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interviewSénat (sur YouTube)· 3 avril 2026 59 min

Audition d’associations de représentants de parents d’élèves

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Mes chers collègues, madame la rapporteur, messieurs, le Sénat a décidé de la constitution d'une commission d'enquête dont l'objet est de travailler sur les mécanismes de financement des politiques publiques par des organismes, sociétés ou fondations de droits privés et les risques en matière d'influence, d'absence de transparence financière et d'entrave au fonctionnement de la démocratie. Le champ d'action de ces financeurs privés est large. Les sphères associatives, éducatives et culturelles le semblent avoir leur faveur.

Le travail de notre commission d'enquête est donc d'analyser les règles encadrant les interventions des organismes sociétés ou fondations de droits privés dans les politiques publiques citées et d'évaluer le risque éventuel en matière, je vous pr m'excuser, en matière d'influence de cette non transparence financière. Ce type de formation entraîne un certain formalisme juridique. La formation commission d'enquête.

Avant de vous donner la parole, je dois vous rappeler qu'un faux témoignage devant notre commission est passible des peines prévues aux articles 434-13, 434-14 et 434-15 du code pénal. et je vous invite à prêter serment de dire toute la vérité, rien que la vérité, en levant la main droite et en disant "Je le jure et je vous remercie par ailleurs de nous faire part de vos éventuels liens d'intérêt." Monsieur Mouléalai, vous appuyez sur le micro s'il vous plaît.

Merci madame la présidente MEDoui. Donc je suis vice-président de la FCPE. Aucun intérêt bien sûr et je le jure.

Merci monsieur Emmanuel Garou. Donc Emmanuel Garou, présidente de la Fédération par je le naturellement et je n'ai aucun conflit d'intérêt. Merci monsieur Paul Vitard.

Paul Vitard, merci madame la présidente. Vice-présentation P fonction bénévole du jeuner au cré un conflit d'intérêt. Je le Merci beaucoup.

Les premières auditions auxquelles nous avons procédées ont permis d'entendre les directions d'administration centrale, notamment celles en charge de la fiscalité mais aussi de l'éducation nationale, de la culture, de la vie associative. Nous avons ensuite entendu les structures représentant le secteur de la philanthropie et le secteur associatif ou accompagnant ces acteurs dans leur démarche. Ces auditions nous permettent d'analyser les mécanismes à l'œuvre, de comprendre l'ampleur des mouvements et d'imaginer des moyens de protection quand cela s'avèrera nécessaire sans pour autant bloquer le système bien évidemment.

Le maître mot de nos travaux est transparence. Votre audition commune s'inscrit dans une troisème phase de nos travaux au cours de laquelle nous allons recevoir des acteurs évoluant dans le secteur scolaire, soit en gérant des établissements, soit en intervenant devant les élèves dans le cadre par exemple de la mise en œuvre de projet de programme officiel d'évaluation à la vie affective et relationnelle et à la sexualité dite Evars. Votre audition doit nous permettre d'approfondir nos premières analyses, de mieux comprendre les enjeux réglementaires, mais aussi les évolutions et mutations que le secteur scolaire a pu connaître au cours de ces dernières années et d'envisager les des évolutions quand cela s'avèra nécessaire.

Messieurs, nous allons vous donner la parole. Euh pour une courte introduction, je vous demande de ne pas dépasser 10 minutes par organise afin que la avant que la rapporteur et les membres de la commission d'enquête vous posent des questions. Avant cela, je laisse la parole à notre collègue rapporteur Colombe Brossell pour qu'elle vous présente les axes de travail de notre commission d'enquête.

Chers collègues, vous avez la parole. Merci beaucoup madame la présidente. Bonjour à tous.

Merci messieurs pour votre présence ce matin. Il se trouve et c'était presque un hasard de calendrier que les premières administrations centrales que nous avons auditionné étaient le ministère de l'éducation nationale et nous avons donc échangé avec eux au cours de ces auditions notamment sur la question de l'intervention d'acteurs associatifs au sein des établissements scolaires qu'il ne soit public ou privé. Euh et nous avons été frappés, je crois par le manque de process en matière de contrôle de la part de l'éducation nationale afin de regarder avant euh de d'observer pendant et éventuellement d'agir lorsqu'il y a des interventions qui peuvent être problématiques au sein des établissements.

Et c'est évidemment un sujet qui est important pour nous et nous souhaitions donc sur ce sujet ces sujets avec et et madame la présidente vient de le dire à l'instant y compris une nouveauté cette année qui est l'instauration enfin dans les programmes de l'éducation nationale de les Vars de l'éducation à la vie affective relationnelle et et sexuelle et donc c'était important pour nous d'avoir votre regard de Fédération de parents d'élèves. sur ce sujet-là, comment est-ce que des acteurs généralement associatifs mais ça peut d'ailleurs être plus large, comment ils interviennent, comment vous en avez retour, comment vous en êtes informé au préalable, comment est-ce que tout ceci se déroule ou pas en lien avec les parents que vous représentez et bien sûr les liens que vous pouvez avoir sur ces sujets avec les les autorités administratives euh pour le dire rapidement. Merci en tout cas.

Très bien. Je vais vous donner la parole dans l'ordre que vous souhaitez. Monsieur Lala.

Merci madame la présidente. Bon, je pense tout d'abord merci pour votre pour votre invitation et puis pour l'intérêt que vous portez aux fédérations de parents d'élèves en tant que acteur sur le terrain par rapport à toutes ces problématiques. Alors pour aller au vif du sujet effectivement que l'ouverture de notre école et de l'école de la République à des associations et intervenants extérieurs est nécessaire.

C'est important bien sûr en en arrivant comme un appui et je dis bien comme un appui comme ça était bien sûr défini par la réglementation et quand je parle de la la réglementation je parle de l'article D551-6 bien sûr du code de l'éducation nationale comme vous l'avez rappelé à travers bien sûr le ministère de l'éducation nationale qui provoie que les associations agréées et je soulligne bien le mot agré peuvent intervenir effectivement pendant dans le temps scolaire, on appuie aux activités pédagogiques sans se substituer et et et le terme sans substitué est très important et ceci en accord en adéquation avec bien sûr l'accord des chefs d'établissement qui pourrait être soit dans une école le directeur soit bien sûr le le chef d'établissement quand il s'agit de collège lycé ces élémentsl bien sûr en concertation avec l'équipe pédagogique et en concertation avec le projet de l'école en concertation avec le le projet de l'établissement et tout ça dans une continuité éducative qui pourrait bien sûr apporter ce surplus. Seulement, c'est que cet article malheureusement il prévoit aussi une possibilité de dérogation. J'ai bien dit tout à l'heure que c'est des associations agréées, mais il peut y avoir des dérogations et que le chef d'établissement seul lui-même peut autoriser l'intervention d'une association non agré à titre exceptionnel en fonction bien sûr des territoires, en fonction des conditions, en fonction des moyens des différents établissements et ceci pourrait bien sûr constituer une faille à l'intérieur de cette organisation.

Il y a les critères de l'agrément de ces associations qui sont définies et qui doivent être respecté. Et quand je dis respecter, respecter sur tous les territoires, quelle que soit la taille des structures et quels que soient les moyens qui seront donné à ces établissements ou à ces écoles. De la même façon qu'un accord est donné à l'agrément sur des critères bien précis, il pourrait être à un moment donné repris, retenu suite si on on découvre qu'il y a pas le respect.

Quel respect ? les respect de la valeur qui sont dans le programme déjà défini par l'éducation nationale et les valeurs véhiculées bien sûr alors que ça soit pas dans un but lucratif comme on vient de le dire et vous l'avez mentionné et qu'ils vont être bien sûr en apport en adéquation avec le contenu pédagogique, le suivi pédagogique et la qualité pédagogique et l'accord de principe par rapport à l'équipe pédagogique qui doit assurer la continuité de de ces de ces compléments et je dis bien de ces compléments tout en respectant aussi les valeurs de la République, l'égalité et le pluralisme à l'intérieur du discours qu'on peut dire et surtout la neutralité et surtout la la neutralité à travers ces ces discussions. Donc il y a une organisation que que l'on connaît tous bien sûr qui est le Conseil national des associations éducatives complémentaires qui pourrait être bien sûr pour l'enseignement public, j'insiste bien qui pourrait être un élément qui pourrait contrôler bien sûr ces ces ces ces amendements, ces agréments et cetera et qui peut faire le relais sur la qualité des interventions, leur contenu, leur financement et tout ce qui est autour de de ces éléments-là.

Sur le bour, c'est que ce conseil malheureusement pour question de temps, pour question de moyens, il n'a pas une fréquente une fréquence de réunion pour prendre les décisions et pour faire en particulier les signalements à des situations qui peuvent laisser débat des sign des signalements qui ne respectent pas par exemple le contenu du programme de l'éducation nationale et vous l'avez mentionné madame la présidente, le programme est v et ben ce programme effectivement chose qui a été appuyée par une bonne partie de la communauté éducative. Se l'om c'est son portage et sa façon de se passer d'une région à une autre relève un contraste de moyens de suivi et surtout d'associations qui sont habilité à le porter dans la continuité de programme qui a été défini par le ministère de l'éducation nationale et on reviendra tout à l'heure à travers vos questions. Donc oui effectivement pour l'ouverture de notre école mais un grand oui pour la transparence de tous ces ces fonctionnements et surtout pour la traçabilité des associations qui passent à l'intérieur de nos établissements et pour un suivi pour savoir si oui ou non on peut continuer à travailler avec ces associations et se poser la question aussi des attentes de ces associations à travers leurs interventions. dans un système aussi sensible que celui de l'école de la République.

C'est pas le Très bien. Je vous remercie monsieur Garot, s'il vous plaît, pour que nous puissions vous délivrer un petit peu l'expérience de terrain que les associations de parents peuvent vous vous remonter, vous faire en fonction de leurs expériences. respective.

Donc dans l'ensemble, je ne reviendrai pas sur les propos qui a été qui ont été tenus par monsieur Lalaoui qu'on peut assez facilement partager notamment quant à la nécessité d'une transparence. Je m'attacherai surtout plutôt à être un petit peu complémentaire de ces propos euh en pointant du doigt et en mettant un petit peu le projecteur sur les éléments qui sont remis aux parents, c'est-à-dire que savent les parents finalement des associations qui interviennent dans les établissements et quels sont les moyens qu'il dont ils disposent pour savoir un petit peu quelles sont les associations et surtout les contenus qu'elles auront pu délivrer. Donc là-dessus, quelques remarques rapides et simples.

Il y a évidemment un échelon qui est un échelon, on va dire très formel. Il y a effectivement le le PNESP, il y a cette académique qui sont effectivement des commissions dans lesquelles des représentants de parents d'élèves élus siège de droit pour émettre dans le cadre de ces commissions un avis portant sur les associations susceptibles de pouvoir être agré. Dans ce dans le casre de ces commissions, pour en avoir fréquenté quelques-unes, nous disposons en tant que parents d'éléments d'information qui sont, on va dire minimaux euh sous la forme pour chaque association d'une fiche comportant quelques lignes écrites par l'association, décrivant son objet et décrivant ce qu'il se propose de diffuser dans un établissement en cas d'intervention.

On doit le plus souvent se contenter ensuite connaissez déjà beaucoup d'éléments d'information qui se sont apportés par des personnes qui travaillent au sein des académies et qui autour du recteur ou d'ctrice ont pu travailler en amont sur les associations, nous informer, nous tenir un petit peu informés de différentes informations quant au passé de cette association, le nombre d'interventions qui ont déjà été réalisées, à quel endroit, s'il y a déjà eu des interventions pour cette association. tion dans d'autres académies par exemple avant que d'émettre un avis et là on va être très clair, il s'agit d'émettre un avis donc on décide de rien et au final le choix de donner l'agrément ou non à une association ne relèver en rien d'une décision collective à laquelle participeraient les parents. Ensuite, au-delà de ces niveaux là, il y a le niveau évidemment de l'échelon de l'établissement, là où les associations de parents d'élèves sont susceptibles dev voir arriver une association intervention intervenant en complément de l'éducation nationale sur telle ou telle thématique. ces associations, en gros, il y en a plusieurs dizaines par académie, certaines disposant d'un agrément national, d'autres disposant d'un agrément académique et toutes ces quelques dizaines 30 40 associations en général par académie couvrant l'ensemble du champ que le ministère souhaite voir couvert dans l'enseignement et l'éducation des enfants dans les établissements quel que soit leur âge et là-dessus les éléments d'information information qui parviennent aux parents et j'en terminerai là pour passer la parole à mes collègues et puis ensuite on abordera très certainement les questions que vous avez posé qui sont assez différentes, peut-être un peu trop différentes pour faire l'objet d'un exposé cohérent surtout dans le casadre d'une intervention li mais au sein des établissements les parents ont connaissance de l'intervention de ces Merci désolé ont connaissance on connaissance pardon c'est mieux désolé on connaissance des interventions des associations à travers les instances d'établissement que sont le conseil d'administration dans lequel on va présenter à l'ensemble des personnes présentes, y compris les représentants de par an euh le projet d'établissement, les associations susceptibles d'intervenir ou l'association susceptible d'intervenir et puis sinon deux autres instances enfin une autre instance enfin si deux autres instances une pour le collège une pour le lycée le CVC le CVL où là effectivement dans ce cadre-là on va présenter un projet auquel sera lié l'intervention d'une association.

Et puis ensuite, il y a évidemment le CESC, c'est-à-dire le comité d'éducation à la citoyenneté. Et ça là-dessus, là aussi, on va effectivement dans ce cadre là avoir des représentants de parents à qui on va indiquer la présence prochaine d'une association dans le casre d'un projet X ou Y. Quelles que soient les instances, il faut bien retenir que nous on est essentiellement informé et en rien décideur.

Et je m'arrêterai là et passerai la parole à mon voisin. Merci beaucoup monsieur Vittard. Oui, c'est non plus.

Non. Ouais. Merci madame le présidente.

Merci. Euh un grand merci également de nous recevoir. Donc euh intervenant en dernier, je vais pas redire la même chose, je soutiens tout à fait ce qui a été dit préalablement.

Rappelezer simplement que l'appel euh cela représente près d'un million de parents adhérents et donc 2 millions d'élèves scolarisés dans nos un peu plus de 7000 établissements catholique d'enseignement sous contrat d'association avec l'État que ce soit en métropole ou dans les droomes. L'appel par essence état politique non confessionnel et nous sommes ouverts à tous les parents dans toute leur diversité culturelle, géographique, socioprofessionnel qu'ils soient tout non croyant et nous soutenons le caractère propre de l'enseignement catholique. Et pour nous, les parents, nous sommes les premiers éducateurs de nos enfants.

Et donc effectivement, c'est c'est les les questions sont plus précises que le le chapeau de votre commission. Nous nous soutenons évidemment tout ce qui est fait pour les Vars. Nous nous en militions depuis très longtemps ou les Vars suivant le niveau d'ailleurs c'est dans les statuts.

Nos familles ne sont pas différentes des autres familles et nous savons en France qu'il y a un problème un tabou qui est l'inceste. Et donc ça nous paraît très important notamment dès la maternelle que les jeunes puissent savoir justement savoir ce que c'est que le respect de son corps. Nous savons qu'il y a des des affaires qui peuvent survenir avec des oncles, des tantes, des parents et cetera.

Donc ça nous paraît essentiel et bien sûr le programme le prévoit. On ne va pas dire la même chose en cours préparatoire ou à des lycéens de classe terminale. Donc les associations là-dedans effectivement dans la mesure où elles sont normalement euh agrées agré soit au niveau national au moins au niveau rectoral dans la mesure où c'est le chef d'établissement qui chez nous on parle de chef d'établissement et pas de proviseur qui va décider au directeur de faire venir cette association.

Il faut que cette association aborde un programme officiel, un point du programme officiel adapté au public et bien sûr être fait en présence d'un enseignant, en présence au moins d'un membre de la communauté éducative. Cela paraît indispensable et cela nous paraît pertinent le cadre actuel et à la fois pertinent et protecteur. Euh on parlait du fait d'établissement, je sais pas si vous voulez qu'on en parle après ou je peux en parler maintenant.

Le dispositif fait d'établissement nous paraît très bon parce qu'effectivement, bon vous le savez les établissements d'enseignement catholique malheureusement pas que pour des affaires anciennes pour également des affaires beaucoup plus récentes hélas. Et donc nous sommes en tant qu'assion de parents très vigilants en la matière de de protection contre toute forme de violence y compris violence physique ou sexuelle. Et donc nous avons dès dès le mois de février engagé une une grande mois de février de l'an dernier pas de cette année.

Une grande campagne intitulée Parlon te croit, parle on te protège à destination tous nos établissements. Nous faisons des webinaires dédiés à tous nos cadres. Nous avons une formation contre pour la lutte contre les violences qui est obligatoire pour tous les cadres qui veulent être présidents départementaux académiques et petit à petit ça diffuse.

On a fait un petit déjeuner débat en cette maison l'hiver dernier avec la défenseur des droits et des représentants de la civise et de la fondation pour l'enfance. Donc pour nous, il faut pas créer de suspicion bien sûr, mais il faut une culture de vigilance et de responsabilité partagée. Et dans cette approche globale, le dispositif fait d'établissement tient une place essentielle, celle de faire remonter sans délai toute information nécessitant et ça nous va très bien.

Pour ce qui est maintenant, alors effectivement une question intéressante sur les marges de progression pour renforcer l'évaluation et le contrôle des associations. Alors, je je rejoins mes mes deux collègues. Nous ne sommes que parents.

Nous prenons notre place, toute notre place, mais cette place donc souvent nous sommes nous sommes informés que t l'association viendra. Nous souhaitons que la la transparence avec les parents soient renforcé comment ? Bien va via une information claire et globale en amont des interventions faites devant les élèves.

Le programme des VAR et des VARS pour le collège et lycée est est transparent et est essentiel et nécessaire et enfin il est là. Donc il y a rien à cacher et je pense que tous les parents euh j'espère du moins sont en état de comprendre que c'est l'intérêt de nos enfants, l'intérêt des jeunes pour avoir des citoyens épanoui. Je vous ai parlé de l'inceste dans toute petite classe pour vivre une sexualité épanouie équilibrée en tant qu'adulte plus tard au lycée.

Cela nous paraît indispensable. Donc il y a il y a pas il y a on devrait prévenir les parents en amont que telle association va venir tel jour. Il faut évidemment garantir la cohérence des ces interventions avec le programme officiel, le projet éducatif d'établissement et l'investissement des équipes pédagogique.

Et puis pourquoi pas dans une démarche d'amélioration un peu de qualité, est-ce qu'on pourrait pas imaginer qu'on remette un questionnaire anonymisé aux élèves une fois que l'intervention a eu lieu et qu'on qu'on le dépouille et que les parents d'ailleurs soient impliqués dans ce dépouillement, dans la synthèse et qu'on partage les retours de ce questionnaire avec l'association qui est venue de façon à ce que cette association s'améliore. Une chose dont j'ai pas parlé mais qui est essentielle, qu'est-ce qu'on entend par association ? Alors, on peut avoir des des individus isolés que communément considérés comme experts dans un domaine précis.

Je prendrai par exemple l'exemple d'un d'un psychiatre dans une maison des adolescents en grande métropole qui viendrait parler de de choses particulières ou des des membres d'association. Et ce qui est très important pour nous, c'est que l'association qui envoie un de ses membres ou plusieurs de ses membres dans un établissement et fait une vraie formation à cet exercice. Parce que le parler des vares, c'est pas une chose simple.

Ça renvoie après pour les parents qui entendent le soir ce qu' a pu vivre l'enfant, bah ça ça nous renvoie chacun à notre propre expérience en la matière. Donc on on trouve très important que les associations qui interviennent fassent un un est un programme très sérieux de formation de leurs intervenants. Intervenir en milieu scolaire ce n'est pas donné à la portée de tout le monde.

Il faut non seulement dire ce que on doit dire en tant que l'association mais aussi autrement ça n'a pas de sens. On remplace ça par un par un moque, un cours en ligne. Il faut que l'intervenant soit capable de répondre à toute question venant de de des élèves et et de répondre de façon adaptée.

Euh voilà, je crois que j'ai dit l'essentiel et donc je vous remercie de m'avoir écouté en proposiminaire. Merci beaucoup madame la rapporteur. Merci beaucoup et merci à tous les trois pour ces propos qui n'étaient pas que généraux et qui dressaiit bien le le tableau.

Moi, j'ai j'ai une question peut-être pour poursuivre cet échange. Il a pu arriver, en tout cas, on a pu le lire par exemple dans la presse, qu'il puisse y avoir des interventions d'acteurs et vous avez eu raison de différencier finalement des acteurs individuels et des acteurs associatifs sans but lucratif. Euh, il y a pu avoir des difficultés.

Euh quand nous avons interrogé la directrice de la DGsco, elle nous a dit, je cite de mémoire, il nous arrive d'être informé de dysfonctionnement ou de difficultés, souvent par la presse euh ou par les élus, ce qui nous a un peu interrogé sur les modalités de d'observation, de suivi et et de contrôle. Et j'aimerais savoir du point de vue qui est le vôtre, lorsqu'il y a des dysfonctionnements, comment en êtes-vous informés ? Et quelles sont les relations que vous pouvez avoir avec les autorités académiques lorsque il y a un dysfonctionnement avéré, que vous en soyez informé directement par les établissements, par vos représentants dans les établissements, par les enfants, par ailleurs évidemment, par des enseignants ou par l'autorité académique peut-être.

Est-ce que cela arrive aussi ? Monsieur Garot ? Oui.

Alors euh très bonne question, très bonne question puis c'est le cœur du sujet. C'est le cœur oui, c'est un peu le cœur du sujet parce que forcément les parents ont malgré tout un référentiel à l'éducation nationale qui est relativement clair. Il y a des programmes qui sont tout à fait explicites avec des enseignants qui sont par définition tout à fait formés, qui ont qui sont expérimentés le plus souvent.

Et évidemment, dès lors qu'il y a une intervention d'une association, la question pour les parents est de savoir ce que ces gens vont venir faire, venir dire, qui sera l'interlocuteur. Donc, ça sont des questions que beaucoup de parents se posent sans forcément d'ailleurs faire beaucoup de bruit autour de ça. Alors pour répondre aussi précisément que possible à votre question, généralement les parents sont avertis d'un dysfonctionnement par un ou des enfants qui auront pu constater au cours d'une séance d'intervention de l'association quelque chose qui leur est apparu comme étant problématique.

Ensuite, il faut que le parent qui a pu avoir cet échange avec son enfant puisse remonter cette information soit auprès du chef d'établissement, soit auprès de l'association de parents d'élèves. Et je vais parler ici d'expérience puisque je vais vous citer un cas de manière tout à fait anonyme mais qui est un cas tout à fait concret dont je puis témoigner puisque il est arrivé dans l'établissement de mes enfants. Donc il se trouve qu'il y avait une intervention et que l'intervenant et là je ferai aussi une distinction entre l'association et l'intervenant.

Vous pouvez avoir une très bonne association qui à un moment donné fasse intervenir une personne qui se comporte pas très bien ou soit délibérément, soit même simplement par maladresse. Il faut pas forcément incriminer, je dirais, une mauvaise volonté. Euh une fois que l'information est apparue et qu'on va chercher à remonter le problème au niveau du chef d'établissement, on va se trouver confronté à une problématique le plus souvent.

Et en tout cas, moi, c'est ce que j'ai constaté puis j'ai eu d'autres échos qui étaient tout à fait similaires. C'està-dire qu'il faut bien comprendre que l'intervention d'une association est très cadrée, extrêmement cadrée. Il doit y avoir toujours un enseignant présent pendant l'intervention de l'association.

Par conséquent, remettre en cause ce qui a pu se passer au cours d'une d'une intervention. c'est forcément remettre un petit peu en cause l'établissement lui-même et l'enseignant qui a pu assister à la séance alors que il ne serait pas intervenu. Et là, évidemment, ça va poser un problème en cascade puisque dans le cas auquel je pense de façon très précise, il se trouve que c'était une intervention de 2h comme c'est souvent le cas.

Il se trouve que l'enseignant était disponible la première heure et a pu assister à la session. il était absent, il avait cours la 2e heure, il était absent et c'est au cours de la 2e heure qu'effectivement des propos une question posée totalement déplacé a pu être proféré par l'intervenant. Et là-dessus, vous allez vous retrouver, en tout cas moi je me suis retrouvé confronté à un chef d'établissement qui bien entendu est était très gêné et ne voulait absolument pas reconnaître que les règles n'avaient pas été observées et que l'enseignant qui était présentément pendant les 2 heures ne l'avait pas été.

Donc après c'est paroles contre parole ce qui est forcément un petit peu dérangeant. Euh après, il a fallu escalader auprès du rectorat puisque au niveau de l'établissement, je dirais que le dialogue était fermé. Et là, au niveau du rectorat, on va se retrouver face à des interlocuteurs toujours de très bonne volonté, mais forcément tout autant gênés que le chef d'établissement.

Donc ça, je vais m'arrêter là. Je pense que c'est un cas concret qui illustre assez bien euh que j'ai pu rencontrer mais qui euh je dirais pas que c'est la norme, enfin en tout cas c'est fréquent. Je m'arrêterai là puis je vais passer la parole à mes collègues.

Monsieur Merci madame la présidente. Euh pardon, j'ai pas entendu mais c'est pas grave. Donc je disais, j'adhère bien sûr au propos de mon collègue et dans la continuité, moi je pense que les situations sont tellement diverses d'un territoire à un autre.

J'avais évoqué tout à l'heure la question du projet de l'école et du projet de l'établissement et la place importante de du chef de de ce que je peux dire le chef d'orchestre et de ce coordonateur qui pourrait donner d'abord l'importance à ces sujets parce que le problème il faut pas il faut pas qu'on se le cache entre nous c'est le manque de moyens c'est les situations critiques dans lesquelles se trouvent les établissements et à un moment donné oui on échappe échappe à un contrôle. Oui, on échappe à un suivi. Oui, on échappe à une à une évaluation.

Et donc on échappe en quelque sorte à une traçabilité profonde qui nous met en lien direct avec tout ce qui se passe parce que oui, il peut y avoir un discours qui pourrait être parfois mal placé mais malheureusement pour assurer le suivi, c'est ce suivi qui est difficile de point de vue administratif et je dis bien de point de vue administratif, non pas par manque de volonté mais je pense que le manque de de moyen et les les difficultés qui peuvent toucher un établissement. Je voulais revenir aussi à un point important pour nous pour la question spécifique de l'enseignement privé. ce contrat donc à l'enseignement privé ce contrat ils sont pas dans l'obligation je dis bien ils sont pas dans l'obligation de chercher une association agrémentée.

C'est c'est c'est ce qu'on apprend par pas pas par pas pas par la règle. Seulement le programme EVARS dans les établissements publics et dans les établissements privés contrat à l'instard de l'ensemble des horaires est officiel et malheureusement on a vu certaines réactions qui qui étaient prises par certains établissements en particulier lorsqu'on entend excusez-moi le le secrétaire général de l'enseignement catholique a diffusé un document développant des façons d'échapper de la mise à en œuvre à Evars comme ça a été défini par le programme puisqu'on a vu un un autre programme éducatif qu'on qui s'appelle et qui est officiel comment grandir heureux qui n'est pas tout à fait l'application je dis bien qui n'est pas tout à fait l'application de ce qui est recommandé par l'éducation nationale. À quoi je veux revenir ?

Je veux revenir tout simplement qu'on doit arriver à une harmonisation. Il faut qu'il y ait une harmonisation et cette harmonisation, elle s'applique aussi bien pour l'école publique que pour l'école privée. D'ailleurs, dernièrement pour vous informer, il y avait au Conseil supérieur de l'éducation un comment dire un vœu intersyndical qui qui demande à ce que et qui était le 26 mars ce vœu réclame tout simplement un contrôle renforcer des établissements sur la mise en place des séances obligatoires des VAR et des FARES et rappelle tout simplement le cadre général.

Donc à quoi je veux revenir là ? c'est-à-dire déjà instaurer cette harmonisation pardon au sein de tout le système éducatif pour que nos messages se passent de la même manière et pour que bien sûr l'instruction soit faite de la même manière en respectant tout simplement la programmation et la réglementation définie par l'éducation nationale. Très bien.

Merci beaucoup monsieur Vitard parce que je pense que vous être amené à répondre à ce qui vient d'être dit. Oui, je je je vous remercie pour votre sollicitude, pour nos pour nos pour nos établissements. Alors, je ne suis pas l'enseignement catholique.

Je crois que vous les recevrez après. Donc je ne parlerai pas au nom de l'enseignement catholique. Non, non, mais je sais bien, je je me permets de vous taquiner en toute en toute amitié.

Euh non, sérieusement, ce que vous dites est vrai. Le ministre nous l'avait dit et la DGSCO la semaine dernière en en CSE l'a la la l'a précisé. Nous avons une petite une petite liberté dans l'enseignement catholique visà des sciences.

Ça ne veut pas dire, bien entendu et compter sur nous parents pour être extrêmement vigilant, ça ne veut pas dire, il est hors de question que n'importe quelle association d'un extrême ou d'un autre, je parle aussi au niveau philosophique, interviennent dans les établissements. Ça c'est hors de question et comptez sur nous pour être extrêmement vigilant. Alors pour après pour répondre à votre question, je rejoins mes collègues.

Nous on va le savoir par le retour de l'enfant le soir. Et donc comme je vous ai dit, nous comme comme vous tous, on reçoit tous les parents y compris toutes leur croyances philosophiques, toute leur rigidité éventuelle. C'est ce qui fait la société.

Donc notre premier travail va être de voir si d'autres enfants de cette classe, de ce groupe classe, se sont sentis aussi blessés dans le propos qui a été dit. Et oui ou non. Et parfois c'est non.

Et dans ce cas-là, parfois, ça sera l'appel local qui va faire un travail d'explicitation avec cette famille en lui disant "Écoute, entre guillemets, tu es tu es tu es tu es tuas tu es un peu rigide, tes enfants, il faut qu'ils passent des concours républicains, il faut pas qu'ils aient des œillères et ça nous paraît essentiel." Donc ça c'est un travail qui peut paraître anecdotique mais qui est essentiel. Si effectivement beaucoup de parents ont été choqués et bien évidemment, on va voir le chef d'établissement et s'ils font, on verra le rectorat.

Mais ce qui me paraît aussi essentiel, c'est ce que vous avez rappelé, c'est que un enseignant doit être présent. nous y tenons beaucoup et je crois qu'on peut peut-être améliorer le système si on veille à ce que l'enseignant ne soit pas corvéable. C'est-à-dire bien sûr que ça peut être un enseignant d' SVT, on a tous connu une génération où c'était les enseignants d' SVT qui faisaient l'éducation sexuelle un chat un chat dans les grandes classes et qui étaiit parfois pas du tout emballé par le sujet.

Donc on peut avoir des enseignants par exemple des enseignants de de PS. Pourquoi un enseignant de PS ? Parce que l'enseignant de PS, il prend le groupe classe, il va à la piscine à pied dans les grandes villes, il va au gymnase à pied.

Donc les élèves sont plus détendus. Donc il peut mieux voir les personnalités qu'un prof de français ou de SVT qui verra les enfants et que ça aidera en faisant un grand cours. Donc déjà bien choisir les enseignants qu'ils soient motivés et ce qui permettra peut-être ce qui a été souligné, ça peut être parfois arrivé si par malheur l'enseignant n'est pas là les 10 minutes des 2 heures d'intervention où il va y avoir un dérapage et bien c'est très gênant.

Voilà. Donc euh on on il faut veiller à ce que les enseignants soient motivés et et soient là, que les associations euh forment correctement leur leur leurs membres. Euh c'est une formation dans dans le domaine des Vars qui peut qui peut durer parfois 1 an ou 2 ans par ils font comme ils veulent.

Ça peut être des samedis pour les gens qui travaillent, ça peut être mais c'est un sujet qui demande du sérieux. Et nous parents d'élèves de l'enseignement privé catholique sous contrat, soyez certain que nous nous fons très attention à ce que euh une association qui aurait des œillères euh ne puisse pas rentrer dans nos établissements et dire n'importe quoi. Nous nous en sommes garants et nous ça nous paraît très important.

Si si je si je peux ajouter, je crois que monsieurouci madame la présidente. Je voulais revenir quand même pour nous parce que je l'ai entendu tout à l'heure à la FCPE, je crois qu'on avait travaillé avec le ministère de l'éducation nationale en très bonne intelligence, je dis bien en très bonne intelligence pour porter ce programme. On l'apportait à travers bien sûr des webinaires qui ont été vu et porté pour tous les parents, je dis bien pour tous les parents de la France et ouverts en même temps sur l'étranger et et ça c'est important pour nous pour la promotion bien sûr de ce programme pour le développer.

On l'apportait aussi avec des associations, je je je si je peux me permettre de donner un nom, le planning familial avec lequel on avait travaillé, avec lequel on avait aussi mis des webinaires, des formations et tout ça. Et le but de tout ça, c'est pour que ça soit dans un climat scolaire serein. Parce que le plus important c'est que effectivement il y avait des débats au niveau des conseils d'école, au niveau des conseils d'établissement, il y avait même des campagne antiars et tout ça parce qu'on n'a pas compris parce qu'on a diffusé peut-être des éléments qui étaient tout à fait contradictoires par par la portée pédagogique et l'intérêt que ça suscite ce programme.

Et je pense que maintenant avec le temps aussi bien dans les établissements au premier degré au 2è cycle aussi je crois que le message est passé et que les équipes commencent à trouver un peu plus de sérénité pour travailler en bonne intelligence avec la communauté éducative à ce sujet. Oui, je je Allez-y monsieur Garot, après je poserai des questions, je vous en prie. Oui, je je voudrais juste compléter un petit peu les les choses puis peut-être revenir aussi aux questions que vous avez posé via le document sur le programme Evars.

Euh, il est difficile je pense pour nous aujourd'hui de répondre à ces questions dans la mesure où le programme à nos yeux est en train de démarrer. Il est en train de démarrer pour deux raisons. La première, c'est qu'effectivement, il est mis en place cette année.

Donc c'est quelque chose qui se met en place progressivement. Et le second point, c'est que il y a quand même une un travail de préparatoire dans les établissements qui prend du temps, qui prend beaucoup de temps. Et d'ailleurs, je vais pas me faire ici l'avocat de l'enseignement catholique.

C'est pas mon rôle. Je suis président de la Fédération des parents d'élèves de l'enseignement public. Je pense que les choses sont relativement claires.

Ce que je constate sur le territoire que je connais le mieux qui est le territoire parisien, c'est que globalement aujourd'hui les établissements qui les premières ont mis en place ce programme, c'est l'enseignement privé. et notamment catholique en particulier parce qu'il y avait de la part des pouvoirs publics et des autorités une attente forte dans le fait que ces établissements applique le programme le plus rapidement possible et le mieux possible. Je dirais que pour l'enseignement public que je connais sommes toutes beaucoup mieux, c'est en train de démarrer.

C'est-à-dire que les premières interventions, en tout cas un petit peu importantes, remontent à peine à quelques semaines et véritablement je pense que ça va démarrer là à partir de peut-être la semaine prochaine ou probablement même plus après les prochaines vacances. Donc il est difficile pour nous de vous faire un retour. Il semblerait que les établissements optent majoritairement euh sur pour pour mettre pour solliciter les enseignants plus que des associations externes et qu'il ne le fassent.

Mais là, c'est une conclusion que je dirais tout à fait provisoire au vu de ce que j'ai dit précédemment, au vu du fait que elles sont évidemment toujours enfin ces établissements et leurs directions sont quand même un petit peu précautionneuses quant à l'idée à la fois d'appliquer un programme qui est susceptible de susciter chez certains parents des interrogations et des doutes. Rajouter le doute d'un intervenant extérieur inconnu par définition ou peu connu. évidemment ajouter un trouble à un problème et donc opte plutôt pour les enseignants et il semblerait que on opte finalement on choisisse le recours à une association qu'à partir du moment où on constate chez les enseignants une résistance importante à l'idée de se coletter un sujet qui avec lesquels eux-mêmes ne sont pas forcément toujours très à l'aise.

Et il semblerait même d'ailleurs que certains enseignants, même après une formation ai ai aient la sensation et l'impression de ne pas avoir véritablement la formation nécessaire pour faire leur intervention. Voilà, je m'arrêterai là. Je vous laisse poser vos questions ?

Oui, une précision suite à ce que je viens de dire monsieur Garot. Oui, chez nous, alors l'enseignement catholique a tenu à maintenir son sigle EARS. Nous parents d'élèves et VAR, ça nous va très bien mais le voilà ce qu'on ce qu'on faisait depuis des années dans nos établissements, le ARS, ça s'appelle l'éducation à la vie affective, relationnelle et sexuel.

Et évidemment, c'est tout à fait ce que ce que ce que ce que font les programmes officiels aujourd'hui. L'intérêt du programme officiel, c'est qu' est extrêmement précis classe par classe et ça nous va parfaitement. Euh on on en revient à l'idée que les professeurs doivent être volontaires et bien sûr euh si le professeur est volontaire est enthousiaste, on peut aussi se poser la question "Est-ce qu'il faut absolument qu'une association extérieur vienne ?" Oui ou non ?

C'est effectivement une vraie question euh qu'on qu'on voit apparaître en débattant. Très bien. J'ai j'ai une question complémentaire, c'est la question de de de la chaîne de signalement.

Euh vous vous témoignez du fait que quand un incident ou quelque chose de plus grave arrive, y compris lors de ces interventions parce que tout peut avoir des conséquences bien sûr qu'on ne mesure pas forcément au moment où où les faits ont lieu. vous signalez au chef d'établissement euh et est-ce que vous dans votre situation de de de représentant des parents, vous avez un retour un peu global de de tout ça, de ce que ça devient ? Euh est-ce que vous avez un bilan annuel par exemple des associations qui sont intervenues ?

Est-ce que vous avez une liste ? Est-ce que vous savez quelles sont les associations qui interviennent dans votre département ? par exemple.

Euh et euh et ma dernière question euh est-ce que vous avez un bilan annuel euh des faits de ce qui sont devenus de du traitement qui a été euh effectué euh puisque la remontée de fait c'est la grande avancée euh mais pour autant euh il faut en faire quelque chose euh puisque en fait dans votre rôle vous représentez à la fois les parents d'élèves, mais à la fois aussi ce regard extérieur de sécurité sur vos sur vos enfants et ces informs. ces informations là sont quand même essentielles pour vous. Euh j'ai à ma connaissance le fait qu'un certain nombre d'associations ont été à l'origine de faits euh qu'on pourrait dans certains cas qualifier euh euh de grave en tout cas euh ennuyeux et un pas très en accord avec les les objectifs du programme et qui pour autant ont continué à agir dans d'autres établissements.

C'està-dire que dans l'établissement d'origine, elle était plus là mais pour autant on les a retrouvé d'un département à l'autre mais parfois dans le même département. Euh voilà, donc le sujet c'est un peu celui-là hein quand même de de la commission d'enquête, c'est et les VAR, c'est vraiment un sujet extrêmement sensible parce qu' euh il est essentiel et donc il faut l'aborder dans le cadre du programme et de de la façon dont c'est dont dont c'est prévu au fond. Euh et pour autant euh on voit bien que c'est un peu symbolique de ce qui pourrait se passer et de des des dérives qui pourraient en découler.

Monsieur, merci madame la présidente. Si je peux me permettre, je vous remercie de cette question parce que ça fait partie de nos interrogations aussi en tant que d'acteur sur le terrain et ça fait partie de nos revendications par rapport à à à ce sujet. Et pour être honnête avec vous, on n' pas de bilan annuel, on n' pas de statistique chiffrée, on peut pas l'avancer.

Nous à la FCPEA aujourd'hui, on peut pas vous dire un chiffre. Mais oui, sporadiquement et en fonction des remontées parce que il faut pas l'oublier aussi en fonction des remontées de terrain d'un territoire à un autre. On entend bien sûr qu'il y a des incidents comme vous l'avez souligné entre parenthèses mais malheureusement malheureusement on n'a pas un état des lieux déterminés chiffrés et dans ce sens-là c'est pour ça que tout à l'heure quand on avait évoqué ces questions comme ça on on se disait à rendre obligatoire et systématique et public le bilan annuel ça on le demande on on cherche à ce que à travers votre commission et à travers beaucoup recommandation qu'on peut avoir ça qu'on ait une traçabilité départementale sur toutes les associations qui traversent par le billet de leur intervention des des établissements et qu'il y ait excusez-moi le terme une banque de données dans laquelle on peut savoir et bien c'est l'association X elle était je sais pas en Occitanie ça s'est mal passé et ben c'est pas une raison qu'il va réagir en Iser ou il va réagir en Île-de-France parce que on a cette traçabilité et c'est cette traçabilité qu'on cherche pour nous pour à la fois, j'avais évoqué tout à l'heure le mot climat scolaire serein.

Pour nous le climat scolaire serein, c'est le fait d'avoir une situation apaisée aussi bien entre la communauté éducative, aussi bien entre les enseignants, aussi bien entre le chef d'établissement et aussi bien devant la diversité du public qui qui est à l'intérieur de nos établissements. Il y a un statut socioprofessionnel tout à fait différent et qui n'est plus le même statut des années 80, qui n'est plus le même statut des années 2000. L'école a changé et le profit de notre école a changé et les attentes des parents ont changé également.

Donc il y a rendre public si je peux un peu dire ce ces éléments renforcer les réunions du class la commission nationale les fréquent les franqu ils sont tellement une fois par an excusez-moi c'est pas en en un en un an qu'on peut avoir des remontées sur tout le territoire et avoir tous les éléments qui peuvent renforcer à donner ou pas à réautoriser ou pas l'agrément à une association. Il y a ce côté aussi que le chef d'établissement peut décider aussi vu des situations dans lesquelles il se trouve là aussi peut-être avec un renforcement de contrôle et je ne parle pas pour la déclaration bien sûr sur les finances à l'intérieur de ces associations sur les attentes, sur le contenu pédagogique tous ces éléments-l pour ne pas dire un mot un cahier de charge entre guillemets qui pourrait être une fiche technique de l'association qui permet permettrait de nous donner une traçabilité et de savoir dans quel sens il intervient et pour quel intérêt. Et je reviendrai tout à l'heure aussi par rapport à des associations qui profitent des élections des parents d'élèves aussi et qui peuvent avoir accès dans des établissements pour d'autres intérêts.

J'en parlerai tout à l'heure monsieur Garot. Oui, je vais essayer de faire cour à à vos à l'ensemble de vos questions, la réponse est négative. Voilà, c'est assez simple.

Et si je poursuis l'exemple que je vous ai donné tout à l'heure, euh après avoir fait une remontée auprès de mon rectorat, j'ai trouvé un directeur académique qui était très ennuyé par la situation et peut-être, je sais pas, 7 8 mois plus tard, il m'a appelé et il m'a dit "Écoutez, par rapport à l'incident que vous m'aviez remonté, l'association n'interviendra plus dans votre établissement, soyez-en assuré. Mais j'ai constaté que l'association continuait à intervenir dans les autres établissements. Monsieur Victor.

Oui. Donc hélas même réponse. Du coup ben je je vais essayer de vous faire rapidement deux deux pistes d'amélioration.

Je pense que les parents correspondant tout leur rôle et donc quand il une association qui vient et dysfonctionne, il est important que il n'y ait pas qu'un parent qui aille voir le chef d'établissement mais qu'il soit deux. Ça me paraît prudent et je pense que là les parents correspondants ont tout trouvé pour faire ça. Euh qui on on devrait avoir un bilan annuel, je suis tout à fait d'accord avec vous.

Et l'autre proposition, c'est et notamment dans le primaire, il y a toujours une réunion de rentrée euh où tous les parents sont convoqués. Alors, je dis le primaire effectivement au collège lycée, il y a moins de parents présents. Bon, c'est c'est la vie.

Les enfants sont plus autonomes également, mais au moins au primaire, il y a quasiment tous les parents. Et donc là, pourquoi ne pas imposer que le chef d'établissement, la directrice d'école, le le proviseur, le le CE chez nous prennent ne serait-ce que 5 minutes de ce temps-là pour rappeler, rassurer tout le monde les objectifs précis de la classe de de de l'VARS ou de l'évard, ce qui est tout à fait bien. Ça permettrait peut-être de détendre l'atmosphère de certains parents un peu tendus, un peu crispé et puis qu'il disent tranquillement bah voilà comment cette année les trois fois 2 heures vont se faire pour vos pour vos enfants.

Ça sera madame Machin qui est professeur de telle discipline ou monsieur machin. Et effectivement on vous signale qu'une fois ou deux fois il nous apparaît important qu'une personne étaé extérieure ou qu'une association extérieure vienne il s'agit de telle association. Et voilà et je pense que ça ça éviterait beaucoup de de crispation.

C'est très simple, ça leur prendrait quelques minutes. C'est un petit peu comme si le chef d'établissement avait obligation à cette réunion de rentrée de dire qu'est-ce qui va se passer si un enfant est harcelé. Si le chef d'établissement est pas capable de faire une synthèse convaincante en 3 minutes aux parents, il y a un loup, il y a quelque chose qui va pas.

Donc je pense que ça serait très très bien d'instaurer ça, de leur proposer ça. Ils prennent quelques minutes pour dire comment un harcèlement va être traité. Ils prennent quelques minutes pour dire comment le programme des VAR ou des vares va être traité et par qui dans l'année.

Merci. Merci beaucoup pour ces ces propositions partant d'un constat manifestement unanimement partagé. Est-ce que peut-être vous pourriez nous préciser ce que vous aviez en tête lorsque vous nous avez dit que pardon oui monsieur Oui.

Quand vous nous avez dit que à l'occasion des élections de parents d'élèves, certaines associations essayaient de rentrer dans les écoles avec d'autres intérêts. Non, je je pense comme vous le savez, au début de chaque année, au niveau des écoles, on vit les élections scolaires et à l'intérieur de ces élection des élections scolaires, il arrive comme on l'a senti dans certaines régions, un certain entisme de certaines associations, de certains parents qui se regroupent sous d'autres termes pour des buts qui n'ont rien à voir avec l'éducation, mais en profitant, si je peux me permettre le mot, de passer à travers les instances de ces établissements pour faire passer d'autres messages et alors comme on va aller vers la fin de cette audition euh on va peut-être couper cours au périphes vous pensez à des associations comme parents vigilants et cetera. Bon je vous en prie.

Bon voilà donc c'est bien de ça dont vous parlez. C'est à ça que je sens et donc il faut il faut faire attention à tout ça parce que ça peut perturber déstabiliser le sens propre de de l'école et du message de notre école à à protéger. Merci.

Bien. Est-ce que vous avez d'autres d'autres éléments complémentaires monsieur Garot ? Oui, peut-être un un élément conclusif aussi pour dire une chose qui pourra peut-être paraître un peu paradoxale puisqu'on est là ici essentiellement pour euh essayer d'améliorer l'intervention des associations dans les établissements au sens de faire en sorte qu'elle soit le moins possible l'origine de trouble.

Bon, il en demeure pas moins que d'une façon générale pour les parents, pour beaucoup de parents, il est quand même bien plus tranquillisant d'avoir dans l'école affaire à des enseignants beaucoup plus qu'à des associations plus ou moins anonymes choisies par d'autres. Et dans une certaine mesure, il y a aussi quand même une interrogation peut-être aussi à avoir dans le fait de voir l'État en quelque sorte se désengagé un petit peu de certaines responsabilités, notamment quand il s'agit de tenir des discours qui pourraient être des discours polémiques pour une partie au moins des parents, finalement de se défausser en quelque sorte sur des associations qui représentent en quelque sorte le faunet d'un discours qui parfois pour beaucoup de parents peut être perçu comme des temps de nature idéologique. Et donc ça là-dessus, on il me semble important de de pointer du doigt cela surtout à l'heure où l'éducation nationale aujourd'hui est en difficulté vraiment avec un corps enseignant qui malheureusement ressent un profond malaise à travers le pays pour tout un tas de raisons que on va certainement pas épuiser dans les minutes qui viennent et à un moment aussi où beaucoup de parents ont un sentiment un peu de défiance vis-à-vis de l'institution.

Donc il ne faudrait pas en particulier que la manière de faire intervenir des associations, ce qui peut-être une façon un peu commode de se défausser aussi pour des chefs d'établissement ou des enseignants du traitement de certains sujets n'aboutissent pas à une augmentation de la défiance vis-à-vis de l'institution et de ces acteurs. Monsieur Vita vous les compléter ou Non ? Non, je je rejoins tout à fait ce que dit monsieur Garot.

Effectivement la une des questions et pourquoi faut-il absolument que des associations extérieures viennent ? Est-ce que le corps enseignant lui-même bien formé et volontaire ne peut pas le faire ? Et on peut aussi envisager ça.

Monsieur Lala. Oui. Oui.

Donc je dans la même continuité, c'est je peux dire l'école doit rester un lieu sûr, libre et pluraliste. Toute intervention extérieure doit être encadrée et transparente. Sinon, nous risquons de perdre ce qui fait la force de notre République.

Merci. Très bien. Merci beaucoup.

Je vous remercie pour Oui, pardon messieurs, mais dans une vie antérieure, j'étais inspecteur général de l'éducation nationale et je recevais régulièrement les gens qui ven expliquer qu'il fallait absolument ouvrir l'école aux associations extérieur pour venir dans les écoles, dans les collèges, dans les lycées faire un certain nombre de choses dans bien des domaines différents. D'ailleurs, j'étais moi favorable à la formation des enseignants et je disais au ministre successif que j'ai servi h par exemple puisque maintenant on est dans l'évard. Après tout, on peut très bien rajouter au programme de formation du corps enseignant en tout cas dans certaines disciplines, cette formation là qu'ils peuvent transmettre.

L'avantage, c'est que les enseignants sont sous l'autorité hiérarchique du chef d'établissement, sous l'autorité hiérarchique des autorités euh académique et donc sont responsables. Pardon de vous dire hm ça a pas été si simple et beaucoup ont choisi souhaiter que ce soi des associations extérieures qui fassent ces interventions pour des raisons multiples sur lesquelles il est pas utile de revenir. Moi, je suis assez d'accord avec ce que vous venez de dire à la fin.

Si on formait les enseignants de manière élargie sur ces sujets là, ils auraient la responsabilité de leurs propos. Ils auraient et nous aurions tous pour les parents la garantie du série de la formation initiale et de l'encadrement et ce serait plus simple. Mais je ne suis pas convaincu que ce soit comment dire l'évolution actuelle.

Nous avons donc une belle unanimité autour des objectifs et de la méthode. Merci beaucoup chers collègues Roger Carci, je donne le nom parce que c'est pour l'audition. Euh je vous remercie beaucoup et euh je vous rappelle qu'il y a donc eu un questionnaire euh qui vous a été envoyé et on on attend évidemment des réponses écrites et si vous avez des chiffres nationaux, des remontées euh de terrain, ça nous intéresserait quand même même des éléments qualitatifs, hein, comme des faits qui qui qui vous interpellent et des processement de suivi et de réaction.

Merci. Parfait. Ah.