Aller au contenu
Tous les transcripts
Débatyoutube.com· 12 décembre 2025 18 minContradictoireActualité / polémiqueDéfenseEurope & internationalInstitutions & élections

🚹 L’OTAN nous prĂ©pare Ă  la guerre ? Le dĂ©bat sur @LCI | AurĂ©lien Saintoul chez Darius Rochebin

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

GĂ©nĂ©rĂ©e par IA — peut contenir des erreurs. MĂ©thodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRĂ©ponse directe

    Quelle est votre réaction face aux propos alarmistes du secrétaire général de l'OTAN ?

  • 2:04OuverteRĂ©ponse partielle

    Est-ce que ces propos ne relÚvent pas d'une arriÚre-pensée politique ?

  • 4:42OuverteRĂ©ponse directe

    Monsieur Routeux exagĂšre-t-il selon vous ?

  • 5:20OuverteRĂ©ponse directe

    En cas d'attaque, Donald Trump défendra-t-il l'Europe ?

  • 6:46OuverteRĂ©ponse directe

    Jean-Luc Mélenchon prÎne la diplomatie avec la Russie. Qui a raison ?

  • 10:17OuverteRĂ©ponse directe

    Est-il encore possible de négocier avec Vladimir Poutine ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:39Fait
    « Quand on est secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de l'OTAN, c'est quand mĂȘme normal qu'on se prĂ©pare Ă  la guerre. »
  • 1:21Fait
    « Monsieur Routeux, c'est quelqu'un qui se réjouit quand Donald Trump dit quelque chose, fait rentrer tout le monde dans le rang. »
  • 2:04Fait
    « Ce qui est exagéré c'est de pouvoir dire tranquillement écoutez préparons-nous à une espÚce d'holocauste nucléaire qui pourrait nous arriver dessus. »
  • 2:37Fait
    « La Hollande était neutre pour la premiÚre guerre mondiale. »
  • 4:02Fait
    « Aucun pays européen ne viendrait sauver l'Estonie si la ville de Narva était prise. »
  • 5:20Sonia DriFait
    « Cette administration souhaite un certain désengagement de l'OTAN. »
  • 6:46Fait
    « Il faut pas faire la guerre aux russes, il faut s'entendre avec eux. »
  • 8:49Fait
    « La réintégration du commandement intégré de l'OTAN en 2008 n'a pas été une trÚs bonne décision. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections dĂ©tectĂ©s).

ModÚle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiĂ©s sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaĂźtra prochainement.

0:00

et les rĂ©actions politiques aussi avec la vĂŽtre. AurĂ©liien Saintou, bonsoir. Bonsoir. Merci monsieur le dĂ©putĂ© d'ĂȘtre lĂ . Vous ĂȘtes dĂ©putĂ© de la France insoumise et la France insoumise fait partie des partis qui expriment une certaine rĂ©serve sur la ligne, celle notamment de la France sur ces questions. La premiĂšre rĂ©action quand vous entendez secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de l'OTAN ĂȘtre aussi alarmĂ© les propos qui tient. Il dit "Attention, il faut se prĂ©parer Ă  une guerre." Et il dit mĂȘme euh il la compare Ă  la premiĂšre et Ă  la deuxiĂšme guerre mondiale. Je suis un petit peu consternĂ© parce que quand on est secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de l'OTAN, c'est quand mĂȘme normal qu'on se prĂ©pare Ă  la guerre. C'est la fonction principale de cet individu, c'est quand mĂȘme de prĂ©parer l'Ă©ventualitĂ© d'une

0:39

guerre. En revanche, arriver et vous expliquer que il y a un risque de guerre d'ampleur de la PremiĂšre Guerre mondiale, ce serait signifiĂ© que on puisse avoir un retour en arriĂšre, par exemple d'avant la bombe atomique, d'avant la dissuasion nuclĂ©aire. Bon, ce genre de rĂ©gression, elles ne se produisent pas dans l'histoire en rĂšgle gĂ©nĂ©rale, ne se produisent pas du tout et et certainement pas d'une telle sorte qu'on puisse battre des mains en disant et bien prĂ©parons-nous, battons-nous le cƓur et nous et allons-y. La flore au fusil. Je crois que tout ça est quand mĂȘme pas trĂšs sĂ©rieux. Qu'est-ce que ça veut dire d'aprĂšs vous ? Une arriĂšre pensĂ©e politique, quoi. Qu'est-ce que Qu'est-ce que vous voulez dire par lĂ  ? Je franchement je je ne sais pas ce qu'il pense monsieur Routeux. Je sais

1:21

juste que monsieur Routeux, c'est quelqu'un qui se réjouit quand Donald Trump dit quelque chose, fait rentrer tout le monde dans le rang et dit "Dad a été un peu dur mais enfin c'est une bonne chose" et cetera. Donc c'est ça moi que je sais de la politique de monsieur Routeux. Le reste ce sont des effets d'annonce. Je crois que dans la le moment qu'on traverse ce qui nous pose problÚme c'est un l'amnésie 2 le simplisme et 3 l'incohérence. Je pourrais vous faire 1hure et demi là-dessus, mais il me semble que sur l'amnésie, il y a notamment l'amnésie de ce que nous nous avons fait pendant euh des années, que ce soit en politique intérieur, la réduction générale des politiques publiques, euh c'est-à-dire la réduction de tous les formats d'armée euh qui est en fait euh dont l'un des

2:04

principaux initiateurs est Nicolas SarkoZi, mais aussi les bilans de la des coopĂ©rations industrielles dans le domaine de la dĂ©fense en Europe dont il faut tirer les leçons et cetera et cetera. Mais j'aimerais entendre les rĂ©actions quand mĂȘme Ă  ce que vous dites quand mĂȘme parce que vous ĂȘtes trĂšs catĂ©gorique en disant en rĂ©alitĂ© il exagĂšre. Il exagĂšre ou en tout cas ce qu'il dit est pas clair. Non, je je enfin ce qui est exagĂ©rĂ© c'est de pouvoir dire tranquillement Ă©coutez prĂ©parons-nous Ă  une espĂšce d'holocauste nuclĂ©aire qui pourrait nous arriver dessus mais enfin aprĂšs tout pourquoi pas. Pour les arriĂšres grands-parents quand on est hollandais c'est bizarre parce que comme chacun sait la Hollande Ă©tait neutre pour la premiĂšre guerre mondiale mais il

2:37

le sait peut-ĂȘtre pas. Il peut-ĂȘtre pas appris l'histoire de la premiĂšre guerre mondiale mais voyez AurĂ©lien Saintoule, il y a quelqu'un de plus mĂ©chant que vous sur le plateau Ă  l'Ă©gard de Rut et Roland Girard. Mais ce qui est assez bizarre c'est que il est secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral d'une organisation qui s'appelle l'organisation du traitĂ© de l'Atlantique Nord. Alors qui sont les fondateurs et les patrons depuis 1949 de l'organisation du traitĂ© de l'Atlantique Nord l'OTAN ce sont les AmĂ©ricains pour le moment. Les AmĂ©ricains, ils sont toujours Ă  ma connaissance, ils ont mĂȘme des soldats en Allemagne. Et donc il a un patron qui l'appelle Dad d'ailleurs et qui nous encourage Ă  appeler Daddy mon petit papa. VoilĂ  mon papa qui me le l'Ă©checu en chef. VoilĂ  voilĂ  le l enf.

3:18

Et le papa il dit exactement le contraire il a dit dans ça parce que il a changĂ© de discours depuis qu'il a dit voilĂ  il le papa il dit juste le contraire. Il y a il y a il y a la revue nationale stratĂ©gique amĂ©ricaine qui Ă©tĂ© publiĂ©e. Il a dit que les États-Unis feront tout euh pour euh et et ils parviendront Ă  Ă©viter la guerre en Europe. Donc trĂšs bizarre Sylvie Berman, est-ce que c'est papa ou est-ce que c'est les EuropĂ©ens ? Non, mais ce discours est totalement anxiogĂšne et c'est euh c'est excessif. Qu'on prĂ©pare les populations europĂ©ennes Ă  un rĂ©armement, c'est nĂ©cessaire, on l'a compris en pĂ©riode d'instabilitĂ© stratĂ©gique. Mais tenir ces propos-lĂ , c'est en plus mentionner une troisĂšme guerre mondiale, hein, puisque quand on se rĂ©fĂšre Ă  la premiĂšre ou Ă  la

4:02

deuxiÚme, c'est de ça qu'il s'agit. Moi, je trouve ça irresponsable. Euh Gérard Aro, par exemple pense que aucun pays européen ne viendrait sauver l'Estonie si la ville de Narva était prise euh comme l'a été la Crimé par exemple ou comme l'a été le Donbas à l'époque en 2014. Euh qu'est-ce qui se passerait aprÚs ? Vladimir Poutine serait bah finalement je peux tout me permettre, je peux tout faire. De l'Estonie, on passerait à la Lonie, de la Léthonie à la Lituanie. Et si nous ne bougeons toujours pas, comme nous n'avons pas bougé, parlait de Munique tout à l'heure pour les Sud-Et, comme pour la Pologne, qu'est-ce qui se passe ensuite ? Est-ce qu'un troisÚme conflit mondial n'est pas possible ? Mais pouren Saint-Toule, moi je crois que monsieur Routeux, il

4:42

est dans une attitude gesticulatoire parce que son logiciel est cassĂ©. Euh, on leur avait dit, il nous avait dit pendant des annĂ©es que les États-Unis Ă©taient un alliĂ© non seulement inĂ©branlable mais en plus bienveillant, ce qui n'Ă©tait pas le cas. La rĂ©alitĂ©, c'est que c'Ă©tait un alliĂ© intĂ©ressĂ© et euh c'est pas un jugement moral. En rĂ©alitĂ©, les relations euh internationales fonctionnent le plus souvent sur l'intĂ©rĂȘt et que il se rĂ©veille douloureusement en se rendant compte que cette fois-ci, non seulement c'est un alliĂ© qui n'est pas bienveillant, mais que il est susceptible de faire dĂ©faut. Regardezou vous amenĂ© la la question suivante enfin plutĂŽt Jean-Pierre de Lille la mĂšne et elle est tout Ă  fait dans le fil de ce que vous dites en cas d'attaque Donald

5:20

Trump dĂ©fendra-t-il l'Europe ? Effectivement c'est la question cruciale. Sonia Dri est-ce qu'on est-ce qu'on a un Ă©lĂ©ment objectif pour rĂ©pondre Ă  cette question ? Alors c'est difficile de prĂ©voir ce que fera Donald Trump parce qu'il reste trĂšs imprĂ©visible. Ce que l'on sait c'est que cette administration souhaite un certain dĂ©sengagement de l'OTAN. La semaine derniĂšre, il y a des officiels du Pentagone, par exemple, qui ont rencontrĂ© des responsables europĂ©ens et qui on leur ont fait passer le message qu'il souhaiteraiit que l'Europe d'ici 2027 prenne en charge la majoritĂ© des capacitĂ©s de dĂ©fense conventionnelle de l'OTAN avec une menace Ă  peine voilĂ©e en disant que si et bien ce n'Ă©tait pas le cas d'ici 2027, les États-Unis pourraient se retenir se retirer de

6:04

certains mĂ©canismes de dĂ©fense. On a en tout cas une administration qui souhaite ĂȘtre moins impliquĂ©e dans le temps et par contre ce qui ce qui est certain aussi c'est qu'il y a des divisions au sein mĂȘme du parti rĂ©publicain sur la relation avec l'OTAN, sur la relation avec l'Europe en gĂ©nĂ©ral. Donc voilĂ , c'est difficile de rĂ©pondre Ă  cette question mais ce qui est certain que on voit vraiment une administration qui pousse pour un certain des engagements de l'OTAN. Merci beaucoup Sonia. Quelle est la ligne ? Qui a raison ? Il y a deux lignes maintenant face Ă  la Russie trĂšs visiblement, la ligne des AmĂ©ricains et la ligne des EuropĂ©ens. Écoutez Jean-Luc MĂ©lenchon, puisque vous ĂȘtes lĂ , monsieur le dĂ©putĂ©, Jean-Luc MĂ©lenchon a fait Ă©vĂ©nement en disant il faut pas

6:46

faire la guerre aux russes, il faut s'entendre avec eux. Et lĂ , paradoxalement, entre Trump et votre camp, il y a une forme de comparaison possible, hein. Écoutez-le. Il ne faut pas faire la guerre aux Russes, il faut s'entendre avec eux parce que la Russie est un Ă©tat europĂ©en et si l'on est capable de s'entendre avec tous les autres, on doit aussi s'entendre avec eux. Et aprĂšs, bah ils font comme ils l'entendent parce qu'on n'est pas si brillant qu'on aille donnĂ© des leçons aux autres. Bon, il faut qu'ils s'en dĂ©brouillent de leur situation. N'acceptez pas la guerre. Donc si vous n'acceptez pas la guerre, vous prĂ©fĂ©rez la diplomatie. Donc si vous voulez la diplomatie, alors il faut travailler Ă  l'union des peuples, aux choses qu'on fait ensemble, celle qu'on

7:25

ne fait plus. Qu'à donner le résultat de ce qu'on a fait jusqu'à présent. Rien, absolument rien. Sinon d'avoir précipité dans un seul bloc chinois et russes et quelques autres. La ligne, il faut s'entendre avec la Russie, c'était la notre ligne bah jusqu'en 2022. Il faut relire tous les textes de stratégie, enfin de les revues nationales, c'est dialogue avec la Russie. Dialogue avec la Russie. Euh bah non, bah la la Russie s'en fout de notre dialogue. Euh voilà, Vladimir Poutine poursuit ses objectifs euh sur là-dessus. Réponds ça, Monsieur Goya. Moi, je je suis pas convaincu de ça parce que euh d'abord euh je disais il faut euh se méfier de l'amnésie et de l'incohérence. Euh le fait est que euh Poutine, ce n'est pas les gens comme moi ou les gens de ma famille politique qui

8:09

l'ont euh euh tout de suite valider euh comme l'ont fait Ă  l'Ă©poque. George Bush, le Jacques Chira qui Ă©tait en fonction euh et euh le sujet de la tetenig vous Ă©voquez comme un sujet parmi les autres. En rĂ©alitĂ©, il a Ă©tĂ© trĂšs vite passĂ© par pertes et profit au moment oĂč encore le pouvoir de Poutine n'Ă©tait peut-ĂȘtre pas aussi assurĂ© qu'on le disait. Et donc je crois que dans la situation euh dans laquelle on se trouve, nous y avons un peu contribuĂ©. DeuxiĂšmement, euh Ă©videmment il y a eu une succession. Jean-Luc MĂ©lenchant veut continuer en fait. Laissez-moi ça. Non, non, mais je vais quand mĂȘme essayer de mener le raisonnement jusqu'au bout parce que on on a un bilan de 25 annĂ©es Ă  faire et Ă©videmment c'est un peu compliquĂ©. On a une succession aussi de dĂ©cisions,

8:49

de prise de position qui ont conduit Ă  mettre la Russie et la Chine aujourd'hui main dans la main. Alors que pendant des annĂ©es, Jean-Luc MĂ©lenchon a dit qu'il ne fallait pas nĂ©gliger les bricks, qu'il fallait les Ă©couter, qu'il fallait promouvoir une une politique alternative de nonalignement, ne pas ĂȘtre le bagage accompagnĂ©. C'est l'expression qui qu'il emploie en gĂ©nĂ©ral des États-Unis. Et par exemple, la rĂ©intĂ©gration du commandement intĂ©grĂ© de l'OTAN en 2008 n'a pas Ă©tĂ© une trĂšs bonne dĂ©cision pour construire quelque chose d'alternatif. point la guerre en Libye il faut avoir Ă  l'esprit moi je je ne dĂ©fends Ă©videmment pas Poutine qui est aujourd'hui probablement un des plus grands sur la planĂšte mais je me mets 30 secondes dans

9:33

les souliers des personnes avec lesquelles nous allons devoir traiter quoi qu'il arrive et je me rends compte que par exemple en Libye nous avions un mandat des Nations- Unies qui nous disait "OK zone d'exclusion aĂ©rienne mais nous n'avions pas Ă  faire tomber Kaddafi." Nous avons organisĂ© par tous les moyens, protĂ©ger la population par tous les moyens. Écoutez, moi je considĂšre que le mandat a Ă©tĂ© a Ă©tĂ© dĂ©passĂ©. Ch le rapport avec la situation, c'est que on a créé une on a créé un point dans lequel l'idĂ©e mĂȘme de discuter est devenue intolĂ©rable et pour les Russes et pour nous. Et moi je crois que nous hĂ©ritons d'une situation difficile mais qu'il va bien falloir que nous remettions quelque chose Ă  jour. La

10:17

prioritĂ© aujourd'hui de Trump, c'est d'Ă©vit c'est de dĂ©coller la Russie de la Chine. Et pour ça, s'il doit passer sur tous les intĂ©rĂȘts europĂ©ens, il le fera. Et moi, je ne crois pas que nous soyons capables comme ça d'aller euh euh affronter militairement la Russie juste pour le plaisir de sauver. Bon, alors ça c'est Ă©vident que effectivement il faut tout faire pour retirer la Russie qui est europĂ©enne par sa civilisation des bras des Chinois oĂč elle est et aussi de la Perse avec le Laxe avec l'Iran. DeuxiĂšmement, je pense que il faut pas ĂȘtre naĂŻf. Je suis d'accord avec le colonel Goyas. C'est-Ă -dire que moi je pense que nos alliĂ©s peuvent ĂȘtre attaquĂ©s Ă  la frontiĂšre un jour de l'OTAN et donc il faut mettre

10:59

effectivement prĂȘt euh positionner des troupes dans les pays baltes et cetera pour Ă  valeur dissuasive. Mais il ne faut pas abandonner pour autant la diplomatie parce que les relations internationales ça se fait toujours avec deux instruments. L'instrument militaire et l'instrument de la diplomatie. Nous avons une grande diplomatie et il je trouve ça d'ailleurs tout Ă  fait dommage que nous l'ayons abandonnĂ© Ă  la Turquie. C'est la Turquie qui est pourtant l'alliĂ© le le l'ennemi historique de la Russie qui aujourd'hui fait de la diplomatie avec la Russie et avec l'Ukraine Ă©videmment. Et je pense que bien sĂ»r qu'il faut continuer et pas laisser le monopole de

11:43

la diplomatie à l'Amérique ou à la Turquie. On reste sur les événements euh et les filles, ça seintou et les filles croit-elles qu'il est encore possible de négocier avec Vladimir Poutine ? C'est une question d'Emmanuel de Toulouse. Ah, écoutez, la question qui se pose, c'est qu'est-ce que vous voulez faire d'autre ? Est-ce que vous voulez assassiner Poutine puisque tout il y a pas de tabou sur ce plateau, vous voulez vous débarrasser de Poutine ? Bah, écoutez, sans nous, ça va pas se passer comme ça évidemment. et à supposer que demain il a un infarctus, on ne sait pas qui lui succédera et si ce sera quelqu'un de mieux disposé à l'égard de qui que ce soit et cetera. Donc moi ce que je sais c'est que aujourd'hui autour de la table, vous avez quelqu'un qui s'appelle

12:23

Zelenski, vous avez quelqu'un qui s'appelle Ă©ventuellement Poutine, vous avez quelqu'un qui s'appelle Trump et ce que j'observe surtout c'est que ça fait plus d'un an, ça fait mĂȘme 2 ans au moins que nous disons en fait vous savez il n'y aura pas d'issu militaire possible et qu'il faudra bien un moment que des gens se mettent autour d'une table. On nous a dit que c'Ă©tait une posture des fĂ©tistes. Vous l'avez rappelĂ© tout Ă  l'heure. Moi ce que je crois c'est que c'Ă©tait l'intĂ©rĂȘt de la France parce que je suis Ă©lu français et je me prononce sur les intĂ©rĂȘts de la France. C'Ă©tait l'intĂ©rĂȘt de la France que d'adopter une position qui lui aurait permis peut-ĂȘtre d'accueillir des nĂ©gociations, de ne pas ĂȘtre de ne pas se retrouver dans une situation oĂč on nĂ©gocie par-dessus sa tĂȘte et on en est

13:01

rĂ©duit Ă  Est-ce que ça veut dire pardon selon vous qu'on est un peu hors jeu ? C'estĂ -dire qu'en fait on va suivre Trump parce que d'avoir pu mais vous voyez bien que les gesticulations de Marc Routeux qui ont fait le dĂ©but de notre Ă©mission de votre Ă©mission Ă©tait en rĂ©alitĂ© le symptĂŽme du fait que tout ça se passe en dehors de la volontĂ© des EuropĂ©ens et que aujourd'hui ils essayent de montrer qu'ils sont capables, qu'ils existent qu'ils peuvent Si c'est ça c'est terrible. Ça veut dire qu'on a Ă©tĂ© fort en gueule et faible en fĂȘte. Mais c'est bien le problĂšme, c'est bien le problĂšme de la France depuis des annĂ©es, c'est de placer des des lignes rouges qu'elle est pas capable de faire tenir. Indian, vous pensez ça qu'on a Ă©tĂ© fort en gueule et faible en fait ? Alors ces

13:40

derniers mois dans les dĂ©clarations qui ont Ă©tĂ© faites par les dirigeants europĂ©ens, dans les dĂ©clarations qui ont Ă©tĂ© faites par monsieur Routeux, effectivement ça montre une forme de faiblesse parce que plus vous avez un discours qui est mais les EuropĂ©ens aussi, la France, l'Angleterre, l'Allemagne. Oui, je pense que si on voulait vraiment et on avait les capacitĂ©s Ă  de de mettre fin Ă  ce conflit et de vraiment imposer quelque chose Ă  la Russie, on l'aurait fait. Sinon, pourquoi est-ce qu'on l'aurait pas fait ? Si on l'a pas fait, c'est qu'on en a pas les moyens. c'est que fondamentalement les États europĂ©ens ne sont pas les l'Europe n'est pas un Ă©tat. C'est c'est c'est 27 État, en tout cas l'Union europĂ©enne, c'est des États qui sont pas tout Ă  fait d'accord, qui

14:15

n'ont pas les mĂȘmes intĂ©rĂȘts nationaux, qui n'ont pas les mĂȘmes stratĂ©gies nationales. Donc si nous l'avons pas fait, c'est pas parce qu'on n pas eu envie de le faire, c'est qu'on ne pouvait pas le faire. Donc lĂ , pardon, le brouillard empĂȘche le drone. Oui, ça suffit Ă  empĂȘcher le drone. Enfin, ça suffit. Il y voit rien le drone. Le drone lĂ , il voit pas grand-chose quoi. C'est plus difficile. Faut bien comprendre, dĂšs qu'il commence Ă  y avoir du vent, il pleut, la neige, truc comme ça. Hop, ça y est. LĂ , vous pouvez vous pouvez vous dire "OK, il y a moins de drone et s'il y a moins de s'il y a moins de drone et ben vous pouvez y aller et vous pouvez commencer Ă  combattre." Donc, il y a les combats. Ce qui fait que paradoxalement, ben la pĂ©riode d'hiver qui Ă©tait peut-ĂȘtre une

14:44

pĂ©riode de ralentissement des combats, bah non, dans la mesure oĂč tout ce qui est dans le ciel ben vole moins bien, ben ça facilite les opĂ©rations sol. Ça ça nourrit la question qu'on avait avant. C'est-Ă -dire que on voit bien que les et les Ukrainiens et les Russes se battent se battent bien et fort, hein, mais l'Europe n'arrive pas pourtant Ă  faire une diffĂ©rence. pour une Saint. Bah moi je voudrais complĂ©ter un tout petit peu le le propos de de madame Zien qui en rĂ©alitĂ© Ă©tait trĂšs explicite et et trĂšs juste Ă  propos de la situation des EuropĂ©ens. Elle avait raison de pointer cette Ă©vidence que l'Europe n'est pas un Ă©tat et que vous avez 27 États europĂ©ens qui ont des intĂ©rĂȘts diffĂ©rents et parmi ces intĂ©rĂȘts diffĂ©rents, il y a le lien qu'ils entretiennent avec les États-Unis qu'ils

15:20

considĂšrent plus ou moins comme leur protecteur. La France n'est pas dans une situation oĂč elle a besoin des États-Unis pour garantir ses intĂ©rĂȘts fondamentaux. Et ça c'est un point qui est dĂ©cisif dans son rapport et Ă  l'OTAN et au reste du monde et Ă©ventuellement Ă  la Russie. À l'inverse, vous avez des membres de l'Union europĂ©enne en particulier qui sont vis-Ă -vis des États-Unis dans une situation de dĂ©pendance totale. Qui ça ? Bah, d'abord vous avez Ă©videmment les Pays-Baltes que vous avez citĂ©, mais en gĂ©nĂ©ral euh Ă  l'est de l'Europe et mĂȘme les Polonais qui sont euh euh Ă©quipĂ©s militairement en rĂ©alitĂ© sont quand mĂȘme extrĂȘmement tributaires euh de l'Ă©quipement euh amĂ©ricain en grande partie et il y y compris jusqu'Ă  l'Allemagne en rĂ©alitĂ©. Et un point que

16:01

je voulais soulever sur ce plateau, c'est que l'ensemble de la stratĂ©gie de ces États est dictĂ© par ce qu'ils pensent pouvoir obtenir dans les annĂ©es Ă  venir des États-Unis. Et et ça c'est un point dĂ©cisif parce que si nous pensons que nous pouvons euh aller vers quelque chose comme un État europĂ©en, une Europe fĂ©dĂ©rale, une dĂ©fense commune de tous les EuropĂ©ens et cetera, moi je ne le crois pas, euh c'est Ă  condition que chacun euh arrive Ă  admettre qu'il faut avoir le mĂȘme genre de rapport Ă  un protecteur comme les États-Unis. Bon, personnellement, je crois que c'est impossible. Il me semble que ce que sont notamment en train de faire les Allemands, c'est d'essayer de tirer le meilleur de cette situation difficile, par exemple, en convertissant toute leur industrie, enfin pas toute leur

16:44

industrie mais leur outil industriel de production automobile en outil de production industrielle de dĂ©fense pour produire du matĂ©riel de dĂ©fense sous licence amĂ©ricaine. Donc des produits qu'ils n'ont pas Ă©laborĂ©s mais qui ont Ă©tĂ© conçus par les AmĂ©ricains et tirer d'une certaine façon les Marons du feu parce que il y a quelques financements europĂ©ens. il y a des commandes europĂ©ennes. Donc gagner de l'argent de cette façon, rester dans une forme de dĂ©pendance politique Ă  l'Ă©gard des États-Unis et que ça n'est Ă©videmment pas le plan qui pourrait aboutir Ă  quelque chose qui s'appellerait de l'autonomie stratĂ©gique europĂ©enne et cetera. Moi, j'alerte aussi lĂ -dessus parce que c'est fait lĂ  en fait l'Europe de demain de la dĂ©fense dont certains parlent, elle est en train

17:24

de se dessiner aujourd'hui alors que et alors que et tout ça est est si vous voulez voilĂ© par les rodau montat de Marc Routeux. Et je rappelle que vous ĂȘtes memb de la commission de la dĂ©fense.