Meeting de Nicolas Dupont-Aignan - Aix-en-Provence
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- 5:33Invité politiqueChiffre
« 60 milliards d'impôts en plus en 5 ans, gaspillés, sans pour autant vraiment réduire le déficit budgétaire. »
- 6:00Invité politiqueChiffre
« 20 ans de gouvernement, 50 premiers ministres. »
- 6:09Invité politiqueChiffre
« Des décisions catastrophiques pour nos armées, moins 50 000 postes. »
- 6:13Invité politiqueFait
« Des décisions catastrophiques pour notre économie, la directive travailleurs détachés. »
- 9:35Invité politiqueChiffre
« Moins 40 %. »
- 11:26Invité politiqueChiffre
« Doublement du nombre de faillites de nos éleveurs laitiers. »
- 13:29Invité politiqueChiffre
« Un million de chômeurs de plus sous le mandat Sarkozy-Fillon. »
- 13:32Invité politiqueChiffre
« Un million de chômeurs de plus sur le mandat Hollande-Macron. »
- 25:17Invité politiqueChiffre
« 80 milliards d'impôts en plus. »
- 30:45Invité politiqueFait
« je veux bien évidemment cesser l'appel d'air social par des prestations sociales qui font venir un flux d'étrangers »
- 30:54Invité politiqueFait
« si on ne bâtit pas une coopération entre l'Europe et l'Afrique pour développer ce continent, on peut dire adieu à la stabilité de l'Europe, comme de l'Afrique »
- 34:02Invité politiquePromesse
« je veux un fonds de relocalisation de 10 milliards d'euros pour prêter les machines outiles, les robotiques, aux entreprises qui relocaliseront des usines venant de Chine »
- 34:36Invité politiquePromesse
« je veux baisser l'impôt sur les sociétés de moitié uniquement pour les bénéfices réinvestis en France »
- 35:01Invité politiqueFait
« 40 milliards pour les entreprises, ça a arrosé le sable »
- 35:35Invité politiqueFait
« une entreprise multinationale paye 3% ou 5% d'impôts sur les sociétés quand nos PME sont accablés de charges »
- 36:25Invité politiquePromesse
« baisse de 10% de l'impôt sur le revenu, suppression des droits de succession jusqu'à 500 000 euros par enfant »
- 37:21Invité politiquePromesse
« je veux augmenter de 100 euros par mois la retraite de 6 millions de retraités »
- 45:19Invité politiquePromesse
« chaque personne qui touche le RSA donnera une journée par semaine de travail à la collectivité »
- 46:31Invité politiquePromesse
« j'exonérerai de toute charge sociale les entreprises qui, pendant cinq ans, recruteront un chômeur de très longue durée »
- 46:52Invité politiquePromesse
« tous les jeunes qui sortent du système scolaire sans formation auront droit à un crédit de formation professionnelle qu'ils pourront utiliser pendant dix ans, quinze ans »
- 50:47Invité politiqueChiffre
« j'ai un objectif, c'est de faire passer la part des Français propriétaires de leur logement de 58% à 75% »
- 55:22Invité politiqueFait
« nous avons les dons des particuliers. »
- 55:44Invité politiqueFait
« un complément d'enquête vient d'expliquer comment les sondages étaient truqués »
- 57:07Invité politiqueChiffre
« 18%. 18%. »
- 1:04:07Invité politiqueFait
« Ce qu'avaient fait Dominique de Villepin et Jacques Chirac sur l'Irak. Ils avaient sauvé la France à cette époque-là. »
- 1:04:42Invité politiqueFait
« Par qui on le remplace ? Par Daesh ? Par les autres ? »
- 1:05:37Invité politiqueChiffre
« 20 millions de Français qui n'ont pas choisi. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan86 %
- ?13 %
≈ 117,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Bon,
ça fait du bien l'accueil comme ça à Aix-en-Provence. Merci à vous tous pour...
Ça
donne le moral. Merci à vous tous. Je suis tout ému d'être à Aix-en-Provence. Ça fait bien longtemps que je n'étais pas venu dans votre belle ville. Je voudrais remercier notre secrétaire départemental, notre cher Raoul,
qui
est le
plus
jeune d'entre nous.
Le
plus jeune d'entre nous.
Et
à travers lui,
je
salue toute l'équipe des Bouches-du-Rhône. Toute l'équipe de Bouches-du-Rhône. D'abord, les militants fidèles depuis tant d'années. Et ils se reconnaîtront. Et puis, les élus, Serge et d'autres. Et bien sûr, notre conseillère départementale, que nous sommes très heureux d'accueillir ici. On peut la féliciter.
Il
fait chaud ici. Je remercie Victor Beringuel, qui est notre membre du Bureau national
et
qui fait honneur
au
département à la fois du Midi et de Montagne.
Et
alors, il aime bien qu'on dise, parce qu'il est maire de Savine-le-Lac, et je peux vous dire qu'il aime sa montagne. Et la montagne, elle est aussi dans le Midi. Donc, il faut le saluer. Et puis, je voudrais vous saluer, vous tous, de cette bonne ville d'Aix. Ville absolument superbe, magnifique, qui affronte aussi, bien sûr, comme toutes les villes de France, des difficultés. Mais on a fait un tour sur le cours Mirabeau. Et quel accueil ! Quel accueil ! Et puis, en plus, la glace était très bonne.
Mais
je ne
suis
pas là pour vous parler d'Aix-en-Provence.
Je
ne
suis
pas là pour vous parler de vous, même de nous. D'ailleurs, vous avez remarqué pendant cette campagne,
ce qui
était tragique,
c
'est que les hommes politiques ne parlaient que d'eux, jamais des Français.
Comme
si, en vérité, il y avait deux mondes.
Un
monde qui tourne en rond, qui est toujours le même,
qui
est celui d'une classe politique aux abois,
qui
ne pense qu'à elle. Et puis, les Français qui se détournent d'elle, qui ne la respectent plus, qui, finalement, ont perdu le sens de l'espoir, de l'espérance, de l'effort collectif. Et voilà pourquoi je suis candidat. Tout simplement, c'est écrit derrière nous, partout, « Debout la France ». « Debout la France », ça veut dire quoi
? Ça
veut dire « Notre pays a plein d'atouts
».
Notre pays, il est absolument merveilleux. J'étais, il y a quelques heures, dans le Vaucluse, à visiter une cave viticole de Châteauneuf-du-Pape. Quatre générations, un savoir-faire, une exportation de par le monde. Partout, il y a des talents. Partout, il y a des terroirs. Nous sommes la troisième puissance scientifique. Nous avons la deuxième zone maritime. Nous sommes la cinquième ou sixième puissance économique du monde.
Et
alors ? Et nous avons l'impression d'être gouvernés par des nains de jardin
depuis
tant d'années.
Nous
avons
l
'impression
que,
finalement, nos dirigeants ne sont pas à la hauteur
de
notre peuple.
Et
c'est ce décalage de plus en plus insupportable pour les Français.
Mais
face à ça,
il
y a deux façons de réagir.
Il
y a la première qui est celle d'aujourd'hui, qui est que chaque Français se recroqueville sur lui-même, sur son bonheur personnel, sur ses soucis quotidiens, sur sa vie.
Et
puis,
le
pays laisse diriger par cette bande-là, des bandes qui se succèdent les unes aux autres, mais qui appliquent la même politique.
Et
puis, il
y a
l'autre attitude,
qui
est l'attitude des résistants,
des
conquérants,
qui
consiste à dire à un moment, est-ce que ce n'est pas à nous, individuellement,
de
reprendre notre pays en main ? Est-ce que ce n
'est
pas à nous de faire vivre la démocratie
? Et
je veux vous poser,
en
ce jour, en cette fin de campagne, deux questions très simples. La première, est-ce que vous voulez en reprendre pour cinq ans ?
Est
-ce que vous voulez redonner le pouvoir à ceux qui l'ont galvaudé pendant tant d'années ? C'est ça, la question. Et je le dis,
on
m'accuse, je le vois bien ici, de critiquer. Ah, oui, je critique.
Je
critique M. Macron parce que M. Macron fait oublier qu'il a été le conseiller, puis le ministre, François Hollande, et qu
'on
ne peut pas parler du bilan de ce dernier quinquennat, sans bien voir que l'un des principaux artisans de ce bilan, c'est celui qui prétend s'en détacher, M. Macron. Et qu'il
y a
un moment, il faut quand même rappeler la vérité aux Français, face à tant d'impostures, tant de mensonges.
Et
oui, je le dis parce que c'est inacceptable en démocratie de se faire passer pour le chevalier blanc, alors qu'on est responsable de la ruine du pays, 60 milliards d'impôts en plus en 5 ans, gaspillés, sans pour autant vraiment réduire le déficit budgétaire. Oui, il a un bilan sur les mains.
Et
on nous le fait passer pour la nouveauté, la modernité.
Mais
c'est criminel, criminel, insupportable.
Et
il y a bien un moment où il va falloir le dire, et il faut que les Français le sachent. Et je ne me priverai pas de le dire.
Mais
il y
en
a de même pour l'autre larron. On m'accuse de le critiquer, alors on dit que
ce
n
'est
pas bien, mais quand même. 20 ans de gouvernement,
20
ans de gouvernement, 50 premiers ministres,
50
premiers ministres.
Des
décisions catastrophiques pour nos armées, moins 50 000 postes. Des décisions catastrophiques pour notre économie, la directive travailleurs détachés, la signature de tous les traités européens,
la
signature de le traité qui a supprimé les frontières de la France.
Et
on ne devrait pas le dire.
Et
on va en reprendre pour 5 ans.
Mais
est-ce que c'est acceptable ? Et ce n'est pas parce qu'il est de droite par rapport à la gauche qu'on devrait accepter d'en reprendre pour 5 ans, en vérité. Avec exactement la même politique. Simplement, il
y
a un emballage rose d'un côté, il
y a
un emballage bleu de l'autre. Ça change bien sûr certaines choses, mais ça ne change pas fondamentalement les grandes orientations.
Et
je veux vous l'expliquer.
On
ne traitera pas le problème du chômage, on ne traitera pas le problème du pouvoir d'achat, on ne traitera pas le problème de l'immigration, on ne traitera pas le problème de l'insécurité, on ne traitera pas le problème de l'école publique, de l'hôpital, si on ne change pas les causes de ces problèmes, si on ne s'attaque pas aux vraies origines. Comment contrôler les frontières ? Comment, pardon, réduire l'insécurité sans contrôler les frontières ? Expliquez-moi. Expliquez-moi comment on développe l'emploi dans les PME, chez les artisans, si on ne supprime pas la directive travailleur détaché,
qui
fait qu'un travailleur, et ce
n'est
pas qu
'il
soit roumain qui me gêne,
ne
paye pas les charges sociales en France,
et
a un coût de l'heure qui est divisé par deux par rapport à nos artisans dans le bâtiment.
Alors
on peut dire l'emploi, l'emploi, l'emploi, mais ça ne changera rien si on ne change pas le cadre.
Je
veux vous le faire comprendre. Je vais vous citer quelques exemples
fondamentaux,
les travailleurs détachés.
J
'ai posé la question à M. Macron pendant le débat sur BFM. Vous avez vu la réponse
? Pas
de réponse. Mais bien sûr, ce sont eux qui l'ont signé.
Comment
voulez-vous qu'ils changent ce qu'ils ont créé ?
Je
vous rappelle toujours cette phrase d'Einstein. Ce ne sont pas ceux qui ont créé les problèmes qui pourront les résoudre.
C
'est évident,
mais c
'est concret.
Je
voudrais qu'enfin,
on
sorte
de
la politique spectacle, de la politique showbiz, pour bien comprendre qu'il y a un lien entre la situation du pays
et
les décisions qui ont été prises à un certain moment.
comme
dans la vie,
comme
dans une entreprise, comme dans une famille, comme dans sa vie personnelle.
Si
on ne travaille pas avant un examen, c'est rare qu
'on
l'obtienne.
Si
on a une entreprise et qu
'on
ne travaille pas et qu
'on
ne fait pas de belles prestations pour ses clients, c'est rare qu'on ait de nouveaux clients. Eh bien,
il
serait peut-être temps en politique
de
faire un lien entre les décisions qui sont prises et les résultats du pays et de notre vie quotidienne.
Je
vais vous donner un petit exemple. Vous avez entendu parler de ces accords de libre-échange, le TAFTA, traité transatlantique. Vous avez entendu parler peut-être du CETA, c'est le traité avec le Canada.
Il
a été signé dans l'indifférence générale.
Le
Parlement européen l'a voté.
Il
s'est appliqué avant que le Parlement français ne le vote.
Et
très concrètement, c'est l'importation de 75 000 tonnes de viande de boeuf canadienne
sans
les normes européennes, c'est-à-dire bourrées d'hormones, bourrées de produits d'antibiotiques. Et j'ai vu au Salon de l'agriculture des éleveurs français pleurer devant moi
en
me disant,
ce
sont les meilleurs morceaux qu'on va importer du Canada. Vous savez, M. le député, à combien ils vont arriver
? Moins
40 %. Comment voulez-vous que nous, à qui on interdit de mettre des hormones de croissance dans nos bêtes, à qui on interdit de mettre des antibiotiques, et c'est tant mieux, c'est l'honneur de la France et de l'Europe, comment voulez-vous qu'on arrive à vendre nos viandes ? Donc ça veut dire quoi ? Ça veut dire que les cours vont chuter, ça veut dire qu'il y a des dizaines d'exploitations, si ce
n'est
pas des centaines ou des milliers, qui vont fermer en France. Voilà le résultat.
Mais
on a déjà connu ça sur les côtes à laitiers. Côtes à laitiers,
c
'est M. Fillon, le maire, qui décide de supprimer les côtes à laitiers. C'est un peu technique, mais c'est important pour comprendre.
À
l'époque, je dis que c'est une folie.
On
me dit, Nicolas, tu as raison, dans les couloirs de l'Assemblée des députés, des amis à moi me disent, tu as raison, mais on ne peut rien faire. Ah, oui, ça a été négocié à Bruxelles et on a été mis en minorité à 28.
Et
alors, vous avez pu dire, maintenant, clause de sauvegarde, droit de veto. Ah oui, mais on n'a pas pu se battre.
Il
va falloir adapter.
Et
puis, ça s'applique qu'en 2015.
On
ne sera plus là en 2015.
Ça,
c'est vrai qu'on n'a plus été là. Et puis, il
y a
un nouveau président qui est arrivé. Et puis, le nouveau président, il me l'a dit en face, dans son bureau à l'Elysée.
Je
lui parle des côtes à laitiers. Il me
dit,
mais qu'est-ce que vous voulez que je fasse
? Ça
a été décidé par mon prédécesseur.
Et
je lui dis, mais vous êtes président de la République, que je sache. Mais, de toute façon, ce n
'est
plus nous qui décidons.
Ça
se décide à Bruxelles et on a été mis en minorité. Je ne peux plus rien faire pour les agriculteurs. Textuel.
Alors, il
se retourne vers le Premier ministre. Il dit, il faudra leur trouver une petite aide
pour
combler tout ça. Voilà. C'est symbolique
de
l'état du pays. Cette année, en 2016, un an après l'application
de
cette disposition européenne qui supprime les quotas laitiers, c'est-à-dire qui supprime l'organisation de marché du lait, doublement du nombre de faillites
de
nos éleveurs laitiers. Doublement du nombre de faillites. La France va devenir importatrice de lait. Ben oui, voilà. On a accepté l'inacceptable.
Et
ça, je pourrais vous citer des exemples dans tous les domaines. Parce qu'on fait une politique, on fait une politique qui n'est plus décidée pour le peuple français, dans l'intérêt du peuple français. On ne défend plus les intérêts du peuple français. On défend les intérêts de l'Union européenne qui regroupe 28 pays, qui se retournent contre nous à chaque arbitrage.
Ça
ne peut plus durer. Alors oui, je pourrais aussi citer, bien évidemment, les conquêtes scientifiques.
Il
est normal d'investir, je suis venu dans ce TGV merveilleux,
mais
aujourd'hui, vous savez, on n'aurait plus le droit de construire le TGV en France. Bruxelles l'interdirait.
Bien
sûr, puisque c'est une aide
publique.
Puisque le TGV est né de la science, est né de l'investissement d'une société nationale, la SNCF, d'Alstom, que ça a été aidé par l'État,
comme
Airbus. Mais nous n'aurions plus le droit de faire Airbus.
Nous
n'aurions plus le droit de faire le TGV. C'est interdit par les règles communautaires.
Et
au même moment,
à
Singapour,
les
entreprises françaises
s
'implantent là-bas parce que le gouvernement singapourien subventionne leurs usines, demandent les meilleurs scientifiques en échange. J'ai vu sur place
des
entreprises de Toulouse qui sont parties à Singapour parce qu'on leur paye à une usine 30 millions d'euros,
parce
que ces pays-là ont compris la mondialisation. La mondialisation, c'est une guerre économique.
Et
dans une guerre économique, il faut armer ses soldats.
Et
les soldats, ce sont ces entreprises. Eh bien, les Américains, les Japonais, les Coréens, les Singapouriens, les Anglais,
ils
ont compris que dans cette guerre mondiale économique, il fallait aider nos producteurs, il fallait investir dans la science, il fallait conquérir des marchés et ils ne s'interdisent pas des moyens.
Que
nous, on s'interdit.
Et
c'est tout le sens de mon projet. Changer avec cette naïveté, changer avec cet esprit d'abandon
qui
fait qu'on a eu une hémorragie d'emploi.
Un
million de chômeurs de plus sous le mandat Sarkozy-Fillon. Un million de chômeurs de plus sur le mandat Hollande-Macron.
Et
vous croyez qu'on peut continuer encore 5 ans
avec
un million de chômeurs de plus ? Avec nos enfants qui
n
'ont pas de boulot, qui s'expatrient ?
Avec
des personnes de 50 ans qui ne trouvent que des petits boulots
?
Eh bien, ça se voit à force. Le pays s'appauvrit parce que les emplois sont partis. Et le pays s'appauvrit, il ne
peut
plus payer la sécurité sociale. Alors on rogne tout. Vos droits à la retraite, vos droits au remboursement des médicaments. Mais on prend le problème à l'envers. Moi, ce que je veux, c'est qu'on crée de la richesse en France. Et on peut créer de la richesse en France. Je veux vous en convaincre. C'est possible. Nous avons un pays qui a tout pour réussir. Si nous appliquons uniquement les recettes qui existent dans d'autres pays. Je ne demande rien d'extravagant. Rien d'extravagant. Tout ça pour vous dire, j'en étais la première question que je vous posais.
Est-ce que vous voulez continuer à voter pour des gens qui ont pris pendant 20 ans les mauvaises décisions en matière de sécurité, en matière d'immigration, en matière d'école, en matière d'hôpital public, en matière d'économie ? Est-ce que vous voulez continuer dans cette voie
? Non. Alors, alors,
vous ne pouvez pas, vous ne pouvez pas continuer.
Ne
serait-ce qu'à croire à cette folie du vote utile
? Ah,
le vote utile
! À
la veille de l'élection, ils veulent faire oublier leur bilan. Ils veulent faire oublier leur mauvais comportement. Ils veulent vous piéger à nouveau.
Alors,
ils vous sortent la vieille ficelle politicienne du vote utile. La vieille ficelle politicienne du vote utile. Mais il n
'est
pas utile pour vous, pour nous. Il n
'est
pas utile pour la France, ce vote. Il est utile pour eux, pour se maintenir au pouvoir, pour continuer à se gaver.
Alors, quand
on vous dit vote utile, dites-vous bien que c
'est
le vote utile pour qu'ils continuent leur petite magouille, pour qu'ils continuent leurs privilèges, pour qu'ils continuent la même politique européenne. Le vrai vote utile, c'est un vote de changement. C'est un vote de réorientation. Mais c'est là
que
se pose une deuxième question.
Oui,
on veut se débarrasser d'eux. Oui, bien évidemment. Qui peut croire que ces gens-là vont améliorer le pays alors qu'ils l'ont détruit pendant 20 ans
? Mais
la question, et je le comprends bien, que vous vous posez tous parce que vous êtes sages, parce qu'on a été trompés pendant 20 ans,
la
question que vous vous posez,
mais oui,
c'est un vote inutile de voter pour eux.
Mais
quel est le bon nouveau vote utile
? Est
-ce que finalement, est-ce que finalement,
les
nouveaux ne vont pas casser
ce
qui reste de bien de notre société
? Est
-ce qu'on ne prend pas trop de risques
à
aller vers certains ou certaines ? Et c'est là qu'il
y a
une question fondamentale qui se pose.
Par
qui
? Pourquoi
faire ?
Et
comment on remplace ceux qui s'accrochent au pouvoir
? Et
c'est là que j'arrive, si je puis dire. Pourquoi ? Pourquoi
? Non,
non, mais attendez. Pourquoi
? Parce
que jusqu'à maintenant,
parce
que jusqu'à maintenant,
les
votes alternatifs
que
l'on vous présentait
étaient
des votes de rupture dans le drame. dans le désordre, dans l'excès.
Oui,
je le dis, que ce soit le Front de Gauche avec Mélenchon ou le Front National avec Marine Le Pen, même si leurs protestations sont légitimes, les solutions qu'ils apportent sont excessives chacun dans leur genre.
Et
donc, légitimement, les Français sont tentés de protester avec eux pour se débarrasser de ceux qui nous ont fait tant de mal, mais en même temps ne veulent pas casser ce qui reste beau dans notre pays
et
en Europe.
et
voilà pourquoi le système se prolonge indéfiniment depuis 20 ans
parce
que le meilleur allié du système, ce sont les excès des deux fronts.
Et
vous voyez bien qu'on nous rejoue la pièce.
Et
voilà pourquoi je suis convaincu que ma candidature est la meilleure pour le pays parce que moi, je veux rompre avec le système, mais avec un programme d'un sérieux absolu parce que c'est une affaire grave et qu'on n
'a
pas le droit d'aller dans le décor, qu'on n'a pas le droit de faire des expérimentations hasardeuses,
qu
'on n'a pas le droit de gâcher ce qui reste beau de notre pays.
Et
voilà pourquoi je vous propose une belle alternative patriotique, humaniste et de bon sens. C'est ça l'enjeu du pays.
C
'est l'enjeu d'offrir aux Français un vrai changement sans tout casser.
C
'est tout le sens de ma candidature et c'est ce que découvrent petit à petit les Français qu'avec moi, avec mon équipe, on va faire un changement radical, mais en même temps on va rassembler les Français. on ne
va
rien casser, on ne
va
pas briser de vaisselle, on proteste peut-être moins fort,
mais
notre programme il est beaucoup plus sérieux. Il va vraiment changer le pays en profondeur.
Alors
oui, vous vous dites, il dit ça, il dit ça, bon il a peut-être l'air un peu plus raisonnable que les autres et encore,
mais
je vais vous dire, souvent j'étais devant une prison à Villepinte, jeudi,
où
des gardiens de prison insultés, martyrisés par des voyous à qui on passe tout en prison, qui on canale plus quasi gratuitement, qui insultent leurs gardiens, des gardiens à bout.
Et
il y avait un gardien qui venait de Martinique
qui
était là et qui est gardien de prison à Villepinte ou à Florie-Mérogis, je ne
sais
plus où.
Et
il me regarde,
il
m'avait écouté, il était bien,
il
me dit, vous me tentez, mais
franchement, pourquoi
je devrais vous croire vous
à
nouveau
? On
a tellement été trompés par des beaux parleurs. Pourquoi vous, dites-moi quelque chose qui est susceptible de me convaincre
? Il
avait envie d'être convaincu, il sentait que j'étais honnête, mais
il
s'inquiétait quand même.
Et
je comprends.
Et
je me suis retourné vers lui et je lui ai dit, écoutez, pour l'avenir, je ne peux rien vous dire,
si
ce n'est de vous le promettre, mais vous n'allez pas croire à ma promesse.
En
revanche, je vous demande de regarder mon parcours
et
de vous poser une seule question.
Est
-ce qu'un type
qui
a été réélu trois fois à 80% des voix dans une commune de banlieue de 30 000 habitants qui votait socialiste à 65%,
est
-ce qu'il n'y
a
quand même pas la preuve
trois
fois de suite
qu
'on a fait du bon boulot, pas moi tout seul, avec mon équipe, avec les habitants ? Et la seule chose que je peux vous dire à vous, monsieur, qui hésitait à voter pour moi. Regardez mon parcours, regardez qui je suis, ce que j'ai fait
et
faites-vous votre idée. Comparez avec les autres.
Ce
n'est pas pour la faire de la prétention, c'est simplement pour vous dire qu'une ville ruinée, on l'a redressée, que cette ville qui était surendettée, je l'ai désendettée. Cela veut dire quoi ? Cela veut dire qu'on peut changer les choses,
que
quand on a le sens de l'intérêt général, quand on associe les habitants, quand on prend des décisions de bon sens et les maires qui sont ici le savent bien,
on
peut changer les choses. Et pourquoi il y a des pays qui s'en sortent
? Et
pourquoi la France s'en est sortie à certaines périodes de son histoire
? Donc,
je ne crois pas aux tous pourris, je ne crois pas aux tous les mêmes, je ne crois pas au fait qu'on ne pourrait pas sortir la France du pétrin.
On
a tout pour s'en sortir.
Et
la seule
promesse
que je peux vous faire, c'est de rester moi-même,
c
'est d'être l'homme politique que j'ai été, qui a quitté l'UMP alors qu'il arrivait au pouvoir.
J
'aurais pu rester avec les autres, oh oui, j'aurais pu,
mais
je n'ai pas accepté que le référendum de 2005 soit violé par le Parlement. Je n
'ai
pas accepté,
je
n
'ai
pas accepté,
oui,
de faire passer ma carrière avant mes convictions et j'ai toujours fait passer mes convictions avant ma carrière et je suis fier avec vous.
Alors
on a ramé, mes amis, on a ramé, vous le savez,
vous
n'étiez qu'une poignée quand on a quitté l'UMP il
y
a 10 ans.
Et
puis petit à petit,
l
'oiseau fait son nid à force de persévérance, d'endurance, de conviction. Oh, on n'est pas à plaindre,
on
a des grands-parents qui ont été résistants,
ils
sont morts dans le maquis, ils sont morts à Londres, ils ont été plus courageux que nous. Mais ce qui est en cause, c'est quand même notre pays.
Alors
si vous voulez un homme politique qui va à la soupe, il y
a
l'embarras du choix.
J
'ai reçu d'ailleurs un message,
un
SMS, enfin plusieurs,
de
certains qui me demandaient d'abandonner ma campagne et dans un de ces messages, il y avait marqué à la fin une bonne soupe
vaut
mieux que du pain rassis.
Vous
voyez,
vous
voyez la considération dans laquelle certaines élites françaises
portent les
élus de la nation.
Et
j'ai répondu tout simplement que je n'étais pas à vendre.
Tout
simplement.
Mais un
jour, je révélerai
tout
cela parce que trop, c'est trop. Certains se croient propriétaires de la France
et
la France, elle n'appartient pas à des grands candidats, elle appartient aux petits électeurs.
Alors, je
le dis, oui,
la
question fondamentale, c'est par qui on remplace cette classe politique, fini.
Oui,
du cas. Comment ? Comment ?
Et
pourquoi faire ? Et moi, je ne suis pas ici pour vous dire que je suis le meilleur, ce n
'est
pas ça. Je suis ici pour vous dire que je vois mon rôle de président de la République
comme
celui d'un entraîneur d'une équipe de foot. Un entraîneur, c'est quelqu'un de simple. Un entraîneur, c'est quelqu'un
d
'exigeant, de respectueux des joueurs, mais qui doit être respecté aussi par les joueurs
et
qui doit faire en sorte
d
'élever le niveau général,
de
faire en sorte que les joueurs donnent le meilleur d'eux-mêmes, dans un bon esprit.
Et
c'est ça que je veux faire de la France, que les Français donnent le meilleur d'eux-mêmes et se sentent partis d'une équipe.
Et
c'est comme ça qu'on y arrivera, que l'équipe de France de 65 millions d'habitants et bien soit forte, unie, qu'elle sache où on va. Oui, je veux vous faire gagner la Coupe du Monde. C'est ça l'enjeu.
Alors,
comment
? Comment ? Il
ne suffit pas de le dire.
Il
va y avoir un entraînement sévère, mais bienveillant aussi.
C
'est-à-dire un esprit d'équipe. Rien ne se fera par un seul homme. Rien.
Si
on croit qu'il suffit d'élire un président de la République pour s'en sortir, on se trompe. En revanche, il ne
faut
pas prendre le mauvais.
C
'est-à-dire qu'il faut prendre quelqu'un qui va rassembler les Français. Quand je vous disais
par
qui, comment et pourquoi faire, on va
réussir
à changer le système, et c'est là où je pense être différent, tant de M. Mélenchon que de Mme Le Pen.
J
'ai lu le programme de M. Mélenchon. 80 milliards d'impôts en plus. Certains disent 120 milliards.
Est
-ce qu'on, dans le niveau aujourd'hui de raquette fiscale qu'on a atteint,
on
peut se permettre de réussir
en
épuisant les Français d'impôts et de taxes ? C'est une illusion complète.
J
'ai lu le programme de Marine Le Pen.
Est
-ce qu'on croit qu'en mettant une barrière douanière en taxant les importations,
on
ne
va
pas entraîner des rétorsions de l'autre côté ?
Et
je propose un autre protectionnisme, beaucoup plus incitatif,
avec
beaucoup moins de danger. Par ailleurs, l'équipe qui
est
la mienne, qui m'entoure,
les
maires, les candidats aux législatives qui sont ici et que je salue
et
qui vont être de très bons candidats ensuite, ce sont des femmes et des hommes droits qui n'ont jamais abandonné leurs convictions, qui sont honnêtes. Chez nous, il n
'y a
pas d'arrière-boutique.
On
n'a personne à cacher.
On
est fiers de tout ce qu'on est.
Et
c'est ça qui est important et c'est ce qui donne une force extraordinaire à Debout la France. Et c'est ce qui fait que je suis heureux malgré les difficultés.
C
'est que je suis entouré dans toute la France de gens absolument exemplaires.
Ils
sont autant d'ambassadeurs
de
notre façon de vouloir gouverner
car
il ne gouvernera pas seul, on gouvernera avec des femmes et des hommes de qualité.
C
'est important, très important.
Mais
vous me direz, et c'est l'enjeu de ce discours, pourquoi faire ?
Alors
j'ai deux grands objectifs.
Je
veux une France forte
et
je veux une France humaine.
Je
vais me permettre de revenir sur ces deux points. Ça me fait penser d'ailleurs, j'en profite pour prendre de l'eau, à une très belle phrase de Victor Hugo
qui
disait « Je veux mettre dans les mains de la République deux armes, l'énergie
et
la douceur.
»
Alors oui, je vous propose une France énergique et une France douce.
les
deux peuvent très bien aller ensemble
et
ça nous changera beaucoup d'une France faible et en même temps très dure. Alors,
une
France forte, c'est quoi une France forte
? C
'est une France qui est capable de se relever dans la mondialisation, de gagner des parts de marché, d'être libre de ses mouvements.
Je
veux aborder, j'en ai un peu parlé tout à l'heure, cette question fondamentale de la liberté.
Oui,
la France, pour redevenir forte, recréer de l'emploi, redynamiser son tissu d'entreprise,
a
besoin de retrouver sa liberté politique.
Alors,
on m'accuse toujours d'être anti-européen. Non,
je
suis anti-Union européenne,
ce
qui n
'est
pas du tout la même chose. Il y a l'Europe, il y a l'Europe,
c
'est une chose l'Europe
et
ça a été bien jusqu'à un certain stade.
La
paix,
bien
évidemment, l'échange, Erasmus, la coopération, Airbus, Ariane, c'est un point fondamental.
Comme
au cinéma, il est prié d'éteindre les portes. Mais l'Europe, l'Europe, ce n'est pas
quelque
chose qui doit nous tuer. L'Europe,
elle
se rappelle à nous,
l
'Europe, c'est un multiplicateur de puissances. Ça ne doit pas être un réducteur d'influence.
Et
je peux vous l'assurer,
ceux
qui vous disent qu'ils sont européens sont en train de faire exploser l'Europe.
Et
je vous en ai parlé, absence de frontières, concurrence déloyale, ouverture sans contrepartie, c'est un drame. Humain, chômage, la misère.
L
'Europe que je propose, c'est une réorientation complète. Alors oui, je le dis, il faudra dénoncer les traités,
il
faudra suspendre les traités sur les travailleurs détachés, sur Schengen, sur la contribution financière,
et
immédiatement proposer à nos partenaires la réécriture d'un beau traité européen,
d
'une Europe des nations libres. Chacun récupère
ses
frontières, son budget, ses lois, mais en même temps de belles coopérations à la carte, à 4, 5, 6 pays, sur des sujets fondamentaux.
Je
pense à ce qu
'on
ne peut pas faire seul,
comme
on avait fait à Airbus. Je pense par exemple à la lutte contre le cancer, un fléau qui est
une
tragédie pour des millions de familles. Et est-ce qu'on ne peut pas, avec l'Allemagne, qui a une grande industrie pharmaceutique, nous aussi, à 3 ou 4 pays,
faire
un vrai plan
? Et
là, on va mettre tous nos moyens dedans
? Est
-ce qu'on ne peut pas faire un plan contre Alzheimer ? Est-ce qu'on ne peut pas avoir un vrai plan de développement de l'Afrique
? On
est bien placé ici, à Marseille, pas loin, pour savoir que si on ne stabilise pas le Maghreb
et
l'Afrique, on sera submergé.
C
'est un enjeu majeur.
Alors, oui, oui,
oui,
je
veux bien évidemment des frontières, et je suis le premier à réclamer des frontières, je veux bien évidemment cesser l'appel d'air social par des prestations sociales qui font venir un flux d'étrangers, puisque nous sommes les seuls à donner autant d'argent à des arrivants. Et tout le monde le voit.
Mais
en revanche, je vous le dis, si on ne bâtit pas une coopération entre l'Europe et l'Afrique pour développer ce continent,
on
peut dire adieu à la stabilité de l'Europe, comme de l'Afrique. D'ailleurs, je vois que tout le monde s'acharne sur Assad, mais personne ne parle du président du Soudan qui est en train de créer la pire famine africaine.
Voilà
la réalité. Alors,
cela
veut dire,
pour
reprendre sur l'Europe,
j
'emploie cette expression, mais je pense qu'elle est claire. C'est comme le syndic d'un immeuble.
Le
syndic d'un immeuble, s'il s'occupe de votre vie quotidienne dans votre appartement, c'est qu'il va trop loin.
Il
doit s'occuper de la porte d'entrée, du jardin, de l'antenne de télévision. Eh bien,
je
veux que l'Europe soit comme un bon syndic d'immeubles.
On
lui donne un mandat, il le respecte. On lui donne un budget, il le respecte.
Mais
il ne dérange pas nos vies.
Et
on est au point aujourd'hui où le syndic de l'immeuble Europe se croit tout permis dans l'immeuble.
On
va le remettre à sa place.
Et
lorsqu'on aura renégocié les traités, je donne six mois à nos partenaires pour accepter cette renégociation.
S
'ils n'acceptent pas, nous nous en allons.
Et
d'autres suivront et nous reconstruirons quelque chose avec ceux qui sont partis.
Mais
je suis convaincu qu'ils accepteront.
Ils
accepteront.
Alors,
une fois qu'on a repris notre liberté en Europe,
tout
en ayant de vraies coopérations pour avancer dans les domaines scientifiques, industriels, fondamentaux pour l'avenir de l'Europe, eh bien, on va pouvoir créer de
l
'emploi en France.
Alors
là, je voudrais vous dire quelque chose. Toutes les mesures qui sont dans mon programme, toutes,
sont
compatibles avec les règles de l'Organisation mondiale du commerce.
C
'est-à-dire,
ont
été mises en place
dans
des pays sans aucune rétorsion de leurs voisins.
Mais
en revanche, ne sont pas compatibles avec les règles de l'Union européenne.
Je
prends un exemple.
Les
achats publics de nos communes, de l'État, 75% réservés, 75% réservés
aux
entreprises qui produisent en France.
Ça
existe
aux
États-Unis.
Est
-ce que les États-Unis ont des mesures de rétorsion ? Ça existe au Japon. Ça existe en Israël. Ça existe partout.
Mais
en Europe, on n
'a
pas le droit. Alors,
la
ville d'Aix-en-Provence peut acheter des voitures n'importe où. Et quand, dans ma commune, j'essaye d'acheter local, j'ai les services de l'État
qui
bloquent la décision parce qu'ils estiment que c'est suspect. Ah.
Oui,
c'est la réalité. Et aujourd'hui, l'État,
le
fameux UGAP,
je
l'écris dans mon livre, fait tout pour acheter à l'étranger
et
met en faillite des dizaines d'entreprises françaises. J'avais visité, d'ailleurs, à Nîmes, je vois Jacques,
là
où il est, Armando, à Nîmes, une entreprise qui faisait des vêtements pour l'armée
et
qui avait été quasiment liquidée parce que l'armée avait acheté ses vêtements ailleurs.
Ça
n'existe dans aucun autre pays au monde.
Alors,
oui, je veux mettre ça en place. C'est possible. Je veux un fonds de relocalisation de 10 milliards d'euros
pour
prêter les machines outiles, les robotiques, aux entreprises qui relocaliseront des usines venant de Chine.
Ça,
c'est fait où ? Au Japon. Alors, ce n
'est
pas compatible avec la règle de l'Union européenne, mais ça se fait partout. Pourquoi ? Parce qu'on veut rapatrier des usines, donc on aide les entreprises à robotiser les usines qui vont revenir. C'est une forme de crédit bail. Ça existe dans plein d'endroits dans le monde. C'est un bonus qui est donné à ceux qui produisent en France. Dernier point, et j'insiste là-dessus, je veux baisser l'impôt sur les sociétés de moitié uniquement pour les bénéfices réinvestis en France.
C
'est simple. Ça existe. C
'est
une mesure que j'ai copiée aux États-Unis. En revanche, les baisses de charges
qu
'ont fait M. Fillon d'un côté pendant 5 ans, M. Hollande avec M. Macron. 40 milliards pour les entreprises.
Ça
a arrosé le sable. Pourquoi ? Parce que ça a favorisé les grandes entreprises, la banque postale, les banques, la grande distribution.
Ça
n'a pas créé un emploi. Ils ont continué à délocaliser, à rapatrier les profits à l'étranger
parce
que ce sont des mesures qui n'étaient pas ciblées sur notre tissu de TPE, de PME, d'artisans, de commerçants, ceux qui font l'emploi.
C
'est eux qu'il faut aider.
Alors
oui, est-ce que vous trouvez normal
qu
'une entreprise multinationale paye 3 % ou 5 % d'impôts sur les sociétés quand nos PME sont accablés de charges ? Et est-ce que vous trouvez normal que ce soit ces entreprises multinationales qui délocalisent et nos PME qui, tant bien que mal, essayent de recruter ? C'est le monde à l'envers. Eh bien, moi, je vais vous dire, je suis très fier, en fait, d'être le candidat des petits. Je suis très fier d'être le candidat de ceux qui bossent.
Alors
oui, j'ai un programme de relance productive
et
ça s'accompagnera de cette baisse d'impôts fondamentale.
À
partir du moment où je vais favoriser les productions françaises,
je
peux me permettre de relancer le pouvoir d'achat qui va se consommer en partie en France.
À
partir de ce moment-là, je vais baisser et rendre aux Français ce que Hollande et Macron ont pris, 60 milliards, baisse
de
10 % de l'impôt sur le revenu, suppression des droits de succession jusqu'à 500 000 euros par enfant
et
des donations car combien de grands-parents aimeraient transmettre à leurs petits-enfants pour démarrer un commerce, pour fonder une petite entreprise ? Combien de personnes aimeraient le faire
? La
France
est
assise sur un trésor. La France a la plus grosse épargne du monde avec l'Allemagne et qu'est-ce qu'on en fait ? Rien.
On
ne
va
pas l'emporter dans sa tombe. Il faut le transmettre aux jeunes générations. Il faut créer de la richesse. Il faut investir dans la science. Je veux que l'argent français circule. Et pour l'ISF, je ne le supprime pas, mais zéro ISF pour ceux qui investiront leur ISF dans une entreprise qui produit en France.
Cela
veut
dire... On va... J
'espère que vous comprenez l'esprit de ma démarche.
C
'est d'orienter l'argent qu'il y a en France ou qui est parti à l'étranger vers le territoire français. Ceux qui croient en la France, ils auront un bonus. Ceux qui n'y croient pas, eh bien, ils auront le bâton. Et c'est la seule solution pour différencier et pour favoriser le territoire national. Alors oui, baisse de l'impôt sur le revenu, baisse des droits de succession et défiscalisation des heures supplémentaires. Rétablissement, rétablissement de l'admipart des veuves et des veufs, c'est fondamental.
Et
je voudrais insister sur un point
qui
me différencie d'un certain candidat.
Cette
mesure sur la défiscalisation des heures supplémentaires, c'est la seule
qui
peut permettre de gérer l'affaire des 35 heures dans la souplesse. Car, ainsi, les salariés, les chefs d'entreprise et même les fonctionnaires pourront en profiter.
Et
on va donner de la souplesse.
Mais
en revanche, je vous le dis clairement,
pourquoi
je ne veux pas faire sauter la durée légale du travail comme le veulent M. Macron et M. Fillon
?
Parce que c'est un piège.
Si
chaque entreprise décide de sa durée légale du travail,
vous
imaginez le bazar,
vous
imaginez le temps passé dans les négociations, vous imaginez la concurrence déloyale entre les uns et les autres
et
vous imaginez surtout
que
c'est la fin des heures supplémentaires,
c
'est-à-dire la fin de la récompense du travail.
parce
que si vous supprimez toute la durée légale du travail,
cela
veut dire que vous revenez à 48 heures
de
travail, c'est-à-dire le sommet de l'Union européenne, Clémenceau, 1910,
un
siècle
en
arrière et surtout que ceux qui vont travailler jusqu'à 48 heures auront une baisse de salaire considérable parce qu
'ils
n'auront plus d'heures supplémentaires.
C
'est une folie. Je veux, moi, une France qui récompense le travail,
c
'est-à-dire défiscaliser
parce
que
ce
n
'est
pas en tapant sur la tête des Français qu'on va redresser la France, c'est en motivant ceux qui travaillent, en réduisant les revenus de la Cistana et en favorisant ceux qui bossent.
C
'est comme ça qu'on y arrivera.
Alors
oui,
je
vous le dis,
je
veux récompenser le travail à tous les âges de la vie et c'est quand même paradoxal que M. Fillon, qui avait appliqué cette bonne mesure de Nicolas Sarkozy, ne veuille pas la reprendre parce qu'il veut absolument supprimer toute heure supplémentaire. C'est une folie.
Il
faut récompenser les Français qui veulent travailler. Sinon, on n'y arrivera jamais. C'est par la mobilisation de tous les Français qu'on pourra redresser le pays. Alors oui, je finance tout cela
par
des recettes, la lutte contre la grande fraude fiscale internationale, je récupère les 8 milliards, les 8 milliards qu'on donne à Bruxelles chaque année en pure perte pour nourrir nos concurrents.
Je
vais les rendre aux retraités français,
aux
6 millions de retraités.
6
millions de retraités
qui
touchent, parce que personne n'en parle de cela, 400 euros par mois, 500 euros par mois, 600 euros, 700 euros. Eh bien, je veux augmenter de 100 euros par mois la retraite de 6 millions de retraités.
et
c'est possible.
Et c'est
possible.
Ça
ne coûtera pas un centime,
un
centime au budget. Et au lieu que cet argent soit dépensé en Pologne et ailleurs, il sera dépensé sur notre territoire, dans nos commerces. Il va être donné aux petits-enfants, il va relancer l'activité.
Il
faut relancer la consommation, l'activité. Il faut favoriser le produit en France. Mon projet, je peux vous l'assurer, est celui qui est le plus dynamique pour recréer de la richesse en France.
Et
avec cette richesse, vous verrez qu'on pourra payer nos retraites, notre sécurité sociale, parce qu'on prendra enfin le problème par le bon bout, c'est-à-dire par la cause. C'est l'enjeu de cette élection présidentielle.
Mais, vous
avez raison,
vous
avez raison,
c'est
un bon slogan.
Mais,
je vais vous dire,
la
France, avec moi, sera libre, sera forte, sera projetée vers l'avenir. Je ne
vais
pas parler de la science, mais je pourrais en parler des heures, parce qu'un pays qui n'investit pas dans la science ne peut pas conquérir le monde.
Et
notre pays a du génie scientifique.
Quand
on voit tous les grands d'inventions françaises, quand on voit la qualité de nos écoles d'ingénieurs, quand on voit la force de nos chercheurs qui partent s'expatrier aux États-Unis ou ailleurs, c'est un gâchis incroyable. Alors, oui, on va investir dans la science. Mais, une France forte, pour quoi faire ? Si on ne veille pas à ce qu'il y
ait
un peu de douceur dans la vie.
Et
c'est ça, le gaullisme social. C'est ça, le patriotisme de bon sens humaniste.
C
'est qu'il faut que tous les Français aient conscience que les efforts que je vais leur demander
pour
bâtir cette France forte, cette France qui va gagner la bataille de la mondialisation, c'est au service de tous les Français, sans exclusive. Alors, oui, ça veut dire quoi une France humaine, une France juste
?
Enfin, c'est une France d'abord qui est en ordre ?
C
'est-à-dire, quand une femme seule rentre chez elle,
dans
un quartier, elle ne risque pas de se faire agresser. C'est ça, une France en ordre.
Une
France en ordre,
c
'est que
la
justice s'occupe davantage des voyous que des victimes.
Une
France en ordre,
c
'est une France
où
on n'accepte pas qu'on rentre comme dans un moulin parce que nous n'avons plus les moyens de l'assimilation républicaine, parce qu'il y a une fausse générosité qui a abouti à l'anarchie la plus totale. On a vu avec le camp de Grande-Synthe où des communautés se battent et ont failli créer des dizaines de morts. La République a créé l'anarchie par faiblesse. Ce n'est pas acceptable.
Alors, je
ne vais pas être plus long, mais vous savez, mon programme pour revenir aux lois républicaines, tout simplement.
Mais,
une France juste est une France en ordre parce que la liberté, la première des libertés, c'est de circuler. C'est de ne
pas
avoir peur du plus fort,
c
'est de ne
pas
être dans la loi de la jungle, ce que nous avons créé.
Et
je peux vous dire entre parenthèses qu'on peut redresser le pays à New York après une situation abominable.
Ils
sont arrivés à la tolérance zéro et ils ont remis en sécurité. Alors moi, je reviendrai à Marseille dans cinq ans et la ville sera tenue, je peux vous le dire. Mais,
je
veux aussi une France qui soit digne où chacun ait sa place. Et je veux vous parler d'une grande idée que j'ai qui est le travail universel. C'est quoi
? Vous
avez vu qu'il
y a
un certain candidat qui a parlé du revenu universel. Alors, il croit qu'on peut avoir un revenu sans travailler. Ça existe chez certains mais ce n
'est
pas le cas partout. Alors oui, je sais qu'il veut aussi qu'il y
ait
un petit coup de cannabis en plus, comme ça, c'est assez méprisant d'ailleurs, parce que cela veut dire qu'il y aurait une partie des Français qui auraient du boulot
et
puis les autres, on leur donne des cacahuètes et puis un peu de cannabis et on a bonne conscience. C'est la gauche, bonne conscience.
Moi,
je n'en veux pas de cette gauche-là
parce
que c'est particulièrement hypocrite. Non, il faut que notre relance économique fonctionne, j'en ai parlé abondamment,
mais
il faut aussi que tous ceux qui passent un moment difficile puissent avoir un revenu en échange d'un travail d'intérêt général. C'est quoi ? C'est que chaque personne qui touche le RSA donnera une journée par semaine
de
travail à la collectivité, dans les associations, dans les hôpitaux, dans les communes, une journée,
pas
seulement pour les punir, loin de là, mais pour leur donner le moyen de sortir de l'isolement et puis pour vérifier ceux qui fraudent. Et il
y
en a beaucoup.
Et
je veux qu
'on
soit fiers.
Je
veux aussi que tous ceux qui sont dans l'isolement,
qui
sont abandonnés du marché du travail, on puisse signer avec eux pas des contrats de deux ans qui sont anxiogènes, des contrats de cinq ans
où
ils pourraient avoir deux ou trois jours de travail en échange d'un RSA supplémentaire, c'est-à-dire une somme plus importante, mais un début de réinsertion sur des tâches qui ne sont pas faites dans notre société.
Et
ça, je peux vous dire qu'il vaut mieux dépenser de l'argent
pour
remettre au travail des personnes inoccupées plutôt que de les enfermer dans la solitude,
le
désespoir. Je suis convaincu que le travail universel
servira
ainsi à remobiliser et à retrouver une capacité à travailler. J'ajoute que j'exonérerai de toute charge sociale les entreprises
qui,
pendant cinq ans, recruteront un chômeur de très longue durée.
C
'est vital. On ne peut pas laisser des millions de Français à l'abandon. Récompenser le travail, aussi, ce travail universel,
c
'est que tous les jeunes qui sortent du système scolaire sans formation
auront
droit à un crédit de formation professionnelle qu'ils pourront utiliser
pendant
dix ans, quinze ans.
Parce
qu'un jeune qui a un moment une difficulté,
il
a le droit à une deuxième chance. Et notre société française est bloquée parce qu'on estime que quand on échoue en maths à quinze ans, on échoue dans sa vie. c'est un scandale absolu. Il y a des voies diversifiées de réussite. Ça ne coûtera pas un centime de plus.
Nous
dépensons 30 milliards par an en formation professionnelle.
J
'estime que ce n
'est
pas à nous de payer pour des grandes sociétés, pour des cours d'anglais, pour les cadres. C'est aux grandes sociétés de payer ou aux individus. En revanche, c'est à la collectivité nationale d'aider des jeunes sans formation à reprendre pied, à retrouver une dignité, à retrouver une espérance. On ne peut pas gouverner un pays quand 6 millions de Français et leurs familles sont plongés dans le désespoir. Vous ne pouvez pas y arriver.
Alors
oui, c'est aussi
le
travail universel, c'est aussi
une
vraie politique en faveur des personnes en situation de handicap. On n'en a pas parlé. Moi, j'en ai assez comme maire
de
voir des profiteurs d'aide sociale d'un côté
et
de l'autre côté des personnes handicapées qui sont sous le seuil de pauvreté.
Et
j'estime que l'argent
de
la solidarité nationale doit aller d'abord à ceux qu'on en a vraiment besoin.
Et
que si on faisait un peu le ménage dans les aides, je peux vous dire qu'on pourrait revaloriser l'allocation adulte handicapé, qu'on pourrait favoriser l'employabilité des personnes handicapées, qu'ils retrouveraient une place dans la société. Et là, je peux vous dire que ceux-là, ils ne protestent pas. Ceux-là, ils sont dans leur coin et on a le devoir de vérité avec eux. Je veux dire aussi aux Français que ce n
'est
pas parce que nous sommes dans une situation économiquement difficile qu'on ne doit pas avoir des chantiers de conquête sociale. Oui,
on
doit donner moins à certains, on doit donner beaucoup plus à d'autres. C'est ça l'enjeu d'une vraie société de participation. Enfin, enfin,
je
veux bâtir une société de participation. C'est quoi une société de participation
? J
'ai beaucoup réfléchi, figurez-vous, parce qu'à force,
on
réfléchit quand même. Et je me suis interrogé.
Comment
redresser un pays qui ne croit plus en lui
? Comment
redresser un pays si les Français, chacune et chacun d'entre eux, ne se disent pas
je
peux
redresser
mon pays tout en améliorant mon destin
? Et
je me suis dit,
je
ne
suis
pas le premier d'ailleurs, qu'il fallait faire coïncider des ambitions individuelles avec l'ambition collective.
C
'est-à-dire
que
ce que chacun peut chercher pour sa vie
puisse
être utile à la France.
Cela
veut dire quoi
?
Cela veut dire de mettre en place de belles réformes qui allient les deux. Alors, je vais vous donner trois exemples.
Faire
d'abord une France de propriétaire.
C
'est-à-dire
que
favoriser l'accession sociale à la propriété.
Car
en favorisant l'accession sociale à la propriété, on donne un chez-soi, une sécurité matérielle, psychologique à chaque Français. Et en même temps, eh bien, on fait marcher le bâtiment, on fait marcher la construction et on évite les gaspillages qu'il y a chez les bailleurs sociaux où beaucoup se servent. Alors,
cela
veut dire
que
je veux, et le maire ici présent sait de quoi je parle, que je veux qu'on puisse acheter en crédit bail son logement. On achète bien des voitures en crédit bail. Et je trouve
qu
'il est scandaleux
de
voir des gens qui ont payé leur loyer en logement social toute leur vie et qui, à la fin de leur vie, auraient pu s'acheter deux appartements bouffés par les charges d'organismes sociaux mal gérés.
Je
trouve ça ahurissant. Alors, j'ai un objectif, c'est de faire passer la part des Français propriétaires de leur logement de 58% à 75% d'atteindre le niveau britannique. Parce que
quand
on arrive à la retraite, ce n
'est
pas du tout la même chose avec la retraite qu'on a d'être propriétaire ou d'être locataire. Et ce n
'est
pas du tout la même chose d'affronter la dépendance si on est propriétaire ou si on ne l'est pas. Et je peux vous dire que là, nous avons un défi majeur de société qu'il faut résoudre. Même esprit dans l'entreprise. Je veux que les entreprises qui donnent des actions aux salariés, les chefs d'entreprise qui partent à la retraite, qui vendent leur entreprise à leurs salariés, eh bien, est une prime.
C
'est-à-dire que les entreprises qui sont co-gérées par les salariés marchent mieux. Tout est prouvé, la participation dans l'entreprise, cette grande réforme que voulait le général de Gaulle.
C
'est fondamental.
Je
veux la même chose
dans
la politique de la famille.
On
ne résoudra pas les problèmes de la société si on n'aide pas les familles.
Parce
qu'on ne peut pas avoir une société sans famille.
Et
cela veut dire une grande politique familiale
qu
'ont cassé les socialistes. C
'est
la première fois qu'on a cassé la politique familiale de la France. Alors oui, je veux qu'on mette en place 250 000 places de crèche pour aider les parents à consigner vie professionnelle et vie familiale. Je veux qu'on aide les familles françaises car c'est de l'argent bien placé pour l'équilibre de la société.
Enfin, enfin,
il n'y a pas de société équilibrée sans une vraie politique environnementale. Et je trouve absolument délirant qu'on ait laissé au vert le monopole de l'écologie, de l'environnement.
C
'est absurde.
On
peut protéger l'environnement.
On
peut protéger l'environnement. Et vous lirez dans mon programme internet beaucoup sur notamment la protection animale, sur la protection de nos ressources naturelles, de notre air, de notre eau. Parce que là aussi, c'est une vision durable. C'est une vision participative. C'est que chaque Français est acteur de son environnement. Alors, je ne
veux
pas être plus long car le temps passe, mais vous verrez qu'on a un programme absolument magnifique
de
réconciliation des Français.
une
France forte d'un côté, une France humaine de l'autre. C'est ça, notre idéal.
Et
je voudrais vous faire comprendre que ce projet est le seul qui peut permettre de faire avancer ensemble les Français. Et en faisant avancer ensemble les Français, on redressera le pays. Parce que ce sera l'addition de 65 millions d'énergie individuelle.
C
'est ça mon objectif, c'est ça mon ambition.
Mais vous
me direz,
et
pour conclure mon propos, comment on fait tout ça
? Baste
débat.
Il
y a deux exigences.
La
première, c'est quand même de rétablir la démocratie.
Car
nous ne sommes plus en démocratie.
Nous
ne sommes plus en démocratie.
Ah
oui,
cette
élection présidentielle
a
l'apparence de la démocratie.
Elle
a le goût de la démocratie.
Mais
ce n'est plus de la démocratie. Car vous avez sans doute remarqué que l'égalité du temps de parole a été réservée aux deux dernières semaines alors qu'avant c'était cinq semaines.
Ce
sont les socialistes qui ont voté cette loi pour réduire l'égalité du temps de parole. Pendant ce temps-là, vous avez eu un matraquage sans fin pour un certain candidat.
Pour
vous faire oublier qu'il avait été ministre de François Hollande,
ça
a été télé, radio, Macron en permanence.
C
'est ça la réalité. Alors, alors,
alors, ils
ont réduit le temps de parole.
Mais
heureusement, nous avons, grâce aux réseaux sociaux, grâce avec vous, grâce heureusement aux journalistes consciencieux, et il y en a beaucoup, et il faut aussi les saluer. Ils ne sont pas tous pareils. Eh bien,
je
vais vous le dire,
nous
avons pu faire du chemin. mais il y
a
un vrai problème démocratique dans notre pays.
Le
poids de l'argent. Moi, c'est vrai, je fais campagne avec un budget 15 fois inférieur aux autres. Aucune banque n'a voulu nous prêter. Aucune banque n'a voulu nous prêter. Et pourtant, j'ai vu que les banques portaient à bout de bras des partis qui avaient fait faillite, qui n'étaient même pas capables de se gérer correctement. J'ai vu que certains candidats comme M. Macron faisaient des petits cocktails chez Rothschild où les riches français venaient donner leur argent.
Et
nous, nous avons quoi ? Eh bien, heureusement, nous avons les dons des particuliers.
Mais,
c'est clair, il faut beaucoup plus de petits dons pour atteindre quelques gros dons. Et,
je
vous en remercie d'ailleurs, mais, ce sont des forces inégales, terribles.
Moins
de temps de parole, moins d'argent, et puis les éternels sondages.
Alors,
je vais vous parler des sondages. Enfin, un complément d'enquête vient d'expliquer comment les sondages étaient truqués, combien tout ça a été abîmé.
Mais,
même s'ils ne sont pas truqués, et il y en a beaucoup de truqués, les sondages ne sont que des photographies
à
l'instant T.
Quelle
est la valeur d'un sondage
quand
20 millions de Français ne savent absolument pas ce qu'ils vont voter
? En
revanche, on en voit dans l'esprit des Français
comme
une espèce de dictature de manipulation psychologique,
des
chiffres
qui
mettent dans le crâne des Français que vous êtes un petit candidat et pas un grand, que vous n'avez aucune chance alors qu'en fait vous avez autant de chance que les autres.
Et
quand vous regardez les codes de popularité,
je
les ai fait ressortir parce que je ne
suis
pas avant tard.
Et
j'ai découvert que dans les quatre derniers codes de confiance,
j
'étais à 41% de codes de confiance de l'IFOP
quand
Mme Le Pen ou M. Fillon étaient 10 ou 15 points derrière.
Je
suis devant les deux systématiquement dans la plupart des codes de confiance des institutions d'âge. Et pourquoi on n'en parle pas ? Mieux encore,
mieux
encore, le potentiel électoral,
c
'est-à-dire des gens qui disent je peux voter pour M. Fillon, pour M. Dupont-Aignan, pour M. Macron. Devinez le chiffre que j'ai. 18%. 18%. Mais qui en parle
?
Alors,
oui,
on veut nous dire avant l'élection qu'il y aurait certains candidats pour lesquels on a le droit de voter et d'autres pour lesquels ce serait inutile. Et ce faisant, on enferme les Français dans le dilemme dont je vous parlais au début de ce discours, soit on continue avec les deux mêmes, soit on part dans le décor avec les deux autres. Eh bien, je refuse cela. Et je vous dis, c'est à vous, Français, de faire mentir les sondages. C'est à vous de reprendre votre liberté psychologique vis-à-vis de l'immense manipulation qui est en cours. C'est vous qui êtes acteur de votre destin avec votre bulletin de vote parce que le bulletin de vote dans l'isoloir, c'est le vôtre.
Que
vous soyez riche ou pauvre, que vous habitiez à Aix ou Brest, que vous soyez français, de telle confession ou de telle autre, de telle origine ou de telle autre, vous avez exactement la même voix.
Et
cette voix, vous devez l'utiliser. Et vous devez faire mentir ceux qui veulent vous conduire à voter comme ils le veulent
pour
votre plus grand malheur.
Alors,
alors je vous le dis,
il
reste une semaine,
il
reste une semaine. Eh bien cette semaine,
on
va la prendre à bras-le-corps. On va aller voir tous les Français. Vous y allez, vous, je vous demande
de
convaincre d'ici la semaine prochaine. Chacun,
une
centaine. Une centaine.
Oui,
une centaine.
Et
alors,
vous
vous débrouillez.
Qu
'est-ce que c'est
? Vous
prenez,
vous
prenez des tracts à la sortie,
vous
les distribuez dans les boîtes, vous allez voir vos voisins, vous prenez votre répertoire téléphonique.
Mais
oui,
vous
n'allez pas rester assis comme ça, quand même. Hein
? Quand
même. Mais non, mais il s'agit de la France.
Il
ne s'agit pas de nous.
Il
s'agit de la France.
Il
s'agit de notre pays.
Et
vous allez dire
ce
que je vous ai dit pendant tout ce discours à vos voisins, à vos amis.
Vous
allez leur poser deux questions.
Je
recommence.
Vous
avez une heure ? On recommence. Vous allez leur poser deux questions. Est-ce que tu penses sincèrement que tu peux en reprendre cinq ans avec ceux qui nous ont gouvernés
?
On connaît la réponse. Non.
Et
puis, vous allez poser tout de suite après la deuxième question. Et vous allez dire est-ce que tu penses sincèrement
que
la France va être bien gouvernée avec les deux là dont on ne parle pas
? J
'hésite. Eh bien, j'ai celui qu'il te faut. Voilà.
Tu
as intérêt à voter pour lui dimanche
parce
que
c
'est la bonne personne,
c
'est le bon candidat et c'est la bonne politique.
Et
puis, en dernier ressort,
alors,
on s
'est
moqué de moi, mais j'ai tellement l'habitude.
Ça
m'est égal. En dernier ressort, vous avez un argument béton
que
j'ai donné à Jean-Jacques Bourdin pour ceux qui ont vu.
Mais il
n
'est
pas idiot cet argument. D'abord, il n
'est
pas de moi, donc c'est pour ça que je peux me permettre de dire ça. Il n
'est
pas de moi au début. Il m'a été soufflé. Mais c'est une bonne idée.
Quand
vous êtes marié,
vous
avez choisi votre conjoint par défaut ou par amour
? Quand
même.
J
'en perds mon micro.
Vous
l'avez choisi par défaut ou par amour
? Le
choix du président de la République,
c
'est un choix par défaut,
comme
depuis 20 ans avec les résultats que l'on sait,
ou
un choix par adhésion
?
Est-ce qu
'il
ne serait pas de temps
de
voter je ne
vous
demande pas l'amour
? Je
vous demande l'adhésion.
Je
ne
vous
demande pas l'amour,
je
vous demande l'adhésion. Un peu d'amour, ça ne fait pas de mal
? Un
peu d'amour, ça ne fait pas de mal. Non, ça marche comment ce machin
? Bon,
il n'a plus de batterie.
Il
n'a plus de... Si, voilà, ça y
est.
Pourquoi on met des trucs compliqués
? Donnez
-moi le micro. Allez, on va finir avec un micro comme ça.
Ça
ne marche pas. Allez, passez-moi ce micro.
Mais sincèrement, ah ben voilà, c'est quand même plus sympa.
C
'est fatiguant, ces micros, cravate.
Ça
ne marche jamais.
Ça
doit être un complot. Très sérieusement. Sérieusement. Sérieusement. J'insiste sur cette affaire.
Parce
que l'élection
est
d'une gravité terrible.
Il
reste peu de temps, mais je veux vraiment vous le dire.
J
'ai oublié de vous parler d'un point, mais qui
est
la politique étrangère. Et
le
président de la République qui va être élu
va
non seulement devoir redresser la France
et
donc bâtir une vraie politique économique, réconcilier les Français, rassembler les Français, bâtir une vraie politique sociale. C'est ce que je ferai.
Mais
aussi, vous le savez très bien,
que
les enjeux géopolitiques sont terribles
et
qu'on est au bord
d
'une guerre
et
que certains la cherchent.
Et
c'est pourquoi
il
faut un président de la République indépendant, indépendant, libre.
Et ce
n'est pas à vous
au
bord de la Méditerranée qui ne comprenez pas, bien évidemment, vous le comprenez, les enjeux géopolitiques. Car ce qui se passe en Syrie,
ce
qui se passe en Libye, ce qui se passe en Algérie,
aura
des conséquences très concrètes chez nous.
On
l'a vécu en termes de terrorisme.
On
peut le vivre demain en
termes de...
Je me méfie des termes. D'invasion migratoire, autant osse dire. Car c'est ça l'enjeu. Si on déstabilise les sociétés
qui
sont
sur
le pourtour de la Méditerranée,
il
ne faudra pas s'étonner
d
'avoir des dégâts terroristes ou migratoires.
Et
la responsabilité fondamentale d'un chef d'État, c'est de ne pas partir à l'aventure. Voilà pourquoi je vous garantis une politique étrangère à la fois indépendante, ferme et prudente.
Cela
veut dire quoi ? Ce qu'avaient fait Dominique de Villepin et Jacques Chirac sur l'Irak.
Ils
avaient sauvé la France à cette époque-là.
Et
heureusement qu'on les a eues. Alors,
je
vous le dis
très
clairement,
quand
je vois certains candidats, j'ai peur. Et je suis convaincu
qu
'il faut être ferme, bien sûr,
et
qu'on aurait dû être beaucoup plus ferme vis-à-vis de Daesh, qu'on a laissé perdurer après les terribles attentats de Paris et de Nice. Quelle faiblesse
!
Et en même temps,
on
doit être prudent, parce que
je
n'ai rien pour Assad. Rien.
C
'est un dictateur sanguinaire. Mais par qui on le remplace
? Par
Daesh
? Par
les autres
? Alors,
si on fait un concours d'atrocités
et
si on cherche
à
aller partout dans le monde où il
y
a des atrocités,
mais
on n'y arrivera pas
et
on ferait mieux d'abord de résoudre nos propres problèmes, de reconstituer notre outil de défense, d'être vigilant
et
d'être impitoyable avec ceux qui s'attaquent à la France,
mais
de ne pas aller au-delà. C'est un conseil important que je me permets de vous donner.
Et
je vous porte la garantie qu'avec moi, la France ne partira pas dans des aventures sans lendemain,
parce
que la France a une responsabilité inouïe dans le monde, inouïe dans le monde arabe, inouïe dans le monde Méditerranée
et
en Afrique. Donc, je vous le dis, cette élection, elle est fondamentale. Voilà pourquoi, et je vous faisais sourire en vous disant d'aller voir vos voisins, d'en parler à une centaine de personnes, mais vous savez,
il
y a 20 millions de Français qui n
'ont
pas choisi. 20 millions de Français.
Et
à ces 20 millions de Français qui n'ont pas choisi, je leur dis, regardez mon programme, lisez-le, vous verrez que c'est le bon programme pour la France, vous verrez que c
'est
la bonne équipe pour la France, vous verrez qu'on va redonner sa dignité à notre pays, sa force, sa liberté, qu'on va faire revivre le drapeau français et qu'on sera à nouveau fier de la France. Vive la République, vive la France.
Alors, nous
allons,
je
vais passer la parole à Laurent.
Merci Nicolas. Juste pour vous dire, non seulement,
il
va falloir trouver 100 personnes pour les convaincre,
mais
il va falloir encore nous aider un peu différemment aussi.
Vous
avez sur vos sièges
deux
papiers, dont un qui est « Je veux être bénévole ». Il nous reste une semaine pour le premier tour et encore deux semaines après pour le deuxième tour. Donc, trois semaines de campagne.
Et
donc, on aura besoin encore...
C'est
cette semaine-là qui me paraît la plus cruciale parce que je sais, non mais je le sais, que si on est au second tour, on gagnera.
Et
donc, si vous voulez bien la remplir pour nous aider, pour tracter, passer des coups de téléphone, afficher, allez-y, remplissez-la. Et puis, vous verrez une deuxième chose. À la sortie, vous verrez deux magnifiques drapeaux bleu-blanc-rouge, comme ça, et tenues par des jeunes. Et dedans, vous mettez 5, 10, 15, 20, 30 euros, ce que vous pouvez. Et avec ces euros, croyez-moi, on va les utiliser à bon escient. Des affiches, des tracts, des opérations, peut-être d'autres meetings qui, à chaque fois, nous feront gagner des nouvelles voix et qui nous approcheront à chaque fois un peu plus
de
l'échéance où nous allons, tous ensemble, autour de Nicolas, gagner. Alors, on compte sur vous. Merci.
Et
je vous propose qu'on entame tous ensemble
la
Marseillaise.
Nicolas Dupont-Aignan