SMART IMPACT - L'invité de SMART IMPACT : Catherine Chabaud
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:05OuverteRéponse directe
Pourquoi ce retour à la compétition à la Route du Rhum ?
- 0:49OuverteRéponse directe
Avez-vous le départ prévu et comment vous êtes-vous préparée ?
- 1:33OuverteRéponse directe
Comment concilier agenda parlementaire et préparation sportive ?
- 2:16OuverteRéponse directe
Quel est votre objectif sportif dans cette course ?
- 2:56OuverteRéponse directe
Votre bateau portera les couleurs de sponsors liés à l'éducation. Pourquoi ce choix ?
- 3:41OuverteRéponse directe
Être pionnière était-il un objectif pour vous ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:25Fait
« il n'y a qu'un océan sur la planète on parle des océans mais la réalité c'est qu'ils sont tous connectés »
- 6:36Chiffre
« on estime à 80 millions de tonnes les déchets qui viennent de la Terre et qui sont qui rejoignent la mer »
- 8:04Fait
« 99% de nos communications par Internet passe par la mer »
- 10:16Chiffre
« on estime à 80 millions de tonnes les déchets qui viennent de la Terre et qui sont qui rejoignent la mer »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Musique]
elle est avec nous duplex en visio-conférence Catherine Chabot bonjour bienvenue merci d'avoir accepté notre invitation on va évidemment longuement parler de votre action au Parlement européen votre bilan sur ce nouveau rôle politique après trois années à Strasbourg mais d'abord quand même cette Route du Rhum pourquoi ce retour à la compétition écoutez c'était pas prémédité mais on va dire un concours de circonstance peut-être l'opportunité d'avoir ce bateau qui est le bateau avec lequel j'ai accompli mon premier tour du monde le Vendée Globe 96 97 et que mon mari a racheté à l'état des pas il y a quatre ans il a couru lui-même la Route du Rhum après l'avoir fait restaurer et c'est lui normalement qui devait repartir et puis on va dire peut-être le manque de mer mais aussi l'incapacité à faire parler des enjeux sur lesquels je suis mobilisé au Parlement européen donc quelque part je me lance un défi pour l'océan qui a défié un peu personnel c'est qu'à la fin de l'année moi je fête mes 60 ans et je crois que j'ai envie de me challenger aussi un petit peu dans cette affaire c'est effectivement de je comprends très bien je suis pas très loin de cet âge là et donc on s'invente des challenges et ça fait du bien est-ce que vous avez le départ c'est le dimanche 6 novembre Saint-Malo 13h02 précise j'imagine que vous avez comment vous vous êtes préparé alors je pensais au mois de janvier dernier enfin déjà j'ai pris la décision au mois de juillet août l'année dernière et je pensais au mois de janvier je me suis dit j'ai 10 mois devant moi je serai en super forme etc la réalité c'est que j'ai un agenda au Parlement européen qui est complètement fou on bosse quand même au Parlement européen et donc je n'ai pas au départ puis m'entraider comme j'imaginais et puis vous savez pour vous qualifier pour prendre le départ il faut faire une qualification que j'ai décidé finalement de faire cet été dans le cadre d'une course qui s'appelle la Dream Cup et je n'avais pas fait de solitaire depuis 20 ans donc c'était un véritable défi et finalement je l'ai gagné cette course donc j'étais vraiment contente en même temps il y avait pas au départ tous les bateaux qui seront mes concurrents au départ de la Route du Rhum mais ou sinon écoutez j'essaie de faire un peu de sport tous les jours pas très longtemps je fais un petit peu de Pilates je fais des étirements je fais un peu de gainage etc je me voilà je me consacre 20 à 30 minutes tous les jours tous les matins j'ai fait une petite préparation diététique et en dehors de ça je vais vous dire Thomas la réalité c'est qu'il faut être déjà prêt dans sa tête c'est à dire qu'il faut vraiment en avoir envie et ça j'en ai envie ça veut dire que c'est comme le vélo ça ça s'oublie pas la navigation solitaire si je vous écoute si je vous entends bien mais vous êtes ambitieuse vous videz quoi la victoire le podium dans votre catégorie ouh là là déjà je vise de boucler cette Route du Rhum en course c'est-à-dire de traverser et de ne pas avoir enfin d'éviter les avaries enfin voilà de boucler la course c'est quand même pas si simple il y a 4 ans il y a énormément d'abandon beaucoup de bateaux qui sont arrêtés mon mari est allé au bout il a fait presque un podium il a fini 4e il y a en 98 moi j'ai couru la Route du Rhum sur le bateau de mon deuxième Vendée Globe et malheureusement la tête de ma a cassé à quelques jours de l'arrivée et je n'ai j'ai fini la traversée mais pas en course donc ça la première objectif le deuxième bien évidemment c'est d'essayer de mettre autant de bateaux que faire ce peu derrière moi mais je pense que cet objectif sportif en plus la motivation sera qu'il aidera à servir l'objectif de mettre la lumière sur l'océan sur sa préservation et surtout les enjeux lis à la mer ce bateau vous nous l'avez dit vous avez tout fait le Vendée Globe en 96 premières femmes à boucler un tour du monde en solitaire et et sans escale est-ce que cette dimension là c'était aussi une dimension importante pour vous d'être une pionnière d'une certaine façon ça va jamais été un objectif pour moi d'être une pionnière et du reste quand j'ai bouclé ce Vendée Globe en 96 97 nous étions deux femmes au départ c'était Isabelle Autissier je pense que je dois mon titre de gloire à la rupture de son safran et Isabelle a ouvert aussi des portes sur les tours du monde en solitaire donc effectivement je suis devenu la première femme à le boucler en solitaire c'était pas un objectif mais je me rends compte aujourd'hui en écoutant les générations qui arrivent qu'effectivement on a ouvert des portes bien évidemment Florence Isabelle ou moi et tant mieux aujourd'hui il y a de plus en plus de femmes qui avec un talent formidable qui participe assez compétition pas beaucoup de femmes au départ de la de la Route du Rhum au regard des 138 concurrents au total mais je crois qu'on est on est 7 au total voilà c'est il pourrait y en avoir plus alors ce bateau c'est un 2mA de 18 mètres de long qui porte les couleurs de formative Network et de le ici Business School de sponsors qui ont en commun de former des étudiants je voudrais qu'on parle de l'engagement de cette génération pour la défense de l'environnement pour la biodiversité on le ressent on a beaucoup abordé dans dans cette émission notamment le mouvement des étudiants pour un réveil écologique vous vous sentez là cette cette ébullition vous accompagnez ce mouvement oui absolument en fait donc ces écoles forment en alternance et quand déjà il y a quatre ans formative network était le la le réseau d'école qui suivait en apprentissage qui suivait le on va dire le l'engagement de Jean-Marie Patier mon mari est dans la Route du Rhum supportait déjà était déjà ambassadrice de l'appel que j'ai lancé en 2018 pour que l'océan soit reconnu comme un bien commun et pour répondre à votre question moi je suis assez bluffée de cette génération alors les étudiants que je rencontre dans ces écoles mais aussi ceux qui m'accompagnent au Parlement européen c'est plus des étudiants ce des jeunes j'ai également dans Ocean ascomen une équipe de jeunes qui mènent toutes les actions de mobilisation du public et je suis bluffé aussi par l'engagement et puis au niveau européen il y a un réseau qui s'appelle use for officient qui a été créé par la Commission européenne avec lesquelles nous avons organisé une manifestation une conférence à Lisbonne dans le cadre de la Conférence des Nations Unies pour l'océan et effectivement moi je suis alors en général les jeunes sont bien évidemment mobilisés sur l'environnement en particulier sur l'océan et je moi je reçois énormément de candidatures de jeunes qui veulent faire des stages au Parlement européen et qui me disent moi je suis vraiment mobilisée j'ai envie de me mobiliser pour l'océan alors vous nous l'avez dit effectivement votre bateau sera l'ambassadeur de Ocean ascomon l'appel pour l'océan bien commun de l'humidité de l'humanité si on si on détaille un peu est-ce que vous pouvez nous expliquer expliquer la démarche elle est pas nouvelle au chômas coman ça fait plusieurs années oui ça fait maintenant presque ça fait 4 ans et demi en fait cette notion pour pour comprendre en fait il n'y a qu'un océan sur la planète on parle des océans mais la réalité c'est qu'ils sont tous connectés il y en a qu'un seul et aujourd'hui plus on le connaît plus on mesure tous les bienfaits qu'il apporte à l'humanité et ça fournit aussi en fournit la moitié de l'oxygène que nous respirons il capte un tiers de nos émissions de gaz à effet de serre il absorbe énormément enfin 93% de la chaleur due à nos émissions c'est à dire que s'il y avait pas l'océan la planète serait beaucoup plus beaucoup plus chaude il nous nourrit bien évidemment vous savez que vous avez 3 milliards d'individus sur terre qui ne trouvent leur ressources en protéines que de la mer l'océan c'est aussi parle aussi en que transit nos marchandises c'est aussi un réservoir d'énergie on développe des énergies marines et puis là on découvre depuis quelques années notamment au travers de comme celle de Tara ou autre le formidable on découvre des richesses génétiques avec lesquels ces molécules que l'on découvre on fabrique aujourd'hui des médicaments notamment contre le cancer et bien d'autres choses il y a des brevets qui sont déposés et du rêve il y a une espèce de course c'est un nouvel eldorado et en ce moment ce négocie au niveau des Nations Unies un traité pour que l'océan soit préservé ses richesses soient partagées etc et donc au travers de cette notion de bien commun nous essayons d'appeler la mobilisation de la responsabilité individuelle et collective je vais vous raconter une chose en 91 moi j'ai traversé l'Atlantique pour la première fois c'était avec la mini transat en solitaire et en plein milieu de l'Atlantique j'ai vu des déchets c'était il y a 30 ans Thomas c'était des déchets en mer vous en entendez parler depuis quoi 10 ans 15 ans et donc à ce moment là je me suis pas où sont les offres pollueurs moi je me suis dit mais comment en est-on arrivé la collectivement et qu'est-ce que moi je peux faire et en fait ce qu'on essaie de mobiliser au travers de cette notion de bien commun c'est que on a tous notre part à faire pour la on va dire la restauration la régénération et pas uniquement ceux qui vont en mer pas uniquement ceux qui habitent au bord du littoral c'est aussi qu'ils sont en amont des bassins versants l'océan concerne tout le monde qu'on soit dans un qu'on habite un pays qui n'a pas de de on va dire de bordures littorales voilà donc c'est une initiative qu'on lance qu'on a lancé avec l'Institut français de la mer le CNRS et nous allons publier des des on va dire le fruit de nos réflexions scientifiques sur le sujet alors il y a deux il y a deux éléments sur lesquels je voudrais revenir d'abord la source de pollution et à quel point le le l'océan est menacé par le réchauffement climatique parce que vous avez c'est notre bien commun et dans la responsabilité de la pollution dont on parle bien évidemment ça part de la terre donc il y a une action à mener de ce côté là ça c'est le premier aspect de la question et puis ensuite on parlera du de l'impact du réchauffement alors du côté des pollutions c'est bien ça votre question il y a deux types de grandes pollution les déchets et les ce qu'on appelle les pollutions diffuses c'est-à-dire les eaux qui sont polluées et bien évidemment les solutions elles sont majoritairement à terre on sait que on estime à 80 millions de tonnes les déchets qui viennent de la Terre et qui sont qui rejoignent la mer et en fait du reste au Parlement européen j'ai été rapporteur d'un avis sur ce sujet là des rapports d'initiative et l'idée c'est d'arriver très en amont et dans une on va dire dans une approche complètement systémique de regarder depuis la conception des produits jusqu'à la à l'économie circulaire pour que les déchets ne soient jamais perdus dans la nature mais malgré tout au travers vous savez des des eaux pluviales quand il pleut ça lessive les villes et vous avez beaucoup de déchets qui rejoignent on va dire les émissaires ça rejoint quand collecter s'il y a pas dans les zones de concentration d'accumulation une collecte qui est faite ça finit par rejoindre les rivières et la mer donc il y a tous l'océan pardon nous interrompre d'une certaine façon c'est déjà trop tard on peut on peut dire ça notamment c'est des particules plastiques qui sont de plus en plus petites et qu'on ne peut pas récupérer oui la mission Tara qui avait fait le tour de l'Europe à observer les déchets dans les rivières à constater qu'en fait les micro les déchets notamment les plastiques se fragmentent déjà dans les rivières donc il y a une fragmentation qui est due à l'érosion qui est dû au soleil au rayonnement etc qui est extrêmement importante alors je dis pas qu'il faut pas aller ramasser sur les plages d'abord ça fait des des actions de sensibilisation je ne dis pas je pense que à terme on pourra éventuellement aller ramasser les déchets dans les zones d'accumulation en profondeur pour l'instant on n'y est pas à les ramasser les déchets en plein milieu de l'Atlantique ou du Pacifique pourquoi pas ça fait je veux dire toutes les actions sont bonnes à prendre mais c'est vraiment à terre qu'il faut le refermer le robinet des déchets qui vont à la mer et puis il y a donc cet autre source de pollution qui sont tout ce qu'on appelle les intrants qui viennent de l'agriculture mais aussi de notre consommation médicament qui viennent aussi de l'industrie et on a un très gros travail à faire en amont sur la réduction de ces pollutions qui sont qui sont plus diffuses d'un mot le l'impact du réchauffement climatique sur sur l'océan là aussi les vous parliez des 3 milliards de d'êtres humains qui trouvent leur source de protéines grâce à l'océan enfin on parle quoi de cyclones de plus en plus violent éventuellement de plus en plus nombreux quels sont les conséquences en fait il y a différents types de conséquences mais vous les cyclones c'est le réchauffement de l'océan en profondeur et même en surface puisque les cyclones ils ont besoin pour démarrer on va dire la cyclogénèse ils ont besoin que l'océan soit chaude et c'est ce qu'on a constaté encore récemment avec les cyclones qui ont frappé la Guadeloupe ou la Floride ou même l'ouragan qui a frappé la Corse l'été dernier avec un océan qui brûle en fait l'océan il est en feu en ce moment c'est ce que disent les scientifiques donc ça c'est un premier point il y a aussi le sujet de la grosse concentration de CO2 dans dans l'océan qui fait que l'océan s'acidifie et ça ça a un impact sur les écosystèmes notamment sur les récifs coralliens etc tous les le plancton qui ont un squelette avec du calcaire donc ça fait fondre le calcaire et puis bien évidemment l'océan qui se réchauffe ça le dilate et du coup il s'élève l'élévation du niveau de la mer pas forcément c'est surtout pas dû à l'élévation à la fonte de la banquise c'est dû à la fonte des glaciers mais aussi à la dilatation de l'océan donc les impacts sont multiples et pour les populations côtières moi je travaille sur ce sujet au Parlement européen beaucoup je suis dans une commission Développement ça a un impact formidable donc il faut arriver à sauver les écosystèmes marins et côtiers l'océan dans son ensemble mais aussi beaucoup les écosystèmes marins Gautier vous avez été élu en cinquième position sur la liste de la République en marche et du MoDem pourquoi pourquoi cet engagement politique pourquoi vous êtes dit il faut finalement alors il y avait eu d'autres actions politiques auparavant mais c'est quoi c'est un levier efficace pour vous et notamment le Parlement européen absolument c'est à dire vous allez rigoler mais j'ai refusé ce mandat trois fois depuis 2004 à chaque échéance électorale on m'a proposé d'être numéro 2 sur une liste et j'ai toujours refusé parce que la politique n'était pas mon mode d'engagement mais en 2019 2018 d'abord peut-être une conversation avec Marielle de Sarnez qui n'est plus là et à laquelle je pense qui m'a fait comprendre que l'Europe est le bon échelon parce que la lotion ne connaît pas de frontière et si on veut mutualiser les solutions on le voit avec les solutions qu'on a trouvées pour le covid et aujourd'hui dans la crise climatique l'Europe permet de mutualiser les solutions et je me suis dit en ce moment je travaille j'ai travaillé on vient de voter sur un texte sur la décarbonation du transport maritime si on veut développer plus d'énergie marine dans une démarche de durabilité si on veut rendre la pêche plus durable etc l'Europe et le est véritablement le bon échelon vous venez de faire voter une résolution pour justement ren lancer la place de l'océan dans les textes et institution européen qu'est-ce que ça va changer concrètement ça semble un peu nébuleux vu d'ici en fait c'est assez simple l'océan est traité et même côté français c'est de la même problématique en silo c'est à dire que on s'occupe de la mer fin de la préservation de la recherche de la pêche de l'énergie mais en fin de compte tous ces sujets de transport tous ces sujets sont liés la problématique des enjeux liés à la mer c'est qu'il touche absolument tous les mandats Ministériels dans un gouvernement et toutes les missions dans une commission tout le monde est concerné à la Commission européenne l'océan il est dans le portefeuille du commissaire chargé de l'environnement et de l'océan mais il a pas l'énergie il a pas le transport il a pas le numérique vous savez que 99% de nos communications par Internet passe par la mer il pas la défense bien évidemment parce qu'il y a pas de robe de la défense etc donc l'idée c'est d'avoir une approche beaucoup plus intégrée je milite pour un vice-président chargé des enjeux maritimes de la même manière qu'on a un vice-président chargé du climat et je vais vous dire moi mon slogan de campagne c'était l'Europe renaîtra aussi de la mer c'est aussi un enjeu géopolitique c'est-à-dire que comme il y a qu'un seul océan en ce moment se négocie des futurs traité sur la haute mer le futur traité sur le plastique sur le climat sur la biodiversité c'est un enjeu de préservation du multilatéralisme parce que nous n'avons pas le choix c'est si nous collectivement si nous ne mobilisons pas pour sauver l'océan pour le préserver il ne sera pas l'avenir de l'humanité il y aura des impacts formidables alors qu'il est un enjeu de paix et c'est tout ça qu'on nous essayons aussi de porter avec cette notion de bien commun et alors justement est-ce que ça veut dire qu'il faut multiplier les sanctuaires mar il y en a déjà mais c'est pas si facile parce que finalement l'enjeu c'est de c'est quoi c'est de de faire en sorte que ça soit pas un espace de de non-droit dans lequel on puisse faire n'importe quel type de business avec n'importe quelle conséquence notamment environnementale et sur la biodiversité absolument il faut à la fois du cadre donc il faut préserver vous savez il y a un objectif de 30 % d'air marine protégée d'ici 2030 et en même temps il faut arriver à faire comprendre que nos activités que je ne condamne pas moi je pense qu'on a un avenir économique avec la mais il faut mettre la durabilité en amont dans le cahier des charges par exemple du développement des énergies marines il faut regarder comment ces infrastructures non seulement peuvent réduire leur impact sur la biodiversité mais peuvent contribuer à à fabriquer des effets réserves des effets récifs et ça on n'y est pas encore et donc il faut effectivement préserver et essayer de comprendre et c'est tout l'enjeu en fait de ma mobilisation depuis 20 ans et notamment depuis le Grenelle de la mer moi je suis une enfant du Grenelle de la mer c'est vraiment une démarche formidable qu'on a connu en France à l'initiative de Jean-Louis Borlo et moi je pense qu'on peut lui rendre hommage il faut véritablement arriver à faire comprendre que sans pousser le curseur de la durabilité y compris dans le transport maritime etc on y arrivera pas donc il y a urgence à préserver cet océan mais justement vous avez évoqué les énergies marines on pense à l'éolien offshore ou l'éolien maritime on avait reçu ici même une entreprise qui fait une étude d'impact qui est effectivement et qui essaye de de créer des infrastructures qui peuvent permettre j'emploie peut-être pas les bons termes mais voilà au poisson de nidifier et de finalement d'en faire un espace de vie donc je trouve que la démarche était intéressante mais ces études d'impact est-ce qu'elles sont faites systématiquement comment ça se passe alors c'est très amusant très amusant ce que vous dites et je ne sais pas si vous parlez des recherches de Sylvain pioche et de Denis Lacroix parce que moi j'essaie de promouvoir ce concept d'infrastructure maritime impact positif je vais juste une petite parenthèse parce que il y a 15 ans j'ai tourné des documentaires je suis une ancienne journaliste sur les solutions et en fait c'était du bismart avant l'heure donc je suis très très heureuse d'autant plus heureuse d'être dans votre émission aujourd'hui les études d'impact on a tendance à limiter notre démarche de préservation à l'étude d'impact elles sont absolument nécessaires les études d'impact parce que finalement elles permettent de comprendre quels sont les espèces quelles sont les habitats qu'elles peuvent être les impacts environnementaux également sociaux parce que les études et économiques parce que les études d'IMP c'est pas uniquement environnemental on est sur les trois piliers du développement durable ça j'insiste beaucoup mais là l'idée c'est peut-être d'aller plus loin que de se dire bon voilà quels sont les impacts possibles comment je peux faire pour les limiter moi je propose de changer de paradigme et de dire comment finalement mon activité peut bénéficier à l'écosystème et même au métier c'est à dire que si on développe des énergies marines il va falloir travailler avec les pêcheurs pourquoi pas imaginer à un moment d'essayer de développer cette notion de ce concept de pesca tourisme les pêcheurs peuvent trouver une activité liée finalement au développement des champs d'éoliennes offshore un champ d'éolienne off shore pour moi ça peut être aussi un lieu d'aquaculture parce que vous savez qu'aujourd'hui on consomme plus de poissons d'aquaculture que du poisson sauvage donc il y a à mon avis tout un enjeu autour de l'utilisation de l'espace maritime c'est ce qu'on appelle la planification des espaces marit et dans lequel on doit mettre en amont comment collectivement on contribue à cette régénération de l'océan la régénération de c'est d'ailleurs Toul l'enjeu d'un d'une mission liée au programme Horizon Europe que je soutiens complètement qui est la mission starfish donc il y a cette il y a cette idée que collectivement on peut régénérer alors vous allez me dire je suis peut-être très optimiste ou très utopiste dans cette affaire et moi je crois à la capacité à chaque fois qu'on a mis en oeuvre des solutions de régénération la biodiversité repart on va terminer là-dessus merci beaucoup Catherine Chabot bon vent à bientôt sur bismart on va suivre votre départ 6 novembre je le rappelle depuis Saint-Malo à bord de formatives network ESI Business School merci encore on passe à notre rubrique consacré tout de suite au Smart up au Smart au startup et corresponda