"Normalement je voterai pour lui", le président du conseil départemental de la Dordogne soutient Raphaël Glucksmann
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Chapitres
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Questions et réponses
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- 0:18FerméeRéponse directe
Vous le soutenez ?
- 0:53FerméeRéponse directe
Vous, vous êtes élu socialiste, vous allez voter pour lui ?
- 1:08OuverteRéponse partielle
Notamment Philippe Brun, Ségolène Royal, Jérôme Gage.
- 1:19OuverteRéponse directe
Pour l'instant, vous nous dites que Raphaël Glucksmann, qui est le mieux placé dans les sondages à gauche, c'est lui qui aurait votre voix.
- 2:07OuverteRéponse directe
Donc une primaire élargie, ça vous convient ?
- 2:10OuverteRéponse directe
Est-ce que vous regrettez qu'on n'élargisse pas plus, beaucoup plus à gauche ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:01Invité politiqueFait
« Je vous signale qu'il y a jusqu'au 15 septembre, il y en aura peut-être d'autres qui vont arriver pendant les deux semaines. »
- 3:05Invité politiqueFait
« si c'est ça le modèle pour la démocratie française, je me fais du souci. »
- 4:54Invité politiqueFait
« la question du pouvoir d'achat, la question de la désindustrialisation de la France, la question du manque de soutien à l'agriculture »
- 5:01Invité politiqueChiffre
« aujourd'hui, on est en train d'importer quasiment la moitié de nos produits dans tous les domaines »
Temps de parole
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Vous écoutez ici Périgord et ce matin on reçoit le président du département, le socialiste Germinal Perrault pour évoquer notamment l'élection présidentielle qui se prépare, Louis de Bergevin. Bonjour Germinal Perrault. Bonjour. Raphaël Glucksmann a donc présenté hier soir sa candidature à la présidentielle, enfin la primaire de gauche du parti socialiste et de place publique. Vous le soutenez ?
Écoutez, je suis heureux qu'il soit candidat. Il a été notre candidat, et ne l'oublions pas, il y a deux ans aux élections européennes. Il avait fait un très bon score d'ailleurs, près de 14%, 13,8% exactement. Et pour tout vous dire, ce n'est pas une surprise qu'il soit candidat. Il avait déjà exprimé depuis au moins trois mois le souhait d'être candidat à la présidentielle de la République. Ressayez à savoir s'il serait candidat à la primaire ou pas.
Il est candidat à la primaire, donc réservé à la primaire du parti socialiste et de son mouvement de place publique. Vous, vous êtes élu socialiste, vous allez voter pour lui ?
Écoutez, normalement, oui. Je ne sais pas qui sera candidat. Je vous signale qu'il y a jusqu'au 15 septembre, il y en aura peut-être d'autres qui vont arriver pendant les deux semaines.
Notamment Philippe Brun, Ségolène Royal, Jérôme Gage.
Oui, Philippe Brun qui est un collègue député, un camarade très sympathique que j'ai reçu la semaine dernière et qui a d'ailleurs d'excellentes propositions. Mais aujourd'hui, il y en a d'autres et il y en aura peut-être d'autres d'ici le 15 septembre.
Pour l'instant, vous nous dites que Raphaël Glucksmann, qui est le mieux placé dans les sondages à gauche, c'est lui qui aurait votre voix.
Vous savez, les élections présidentielles, elles sont tout à fait particulières. Au cours des deux ou trois dernières élections, tous ceux qui étaient en tête six mois avant n'ont pas été élus. Donc je crois qu'il faut se laisser du temps et les choses vont évoluer dans les mois qui arrivent. Ceci dit, pour en revenir à Raphaël Glucksmann, moi je suis heureux qu'il soit candidat parce que, je vous dis, il nous a représentés aux élections européennes. Il a fait un très bon score et il n'y a pas de raison qu'il ne soit pas soutenu. Mais en tout cas, moi, le fait qu'il soit place publique plutôt qu'au Parti Socialiste, ça ne me gêne en rien puisque, en vérité, on travaille ensemble.
Donc une primaire élargie, ça vous convient ? Est-ce que vous regrettez qu'on n'élargisse pas plus, beaucoup plus à gauche ? Il y a encore beaucoup de divisions à gauche, notamment Jean-Luc Mélenchon qui partira de son côté, ça c'est sûr. Il l'a dit, on n'aurait pas pu aller jusqu'à Jean-Luc Mélenchon ?
Non mais je crois que la question ne s'est pas posée. Jean-Luc Mélenchon, il a construit un pôle de radicalité autour de lui au cours des deux dernières décennies, on peut dire quasiment. Aujourd'hui, il ne demande rien à personne, il ne veut pas concourir aux primaires.
Mais vous le regrettez que la gauche soit autant divisée ?
D'une façon générale, oui, mais écoutez, moi je suis un républicain, je suis un démocrate. Donc moi, je n'ai pas envie d'avoir, je ne prends pas le parti unique. Et ce que je souhaite, c'est que dans chacun des partis politiques, il y ait une vraie démocratie interne. Parce que la verticalité qu'on retrouve à la fois chez Mélenchon et chez Mme Le Pen, si c'est ça le modèle pour la démocratie française, je me fais du souci.
C'est la même chose, Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen ?
Non, je n'ai pas dit ça. J'ai dit que l'organisation de leur parti, elle se ressemble énormément. Il y a un chef et puis tous ceux qui ne sont pas d'accord, on les met à la porte. C'est comme ça que ça marche. Ce n'est pas comme ça que ça se passe au Parti Socialiste, ce n'est pas comme ça que ça se passe dans d'autres partis. En tout cas, ce n'est pas mon modèle en matière de démocratie. Donc je crois que la question ne se posait pas. Aujourd'hui, et à gauche, il y a eu toujours, comme à droite d'ailleurs, il y a toujours eu plusieurs sensibilités et ça me paraît sain dans une démocratie.
Maintenant, moi je militerai pour qu'on puisse retrouver au deuxième tour quelqu'un de gauche et ce quelqu'un de gauche, j'espère que ce ne sera pas Jean-Luc Mélenchon parce que si c'est lui, malheureusement, Mme Le Pen est absolument assurée d'être élue. C'est ça la vérité.
Et hier, Raphaël Glucksmann a parlé d'une boule dans le ventre quand on voit ce que notre nation pourrait devenir. Il parle notamment du Rassemblement National qui n'a jamais été aussi proche d'accéder au pouvoir. Est-ce que la gauche est à la hauteur de ce qu'elle dit, des alertes qu'elle lance ?
Vous savez, on peut toujours faire des critiques, mais on peut poser la même question pour la droite. Est-ce qu'elle est à la hauteur ? Je n'en sais rien. Moi, ce que je remarque, c'est qu'on n'a pas, au cours des 30 dernières années, on n'a pas résolu les problèmes des gens. On n'a pas résolu les problèmes concrets de la population. Et donc, elle se tourne vers ceux qui apportent des solutions les plus radicales et les plus simplistes. Ça a toujours existé. Ça s'appelle le populisme. Ça a toujours existé.
Et donc, aujourd'hui, moi, si je fais un reproche à la gauche, mais je le fais aussi à la droite, c'est de ne pas avoir considéré que la question du pouvoir d'achat, la question de la désindustrialisation de la France, la question du manque de soutien à l'agriculture et du fait qu'aujourd'hui, on est en train d'importer quasiment la moitié de nos produits dans tous les domaines, eh bien, ça, ce sont des choses extrêmement graves qui font qu'aujourd'hui, le peuple s'est détourné des parties traditionnelles.
Voilà la vérité. Du plus long terme, finalement, c'est ce que vous nous dites. Un mot, Germinal Perrault, sur les élections qui arrivent avant la présidentielle et sénatoriales, ça sera dans un mois. Qui est-ce que vous soutenez en Dordogne ?
Là, c'est beaucoup plus simple pour moi. Je soutiens les deux sortants, Serge Merriot et Marie-Claude Varayas. Je veux dire une chose, Serge Merriot, c'était le candidat du Parti Socialiste. Et il y a six ans, c'est moi qui suis allé chercher Marie-Claude Varayas, sans même en parler au Parti Socialiste et sans en parler au Parti Communiste.
Oui, elle est communiste.
Oui, je la connais très bien. C'est une femme extrêmement sérieuse, qui a beaucoup de qualités. Et c'est moi qui l'ai sollicité, en lui disant, est-ce que tu ne serais pas intéressé ? Et on pourrait faire un ticket intéressant avec Serge Merriot. Ce ticket, il a fonctionné. Ce sont des gens qui ont travaillé, qui sont sérieux, donc je les soutiens.
Je voudrais vous poser en un mot une dernière question sur une autre élection. Alors, c'est plus loin. En 2028, les départementales. Vous êtes président du Conseil départemental depuis 2015. Est-ce que vous serez encore candidat ?
Oui, je serai candidat.
Très bien. Merci beaucoup, Germinal Perrault.
Avec plaisir.
D'être venu ce matin sur l'antenne d'ici Périgord.
Germinal PEIRO