Hervé Marques maire de Sète soutient les pécheurs, "c'est un métier qui est en train de disparaitre"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Défensif 90 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:26OuverteRéponse directe
Vous êtes donc derrière les pêcheurs. Vous voulez que ça se voit avec cette banderole
- 1:37ComplaisanteRéponse partielle
C'est une bonne chose ça, M. Marques
- 3:03OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qu'elle a comme marge de manœuvre ? Que doit-elle faire ?
- 4:38RelanceRéponse directe
Vous allez voter pour, on imagine. Mais à quoi bon ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:12Invité politiqueFait
« c'est un métier qui est en train de disparaître »
- 2:20Invité politiqueFait
« il y avait des quotas très très sérieux »
- 2:29Invité politiqueFait
« l'effort de pêche et des Tonys a démontré que la ressource se reproduisait »
- 2:34Invité politiqueFait
« les sardines ne grossissent pas »
- 4:17Invité politiqueChiffre
« des matelots qui sont sur les piquets de grève, sur les blocages qui sont à 100 euros par semaine »
Temps de parole
- René Marquès65 %
- Présentateur20 %
- Présentateur 29 %
- ?5 %
≈ 21,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
8h moins le quart, Sète, la mer pour horizon, les pêcheurs pour fierté. C'est ce qui est écrit sur une banderole accrochée sur le fronton de la mairie de Sète en ce moment. La ville affiche sa solidarité avec les pêcheurs en colère. Et le maire de Sète est votre invité ce matin, Sébastien Garnier. Hervé Marques, bonjour. Bonjour. Merci d'être en ligne avec nous. Vous êtes donc derrière les pêcheurs. Vous voulez que ça se voit avec cette banderole
? Alors
la banderole,
c
'est un symbole, oui, pour expliquer à tous les gens qui sont de passage, ou même les Sète-toi qui sont venus y remarcher, que
l
'instant est grave. Et même les heures qu
'on
vit avec vous, les minutes qui arrivent, sont importantes. Parce que les pêcheurs vont être reçus
par
la ministre ce matin à 11h. Et le contenu de ces échanges va faire la suite du mouvement, parce que c'est une profession qui souffre.
On
le sait, les Sète-toi le savent, puisque les familles sont attachées à ce métier et en dépendent économiquement. Les enfants qui sont au lycée maritime aussi, choisissent des carrières. Donc habitant au bord de la mer, souvent on se retourne vers elles pour en vivre. Et là aujourd'hui, c'est un métier qui est en train de disparaître. Donc on s'accroche et on fait voir comme on peut
le
soutien.
Les
pêcheurs qui bloquent à nouveau ce matin le dépôt pétrolier de Frontignan. Alors cela dit, hier soir, le gouvernement a annoncé un coup de pouce supplémentaire. L'aide pour le carburant passe de 25 à 35 centimes par litre pour les pêcheurs. Et elle est prolongée jusqu'au 31 décembre. C'est une bonne chose ça, M. Marques
?
Oui, c'est une bulle d'oxygène pour les semaines à venir. Mais il faudra aussi que l'aide qui est en retard soit versée. Puisque l'aide de début d'année du carburant n'est toujours pas versée. C'est pour ça que le ministre de l'économie était intervenu. J'espère que ces fonds vont être débloqués. Et puis ça, c'était une partie de leur revendication. Mais il y a aussi le plan Westmed avec la disparition d'une certaine méthode de pêche. Avec des zones de pêche modifiées et des méthodes. Donc aujourd'hui, il n
'y a
pas un problème. Il y
a
20 ans de problèmes. On est passé à 7 de 100 chalutiers à 11 chalutiers. Et dans les dernières années, de 40 à 11. Donc c'est bien qu'il y ait un problème. L'effort de pêche a été fait puisque les Tonys avaient montré l'exemple. Vous savez, à l'époque, il y avait des quotas très très sérieux. Aujourd'hui, l'effort de pêche et des Tonys a démontré que la ressource se reproduisait. Alors qu'en passant de 100 chalutiers à 11 chalutiers, la ressource ne se renouvelle pas. C'est-à
-dire
que les sardines ne grossissent pas.
Et
on a vraiment un vrai problème. Donc il est ailleurs le problème. Il est dans l'eau. Et l'eau est trop propre sur le bassin.
Donc
ça, c'est la pollution.
Ici, Euro 7h48. Les pêcheurs mobilisés depuis plusieurs jours, encore actuellement, au dépôt pétrolier de Frontignon. Ils ont rendez-vous avec la ministre de la mer et de la pêche ce matin, notre invité, et le maire de 7h, Hervé Marques. La ministre Catherine Chabot. Vous lui avez écrit d'ailleurs cet été, je crois, Hervé Marques. Qu'est-ce qu'elle a comme marge de manœuvre ? Que doit-elle faire ? Là, en urgence, ce matin, elle doit annoncer quoi
? Alors
ce matin, elle doit annoncer déjà qu'elle les reçoit officiellement. Ça sera déjà une belle chose. Ça veut dire qu'on a ouvert un moment d'écoute. Je pense que c'est le principal. Après, bien sûr, il y
a
les carnes blancs. Et comme je vous dis, il
y a
la révision du plan Westmed. Il y a la répartition de quotas supplémentaires. La FIA, qu'elle a choisi de repartir avec une grosse partie sur la côte atlantique. Bien sûr, on n'a rien qu'entre nos amis pêcheurs de l'Atlantique. Mais cette répartition du quota supplémentaire aurait sans doute aidé les petits métiers. Vous savez, les petits métiers, c'est des bateaux qu'il y a une ou deux personnes à bout.
Ah,
on vous a perdu ? À combien de fin d'année ?
On vous
écoute, M. Marques. Oui, et donc j'attends de la ministre
qu
'elle
soit
vraiment sur tous les points. Ça fait plusieurs fois que les pêcheurs sont reçus par la préfète qui est à l'écoute. Les informations les seront montées. Je crois qu'il
y
a 5-6 dossiers sur lesquels il faudra être précis. Parce qu'aujourd'hui, faire de l'aide au carburant, c'est une chose. Ça va permettre d'avoir un peu de trésorerie. Mais pour aller travailler, c'est-à-dire pour payer l'essence. Et pour pas que les frais d'essence couvrent la journée de pêche. Là, aujourd'hui, on a des matelots qui sont sur les piquets de grève, sur les blocages qui sont à 100 euros par semaine. Vous imaginez, quand vous travaillez 10 à 12 heures par jour,
ça ne vaut pas le goût de sortie. Une
semaine, 100 euros.
Pour terminer, il y a un conseil d'agglo de Sète. Ce soir, son président Loïc Linares va proposer l'adoption d'une motion de soutien aux pêcheurs. Vous allez voter pour, on imagine. Mais à quoi bon ? Ce n
'est
pas avec une motion qu'on va faire avancer les chaluts.
Non,
mais je crois que les motions sont faites pour ces séquences de travail qui sont communautaires, ou même dans les conseils municipaux. C'est fait pour faire savoir que le soutien des politiques du territoire à ce monde, vous savez, on a la congédiculture qui a souffert pendant les fêtes. Aujourd'hui, c'est la pêche qui continue de souffrir. Ça veut dire que les politiques sont sensibles à ce qui se passe, que le territoire est sensible à cette perdition, parce qu'il
n'y a
pas que des Cétois qui pêchent. Il y
a
aussi des gens qui habitent Frontignan, Poussant, Malaruc. Je crois qu'il est important que tous les maires des communes du territoire disent qu'ils sont comme nous. Ils ne mettront peut-être pas une bande de rôle sur
le
parvis de la mairie, mais en tout cas, ils sont de tout cœur avec les pêcheurs.
Merci Hervé Marques, maire de Sète et à fond derrière les pêcheurs. On l'a bien entendu ce matin. Bonne journée à vous.
Merci Hervé.