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speechyoutube.com· 30 juin 2025 49 min

Bruno Retailleau | Discours intégral – Conseil national LR

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Présentateur

Merci, mes amis. Vous n'imaginez pas le bonheur que j'ai de vous retrouver dans cette salle cet après-midi. Depuis deux années, le Conseil national ne s'était pas réuni. Nous avons travaillé ce matin. Nous avons reçu cet après-midi Manfred Weber, qui nous a délivré un message très fort. Et je voudrais vraiment tous vous remercier d'être présents ce soir, notamment tous les délégués de tous les départements de France, des Outre-mer, mais aussi les représentants des Français établis à l'étranger. Mille merci d'être avec nous cet après-midi. Je voudrais évidemment saluer quelques-uns d'entre nous. Je voudrais commencer par Gérard.

Gérard Larcher qui vient de s'exprimer, le président du Sénat, qui longtemps, le Sénat, pendant toutes ces années de déception et d'échec, a été, comme tu l'as souvent dit, mon cher Gérard, le camp de base de la droite, de la droite républicaine. Merci, en tout cas, d'avoir conservé ce camp de base, de l'avoir fortifié. Merci, Gérard, d'avoir exprimé au Premier ministre aussi ce que nous pensons du scrutin proportionnel, mes amis. Vous savez que j'adore Georges Clemenceau, qui était un lointain prédécesseur auquel je ne me compare pas, le père de la victoire. Il avait un secrétaire général qui s'appelait Georges Mandel, qui a été tué par les nazis pendant la Deuxième Guerre mondiale.

Georges Mandel avait écrit un mot définitif sur la proportionnelle. Il avait dit le scrutin proportionnel, c'est le seul scrutin qui permet à un battu d'être élu. La proportionnelle, ce sera le régime des partis que nous ne voulons pas. Je voudrais bien évidemment aussi, je terminerai par Michel, je vais faire une entorse si il me le permet, au protocole. Je voudrais saluer l'ensemble de nos partementaires et d'abord les deux présidents de groupe. Merci à toi d'être présent, Laurent. Merci d'être ici. Nous comptons tous sur toi pour emmener notre groupe à l'Assemblée nationale, vers des victoires, pour imposer notre vision, pour imposer nos convictions.

C'est important avec Mathieu que je veux saluer parce que c'est mon successeur. Mathieu est très enraciné, c'est un art des choix. Il connaît la France dans ses profondeurs. Et j'espère bien que lui aussi, donc au Sénat, il le fait déjà, emmènera notre groupe vers des convictions. Et j'ai besoin, avec tous les amis ministres qui sont ici, de l'Assemblée nationale, de notre groupe à l'Assemblée, comme de notre groupe au Sénat, pour imposer ses convictions, pour imposer nos idées, pas pour nous seulement, mais aussi pour les Françaises et pour la France. Je voudrais évidemment saluer les ministres qui sont ici. Je voudrais vraiment les saluer parce que j'en suis fier.

Croyez-moi, Manfred Weber est reparti. Il a dû être légèrement traumatisé par les propos que lui a tenus Annie Genevard il y a quelques instants parce que elle a négocié le Mercosur. Et Dieu sait si c'est pas simple. Dieu sait si les Allemands ne sont pas sur la même ligne que nous. Mais que ce soit Yannick pour la santé, que ce soit Véronique pour les PME, que ce soit Philippe, Philippe que je veux saluer aussi pour la sécurité, pour les transports, que ce soit aussi tous nos amis et en particulier François-Noël Buffet qui marie un de ses enfants aujourd'hui. C'est la raison pour laquelle il ne pouvait pas être avec nous. Alors vraiment, on lui souhaite tous nos voeux de bonheur.

Pas lui, évidemment, au nouveau marié. Je voudrais saluer aussi Agnès, tous les présidents de fédération. Paris est désormais, ma chère Agnès, la première fédération de France. Il y a eu un immense succès. Sur ces élections, j'y reviendrai. Mais je veux terminer par Michel. Michel, Monsieur le Premier ministre, c'est grâce à toi. C'est à tes côtés que nous sommes entrés au gouvernement. C'est ce qui a fait basculer le destin de notre famille politique. Avant, j'espère, demain, de faire basculer le destin de la France. Bien sûr que nous nous connaissions.

Mais travailler côte à côte, côte à côte, toi juste au-dessus de nous quand même, dans un gouvernement, il n'y a rien de tel pour mieux se connaître. J'ai appris à te connaître. Je connais tes qualités, ta sincérité, le respect que tu as pour chaque Français. Je sais en réalité de quel bois tu es fait. Tu n'es pas fait de ce bois tord dont sont faits bien souvent les esprits tordus. Tu es fait d'un bois droit. Et c'est la raison pour laquelle, lorsque j'ai réfléchi au Conseil national, à sa présidence, ton nom s'est imposé à moi. Parce que je pense que, pour refonder la droite, la droite, justement, avait besoin de ta droiture. Merci, Michel, d'avoir accepté.

Je voudrais remercier François-Xavier, bel ami, qui nous a permis d'entendre Max Weber, qui fait un travail extraordinaire. J'étais jeudi dernier au sommet du PPE, puisque avant chaque grand conseil européen, les chefs d'État, premiers ministres qui appartiennent à nos partis frères, donc au PPE, se réunissent. Et il y avait autour de la table le numéro 3 du PPE. C'était François-Xavier. Et je peux vous dire qu'il est très respecté, très respecté des Européens. Et pour nous, c'est un vrai talent. Et pour moi, ce sera une aide indispensable pour refonder la droite. Merci. Et en plus, il est populaire. Mes amis, ce congrès, c'est un congrès de refondation. C'est un point de départ.

Et j'aimerais que cet après-midi, chacune, chacun d'entre vous en ayez conscience, parce que quelque part, il y a une forme de gravité, la gravité du moment, pas tellement pour nous, pas tellement pour notre avenir, pour l'avenir de notre pays, pour l'avenir des futures générations. Nous sommes dans un moment particulier, bien sûr. Dans ce moment où les événements se cristallisent, où on voit bien que les choix se sont conjugués. Ces derniers mois, nous avons eu à prendre des choix, qui étaient de véritables paris. Et je pense qu'on a relevé un défi qui n'était pas gagné. Et on a remporté une victoire. Le défi, c'était celui de participer au gouvernement. Il n'y avait aucune évidence.

Nous sommes, nous étions des opposants à Emmanuel Macron. Et nous ne sommes pas devenus, parce que nous sommes au gouvernement, comme le disait Gérard, des macronistes. Certainement pas. Ce choix, ça a été un choix collégial, collectif. Ce choix, ça a été un choix difficile. Parce qu'on savait parfaitement que les conditions étaient impossibles. Pas de majorité à l'Assemblée nationale. Et un socle commun, comme l'avait appelé Michel, qui réunit des forces politiques qui, sur bien des plans, sur bien des points, ne pensent pas la même chose. La difficulté de l'exercice, elle était là.

La difficulté de l'exercice, c'était comment est-ce que nos militants, vous, les adhérents, nos sympathisants, nos électeurs, allaient-ils prendre ce choix qui était un choix de rupture ? Ce choix, nous l'avons fait pour de bonnes raisons. Je voudrais vous les rappeler. Simplement pour éviter le pire. Éviter le pire à notre pays, parce que oui, nous aimons la France. Parce que nous sommes des patriotes. Éviter le pire, c'était éviter le chaos, le chaos budgétaire, la crise financière. Chaque crise financière, dans tous les pays qui ont connu des crises financières, atteints, non pas les plus riches, mais les plus modestes, les plus fragiles, les plus vulnérables, à chaque fois.

C'était pour éviter le pire. Mais c'était aussi, mes amis, pour éviter les pires, la gauche mélanchonisée. Je l'ai souvent dit. Si la droite avait refusé d'exercer cette responsabilité, Michel, d'entrer au gouvernement, le chef de l'État n'aurait eu d'autres choix arithmétiques que de donner les clés du gouvernement français à cette gauche la plus archaïque, la plus sectaire d'Europe. Et je vais vous dire, ce choix difficile, ce choix délicat, nos adhérents, nos militants, mais aussi nos sympathisants l'ont compris. J'étais donc il y a quelques jours entouré des chefs d'État, des autres partis frères, des autres pays, des États membres d'Europe. J'ai pu prendre la parole. J'ai pu échanger.

Et croyez-moi, les regards se tournent vers nous. La droite, oui, je l'aurais dit, est de retour. Elle est de retour en France. Elle est de retour au gouvernement, aux responsabilités gouvernementales. Elle est de retour, bien sûr, dans les sondages. Il vaut mieux être populaire qu'impopulaire, qu'est-ce que vous en pensez ? On a tellement connu d'impopularité. C'est mieux quand même. Elle est surtout de retour dans les urnes, puisque nous sommes, depuis les huit mois ou neuf mois que nous sommes au gouvernement, le parti qui, dans toutes les élections, partielles, législatives ou municipales, a fait la plus grosse progression. Et ça, c'est du concret.

Mais nous sommes aussi de retour dans les esprits, parce que nous sommes aujourd'hui au point d'équilibre des convictions des Français. Non, la France ne penche pas à gauche. La France pense à droite. Et nos convictions, nos idées, nos solutions, nos propositions trouvent désormais un écho majoritaire chez nos concitoyens, même lorsqu'ils ne sont pas ni nos adhérents, ni nos sympathisants. Voilà l'actif de ce que l'on a gagné. Voilà le défi que nous avons déjà remporté en quelques mois. Et puis, il y a une bataille, il y a un combat, un combat contre nous-mêmes que nous avons remporté.

C'est ce combat, lors de l'élection interne, mon cher Laurent, où chacun a pu débattre, où chacun a pu présenter ses idées, ses méthodes, ce qu'il était devant les militants. Je sais que les élections internes chez nous, en règle générale, c'est une décharge électrique. Chacun craint, évidemment, de revoir, de revivre ce qui a pu se passer il y a quelques années. Eh bien, ça ne s'est pas passé. Le pire ne s'est pas passé. Nous avons montré que nous étions désormais un parti mûr et que nous sommes capables d'assumer une respiration démocratique dans la tranquillité, dans la sérénité, dans la sérénité de chacune de nos convictions. Et ça, c'est fondamental. Merci à toi, Laurent.

Ce qui, au passage, d'ailleurs, est positif pour notre trésorier, mon cher Pierre. Tu nous as présenté les comptes ce matin. J'ai vu, d'ailleurs, qu'il fallait faire des efforts. Multiplier par trois les adhérents. Multiplier par trois. Donc, les adhésions, bien sûr. Mais depuis que l'élection a eu lieu, il y a déjà plus de 20 000 adhérents en plus. Vous imaginez ? Le mouvement d'adhésion a pu continuer. Mes amis, nous sommes à l'aube de plusieurs batailles. Vous avez parlé des municipales. Nous en avons parlé ce matin. Des sénatoriales et, bien sûr, de 2027, des présidentielles. Ce sera la bataille ultime. C'est la clé de voûte de nos institutions.

Mais avant celle-là, il ne faut pas rater les marches. Il ne faut pas rater les marches et il faut gagner trois batailles. Trois batailles qui ne sont pas alternatives, mais qui sont cumulatives. Pas l'une sans l'autre ou sans les deux autres. Les trois. Les trois à la fois. Personne ne pourra les gagner seul. Pas moi plus qu'aucun autre. Il faudra que les uns et les autres, vous vous leviez dans vos territoires. Nous aurons besoin de vous. J'ai besoin de vous pour les gagner. Seul, personne ne peut y arriver. Personne. Je sais que nous sommes une droite qui adore les chefs, qui adore les hommes providentiels.

Mais il n'y a pas d'hommes ou de femmes providentiels quand derrière, il n'y a pas un peuple qui se lève, convaincu de ce qu'il est, de ses convictions. Trois batailles. Trois batailles. La bataille des cœurs, parce que le cœur, c'est important. On ne fait pas de la politique sans le cœur, sans générosité. La bataille des esprits, parce que c'est les idées, justement. Et enfin, la bataille électorale, qui est l'issue, qui est en réalité le point d'aboutissement. Mais aujourd'hui, nous n'en sommes qu'au point de départ. Pourquoi je parle de bataille des cœurs ? Je veux parler des cœurs des militants des adhésions, des adhérents. Ces cœurs, ce sont vos cœurs.

Militer, c'est un acte de gratuité. Plus peut-être que de gratuité, d'ailleurs. Bien souvent de mécénat. Mais c'est quelque chose qui ne concerne pas uniquement les tripes. Ça engage aussi la générosité. Ça engage le cœur. Militer, c'est donner de son temps. Militer, c'est donner de son énergie. Militer, c'est donner de son enthousiasme. C'est la raison pour laquelle je pense que ceux qui donnent sont en droit, en retour, d'avoir quelque chose. D'abord, de la considération. Vous avez bien compris que désormais, les fichiers seront disponibles pour chaque fédération. Ça fait beaucoup rire ce matin. Je sais que beaucoup l'attendaient.

Mais il nous faut construire, Othman, je compte sur toi, il nous faut construire au siège une équipe qui soit attentive aux demandes des militants. Les militants sont là pour conforter le parti. Et nous avons une dette à leur égard. Et j'entends que chaque demande des militants reçoivent le plus rapidement possible une réponse du siège, de la considération, si on veut faire de la politique avec du cœur, de la considération, de la convivialité. Dans les fédérations, je me suis exprimé déjà ce matin en étant très précis. Chaque fédération doit pouvoir réunir ses adhérents.

Quand je vois qu'il y a une partie de nos fédérations qui ne fait pas ce travail minimum, si on n'a pas ces moments de convivialité entre nous, si on ne se connaît pas entre nous, on perdra le goût de militaires ensemble, chassés en meute. C'est ce que j'attends de chaque fédération. Il y en a qui l'ont fait superbement bien. J'ai demandé à Damien Mélo d'ailleurs, parce que c'est un orfèvre en la matière. Je lui confierai justement cette responsabilité qui touche les fédérations. Et il faut aussi de l'affection entre nous. Gérard a prononcé, et je le reprends à la volée, un terme qui m'a bien plu.

Il a parlé tout à l'heure en s'adressant à vous, il m'a dit, chers compagnons, les amis, le compagnonnage. Le compagnonnage, ça exprime cette affection. Ça exprime ce lien qu'une famille, que les membres d'une famille ont les uns avec les autres. C'est un beau terme, un terme qui jadis a été forgé dans d'autres combats, évidemment. Les combats de la résistance et qui, demain, devra être forgé dans de nouveaux combats, sans cesse recommencer. Des combats précisément pour faire en sorte que nous relevions la France. C'est ça aussi que j'attends de vous. La bataille des cœurs, c'est finalement sortir à la fois d'un entre-soi et d'un entre-deux.

D'un entre-soi, je l'ai dit bien souvent, un grand parti tel que je souhaite avec vous le créer, le bâtir, le construire, l'élargir, un grand parti populaire, ça ne peut pas être un club de chapeau à plumes. Ça, ça n'est pas possible. Les militants ne sont pas uniquement des remplisseurs de salles, des distributeurs de tracts, des colleurs d'affiches. Chaque militant doit se sentir sociétaire. Et je ne connais pas d'autres méthodes pour que vous puissiez vous sentir complètement sociétaire, partie prenante, que le référendum. Moi, je suis comme nous, quand on est gaulliste, favorable au référendum pour que enfin les Français puissent prendre le pouvoir. Moi, je suis démocrate.

Dans une démocratie, c'est le peuple qui a le pouvoir. Personne d'autre. Mais si donc, pour le pays, on est pour le référendum, on doit être aussi pour le parti, on doit être aussi pour le référendum. Et ce que je souhaite, c'est que sur les grandes questions, sur les points que nous aurons à trancher, vous ayez un bulletin de vote par le référendum.

Ce que je souhaite, pour aller même plus loin, c'est qu'on puisse construire un mécanisme dans nos statuts, que nous voterons, que je vous soumettrai à la rentrée prochaine, un référendum d'initiative militante où, à partir d'un nombre de militants, vous souhaitez qu'une question soit posée, qu'elle soit tranchée, eh bien, ce sera votre initiative. Ces deux mécanismes, ces deux outils de consultation qui permettront aux militants de reprendre le pouvoir dans le parti, j'entends que nos deux amis, Daniel Fasquel et puis Guillaume Larivé, que j'ai chargé justement d'étudier les futurs statuts, puissent les intégrer dans les statuts. Je vois Guillaume, Daniel.

Ah ben, Daniel est juste derrière lui. Ils m'ont bien écouté, ils m'ont bien entendu. Et je pense que c'est un point qui est pour moi fondamental pour sortir de l'entre-soi. On a parlé ce matin, j'ai eu une question intéressante ce matin d'un agriculteur, d'ailleurs. Et je pense qu'il a répondu en réalité à cette volonté de sortir de l'entre-soi. Ce que moi, je souhaite très rapidement, et je le ferai pour la rentrée prochaine, c'est nommer des secrétaires nationaux. Ces secrétaires nationaux, ce sera nos meilleurs spécialistes dans chaque thématique. Ils auront une thématique qui leur sera affectée et ils auront une double mission.

Première mission, évidemment, c'est des propositions, de travailler sur les thèmes qui leur seront attribués, mais surtout faire des réseaux comme des petites fédérations professionnelles pour qu'on s'ouvre à la société civile et qu'on puisse, dans tout ce qui concerne les activités, les forces vives du pays, compter en réalité sur des leviers, compter sur des relais que nous aurons et qui nous permettront d'ailleurs d'enrichir notre projet. Et ça, c'est fondamental si on veut sortir de l'entre-soi pour s'ouvrir, pour s'élargir. Un parti politique, c'est pas une secte, et moi, j'ai jamais eu la volonté de présider une secte.

Non, je souhaite que nous devenions un grand parti populaire qui puisse, là encore, s'ouvrir, y compris à cette société civile. Et puis, ce que je souhaite, c'est aussi sortir de l'entre-deux. Sortir de l'entre-deux. Mes amis, nous avons eu des élections internes. Je n'ai, je voudrais vous faire cette confidence d'ailleurs, pour ceux et celles qui me connaissent peu, je n'ai aucun goût, aucune attirance pour les synthèses molles à la sauce hollandaise. Ni aucun goût pour les courants à la mode socialiste. J'ai été élu pour trancher, et quand il faudra trancher, je trancherai. Notre parti, notre mouvement ne doit ni être une caserne, ni un McDo.

Une caserne, alors à plus forte raison, effectivement, un McDo, mais pas une caserne, parce que c'est normal, nous avons des parcours, nous avons des sensibilités différentes. Chacun peut apporter au mouvement ce qu'il a, ce qu'il pense, etc. Le débat démocratique, c'est fondamental. Hors de question, pour ceux qui me connaissent, j'ai présidé un groupe pendant dix ans, j'ai présidé des grandes collectivités territoriales, jamais je n'ai pratiqué le verrouillage. En revanche, quand on a débattu, quand une ligne est tranchée, j'entends qu'elle soit respectée. Et c'est là qu'on n'est pas comme le McDo avec un menu à la carte.

Parce que j'ai bien vu les dernières années, ce qui affaiblit la droite, c'est parce que tel ou tel voulait pousser son petit cri existentiel dans tel ou tel média pour exister. Et alors, il ruinait toute la solidarité, tout le travail en commun que nous avions pu faire. La condition, si nous voulons être crédibles, si nous voulons être audibles, il faudra qu'on exprime une ligne. Une ligne qui sera travaillée, une ligne qui sera discutée, mais une ligne qui sera tranchée. Parce que certains diront, oui, polyphonie. Non, moi, je dis cacophonie. Et cette cacophonie, elle nous a terriblement affaibli. Elle a failli nous tuer, d'ailleurs. Il faut en tirer ensemble les conséquences.

Et c'est vous, d'ailleurs. C'est vous, les militants, sur les grandes questions qui devraient, justement, trancher par la voie du référendum. C'est fondamental. Je disais la bataille des cœurs. Ensuite, il y a la bataille des esprits. Il faut qu'on porte une ligne claire. Je viens de le dire. Il faut qu'on ait une voie, que cette voie soit singulière, qu'elle porte nos convictions, qu'elle soit libre, libre des modes passagères, libre de la bien-pensance, du politiquement correct, microcosmique, politico-médiatique. Vous pensez que c'est une évidence ? Vous pensez que c'est une évidence ? Bien sûr que la France, je le disais, elle penche à droite, elle penche pas à gauche.

Mais dans le microcosm, c'est plus compliqué, voyez. C'est un peu plus compliqué. Les socialistes, la gauche n'est plus au pouvoir depuis quelques années. Malheureusement, ce que je vois de temps en temps, pas tellement sur le terrain, mais ici à Paris, elle est parfois dans les esprits. Elle est dans les esprits. Et ce qu'il nous faudra, c'est secouer le joug de cette bien-pensance, parce que si on ne se libère pas de ce carcan des vieilles idées, des vieilles lunes socialistes, on n'y arrivera pas. Elles ont fait tant de mal. Ces idées de gauche, mes amis, parce que la gauche a peu changé, c'est même radicalisé avec Mélenchon. Ces idées ont été des mensonges. Terribles.

Ces idées ont fait beaucoup de mal, oui, à notre pays. La première, travaillez moins et vous vivrez mieux. Résultat, un appauvrissement collectif et individuel comme on n'a jamais vu. Collectif avec 3 300 et quelques milliards d'euros de dette individuel. Désormais, Manfred Weber était là. Il y a 22 ans, la France et l'Allemagne. Même niveau de vie. Vous vous rendez compte ? Il y a 22 ans. Aujourd'hui, le niveau de vie d'un Français est inférieur de 30%, de près d'un tiers, à ce qu'il est pour un Allemand. Voilà où cela nous a conduit, précisément, ce slogan, toujours travailler moins pour vivre mieux. Deuxième mensonge, illusion. L'immigration, c'est génial.

En toutes circonstances, on vit encore sur ce schéma-là. Je sais bien que lorsque j'ai fait cette sortie, il y a quelques mois, j'ai créé une polémique. Mais on ne peut plus, désormais, sans cesse recevoir toujours plus, parce que les capacités d'accueil sont totalement saturées. Résultat, là encore, de ce slogan, l'immigration est une chance, ce n'est pas ce que je pense, c'était le slogan de la gauche, et d'un peu plus que de la gauche encore aujourd'hui. Résultat, c'est qu'on a une société de plus en plus fragmentée. La montée du communautarisme, la montée de l'intégrisme, la montée aussi, bien évidemment, de l'entrisme. Face à cela, il nous faudra réagir.

Troisième mensonge, troisième illusion, c'est la pire, c'est le pire des mensonges. Souvenez-vous, il est interdit d'interdire. Cette société post-68 Arne, qui a vécu sur cette idée qu'il fallait déconstruire tous les cadres communs, le respect que l'on doit les uns aux autres, toutes les hiérarchies, l'autorité, etc., etc. Et cette société laxiste, avec ses idées 68 Arne, a en fait enfanté d'une fabrique des barbares, comme je vous l'ai dit. Ces idées fausses, nous devrons les combattre. Qu'est-ce qui les a payées d'ailleurs ? Qu'est-ce qui a payé le prix fort de ces idées ? Qui était la première victime de ces mensonges, de ces vieilles illusions ? Oui, c'est la France des honnêtes gens.

C'est la France des honnêtes gens. Vous la connaissez ? Vous en êtes de cette France des honnêtes gens. C'est la France qui ne pille pas, qui n'agresse pas, qui n'attaque pas. Mais c'est la France qui paie cher le coût de l'insécurité, le coût de tous les désordres. C'est cette France qui a peur pour ses enfants, quand ils vont s'entraîner à un match, quand ils sortent pour la fête de la musique. C'est cette France des honnêtes gens que nous devons défendre. La France des honnêtes gens, c'est la France qui travaille, qui travaille dur, qui sève tôt et qui paie cash à chaque fois le prix de l'assistanat.

Et la France des honnêtes gens, c'est celle qui en a marre de la disqualification de l'histoire de France, de la pénitence perpétuelle infligée à notre pays. Ils n'en peuvent plus. La France, justement, des honnêtes gens, elle ne salit pas son histoire. Elle ne déboulonne pas ses statuts. Elle ne démolit pas ses gloires. Cette France-là en a vraiment absolument marre qu'on l'accuse d'un pseudo-racisme, un racisme imaginaire, du wokisme. Elle en a marre d'un wokisme victimaire. Cette France des honnêtes gens, c'est la France qui aime la France. C'est la France qui veut que l'histoire de France soit au contraire transmise à l'école.

C'est cette France, en réalité, qui demande si peu, mais qui donne tout. C'est cette France, mes amis, que nous devons défendre. Nous la défendrons parce qu'elle le mérite, parce qu'en réalité, c'est une France travailleuse, mais aussi si silencieuse. Non pas qu'elle n'ait rien à dire, mais c'est simplement que tant d'hommes et de femmes politiques n'en ont rien à faire. Ils n'en ont rien à faire parce que depuis longtemps, ils se sont tournés vers les minorités. Peu importe la majorité silencieuse. Elle ne fait pas de bruit. Ils bossent, ils ne manifestent pas, ils sont au travail. On se tourne pour des seuls soucis électoraux vers ces minorités, vers la tyrannie des minorités.

Eh bien, nous, mes amis, ce que nous allons porter, c'est une politique de la majorité nationale, comme disait le général de Gaulle. Nous ne nous tournerons pas successivement vers ces segments électoraux de petits bouts de France, une France en pièces détachées. Non, c'est la France, justement, des honnêtes gens que nous allons porter. Mais pour la défendre, il faut lui parler. Il faut lui dire qu'elle est majoritaire, qu'elle a raison. Pour la défendre, il faut lui redonner sa fierté, il faut lui redonner sa force. Et c'est ce que nous faisons. C'est ce que nos deux groupes doivent faire à l'Assemblée nationale et au Sénat et en permanence. Ils le font tous les parlementaires.

Je voudrais les remercier, d'ailleurs, députés et sénateurs. C'est ce que nous faisons, c'est ce que nous faisons au gouvernement, c'est ce que les ministres font dans des difficultés que vous n'imaginez pas, avec des limites, avec des contraintes. Comme le disait Gérard, nous resterons au gouvernement tant que nous serons utiles pour le pays. Tant que nous serons utiles, nous resterons. Si demain, il y avait, soit par des actes, soit parce que les uns ou les autres voulaient nous engager sur un chemin qui serait contraire à nos convictions ou qui serait contraire aux intérêts fondamentaux de la nation, alors nous pourrions en tirer les conséquences.

Il n'a jamais été écrit que nous appartiendrons à ce gouvernement ou à un gouvernement pour l'éternité. C'est l'utilité des Français, c'est ce que l'on peut donner aux Français qui, pour moi, doit être notre boussole. Mes amis, malgré ces difficultés pour agir, encore une fois, un gouvernement hétéroclite, pas de majorité à l'Assemblée nationale, on n'a pas gagné les élections présidentielles et on n'a pas gagné non plus les élections législatives. Ces limites et ces contraintes, j'espère que vous les sentez. En tout cas, nous, on les porte dans notre chair, comme des écharpes, dans notre action. Mais ça ne veut pas dire qu'on ne parvienne pas à avoir des résultats.

D'ailleurs, si je suis aujourd'hui la cible du Rassemblement national ou de l'extrême gauche, ça veut bien dire qu'il y a quelque chose qui se passe. Je suis devenu leur obsession. C'est un bon signe. C'est un très bon signe.

32:21
Bruno Retailleau

Et malgré, en quelques minutes, je voudrais simplement vous dire le sens de mon action, parce que je vous dois des comptes.

32:57
Présentateur

Si nous sommes au gouvernement, et c'est à la fois la reconnaissance que nous vous devons, c'est parce que vous avez tenu dans des moments difficiles. Ce que j'essaie de faire parmi toutes les contraintes que nous pouvons avoir.

33:11
Bruno Retailleau

Merci. C'est une future électrice. Il ne faut rien négliger, les amis. Rien négliger.

33:37
Présentateur

Je terminerai par la bataille électorale. Simplement, ce que je vous dois, c'est d'expliquer le sens de mon action. Lorsqu'on dit « Oui, mais Bruno Retailleau, est-ce qu'il a des résultats ? » Ce que j'essaie de faire, c'est trois choses, dans les conditions que vous connaissez. La première chose, c'est de parler vrai. De dire les choses qui correspondent à la réalité, telles que je les vois, telles que vous les voyez vous-même. Parce que dire les choses en politique, ça permet d'influer le débat politique. Et ça permet de préparer l'avenir, mais ça permet surtout aux Françaises et aux Français de se reconnaître dans notre action. C'est fondamental.

Ce que je fais aussi, je pose des actes concrets. Tout à l'heure, Manfred a parlé de l'immigration. Ça fait depuis les années 2000, Brice, que je voudrais saluer. La connaît cette directive, retour, que j'appelle moi la directive anti-retour. Cette directive, elle rend quasiment impossible le refoulement, l'éloignement, notamment les éloignements forcés des étrangers. Pour la première fois depuis quelques semaines, nous avons, en y travaillant, convaincu les Européens de mettre sur la table une révision de la directive retour, qui sera un règlement avec un changement fondamental, parce que jusqu'à présent, c'est le clandestin.

On donne au clandestin un délai de départ volontaire, vous vous rendez compte ? Et pendant le délai de départ volontaire, le clandestin s'évanouit dans la nature. Eh bien là, ça sera l'inverse. Inversion de la logique, et ça sera fondamental. Mais aussi les circulaires. Depuis quand la droite ? Depuis quand la droite, qui avait tellement, puisque j'en avais participé, la fameuse, qui avait tellement désigné la circulaire valse comme un vrai problème pour la régularisation ? Eh bien, nous avons, j'ai en réalité abrogé la circulaire valse pour rendre plus difficiles, précisément, les régularisations.

Et depuis que cette circulaire a été prise, moins 24% des régularisations, moins 24%, pareil pour la naturalisation. J'ai assumé sur la circulaire pour la naturalisation, de lier la naturalisation, qui n'est pas un dû, mais qui, au contraire, est une faveur qu'on accorde à des étrangers méritants. J'ai assumé le lien entre naturalisation et aussi assimilation. Depuis quand ne parlait-on plus de l'assimilation ? Et des résultats, mes amis, on en a. Des résultats, on en a. On en a. Je vous en ai parlé pour la régularisation. Plus 14%, par exemple, pour l'éloignement des étrangers, pour les notamment forcés, et moins 14% de naturalisation. On en a aussi en matière de narcotrafic.

On a fait voter, grâce au texte que nous avions lancé, mon cher Mathieu, au Sénat, mon cher Gérard, il y a quelques mois, un texte narcotrafic qui va pouvoir nous permettre de renverser les choses depuis le début de l'année, d'ailleurs, avant même le vote de la loi. Par un certain nombre d'instructions que j'ai pu donner, département par département, nous avons interpellé, vous vous rendez compte, 20 000 trafiquants de drogue. 20 000 trafiquants de drogue. Voilà, mes amis, nous allons nous battre ensemble pour cette France des honnêtes gens. Mais il va falloir lui dire la perspective qu'on veut leur offrir.

Leur dire d'abord, peut-être que, pour nous, ce qui est fondamental, c'est la valeur de travail. Et qu'on ne peut pas demander aux Français demain de travailler plus, parce qu'en France, on est le pays où on travaille le moins dans une année, mais où on travaille le moins aussi dans une vie. Mais pour que les Français s'engagent sur cette voie du travail, parce que ce ne sont pas des feignants, les Français, c'est simplement que le travail, aujourd'hui, ne paye plus.

Le travail ne paye plus parce que le travail porte toutes les charges de l'État et d'un modèle social totalement dingue, puisqu'il produit de la fraude, de la pénurie et de la gratuité, mais une telle gratuité qu'on favorise l'assistanat. Donc on va lui dire, on va lui dire aussi, à cette France des honnêtes gens, que pour nous, la panne de l'ascenseur social, c'est la panne de l'école. Est-ce que vous vous rendez compte que, de tous les pays d'Europe, nous sommes le pays en Europe, de toute l'Europe, où les succès de nos enfants, le succès des élèves, dépendent le plus de la position sociale et du revenu des parents ? Et on ose appeler cela encore l'école républicaine.

Eh bien, nous referons une école méritocratique. Et, mon cher Max, il faudra refaire des maîtres, non pas en les masterisant à l'université, mais en refaisant des écoles normales, professionnelles, où ils apprendront à transmettre leur savoir. Voilà. Il faudra aussi lui dire, à cette France des honnêtes gens, qu'il faudra reprendre le pouvoir, que le peuple français devra reprendre le pouvoir. Ça sert à quoi de concourir à des élections si, en fait, les uns et les autres, les gouvernements, n'ont plus de pouvoir ? Si les règles leur sont imposées par des jurisprudences, venues d'ailleurs ou d'ici ?

Il faudra dire aux Français, clairement, que nous n'aurons aucune modification fondamentale, législative, en termes de droit. Idem, aucune révolution, par exemple, pour la justice pénale, des enfants, des mineurs, si demain on ne modifie pas la Constitution, si demain on ne modifie pas l'article 11, pour donner au peuple français la capacité de reprendre le pouvoir. Parce qu'on le voit bien, j'ai été critiqué lorsque j'avais pointé les faiblesses d'une conception de l'État de droit. On voit bien aujourd'hui que cette conception de l'État de droit n'a plus rien à voir, d'ailleurs, avec un cadre juridique.

Mais certains se cachent derrière ce cadre juridique pour nous imposer un cadre idéologique. Eh bien, nous devons trancher cette affaire parce que la source de l'État de droit, c'est la souveraineté populaire. En France, c'est le peuple qui doit avoir le dernier mot. La bataille des cœurs, la bataille des esprits et l'ultime bataille, les batailles électorales. D'abord, la bataille des municipales, et je lis cette bataille, Gérard, des municipales à celle des sénatoriales.

Parce que pour la première fois dans notre stratégie, lorsqu'on devra investir, lorsqu'on devra désigner tel ou tel chef de file, tel ou tel tête de liste dans telle ou telle commune, il faudra se soucier de la proportion des grands électeurs qui, demain, pourront élire nos propres sénateurs. Ça, c'est quelque chose où on n'est pas assez souvent à côté, mais cela, c'est important. J'ai demandé autour d'Annie, qui va travailler avec Roger Cauchy, avec Patrick Hetzel, j'ai demandé, là encore, à Mathieu Darnot, à Olivier Marlex, à une équipe de préparer, avec le plus grand soin possible, cette stratégie qui doit nous approcher très rapidement, justement, des municipales. C'est fondamental.

Moi, je veux qu'il y ait une vague bleue en 2026 sur les municipales en France. C'est fondamental de tenir nos territoires. Si on veut gagner, il faut une approche méthodique, méticuleuse. Quelques principes. Le premier principe, et je m'adresse à vous, les secrétaires départementaux, les présidents de fédérations, c'est vous qui connaissez le terrain. Et moi, je souhaite qu'on fasse une large part à cette subsidiarité, parce que vous connaissez les bons candidats. Et la Commission nationale d'investiture, tout comme notre groupe de travail sur les municipales, devra tenir compte de vos avis.

Mais ce que je vous demande, c'est de faire ce travail de méticulosité, commune par commune, parce que dans des communes, des petites communes, nous risquons de ne pas avoir de candidats. Et viendront se présenter des candidats sous des habits, sous des déguisements associatifs, qui se révéleront être des gauchos ou d'autres. Eh bien, si ou d'autres. Donc il faut être en capacité de recenser toutes ces communes. Pour le reste, une règle, le maximum de têtes de liste LR partout en France. C'est une règle qu'il faudra généraliser avec un point d'attention.

Et là, je veux être clair, clair devant vous, parce que ça nous engage vis-à-vis des insoumis, de cette gauche mélanchonisée, des insoumis et des soumis aux insoumis. Nous aurons une responsabilité particulière. Ce sont nos adversaires. Ne nous trompons pas d'adversaires. Ils sont nos adversaires principaux. C'est cette gauche-là qui gouverne à Grenoble et ailleurs, qui ne veut pas armer sa police municipale. C'est cette gauche qui ne veut pas de sapin de Noël, qui critique le Tour de France, qui va partir bientôt d'ailleurs, je vous le recommande. C'est cette gauche-là qui n'a pas voulu voter à l'Assemblée nationale une résolution pour faire libérer Boilem sans salle.

Vous vous rendez compte ? C'est cette gauche-là qui a proposé, là encore, à l'Assemblée nationale, il y a quelques mois, de voter un texte qui abrogerait ni plus ni moins que le délit, justement, d'apologie de terrorisme. Vous vous rendez compte ? C'est cette gauche-là. Ils sont nos adversaires. Et j'entends que dans toutes ces grandes villes qu'ils maintiennent sous leurs joues, alors on soit capable, justement, de les en détrôner.

Quand il faudra s'allier, nous le verrons, nous l'étudierons, mais il est hors de question qu'on risque des divisions et qu'on risque de leur offrir sur un plateau des victoires sur ces grandes villes de France qui méritent beaucoup mieux que d'être gouvernées par cette gauche archaïque et ringarde. Un dernier mot, mes amis, sur ces élections. Aller à une élection, ça ne s'apprend pas par un tuto. Il faut être professionnel, pas d'amateurisme. Pas d'amateurisme. Il faut que, lorsque l'on doit diriger une liste, faire une équipe, faire un projet, ça s'apprend. J'ai souhaité que, dans notre mouvement, on puisse réserver.

Bien sûr qu'on va remonter une école des cadres, mais on doit permettre à celles et ceux de nos candidats qui vont concourir aux municipales et ailleurs de se former parce qu'ils auront à ce moment-là les meilleures garanties de gagner. C'est pour moi un point important sur lequel je veux souligner, sur lequel, Hothman, nous devrons porter toute notre attention. Ce que je souhaite aussi, enfin, c'est qu'on ait un vrai, une plateforme numérique qui tienne le coup. Pourquoi est-ce que ce sont les deux extrêmes, aujourd'hui, qui sont les meilleurs en matière de partis numériques ? Alors que le numérique, c'est le débat d'idées, les réseaux sociaux.

Comment voulez-vous dire qu'à la fois la politique, c'est le débat d'idées, que les idées, c'est important, et délaisser ce champ, qui est là encore essentiel, en matière de conviction, que sont les réseaux sociaux ? Donc j'entends, dans quelques mois, faire que notre parti se saisisse. Là aussi, j'ai chargé Constance et puis Virginie Duby-Muller de pouvoir nous faire des propositions très, très rapidement. Voilà, mes amis. Je voudrais maintenant conclure, parce qu'il fait chaud, parce que l'ambiance est chaleureuse aussi. Je voudrais conclure en m'adressant à chacune et à chacun d'entre vous. Vous aurez demain le destin de la France entre vos mains. Vous avez un choix à faire.

Soit vous vous engagez, vous vous engagez vraiment, vous vous levez, là où vous êtes, dans tous les cercles d'amitié professionnelle, associative que vous connaissez. Soit vous préférez votre confort, soit vous vous dites, finalement, après moi le déluge, peu importe pour mes enfants, mes petits-enfants, les futures générations. Moi, j'ai vécu, finalement, de cette France que nos pères, nos grands-pères nous ont donnée. Eux sont allés au champ de bataille. Aujourd'hui, nous n'avons pas cette peine-là. Mais les champs de bataille, ils sont chez nous. La ligne de front désormais n'est plus extérieure. Elle est chez nous. Chacun doit en prendre conscience.

Les amis, j'ai besoin de vous, de chacun, de chacune d'entre vous. Oui, ensemble, nous allons refonder la droite. Nous allons refonder la droite pour relever la France. Mais ne vous y trompez pas. L'important, ce n'est pas la droite. L'important, c'est la France. La droite, ce n'est qu'un moyen. Un moyen au service d'une fin, d'une grande et belle finalité. Le service du pays. Le destin de la patrie. Et c'est dans les prochains mois. Ne vous y trompez pas, là non plus. C'est dans les prochains mois que tout va se jouer. Tout va se nouer dans les prochains mois. Il y a des moments dans l'histoire où les grands rendez-vous se présentent à vous. On ne les choisit pas.

On n'a pas choisi de naître à l'année de naissance où nos parents nous ont fait naître. Mais on est là. On est là avec une France qui est en train de décrocher. Qui est en train de se déclasser. Qu'est-ce qu'on fait ? Il va falloir, mes amis, monter au front. Cette histoire nous commande. Au moment où les événements, comme je le disais tout à l'heure, se potentialisent. Au moment où, là encore, les adversités sont en train de se coaguler, mais se coaliser même, contre nous. Il va falloir monter au front. Monter au front et pas faire seulement que la France ne se défasse pas. empêcher la France de se défaire. Il va falloir faire beaucoup plus.

Vous devrez être, nous devrons être des reconstructeurs. Reconstruire la France. Reconstruire un pays prospère. Reconstruire une république forte. Une nation fière. Une nation rassemblée. Quand la nation française est rassemblée, quels que soient les défis, dans toute l'histoire de France, elle a montré qu'à chaque fois, elle savait être au rendez-vous. Qu'à chaque fois, elle a réussi à relever ses défis. Alors oui, mes amis, c'est le destin qui nous attend. C'est ce que je vous demande. Ensemble, nous allons écrire ce nouveau destin français pour cette France des honnêtes gens, pour la France qui nous attend, pour la France que nous aimons tant. Vive la République et vive la France !

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