L'avis d'Apolline de Malherbe sur l'interview d'Emmanuel Macron, hier soir sur TF1
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 60 %Défensif 40 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:46PrésentateurFait
« Ce qu'il dit sur les réformes, par exemple, m'interpelle. »
- 1:01PrésentateurFait
« C'est un peu une excuse pour dire que je n'ai pas fait des très grandes réformes, mais ça marche quand même un peu. »
- 1:43PrésentateurFait
« Est-ce qu'à certains moments vous avez flanché ? »
- 1:45PrésentateurFait
« Est-ce que vous avez eu peur de prendre le contrôle ? »
- 2:13InvitéFait
« On sait que c'était dans la boîte enregistrée depuis 4 jours. »
- 2:16InvitéFait
« Est-ce que hier soir à l'Elysée, Emmanuel Macron a regardé Emmanuel Macron en train de faire le bilan d'Emmanuel Macron ? »
- 3:01AuditeurFait
« Je ne suis pas sûre que ce format télévisuel marche encore. »
Temps de parole
- Présentateur51 %
- Présentateur 225 %
- Invité15 %
- Invité 27 %
- Auditeur3 %
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Évidemment, évidemment, vous avez regardé Emmanuel, Nicolas, Charles. Céline, j'ai l'impression que vous dormiez.
Un tout petit peu.
Je me lève à une heure du mat', donc j'ai une bonne excuse. C'est ça, mais je ne comprends pas, vous n'aviez pas mis votre réveil pour regarder le président et ensuite vous recoucher ? Ah non, j'ai tout analysé. Je la regardais moins longtemps que Kohalanta la veille, je crois. Ça l'avait tenu peut-être un petit peu plus et puis peut-être que ça va pas ce soir. Vous l'avez regardé donc Emmanuel Le Chiffre. Oui. Alors ça s'appelait Où va la France ? Moi, j'ai surtout vu une émission qui était plutôt d'où vient Emmanuel Macron, c'est-à-dire que c'était plutôt une introspection assez intéressante d'ailleurs sur le quinquennat, ce qu'il a ressenti, comment il l'a vécu.
Voilà, après, il y a des moments intéressants. Ce qu'il dit sur les réformes, par exemple, m'interpelle. En fait, une réforme ne doit pas forcément être spectaculaire pour avoir des effets. Je ne suis pas sûr que l'histoire lui donne vraiment raison sur ce point. C'est plus facile à dire après, quoi. Oui, c'est plus facile à dire après. C'est un peu une excuse pour dire que je n'ai pas fait des très grandes réformes, mais ça marche quand même un peu. C'était une philosophie en fait, Emmanuel. Vous l'aviez loupé visiblement cet aspect-là. Non, mais c'est surtout les révolutions.
J'avoue, je ne m'étais pas rendu compte à quel point on était au milieu comme ça d'un énorme mouvement révolutionnaire. Un petit point positif quand même sur ce qui pour moi est le chantier majeur, qui est quand même comment on invente tous ensemble un grand service public du XXIe siècle. La réflexion progresse, mais quand même extrêmement doucement. On en est encore au débat sur combien de fonctionnaires, etc. On voit bien qu'il n'a pas envie de rentrer là-dedans, mais qu'il ne peut pas y échapper. Donc il manque d'eau d'un peu.
Ce qui m'a frappé, c'est que les deux interviewers ont essayé de l'entraîner vers un exercice d'auto-introspection, de lui faire parler de lui. Ça fait quel effet d'être le chef des armées ?
Est-ce qu'à certains moments vous avez flanché ? Est-ce que vous avez eu peur de prendre le contrôle ?
Et il n'a pas vraiment joué le jeu, ce qui est son droit. Mais du coup, ça donne cette émission un petit peu bancale où on essaye de le faire parler de lui, où il ne parle pas vraiment de lui. On dit qu'il a exprimé un certain nombre de regrets. Je n'ai pas trouvé. Il a beaucoup plus envie. Beaucoup d'excuses. J'assume, j'assume que je regrette. Voilà, ça ne fonctionnait pas. Il a appris surtout. C'est ça le mot que j'ai marqué hier. Nicolas Sarkozy nous avait fait le « j'ai changé ». Hier, il a martelé « j'ai appris ». Moi, j'ai une question ce matin. On sait que c'était dans la boîte enregistrée depuis 4 jours.
Est-ce que hier soir à l'Elysée, Emmanuel Macron a regardé Emmanuel Macron en train de faire le bilan d'Emmanuel Macron ? Il n'était pas à l'Elysée, il était à Bruxelles, il reçoit. Peut-être dans sa chambre d'hôtel. Peut-être un petit replay en rentrant. Il s'était enregistré. C'est possible.
Non, moi, j'étais un peu mal à l'aise. J'étais un peu mal à l'aise comme vous, Nicolas, sur le côté, oui, dans la posture, il avait l'air de parler de lui. Je trouve que ça sonnait un peu creux. C'est-à-dire qu'il y avait beaucoup de silence un peu forcé. Il y avait beaucoup de moments où il regarde un peu le ciel pour montrer qu'il est inspiré. Moi, je trouve aussi qu'il avait pu apparaître comme un homme d'action, un homme justement dynamique, de jeunesse. À la limite, je le trouve plus convaincant dans ce rôle-là que dans le rôle de celui qui réfléchit et qui nous promet qu'il va nous parler de lui et de son cœur.
Je ne suis pas sûre que ce format télévisuel marche encore. On verra les audiences à 9h, mais à mon avis, ça fera moins de 2 millions et demi.
Il y a un côté, alors ça, on prend les paris, mais il y a un côté un peu lent. Et puis je trouve un côté un petit peu adolescent, c'est-à-dire qui suis-je, est-ce que j'ai évolué, comment je me sens, est-ce que vraiment je vais grandir, je change.
Il a parlé plus de lui que de la France hier soir, c'est sûr.
C'est plus la crise d'adolescence d'Emmanuel Macron que la crise de la France. Mais on en parlera bien sûr avec vous tous aujourd'hui. Au 32 16, vous nous appelez pour en débattre. Et puis Robert Ménard, du côté de la politique, sera là à 7h40. Et Gabriel Attal, le porte-parole du gouvernement, à 8h30, les 6h10. Et Gabriel Attal, le porte-parole du gouvernement, à 8h30, les 6h10.