Nicolas Dupont-Aignan invité du Pour ou Contre sur LORFM
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 41 %Attaque 43 %Défensif 16 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 87 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:27FerméeÉludée
Êtes-vous pour ou contre supprimer l'article 49.3 de la Constitution ?
- 0:39OuverteRéponse directe
Je suis pour le garder parce qu'il peut être utile quand il y a quelque chose de très important et très grave dans le pays.
- 2:38RelanceRéponse directe
Ce bonus, on le finance comment ?
- 4:07OuverteRéponse directe
Qui aura les bras assez longs pour aller défendre ça à Bruxelles ?
- 6:54OuverteRéponse directe
Est-ce que vous pensez qu'aujourd'hui, il faudrait que la France revienne à un système de circuit court ?
- 9:17OuverteRéponse directe
D'exonération pour les PME, par exemple, vous l'avez chiffré déjà ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:43Invité politiqueChiffre
« Vous savez que le gouvernement a quand même donné 40 milliards d'exonérations de charges. »
- 2:39Invité politiquePromesse
« On le finance en supprimant les exonérations de charges qui ont été faites partout. »
- 3:05Invité politiqueChiffre
« Car vous le savez, l'enjeu, c'est de relocaliser le million d'emplois qu'on a perdu. »
- 7:55Invité politiquePromesse
« Je veux supprimer la directive travailleurs détachés. »
- 8:16Invité politiqueChiffre
« Si on continue comme ça, ça fait 500 000 emplois perdus. »
- 9:25Invité politiqueChiffre
« Ça coûterait entre 5 et 10 milliards. »
- 9:31Invité politiqueChiffre
« Le gouvernement socialiste, qui se dit socialiste, a donné 40 milliards aux entreprises sans vérifier si c'était utile. »
- 11:30Invité politiqueChiffre
« En 2009, au pire de la crise, 16 millions de chômeurs aux États-Unis, 16 millions dans la zone euro. »
- 20:13Invité politiquePromesse
« Je veux qu'on ait un minimum de retraite de 1 000 euros. »
- 21:10Invité politiqueFait
« C'est quand même le premier gouvernement qui a désindexé les pensions de retraite. »
- 26:34Invité politiquePromesse
« Mais je propose qu'il y ait un taux minimum d'impôts. »
- 28:40Invité politiqueFait
« En France, il y a des produits qui sont interdits, des produits phytosanitaires, pour ne pas polluer, avoir des pesticides et manger des produits cancérogènes. »
- 28:57Invité politiquePromesse
« Soit on harmonise les règles, soit je mets une barrière douanière, c'est-à-dire que je mets une petite taxe pour compenser. »
- 29:11Invité politiqueFait
« Et la seule façon d'obtenir des règles communes, c'est qu'à un moment, la France dise « Stop, je ne joue plus ». »
- 30:25Invité politiqueFait
« Je vais leur dire qu'à l'heure de la technique, tout le monde assure les péages. »
- 30:31Invité politiquePromesse
« On peut très bien organiser le contrôle de nos frontières nationales et avoir pour les frontaliers une voie dédiée avec le système de passe. »
- 31:42Invité politiquePromesse
« Je veux rétablir des contrôles aux frontières qui n'interdiront en rien aux frontaliers de passer puisqu'on les connaît. »
- 32:10Invité politiqueFait
« Nous sommes la seule zone au monde qui ne contrôle pas ces frontières. »
- 32:40Invité politiqueChiffre
« Moralité, il y a eu 130 morts sur les trottoirs de Paris. »
- 32:44Invité politiqueFait
« On a une immigration clandestine qui est un vrai problème parce que c'est ce qui fait qu'il y a un mauvais climat qui règne dans notre pays. »
- 34:42Invité politiqueFait
« Je suis le seul candidat à la présidentielle en 2012 et je recommencerai là à parler de la vraie question. »
- 35:18Invité politiqueChiffre
« L'Europe a donné 1000 milliards d'euros aux banques. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan74 %
- Présentateur12 %
- ?6 %
- Invité4 %
- Présentateur 24 %
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Bonjour Nicolas
Dupont-Aignan, bonjour à vous. Et merci d'être ici dans les locaux de l'ORFM, bonjour l'équipe. Bonjour. Anne Soye étant autour de cette table, trois sujets principaux dans cette émission.
On
commencera avec la loi travail. Le gouvernement qui dégaine le 49.3. On parlera des propositions de Debout la France pour relancer l'emploi et l'économie pour 2017. Et de l'espace Schengen, vous souhaitez organiser un référendum, on en parlera ce matin. Et puis comme chaque fois vous le savez, cette question du jour,
on
s'intéresse au 49.3. Êtes-vous pour ou contre supprimer l'article 49.3 de la Constitution ? Vous nous appelez au Standard pour nous donner votre avis, 0382 21 0404 et sur les réseaux sociaux Facebook, officiel l'ORFM. Nicolas Dupont-Aignan, vous
êtes
pour ou contre la suppression du 49.3 ?
Je
suis pour le garder parce qu'il peut être utile quand il y a quelque chose de très important et très grave dans le pays. Mais je suis contre l'utilisation qui en est faite
sur
cette loi terrible. C'est la marque des faibles. Donc on peut garder une arme de dissuasion, mais la dissuasion, on ne doit pas l'utiliser n'importe comment.
Manuel
Valls s'est exprimé justement à ce sujet et concernant la loi El Khomri bien sûr. C'était hier, aujourd'hui j'exprime et nous exprimons clairement une fronde contre la diffusion.
A
lancé Manuel Valls pour suivre le débat parlementaire fait courir le risque de revenir sur l'ambition du projet de loi, de renoncer à sa cohérence, d'abandonner le compromis que nous avons construit et d'offrir le spectacle désolant de la division et des postures politiciennes dues à une minorité de blocage. Il a employé le mot cohérence, est-ce qu'il est cohérent dans ses propos
?
Non, il passe en force. C'est un projet de loi, comment dire, qui ne
va
pas servir l'emploi, qui ne
va
pas servir les PME, parce que c'est vrai que les PME ont un peu besoin de souplesse,
mais
qui va beaucoup nuire aux salariés. C'est un projet de loi en fait, si vous voulez, qui est une sorte de syndic de faillite. Or le rôle d'un premier ministre, d'un gouvernement, ce serait de faire une loi pour favoriser les embauches.
Moi,
je n
'ai
jamais compris cette loi. D'ailleurs, il y a une partie de la droite qui l'aurait bien votée. C'est ça, à la base, c'est
ça qui est amusant.
Amusant, tragique, mais en vérité, c'est une loi qui prend acte,
que
finalement, l'emploi va se détruire, on va gérer la faillite de la France. Moi, j'ai rencontré hier un chef d'entreprise, 20 salariés de camion, qui disait, mais moi j'aimerais une loi qui m'incite à embaucher. C'est-à-dire, par exemple, une mesure que je propose toute simple, c'est quand vous investissez sur le sol français, vous avez un petit bonus fiscal. L'impôt sur les sociétés est divisé par deux. Si vous investissez en Roumanie, en Pologne, ailleurs,
vous
payez le plein pot. Si vous prenez le bénéfice pour les actionnaires, vous payez plein pot. Mais en revanche, si vous investissez sur le sol français, vous avez un bonus.
Et ce bonus, on
le finance comment ce bonus
? On le finance en supprimant les exonérations de charges qui ont été faites partout. Vous savez que le gouvernement a quand même donné 40 milliards d'exonérations de charges. Mais est-ce que vous trouvez que c'est normal qu'on subventionne la poste, la grande distribution, les banques, les assurances
? On
ne
va
pas délocaliser les grandes surfaces. En
revanche, ce qu'il
faudrait, c'est concentrer ces aides.
C
'est bien d'aider les entreprises. Et le gouvernement l'a fait. Mais moi, je voulais qu'on concentre les aides sur ceux qui produisent en France. Car vous le savez, l'enjeu, c'est de relocaliser le million d'emplois qu'on a perdu. Il y en a un qui était de mon avis.
C
'était Montebourg, il a démissionné à cause de ça. Donc ce n
'est
pas un problème droite-gauche. Moi, je me bats
pour
que dans notre pays, une nouvelle génération politique arrive et prenne les problèmes les uns après les autres avec du bon sens.
Vous
savez aujourd'hui qu'un entrepreneur,
vous
le savez bien ici, a intérêt à produire à l'étranger.
Donc
il faut peut-être à un moment se poser la question de savoir pourquoi. Et peut-être qu'on pourrait utiliser les baisses de charges qu'ont fait tous les gouvernements de droite comme de gauche, mais ils ne
les
ont pas ciblées. Donc
les entreprises ont empoché d'argent
? Mais bien sûr. Non. Alors vous avez raison. Très juste question.
C
'est qu'à Bruxelles,
il
y
a
une conception stupide de l'Europe
qui
fait qu'on n'a pas le droit. Mais c'est curieux. Les Etats-Unis, ils ciblent les aides. Quand Airbus veut vendre des avions aux Etats-Unis, les Américains disent « Vous pouvez vendre des avions, mais vous faites une usine aux Etats-Unis.
»
Quand Peugeot a voulu vendre des voitures Peugeot en Chine, les Chinois ont dit « Très bien, mais vous faites une usine en Chine.
»
Mais qui aura les
bras assez longs pour aller défendre ça à Bruxelles ?
Mais la France a le droit d'être
libre.
Vous êtes libre, vous, dans votre vie. Vous travaillez avec des amis, vous avez une copine peut-être, j'en sais rien. Ça ne me regarde pas. Mais vous êtes libre et en même temps, vous travaillez avec les autres. Moi, je n'accepte pas l'Europe
dictature.
C'est-à-dire, je veux que la France soit libre de prendre les bonnes mesures pour elle, ce qui n'interdira en rien de travailler avec nos amis allemands, luxembourgeois ou autres. Mais on doit retrouver notre liberté. Et notre liberté, c'est qu'on peut vendre des produits en France,
mais
on doit inciter à produire en France. Et regardez, le plus grand producteur automobile de France,
vous
savez qui c'est maintenant ? Je n
'ai
pas l'info, non. Eh bien, Toyota, elle
a Yaris, elle est
produite à Valenciennes. Alors, quand Renault nous explique, avec son PDG, payer 15 millions d'euros, un scandale, entreprise publique, quand Renault nous explique qu'il faut produire les voitures ailleurs, pourquoi il y a des Japonais qui arrivent à produire en France ? Entreprise publique, pas en majorité. Non, vous avez raison, 15%. Mais quand même, moi, vous savez, je crois à mon pays, simplement je veux qu
'on
le défende. Et ça ne
veut
pas dire de ne pas aimer les autres, ça veut dire de défendre son pays. Il y
a
un truc que je propose, très simple, je veux une étiquette sur tous les produits.
Vous
avez sur les machines à laver, les frigidaires, une étiquette pour savoir combien elles consomment d'électricité. Je veux une étiquette qui dise où est produit le pays, comment est fabriqué le produit. 50% en France, 20%, 30%. Pour que chaque consommateur,
quand
il va acheter un produit, sache s'il fait travailler des Français ou pas. Il n
'est
pas forcé d'acheter un produit français, mais au moins,
ce
sont nos achats qui font nos emplois.
Et
j'aimerais que le consommateur, au moins, ait la transparence. Mais est-ce que c
'est
pour ça qu'il achèterait plus français ? Eh bien, je crois, s'il y
a
qualité égale, à qualité égale et à prix égale,
il y a un produit fabriqué en France... C'est ça, c'est le prix
égal,
c'est vrai. Mais vous
avez plein de produits français qui sont compétitifs, contrairement à ce qu
'on
croit. Regardez, il y
a
des ouvriers qui ont repris une usine à près de Marseille, des sachets de thé, tisane et tout. Ils arrivent à produire,
ils
sont compétitifs. Mais si on continue comme ça,
tous
les investissements vont partir à l'étranger. Donc il faut baisser les charges sur les PME, il faut s'occuper des PME. Il faut favoriser ceux qui bossent en France. Il faut favoriser les entreprises qui ont un comportement civique. Et là, je peux vous dire que l'emploi reviendra en France. Mais vous allez vous mettre à dos le MEDEF, Anso. Je n'en ai rien à faire du MEDEF. Moi, ce qui m'intéresse, ce sont les petits patrons qui créent de
l
'emploi en France. Je veux une carotte pour ceux qui produisent en France et un bâton pour ceux qui produisent à l'étranger. Et si on avait fait ça depuis 20 ans, je peux vous dire qu'on n'aurait pas un million d'emplois perdus. Et c'est ce million d'emplois perdus qui fait qu'il n'y a plus de recettes de sécurité sociale, que le pays est à volo et qu
'on
prélève toujours plus d'impôts sur les pauvres concitoyens.
Moi,
je vais rebondir sur ce que vous dites au niveau de la consommation. Est-ce que vous pensez qu'aujourd'hui,
il
faudrait que la France revienne à un système de circuit court ?
Oui, mais c'est lié. Je vais vous donner un exemple. Je suis maire d'une ville. J'ai voulu que mes cantines soient provisionnées aux environs de chez moi. Mais je me suis battu. Mais vous n'imaginez pas. Contre l'administration, je voulais que les carottes, les pommes de terre soient achetées. J'ai des maraîchers à côté de ma ville. Mais j'ai dû me battre contre tout le monde. Mais pourquoi ? Parce qu'il y a des règles européennes stupides. Aux Etats-Unis,
il y
a le Buy American Act. Les collectivités, avec vos impôts,
sont
incitées à acheter américain. Nous, en Europe, on n
'a
pas le droit.
Mais
c'est absurde. L'Europe sera aimée
quand
l'Europe défendra les Européens. Ça paraît con ce que je vous dis. Pardonnez-moi de
m'écrire. Vous pensez que ce n
'est pas le cas aujourd
'hui
? Non
!
L'Europe favorise systématiquement les importations de produits chinois, américains, extraordinaires. Et on ne peut pas créer l'Europe, on ne
peut
pas faire vivre la France, si plus personne ne produit en France.
Je
venais de Metz sur l'autoroute, regardez les camions.
Il
n
'y a
plus un camionneur français. Je veux supprimer la directive travailleurs détachés. C'est quoi
?
C'est qu'un Polonais,
un
Roumain, un Espagnol peut venir travailler en France. Moi, je ne
suis
pas opposé aux Polonais, aux Roumains. Je n
'ai
rien contre eux. En revanche, ils doivent payer les charges sociales françaises. Et le même salaire que les Français. Oui. Parce que c'est pour ça qu
'il y a ces travailleurs détachés.
14 euros de leur charge comprise, contre 28 pour un Français. Si on continue comme ça, ça fait 500 000 emplois perdus.
Et
en plus, on subventionne l'emploi dans ces pays par les aides qu'on donne à Bruxelles.
C
'est-à
-dire
que c'est nous qui payons. On subventionne l'emploi en Pologne. Et après, ils viennent nous concurrencer. Moi, j'aime bien les Polonais, mais il
y a
un moment, trop, c'est trop. Ils peuvent venir, mais égalité
de
concurrence. La concurrence, c'est bien si c'est loyal.
Un
combat de boxe, les poils et ours ne
sont
pas mis avec les poils légers. Vous n'avez jamais fait une course à pied avec un sac de pierre dans le dos. C'est ce qu'on demande à nos entreprises, à nos salariés. Et aujourd'hui, tout le monde a compris l'arnaque. Mais pourquoi la classe politique française est soumise comme ça, ne veut rien changer ? Je vais vous dire, le jour où un ministre, on pourra prendre un ministre roumain payé dix fois moins cher, là, peut-être que les ministres commenceront à s'inquiéter. Et pareil pour les journalistes, pardonnez-moi.
Et là, les journalistes parisiens et les grands éditorialistes, ce jour où il y aura un Elkabash qui sera remplacé par un Roumain, peut-être qu'Elkabash sera plus intéressé par le sort des ouvriers et des agriculteurs. Excusez-moi.
Pour
revenir sur votre histoire
d'exonération pour les PME, par exemple, je n
'ai
pas l'information si vous l'avez chiffré déjà. Oui, on l
'a
chiffré. Alors, est-ce que ce sera suffisant,
ce
chiffre ? Ça coûterait entre 5 et 10 milliards. Alors, pourquoi je ne
suis
pas précis à ce point-là ? Parce que moi,
je
ne
suis
pas ministre des Finances et il faut après calculer. Mais il faut savoir que le gouvernement socialiste, qui se dit socialiste, a donné 40 milliards aux entreprises sans vérifier si c'était utile.
Moi,
je
veux bien... On l'a vu
notamment avec le CICE qui n'a pas engendré finalement des emplois
dans les grosses entreprises. C'est normal
parce qu'on a saupoudré tout ça. Il faut concentrer ceux qui veulent... Je prends un exemple. Vous allez acheter une camionnette à la radio L'Or FM, et bien vous aurez un bonus. Vous allez produire ici.
Si
on ne fait pas ça, on va devenir des esclaves. Et je vous assure, quelle dignité... Les jeunes prothèses dans la rue, il y a des excès. Mais est-ce qu'on peut condamner une jeunesse à vivre avec des stages à 300-400 euros par mois ?
Alors, c'est marrant que vous nous en parlez parce qu'il y a deux jours, on a reçu ici une stagiaire qui a
trouvé... Une étudiante, oui. On
peut peut-être remettre ça dans le contexte. Et ensuite, on demandera à Nicolas Dupoyan de réagir à cette information, justement.
Alors, cette étudiante est venue... Elle avait un message à faire passer. Elle, elle est étudiante à l'IRTS, donc c'est tout ce qui est...
Social, notamment. Social,
notamment. Et ils ont des stages obligatoires
à
faire pendant leur formation. S'ils ne font pas ces stages, la formation n'est pas validée.
Ils
payent quand même très cher leur formation. Les stages sont très peu rémunérés. Mais problème, c'est qu'ils n'arrivent pas à trouver
de
stages, malgré une rémunération quand même très faible.
Alors, l'école les aide au
maximum. Je
reçois beaucoup de jeunes comme ça, dans ma ville, je suis maire,
depuis
20 ans, je reçois beaucoup de jeunes. Ça me désespère parce qu
'ils
frappent à toutes les portes, on ne les prend pas. Pourquoi on ne les prend pas ? C'est là aussi... Alors, il y a de l'égoïsme, mais il y a aussi le fait que les entreprises sont surchargées de normes, de charges de maxi, elles n'y arrivent plus. Elles sont en concurrence déloyale, donc elles ont le nez sous l'eau. Et je pense que là aussi, il faudrait un bonus pour les entreprises qui font l'effort de prendre des stagiaires. Mais au-delà de ça, si on ne crée pas les emplois qu'il faut, parce qu'on a une démographie vive en France, c
'est
une chance, on a des enfants,
à
la différence de l'Allemagne, de l'Italie, qui sont en suicide démographique. Si on n
'a
pas une politique de relance économique,
je
veux vous donner un chiffre quand même qui est impressionnant.
Je veux vous rajouter
un détail sur cette histoire de cette demoiselle, c'est qu'elle cherche des stages uniquement dans les collectivités. Et alors l'État tape sur les entreprises en disant « Aujourd'hui, il faut prendre des stagiaires, on n'a pas le choix, il faut leur donner la...
» Moi, je suis une des seules collectivités en Essonne à prendre des stagiaires chaque année. Ils en prennent, mais pas au nombre de l'école. Mais je vais vous dire le problème de fond aussi, c'est que l'État-gouvernement a supprimé les dotations aux collectivités cette année, de manière beaucoup trop brutale. Et je vais vous donner un chiffre pour vous dire que c'est un problème aussi européen. En 2009, au pire de la crise, 16 millions de chômeurs aux États-Unis, 16 millions dans la zone euro. D'accord ?
Aux
États-Unis, aujourd'hui, il n
'y a
plus que 8 millions de chômeurs. Moitié moins. Zone euro, il y en a encore plus.
Alors, il
faut quand même se poser la question. Pourquoi on laisse cette Europe dirigée par des gens fous qui n'ont pas relancé l'économie ? L'économie, c'est comme la bicyclette. Il faut la relancer. Il faut protéger les intérêts européens. Il faut faire des programmes de recherche. Moi, je veux que la France soit le pari des chercheurs. Je prends un exemple. On a fait Airbus. Pourquoi on ne serait pas capable de faire la lutte contre le cancer avec les entreprises pharmaceutiques allemandes, françaises ? Ils n'ont aucune ambition.
C
'est vrai que les États-Unis ont créé de
l
'emploi, mais au détriment de l'écologie,
on
s'en souvient, notamment avec tous les emplois qui ont été créés pour le gaz de schiste.
Vous avez raison là-dessus. Je n'ai pas envie de
gaz de schiste chez moi. Mais pour autant, ils ont protégé leur pays. Ils nous ont pris Alstom. Ils l
'ont
piqué Alstom. Le président de
la
République recevait en disant, « Ah bah, on va se vendre à qui ? » Mais
moi,
j'ai de la fierté pour mon pays. Je n
'ai
pas envie d'être vendu. Je ne
suis
pas à vendre. Et je vais vous dire, je me balade beaucoup en France et je vois que les Français, ils commencent à réagir. Mais ce n
'est
pas réagir dans un sens nationaliste. C'est défendre nos intérêts simplement. C'est tout.
Il est 11h14. Nicolas Dupont-Aignan, président du Parti Debout la France et candidat à l'élection présidentielle de 2017. Et notre invité jusqu'à midi. Pour
ou
contre
?
Tous les jours, 11h midi sur l'ORFM. Nicolas Dupont-Aignan, président du Parti Debout la France et candidat à
l
'élection présidentielle de 2017. Et notre invité. Également ce livre,
«
France, lève-toi et marche » aux éditions Fayard. C'est symbolique, « France, lève-toi et marche ».
Oui,
j'ai voulu dire, on a tout pour réussir. On a un pays merveilleux. On a première destination touristique mondiale. On a une démographie vive. Il
y a
une jeunesse en France. Les autres pays n'ont plus d'enfants. Vous savez qu'on a l'une des plus fortes épargnes
au
monde
par
habitant. Ça veut dire qu'il y
a
de l'argent qui va dans les banques. Qu'est-ce qu'on en fait ? On a un État, des fonctionnaires quand même droits et pas corrompus. Il
y
a beaucoup de pays où il
y
a de la corruption. Enfin, en
fait,
on a plein d'atouts. Et pourquoi on ne les utilise pas ? Parce que les Français ne croient plus en eux-mêmes. Parce qu'on leur dit toute la journée, à la télévision, ailleurs, « Ah, vous êtes nuls, vous n'êtes pas travailleurs, vous n'êtes pas ceci ». Ben, ce n
'est
pas vrai. Et j'en ai assez, moi, de cette façon de toujours critiquer les Français. Ce sont nos dirigeants qui sont mauvais. Et ce sont des dirigeants, je vais vous... C'est le seul pays au monde.
On
est le seul pays au monde. où des dirigeants qui ont échoué,
qui
ont été battus aux élections, qui ont ruiné le pays, osent se représenter. Eh bien, vous, si votre radio,
vous
n
'avez
pas d'audience, je ne pense pas qu
'on
vous garderait. Je ne pense pas non plus. Bon, si vous êtes artisan et que vous faites des prestations lamentables, on ne vous
reprend
pas. Si vous êtes cuisinier et que vous êtes empoisonné quand on va dans votre restaurant, vous n'y allez plus. Eh bien, la politique, c'est le seul métier, c'est la seule fonction. Plus vous êtes mauvais, plus on vous reprend. Et moi, je dis un peu aux Français, c'est pour ça, France Rève-toi, marche. Je leur dis, réveillez-vous, quoi. Pourquoi votez toujours pour les mêmes
? Mais
surtout que les Français n'ont plus confiance en l'avenir. Ils se disent, demain, je peux être au chômage. Et pour rajouter, ils
n'ont
plus confiance en la politique.
Eh
bien
sûr, mais c'est normal, puisque ça fait 20 ans que des gouvernements se succèdent, font la même politique et ne servent à rien. Et face à ça, qu'est-ce qu'ils ont inventé ? Le Front National. C'est-à-dire un parti qui dit parfois des choses justes, mais qui a des excès et qui créerait d'autres problèmes. Et pour le Parti Socialiste et les Républicains, l'UMP, c'est parfait.
Et
c'est ça que je dénonce. Je veux, et dans ce bouquin j'explique,
qu
'on peut ne plus vouloir des incompétents qui nous ont gouvernés, et en même temps, avoir un changement radical, mais sérieux, sans exclure personne, en faisant travailler les gens, avec un programme sérieux. Parce que je pense que les gens ont été tellement trompés,
qu
'ils veulent bien protester avec le Front de Gauche, avec le Front National, etc. Mais après, ils hésitent à confier le pouvoir. Et on est coincés entre les deux. Et c'est ça qui m'a choqué, et c'est pour ça que je me bats. C'est pour offrir une voie alternative, différente.
Qu'est-ce qu'il faut dire du coup aux Français, pour leur dire, plus de gauche, plus de droite, il faut essayer autre chose
?
Il n
'y a
pas besoin de leur dire grand-chose, sur ceux de la gauche et de la droite, parce qu'ils ont essayé Parti Socialiste, Républicain. Quand je vois que Juppé et Sarkozy veulent revenir, moi ça me donne des boutons. D'ailleurs, cette primaire à droite, vous n'avez pas souhaité y
participer.
Mais
moi je ne participe
pas à cette primaire, je vais vous dire pourquoi.
Parce
que le programme des Républicains, il est déjà
fait. Il
s'agit juste de savoir le paquet cadeau. Est-ce que ce sera M. Sarkozy, M. Juppé ou M. Fillon qui vont mener la politique qui a déjà été menée pendant dix ans
? On
a vu le résultat.
C
'est la politique des socialistes en pire. Donc, on a vu le résultat. Moi je ne veux pas de ça. Je veux une nouvelle politique. Je tire les leçons. Pourquoi les Républicains, et je le regrette,
parce
qu'il
y a
des gens bien aux Républicains, pourquoi les Républicains ne tirent pas les leçons des échecs ? Et pourquoi ils ne présentent pas quelqu'un de nouveau avec un nouveau programme
? Ils
vont nous remettre Juppé et Sarkozy, qui étaient au pouvoir en 93. 93, il y
a
plus de 25 ans.
Est
-ce qu'on va régler les problèmes avec des gens qui les ont créés ? Moi je propose un autre projet. Je dis simplement aux gens qui m'écoutent, faites attention, n'écoutez pas toujours les mêmes, regardez, il
y a
Internet, il y a des radios libres comme les vôtres, il y a d'autres politiques, puis faites votre choix. Anso ?
Et alors qu'est-ce que vous pensez du mouvement qu'a lancé Emmanuel Macron qui se revendique ni droite ni gauche ?
Oui mais lui c'est rien. Donc ni droite ni gauche, c'est le cumul des inconvénients de la gauche au pouvoir et de la droite au pouvoir.
Alors,
je veux dire, on sait la politique que Macron veut faire. La politique que Macron veut faire, c'est toujours moins pour le peuple, toujours plus pour les banques, il en vient.
Vous êtes un
capitaliste
?
Mais c'est un mauvais capitaliste. Moi je ne
suis
pas anti-libéral, je pense qu'il faut créer de la richesse. Mais la richesse elle se créera sur le terrain, avec des gens qui bossent, avec des petits chefs d'entreprise, des salariés motivés, il faut inciter au travail. Mais ce n
'est
pas ça Macron. Macron c'est toujours plus pour les entreprises multinationales, le CAC 40 et les copains. Et tout ça sous fond de modernisme. Voilà, je n
'ai
pas de cravate, je suis moderne, je suis jeune. C'est bien d'être jeune, mais
ce
n
'est
pas d'être jeune en soi qu'il faut,
c
'est d'être jeune avec des idées. Nouvelles. Nouvelles. Oui parce que les autres n'ont pas marché. Regardez Macron, est-ce que ça a marché sa politique ? C'est extraordinaire. On ne
fait
passer Macron pour un type neuf. Il gouverne depuis 4 ans. Il était le conseiller de Hollande.
C
'est lui, c'est son bilan là. Donc il faut un moment que les français regardent la réalité. Mais c'est un effet de mode, parce que comme les autres vieillissent vite au sens que leur politique a échoué, ils se disent tiens si on met Macron, on va tromper les gens. Moi je ne
veux
pas qu'on trompe les gens, je veux qu'on change vraiment. Ça veut dire mesures pour protéger nos emplois, mesures pour développer l'apprentissage, mesures pour rétablir la sécurité. Les délinquants doivent être en prison. Excusez-moi.
On va rappeler cette question du jour, Gaëtan,
on s
'intéresse au 49.3. Êtes-vous pour ou contre
supprimer
l'article 49.3 de la Constitution ? Alors, on va quand même remettre l'article 49.3 dans son contexte. Il permet au gouvernement d'imposer l'adoption d'un texte par l'Assemblée immédiatement et sans vote, ce à quoi l'Assemblée ne peut s'opposer qu'en renversant le gouvernement par une motion de censure de l'alinéa 2. Ça c'est la définition. La motion de censure, elle va être discutée. Les socialistes, il faut que
je
fasse attention quand je dis ça. Les frondeurs.
Les
frondeurs et la gauche de la gauche, eux, ont voulu déposer une motion de censure à deux voix près. Est-ce que réellement, il leur manquait deux voix près, Nicolas Dupont-Aignan ? Je ne
sais
pas. Je me pose des
questions. En fait, cet article, il ne doit pas être utilisé comme ça. Et ce que je propose, moi, si le gouvernement avait été courageux, il proposait un référendum sur la loi Trump.
Alors vous en
avez parlé du référendum,
moi je vous pose une autre
question. Est-ce que vous croyez vraiment que le référendum, les Français auraient répondu oui ou non pour cette loi El Khomri ou pour la politique du gouvernement
?
Vous êtes malin, bien sûr. Ils auraient répondu à mélange. C'est pour ça que le gouvernement ne le fait pas. Mais est-ce qu'on peut gouverner contre un peuple
? Moi
je vous pose la question. Je crois au référendum. Dans mon bouquin, je propose des référendums sur la politique pénale, par exemple. Je propose des référendums sur l'instruction publique. Je propose des référendums sur ma politique économique. Parce que je ne crois pas qu'on sauvera la France sans les Français. Et on ne fera pas de réforme s'il n'y
a
pas une adhésion. Et ça, il faut l'expliquer. Et il faut un vrai programme. Sérieux. Par exemple, on peut demander des efforts aux Français, mais il faut que ça profite à tout le monde. Ça me paraît simple. Et une mesure que je demande, c'est que le RSA,
je
trouve que c'est normal qu'on aide ceux qui
ont
un coup dur dans la vie. Mais je pense que quand on a le RSA, on devrait pouvoir donner une journée par semaine à sa mairie
pour
se réinsérer. Et ça permettrait aux gens qui
ont
le RSA de leur donner une chance. Et bien ça, par exemple, ça fait des années que je propose. C'est simple comme mesure. Pourquoi on ne le fait pas ? Quand on touche une aide sociale, on doit donner une contrepartie à la société. Mais pourtant, aujourd'hui, quand vous
êtes au Pôle emploi, et que vous êtes en recherche active de travail,
on
peut vous supprimer vos droits si vous faites du bénévolat.
Mais
ce qui est absurde. Et on fait
comment alors dans ce cas-là ? Il faut changer la règle. Il faut
tout
faire pour que... Moi, je suis d'accord pour les aides sociales, je suis contre les abus et les fraudes. Il y a trop de fraudes sociales. Et ça pénalise les petites retraites. Ça pénalise
tous
ceux qui n'arrivent plus à vivre. Moi, je veux qu'on ait un minimum de retraite de 1 000 euros. Il y
a
des petites retraites à 800 à 700 euros après avoir travaillé toute une vie. C'est un scandale absolu. C'est quand même le premier gouvernement
qui
a désindexé les pensions de retraite.
Vous
savez ce que ça veut dire ? Ça veut dire qu
'elles
ne sont plus indexées sur l'inflation. Même s'il
y a
une faible inflation, 1 % par an à la fin...
Donc
l'inflation, l'augmentation des prix.
Des
prix. Au bout de 15 ans, vous avez 15 % de moins de revenus. Petite retraite. Tout ça parce qu'il y
a
des abus, parce qu'il
y a
des gens qui profitent des aides, parce qu'il
y a
des gens qui fraudent le fisc et qui vont on sait où. Ce n
'est
pas acceptable. Il faut plus de justice. Moi, je veux rétablir l'ordre et de la justice sociale. Ordre, ça veut dire contrôler nos frontières. Ça veut dire mettre les délinquants en prison.
Ça
veut dire faire respecter la loi.
On aura l
'occasion justement de revenir dans l'espace
Schengen. Je crois qu'on est déjà placé
en plus pour ça. Gaëtan,
vous
parlez de référendum. Quel serait le poids d'un référendum s'il y avait 80 % d'abstention ?
Mais pourquoi il y aurait 80
% d'abstention ?
Parce que déjà pour les élections, ils
ne viennent pas. Mais ils ne viennent pas parce qu'ils élisent des gens qui font la même politique. Mais en revanche, un référendum, regardez sur l'Europe, quand il y a eu un beau référendum, il y
a
eu des vrais... Et puis je suis pour le référendum d'initiative populaire aussi.
Ça
veut dire quoi ? Pétition sur Internet par exemple, vous pourrez mettre ça dedans ? Oui, il faut faire attention parce qu'à Internet,
il
ne
faut
pas que ça soit truqué. Mais en revanche, en Italie, ça existe. En Suisse,
un
certain nombre de citoyens demandent un référendum. Par exemple, sur la loi El Khomri, on pourrait très bien avoir dans mon système ce que je propose. Si vous avez un million de signatures, le gouvernement est obligé de faire un référendum. Ça existe en Suisse. Aux Etats-Unis aussi
? Oui, en
Italie. Et pourquoi les Français ne pourraient pas le faire ? Moi, j'ai fait un référendum dans ma ville sur une fermeture d'un équipement. Et c'est des habitants qui
ont
tranché.
Alors
vous, vous proposez un référendum. Le gouvernement n'a pas fait ce choix.
On a entendu beaucoup
de critiques par rapport à ce passage en force de la loi El Khomri. Est-ce que pour vous, aujourd'hui, comme certains journaux l'ont titré, c'est un déni de démocratie, cette utilisation dans ce cas précis du 49.3 ?
Là, oui. Je vais vous dire, par moment, je me pose la question si on est encore en démocratie, souvent.
C
'est dur comme propos. Oui, mais je me pose la question parce que je vois... Vous avez vu la loi qu'ils ont fait passer sur l'égalité du temps de parole pour la présidentielle ? Ah bah oui, oui, on en croit. On en avait parlé ? D'ailleurs, tiens, je vous pose
une question.
Je vous pose une question. Je pose à tous les journalistes. Jean-Jacques Bourdin m'a répondu qu'il le ferait. J'ai dit, est-ce que vous vous engagez à faire l'égalité du temps de parole dans les trois semaines
? Eh bah moi, je vais vous dire que oui, sauf que le problème, c'est qu'il
y
a certains Parisiens qui ne descendront pas chez nous.
Eh bah tant pis pour eux,
moi je viendrai deux fois à leur place. Avec un grand plaisir. Il est 11h32, on va passer à la suite. On va écouter ensemble Sia, qui arrive avec Chip Twills et on fait le point complet sur l'inforoute. Pour ou contre
?
Tous les jours, 11h30 sur l'ORFM.
Il
est 11h40 sur l'ORFM, Nicolas Dupont-Aignan,
parti,
debout la France et candidat à
l
'élection présidentielle de 2017. Et notre invité, également auteur du livre France, lève-toi et marche, en édition Fayard. Alors on vous a posé cette question, vous auditeurs qui êtes en voiture. Je pense à la maman de famille qui s'occupe des enfants, je pense au commercial qui est en train de nous écouter. Les chauffeurs de taxi également, vous êtes très nombreux. Et on vous a posé la question sur ce 49.3. Êtes-vous pour ou contre supprimer définitivement l'article 49.3 de la Constitution ? Alors Rita sur Facebook nous dit « Je suis contre ce 49.3 qui pour moi est antidémocratique en plein, que la France ne donne plus de leçons aux dictatures car elles y ressemblent de plus en plus.
» C'est dur comme commentaire ça aussi. T
'es quand même loin
de la dictature. C'est ce que les Français ressentent de plus en plus. Mais écoutez,
les
gouvernements passent et c'est la même politique qui est menée. Ça pose quand même un problème. Et moi je vais vous dire pourquoi. Parce qu'on a transféré la plupart des pouvoirs à Bruxelles. C'est pas que ce soit l'Europe.
C
'est qu'à Bruxelles qui dirige.
Ce
sont des commissaires, d'ailleurs le nom est emblématique, qui ne sont pas élus. Ce sont des lobbies. Ce sont des intérêts financiers qui les achètent. Soyons clairs. Donc on ne peut pas continuer comme ça. Vous savez, ça a mal fini. Et c'est pourquoi
il
faut trouver une autre politique. Il faut reconstruire l'Europe. Quand je dis reconstruire l'Europe, parce qu'on me traite toujours d'anti-européen, ça m'agace d'ailleurs.
Vous
vous sentez anti-européen ? Non, je me sens anti-Union européenne.
Ça
veut dire quoi ? On a trop élargi à 28 pays sans les mêmes conditions de concurrence. Ça ne
peut
pas marcher. Moi, je dis toujours, quand je vois des étudiants, je leur dis, est
-ce
que vous avez fait un exposé à 28
? Est
-ce que vous avez fait une conférence de rédaction à 28 ? Est-ce que vous avez fait un projet dans une entreprise à 28 ?
Ça
ne marche jamais.
L
'Europe ne peut marcher que si c'est des groupes. Et je propose une réforme de l'Europe par agence.
On
a fait Airbus à 4 ou 5 pays. Ça a marché.
Mais ce ne serait pas un petit peu compliqué aujourd'hui de dire à certains pays, bah aujourd'hui on ne veut plus de vous dans l
'Union européenne ? Non, ce n
'est pas qu'on ne veut plus de vous. En revanche, quand on participe à un club, on respecte les règles du club.
C
'est tout. Je prends l'exemple de certains pays qui font du dumping fiscal.
fiscal,
moi je veux bien, nous on a trop d'impôts, mais il y en a d'autres qui n
'en
ont pas assez. Si chacun joue, moi je vais vous donner un exemple. Je vais peut-être choquer, il ne
faut
peut-être pas dire ça ici. Attention, je sais où c
'est
que vous allez arriver. Mais moi je vais vous donner un exemple. Je prends la région de Thionville. Allez, je prends la ville de Thionville.
Je
fais un paradis fiscal à Thionville. Je dis à Thionville, il n
'y a
plus d'impôts, je fais une petite frontière. Et puis toutes les richesses vont venir à Thionville. Si chacun fait ça,
c
'est le bazar complet. Donc il faut quand même respecter un minimum de règles. On est dans un club, on respecte des règles. Et parce qu'on a eu des dirigeants faibles. Quand le général de Gaulle était là, je peux vous dire qu'il ne
s'est
pas laissé marcher dessus. Et on a fait l'Europe avec Adénauer, on a fait des belles choses. Pourquoi on ne ferait pas la même chose ? Qu'est-ce que vous proposez contre la lutte fiscale ? On parle justement de...
J'ai écrit un livre
là-dessus,
Les voleurs
de la République. J'ai fait un rapport avec un communiste d'ailleurs, un peu, sur les paradis fiscaux. Mais je propose qu'il
y ait
un taux minimum d'impôts. Et par exemple, ce qu'on a vu au Luxembourg, pour parler franc, ou aux Pays-Bas, ou en Irlande, ça ne soit pas possible. On ne peut pas accepter le moins-disant permanent. Sinon, ça fait des différences. C
'est
comme les orages. Vous savez, il
y a
une basse pression, il y
a
une haute pression, il y
a
l'orage. C'est injuste et ce n'est pas sain. Votre idée pourrait marcher
pour le Luxembourg, pourquoi pas ? Maintenant, pour le Panama, par exemple, vous faites quoi ?
Ah ben, pour
le
Panama,
c'est très clair. J'avais demandé qu'on rompe les relations diplomatiques. C'est quoi le Panama
?
Enfin, attendez, la France, 6ème puissance mondiale, et l'Allemagne, 3ème puissance mondiale, ne peuvent pas dire au Panama, basta
?
Attendez.
La question que je vous pose, c'est pourquoi ils ne l'ont pas fait ? Pourquoi ils ne l'ont pas fait ? Parce
qu'il
y
a sûrement des gens qui ont des comptes là-bas. Voilà, je vous dis ce que je pense. Et en tout cas, on en saura un peu plus dans ce rapport du
Canada. Et j'aimerais bien que... Et
qui continue, il y a deux
autres
banques qui ont été... Et j'aimerais bien qu'on publie les noms. Et ce n
'est
pas que des hommes politiques. C'est des vedettes du showbiz,
c
'est peut-être des journalistes, j'en sais rien, des chefs d'entreprise et tout. Il y a un moment,
il
y a trop d'impôts en France, mais il ne
faut
pas non plus tricher avec tout. Et un pays, c'est un minimum d'organisation. Voilà, l'anarchie où il y a des profiteurs, en haut, en bas, partout. A force de profiter de tout, ce sont toujours les pauvres gens qui payent tout. Moi, je veux qu'on remette un peu d'ordre, un peu de justice. Et c'est possible, qu'on ne nous dise pas que ce n
'est
pas possible. Il y a des règles à prendre. Alors, vas-y Enso.
Moi, je voulais juste rebondir sur ce que vous disiez par rapport à l'Europe. Donc, vous dites en gros qu'il ne
faut
qu'on ait que des pays dans l'Union Européenne qui respectent les critères de Maastricht. Mais alors, si je ne m'abuse, en 2012, la France ne respectait que deux
critères
sur cinq.
Je
ne parlais pas des critères de Maastricht. Le critère de Maastricht, il est complètement stupide. Parce que, je vais vous donner un exemple. Obama ou Cameron, pour relancer l'économie britannique et américaine, il a eu 6% de déficit. Il a créé de la richesse. Donc, le critère de Maastricht, il est absurde. On a matraqué les entreprises.
Alors, comment
il faudrait s'y prendre
? Mais il faut relancer les... Vous décidez qui
pourrait rester dans l'Union Européenne ou non ?
Je prends un exemple. On va être très concret. Vous ne pouvez pas, par exemple. J'ai vu des producteurs de fruits et légumes à Perpignan la semaine dernière. En France, il y a des produits qui sont interdits, des produits phytosanitaires, pour ne pas polluer, avoir des pesticides et manger des produits cancérogènes.
En
Espagne, ils sont autorisés ou en Belgique.
Et
donc, il n
'y
a plus un producteur de fruits et légumes en France bientôt. Moi, je veux bien, mais non, je dis non. Soit on harmonise les règles, soit je mets une barrière douanière, c'est-à-dire que je mets une petite taxe pour compenser. Il n'y
a
aucune raison que des gens trichent avec toutes les règles. C'est un exemple très concret. Vous ne pouvez pas avoir un marché unique s'il n
'y a
pas des règles communes. Et la seule façon d'obtenir des règles communes, c'est qu'à un moment, la France dise « Stop, je ne joue plus ». Et là, vous verrez qu'on se mettra autour de la table. Regardez l'affaire de la viande de cheval. Le ministre Lofol avait promis qu'il y
aurait,
par exemple, la composition détaillée des plats cuisinés.
Ça, c
'est concret.
Vous
ne croyez pas qu'on peut le faire ? Eh
bien,
il a cédé. Pourquoi il a cédé ? Parce qu'à Bruxelles,
il
s'est couché devant les lobbies financières. Si la France avait dit « Nous, on n'importe plus de plats cuisinés qu'on n
'a
pas la traçabilité », la France est quand même un grand pays.
Mais ce ne serait pas un risque de se fermer aux autres ?
Mais ce n
'est
pas de se fermer que de dire à un moment
«
Stop, je ne joue pas ». Est-ce que vous jouez à un jeu quand le partenaire triche
? Moi,
je dis que la France doit se défendre. Je veux bien de l'Europe, à condition que ce soit une Europe loyale. Moi, je n
'ai
jamais participé à un jeu de cartes si mon adversaire triche.
Alors, j'aimerais rebondir, parce que malheureusement, il ne
nous
reste que 6 minutes d'émission, si je ne dis pas de bêtises. On va revenir sur cet espace Schengen. Parce que s'il y a bien un endroit, on est à 20 bornes de Schengen, s'il
y a
bien un endroit ici chez nous où il porte son nom, c'est ici. Aujourd'hui, vous aviez proposé en septembre dernier cette pétition avec l'objectif d'organiser ce référendum d'initiative populaire concernant le rétablissement des frontières. Qu'est-ce que vous avez à répondre si vous devez rassurer les frontaliers, Laurent ?
Je vais leur dire qu'à l'heure de la technique, tout le monde assure les péages. Vous savez qu'on a un bip et qu'on peut passer. On peut très bien organiser le contrôle de nos frontières nationales et avoir pour les frontaliers une voie dédiée avec le système de passe. On n'y arrive pas ici. Mais on devrait y arriver. Eh
bien, on n'y arrive pas.
Il n'y a pas d'argent.
Ben, attendez.
Et là, le seul moyen qui a été trouvé chez nous pour une A31 bis, c'était d'assainer un péage sur l'Actionville-Luxembourg.
Parce qu'ils n'ont pas voulu.
Parce qu'ils
n'ont pas voulu. Mais
parce que ce sont des nuls. Excusez-moi. Maintenant, ça suffit. Quand ils veulent régler un problème, ils trouvent de l'argent. Quand on veut construire des musées qui coûtent 200 millions, des stades, on trouve de l'argent.
Aujourd'hui, sans péage, il faut
une heure
pour faire 20 kilomètres. Mais c'est
absurde. Donc, ça prouve bien d'ailleurs que ce n
'est
pas lié à la frontière parce qu'il n
'y a
pas de frontière.
Alors, imaginez
-vous que si on met un péage en plus. Mais il
faut traiter le problème déjà d'aujourd'hui. Et ça, c'est une question de moyens et d'organisation qu'on ne me dise pas qu'on n
'est
pas capable. Et puis, deuxièmement, moi, je veux que les habitants français soient en sécurité. Je veux que chez vous, si vous habitez dans un immeuble,
vous
avez une porte à votre appartement. Ça ne veut pas dire que vous avez mis un mur. Votre porte, elle s'ouvre, elle se ferme, vous laissez rentrer des amis, mais vous n'avez pas supprimé la porte de votre appartement. Pourquoi il y
a
l'anarchie en France ? Pourquoi il y
a
une immigration non contrôlée ? Pourquoi il y
a
un rejet des étrangers qui n
'est
pas bon ? Pourquoi ? Parce qu'on a laissé la porte ouverte. Je veux rétablir des contrôles aux frontières qui n'interdiront en rien aux frontaliers de passer puisqu'on les connaît. A l'ère des portiques, on peut tout de suite avoir un portique, la plaque d'immatriculation qui est connue, un badge, il n'y aura aucun problème. En revanche,
vous
avez vu l'affaire des djihadistes qui sont passés, qui ont passé toutes les frontières dans tous les sens, qui n
'ont
jamais été contrôlés ? Et pourtant,
ils
sont français ou belges. Oui, mais ils ont passé plusieurs fois. Ils ont été en Allemagne,
ils
sont revenus,
ils
sont repastis. Ça veut dire qu
'il
n
'y a
aucun contrôle de nos frontières. Nous sommes
la
seule zone au monde qui ne contrôle pas ces frontières. J'ai été au Vietnam il n
'y a
pas longtemps pour un voyage d'études et tout là-bas. Ils ont des frontières et les policiers me disaient que
ça
nous permet de voir les trafiquants, de voir comment ils passent. On complique la vie des délinquants. En Europe, on a facilité la vie des délinquants, des trafiquants, des mafieux,
des
trafics d'armes, de drogue.
Est-ce qu'il y a un moment
il faut arrêter ? Ça n'a rien à voir avec les frontaliers. On est tout à fait capable d'organiser les choses. Il peut y avoir en plus des contrôles aléatoires.
Donc, vous
savez, quand on ne
veut
pas traiter un problème, on trouve tous les prétextes pour ne pas le traiter. Et moralité, il y a eu 130 morts sur les trottoirs de Paris. Moralité, on a une immigration clandestine qui est un vrai problème parce que c'est ce qui fait qu'il y a un mauvais climat qui règne dans notre pays. Moi,
je
n
'ai
jamais été pour une France hermétique.
Il
y
a
toujours eu une immigration en France et il y
a
eu un apport. Mais cet apport doit être mesuré et doit respecter les règles du pays. Sinon, on n'est plus en France. Et c'est pour ça qu'il y a tant d'excès et tant de problèmes dans notre pays. Et moi, je ne
veux
pas d'un pays divisé où les gens se regardent de travers.
Pour conclure toujours sur Schengen, si vous le voulez bien, aujourd'hui, les réfugiés syriens, il y a eu une gestion qui a été faite par l'ensemble de l'Europe. Il y
a
eu une gestion qui s'est mise en place en France, bonne ou mauvaise, chacun a le droit d'y voir ce qu'il en a envie. Aujourd'hui, est-ce qu'on pouvait ne pas accueillir ces gens qui fuient leur pays
?
Oui, on pouvait en accueillir certains, les cas extrêmes.
Mais
pourquoi l'Arabie Saoudite, le Qatar, qui ont tant d'argent, ont fermé toutes leurs frontières et nous les ont envoyées ? Parce que je ne parle pas avec leur dirigeant politique,
je
ne
sais
pas. Moi, je vous parle en France.
Et moi, je vous réponds.
Je vous réponds. il faut arrêter de culpabiliser les Français. Il n
'y
a pas un pays plus accueillant que la France.
Il
n'y
a
pas un pays au monde qui donne autant d'aide sociale à des étrangers en situation irrégulière.
Un
peu, ça va. Il faut être humain, mais il ne
faut
pas être stupide. Et à force d'accueillir dans l'Union européenne et notamment en Allemagne qui viennent après en France, trop de gens,
on
n'accueille plus les vrais demandeurs d'asile.
Vous
savez que sur les demandes d'asile,
il
y
en
a 90% qui sont refusées parce qu'elles ne le méritent pas.
Ce
sont des migrants économiques d'une autre nature. Eh bien, comme on n'a pas été ferme, on a eu une fausse générosité. Je comprends la générosité. Vous ne croyez pas que moi j'ai du cœur aussi que j'ai envie d'accueillir et tout. Mais il y
a
un moment, trop c'est trop.
Est-ce que c'est normal que tout le monde est tapé sur le gouvernement par rapport au problème de Calais alors qu'en fait, tous ces migrants-là ne veulent pas rester en France.
Ils
veulent aller à l'Angleterre. Oui, mais les Anglais,
ils ne sont pas
idiots. Eh bien oui, mais alors est-ce que du coup,
c'est la faute des Français ou des Anglais ? C'est la faute des Français qui ne contrôlent pas leurs propres frontières. Les Anglais défendent leur pays.
Mais est-ce qu'aujourd'hui, on peut se permettre de dire non à des réfugiés qui fuient un pays en guerre ?
Mais
bien évidemment que c'est très difficile. Il faut sur certains cas en accepter. Mais à force de dire oui à tout le monde, vous avez généré des millions de migrations et je suis le seul candidat à la présidentielle en 2012 et je recommencerai là
à
parler de la vraie question. Comment on incite ces pauvres malheureux à rester chez eux ? Je suis le seul à proposer un plan de développement pour l'Afrique car le problème, il y a les Syriens mais souvent les Syriens restent dans la région.
Borloo y a
pensé aussi d'ailleurs.
Oui, et il fait des choses très bien. Et c'est le problème de fond. La classe politique française et européenne, voilà un beau projet européen parce qu
'on
ne
fera
pas ça tout seul nous la France. Comment on développe l'Afrique ? Comment on évite que demain, vous savez que la population africaine va doubler dans les 30 ans qui viennent ?
Mais est-ce qu'on a
des budgets ? Est-ce que l'Europe a le budget pour faire ce genre de projet ? C'est curieux, l'Europe a
donné 1000 milliards d'euros aux banques.
C
'est curieux, 1000 milliards
d
'euros
aux banques. Vous pensez que c'est une
mauvaise gestion du
budget de l'Europe aujourd'hui ? c
'est par la création monétaire ils aident les banques.
Et
on ne
peut
pas aider à stabiliser la population africaine qui est fondamentale car sinon nous serons submergés. Nous, nous serons malheureux, nous aurons des heures et eux seront malheureux. Vous savez, ils ne partent pas par plaisir.
Il
faut stabiliser la population africaine,
il
faut fermer nos frontières
parce
qu'il faut à un moment trop c'est trop et il faut être humain sur quelques situations vraiment qui le méritent. Et pourquoi on n'arrive pas dans notre pays à avoir un vrai débat des passionnés là-dessus ?
En
tout cas, tous les pays du monde, le Maroc, la Tunisie, tous contrôlent leurs frontières. Il
n
'y
a
que nous qui ne contrôlons rien. Ça va mal finir, là aussi. 11h52, merci beaucoup.
Nicolas
Dupont-Aignan d'être venu dans cette émission.
On
le rappelle, vous êtes président du Parti Debout, la France et candidat à l'élection présidentielle de 2017. Sous-titrage
Société
Radio
-Canada
Nicolas Dupont-Aignan