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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 9 juillet 2025 4 min

L’année blanche « semble faire consensus » entre sénateurs et députés du socle commun

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour François Patri. Alors, durant cette séance de question de l'actualité, François Baou a répondu à une question sur le budget 2026 car les parlementaires attendent avec impatience ses annonces la semaine prochaine sur les grandes lignes de ce budget 2026 et on sent qu'il n'y a pas de compromis possible sur d'éventuelles hausses d'impôts sur les personnes les plus aisées de notre pays avec une réponse assez virulente face à la gauche qui selon lui ne propose pas d'économie et lui il va en proposer. Là je je ne partage pas cette analyse que vous faites.

On verra au bout du bout quelles seront les propositions que feront d'abord le Premier ministre le 15 juillet et ensuite ce qui arrivera au bout du budget. Je pense que en premier lieu, on est quand même majoritairement d'accord pour dire que c'est pas par des impôts supplémentaires qu'on solutionnera la dette. Il y aurait pas de l'argent miracle y compris chez des ultra riches pour combler aujourd'hui les difficultés.

Donc la première mesure à faire c'est après la taxe duman c'est 20 milliards. Ça peut ça peut être efficace. Oui, mais une taxe qui confond le patrimoine privé, le patrimoine professionnel et en même temps le revenu, c'est totalement inacceptable parce que là vous vous surimposez vraiment les personnes concernées.

Vous vous c'est même contraire, je veux dire c'est 2 % sur le patrimoine des personnes qui ont un patrimoine supérieur à 100 millions d'euros. J'entends bien mais même avec ça vous les 20 milliards d'abord sont calculés comme tel. En plus, si c'est si ces personnes qui ont ce patrimoine s'en vont comme certains l'ont déjà fait et moi je l'ai vu chez moi partir des bourguignons pour aller en Suisse pour éviter à l'impôt demain.

On voit bien qu'on sait très bien, vous savez, j'entends depuis 40 ans, il suffit de prendre l'argent chez les riches pour qu'on solutionne le problème. Je veux pas défendre particulièrement les riches ici, mais je veux dire par là que dans un pays et le premier ministre l'a rappelé, qui a le maximum d'impôts en Europe, rajouter des impôts, c'est pas fait pour rajouter à l'attractivité, à l'emploi et demain au revenus des Français. Et pourtant, même au sein de la majorité de droite et du centre sénatorial, les centristes demandent quand même un geste, un effort fiscal des plus aisé.

C'est ce que je vous ai dit. Vous avez la taxe du quand même une taxe très élevée et qui est vraiment dissuasive. Là, si demain il y a un effort au plus aisé, on pourra en parler, on verra dans le même temps que que concent l'ensemble du pays pour pouvoir faire vraiment des économies.

Parce que si dans un pays comme le nôtre, on considère qu'il y a pas d'économie à faire, qu'on peut dépenser plus, qu'on peut maintenir aujourd'hui toutes les dépenses qu'on fait et qu'il suffira de taxer les riches pour payer, c'est un raccourci totalement, je dirais inefficace et qui n'aboutira à rien sinon à en plus endetter encore plus la France demain. Donc sur le budget, admettez comme moi que c'est quand même une première qu'un premier ministre propose des pistes budgétaires le 15 juillet. J'ai toujours vu des parlementaires le mois de septembre, octobre.

Donc cette fois-ci, contrairement euh à d'autres gouvernements, il le fait dès maintenant. Il le fait avec beaucoup de gravité en disant voilà, je vais sans doute proposer des pistes courageuses, difficiles pour que le débat s'instaure, pour que les Français prennent conscience, faut-il ou non faire des efforts ? Parce que les efforts que nous ne consentirons pas aujourd'hui, c'est demain les marchés et l'Europe qui nous y obligera. ce sera beaucoup plus douloureux et je pense qu'il faut que les Français comprennent et que ça nécessite de la pédagogie sur ces efforts.

Est-ce qu'il y a un consensus au sein du socle commun euh de gouvernement sur l'année blanche, le gel des dépenses publiques et des prestations sociales ? Alors, je peux vous parler de ce qu'on a fait au socle commun au Sénat et dans le socle commun au sénat qui propose non pas sur des recettes nouvelles ou c'est des mesures qui dépendent de la loi des économies, le Scle Commer a proposé 25 milliards d'économies dans une année blanche, une année blanche qui porterait à la fois sur le régalien, c'està-dire sur les dépenses d'État et à la fois sur le social, sur les dépenses sociales à côté et en même temps qui demander aussi un effort de 2 milliards au collectivité. Donc l'année blanche apparemment dans les deux assemblées semblent faire consensus aujourd'hui.

Également chez Renaissance à l'Assemblée nationale avec Gabriel Atal. Je crois aussi. Je pense vous vous parlez de 25 milliards d'économie proposé à François Bairou par la majorité du Sénat.

En tout cas le socle commun du Sénat. Jean-François Husson parle lui de 30 à 50 milliards. La dernière fois nous avons arbitré entre nous ici à la Réunion mercredi dernier on était à 25.

Ensuite, il dit qu'ou il dit il dit qu'il faut trouver des économies mais qui passent par la loi. Par exemple, euh demain euh faut-il effectivement toucher à l'assurance chômage ? C'est la loi.

Faut-il travailler une heure de plus ? C'est la loi. On verra parce que vous savez qu' 1 heure 1 heure de plus je donne comme exemple 1 heure de plus travailler supplémentaire ça rapporte 43 milliards au pays et ça rapporte 17 milliards à la sécurité sociale.

Vous imaginez un peu qu'il y a encore des marges de progression et des marges de discussion. [Musique]