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Interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo (sur Site radio)· 4 mai 2018 26 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesSolidarités & familleTransportsInstitutions & élections

Benoît Hamon : "On ne peut pas continuer à réformer à coups de matraque"

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 84 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:14OuverteRéponse partielle

    L'invité de France Info ce matin est Benoît Hamon, Jean-Michel Apathy.

  • 1:22OuverteRéponse directe

    Qui est responsable de la violence ? Le gouvernement ? Le discours radical de Jean-Luc Mélenchon ?

  • 1:36OuverteÉludée

    La gauche radicale est-elle trop radicale ?

  • 2:08OuverteRéponse partielle

    Est-ce que la gauche à laquelle vous appartenez est trop radicale ?

  • 2:34OuverteRéponse directe

    Ce que semble dire Emmanuel Macron et ses proches, c'est que Jean-Luc Mélenchon et la France Insoumise entretiennent un climat de tension.

  • 3:27OuverteRéponse directe

    Doit-on continuer la voie choisie par Emmanuel Macron jusqu'en 2022 ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:34Invité politiqueFait
    « Emmanuel Macron, qui était là-bas en déplacement officiel, il est maintenant en Nouvelle-Calédonie. »
  • 0:51Invité politiqueFait
    « Jean-Luc Mélenchon qui, d'après le président de la République, a un discours de radicalité qui explique les violences que nous avons constatées. »
  • 1:01InvitéFait
    « C'est assez indigne de sa part que d'assimiler la France insoumise à des violences dont elle a eu à souffrir elle-même. »
  • 2:52Locuteur non identifiéFait
    « On pourrait légitimement lui renvoyer que quand on fait des gestes exclusivement en direction des plus riches, on entretient aussi une radicalité parce que sa politique est brutale. »
  • 4:10Locuteur non identifiéFait
    « Une directive qui est une directive qui est un progrès social. Un projet proposé par l'Europe qui dit améliorons l'indemnité, le montant de l'indemnité pour le congé parental. »
  • 4:32Locuteur non identifiéFait
    « On la trouve alliée à qui ? Aux Autrichiens et à M. Orban en Hongrie pour refuser ce progrès-là. »
  • 5:43Locuteur non identifiéFait
    « Emmanuel Macron, son projet, c'est un projet pro-business. Et d'ailleurs, c'est pour ça qu'il va supprimer l'exit taxe, qui est une mesure qui luttait contre l'évasion fiscale. »
  • 5:50Locuteur non identifiéFait
    « C'est pour ça qu'il a limité la fiscalité sur le capital, c'est pour ça qu'il a baissé l'ISF, etc. »
  • 10:45Locuteur non identifiéChiffre
    « On annonce un milliard d'économies supplémentaires à l'hôpital. »
  • 10:55Locuteur non identifiéChiffre
    « On fait un milliard d'euros pour l'année qui vient d'économies à l'hôpital. »
  • 11:21Locuteur non identifiéFait
    « Si cette réforme passe et vous le vérifierez, vous aurez des fermetures de lignes et de gares comme la direction de la SNCF l'a annoncé parce qu'elles sont jugées non rentables. »
  • 11:47Locuteur non identifiéFait
    « Si c'est ça de mal à France, croyez-vous que le discours sur l'égalité est une quelconque chance encore d'être partagé par les Français ? »
  • 12:46Locuteur non identifiéFait
    « La réalité, c'est qu'on veut et qu'ils veulent et ils ont raison au nom du sens qu'ils donnent à leur mission, ils veulent que subsiste dans ce pays un service public. »
  • 14:52Locuteur non identifiéFait
    « Si l'État reprend la dette, ce qui coûtera de l'argent au contribuable au passage. »
  • 15:07Locuteur non identifiéFait
    « Ils ont gagné de l'argent. »
  • 17:07InvitéChiffre
    « 300 millions d'euros le coût de la grève à Air France, une estimation de France Info. »
  • 17:12InvitéChiffre
    « C'est déjà plus que les 240 millions de hausses de salaires par an réclamées par les syndicats depuis deux mois. »
  • 19:26Locuteur non identifiéFait
    « Si au lieu de payer 40 000, vous payez 20 000, ça équivaut à une subvention de 20 000 euros. »

Temps de parole

  • Locuteur non identifié63 %
  • Benoît Hamon16 %
  • Invité10 %
  • Présentateur6 %

4,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:14
Présentateur

L'invité de France Info ce matin est Benoît Hamon, Jean-Michel Apathy.

0:17
Benoît Hamon

Bonjour Benoît Hamon.

0:18
Présentateur

Bonjour Jean-Michel Apathy.

0:19
Benoît Hamon

Le climat est lourd ces jours-ci, le climat politique est lourd. Avant de décoller de Sydney, Emmanuel Macron, qui était là-bas en déplacement officiel, il est maintenant en Nouvelle-Calédonie. Depuis Sydney, donc, Emmanuel Macron a déploré, dénoncé les pyromanes indignés des responsables politiques qui ont en permanence un discours d'agitation, ils n'ont jamais accepté la défaite. Emmanuel Macron faisait référence au désordre du 1er mai, il en rend responsable les pyromanes indignés, sous-entendu. Le sous-entendu était assez clair pour qu'il le comprenne lui-même.

Jean-Luc Mélenchon qui, d'après le président de la République, a un discours de radicalité qui explique les violences que nous avons constatées. Et donc, évidemment, Jean-Luc Mélenchon, hier, c'était sur France Bleue, a répondu à Emmanuel Macron.

1:01
Invité

C'est assez indigne de sa part que d'assimiler la France insoumise à des violences dont elle a eu à souffrir elle-même. Parce que le chef de l'État est resté absolument muet quand, en septembre dernier, les mêmes ont attaqué notre marche et notre podium. Mais surtout que je pense que ceci n'est pas une stratégie révolutionnaire, c'est juste un coup de main qui est donné à nos pires ennemis.

1:22
Benoît Hamon

Qui est responsable de la violence ? Le gouvernement ? Le discours radical de Jean-Luc Mélenchon ?

1:26
Locuteur non identifié

Moi, je vous le dis, je pense que... Alors là, cette polémique n'a aucun intérêt. Je pense que la violence des Black Blocs est indifférente à Jean-Luc Mélenchon et à Emmanuel Macron.

1:36
Benoît Hamon

La gauche radicale, elle est-elle au trop ?

1:38
Locuteur non identifié

Je pense qu'il y a cette violence-là, en tout cas, telle qu'elle s'exprime. Elle s'exprime contre tous les symboles de ce qu'elle combat, le capitalisme, donc des entreprises, l'État. Et elle est indifférente à Emmanuel Macron et à Jean-Luc Mélenchon. Donc, leur petite polémique n'a pas beaucoup d'intérêt.

1:54
Benoît Hamon

Ça n'est pas une petite polémique.

1:56
Locuteur non identifié

Non, mais entre eux, à se renvoyer la balle, je ne pense pas que ça ait beaucoup d'intérêt. Je ne pense pas que ça ait beaucoup d'intérêt. Ce qui ne veut pas dire aujourd'hui qu'il faille essayer de réfléchir à cette radicalisation de la société française. Est-ce que la gauche est trop radicale ? C'est ça, ma question. Est-ce que la gauche à laquelle vous appartenez est trop radicale ? Je ne le crois pas, objectivement. D'abord, le mouvement qui est le mien n'a rien d'un mouvement trop radical. Il peut avoir des idées radicales qui veulent radicalement changer la société. Je pense par exemple aux questions écologiques. Nous voulons radicalement changer de modèle de développement.

Mais ça ne passe pas forcément par la violence des mots, par la violence des phrases, par la violence physique.

2:34
Présentateur

Ce que semble dire Emmanuel Macron et ses proches, c'est que Jean-Luc Mélenchon et la France Insoumise entretiennent un climat de tension. Vous avez sans doute raison, indépendant des Black Blocs, mais ça crée un climat qui est peut-être favorable.

2:49
Locuteur non identifié

Non mais j'entends ce que dit Emmanuel Macron. Mais on pourrait légitimement lui renvoyer que quand on fait des gestes exclusivement en direction des plus riches, on entretient aussi une radicalité parce que sa politique est brutale. Elle est brutale quand elle diminue le service public. Elle est brutale quand elle piétine aujourd'hui le dialogue social. Et cette violence-là qu'exerce Emmanuel Macron, qui est une violence symbolique, elle crée forcément de la violence sociale. Donc on peut jouer à se renvoyer la balle.

La question est, doit-on continuer dans la voie qui, à mes yeux, est une impasse, qui est celle choisie par Emmanuel Macron, qui est une voie finalement exclusivement libérale au sens où elle croit d'abord dans les marchés. Je veux dire, son projet politique, c'est le marché, la concurrence. Que veut dire, doit-on continuer jusqu'en 2022 ? Mais cette politique-là crée des inégalités, crée des fractures, qui, elles, au cœur desquelles, aujourd'hui, se développent des violences qui sont des violences qui peuvent ébranler la société française. C'est le cas aujourd'hui. Mais doit-on continuer une formulation ambiguë ? Mais non, doit-on continuer ? Je le dis parce qu'il y a des élections à venir.

Il y a des élections européennes. Et j'espère que ces élections remettront en cause les choix politiques qui sont faits par ce gouvernement, tant au niveau européen qu'au niveau national. Mais nous ne le concernerons pas le gouvernement, directement. Mais je le fais à dessein. Parce que j'observe les choix qui sont faits. On n'en parle pas, par exemple. Cette semaine, pour une fois, vient de Bruxelles. Ce n'est pas toutes les semaines. Une directive qui est une directive qui est un progrès social. Un projet proposé par l'Europe qui dit améliorons l'indemnité, le montant de l'indemnité pour le congé parental. On serait mieux indemnisé et on le serait sur une période plus longue. Formidable.

Ce n'est pas tous les jours qu'arrive une bonne directive comme celle-là. Un progrès social. Que fait la France au Conseil ? On la trouve alliée à qui ? Aux Autrichiens et à M. Orban en Hongrie pour refuser ce progrès-là. Et bien, on se rend compte dans les faits qu'au bout du compte, Emmanuel Macron est moins européen qu'il n'est finalement libéral. Son projet, c'est le marché avant d'être l'Europe. Sinon, il aurait choisi de soutenir un projet qui est un projet qui améliore la vie des Français et des Européens.

Et je dis cela parce que ça n'est pas neutre aujourd'hui de faire ces choix-là, qui sont des choix obsédés par la question des déficits budgétaires au moment où notre pays a besoin d'un peu de baume, de quelques pansements, un peu de progrès. Et il ne fait pas le choix du progrès. C'est aussi pour cela qu'il y a beaucoup de violence, beaucoup de radicalité dans la société française.

5:11
Benoît Hamon

Mais est-ce que vous souhaitez que, je ne sais pas, son mandat s'interrope avant le terme ? Est-ce qu'il y a des choses comme ça ?

5:16
Locuteur non identifié

C'est votre formulation tout à l'heure qui dit ça. Mais ne cherchez pas de volonté de ma part d'interrompre le mandat. S'il s'interrompait, je ne serais pas mécontent que les mauvaises politiques s'interrompent. Mais ce que je vous dis simplement, c'est qu'il y a des choix politiques, il y a des rendez-vous électoraux, et j'espère que les Français sauront ne pas confondre un prétendu discours pro-européen qui est en réalité un discours pro-business. Emmanuel Macron, son projet, c'est un projet pro-business.

Et d'ailleurs, c'est pour ça qu'il va supprimer l'exit taxe, qui est une mesure qui luttait contre l'évasion fiscale, c'est pour ça qu'il a limité la fiscalité sur le capital, c'est pour ça qu'il a baissé l'ISF, etc. Un projet pro-business peut-il redonner de la cohésion sociale à ce pays ? Je ne le crois pas. Et demain, vous participerez... Sommes-nous devenus si mesquins dans ce pays, finalement, que nous n'ayons de politique à faire que pour les riches ? Je ne le crois pas. Je pense que les Français valent beaucoup mieux que cela, et ils le prouveront dans les mois à venir.

6:13
Benoît Hamon

Demain, vous participerez à ce que l'on appelle la fête à Macron, l'intitulé à l'armée, où intéresser, intriguer le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, qui était l'invité de France Intérieure.

6:24
Invité

Dans le langage populaire, faire la fête à quelqu'un, ça peut avoir une double signification. Il y a un côté sympathique et festif, et puis il y a un côté plus violent, on va lui faire sa fête. Donc on craint aussi que des violences puissent avoir lieu, et donc il est normal qu'on renforce les dispositifs de sécurité, et chacun doit pouvoir manifester calmement.

6:41
Benoît Hamon

Vous, c'est ambigu la fête à Macron ?

6:42
Locuteur non identifié

Non, mais ce qui n'est pas sérieux, c'est la manipulation. Il y a manipulation de Griveaux, il y a manipulation du gouvernement, personne dans ce qui organise cette manifestation. Les membres de Génération ont participé au comité d'organisation de cette manifestation. On y parle de fête, on y parle de stand, on y parle de pique-nique. Personne n'a envie de se retrouver au milieu des gaz lacrymogènes et des black blocs. Personne. Donc, essayez de dire aujourd'hui, que si les gens viennent dans la rue... Mais la fête à Macron, c'est pas camicale la fête à Macron. On est quand même dans un pays... Non, mais on est en France. Le débat politique, il est parfois, il est vif, là, honnêtement.

C'est un mauvais procès, et bon, c'est assez, objectivement, assez misérable.

7:21
Présentateur

Alors, vous ne regrettez pas la détermination,

7:23
Locuteur non identifié

l'appellation de cette... Non, je ne la regrette pas. Mais vous y serez, évidemment que j'y serai, mais je le dis tout de suite, comme je l'ai fait, comme je l'ai dit le 1er mai, le drame, c'est quand ces moments, qui sont des moments de revendication, où on dit des choses, où il y a des messages que les citoyens qui descendent dans la rue veulent passer au gouvernement, c'est quand ces messages s'effacent parce qu'il y a de la violence, et bien la violence, dans les faits, elle ne sert pas à ce qui manifeste.

C'est pour ça qu'aucun de ceux qui demain iront pique-niquer ou défilé, et j'appelle les Français de nombreux à y aller, n'a envie que cette journée du 5 mai soit salie et souillée par des violences.

7:59
Présentateur

Vous restez avec nous, Benoît Hamon, 8h40, l'essentiel de l'info, Edwige Coupez.

8:04
Invité

2-0 à la fin du temps réglementaire, et ce but de la délivrance au bout de la prolongation, Rolando envoie Marseille en finale de la Ligue Europa, la cinquième dans l'histoire du club, il a fallu attendre 14 ans, l'OM sera opposée à l'Atletico, Madrid, et ce sera le 16 mai prochain à Lyon. Grève toujours dans les transports à la SNCF, comme hier, 1 TGV, 1 Transilien sur 2, 3 TER sur 5 et 1 Intercité sur 3. A Air France, 75% des vols assurés, là c'est moins qu'hier. 13ème jour de grève, et ce soir à 18h, fin de la consultation des salariés par la direction. Si le projet d'accord salarial n'est pas validé, le PDG l'a promis, il démissionnera.

La baisse à 80 km heure de la vitesse maximale sur les routes secondaires, Edouard Philippe assume. Ses responsabilités, dit-il, et l'impopularité qui va avec. Il était ce matin sur France Bleu Berry, une limitation nécessaire, selon lui, pour faire baisser le nombre de morts et de blessés graves sur les routes. Une faille dans la protection des mots de passe chez Twitter. Alors le mieux, c'est de changer votre code, c'est le conseil du réseau social à ses 336 millions d'utilisateurs. Le groupe évoque un bug en interne et se dit profondément désolé. France Info.

9:18
Présentateur

Benoît Hamon, membre fondateur du mouvement Génération, ancien ministre et l'invité de France Info ce matin, Jean-Michel Apathy. Vous avez changé de mot de passe, c'est Bruce ? Moi, oui.

9:26
Benoît Hamon

Oui, vous avez changé moi aussi. Et vous ? Pas moi. Pas encore. Donc il faut y aller.

9:29
Locuteur non identifié

On peut encore vous pirater. Il vous reste 10 minutes.

9:34
Benoît Hamon

Grève à la SNCF. Aujourd'hui, il y a un trafic un peu plus important que les autres jours de grève. Est-ce que le mouvement s'essouffle, Benoît Hamon ?

9:39
Locuteur non identifié

Le mouvement, il est fait pour durer. Ce qui serait bien, c'est que le gouvernement se mette à discuter un petit peu quand même. Ce qui est incroyable, c'est aujourd'hui cette forme d'étanchéité à toute forme de discussion. C'est valable pour les cheminots, c'est valable pour l'hôpital, c'est valable pour l'école, c'est valable pour tout. C'est que ça s'essouffle

9:56
Benoît Hamon

à la SNCF ?

9:57
Locuteur non identifié

Mais moi, je n'ai pas un thermomètre et un baromètre pour vérifier si ça s'essouffle ou pas. D'abord, ce mouvement est un mouvement dans la durée. Je n'ai pas le sentiment, moi, des rencontres que je peux avoir avec les syndicalistes cheminots que la détermination baisse, au contraire. Mais je le dis, c'est quand même incroyable que dans une grande démocratie comme la nôtre, ce gouvernement soit incapable du moindre dialogue. N'y voyez-vous pas une régression ? Moi, j'y vois un vrai recul. On ne peut pas continuer à réformer à coup de matraque. Qu'est-ce qui se passe à l'université ? Qu'est-ce qui se passe à l'université ? La matraque. Qu'est-ce qui se passe aujourd'hui chez les cheminots ?

Le passage en force à l'hôpital. On annonce un milliard d'économies supplémentaires à l'hôpital. On avait eu Emmanuel Macron parlant la larme à l'œil aux personnels soignants leur disant qu'ils comprenaient leur situation. On fait un milliard d'euros pour l'année qui vient d'économies à l'hôpital. Tout n'est pas sur le même plan. Mais pardon, on veut faire soigner à l'hôpital. Lundi, tout n'est pas sur le même plan. Oui, mais tout n'est pas sur le même plan. Moi, je mets sur le même plan une attitude qui consiste à...

11:08
Présentateur

Lundi, Edouard Philippe reçoit les syndicats de Cheminot.

11:11
Locuteur non identifié

Non, mais lundi, 7 mai. Mais il annonce je ne cèderai rien. Donc, c'est incroyable. Sur quoi vous voudriez l'avoir cédé ? Mais d'abord sur le statut des Cheminots et sur le service public. Je redis aujourd'hui si cette réforme passe et vous le vérifierez, vous aurez des fermetures de lignes et de gares comme la direction de la SNCF l'a annoncé parce qu'elles sont jugées non rentables. Cela veut dire que le service public est soumis aux règles du marché, au business, comme je l'expliquais tout à l'heure et qu'on accepte donc que pour certains il y ait de l'autopartage et des autocars et pour d'autres des trains.

Si c'est ça de mal à France, croyez-vous que le discours sur l'égalité est une quelconque chance encore d'être partagé par les Français ? Je ne le crois pas.

11:55
Présentateur

C'est la raison pour laquelle il faut se battre contre cette réforme. Le Premier ministre ne dit pas je ne cèderai sur rien. Il dit il y a deux choses qui sont non négociables. Ce n'est pas tout à fait la même chose.

12:05
Locuteur non identifié

Mais écoutez, ça ne bouge pas. Ça fait combien de temps que certains font grève et que d'autres n'ont pas leur train ? On pourrait peut-être au nom d'une conception idéologique de l'avenir du rail et au profit de quoi d'une réforme qui est anti-écolo parce qu'elle favorisait les déplacements sur la route et moins par le rail et de surcroît anti-égalitaire parce qu'elle remettra en cause le principe selon lequel tout le monde a le droit d'avoir un train et une gare. C'est ça à la fin que nous aurons avec cette réforme de la SNCF. Je le redis, les cheminots ne se battent pas que pour leur statut.

En plus, ils en ont un peu marre qu'on raconte beaucoup d'histoires sur le fameux départ à la retraite quand ils sont obligés de cotiser comme vous le même nombre d'annuités pour pouvoir partir avec une retraite à taux plein. La réalité, c'est qu'on veut et qu'ils veulent et ils ont raison au nom du sens qu'ils donnent à leur mission, ils veulent que subsiste dans ce pays un service public. Je partage avec eux cette exigence-là et je crois que les Français sont nombreux à vouloir que reste dans ce pays un service public de haut niveau. Vous étiez dans la rue

13:01
Benoît Hamon

le 1er mai ? Oui, vous étiez dans la rue. Florian Philippot qui dirige président des Patriotes et qui était il n'y a pas si longtemps que cela au Front National y était aussi et lui reproche aux manifestants notamment à la CGT de ne pas tirer toutes les conclusions de leur combat. On écoute Florian Philippot il était notre invité hier.

13:19
Invité

On manifestait pour le 1er mai contre évidemment l'austérité et contre la destruction du service public. Moi ce que je reproche à la direction de la CGT et d'autres syndicats d'ailleurs à la direction c'est de ne jamais aller au fond du problème et notamment on n'explique pas que c'est la transposition d'une directive européenne.

13:35
Benoît Hamon

Il faut aller au fond du problème. C'est une directive européenne qui justifie et légitime la réforme dit Florian Philippot. Non,

13:41
Locuteur non identifié

c'est parfaitement faux. Il y a une directive qui ouvre à la concurrence mais qui n'oblige pas à la privatisation et à la remise en cause du service public. Rien.

13:49
Benoît Hamon

S'il n'y avait pas la directive il n'y avait pas de problème. Non mais d'accord

13:51
Locuteur non identifié

ce que je veux simplement dire c'est qu'aujourd'hui il y a des choix politiques qui sont faits par ce gouvernement de remise en cause du service public qui dans le domaine du rail peuvent être justifiés par l'existence d'une directive européenne. Mais écoutez-moi On pourrait ouvrir la concurrence ça vient de changer. Je vais au bout. Qui donc en matière de rail peuvent être justifiés par une directive européenne et dans d'autres domaines ne le sont pas du tout. Je veux dire ne voyez-vous pas une cohérence dans tout ce que fait le gouvernement. il ne croit pas il ne croit pas à la régulation publique.

Il ne croit pas qu'il faille maintenir un état-providence avec un code du travail une sécurité sociale et des services publics qui protègent les français et régulent à minima le marché.

14:30
Benoît Hamon

Il ne croit pas On peut ouvrir la concurrence et rien changer ?

14:33
Locuteur non identifié

Mais on a déjà changé beaucoup de choses. La question... Non mais je vous le dis aujourd'hui on doit reprendre la dette de l'SNCF.

14:39
Benoît Hamon

Il y a un fonctionnement déficitaire de l'SNCF

14:41
Locuteur non identifié

Oui parce qu'il y a eu des choix d'investissement

14:42
Benoît Hamon

qui fait que l'ouverture de la concurrence

14:43
Locuteur non identifié

serait problématique. Mais justement au nom d'une logique qui est une logique d'aménagement du territoire parce qu'on a voulu faire des choix liés au fait qu'on croyait au train. Mais si on reprend la dette

14:53
Benoît Hamon

si l'état reprend la dette ce qui coûtera de l'argent au contribuable au passage si l'état reprend la dette il ne faut plus que le déficit se creuse. Il faut s'assurer qu'il n'y aura pas de nouveau déficit. Donc il y a bien des choses qu'il faut changer. Je ne sais pas lesquelles.

15:04
Locuteur non identifié

Donnez-moi le dernier résultat de l'SNCF l'année dernière. Ils ont gagné de l'argent. Ben voilà. Donc arrêtons de dire aujourd'hui qu'on perd de l'argent à cause du statut des cheminots quand on en gagne. Voilà.

15:14
Benoît Hamon

Donc rien changer on peut ouvrir la concurrence

15:16
Locuteur non identifié

Je ne dis pas rien changer je ne dis pas rien changer je dis qu'aujourd'hui le choix politique qui est fait c'est démanteler. On peut parfaitement améliorer le service public sans démanteler la SNCF comme elle l'est aujourd'hui.

15:29
Benoît Hamon

Et donc vous pensez que la directive européenne n'a rien à voir et que ça n'est pas le droit ?

15:33
Locuteur non identifié

Mais si bien sûr qu'elle a évidemment exposé et fragilisé la SNCF qu'elle l'a amené à des choix qui sont des choix dans les 20 dernières années qui n'ont pas forcément été les bons qu'on a joué qu'on a parié sur les lignes les plus rentables et sur les lignes à grande vitesse qu'on a délaissé Donc vous ne me faites pas dire que je suis d'accord avec Florian Philippot Non mais le sujet c'est pas Florian Philippot C'est un sujet de fond Est-ce qu'on peut gérer des services publics avant que Florian Philippot soit né quand même ? C'est pas la question

15:59
Benoît Hamon

Est-ce qu'on peut gérer des services publics comme on entend les gérer en France tout en ayant les accords que nous avons avec les autres pays européens au travers de l'Union ?

16:09
Locuteur non identifié

Mais moi je n'ai jamais été favorable à ce qui est de l'ouverture à la concurrence tous à zimuts comme ça a été le cas avec l'ensemble des secteurs qui auparavant relevaient du service public ou du monopole d'Etat ça je n'y ai jamais été favorable mais ce que je dis aujourd'hui et qu'il est important de dire c'est que d'abord on peut faire des services publics nouveaux qu'il ne faut pas avoir d'attitude forcément défensive à l'égard des services publics je pense à la petite enfance je pense au grand âge je pense à la réflexion qu'on doit avoir aujourd'hui sur l'information et internet et sur les communs et voilà des sujets dans lesquels on doit être offensif on doit être évidemment à l'égard de toute volonté de mise en concurrence aujourd'hui plus que prudent et voire même stopper toutes les mises en concurrence supplémentaires mais soyons clairs quoi qu'il se passe quoi qu'ait fait l'Europe le gouvernement lui poursuit un projet idéologique et ce projet là il est dans tous les secteurs de remettre en cause

16:59
Présentateur

le service public Vous restez avec nous Benoît Hamon 8h50 l'essentiel de l'info Edwige Coupaise

17:04
Invité

300 millions d'euros le coût de la grève à Air France une estimation de France Info c'est déjà plus que les 240 millions de hausses de salaires par an réclamées par les syndicats depuis deux mois 13ème jour de grève aujourd'hui 75% des vols assurés et fin de la consultation des salariés ce soir 18h le PDG a mis sa démission dans la balance OM Atletico Madrid l'affiche de la finale de la Ligue Europa ce sera le 16 mai prochain à Lyon et la possibilité pour Marseille de soulever un deuxième trophée européen après la Ligue des Champions c'était il y a 25 ans en 93 les Marseillais ont décroché leur ticket malgré une défaite 2-1 hier soir à Salzbourg grâce à un but de Rolando dans les dernières minutes de la prolongation 4000 opposants à l'indépendance dans les rues de Nouméa ce matin pour défendre la Nouvelle Calédonie française manifestation à 6 mois du référendum d'autodétermination et au deuxième jour de la visite d'Emmanuel Macron dans l'archipel le président refuse de prendre parti brûlure rougeur eczéma démangeaisons les autorités sanitaires alertent sur les risques du slime vous savez c'est cette pâte gluante prisée par les enfants et les adolescents en cause les substances chimiques qui sont utilisées comme ingrédients dans la fabrication de cette pâte maison notamment les cols allergisantes et l'acide borique des lessives toxiques pour la fertilité

18:26
Présentateur

France Info Benoît Hamon ancien ministre membre fondateur du mouvement Génération et l'invité de France Info ce matin Jean-Michel Apathy

18:35
Benoît Hamon

vous avez mené l'année dernière une campagne présidentielle vous avez eu recours à une société qui s'appelle GL Events que les spécialistes connaissent mais nous on ne la connaissait pas forcément vous avez payé les factures normales de la part de ce prestataire de service qui est un loire de salle un organisateur de meetings et visiblement Emmanuel Macron il est réduction importante de la part de cette société vous vous dites c'est le commerce c'est comme ça vous vous dites certains ont bénéficié d'avantages auxquels moi je n'ai pas eu droit

18:59
Locuteur non identifié

ben factuellement certains ont bénéficié d'avantages des avantages qui vous choquent

19:03
Benoît Hamon

qui vous paraissent anormaux

19:04
Locuteur non identifié

si ce sont des avantages liés à la campagne c'est un financement illégal de campagne électorale tout simplement puisque les entreprises n'ont pas le droit de financer les campagnes le fait de baisser une facture c'est un financement déguisé donc là nous sommes devant un financement illégal c'est aussi simple que ça ça vous paraît évident non non mais le mot est lâché les entreprises et les entreprises n'ont pas le droit de financer les campagnes électorales si au lieu de payer 40 000 vous payez 20 000 ça équivaut à une subvention de 20 000 euros vous êtes d'accord ? bon bah donc c'est un financement illégal

19:32
Benoît Hamon

qu'est-ce qu'on fait alors ? mais pourquoi ?

19:35
Locuteur non identifié

je ne sais rien du tout demandez ça à Gérard Collomb Emmanuel Macron et tous leurs copains du CAC 40 et tous ces gens qui ont beaucoup d'argent et qui ont largement financé la campagne d'Emmanuel Macron

19:44
Benoît Hamon

si on est face à un financement illégal est-ce qu'il faut faire quelque chose ?

19:47
Locuteur non identifié

c'est la justice qui se saisira elle-même j'imagine si elle juge qu'il y a matière A pour l'instant ça n'est pas le cas certains disent

19:53
Benoît Hamon

que le parquet financier

19:54
Locuteur non identifié

n'est pas encore bougé oui qu'il n'ait rien fait donc j'attends de voir moi mais vous le souhaitez ? j'aimerais qu'en tout cas on creuse un tout petit peu parce que manifestement il y a un peu plus qu'un rabais par ci un rabais par là alors il y a un problème c'est que les enfin un problème

20:10
Présentateur

les comptes ont été validés les comptes ont été validés les comptes de campagne

20:12
Locuteur non identifié

oui mais je sais bien ils ont été validés il y a eu des observations qui ont été faites c'était pas de nature soyons clairs ça n'invalidera pas l'élection d'Emmanuel Macron si on revenait sur cette affaire là mais ça dit une chose ça dit si oui ou non cette campagne a été financée honnêtement ou pas si c'était si c'était un financement illégal ce serait donc malhonnête voilà et vous dites que ça va par cause de l'élection mais si on est élu objectivement si on est élu

20:42
Benoît Hamon

avec une campagne qui a été financée de manière malhonnête

20:44
Locuteur non identifié

bah oui mais c'est ainsi c'est ainsi que la France est faite et que la loi est faite jusqu'à présent mais on peut le regretter mais en tout cas je préfère dire ce qui mon sens est le droit et ce qui va se passer mais j'aimerais que j'ai à l'événement

20:56
Benoît Hamon

et certains s'étonnent que le parquet financier qui notamment quand l'affaire Fillon a démarré avait réagi au quart de tour là il a l'air de roupiller un peu le parquet financier donc si il nous écoute on verra bien François Hollande vous connaissez il est de retour

21:11
Invité

pour le parti socialiste sur quelle politique un frondeur il a fait combien le frondeur 6 donc c'est pas ma politique qui a été jugée là c'est celle qui a été contestée par moi qui a été ainsi sanctionnée

21:26
Benoît Hamon

et globalement dans sa promotion du livre qui était en train d'effectuer François Hollande vous reproche d'abandonner la culture du gouvernement

21:32
Locuteur non identifié

j'ai pas envie de commenter le passé pour moi tout ceci n'est que manière de faire revivre un passé qui sur le plan politique est à mesure évolue

21:44
Benoît Hamon

mais vous voyez le succès de François Hollande est-ce qu'il est aussi révolu que ça son livre se vend beaucoup les files d'attente pour le faire dédicacer sont importantes

21:51
Locuteur non identifié

j'aurais préféré qu'il ait plus de succès politique qu'il n'a de succès en librairie

21:54
Benoît Hamon

bien sûr mais est-ce que ça ne prouve pas qu'il reste quand même un acteur politique

21:57
Locuteur non identifié

vu l'écho qu'il rencontre je vous dis moi c'est plus tellement un sujet qui m'intéresse vous n'avez plus à en parler

22:03
Benoît Hamon

vous avez le droit vous avez fait un tweet en parler de tweets tout à l'heure vous avez fait un tweet curieux hier soir vous souhaitez qu'Éric Zemmour soit privé de parole il a été condamné hier par la cour d'appel définitivement pour provocation à la haine religieuse et vous avez dit il serait temps que les employeurs d'Éric Zemmour en tirent des conséquences

22:20
Locuteur non identifié

oui je crois qu'aujourd'hui on ne peut pas finalement laisser penser qu'on peut être islamophobe encouragé à la haine des autres et tranquillement tenir un micro être rémunéré pour cela et penser que c'est une opinion ce qui vient d'être rappelé par la justice c'est que ça n'était pas une opinion que c'était un délit et en l'occurrence Éric Zemmour a beaucoup de procédures qui le concernent j'ai fait cela parce que je pense que les responsables ne sont pas forcément seulement ceux qui parlent ce sont ceux aussi qui les emploient et qui considèrent que parce que ça fait de l'audience il faut continuer à laisser ces paroles là se répandre alors voilà j'ai voulu interpeller en tout cas la rédaction du Figaro et la rédaction de RTL sur le fait que Éric Zemmour venait d'être condamné en appel pour des propos jugés islamophobes

23:14
Benoît Hamon

voilà pour provocation à la haine religieuse c'est le terme exact de la condamnation qu'a subie Éric Zemmour hier vous allez participer votre mouvement génération va participer aux élections européennes de manière autonome ou en vous alliant avec d'autres

23:25
Locuteur non identifié

j'espère que nous pourrons créer un grand rassemblement politique mais qui ira bien au-delà de la société civile avec d'autres parties politique ça veut dire que j'espère que nous ne serons pas le seul mouvement politique je ne pense pas qu'aujourd'hui nous ayons les mêmes options sur le plan stratégique en Europe je ne crois pas moi qu'il faille aller à l'élection européenne en disant si nous n'obtenons pas ce que nous voulons nous sortirons de l'Europe ça n'est ni la bonne méthode ni surtout le bon destin et le bon dessin proposé aux français mais nous travaillons un rassemblement qui est un rassemblement large

24:02
Benoît Hamon

vous en prendrez la tête ?

24:04
Locuteur non identifié

ce n'est pas décidé du tout et ce n'est pas forcément l'option que je privilégie

24:08
Benoît Hamon

pourquoi ?

24:08
Locuteur non identifié

on n'a plus de mandat ? ce n'est pas forcément l'option que je privilégie on peut faire plein de choses vous voyez je suis très heureux de venir à votre micro ce matin sans être à l'Assemblée nationale est-ce qu'il n'y a pas

24:18
Benoît Hamon

de problème de légitimité quand on est un homme politique à ne pas avoir de mandat ?

24:21
Locuteur non identifié

d'abord j'en ai un je suis conseiller régional de l'Île-de-France ça va très bien et puis on verra bien je vous dis je ne réponds pas à un non définitif mais je vous dis ce n'est pas forcément l'option numéro 1

24:29
Benoît Hamon

on verra c'est un peu tôt pour en parler

24:31
Locuteur non identifié

c'est un peu tôt pour en parler

24:32
Benoît Hamon

parce que l'élection européenne c'est dans un an

24:34
Présentateur

exactement autre tweet hier soir 23h30 je vous lis il y avait pénalty il n'y avait pas corner il y a but il y a Marseille en finale on est content tellement content c'est vrai ou faux ? tout est vrai voilà il y avait pénalty

24:51
Locuteur non identifié

il n'y avait pas corner et vous êtes heureux pour l'OM mais oui moi ça fait des décennies que je soutiens l'OM Brest et l'OM et donc c'était vous êtes plutôt l'OM que PSG dans le grand schisme footballistique ah oui très très longtemps et bon moi je crois je ne fais pas semblant ah oui tiens

25:09
Benoît Hamon

on me suggère en régie ça vous fait un point commun avec Emmanuel Macron

25:12
Locuteur non identifié

oui oui c'est plutôt sympa de partager ça

25:15
Benoît Hamon

et ça vous fait une divergence grave mais je n'insiste pas là-dessus avec Bruce Toussaint ah pas du tout c'est vrai

25:20
Présentateur

qui est lui je suis supporter de Paris mais ça n'intéresse personne je me suis dit pourquoi vous nous relancez là-dessus non mais non mais c'est une bonne nouvelle et bravo Lowe encore une fois merci beaucoup Benoît Hamon très bonne journée à vous merci peace