insiste sur ce point tu l'as dit et je crois que c'est indispensable la deuxième c'est un cap stratégique qui soit claire pour moi c'est la social-écologie pour tous et j'y reviendrai parce que je le dis aussi je crois que sur ce sujet nous ne sommes pas encore y compris mme socialiste au bout du chemin et puis la troisième c'est aussi quand même un renouvellement profond de nos pratiques politiques oui moi je crois qu'on peut inventer la gauche de demain sur nos territoires pas simplement parce qu on le fait tous les jours mais parce qu'il faut revendiquer que nos municipalités sont pas simplement des lieux de gestion cette mythologie est né un peu hein il ya eu cette petite musique en 2014 dire les grands mères les maires bâtisseurs c'est fini et parce qu'il n'y a plus de maire bâtisseur finalement le sujet c'est la gestion moi je crois que la question elle se pose pas du tout cette manière la question est ce que c'est sur tous les sujets de la vie quotidienne éducation santé alimentation petite enfance culture développement économique emploi est ce qu'on est capable d'apporter des réponses qui sont conformes à nos valeurs dans une société en mutation et de ce point de vue il me semble qu'un des plus grands défis c'est effectivement celui de la transition écologique et là je crois qu'on a besoin de dire les choses clairement moi je crois que l'avenir de l'écologie est à gauche parce que notre responsabilité collective c'est lutter contre les inégalités et contre les déterminismes sociaux je crois que l'avenir de l'écologie et à gauche parce que on n'oppose pas la bio diversité sociale et la biodiversité environnementale je crois que l'avenir de l'écologie est à gauche parce que ses créateurs d'emplois et d'emplois pour tous durable et de qualité mais si on veut ça ça implique d'abord de continuer les discussions comme on les a eus tout à l'heure sur les combats communs et je le dis je le dis par exemple à mes amis écologistes l'illusion de la capacité à gagner seul pas simplement gagner d'un point de vue électoral mais gagné la bataille des idées gagner la bataille des solutions gagner la bataille des réponses je crois que c'est du temps perdu pour nous tous quant à nous les socialistes on doit continuer notre part de boulot intellectuelle je crois que le parti a commencé ce chemin mais on doit aller au fond des débats entre nous je pose un sujet le rapport à la sobriété est ce qu'aujourd'hui on dit qu'on est pour une croissance durable qu'on est pour la décroissance bien sûr que non quand les responsables d'une grande ville on veut des emplois pour tous mais moi j'assume de dire que je suis pour une sobriété ça veut dire qu'on doit demain dans l'avenir consommer moins et partager mieux parce que derrière c'est la question des inégalités derrière c'est la question de l'accessibilité du plus grand nombre à l'alimentation derrière c'est la question de l'accessibilité du plus grand nombre à la santé moi j'ai pas envie d'une écologie pour bobos happy few qui boivent du thé matcha pendant toute une partie de la population pourra jamais aller à la main parce qu'à la fin de la semaine le prix dans le paquet ce n'est pas le même ma gauche à moi mon écologie hawass s'est pas seulement et ça je crois que c'est vraiment une bataille des idées une bataille culturelle que nous avons à mener nous on est la gauche sociale écolo et entreprenariale et je crois que cette démonstration là on est plein à la faire sur nos territoires tous les jours je devrais peut-être juste donné trois exemples que je porte avec mon équipe plurielle et diverse a nantes le premier sur cette question de la transition écologique parce que je pense qu'on doit revendiquer de mettre la transition écologique au service de la lutte contre les inégalités à nantes en 2020 50 % des logements sociaux seront chauffés hors énergies renouvelables parce que c'est mieux pour la planète est mieux pour pouvoir d'achat quand on fait ça on fait un choix d'une écologie de gauche d'une écologie populaire on a lancé un grand débat sur la transition énergétique on a eu cinquante trois mille personnes qui ont participé on dit toujours oui mais dans ces moments là les exclus ils viennent jamais les précaires ils viennent jamais c'est vrai si on fait rien pour qu'ils viennent ils ne viennent pas nous on avait monté une communauté qu'on a appelé la communauté des astucieux et quand on a cherché les gens sur combien vous payez de chauffage par mois et est ce que vous avez envie d'avoir quelque chose qui soit un peu moins une passoire énergétique parce que dans le porte-monnaie à la fin du mois ça fait pas le même effet eh bien oui il n'y a pas de fatalité à aller chercher ça le deuxième que je voudrais prendre parce qu'ils ont rejoint la question des valeurs c'est ceux de les sujets sur lesquels on peut pas renoncer je pourrais vous parler des 700 migrants qu'avec mon équipe on a mis à l'abri l'été dernier parce que l'état français est défaillant sur ce sujet mais je le fais à nantes carole delga en occitanie aide les communes qui prennent leur responsabilité c'est l'honneur de la gauche ne jamais renoncer sur ces sujets là je prends un deuxième exemple dans trois semaines à nantes on va ouvrir un centre de consultations post traumatique pour les femmes victimes de violences donc s'il ya des communicants dans la salle je preneuse de propositions pour le dire plus rapidement et de manière plus concrète ce centre il va ouvrir 24 heures sur 24 il va ouvrir sept jours sur sept dans la répartition des compétences y compris le web a pas moins haute et tout ce à quoi personne ne comprend rien à part nous rien n'oblige une ville à le faire d'un moment c'est la question du volontarisme politique de dire c'est quoi les sujets dans son équipe c'est quoi les sujets qu'on met à la journal et puis je crois un dernier exemple parce que je crois qu'on doit aussi parfois faire bouger nos propres dogmes y compris les dom de la famille socialiste la première mesure de campagne que j'ai annoncé la seule d'ailleurs pour nantes c'est la gratuité des transports en commun le week-end et la baisse de 20% et d'abonnement alors je rassure olivier tout de suite je ne dis pas que c'est possible partout 35 communes ses amis de communes 35000 situations différentes quand j'ai fait cette annonce je peux vous dire que ça a brassé un peu pourquoi parce que depuis toujours on dit et à raison l'offre de transport elle est financée par les recettes de transport et donc si on perd des recettes de transport on développera moins de transport et donc c'est la fausse bonne idée ce serait démago ce serait facile sauf que le monde a changé les amis le monde a changé on va pas passer dix ans à faire ce constat la question maintenant c'est quelles sont les solutions eh bien ça ça fait partie les actes de proposition de solutions d'inflexion profonde pour dire oui si on veut vraiment changer le modèle il faut aussi changer d'échelle il faut accepter de revisiter nos dogmes de manière différente pour conclure je voudrais simplement partager avec les militants qui sont là et j'en profite vraiment pour adresser un grand coup de chapeau à tout le monde parce que peut se le dire entre nous quand même par les temps qui courent est militant socialiste il faut un peu de ténacité un peu de fierté donc merci à tous ceux qui sont là moi je crois que des municipales doit aussi être le moment de dire que nous on croit pas à l'homme où la femme présidentielle providentiel que soit l'échelle locale ou à l'échelle nationale moi je crois pas qu'on transforme la société individuellement et la force de l'horizon de cette social écologie au service de tous c'est de trouver des réponses collectives des réponses qui rassemble mais des réponses à la société d'aujourd'hui tu évoquais tout à l'heure l'impact des réseaux sociaux sur les vies des uns les autres qu'est ce que la gauche dit aujourd'hui sur la transition numérique il ya des questions de souveraineté il ya des questions de transparence il ya des questions de protection des libertés individuelles c'est la vraie question politique et dans tous nos territoires on imagine des réponses moi en tout cas j'ai à coeur de se dire que peut être un des clivages dont on doit continuer à s'occuper c'est comment on fait en sorte qu'ils aient le moindre décalage entre le rêve et la raison parce que ça je crois que c'est l'essence de la gauche alors je me tourne vers vous messieurs qui avait un regard on va dire un peu plus extérieur on regarde ce que vous avez entendu qu'est ce que vous avez envie de continuer à partager déjà intéressant de voir j'ai tenu un propos introductif j'ai plutôt défendu la permanence du clivage droite même si là il a muté pour les raisons qui ont été très bien expliquée par gilles had notamment mais j'ai dit qu'il était atténuée lors du scrutin municipal scrutin de la stabilité scrutin où le projet et de programme est prêt prévaut sur l'étiquette quand je vous entends quand on voit très bien des enjeux pour des villes de gauche pour les équipes municipales de gauche sortante c'est la mobilisation du peuple de gauche pour essayer de faire comprendre qu'il ya une gestion une gestion c'est peut-être pas le bon mot une une action municipale de gauche par rapport à ce que patrice à montreuil johanna à nantes olivier a clairement différente de celle de droite la question des migrants dans les grandes villes c'est une question absolument central pour travailler avec la ville de paris on voit très bien que des parisiens soutiennent massivement ce qui est fait par la ville de paris sur la défense sur l'accueil des migrants et de ce point de vue là paris est en décalage avec la sphère la salade et sans doute si rien à son âge était fait un nom je pense qu'on aurait on aurait pu sans doute des regards différents il ya une dimension qu'on n'a pas en fait aborder dans qu'il faut aussi avoir en tête c'est la question de la participation c'est vrai que le scrutin municipal scrutin de la proximité scrutin où les élus ont encore le pouvoir de changer la vie et un scrutin qui est désormais quand même contaminé par l'abstention on a on vote de moins en moins dans les grandes villes aux élections municipales depuis depuis 2001 vraiment 2001 on a moins voté quand 95 en 2008 moins qu'en 2001 et 2014 moins qu'en 2008 sans doute la mobilisation du bloc de gauche et je rebondis sont ce qu a dit olivier sur les résultats de la gauche à clermont à l'échelle nationale oui ça pas été fameux des résultats à gauche des élections européennes mais quand on additionne peut-être suis-je imprudent le bloc de gauche nationalement il arrive en tête en france il arrive en tête vous faites l'addition de toutes tes 10 se réclamant de la gauche plus ou moins fortement il arrive en tête donc la mobilisation à travers cette ce travail de création de la différenciation entre une action municipale de gauche et une droite mais malgré la mutation de ce qu'ils valent malgré le fait que des élections municipales il est extrêmement affadi je pense que c'est du bon sens et ça ne peut donner des résultats encourageants en mars 2020 merci gilles may 3 3 rebonds chacun d'entre vous traite récursif d'un point ce que disait olivier que je partage très largement dans l'année ce qui faisait de la démocratie de l'effacement ou du risque de l'effacement du clivage gauche droite autour de l'hyper présidentialisation et 2 la captation du pouvoir par un seul mais il ne faut pas croire que ce risque de l'effacement du clivage gauche droite signifie la fin des clivages ça veut dire qu'il y a ou qu'il y aurait un autre clivage qui viendrait se substituer et prendre le coeur du débat et c'est ça le risque principal pour la démocratie je crois c'est que l'alternance ne se fasse plus entre la gauche et la droite mais que la disparition du clivage gauche droite et pour effet que la seule alternance possible soit au tour de force et on voit celle qui aujourd'hui sont les plus puissantes en france comme dans beaucoup d'autres pays qui sont l'extrême droite deuxième remarque par rapport à ce que disait je n 1 sur la social écologie quand tu dis la social écologie est à gauche j'ai pendant la campagne des élections européennes utiliser le panel électorale je ne laissais pas avec l'ifop que l'on fait avec ipsos sciences po et le monde depuis plus de deux ans et qui a un intérêt majeur c'est que il s'appuie sur un très grand nombre de personnes qu'on interroge à chaque vague et que ce sont les mêmes personnes et notamment le fait qu'il y ait là en l'occurrence c'était dix mille personnes que l'on interrogeait faisait qu' on avait suffisamment ce qui n'est pas toujours le cas de sympathisants des différentes familles politiques pour essayer de regarder notamment sur les questions européennes sur les questions démocratiques est-ce que les sympathisants du pss que les sympathisants d'europe écologie les verts pensent peu ou prou la même chose sur ces sujets ou est-ce que ils pensent différemment ce qui justifierait une offre politique différente et ce qui était très frappant c'est que sur l'essentiel des sujets la proximité était extrêmement forte donc je confirme la social-écologie existe et elle et elle est à gauche ce qui s'est passé dans cette élection européenne je lis d'un mot puisque c'est en lien avec ce qu'on a vu apparemment il ya une stabilité notamment une stabilité de la république en marche puisque emmanuel macron a fait à peu près le même score que la république en marche aux élections européennes ce qui est très important c'est que si le niveau est resté identique la structure de l'électorat a considérablement changé je donne juste ces deux chiffres là vous avez 30 % des électeurs de françois fillon du premier tour de l'élection présidentielle qui ont voté pour la république en marche aux élections européennes et vous avez 30 % le même chiffre des électeurs d'emmanuel macron du premier tour de la présidentielle qui ont voté soit pour europe ecologie les verts soit pour le parti socialiste donc tout ça pour aller dans le même sens enfin dernier mot par rapport à ce que disait patrice sur la technicisation des existe des politiques locales je crois qu'on peut le dire de la même manière des politiques nationales et on peut même être parfois moins aller moins gentil et parler non pas de technicisation mais même de technocratisation parce que je crois que c'est un des grands phénomènes auxquels on a assisté depuis à une dizaine ou une quinzaine d'années c'est que de plus en plus le débat public s'est concentré sur le comment sur les mesures sur des chiffres est de plus en plus il a oublié le pourquoi les objectifs et les mots et je crois que c'est ça aussi de retrouver la politique nous avons encore un petit peu de temps devant nous voyez comme coin ça valait la peine que je fasse mes petits signes mobilisation il ya quelque chose qui m'a marqué là que j'ai mais j'aimerais bien vous entendre je pense que ça peut être aussi une question l'accès comment arriver aujourd'hui dans le contexte actuel a mobilisé on sait que c'est de plus en plus tard que les gens se décident au moment du vote c'est souvent quelques jours du vote voire même dans l'isoloir c'est ce qui ressortait d'ailleurs je crois de certaines études mais aujourd'hui comment incarner justement cette mobilisation à gauche avec l'enjeu qui assure les municipales que vous avez vous avez déjà commencé à vous entendre ce que vous voulez nous je crois d'abord que les uns et les autres et heureusement on n'a pas attendu l'arrivée de la proche de la campagne pour aller chercher cette mobilisation parce que c'est pierre rosanvallon qui dit qu'il ya une partie des citoyens qui vise la démocratie représentative comme une démocratie privative je crois que ce mot est à la fois très fort il ya une autre manière de le dire c'est la merde une féministe américaine gloria steinem d'elle elle dit la démocratie ça doit être comme se brosser les dents c'est tous les jours j'aime bien cette expression très visuel qui peut presque paraître un peu naïve mais en réalité elle nous invite pas tant dans la les six mois qui vont s'ouvrir à penser la mobilisation mais a pensé aussi la participation mais a pensé aussi la cape les citations c'est depuis six ans commandant nos mandats on un vote une autre manière de faire de la gouvernance collective moi je crois pas du tout que les français ne s'intéressent plus à la politique comme on l'entend parfois c'est la manière dont l'offre politique qui leur est présenté ne leur réponds pas olivier a évoqué la démarche qu'il a lancée a clairement annoncé lancer un labo qui a appelé la bo de 158 qui est allé chercher entre 400 et 500 personnes qui globalement partagent nos valeurs et qui aujourd'hui prend n'ont jamais leur carte dans un parti politique quel qu'il soit aujourd'hui je crois que ça invite à se poser la question à nouveau de notre capacité à nous rassembler est ce que demain le rassemblement il doit d'abord procéder de paris et des appareils politiques ou est-ce qu'il doit aussi procéder des territoires je crois qu'à la table ronde précédente ronan dantec évoqué une initiative lancée en ce sens le rassemblement à partir des territoires et au delà des organisations politiques quand on voit le boulot que font aujourd'hui un certain nombre d ong un certain nombre d'associations un certain nombre d'organisations syndicales je crois que le rassemblement demain c'est pas uniquement l'addition des appareils politiques parce que alors ce sera la société d'hier et on ira dans le mur c'est la capacité de projection et la capacité aussi à impliquer les habitants mais à partir du moment où les règles du jeu sont claires moi je crois qu'il ya des choses qu'on met pas à la négociation et nos valeurs par exemple on les met jamais à la négociation non mais pour illustrer peut-être la même perspective moi j'ai souvent dit que j'étais en campagne depuis 2014 mes adversaires se moque de ça mais en réalité ce que je veux dire par là c'est que quand on a été élu on a été élu pour faire un job ce job est un job de quotidienneté c'est à dire d'être en capacité de répondre chaque jour aux questions qui nous sont posées et puis donc à partir de là c'est évident on le sent aujourd'hui c'est ce qui produit d'ailleurs les effets du bilan pas simplement d'un bilan du type maire bâtisseur avec des inaugurations d'un bilan de présence d'un bilan de réponse d'un bilan d'incarnation puis un deuxième sujet c'est en plus de ce laboratoire qui était plus politique c'est de faire que tout durant ces six années il n'y a pas une politique publique qui n'a pas été co construite avec les habitants à 6,2 pour le plan éducatif ville est à généraux de la culture rencontre annuelle sur l'écologie on a on est allé au bout de cette logique avec l'année dernière les premiers budgets participatifs qui ont qui ont été pour nous d'ailleurs même une d'abord une réussite qu'au mondial quantitative assez ahurissant parce que on a en a on s'est rendu compte à quel point les gens s'étaient appropriés ça et puis puisqu'on parlait des valeurs tous les dossiers qui ont été voter massivement c'est soit des questions sur l'accueil des migrants sur les questions sociales soient des questions environnementales tous ces dossiers là ont été massivement adopté par les concitoyens quand ils ont eu le droit de s'exprimer ça veut dire donc il ya bien un certain nombre de valeurs qui rencontre aujourd'hui nos habitants ainsi patrice tu souhaitais rajouter un mot là-dessus je crois que nous sommes tous en train de réfléchir aujourd'hui dans les limites que nous connaissons dans notre système politique sur la la manière d'associer d'une manière ou d'une autre nos concitoyens et nos concitoyens à la gestion à au quotidien et en même temps la préparation des élections municipales moi ce qui me semble vraiment important a observé comme mouvement c'est que nous commençons à le faire avec sérieux parce que j'ai connu il ya quelques années une manière d'associer des citoyens qui étaient un peu politiciens vous voyez les petits gars la société civile et des petites nanas la société civile qu'on mettait qui sortait d'une certaine manière qui servait de caution aux responsables issus des déformations des formations politiques est ce que j'observe dans pas mal de territoire et j'ai pas mal de mer c'est que on est en train de passer un cap où on s'y met vraiment sur le fond avec sincérité parce qu'on sent qu'il ya des ruptures qui sont des ruptures grave problématique et en plus ce que ça peut être un accélérateur de création et d'efficacité et pour moi ça renvoie aussi à un positionnement nécessairement un peu nouveau un peu des centres et du maire de la mer du de la puissance publique on passe d'un statut de d'ordonnateur un statut de fédérateur on n'est plus au centre du système nous sommes un des acteurs et il faut accepter qu'on n'est pas le monopole de la décision publique et que nous devons au contraire contribué à ce qu'elle soit élaborée dans la meilleure des conditions avec l'ensemble des partis de là la société est un dernier mot c'est un sujet qu'on n'a pas évoqué c'est la question des agents communaux et de la manière dont on envisage l'avenir de la gestion des services publics moi j'ai coutume de dire que j'ai beaucoup rencontré de gens dans ma fonction de maire qui ont fait leur crise de la quarantaine à 30 ans c'est à dire qu'ils n'en pouvaient plus de leur job que ce soit dans le privé ou dans le public qui considéraient qu'ils étaient instrumentalisés qui ne maîtrisait plus le le sens ce pourquoi il travaillait qui change et qui avait envie de d'être créateur de eux-mêmes de leur activité de la posséder et je pense que c'est un des enjeux de la gestion de l'évolution de de la manière dont sont organisés nos services publics passés on a aussi dans les mairies des gens qui s'ennuient des gens qui sont à la limite de l'explosion parce qu'ils sont face à des stratégies et rare chic qui les prive de leur travail et leur capacité de décision et là je crois qu'on a aussi à a inventé un système plus plus humain plus humaniste plus respectueux des compétences des agents dans les collectivités locales merci afin de afin de conclure cette plénière et non pas le sujet enfin conclure cette plénière g dernière question vous poser à tous les cinq je pense que nous sommes tous ici conscient qu effectivement que ce soit au niveau selon les contextes les territoires les particularités locales chacun va construire son récit son histoire voilà en restant fidèle aux valeurs que vous avez rappelé la concrètement s'il devait y avoir pour vous un combat commun de la gauche municipale apporter dans les prochains mois pour donner à voir pour mettre justement un peu en perspective entre ces messieurs réalité plus largement au niveau du pays s'il y avait un combat commun pour vous apporter dans les prochains mois lequel serait ce pour tout le monde on avait un merci c'est pour tout le monde aussi je vous prend pas par surprise alors je dirais que c'est un état d'esprit tout à l'heure en commençant je citais simone signoret la nostalgie n'est plus ce qu'elle était mais peut-être y at-il eu une bonne nostalgie et je vais citer quelqu'un d'autre qui est régis debray dans un de ses derniers essais qui s'appelait bilan de faillite il distinguer la nostalgie qui fait serrer les poings pour égaler les grands anciens quand la mélancolie fait seulement serré les coeurs alors vive la nostalgie qui fait serrer les poings [Applaudissements] j'ai continué je me sens bien conforter car je suis un grand nostalgique merci gilles non s'il ya quelque chose que les équipes de gauche devrait mettre en avant et je rebondis sur ce que patrice viens de dire c'est clairement oui cette question de la ddt de la démocratie participative dans les enquêtes d'opinion on a vu comme les habitants s'en sont saisis avant quand travaillons sur des enquêtes quantitatives ou qualitatives ont gardé une minute pour poser quelques questions sur est ce que vous sentez associés aux décisions qui vous concerne beaucoup de français à l'échelle locale ne se prononçait pas ça a changé du tout au tout j'ai parlé tout à l'heure du bilan très positif qu'ont les élus locaux les élus mais ici pour au global il ya un point sur lequel il ya un niveau d'exigence et de critiques très très fort le chiffre celle enquête ifop pour le ps qui a été restituée en partie hier avec louis morin ipsos s'est de fait que même à l'échelle locale trois quarts des français considèrent que les locaux ne les associe pas assez aux décisions qui sont prises malgré des budgets participative ces budgets ce que fait ce qui est fait aussi plus à gauche qu'à droite deux conférences citoyennes tout ça c'est également je reviens sur mon ancienne précédente une logique qui veut créer de la différenciation et qui peut mettre en avant ses listes de gauche et un niveau d'exigence général mais il est particulièrement pointu sur ces questions de démocratie et participative moi je redirai les services publics locaux la france que nous sommes en train de construire avec les libéraux c'est celle qui considère que et c'est le contrat de cahors que les élus comprennent bien on n'a plus droit d'augmenter + l'un d'eux on doit quand on veut imaginer des nouveaux projets il va falloir qu'on se corse est on perd une forme de souveraineté mais ça c'est pas très grave ce qui est plus grave c'est qu'à travers ce métadiscours on n'interdit à une grande partie de la population de trouver dans ces mairies des services publics locaux qui vont corriger les inégalités quotidiennes qu'ils vivent les grandes métropoles ont encore les moyens de réussir cela la france dit périphériques les villes moyennes qui sont en souffrance les villes rurales qui exprime ses baisses de services publics locaux tout cela ça construit des populations qui sont des revendications négative vis-à-vis de la puissance publique et donc c'est mortifère de laisser faire cela le combat commun que nous devons avoir c'est de garantir ses services publics locaux je vais donner des exemples très précis pour qu'on comprenne bien la ville de clermont ferrand s'enorgueillit de continuer à avoir 26 infirmières scolaires en service public appartenant à la ville répartis dans nos écoles parce qu'aujourd'hui sur la question de l'obésité sur la question des problèmes dentaires sur la question des maladies qui réapparaissent c'est bien parce que nous avons cessé infirmières que nous pouvons continuer à travailler auprès des populations nous avons le même plaisir d'avoir des dumistes qui font une des dernières grandes villes à avoir un contrat une convention direct avec le ministère de la culture pour avoir des musiciens qui vont travailler dans nos écoles que l'enfant l'ensemble des enfants de entre du parcours cp cm2 puisse rencontrer cette musique ses services publics locaux j'ai visité en venant je suis allé voir la colonie de vacances de clermont ferrand qui a 25 km et je me disais demain les libéraux quand ils auront pris cette ville ils se diront au fond c'est une dépense à quoi ça sert d'avoir une colonie de vacances ici pour clermont ferrand et puis d'un trait de plume ils pourront l'enlever dans les équilibres budgétaires tous à leur aidera à faire des déséquilibres bas sauf que là depuis une semaine avec le surcoût populaire français on a 500 enfants de clermont qui peuvent pas repartir en vacances et qui font leurs dernières semaines là-bas c'est ça la gauche c'est ça les services publics locaux et ça c'est le combat commun bon c'est un exercice difficile moi je dirais l'alimentation je pense que c'est un sujet d'avenir c'est un acte quotidien c'est un acte aujourd'hui qui est devenu difficile pour une partie de nos concitoyens c'est un acte qui est dans lequel les villes comme beaucoup les continents le rapport on a aussi les les hôpitaux les maisons de retraite on a plein de choses et à travers ce fils là derrière l'agriculture et les modes de consommation et à l'écologie et à le service public il ya la santé et c'est dans les mains c'est dans les mains des collectivités locales et des villes on pourrait devenir par une lutte sur l'alimentation un des leviers efficaces de transformation sociale et écologique d'abord je crois que c'est un état d'esprit et il entendait tout à leur nostalgie mélancolie aps ou en fait pour être franche je me retrouve dans aucun des deux on état d'esprit c'est plutôt celui de la détermination où vous me direz qu'en des candidates à six mois des municipales c'est mieux mais au-delà de ça au delà de ça je crois que c'est notre volonté collective de lutter contre le pessimisme ambiant de lutter contre la fatalité ambiante parce que le risque c'est cette espèce de prophétie auto-réalisatrice vous savez rien ne va rien ne va aller la politique ne sert plus à rien et la gauche ne sera pas se réinventer et alors cette prophétie et elle amènerait à ce que nous craignons tous c est le plus l'avènement des populismes et des extrémistes donc faire la démonstration que oui la politique peut avoir un poids peut avoir un impact qu'à tenir c'est sans doute une des plus belles responsabilité qui peut exister ça je crois d'abord qu'on doit le dire haut et fort la deuxième chose c'est de refuser la fragmentation on est quand même dans une société de plus en plus fragmenté on oppose la france urbaine et la france rurale et oui il faut penser des nouveaux équilibres on oppose les vieux ou jeunes ceux qui travaillent et ceux qui ne travaillent pas et dans la dernière séquence je le dis parce que moi c'est une des inquiétudes les grands oubliés du débat public ont été nos grands quartiers populaires on a parlé d'un france du périphérique on a parlé de la france rurale moi je peux vous dire que le jeune de nos quartiers ils se sont sentis les oubliés de ce débat donc arrêtons de laisser dire que toutes les grandes villes sont riches c'est inexact les plus grandes poches de précarité dans ce pays elles sont dans nos grandes villes alors la gauche qui se bat pour plus d'égalité elle doit aussi porter ce discours et lutter contre le discours ambiant parce que ça passe vite à bfm tv les villes sont riches et méchante les ruraux sont pauvres c'est d'une bêtise c'est en plus une insulte pour tous les maires des territoires ruraux qui mène plein de projets innovants ça ne veut pas dire qu'il y à un penser autrement y compris le développement économique entre nos territoires mais ne négligeons pas nos quartiers populaires parce que sinon c'est le socle républicain lui même qui sera menacée et puis l'exemple concret j'ai pas besoin de le donner puisqu'il a été donnée par mon voisin moi aussi j'aurais dit l'alimentation l'alimentation et la santé parce que je crois que les enjeux de la démocratisation de la transition écologique qui doit être nos sujets majeurs ils se trouvent notamment dans ces deux sujets eh bien écoutez je vous adresse à tous un grand merci pour ce tendre plénière et je vais on va enchaîner directement avec la venue sur scène ça continue sous un autre format donc de sarah procès d'andré laignel a qui vont nous rejoindre on va faire un petit changement de plateau merci encore à tous les cinq ça a été un vrai plaisir de de vous avoir [Applaudissements] alors chères amies et chers camarades nous allons commencer tout de suite puisque l'intervention du premier secrétaire aura lieu dans quelques dans une petite demi heure et vous allez le constater pour ceux qui ont suivi les deux plénières de cet après midi à la fois sur l'état de la gauche et la reconstruction de la gauche et sur les municipales que le travail que nous allons aujourd'hui présentée avec andré laignel est en très grande cohérence avec l'ensemble des propos et des propositions qui ont été faites aujourd'hui alors il ya exactement un an lors de l'université d'été des élus olivier faur nous a confié la mission à andré et moi d'élaborer une charte dans le cadre des élections municipales et c'est ce que nous vous présentons aujourd'hui alors d'abord quelle était l'idée de cette charte l'idée c'est d'élaborer de proposer un socle d'orientation de ce que les socialistes proposeront à l'occasion des élections de 2020 et ce soft quel que soit le type de territoire le nombre d'habitants dans les villes parce que il n'ya pas un socialisme des petites villes socialistes des grandes villes un socialisme moral et un socialisme urbain il y a un projet socialiste que nombreux élus défendent depuis des années dans les territoires et qu'aujourd'hui nous proposons avec un certain nombre d'orientations que andré va présenter dans un instant la charte et les issues d'une double intention la première intention c'est de clarifier on en a beaucoup parlé aujourd'hui notamment cet après-midi la clarification elle est absolument essentiel parce que lorsque l'on parle de clarification on évoque notamment la question entre la droite et la gauche pourquoi parce qu'il ya un refrain que l'on entend quand même beaucoup ces derniers temps et c'est pas seulement le refrain présidentielle du et c'est que une bonne collectivités ça peut se gérer avec le pragmatisme avec le bon sens qu'au fond quand on gère une ville la différence entre la droite et la gauche c'est pas si fondamental que ça et bien c'est justement contre cela et cette clarification nécessaire entre la droite et la gauche que nous proposons travailler pourquoi parce que quand on parle de construction de logement social lorsque l'on parle de soutien aux associations lorsque l'on parle de tarification scolaire lorsque l'on parle de politique sociale est-ce que l'on peut vraiment considérer que sur l'ensemble de ces domaines qui sont stricto sensu de la compétence des villes ou en tout cas sur lesquels les villes s'engagent est ce que vraiment sur ces sujets là il n'y a pas eu ces dernières années il n'y a pas aujourd'hui encore de différence entre la droite et la gauche la deuxième intention c'est le rassemblement alors c'est pas seulement le rassemblement de l'enfant de l'ensemble des partis politiques de gauche c'est d'abord rassembler la famille socialiste autour d'un certain nombre de corpus et d'orientation parce qu'il est difficile de se rassembler avec les autres si on ne sait pas nous mêmes ce que l'on a à dire mais c'est aussi le rassemblement avec l'ensemble de celles et ceux qui voudront s'engager dans ces municipales comme candidat comme compagnon de route et pour cela il était nécessaire de leur proposer une vision de ce que les socialistes ont apporté sur sur les territoires et puis dernier élément cette charte elle est liée à un contexte le contexte dans lequel se dérouleront ces élections municipales le contexte vous le savez on a beaucoup évoqué donc je serais bref mais c'est une gauche qui éparpillent et une droite qui ait explosé et plus encore depuis les élections européennes le front national qui est en embuscade un pas seulement pour conserver les villes qui l'a déjà mais pour en gagner d'autres et probablement de plus grande encore que celles qu'ils détiennent aujourd'hui et la république en marche qui a besoin de ces élections municipales pour avancer dans un processus de légitimation territoriale vers 2022 alors face à ça évidemment chacun aurait intérêt à jouer la confusion à entretenir la confusion pour perdre le moins possible eh bien nous penser au contraire nous pensons que la confusion elle est délétère dans le rapport entre les citoyens et les élus qu'elle est délétère pour l'établissement et l'élaboration et l'application des politiques publiques et donc là encore nous avons alors à l'instar de ce qu'est ce contexte choisi au contraire d'avoir de ne pas jouer sur la question des confusions alors andré va vous présenter les premières grandes orientations ce texte qui sera mis en ligne dans quelques jours sur le site du parti socialiste nous ouvrirons un temps des changes avec les élus et les militants même si beaucoup d'élus ont déjà commencé à participer à ce travail et à l'issue de ce temps des changes que nous aurons à la rentrée cette charte sera mise à disposition de l'ensemble des candidats qui le souhaitent pour avancer dans ce travail sur les élections municipales voilà andré pour le contenu des grandes orientations merci ça rappe nous arrivons au terme des travaux et en atelier et en plein air aux plénières il y aura dans quelques instants la clôture par le premier secrétaire mais je crois qu'on peut d'ores et déjà dire que c'est succession quand on était à la fois l'université d'été des élus mais aussi le campus ont démontré des élus des militants qui sont d'ores et déjà mobilisés qui ont la conviction qu'on a devant nous une échéance majeure que cette échéance majeure ce sont les élections municipales parce qu'à partir d'elle il y a la capacité à reconstruire non seulement un parti socialiste fort mais aussi la capacité à mettre en place les conditions du rassemblement de l'ensemble des forces de progrès je crois que à travers ce qui a été dit ce qui a été fait ce qui est dit réfléchit depuis mercredi on pourra se dire que cette campagne municipale n'ont pas localité par localité mais nationalement elle aura commencé ici à la rochelle pour gagner cette campagne municipale je crois que nous avons besoin d'une double clarté la clarté des idées et la clarté des engagements politiques c'est-à-dire des alliances la clarté des idées c'est ce à quoi veut répondre bien entendu la charte et je vais vous en donner quelques éléments dans un instant quant à la clarté politique nous avions déjà eu l'occasion de dire l'an passé à l'université d'été du parc nature nous devions rassembler l'ensemble de la gauche que par nature il ne saurait y avoir je ne sais quel amalgame avec le maquereau nisme et avec les partis de droite et je crois que l'année qui vient de s'écouler a totalement clarifiée et qu'aujourd'hui il est évident pour tim tous militants socialistes mais aussi pour tout citoyen de gauche que c'est le rassemblement de l'ensemble des forces de gauche et des écologistes qui permettra d'ores et déjà de planter un certain nombre de jalons pour l'avenir nous avons bien entendu refusant tout compromis avec la droite aussi décidé de dire dans un projet de charte ce qui peut faire justement différence entre la droite et la gauche j'ai entendu les tables rondes précédentes et heureusement les élus qui se sont exprimés ont rappelé de manière très claire très précise à travers des exemples concrets que gérer une commune qu'elle soit la plus petite où la plus grande ça n'est jamais tout à fait la même chose et c'est même carrément différent lorsqu'il y à une gestion par une équipe de gauche et par une équipe de droite cette charte est là bien entendu la volonté aussi de postuler clairement le refus de toute confusion et du en même temps c'est cette confusion que veut instaurer le président de la république parce que c'est ce qui lui faciliterait tellement les choses et quand on sait que c'est ce qu'on l'a qui souhaitent la confusion alors notera pire hâtif il se dessine immédiatement c'est celui de la clarté c'est celui de la volonté de garder intacts selon beat intacte l'ambition l'ambition de refaire ce qu'on a plus fait au plan national de se poser la question en définitive essentiel de la manière dont nous pouvons changer la vie pour des millions et des millions de nos concitoyens et à travers cette charte est bien nous devons mettre en exergue ce que sont les défis chaque défi étant d'ailleurs une identification par rapport à la droite chaque défi est en d'ailleurs une affirmation de ce que nous voulons faire et tout à l'heure c'est à jules-fil kashtan qui le disaient antérieurement les programmes y venaient duo v la base eh bien je crois que cette fois le projet des socialistes il doit partir de la base il doit partir de ces élections locales de ces élections municipales et ensuite bien entendu être enrichie au niveau national c'est aussi cette charte un instrument de dialogue d'abord avec les militants puisque elle va leur être soumise ils pourront l'amendé ils pourront travailler dessus nous faire part de leurs remarques de leurs amendements mais c'est aussi un moyen de dialogue avec nos partenaires avec les citoyens qui n'appartenant à aucun parti veulent s'engager avec nous et bien c'est sur la base de cette charte qu'ils devront savoir s'ils sont dans la bonne famille au bon endroit et s'ils ont envie de travailler dans le coma et puis bien entendu avec les citoyens car ça doit être un instrument essentiel de politisation de ces élections mais pas la politisation au sens nationalisation de l'élection ça serait absurde dont la politisation village par village ville par ville métropole par métropole à travers les thématiques les défis à relever je ne vais pas tous les évoquer vous les aurez sur le site comme cela a été dit par ça il ya quelques instants dans les jours à venir mais il y en a qui sont essentiels il y un mois que j'ai pas beaucoup entendus et qui pourtant me paraît un des défis que nous devons relever à travers nos politiques locales c'est le défi de l'emploi et de la formation savez moi j'ai toujours présent à l'esprit re la phrase de camus qui disait privé le travailleur de son pain vous le privé de sa liberté le pain du travailleur c'est la formation et l'emploi c'est l'emploi c'est la formation qui conduit un emploi et nous avons beaucoup à faire même si ça n'est pas une compétence qui peut apparaître comme évidente pour les collectivités locales je vous assure que sur le terrain la bannière d'engager le combat pour l'emploi est une manière qui est de gauche et qui ne peut pas se confondre avec la droite c'est bien entendu la solidarité pour tous le deuxième défi il n'y a pas d'ordre ans et dans l'énonciation la solidarité pour tous et ça d'ailleurs été très bien illustré par ceux qui se sont exprimés il ya quelques instants tout citoyen qui est sur notre territoire doit faire l'objet de notre solidarité quelle que soit la figure que prend cette solidarité tout enfant qui est dans notre république d'où qu'il soit doit être considéré comme un enfant de la république la troisième le troisième défi c'est bien entendu le défi écologiste nous avons là aussi une tâche considérable qui est menée au niveau de nos collectivités territoriales qui portent j'allais dire quasiment la majorité des actions concrètes qui sont aujourd'hui mises en oeuvre il y a les grandes conférences internationales dont nous savons que au delà du verbe l'action est souvent absente mais dans nos collectivités territoriales du plus petit village à la plus grande ville nous agissons nous agissons puissamment il y a bien entendu le défi mais on aurait pu le mettre même au tout début de l'éducation de l'école est là aussi nos communes jouent un rôle majeur il a le défi de la culture comment ne pas donner l'accès à tous sans discrimination parfois par les politiques tarifaires ou même la totale gratuité à la beauté comment exclure des parties de la population de cet accès de cette prise en compte ce chemin du coeur et de la réflexion mais ce sont aussi les services publics je vais arrêter là mon énumération il y à bien d'autres défis que nous devons relever les services publics aujourd'hui nous voyons bien le désengagement massif de l'état et nous voyons bien que dans la quotidienneté ce sont les services publics locaux qui répondent aux attentes de nos concitoyens c'est un socle commun un socle rassembleur que doit être cette charte est bien entendu à travers les chapitres de cette charte chaque commune pourra enrichir par les projets locaux par les illustrations locale je voudrais pour terminer mon propos vous dire toute l'importance qui est celle des élections municipales ce ne sont pas trente cinq mille cinq cents scrutins locaux non c'est tout un paysage du national qui est en jeu les municipales c'est un enjeu majeur d'abord pour les citoyens pour les citoyens parce que la commune quand vous demandez à quelqu'un vous êtes do as il est à l'étranger répond la france mais s'il est en france il répond de sa commune et la commune et ça se voit à travers tous les sondages qui sont faits c'est la petite patrie de nos concitoyens dans la grande qu'elle notre pays c'est quelque chose auquel l'immense majorité de nos concitoyens sont viscéralement attachés ce n'est pas un hasard dans la continuité de mon propose si les maires sont les élus préférés des français à des scores considérable puisque le sentiment est positif dans les derniers sondages à 75% à l'égard de la fonction de maire n'ont pas de telle ou telle personne et de la fonction de maire c'est avec une explication assez simple le maire avec ses équipes municipales bien entendu ses adjoints ses conseillers c'est à la fois le premier recours de nos concitoyens surtout face au désengagement de l'état dans de nouveaux domaines mais si c'est le premier recours c'est souvent aussi le dernier espoir et c'est ce qui fait que l'exigence des citoyens que l'on a évoqué qui est une charge de plus en plus lourdes pour l'ensemble des élus locaux elle a son explication et puis bien entendu c'est un enjeu majeur pour le pays au delà des citoyens la france a besoin de ces collectivités locales est étouffée administrativement étrangler financièrement les collectivités comme on le fait aujourd'hui est manifestement un non sens qui affaiblit l'ensemble du pays il n'y aura pas une réponse au malaise au pluriel que connaît la france sans que les collectivités locales soient mises en capacité de répondre aux attentes de nos concitoyens c'est vrai de la compétitivité à travers l'économie à travers tous les éléments que j'ai déjà évoqué la compétitivité elle dépend pour une immense partie de nos collectivités territoriales c'est la transition écologique les mobilités l'école la petite enfance la santé la sécurité qui sont des politiques aujourd'hui partagée et même très souvent partagé majoritairement par les collectivités territoriales c'est la culture le sport les zones d'activités les services publics du quotidien et là c'est massivement les collectivités territoriales la culture et le sport c'est plus de 80% payer finances est prise en charge par nos collectivités territoriales est donc donné le sentiment répété à satiété que nos collectivités serait une charge pour la nation c'est un non sens absolu c'est au contraire un levier et libérer nos collectivités c'est redonner de l'énergie à la france alors nous devons porter cette conviction que la commune n'est pas seulement le lieu de la proximité de l'humanité au quotidien et de l'innovation mais aussi une réponse à l'essentiel des problèmes de notre pays enfin c'est décisif pour le parti socialiste pour que le parti socialiste parce qu'elle est dans les deux premières forces incarnant les territoires aujourd'hui à travers ces régions ces départements ces communes nous sommes faibles nationalement mais nous sommes à port une force localement il faut que nous sachions nous appuyer sur cette force non seulement pour la maintenir mais aussi pour la renforcer j'ai regardé les élections locales de plus de 5000 habitants parce qu'au dessous c'est parfois difficile à donner une signification j'ai regardé les élections locales dans les structures de plus de 5000 habitants depuis un an il y a eu 16 élections locales passées pas un sondage ce sont des élections là dessus sur les 16 8 ont été gagnées par la gauche une par les communistes une par les écologistes les six autres cinq fois par un socialiste et une fois par un divers gauche soutenu par les socialistes c'est à dire que loin des clichés sur la disparition des forces de gauche de la disparition du parti socialiste au quotidien dans nos territoires nous restons une force majeure et sur les seize élections pas autres aucune victoire pas une seule victoire de la république en marche et parfois avec des scores très faibles c'est le moins qu'on puisse dire enfin bien sûr au delà du parti socialiste c'est important pour l'ensemble de la gauche et des écologistes la commune nos conseils municipaux se sont déjà des lieux de rassemblement dans la plupart des cas nous sommes déjà en situation d'allianz en situation de travail en commun le rassemblement il est notre vie quotidienne d'élus locaux les élections municipales elles doivent être l'occasion majeur de confirmer et de renforcer les listes d'union les élections municipales doivent être l'occasion de montrer qu'il y à une autre perspective que le duel mortifère pour la démocratie entre macron et le pen l'union des forces progressistes nous pouvons faire la démonstration à l'occasion de ces élections municipales quand elle sait se rassembler peut être la première force dans notre pays alors très simplement et pour conclure les élections municipales elles doivent porter l'espérance cela me rappelle un vers d'un poète que j'aime beaucoup qui est rené char qui écrit le réel quelquefois des haltères l'espérance il ajoutait c'est pourquoi contre toute attente l'espérance survie alors soyons dans le réel soyons combatif faisons vivre l'espérance et non pas survivre et donnons à la gauche une belle victoire en mars de ville lumière merci beaucoup c'est donc absolument c'est donc la fin de cette plénière sur les élections municipales et nous vous invitons maintenant à rejoindre la grande halle pour suivre l'intervention du premier secrétaire olivier faure pour ceux qui veulent savoir où si vous avez un plan ici donc il faut sortir de l'auditorium de l'encan est allé ensuite bon bref vous avez un plan je vais pas vous lire un plan ça sera beaucoup plus simple de regarder la carte merci à tous [Musique]
André Laignel