Anne Le Hénanff mobilise les élus sur l’IA
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[musique] Bmart Smarttex s'est déplacé au congrès des villes de France. C'était il y a quelques jours pour aller découvrir ce qu'il se passe du côté des collectivités, des moyennes, des petites villes en matière d'adoption de l'intelligence artificielle. Et figurez-vous que évidemment Anne Leénanf a fait le déplacement également et elle est même venue sur notre plateau.
Alors avec moi, Medy Was est déjà installée pour l'écouter. Président nouveau président de Numéum. On pourra comme ça commenter ce que nous dit la ministre dans votre grande interview qui sera juste à suivre mais on l'écoute d'abord.
On a écouté avec une grande attention évidemment votre discours. On a commencé d'ailleurs à le commenter, à le débriefer avec Olivier Gacer. Moi, j'ai noté surtout que vous avez terminé en disant attention, on a besoin que chacun d'entre vous soit mobilisé, chaque élu à sa part parce que sinon on va décrocher, il y a un risque de décrocher.
C'est votre conviction ? Euh oui, c'est ma conviction, mais je pense pas que ce soit que que la mienne. Euh c'est une réalité, le monde dans lequel on vit est très va vite.
Énormément de compétitions commerciales. Euh on est coincé nous en Europe entre deux euh deux continents ou deux acteurs euh qui sont un peu offensifs, qui sont prêts à utiliser le numérique comme une arme politique ou ou commerciale. Et il faut qu'on on se fasse cette place dans ce monde qui va vite, qui est technologique.
Et aujourd'hui, comme je dis, le numérique, c'est de la diplomatie aussi. Donc il faut le faire avec nos valeurs, les valeurs européennes. On n pas les mêmes valeurs que les Américains ou les Chinois.
Oui. Et cette importance de s'emparer du numérique, de travailler sur les services publics. Alors là, vous avez à côté de vous le champion puisqu'il a eu 5 arrobas pour la ville de BTU comme ville internet.
Voilà, c'est un bon exemple. Mais vous dites aussi, il faut être prudent, faut travailler sa cybersécurité, faut travailler la souveraineté sous même le prisme de la résilience en fait. Travailler c'est son niveau de dépendance technologique et on a les moyens, vous dites, de travailler avec le code des marchés publics là-dessus.
Ouais. On peut pas juste se dire on peut pas privilégier les teches françaises si c'est possible. La le code des marchés publics interdit de d'avoir une préférence géographique par exemple, c'est absolument illégal.
Mais par contre dans le code des marchés publics, mais ça demande effectivement de une relecture, de le regarder finalement d'une autre manière, on a les moyens, on a des articles qui permettent sans l'écrire directement grâce à quelque chose donc des critères légaux de si c'est bien analysé, bien préparé et je pense qu'avec mon équipe, on va on va le faire dans les 10 dans les dans les mois qui qui me reste, c'est de de mettre en avant ces articles qui permettent de privilégier une filière technologique qui est la nôtre qui est européenne et française. Donc il faut il faut il faut se réinventer aussi les collectivités et je le dis d'autant plus que j'en suis une. Donc je parle de nous de moi.
Je suis une élu locale à Vann ville moyenne. Donc en fait voilà mais ça demande du il faut il faut se voilà il faut se renouveler se remettre en cause et puis et puis changer nos pratiques et nos habitudes parce qu'on est beaucoup dans les habitudes quand même. Bon et puis vous avez reparlé du plan OEA, donc c'est un peu votre message ici, c'est "Allez-y, euh faut se lancer".
Vous vous dites "On peut gagner du temps, on peut même gagner de l'argent, c'est de l'efficacité." Oui, oui, oui, oui. Lia, euh, on n'a pas le choix de l'IA. si nous ne prenons pas le virage de l'IA euh autre facteur de de décrochage et puis surtout ça veut dire que des acteurs en dehors de notre territoire européen vont prendre le marché de l'IA.
Le l'IA, on ne peut pas l'arrêter. J'entendais un élu tout à l'heure dire "Oh là là, il faut freiner, faut voilà, faut pas continuer à développer l'IA comme on le fait de manière" Mais en fait on a on n pas ces moyens là de les de le de les ralentir les acteurs de l'IA. Et moi, je préfère qu'on s'engage totalement dans l'IA euh en étant clair sur ce qu'on veut, sur ce qu'on ne veut pas.
Parce que si nous ne le faisons pas en européen, d'autres le feront chez nous. Et on et dans 40 ans, on dira que pour euh la suite enfin ou le Microsoft, la suite Microsoft, on dirait "Mon Dieu, on a laissé faire pendant 40 ans notre dépendance technologique, ben je ne le veux pas pour l'IA." Donc, maîtrisons notre IA, imposons-la d'une manière euh je dirais concertée dans les inf dans les structures qu'elles soient publique ou privé.
Donc c'est un travail collaboratif, c'est à piloter au plus haut niveau de la gouvernance d'une structure. Donc c'est pour le maire, son DGS. Voilà, c'est vraiment il faut avoir un pilotage, c'est il faut le le le mener comme un projet en fait.
Oui. Un sujet, vous dites de gouvernance très stratégique essentiel. Je pense que il faut qu'il soit safe.
Pas d'IA sans qu'il soit sécurisé. Évidemment, ça c'est la condition de la confiance des citoyens vis-à-vis de ce qu'on fait au niveau technologique. Voilà, c'était donc la ministre du numérique et de l'intelligence artificielle qui s'est arrêté sur le plateau de Smarttech avec Parole d'élu, un plateau que nous avions en commun sur le congrès des villes-de-france.
On va commenter notamment ce que nous dit la ministre avec Medy Was, présidente de Numéum. Je dis notamment parce que dans votre grande interview MI on va parler plus largement de votre stratégie puisque vous arrivez à la présidence de ce grand syndicat patronal qui représente la filière des professionnels du numérique. Donc on a plein de sujets à aborder.
C'est tout de suite après.
Anne Le Hénanff