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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 8 avril 2025 23 min

Vincent Jeanbrun sur les droits de douane : « La riposte est impérative »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour Vincentrin, merci d'avoir accepté notre invitation. Député du Valde Mar, porte-parole du groupe la droite républicaine à l'Assemblée nationale. On est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale représentée par Fabrice Vesseron du groupe HBRA les journaux régionaux de l'est de la France.

Bonjour Fabrice. Bonjour Orian. Bonjour Vincent Chambrin.

Bonjour Vincent Brunin. Donald Trump qui continue son offensive sur les droits de douane. Est-ce que pour vous il faut reposter et entrer dans un bras de fer ou négocier et faire preuve d'attentisme ?

Je pense que tout tous les Français ont bien compris quel était le profil psychologique de Donald Trump. il ne comprend que le rapport de force et il représente aujourd'hui, il faut le dire, par sa politique économique, une véritable menace pour l'économie européenne mais même pour le monde. Euh maintenant, de cette menace, soit on se laisse tétaniser par la peur, soit c'est le sursaut dont on avait probablement besoin en Europe.

Donc moi, j'appelle de mes vœux une repost, une reposte intelligente. Il faut pas qu'on fasse du trum à l'envers. Bah la rposte intelligence, c'est peut-être avoir des droits de douane ciblés, pertinents.

Ça pourrait être vrai par exemple pour des droits de douane qui protègent notre agriculture, qui protège notre écologie, notre environnement. Ça peut être aussi des droits de douanes qui protègent nos données par rapport au gars femmes. Et de manière générale, on voit bien qu'il y a certains secteurs aux États-Unis sur lesquels on peut faire très très mal, notamment sur ces fameux gafames, vous savez, ces grands groupes.

Moi, j'ai toujours été fasciné de voir que Amazon fait travailler beaucoup d'entreprises françaises et prend la marge et la remonte aux États-Unis en passage en payant quasiment pas d'impôts. Donc, on n'est pas capable de créer un Amazon français, un Amazon européen. Bon, voilà.

Donc la crise, elle est là, la menace elle est là, la Rost, elle est impérative. Est-ce qu'il faut que les entreprises françaises suspendent leurs investissements aux États-Unis ? B je suis pour la liberté de chacun à se positionner.

Maintenant, c'est à ces entreprises de se poser les bonnes questions. Investir aux États-Unis, ça permet de contourner les droits de douanes. Mais quand on voit l'instabilité permanente qui règne autour de Donald Trump qui se lève le matin, qui change d'idée par rapport à la veille, qui moi je leur dis "Venez en Europe, venez en Europe et aidez-nous à construire une Europe forte." C'est ça qui est pour moi fondamental.

Est-ce que si le marché américain se ferme, vous ne craignez pas que les Allemands, que les Italiens aillent voir du côté du marché de l'Amérique latine et que du coup ça pousse à accélérer le mercosour et que ce soit néfaste pour nos agriculteurs ? Écoutez, enfin notre position le groupe la droite républicaine autour de l'Oqué est très claire. un mercour tel qu'il est programmé là aujourd'hui ne nous va pas parce que c'est la la fin effectivement de notre agriculture.

Oui, sauf que nous on est extrêmement clair, on joue pas sur les mots. D'ailleurs quand Michel Barnier était premier ministre, il avait eu une position aussi assez ferme. Je pense qu'il faut encore une fois le libre échange quand il est juste, c'est une bonne chose qu'on puisse justement abaisser les droits de douane, faire en sorte de normaliser les échanges.

Très bien. Là, on voit bien qu'avec le Mercour, par rapport à un certain nombre de produits agricoles, ce serait totalement injuste puisqu'ils auraient le droit d'utiliser des produits chimiques qui sont pas bons pour l'environnement, qui sont pas bon pour la santé des consommateurs, qu'on demande à nos agriculteurs de ne pas utiliser. Là, c'est pas juste et quand c'est pas juste, on joue pas.

On va parler, on va revenir sur ce qui s'est passé dimanche. Fabrice, on parlait de politique. Oui, parce que la gauche était place de la République à Paris, le RN était place vos, le bloc central à Saint-Denis.

Et où était la droite ? a-telle disparu la droite ? La droite, elle a pas disparu.

Simplement la politique, elle l'a fait dans les instances et pas dans dans les dans les rues de Paris. Euh moi franchement euh j'assiste avec tout à tout ça avec un peu de circonscription comme d'ailleurs les Français parce qu'on a bien vu que tous ces différents rassemblements ont pas non plus euh transcend les Français qui étaient plutôt en weekend et qu'on profitait du du beau temps. Euh là-dessus nos positions on les a exprimé publiquement, on les assume mais on n pas à faire des manifestations ou des contmananifestations.

C'est absolument pas enfin là pourquoi vous étiez pas sur l'estrades avec tout le reste du bloc central du socle commun ? Vous appartenez plus au socle commun ? Ben parce que c'était pas la réunion du socle commun, c'était la réunion euh d'ensemble pour la République autour de Gabriel Atal.

Ils ont bien le droit de se réunir et de faire leur meeting. Euh mais c il y avait François Baou, il y avait PHP. Oui.

La Macronie, c'est ceux qui sont à l'origine de la Macronie et ils ont bien le droit de se réunir. Et effectivement, c'est une grande force de ce qu'on appelle le socle commun. Mais nous, on est la droite républicaine, on n'est pas la Macronie.

Et pardon, si on est dans une telle situation de crise aujourd'hui en France, peut-être que ceux qui nous gouvernent depuis 10 ans ont un petit peu de responsabilité. Vous savez pas exactement où vous positionnez par rapport à ce jugement à l'encontre de Marine Le Pen. Ah, ça n'a rien à voir par rapport au fait d'être ou pas à ce meeting et on sait très bien se positionner, je peux vous en dire un mot tout à l'heure.

La la volonté de la droite républicaine aujourd'hui, c'est quoi ? C'est de proposer un projet de rupture et d'alternance aux Français à l'occasion des prochaines échéances. on on va on va pas aller se se s'afficher côte à côte avec ceux qui ont le bilan de la situation actuelle.

Donc la Macronie qui consiste à dire un petit peu de gauche, je prends un petit peu de droite et je fais beaucoup de rien du tout, c'est pas notre solution. Même si vous êtes dans le même gouvernement le gouvernement c'est autre chose. On n'est pas dans un gouvernement de coalition et c'est pas vous que je vais l'expliquer.

On est dans un gouvernement de on n pas le choix parce que on se doit en tant que responsable politique d'être à la hauteur des enjeux vis-à-vis des Français et on peut pas avoir le chaos. on peut pas avoir des gouvernements qui tombent tous les deux matins. Donc effectivement, il y a un certain nombre de de formations politiques qui ont qui ont se sont mis d'accord pour faire partie d'un socle commun et essayer d'avoir un gouvernement qui stabilise à peu près les choses.

Mais c'est pas un gouvernement de projet, il faut être clair. D'ailleurs, il y a pas de feuille de route très clair ce gouvernement aujourd'hui. Donc la stabilité, le temps d'eux et puis chacun va préparer un projet d'alternative pour les Français.

Et après sur Marine Le Pen, je crois qu'on s'est exprimé de manière très claire. app elle appelle elle appelle le peuple le peuple de France à la soutenir face au juge rouge selon son entourage. Vous la vous soutenez sa démarche sont des expressions extrêmement graves.

Un juge rouge c'est l'expression de Bruno Rotaillot hein. C'est grave. Moi je je en tout cas ce ne serait pas mon expression et je ne suis pas du tout dans cette logique là.

Madame Le Pen combien d'années ? 10 ans presque d'enquête et de de préparation de ce procès. Moi je je suis désolé.

Donc là maintenant elle est présumé innocente puisqu'elle a fait appel. Mais il y a eu une première condamnation. cette première condamnation, on n'est pas juge, on n'est pas avocat, donc on va prendre un petit peu de distance mais quand même quand je lis dans les colonnes de la presse que l'argent qui sert normalement à payer des assistants parlementaires a servi à financer des gardes du corps, des chauffeurs, des majors d'hommes que certains assistants parlementaires ne connaissaient même pas leurs députés européens des mois après avoir été engagé.

On n'est pas dans un débat de savoir si un assistant parlementaire, il doit faire plus ou moins de politique. On est dans une forme de détournement de fond. Donc soit ce qui a été écrit dans les colonnes de la presse, c'est totalement faux, ça n'existe pas.

Et dans ce cas-là, j'imagine que on appelle madame Le Pen ser santé. Soit ils ont mis les doigts bien profonds dans le pot de confiture et dans ce cas-là, il y a une condamnation. Et c'est pas une question de juge rouge, bleu ou vert.

C'est une question. Il a eu t d'employer cette expression. Moi je n'aurais pas employé cette expression.

Euh en l'occurrence, on est sur une affaire qui est grave. On parle de somme importante d'un système organisé. Euh le RN et Marine Le Pen euh se se défile complètement, ni complètement alors que apparemment il y a des preuves manifestes.

À un moment donné, il faut qu'on soit capable de de dire quand on faute, on n'est pas au-dessus des lois, on est sanctionné. Moi, j'entendais le l'avocat de de l'Europe qui nous expliquait qu'il y a des échanges de mail où un député Rassemblement national Front National à l'époque écrit au trésorier du parti en disant attention là on nous demande il écrit de faire des emplois fictifs et Valent Saint-Jus le trésorier de l'époque répondre oui Marine c'est tout ça on doit lui faire confiance bon il y a quand même une organisation un système donc quand on fait un système on est sanctionné et puis pardon madame Le Pen c'est elle qui est la première quand ça concernait pas demandait inéliggibilité à vie, inéliggibilité immédiate et quand ça la concerne c'est plus possible. Elle a elle a eu tort elle a eu tort à l'époque parce que on écoute notamment Laurent Voquet vous jugez qu'elle a eu tort de demander cette inéliggibilité à vie à l'époque.

Oui, à titre personnel et Laurent Voquier a eu l'occasion de le dire, le droit français considère que si on est condamné et qu'on purge une peine adéquate, on a le droit à une seconde chance. Euh moi je suis député dans dans mes circonscription à la prison de freine. Euh je suis pour qu'on accompagne les détenus à se réinsérer et donc avoir une seconde chance.

Ça doit être vrai pour tous les Français. Est-ce que ça veut dire que vous voterez la loi, la proposition de loi d'Éric Sioti euh qui propose de revenir sur l'exécution provisoire en cas d'inibilité ? D'abord comme on sait pas ce qu'il y a dedans, on va comme pour toute l'heure regarder.

Et puis sincèrement, ça envoie quoi comme message ? Ça envoie le message que quand les politiques il y a un truc qui leur va pas que la loi les les embête un petit peu. Hop, on se réunit entre nous, on change la loi.

Enfin, on va pas faire une loi groupe pas pour Marine Le Pen, on en débattra au sein du group de ce que vous nous dites, c'est non. Bah, en tout cas, ma position à moi, elle est très claire. On va pas voter la loi de monsieur Sioti qui est une loi d'exception pour madame Le Pen.

Ça ne marche pas comme ça. Après que le Parlement réfléchisse au droit tel qu'il existe, qu'on le modifie, qu'on l'améliore, qu'on se dise "Bon, il y a des situations, il y a des exécutions provisoires, est-ce que c'est toujours au bon endroit que c'est appliqué ? Comment ?

On pourra avoir ce débat." Donc ça veut dire que vous vous réfléchissez à votre propre proposition de loi. Non, c'est pas ce que je vous dis, mais je dis que ça ça me choquerait pas que le Parlement réfléchisse mais des lois d'exception au cas par cas pour une personnalité politique, ça en voit pas du tout réfléchiss après l'appel de Marine Le Pen.

Ah oui, je pense que là en tout cas sur la la loi de monsieur Sioti, c'est pas le sujet parce que au fond, il essaie de de continuer à acheter son alliance avec madame Le Pen. Il lui avait promis un rat de maré de députés. au final, ils sont à peine de quoi faire un groupe, forcément, il doit donner des gages et en l'occurrence euh aller jusqu'à une forme de compromission parce que il a toujours dit qu'il fallait être exemplaire et là aujourd'hui on fait des lois taillées sur mesure pour les politiques, c'est pas possible.

Vous étiez maire il y a encore quelques mois. Est-ce que David Lissenard, le président de l'association des maires de France est allé trop loin en demandant l'interdiction du syndicat de la magistrature ? Il pose une vraie question.

Euh moi, je suis attaché à la neutralité de la justice. Et donc la justice neutre, c'est une justice qui ne prend pas de position politique. Donc que des magistrats puissent avoir des des des structures en interne euh pour faire valoir leur droits, j'allais dire leur droit au travail, leur comité d'entreprise, pardon, est aussi trivial, leur syndicat en interne pour voir quelles heures, quelles organisations et cetera.

C'est c'est évidemment leur liberté. Mais quand on a des structures internes à la magistrature politisées là pour le coup qui prennent des positions publiques, qui vont faire des conférences avec des orientations sur quel candidat choisir, quel autre combattre, là moi je considère qu'effectivement on sort de la neutralité de la justice et on vient mettre un doute. Donc quand je vous dis ça, il s'agit pas de remettre en cause les magistrats ni l'application du droit en France, mais d'interpeller ceux qui font la justice dans notre pays, leur dire est-ce que vu une forme de désamour qui est en train de se répandre dans le pays et les Français qui s'inquiètent sur la neutralité de la justice, est-ce que vous avez pas une réforme à faire ?

Une réforme qui vienne clarifier les choses et dire neutralité absolue, l'histoire du mur des cons, pardon, c'était inacceptable. Et il y a eu d'ailleurs des sanctions en interne et tant mieux. Mais ça ne doit pas se reproduire.

Donc attention parce que ce syndicat de la magistrature aujourd'hui est très politisé et je pense que ça fait pas du bien la justice. Donc cette question elle elle mérite d'être posée et et David est-ce que c'était à David Lisnard de la poser ? Est-ce que là il sort pas de son rôle de neutralité de président de l'association des maires de France ? parce qu'il est pas en train de politiser la J'ai vu que ça a choqué un certain nombre de collègues.

De toute façon, David qui qui souhaite David Lissard candidater à des hautes fonctions, il soutient par exemple au côté d'ailleurs de Bruno Taillot l'idée qu'il a une grande primaire pour les présidentiels. Euh ce à quoi personnellement je je suis opposé comme Laurent Voquier, on voit bien, il a une ambition nationale, il a une ambition présidentielle, c'est toute sa légitimité et son droit. D'ailleurs, il pose des vraies questions dans le débat sur les questions économiques et et libérales déburocratisé.

Très bien. Mais il y a un moment probablement où être président d'une association à partisane qui est l'association des maires peut-être que une limite ce sera à lui de voir à quel moment faire ces choix-là. Pour vous, c'est à quel moment ?

Ce sera à lui de de d'en décider. C'est pas maintenant. C'est pas maintenant qu'il a annoncé un ticket avec Bruno Rotaillot par exemple. lui en tout cas quand il a choisi de rejoindre et soutenir Bruno Taillot, il a il a il avait fait un écrit quasiment avec Bruno en disant il y a un certain nombre de choses qui qui me paraissent fondamental notamment une primaire.

Euh c'est c'est dans cette campagne interne, on en parlera peut-être, c'est un vrai sujet parce que la primaire a beaucoup traumatisé les militants LR avec notamment le fait que des des gens de gauche étaient venus choisir les candidats de la droite. Donc c'est c'était plutôt une machine à perdre et à et à se faire manipuler. Mais on voit bien que s'il a demandé ça à Bruno Rotaillot, c'est parce que derrière euh il va y avoir des ambitions légitimes encore une fois pour pouvoir départager différents candidats.

Et c'est sûr que quand on se jette de toutes ses forces dans une bataille, on peut pas être en même temps chef d'une structure transpartisane. Mais comment le détermine pour vous le candidat de la droite à la présidentielle ? Bah encore une fois les partis politiques historiquement, ils ont une fonction hein, c'est de permettre à des candidats de de ce parti politique d'accéder aux différentes élections et aux différentes fonctions.

Ça veut dire que vous le 18 mai, vous connaissez votre candidat à la présidentielle ? Non, pas du tout. C'est justement c'est très important ce que vous dites, c'est y a il y a deux questions.

Il y a la première qui nous est posée actuellement au sein de la droite républicaine, au sein des LR, c'est qui va présider notre formation politique et autour de lui, quel conseil d'administration et comment on va s'organiser et comment on relève un parti politique qui est en très mauvais état, qui est à l'arrêt aujourd'hui et d'ailleurs parce qu'il est en mauvais état et à l'arrêt, il va falloir quelqu'un qui soit très très très très disponible. C'est aussi une des raisons pour lesquelles moi j'ai choisi de soutenir le renvoquer parce que il est libre dans son ton et dans sa sa liberté d'expression et il est aussi pleinement disponible pour pardon se taper toutes les réunions techniques qui incomb un président d'une formation politique parce que oui, il va falloir aller choisir le prestataire sur la base de données, sur l'envoi des mails, l'organisation des fédérations et cetera et je pense que les adhérents qui participent à cette élection ne se trompent pas sur la question. Là, on choisit celui qui redresse la famille politique et puis derrière cette famille politique, elle va choisir un candidat issu de ses rangs et ce candidat aura vocation à porter nos couleurs.

Et là, ça peut être le président de la formation politique, ça peut être quelqu'un d'autre et c'est en interne qu'on choisira, qu'on départagera et de là donc il y a un deuxième vote pour vous, un deuxième vote des des adhérents DL. Éidment, c'est très clair, ça a été acté comme tel. La renvoquier l'a toujours dit pour justement essayer d'éviter la confrontation et de faire en sorte que notre refondation passe avant le combat des des individus et des et ce vote il doit avoir lieu quand à quelle échéance ?

Bah à titre très personnel, je pense au lendemain des municipales, mais on aura le temps de de regarder ça ensemble et ce sera décidé au sein de de du conseil d'administration, conseil stratégique des et pour vous Bruno Retaillot, il est pas en capacité de redresser le parti aujourd'hui ? C'est pas du tout ce que je dis. On a la chance dans cette élection d'avoir deux talents.

On a un ministre de l'intérieur qui montre sa volonté et d'essayer de faire bouger les lignes dans un gouvernement où c'est évidemment pas simple. C'est d'ailleurs pour ça que c'est bon qu'il ait un groupe politique autour de Laurent Voquier qui soit libre dans son expression qui ne doivent rien ni à Emmanuel Macron ni au Premier ministre pour pouvoir faire pression et faire en sorte que ça avance et que nos ministres notamment la mise de l'agriculture, mise de la santé, mise de transport puisse avoir un soutien et faire bouger les lignes. Ça c'est important.

Euh maintenant, il y a une réalité pratico-pratique euh la disponibilité, le temps. Euh j'ose même pas imaginer ce que c'est que le l'agenda d'un ministre de l'intérieur. Donc euh euh je le vois pas de fait euh prendre au téléphone chaque président de fédération qui a un problème local euh du parti.

Donc mais est-ce que pour vous ça veut dire que s'il gagne le 18 mai, il devra quitter le ministère de l'intérieur ? Non, écoutez, c'est c'est on a de la chance d'avoir des ministres au gouvernement qui qui font les choses. Moi, je crois pas du tout qu'il faillettre poser la question comme ça, mais par contre, je sais que les adhérents se disent "On a la chance d'avoir un duo et pas un duel." Et ceux qui aiment le ministre de l'intérieur à sa tâche au gouvernement sont contents de le garder là et ils seront à mon avis heureux d'avoir un président disponible comme Laurent Voquier.

Donc pour moi c'est plutôt ça le sujet. Oui. Pour parler de la campagne et puis parler aussi de celui que vous soutenez fidèlement malgré la malgré la tempête.

Laurent Veauquier subit un procès en incérité dans ce dans les médias sur la place politique. Comment vous l'expliquez ? Écoutez, moi moi je je redécouvre le invoqué en arrivant à l'assemblée l'été dernier et sincèrement euh moi, je vois quelqu'un de congruent, c'est-à-dire cohérent avec lui-même, cohérent avec ses positions, position qu'il tient depuis toujours.

Euh sur la ligne politique. Il y a 10 ans, on trouvait trop à droite quand il parlait du cancer de la Sistana. Aujourd'hui, tout le monde est d'accord. euh quand il y a 10 ans parlait du du fléo migratoire en disant on doit être capable de protéger nos frontières, on doit être capable de mieux intégrer ce qui arrive, d'empêcher ce qui arrive illégalement d'arriver.

On disait "Oh là là, c'est la droite dure, c'est méchant". Aujourd'hui, il dit toujours la même chose et on voit bien que c'est totalement d'actualité, que c'était même un sujet d'anticipation. Il a même écrit il y a quelques années un livre sur l'Europe en expliquant qu'il fallait pas de naïveté commerciale de l'Europe.

On est en plein dedans. Moi, je trouve que les idées qu'il porte aujourd'hui, c'est les mêmes qu'il y a 10 ans. Donc déjà là-dessus, sincérité et puis dans dans l'engagement qu'elle sien, peut-être que il y a pu avoir des interrogations sur sur cette volonté qui a été la sienne de se mettre un peu en retrait pendant quelques temps.

Mais aujourd'hui, on voit à quel point ça a été utile puisque il arrive avec une épaisseur qu'il n'avait peut-être pas complètement avant avec comme il dit lui-même des blessures, des cicatrices qu'il a qu'il a compris, qu'il a mû, qu'il l'a intégré. Et moi, je trouve que effectivement j'à faire un personnage qui est sincère et donc il y a pas de sujet pour moi à ce niveau-là. D'ailleurs, encore une fois, là on est sur une élection interne, aller poser la question aux militants.

Il il voi il touchent, ils échangent avec un un homme politique sincère de terrain. Euh c'est c'est ce serait prétentieux que si lui le disait, mais moi je je le vois dans les salles. Les gens disent "On retrouve un peu du Chirac parce qu'il est là avec nous, parce que encore une fois on peut le toucher, parce qu'il est disponible parce que il est aussi à l'aise dans les salons parisiens euh où il retrouve toute sa formation de de l'école normale et puis dans une ferme avec un un agriculteur chez Bruno Retaill les salles Vincent Jambrin.

Est-ce qu'il y a pas un effet retaillo chez les militants ? Et moi je me réjouis qu'il y a un effet au Taillot parce que en tant que ministre de l'intérieur il essaie d'avoir des résultats, il se bat euh pour que dans ce gouvernement les positions de la droite républicaine se fassent entendre et il en a est-ce que sur l'Algérie, par exemple la visite de Jean-Noël Barreot, ça acte pas l'échec de la méthode retaillo ? Malheureusement ?

Alors en tout cas c'est une forme de de désaveux, ça c'est certain. Mais à côté de ça, vous avez un ministre de l'intérieur qui avec Gérald Armanin a réussi à faire passer une loi sur le narcotrafic qui était essentiel et avec l'appui des députés de la droite républicaine, on a réussi à avoir une avancée majeure. Donc des résultats, il y en a pas partout notamment sur la politique internationale.

Sur la politique internationale, ce n'est ce n'est pas la prérogative directe du ministre de l'intérieur. Donc on l'a vu combatif et volontaire. Moi personnellement, je regrette et c'est là et c'est là par très très important que le président de la formation politique de droite soit capable de dire sur l'argéie c'est un scandale.

Si on est ministre lié par la solidarité gouvernementale, vous avez l'impression qu'il s'est privé de dire les choses Bruno Rotaillot sous l'Algérie. Mais alors là actuellement, est-ce qu'il peut commenter l'évolosition de Jean- Noël Barreot ? la solidarité gouvernementale l'en empêche et quand je dis ça, c'est pas une dit ce matin qu'il a fait bouger les lignes et que si ça marche pas, il va le dire au français.

C'est pas une critique à son endroit. C'est normal quand on est au gouvernement d'être solidaire avec ses collègues. C'est normal, on peut pas lui reprocher mais de fait est-ce que les militants ont envie que le président du parti soit lié par la solidarité gouvernementale ?

C'est une vraie question aujourd'hui. C'est une vraie question. Moi, je considère, comme Laurent Boquet, comme il a pu l'exprimer hier, que là, on est dans une forme de recul qui est inacceptable.

Euh, on peut pas se faire marcher dessus d'un point de vue diplomatique comme c'est le cas depuis plusieurs semaines et revenir à la table des négociations comme de rien. Moi, je je suis un homme de dialogue, j'aime la politique aussi pour ça, mais le dialogue, ça doit pas être l'humiliation. Quand vous avez cet échange, rien sur Boilem sans salle, rien.

Sa condamnation à la prison, c'est quasiment une condamnation à mort vu son état de santé. Il y a rien. Zéro.

Les OQTF, zéro. La renégociation des accords, zéro. Enfin, pardon.

Là, là, vous avez l'impression qu'on que c'est le mari qui a été trompé qui revient à la niche. Bon, je te pardonne tout. Non, c'est pas possible.

La la France c'est pas ça. Donc à un moment donné sur l'Algérie, il faut qu'on ait une parole libre pour dire que ça ne nous va pas. Un dernier mot, pardon, je reviens un peu en arrière.

Est-ce que pour vous, il y aura un candidat LR à la présidentielle ou est-ce qu'il y aura un candidat du bloc central à la présid ? Je je rêve et je souhaite et je je m'emplerai. Est-ce qu'il y a un candidat LR à la présidentielle ?

Même si du coup ça empêche la le bloc central d'arriver au son contour. Nous, on veut faire gagner nos idées. Donc on va se battre.

Ça veut dire que vous rangerez vous rangerez pas derrière Édouard Philippe, derrière Gabriel Atal. C'est parce que je vous dis, je dis qu'à ce stade, qu'est-ce qu'on veut faire ? On veut se battre pour que nos idées euh avance parce qu'on est convaincu d'une chose, c'est que en même temps a séduit au départ, a fait les preuves de son incapacité à délivrer des résultats et que il faut proposer un projet de rupture au français.

Et donc c'est pas tant d'ailleurs une question de droite, de centre d'ailleurs, c'est quel projet est-ce qu'il apporte les solutions ? Est-ce qu'il convainc les Français ? Et ce sera ça notre tâche, notre mission, la refondation qui a initié le renvoquing.

Ma question c'est est-ce que ce projet vous pouvez le construire avec un Édouard Philippe avec un Gérald Darmanin qui était dans vos rang il y a encore quelques années ? Oui. Mais encore une fois quand quand vous vous posez la question non pas sur les personnes, j'allais dire presque même pas sur les étiquettes, mais sur le projet, c'est au projet de rassembler et peut-être qu'il y a des gens comme Gérald Darmanain, on l'a vu là sur la loi narcotrafic, on a eu des résultats et on peut travailler ensemble.

Donc travailler ensemble, oui, défendre nos valeurs, c'est c'est la priorité. Merci Vincent Jeanbrand. Merci beaucoup d'avoir été notre invité.

Merci Fabrice. Merci.