Crise politique : Gabriel Attal, Edouard Philippe, Olivier Faure... «Ils pensent tous à eux», dé
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 67 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:21OuverteRéponse partielle
Pourquoi demande-t-il une présidentielle anticipée ?
- 2:43ComplaisanteRéponse partielle
Est-ce qu'on peut écouter Edouard Philippe ?
- 8:24ComplaisanteRéponse directe
Gabriel Attal, s'il vous plaît, un peu de sérieux.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:23PrésentateurChiffre
« Pour une raison simple, c'est qu'il a perdu 10 points dans les sondages ces dernières semaines. »
- 2:43PrésentateurFait
« J'annonce que je démissionnerai au mois de mars. »
- 4:30IntervenantFait
« Il nommait un Premier ministre avec pour fonction d'exécuter les affaires courantes et de construire un budget. »
- 9:05PrésentateurFait
« Les préfets ont déjà reçu la consigne officieuse de se tenir prêt pour de nouvelles législatives les 16 et 23 novembre. »
Temps de parole
- Présentateur52 %
- Intervenant19 %
- Intervenant 210 %
- Intervenant 37 %
- Intervenant 46 %
- Gabriel Attal6 %
≈ 13,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Il est 17h16, nous sommes toujours avec Sarah Salman, avec Gauthier Lebrecht, avec Georges Fenech, avec Olivier Guenek. Alors, les attaques les plus fortes aujourd'hui pour Emmanuel Macron, finalement, viennent de ses anciens premiers ministres. Et c'est quand même tout à fait frappant de constater cela. On va écouter Edouard Philippe, qui était ce matin sur RTL, qui demande une présidentielle anticipée. Alors, pourquoi demande-t-il une présidentielle anticipée ? Pour une raison simple, c'est qu'il a perdu 10 points dans les sondages ces dernières semaines.
Donc, lui, il a plutôt intérêt à ce qu'il y ait une présidentielle anticipée, parce qu'il perd tellement de points, que si elle est dans un an et demi, il ne sera peut-être pas en situation de se présenter, Gauthier Lebrecht.
Alors, je suis d'accord avec vous, il est sur un véritable toboggan, notamment depuis qu'il a appelé à voter communiste face au RN. Bien sûr. C'est pourquoi je ne vois pas son groupe Horizon ne pas censurer un gouvernement de gauche, un gouvernement socialiste ou écolo. Il n'empêche, évidemment, ils pensent tous à eux. Gabriel Attal, il ne veut pas de dissolution, parce que son groupe est réduit comme peau de chagrin, en cas de dissolution. Le PS, ils veulent entrer au gouvernement, ils ne veulent pas de dissolution, parce que sinon, ils sont soit obligés de retourner à la gamelle avec LFI, et on dira qu'ils sont inféodés à Jean-Luc Mélenchon, soit leur groupe disparaît aussi.
Il n'empêche que sur le fond, je pense qu'il a raison. Comme Éric Zemmour, il dit d'ailleurs comme Éric Zemmour.
Il a raison, mais il faut être légaliste.
Éric Zemmour dit la même chose.
Oui, mais il y en a beaucoup de gens qui disent la même chose. Moi, je suis un légaliste. Et en quoi ce n'est pas légaliste ? De Gaulle qui s'en va. Mais De Gaulle, c'était sa décision. Moi, je ne demande pas. On lui demande de prendre sa décision.
Oui, ça doit venir de lui, la démission, même si 70% des gens le disent. C'est comme s'il l'appelait présidentielle anticipée, c'est une manière polie de dire, vous démissionnez, c'est tout. Bien sûr, simplement.
Je pense que c'est un précédent qui pourrait après concerner d'autres présidents, et je pense que ce n'est pas utile dans le débat. Écoutez ce que dit Édouard, il a pas eu de suite. Bah oui, il a raison. Et quand De Gaulle est parti, la suite... Giscara fait tout son mandat, Mitterrand fait tous ses mandats.
Mais oui, mais ça là, Chirac aussi.
C'est un vrai fantasme, votre affaire. C'est-à-dire ? Si jamais Macron se démissionne, ça en est fini de la cinquième. Mais personne n'a dit ça. Ah bah si, tout le monde dit, ça n'a rien à voir. Je dis, c'est un précédent, si à chaque fois qu'on n'est pas... Mais vous, j'ai pas terminé la phrase. Je vous dis que non. Mais alors dites-vous que non, mais... Alors, si à chaque fois qu'un président on le demande de démissionner... Oui. Vous voyez, j'ai compris votre... Bah c'est pas souhaitable, ça crée une jurisprudence absolument. Mais si personne ne le souhaite. Mais 76% des Français le souhaitent. Je suis d'accord avec Jean-Marie. Il a demandé une solution.
C'est-à-dire qu'il a testé sa légitimité auprès des Français, et qu'ils lui ont dit non. C'est un immense bourbier. Il est élu pendant... Il fallait qu'il se retire en 2018. En plus, il n'y aura pas de campagne,
parce que dans la Constitution, quand il y a une démission, il y a 35 jours maximum pour préparer une nouvelle campagne. Il n'y aura même pas de vraie campagne.
Est-ce qu'on peut écouter Edouard Philippe ? J'annonce que je démissionnerai au mois de mars.
Mais ça, c'est ce que vous avez envie qu'il fasse, mais lui n'a pas envie.
C'est pas moi qui ai envie, c'est la situation qu'il exige. C'est le pays qui le demande. Et le pays va le demander de plus en plus fort.
Non, parce qu'à chaque fois, comme le disait Pascal, à chaque fois qu'il y aura quelque chose qui ne va pas, on dira « vous n'avez qu'à démissionner, Emmanuel Macron l'a fait ». Mais tout, mais c'est pas quelque chose qui ne va pas. C'est que c'est bloqué, c'est un immense bourbier. C'est pas souhaitable.
Il n'y a pas de budget, mais vous vous rendez compte ?
Oui, je me rends compte. Et c'est à lui de le décider, il n'a pas envie de démissionner.
Mais on va le pousser.
Bah non.
Ah non. Alors maintenant, on est là, on va le pousser.
Vous êtes sur l'Elysée maintenant. Mais non, il avait dit un jour, vienne me chercher. Un jour, il a dit vienne me chercher. En fait, on n'a plus qui visait à un ministère, il vit. Ce n'est pas deux qui sont ces trois, quatre, cinq.
Vous ne savez plus quel est le genre de chef. Maintenant, il nous a annoncé qu'il était en retrait de la République, qu'il allait effectivement, quand il a dit tout à l'heure, « quand je le déciderai, je serai gardé sous ». Quand je l'aurai décidé, oui, vous verrez, vous verrez.
En fait, on est nommé, on ne s'autonome pas.
On s'autonome. Non, mais là, c'est une question. L'hélium, là, ce n'est pas possible. Bon, donc, maintenant, il veut marcher sur l'Elysée. Il veut faire un putsch. C'est ce que vous dites, on va pousser. On ne pousse pas. Vous avez vu, de plus en plus de responsables lui demandent d'y réfléchir. Que la pression soit là. On va pousser Emmanuel Macron à quitter son poste. On va pousser à prendre la décision. Est-ce qu'on peut écouter Edouard Philippe, s'il vous plaît ?
Je ne suis pas du tout sur la ligne des Insoumis qui explique qu'il faut une destitution du président de la République. Je ne suis pas pour sa démission immédiate, brutale. Elle aurait un impact terrible. Elle interdirait une élection présidentielle qui se passe dans de bonnes conditions. Mais je crois qu'il doit prendre une initiative. Et il me semble qu'il s'honorerait s'il proposait un nom de Premier ministre. Il nommait un Premier ministre avec pour fonction d'exécuter les affaires courantes et de construire un budget. de faire adopter ce budget.
Et qu'à l'issue, dès lors que ce budget est adopté, dès lors que la France est dotée d'un budget, et c'est indispensable, il annonce qu'il organise une élection présidentielle anticipée, c'est-à-dire qu'il part immédiatement après que le budget a été adopté.
Alors, j'entends Édouard Philippe, on a entendu Gabriel Attal, et maintenant, c'est Mademoiselle Valérie Haillet qui s'en mêle. Madame Valérie Haillet, qui a taclé à son tour Emmanuel Macron. Je l'avais presque compris. Dire qu'il y a certaines décisions qui ont surpris le bloc central quand elles ont été prises par le président Macron, c'est une évidence. C'est-à-dire qu'on commence à se lâcher. C'est une fidèle, c'est vraiment une fidèle. Une fois qu'ils ont eu leur poste... Voilà, c'est ça que je n'aime pas en même temps.
Aucune loyauté.
Exactement. Aucune loyauté. Je suis assez d'accord avec Sarah Salman aujourd'hui.
C'est Emmanuel Macron qui l'est fait. Oui, exactement. Sans Emmanuel Macron, ils ne sont rien. Et une fois qu'ils ont eu leur poste et qu'ils ont été reconduits, eh bien, ils se lâchent.
Alors, vous semblez découvrir ce qu'est la politique.
Alors, pourquoi vous regardez Gautier ? Non, non. Il y a la loyauté, je suis d'accord, mais sauf qu'il les a humiliés. Et ce n'est pas parce que tu nommes quelqu'un que tu as le droit de l'humilier. Il les a humiliés, il revenait à la soupe encore une fois. Valérie Ayer, il l'a mis quête de liste. On s'en fiche, ne soyez pas méprisants avec Valérie Ayer. Elle a une grande carrière politique. Non, mais Valérie Ayer, elle a une grande carrière politique. Arrêtons deux secondes. Non, mais il y a quelque chose de choquant, mais sur le plan humain. Sur Gabriel Attal, ce qui s'est passé en coulisses, franchement, ce n'est pas... Depuis Brutus, ça n'a jamais changé. Ce n'est pas glorieux.
Excusez-moi, alors, il donne des leçons de loyauté. Emmanuel Macron, il a fait quoi, François Hollande ? Il a donné des leçons de loyauté ? Ils ont tous trahi ! Tous, ils ont trahi !
Il y a des gens qui ne trahissent pas.
En politique, oui.
Mais même dans la vie, il y a des gens qui ont une morale, une éthique. Oui, mais en politique, Emmanuel Macron ne va même pas reprocher... Il faut tuer le père. En politique, on tue le père. C'est comme ça que vous faites... En politique seulement. N'est-ce pas ? En politique seulement. Tu le père. Il te passe à un côté. En politique.
Voilà. Non, mais... C'est-à-dire qu'Emmanuel Macron, il va reprocher à Gabriel Attal ce qu'il a fait à François Hollande ?
Vous avez raison. Bon. Mais il n'empêche que...
François Hollande, c'était son concurrent. Gabriel Attal, c'est censé être son allié.
Non, parce que François Hollande a fait Emmanuel Macron de la même manière.
Secrétaire général de Jean de l'Elysée, ministre. Oui. Mais vous avez raison. Par quoi oui ? Ben non, c'est vrai ce que je dis. Non, mais ça, c'est extrêmement méprisant. C'est pas méprisant, tu sais. C'est misogile. Non, là, franchement. Excusez-vous, Gautier. Mais non, mais c'est vrai. Mon argument est bon.
Gautier, il est posé de là, carton jaune. Franchement. Vraiment, c'est... Attention. C'est que Jean-Pierre... Oui, c'est pas bien. Jean-Pierre ? Jean-Pierre. L'auditeur. Il a fait deux cartons jaunes. Bon, Edouard, Philippe, on l'a entendu. Je vous propose d'écouter Gabriel Attal. Je ne comprends plus les décisions du président de la République. Ça va dans le même sens que ce que dit Valéry Ayer. Et effectivement, tous ces gens se sont donné le mot, comme on dit. Il va être lâché. Il l'est déjà, oui. Il va être lâché, vous allez voir. Vous devriez faire éditorialisme politique. 17h23.
Écoutez, écoutez. Oui, oui. C'est vous qui a été lâché. C'est une situation de blocage. C'est une situation de blocage. Je ne comprends plus ce ton que vous avez. C'est une sorte de ton de sage que vous avez. On dirait qu'il n'est pas vraiment là. On dirait que vous êtes là sans être là. Vous faites des petites blagounettes. Il y a un mot tous les... Il fait dix minutes. Je ne le fais pas exprès. Je ne le fais pas exprès. Non, mais voilà.
C'est une sorte de ton, une sorte de faux rythme qu'il imprime. On oublie qu'on est à la radio. C'est une sorte de faux rythme que vous imprimez. Oui, non, mais... Mais ils vont le lâcher, vous allez voir. Mais c'est déjà le cas. Est-ce qu'on peut écouter, s'il vous plaît ? Soyez gentil avec monsieur. Il est 17h24, on va bientôt dîner, Georges.
C'est l'heure de la purée.
Je préfère le velouter. Oui, je vous propose d'écouter.
Gabriel Attal, s'il vous plaît, un peu de sérieux. On vit des heures graves. Comme beaucoup de Français, je ne comprends plus les décisions du président de la République. Il y a eu la dissolution et il y a depuis des décisions qui donnent le sentiment d'une forme d'acharnement à vouloir garder la main. Pour répondre à votre question, évidemment que je participerai à ces discussions, je participerai à ces négociations. J'ai toujours participé à toutes les réunions où on m'a invité. Et si demain, les socialistes, d'autres partis proposent qu'on ait des réunions et qu'on discute ensemble, je le ferai évidemment. Ce n'est pas la méthode que je proposais.
Mais moi, j'ai juste envie que mon pays avance.
En cas d'échec, les ultimes négociations de Sébastien Lecornu, Emmanuel Macron préférera toujours la dissolution à la démission. Les préfets ont déjà reçu la consigne officieuse de se tenir prêt pour de nouvelles législatives les 16 et 23 novembre. Et c'est une information qui est donnée à l'instant par le canard enchaîné. Je vous propose peut-être...
Alors moi, on me dit que c'est exploratoire et que ce n'est pas que l'info du canard enchaîné. Et ce ne serait pas la première fois que le canard enchaîné sortirait une information, une fake news ou une information à moitié vraie. Que c'est purement exploratoire et que ce n'est pas encore sérieux. Voilà ce qu'on me dit.
Gabriel Attal