1er mai 2019 à Metz : discours de Jordan Bardella
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« Nous avons déjà tenu plusieurs dizaines de réunions publiques partout en France. »
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week-end après week-end. Vous le savez, nous avons lancé notre campagne le 13 janvier dernier à Paris et voilà donc maintenant près de quatre mois que nous parcourons le pays de réunion en réunion à la rencontre des Français. Avec Marine, avec l'ensemble des candidats de cette liste que vous avez face à vous, nous avons déjà tenu plusieurs dizaines de réunions publiques partout en France. Plusieurs dizaines de réunions publiques, cela signifie des centaines, des milliers de rencontres de Françaises et de Français qui viennent chacun avec leur petit bout de vie à nous livrer.
Et partout, de Paris à Metz, des Hauts-de-France à la Provence, en passant par notre belle Bretagne, de l'ensemble des provinces de l'Hexagone et jusqu'à nos territoires d'outre-mer, avec des situations différentes, avec des histoires qui changent. Partout, nous avons eu le sentiment que nos compatriotes nous disaient la même chose. Nous voulons retrouver notre pays. Partout, nos compatriotes nous disent qu'ils ne veulent pas voir la France qu'ils aiment tant mourir à petit feu. Partout, nos compatriotes nous disent qu'ils ne veulent pas voir leurs enfants, leurs petits-enfants vivre demain plus mal qu'eux. Partout aussi, on a lu les mêmes histoires dans la presse locale.
Partout, la même délinquance, la même insécurité qui, dans nos campagnes ou dans nos villes, pourrit le quotidien des Français. Une insécurité qui les contraint a changé leurs habitudes, parfois à déménager. Une insécurité qui pèse aujourd'hui sur la vie de chacun, parce que nos dirigeants ont hélas oublié que leur première mission, c'est de protéger les Français. Une délinquance et une insécurité, il faut le dire, il faut le dire tout simplement parce que c'est la réalité, parce qu'on ne règle pas un problème en fermant les yeux. Une délinquance est une insécurité bien souvent liée, vous le savez, à l'immigration.
Peut-être avez-vous entendu parler de cet acte abominable qui s'est déroulé dimanche soir à Rouen, en Normandie, où une femme sourde et muette qui avait un bras cassé dans le plâtre a été sauvagement agressée, attaquée par deux migrants nigériens qui voulaient lui dérober son collier. Le chauffeur du bus a pu les retenir et solliciter l'intervention de nos forces de l'ordre. Cette sauvagerie et cette lâcheté devenues quasi quotidiennes dans notre pays n'ont rien à faire chez nous et jamais, jamais nous ne l'accepterons. Alors, à ceux qui viennent sur notre sol pour commettre ce type d'horreur, nous leur répondons très simplement dehors.
Dans cette presse locale, aussi partout encore, on lit ici la fermeture d'une usine, là celle du dernier commerce, du dernier bistrot du village, ici encore la fermeture d'une classe, là celle d'une maternité, d'un bureau de poste ou parfois d'une gare. Comme si la seule chose qu'on pouvait encore ouvrir dans notre pays, comme si la seule chose qu'on savait encore ouvrir dans notre pays, c'était des centres d'accueil pour les migrants. Nos compatriotes ont le juste sentiment que l'Etat n'est jamais là pour eux, mais que l'Etat est toujours là pour les autres.
Nos compatriotes ont le juste sentiment que le seul moment où l'Etat se rappelle qu'ils existent, c'est pour prélever des impôts ou des taxes devenues insupportables. Mais comment voulez-vous que nos compatriotes acceptent de payer toujours plus d'impôts quand ils ont de plus en plus de mal à se soigner, mais qu'en même temps, on augmente chaque année le budget des soins pour les immigrés clandestins ? Comment voulez-vous que nos compatriotes acceptent de payer toujours plus d'impôts quand ils ont de plus en plus de mal à se loger, mais qu'en même temps, nos logements sociaux sont totalement saturés par l'immigration ?
Comment voulez-vous que nos compatriotes acceptent de payer toujours plus d'impôts quand ils doivent faire toujours plus de routes pour se rendre à l'hôpital ? Qu'ils doivent faire 15 km de plus parfois pour trouver une maternité, que le train ne s'arrête plus chez eux ou encore que la gendarmerie a mis la clé sous la porte ? Comment voulez-vous que nos compatriotes fassent confiance au président de la République lorsqu'il explique qu'il baissera les impôts alors que l'électricité, le prix d'une qualité de course ou encore les prix à la pompe explosent dans notre pays ? Au fond, la question que beaucoup de Français se posent face à l'impôt, ce n'est pas tant combien que pourquoi ?
Et même souvent pour qui ? Contrairement à ce qu'ils essaient de nous faire croire au gouvernement, les Français ne sont pas réfractaires à l'impôt. Ils veulent simplement savoir où passe l'argent. Et disons-le clairement. Tant que les Français auront l'impression que leurs impôts servent à financer l'immigration massive, les fraudeurs, des comités publics dont on découvre l'existence en même temps que le salaire de leurs membres ou encore le puissant fonds que constitue le budget de l'Union Européenne, alors pour eux, ça sera effectivement toujours trop.
Je parle du budget de l'Union Européenne parce qu'on n'en peut plus de lire parfois dans la presse, de lire ici, d'entendre là que l'Union Européenne a financé tel ou tel projet. Mais l'Union Européenne ne finance rien du tout. C'est l'argent des Français qui financent ces projets. C'est l'argent que les Français, que vous donnez chaque année à l'Union Européenne et dont elle ne récupère pas l'intégralité. Alors, il faut quand même le rappeler. Et toujours rappelez-le dès que vous en avez l'occasion. Depuis 2000, l'Union Européenne nous a déjà coûté 85 milliards d'euros. 85 milliards d'euros donc qu'on a déversés sans jamais en voir revenir l'intégralité des sommes.
Et d'ailleurs, on n'en a pas fini puisque vous avez vu qu'au niveau européen, Emmanuel Macron souhaite aller encore plus loin puisqu'il est favorable à l'instauration d'un impôt européen. Vous me direz, ce n'est pas vraiment le seul puisque les élus eurodéputés des Républicains ont aussi voté pour le principe de taxes à l'échelle européenne. Et ce qui est encore plus incroyable, c'est qu'une partie de cet argent que nous donnons chaque année à l'Union Européenne. Une partie de l'argent des contribuables français est même utilisé par l'Union Européenne pour financer des projets dans d'autres pays européens qui viennent directement concurrencer notre économie et nos entreprises.
Et cela alors que l'Union Européenne interdit toute forme de patriotisme économique ou de protectionnisme en nous empêchant de favoriser nos entreprises, de simplement leur donner la priorité ou même d'aider nos entreprises stratégiques ou innovantes. Alors c'est avec ces boulets accrochés à la cheville que l'on demande à nos entreprises de se battre face à la concurrence. Avec ces boulets que nous traînons à nos pieds que nos entreprises doivent tenter de survivre dans un marché toujours plus dérégulé, au sein d'une mondialisation sauvage.
Nous, nous estimons qu'il faut changer de modèle économique, qu'il faut revenir à un peu de bon sens, qu'il faut favoriser le local plutôt que le global, qu'il faut relocaliser et non délocaliser nos entreprises, qu'il faut aider, favoriser, préférer, protéger nos entreprises et nos travailleurs. Alors oui, nous assumons clairement de vouloir produire en France tout ce que nous pouvons raisonnablement produire en France avec des entreprises françaises et même, ça peut paraître aujourd'hui délirant avec des salariés français.
Nous assumons clairement de vouloir dès que cela est possible donner la priorité à nos éleveurs, à nos agriculteurs, pas de faire venir de la viande ou des fruits qui arrivent du bout du monde, de pays qui ne respectent ni nos normes ni nos règles sociales. Et c'est comme cela que nous protégerons nos entreprises, que nous protégerons nos agriculteurs, que nous protégerons nos travailleurs, notre environnement et donc notre économie. Cela s'appelle du bon sens. Nous le constations ici dans le domaine économique en ce jour de fête du travail, ce jour de 1er mai, mais ce que nous vivons en matière économique est vrai dans tous les domaines.
Ce que nous vivons, ce n'est pas une fatalité, mes amis, c'est la conséquence de choix politiques, sur le plan national comme sur le plan européen. Et ce que nous démontrent aujourd'hui nos alliés européens, partout en Europe, c'est tout simplement qu'on peut faire autrement. Je vais vous donner plusieurs exemples. En Autriche, on attribue désormais les logements sociaux en priorité aux Autrichiens. Alors appliquer la priorité nationale, c'est possible. On refuse l'application des accords de libre-échange avec le Canada. Alors choisir la protection de nos entreprises et de notre agriculture, c'est possible.
En Autriche encore, on ferme les mosquées radicales et on expulse les imams radicaux étrangers qui prêchent la haine. Lutter contre l'islamisme, c'est en Italie. Avec Matteo Salvini, on ferme les portes aux bateaux de migrants et on réduit de 95% le nombre de débarquements. Refuser l'immigration massive, c'est possible. Et puisque c'est possible, ça veut dire que les autres qui se partagent le pouvoir chez nous, que tous les autres qui se sont succédés en France et en Europe depuis des décennies n'ont pas voulu le faire, ou pire encore, ils n'ont pas eu le courage et la volonté de le faire. Je dis que c'est pire, car pour moi, effectivement, ce sont les pires.
Ceux qui professent la même chose que nous sur les plateaux de télévision dans la campagne, mais qui, une fois aux manettes, font tout l'inverse. Suivez mon regard. Eh bien, nous, comme nos alliés européens, la priorité nationale, la défense de nos entreprises et notre agriculture, la lutte contre l'islamisme radical et le refus de l'immigration massive, nous le ferons. Et nous le ferons tout simplement parce que le peuple français le veut, parce que le peuple français le réclame, parce que le peuple français l'attend depuis trop longtemps.
Partout, partout les Français que nous rencontrons nous disent, nous voulons simplement être protégés, nous voulons simplement être défendus, nous voulons être respectés, nous voulons être considérés. Partout, les Français nous disent simplement, nous voulons être prioritaires dans notre pays. Alors qu'ils en soient assurés, car avec nous, oui, c'est, c'était et ce sera toujours les Français d'abord. Chaque événement, face à chaque choix politique que nous devons faire, nous pensons d'abord à la France et aux Français. Pas aux marchés, pas aux banques et encore moins à la Commission européenne. Nous pensons toujours d'abord à la France et aux Français, d'abord.
Et dans ce monde incertain, en proie aux migrations de masse et aux guerres économiques, nous avons besoin, mes amis, plus que jamais de réaffirmer avec force qui nous sommes. Nous sommes des Français. Nous sommes les propriétaires de la Maison France et nous comptons bien les rester pendant des siècles encore. Parce qu'en réalité, dans le monde actuel, quel pays réussit en se reniant ? Est-ce que les Américains, les Chinois, les Russes, les Japonais ont honte d'être Américains, Chinois, Russes ou Japonais ? Trump réaffirme la puissance américaine et les Américains brandissent fièrement leurs drapeaux.
La Russie de Poutine, avec laquelle nous voulons des relations saines, s'appuie avec fierté sur son héritage orthodoxe. Français, cela signifie quelque chose pour nous. Cela signifie que nous sommes les héritiers d'une grande civilisation qui ne veut pas mourir, que l'on veut préserver, enrichir et transmettre aux générations qui viennent. A l'image des pompiers de Paris, luttant contre le feu pour sauver Notre-Dame de Paris il y a quelques jours, nous devons nous engager. Chacun à sa mesure parce que la France mourra si nous restons dans notre coin. Si les Français ne se lèvent pas pour défendre leur pays, qui le fera à leur place ?
Si la France n'appartient pas aux Français, à qui appartient-elle ? Ce qu'Emmanuel Macron et tous ses soutiens ont voulu nous présenter, vous savez, comme leur nouveau monde, est en fait une vision totalement ringarde et dépassée. Un truc des années 90, si ce n'est des années 80, dans ce moment où on a pensé qu'on allait entrer dans une formidable gouvernance globale, dans un monde de la déconstruction des frontières et des identités nationales, où tous les hommes ne seraient plus que des consommateurs nomades, propriétaires de rien, citoyens du monde, de nulle part et de partout à la fois. Un monde hors sol, celui des start-up et du yaka, yaka traverser la rue pour trouver un job.
Mais heureusement, notre siècle et le moment que nous vivons est tout autre. Il est celui de l'affirmation, il est celui de la réaffirmation des peuples, des nations et des identités qui la composent. Il est aussi celui de l'affirmation de la frontière. De la frontière, non pas comme un mur, comme certains essaient de le caricaturer, mais comme une porte à la Maison France, comme une porte qui s'ouvre et qui se ferme, la frontière comme une limite au tout profit qui vient défigurer nos paysages, déséquilibrer nos écosystèmes et épuiser notre planète.
Et, face à leur Union Européenne totalement dépassée, qui n'a pour seule ambition que la règle des 3% de déficit imposés, nous, nous voulons bâtir l'avenir. Et cet avenir, aujourd'hui, nous l'incarnons. Et cet avenir, aujourd'hui, il s'appelle nation. Cet avenir, il s'appelle frontière. Cet avenir, il s'appelle sécurité, protection, paix fiscale et bon sens. Et cet avenir, mes amis, il peut s'écrire dans 25 jours. 25 jours. Alors, ne vous laissez pas voler cette élection. Ne vous laissez pas voler cette élection par ceux qui ont dégoûté les Français de la politique, en leur mentant encore et encore.
Ceux qui, comme les Républicains, racontent à Paris qu'ils sont contre la répartition des migrants dans nos villes et dans nos villages pour ensuite aller la voter dans votre dos au Parlement européen. Ne vous laissez pas, non plus, voler cette élection par ceux qui veulent que cette campagne n'ait pas lieu. Peut-être parce qu'ils n'ont pas confiance dans leurs candidates et qu'ils voudraient enchaîner à l'infini les grands débats et les grands blablas. Nous, c'est tout le contraire. Nous, nous avons confiance dans notre projet et dans notre équipe. Nous, nous voulons que cette campagne, elle ait lieu. Nous, nous voulons que ce débat ait lieu.
Nous, nous voulons que les Français puissent choisir le 26 mai. Nous voulons que les Français puissent choisir clairement entre l'Europe de Macron et l'Europe des nations que nous leur proposons et qui est en train d'arriver au pouvoir partout en Europe. Alors maintenant, mes amis, je le disais, il nous reste 25 jours. Seulement 25 jours nous séparent aujourd'hui du 26 mai. Je vous fais, et nous vous faisons tous ici, une seule promesse. Une seule. Tout donner jusqu'au bout, jusqu'au 26 mai pour porter le Rassemblement national en tête de cette élection européenne. Jusqu'au dimanche 26 mai, il faudra redoubler d'efforts. Moi, je vais redoubler d'efforts.
Nos candidats vont redoubler d'efforts, mais on a besoin de vous et de vous tous. Alors, allez chercher chaque voie. Allez convaincre chaque ami, chaque voisin, chaque membre de votre famille, chacun de ceux qui hésitent, chacun de ceux qui pensent que ça ne sert plus à rien. Parce qu'on ne peut pas continuer comme ça. Parce qu'on ne peut pas les laisser continuer comme ça. Parce qu'il est clair que si Macron arrive en tête le 26 mai, alors il va passer la cinquième. Alors le rouleau compresseur va se remettre en marche. Alors la réforme des retraites, la réforme de l'indemnité chômage, le matraquage fiscal, le laxisme à l'égard de l'insécurité et de l'immigration vont se poursuivre.
Alors, il se sentira légitimé dans le mépris, dans les petites phrases et les humiliations qu'il a adressées au peuple français depuis son élection. Alors, mes amis, le 26 mai, nous allons nous rendre aux urnes munis d'un bulletin de vote et nous allons ensemble stopper Macron. Parce que le dimanche 26 mai, stopper Macron, c'est dire stop à l'immigration massive. Parce que le dimanche 26 mai, stopper Macron, c'est dire stop face à la faiblesse contre les délinquants et les criminels qui pourrissent la vie des Français. Parce que le dimanche 26 mai, stopper Macron, c'est dire stop à la case sociale. Stop au matraquage fiscal.
Parce que stopper Macron, le 26 mai, dans les urnes, c'est adresser un message clair à tous ceux qui, comme lui, considèrent que la France est finie. Parce que stopper Macron le 26 mai, c'est faire résonner ce message bien fort, jusqu'à Matignon, jusqu'au palais de l'Elysée, jusqu'à Bruxelles. Le peuple français est encore vivant. Le peuple français est encore debout. Le peuple français ne se laissera pas faire. Peuple français, le 26 mai, prenez le pouvoir. Vive la République et vive la France.