EN DIRECT - Jean-Noël Barrot est l'invité du Face à Face d'Apolline de Malherbe
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour Jean- Noël Barreau, vous êtes le ministre de l'Europe et des affaires étrangères. Merci d'avoir accepté de répondre à mes questions ce matin. Elles sont évidemment très nombreuse.
Des questions d'abord sur la situation de nos ressortissants dans la région, leur éventuel rapatriement, des questions sur l'évolution de notre doctrine de dissuasion nucléaire et ses conséquences et des questions aussi sur nos alliances. Un mot que vous avez prononcé hier, prête. La France se tient prête.
Par le jeu des alliances, nos alliés étant pour certains touchés, sommes-nous des facto impliqués dans cette guerre ? Non, pas des factos, mais chacun le voit. Euh cette guerre qui a été initiée par les frappes d'Israël et des États-Unis et auquel l'Iran a répondu de manière totalement inconsidéré et indiscriminée entraîne dans le conflit un certain nombre de pays de la région avec lesquels nous avons euh des relations, des accords de défense et dans lesquels nous avons des intérêts, y compris des bases militaires.
Et donc ce que j'ai dit hier et ce que le président de la République a rappelé, c'est que la France se tient prête à défendre ses partenaires à leur demande de manière proportionnée et évidemment conformément au principe de légitime défense collective qui est un principe du droit international. Ça veut dire qu'à tout moment s'il nous le demande, nous interviendrons. Ça veut dire en tout cas que nous avons le droit d'intervenir et que nous nous tenons prêt à le faire.
Évidemment, c'est au président de la République de prendre la décision. va prendre le temps justement d'essayer de comprendre ce que ça veut dire. Quand vous parlez de ces alliances, nous avons donc des alliances, nous la France avec plusieurs états de la région, les Émirats arabes unis, le Qatar, le Kouwait qui ont été visés ces 48 dernières heures.
Vous les avez eu au téléphone. Est-ce que des demandes ont été faites ou est-ce qu'à ce stade, ils ne nous ont pas demandé de les aider ? Ce sont des échanges qui sont en cours euh à propos du renforcement de euh de leur défense par le biais de mise à disposition euh d'équipement.
Lorsque les décisions auront été prises, elles seront communiquées. Mais effectivement par les canaux diplomatiques. Des échanges sont très fréquents à tous les niveaux mais également par les canaux militaires.
Je le redis, il faut bien voir que dans ce conflit, il y a bien sûr les États-Unis unis et Israël d'un côté, l'Iran de l'autre, mais nous avons beaucoup de pays tout autour. On parlait du Liban à l'instant qui se retrouve malgré eux entraînés dans une guerre qu'ils n'ont pas choisie et notre responsabilité de partenaire de confiance de de pays concernés puisque nous avons 400000 ressortissants dans la douzaine de pays qui sont comprendre le bien c'est de c'est de ne pas nous mettre la tête dans le sable et c'est d'apporter des réponses de protection pour ces pays et pour nos intérêts sur place en no cas offensif mais pardon je voudrais vraiment que l'on soit très précis effectivement puisque vous vous laissez entendre au fond que si les décisions quand les décisions seront prises, elles seront communiquées. Ça veut dire qu'au moment où on se parle, potentiellement l'un de ces pays avec qui nous sommes alliés est en train de nous dire "Voilà, moi j'ai besoin que vous vous teniez prêt.
Vous nous avez toujours dit que vous nous défrandriez. Nous nous déroberons pas s'il nous le demande. On se dérobera pas.
Vous avez bien vu comme moi que euh un hangar d'une base française aux Émirats Arabes Unis a été euh touché euh par un un drone. Euh nous sommes là dans un pays avec lequel nous avons des accords de très longue date et dans une situation pareille, vous imaginez bien que les échanges se multiplient pour savoir comment à la fois le le le pays peut se défendre contre de futures attaques et comment la France peut protéger ses intérêts dans ce pays-là. Vous évoquez effectivement notre base à Abu Dhabi, cette très grande base navale en dehors du territoire français, elle a été en effet touchée.
Est-ce que ça veut dire que sur cette base là, c'est la France qui est visée ou c'est le territoire plus largement ? On peut pas être aussi catégorique, vous savez, est-ce que le drone a ciblé la France ? C'est c'est voyez c'est ce sont des dégâts extrêmement limités et uniquement matériels.
On ne peut pas avoir la la certitude que la France était explicitement ciblée. Donc on ne voyez on on réagit en prenant le temps de l'analyse la situation est suffisamment grave pour ne pas s'emballer. Mais c'est évidemment l'objet d'un certain nombre de conversations que nous avons avec nos partenaires sur place.
Est-ce que vous pouvez nous confirmer que des rafales français basés à Abu Dhabi sont intervenus au cours du weekend pour neutraliser des drones ? Nous avons aux Émirats puisque nous avons cette base navale et cette base aérienne où nous d'ailleurs nous nous sommes rendus avec le président de la République, la ministre des armées au mois de décembre pour soutenir pour passer effectivement la fin de l'année avec nos troupes sur place. C'est Rafal et leurs pilotes sont mobilisés pour assurer la sécurité de notre empise fait qu'ils soient intervenus.
Donc ce weekend, ils ont conduit leurs opérations de sécurisation du ciel au-dessus de de nos bases et donc des é le Charles de Gaul est-il en route ? Le Charles de Gaul est en Suède, j'étais moi-même la semaine dernière dans le cadre de ces missionsiennes. Il y est encore.
Ben écoutez, moi j'y étais vendredi dernier, il y était, je vous le confirme. Donc vendredi, il y était, mais vous ne voulez pas nous dire si aujourd'hui il y est encore. À ma connaissance, il est dans le nord de l'Europe.
Dans le nord de l'Europe mais peut-être en en train de sortir de la mer Baltique. C'est je pas ma connaissance. Il y a des frégates multimission qui sont en exercice autour de Toulon.
Est-ce qu'elles pourraient ell aussi se rendre sur place potentiellement ? Rien n'est exclu. Comme je je comprends votre prudence hein, mais mes questions sont très précises mais je comprends effectivement que de votre côté il soit difficile de me donner ces informations mais je pense c'est important que les Français comprennent quand vous dites la France est prête jusqu'où la France est prête à à se protéger protéger ses ressortissant protéger ses intérêts dans dans la région et ses partenaires.
Elle elle dispose de moyens dont certains sont déjà disposés parce que avant la guerre ben il y avait des exercices ou des opérations dans dans la zone. D'autres sont à la disposition du chef de l'État pour si le juge opportun apporter ce ce niveau de réassurance soit pour nous-mêmes et dans le cadre d'éventuelles opérations de protection soit pour nos partenaires parce qu'une présence une simple présence que ce soit en mer rouge ou en Méditerranée a un effet dissuasif. Une question maintenant sur nos ressortissants avec deux volets.
L'un qui est la question de la menace qui pèse sur eux en restant sur place dans une zone qui peut-être touché et l'autre c'est la question aussi de leur éventuel retour voire rapatriement. D'abord sur le danger imminent ou non. À l'aube, l'ambassade des États-Unis en Arabie Saoudite à Riad a été touchée par des drones iraniens.
L'ambassade des États-Unis au Kouwait leur été un peu plus tôt dans la nuit. Est-ce que vous avez un message à faire passer ou avez-vous fait passer un message au personnel des ambassades françaises sur place ? Est-ce que vous estimez qu'il pourrait être aussi visé comme le sont les Américains ?
La situation pour des raisons évidentes est différente. Euh une ambassade américaine n'est pas exposée comme l' aujourd'hui une ambassade française. Ceci étant dit, vous avez raison de le rappeler et ça me permet de saluer le courage, l'engagement et le professionnalisme des agents de nos ambassades dans la région.
Nous sommes très vigilants euh à ce que l'évoluation l'évolution de la situation ne les place pas en situation de danger précisément. Euh ensuite euh vis-à-vis de nos ressortissants, les conseils euh sont très clairs. La plus grande plus grand prudence euh le respect strict des consignes qui sont données par euh les autorités locales et puis ensuite en fonction euh de la situation des pays, des voies de sortie aérienne ou euh terrestre, et bien euh de les emprunter en suivant constamment les consignes de sécurité qui sont données sur le site et actualisé régulièrement, je l'ai vérifié ce matin, sur le site diplomatie.gov.fr.
Jean-Noël Barre, combien de Français sont précisément sur place ? Ont-ils tous été à peu près localisés et allez-vous les rapatrier pour certains ? On a 400000 ressortissants français dans la douzaine des pays qui sont aujourd'hui concernés par la situation.
Pour l'essentiel, ce sont des des Français qui résident dans la région, y compris des binationaux. Euh pour d'autres, ce sont des Français de passage. Euh ces Français de passage, nous les invitons pour pouvoir les recenser, pour pouvoir savoir où ils sont, à s'inscrire sur le Phil Arian, sur le site du ministère de l'Europe et des affaires étrangères.
À ce stade, c'est euh plus de 25000 personnes euh que nous identifions comme français de passage s'étant inscrit. Et c'est vers eux bien sûr que nous nous tournons. Vous avez un chiffre là-dessus.
Vous vous avez eu l'information sur combien dans ces 400000 combien sont de passages précisement ? Par définition, je n'ai pas ce chiffre puisque quand on est de passage combien se sont en tout cas inscrits depuis 24 heures ? Plus de 25000 personnes.
D'accord. Euh pardon, les les 25000 personnes, c'est c'est celles qui se sont inscrites euh celles qui s'étaient inscrites avant le début euh des opérations militaires et celles qui se sont inscrites depuis. Et c'est et j'invite celles qui et ceux qui ne l'ont pas encore fait à le faire pour que nous puissions les localiser.
Et qu'est-ce que vous allez faire ensuite une fois qu'ils seront localisés ? Et bien, nous allons continuer à à euh leur donner, à leur faire parvenir les consignes de sécurité et les informations pour faciliter leur retour en France. C'est c'est à eux par leur propre moyen de rentrer.
Nous nous allons faciliter d'abord le retour en France chaque fois que ce sera possible. Nous avons par exemple mis en place aux frontières entre l'Israël et l'Égypte et la Jordanie des équipes consulaire qui à la frontière ont facilité le passage des ressortissants français qui souhaitent sortir par la voie terrestre et puis ensuite emprunter un vol depuis l'Égypte ou la Jordanie. Le même dispositif qui avait déjà été éprouvé lors de la guerre des 12 jours est aujourd'hui mis en place aux Émirats arabes unis, aux frontières avec Oman et aux frontières avec l'Arabie Saoudite.
Deux pays dont jusqu'à présent l'espace aérien est ouvert. En parallèle, nous renforçons nos équipes sur place qui sont très sur le pont depuis 72 he et nous renforçons nos équipes à Paris pour que la réponse téléphonique que qui est assurée jour et nuit puisse se faire sans délai d'attente. Et enfin, nous préparons à à des affraitements de de vol pour que les personnes les plus vulnérables, les personnes qui méritent d'être accompagnées puissent le cas échéant en bénéficier.
Dans ce cas, ce serait des avions de de la République française ou des avions mobilisés par la République française qui pourraient rapatrier quand vous dites les plus vulnérables, ça veut dire quoi ? Ça veut dire les les plus vulnérables physiquement, ça veut dire les plus vulnérables, j'allais dire socialement, qui n'ont pas les moyens de rentrer par leurs propres moyens. Sur quel critères estimez-vous qu'ils sont les plus vulnérables ?
Vous m'avez posé deux questions. Euh la première, c'est le type de vol. Et bien, il y a il y a toutes les possibilités.
Il y a des vols commerciaux sur lesquels on peut euh on parvient à à obtenir des blocs de place. Il y a des vols que nous pouvons affrêter, des vocons affrêter. Il y a aussi des possibilités qui pourraient se présenter ou ou que nous pourrions solliciter de d'avion de la République française.
Ensuite, s'agissant des personnes vulnérables, c'est le ce sont les postes diplomatiques, les ambassades et les consulats qui sont au contact de nos ressortissants sur place en lien avec lequ d'ors qui établissent ses listes pour que les personnes vulnérables puissent et bien retourner en France en priorité. Comment vous avez réagi Jean Noël Barot lorsque vous avez entendu les premiers appels d'un certain nombre comme on appelle d'influenceurs qui disaient leur détresse et qui appelai la France à l'aide ? Moi je comprends l'inquiétude profonde de nos ressortissants sur place.
Je je mesure aussi l'angoisse de leurs familles qui ici en France attendent leur retour et je leur dis que nous allons avec toutes les équipes du ministère de l'Europe et des affaires étrangères nous mobiliser jusqu'à ce que chacun d'entre eux soit retourné en France. Vous ne demandez pas comme les Américains à tous les citoyens français de quitter immédiatement la région. Votre homologue américain américaine exhorte les citoyens américains, je cite à quitter immédiatement les pays du Moyen-Orient en utilisant les vols commerciaux disponibles depuis Bahrain, l'Égypte, l'Iran, l'Irak, Israël, la Sis-Jordanie, Gaza, la Jordanie, le Kuwait, le Liban, Oman, le Qatar et l'Arabie Saoudite ainsi que la Syrie, les Émirats arabes et le Yémen.
Nous n'avons pas fait de liste comme celle-là et nous ne demandons pas à tous les Français de la poline de Malerbe. J'aimerais pouvoir le faire mais la plupart des pays que vous avez cité que vous venez de citer ont fermé leur espace aérien et donc il est très difficile pour nos ressortissants sur place de pouvoir quitter ces pays. Bien sûr certains pays ont maintenu leur espace aérien ouvert.
C'est le cas de l'Arabie Saoudite du Liban. C'est vrai aussi de des Émirats arabounis où hier quelques vols ont sont partis euh ou sont repartis. L'espace aérien est en s'étant réouvert.
Évidemment pour les Français de passage, euh nous les invitons à ce que euh si les conditions le permettre, il puissent euh sortir du pays et notamment prendre les vols pour ceux qui sont en attente pour les Français de passage hein, on est bien d'accord. C'estàd que les Américains, eux, ils demandent à tous les Américains de partir Attendez, la la priorité c'est évidemment la sécurité pendant ces opérations militaires de nos ressortissants, de nos intérêts, mais c'est aussi d'aller au plus vite à la désescalade puisque vous voyez bien comment chaque jour qui passe ce conflit s'élargit et a tendance à s'aggraver. pardon de revenir au Liban mais je vois au journalistes de BFM notamment des images des images qui me rappelle exactement qui me rappellent celle de l'automne 2024 qui a précipité le Liban au bord du précipice et si le pays n'y est pas tombé c'est parce que la France en lien avec les États-Unis a obtenu un cesser le feu et un accord de cesser le feu.
Quel sera le rôle de la France là en précisément sur cette question du Liban ? Bien euh d'abord euh de condamner la lourde erreur du Esbola qui a entraîné un pays qui était pourtant en train de se remettre sur les rails dans une guerre qu'il n'a pas choisie euh de euh dénoncer euh les violations par Israël de l'intégrité euh territoriale du Liban et d'appeler toutes les parties à respecter cet accord de cesser le feu qui enfin nous permettait d'entrevoir un meilleur avenir pour le Liban. La France devait avoir un rôle justement notamment dans le désarmement du Esbola que demandent les autorités libanaises qui appellent le Esbola à cesser immédiatement toute part au conflit.
Est-ce qu'il est encore temps pour la France justement de proposer son aide sur ce point-là ? Merci de rappeler que les autorités libanaises hier ont été très claires. Elles ont dénoncé les frappes menées par le Esbola sur le nord d'Israël.
Elles ont appelé à son désarmement. Elles ont déclaré comme illégal la branche armée du Esbola. Et ce désarmement, il est indispensable, il est essentiel.
Euh, nous l'appelons de NVEU et nous ne faisons pas que l'appeler de nosveux. Nous nous avions prévu d'organiser ce jeudi une conférence consacrée au renforcement des forces armées libanaises, celles qui doivent disposer du monopole des armes. Cette conférence, nous espérons pouvoir la tenir au plus vite, mais pour ça, il faut bien sûr que l'escalade militaire puisse s'arrêter dans la région.
Deux nouvelles alliances en quelque sorte se sont dessinées aussi ces 48 dernières heures. Euh Paris, Londres, Berlin qui ont parler d'une seule et même voix en disant qu'ils étaient prêts à des actions défensives. Et puis euh hier, Emmanuel Macron qui a annoncé donc que la France entrait dans une nouvelle étape de sa dissuasion nucléaire avec une dissuasion avancée, avec un certain nombre de nouveaux partenaires.
Est-ce que ça veut dire en quelque sorte qu'ils deviennent, j'allais dire presque nos petits frères ou est-ce qu'ils sont nos partenaires à égalité ? C'est qu'on garde nous l'autorité décisionnelle, mais on partage avec eux la protection. Est-ce que vous pouvez nous expliquer ce que ça veut dire concrètement ?
Bien sûr, c'est c'est un discours historique qui fait franchir une étape à notre dissuasion qui est un trésor national et qui va rester indépendante et française de bout en bout. Plus précisément, l'appréciation des intérêts vitaux appartiendra uniquement au président de la République et la décision d'emploi de l'arme nucléaire appartiendra exclusivement au président de la République. Mais il y a deux dimensions nouvelles.
La première, c'est que nous allons durcir notre dissuasion en relevant notre arsenal, le nombre de nos têtes nucléaires. Deuxième élément majeur, c'est que nous allons créer des coopérations nouvelles avec les pays européens dans le cadre de cette dissuasion avancé qui va leur permettre de participer à des exercices, de s'associer à des manœuvres de signalement ou de pouvoir accueillir sur leur sol déploiements de circonstances. C'est ce qui a ce qui est très avantage potentiellement nous aurions des armes atomiques qui seraient euh situées localisées en Allemagne par exemple ou en tout cas des capacités militaires qui pourront ainsi se disperser compliquer le calcul euh de l'adversaire.
Mais pour autant si un jour l'Allemagne par exemple nous dit "Écoutez, je suis menacé il faut activer la bombe", on pourra toujours dire non. C'est le président de la République qui appréciera souverainement si les intérêts vitaux de la France sont effectivement concernés et c'est lui qui sur cette base appréciera souverainement l'opportunité de faire emploi de l'arme nucléaire. Et cette dissuasion nucléaire restera intégralement financée par la France euh par les contribés, ça veut quand même dire qu'ils vont pouvoir en profiter mais c'est nous qui payons.
Nous développons avec eux des projets de coopération pour tout le volet de notre sécurité qui n'est pas nucléaire. C'est ce qu'on appelle dans le jargon militaire le volet conventionnel, les systèmes d'alerte pour savoir quand des missiles nucléaires ou non entrent dans nos espaces ou ou se dirigent vers nos espaces aériens. la défense antiaérienne comment c'est le grand sujet du moment dans la guerre avec et puis ensuite ce qu'on appelle maintenant on a pris l'habitude de ce terme depuis la guerre en Ukraine les frappes dans la profondeur qui est une arme offensive mais qui a vocation à gérer une escalade militaire sous le seuil nucléaire puisqu'on a vu avec la guerre en Ukraine qu'on pouvait avoir une très forte intensité de conflictualité de guerre sans que les seuils nucléaires ne soient franchis.
Et donc ces projets de coopération euh c'est euh euh c'est à l'échelle européenne qu'il faut les mener et c'est aussi une manière pour nos partenaires de contribuer à la défense du territoire national par le développement de ces projets commun. Merci beaucoup Jean-Noel Barreau d'avoir accepté de faire le point sur RMC et BFM TV ce matin. Vous êtes ministre d'affaires étrangères.
Je voudrais également redonner le numéro de la cellule de crise. Vous l'avez évoqué. Je donne ce numéro.
Donc pour tous ceux qui nous écoutent de l'étranger et qui ont besoin d'information 01 43 17 5100 comme ça c'est dit. Merci beaucoup d'avoir accepté de répondre à mes questions. Il est 8h47 sur MCB FM TV.
Jean-noël Barrot