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speechyoutube.com· 30 juillet 2012

Discours de dominique Villepin Premier Ministre

Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.

Madame, Monsieur, bonsoir. 53 minutes pour montrer sa détermination à remettre la France en marche. Dominique de Villepin n'a pas voulu choisir aujourd'hui entre la voie libérale ou sociale, son idéologie, l'action.

Un discours critiqué par la gauche et par l'UDF. Le point avec Benoît Mousset. Monsieur le Premier ministre, vous avez la parole.

C'est l'épreuve initiatique de tout Premier ministre de discours de politique générale. Le grand oral tant attendu pour Dominique de Villepin qui doit convaincre et séduire les députés de sa majorité. Devant les difficultés qu'il attend, Dominique de Villepin affiche d'emblée sa détermination.

Avec vous, représentant de la nation, je veux fixer les repères, tracer la voie, remettre la France en marche. Huit jours après sa nomination à Matignon, la priorité reste la même, la bataille pour l'emploi, avec un message d'équilibre entre solidarité et liberté. Dans une démocratie moderne, le débat n'est pas entre le libéral et le social.

Il est en vérité entre l'immobilisme et l'action. Je choisis résolument le parti de l'action. L'heure est donc à la mobilisation générale.

Sur le fond comme sur la forme, le Premier ministre ne s'est accordé qu'une seule envolée lyrique en 50 minutes de discours. Nos paysages, nos campagnes, nos villages font notre fierté. L'outre-mer apporte à notre pays l'amitié du proche et le sel du lointain.

Fin de l'exercice sous les applaudissements des bancs de l'UMP mais pas de l'UDF. Malgré quelques réserves dans son camp, la confiance est accordée à Dominique de Villepin avec un seul mot d'ordre, l'unité derrière le gouvernement. La déclaration de politique générale du Premier ministre a été l'occasion pour les députés d'UMP d'entendre ce qu'ils souhaitaient entendre.

L'UDF, en revanche, avait déjà prévenu qu'elle ne voterait pas la confiance. A la tribune, son chef explique le pourquoi. Vous avoir nommé à l'hôtel Matignon, c'était forcément choisir la continuité.

Peut-on sortir du système avec ceux qui ont fait le système ? Je ne le crois pas. A gauche, pas de surprise, les critiques sont sévères avec même une mise en garde quant à la méthode.

Si vous décidez par ordonnance de toucher au code du travail, c'est un conflit avec le pays que vous prenez la responsabilité d'ouvrir à la rentrée. Tonalité identique pour le parti communiste qui prévoit même la fin prochaine du gouvernement Villepin. La période d'essai de deux ans, présentée comme un progrès, c'est absolument scandaleux.

D'ailleurs, je pense au passage qu'en ce qui le concerne, M. de Villepin ne fera peut-être pas sa période d'essai de deux ans. 100 jours, c'est le temps que s'est fixé Dominique de Villepin pour redonner confiance aux Français.

Un Premier ministre qui sait déjà que l'Assemblée ne lui accordera aucun état de grâce. Sous-titrage ST' 501