Un chantier à 166 millions d'euros pour accueillir 515 détenus, ce qu'il faut savoir sur la future prison de Rivesaltes
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 95 %Défensif 5 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:09OuverteRéponse directe
Benoît Apparu, comment on construit une prison en 2026, sachant tous les enjeux sécuritaires qu'il y a ?
- 0:48OuverteRéponse directe
Niveau sécurité, qu'est-ce qui va être mis en place sur cette prison ?
- 1:36OuverteRéponse directe
Combien de cellules dans cette prison ?
- 2:14OuverteRéponse directe
Quel type de profil de détenus seront accueillis là-bas ?
- 3:13OuverteRéponse partielle
Est-ce qu'on sait déjà combien d'ateliers vont être mis en place ? Quel type d'atelier, pour quel type de formation, quel type de travaux sur place ?
- 4:16OuverteRéponse directe
Le chantier de la prison de Rivesalte, c'est un énorme chantier pour le département, 166 millions d'euros d'investissement. En quoi est-ce qu'il est important pour l'économie locale ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:14Invité politiqueFait
« On prend du temps, c'est un projet qu'on a commencé en 2019 et on pose la première pierre en 2026. »
- 0:52Invité politiqueFait
« Rien n'est en général plus sécurisé qu'un établissement pénitentiaire. Parce qu'on a des détenus dedans. »
- 1:05Invité politiqueChiffre
« On a des glacis de sécurité très longs, de 32 mètres pour être très précis. »
- 1:38Invité politiqueChiffre
« Il y aura, pour être très précis, 515 cellules dans cet établissement pénitentiaire. »
- 1:42Invité politiqueChiffre
« Ce qui va nous permettre de doubler l'offre sur la zone de Perpignan, puisqu'il y a déjà aujourd'hui à peu près 500 cellules dans Perpignan-Intramuros. »
- 4:19Invité politiqueChiffre
« Vous allez avoir en emploi au total 550 emplois qui vont être créés, 360 des fonctionnaires de l'administration pénitentiaire. »
- 4:27Invité politiqueFait
« Et puis des emplois directs et indirects induits, générés par l'activité de l'établissement pénitentiaire. »
Temps de parole
- Benoist Apparu74 %
- Invité21 %
- Présentateur4 %
≈ 5,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
C'est l'invité d'ici matin, avec vous Rosalie MacArthur. Notre invité c'est Benoît Apparu, c'est le directeur général de l'agence publique pour l'immobilier de la justice.
Benoît Apparu, comment on construit une prison en 2026, sachant tous les enjeux sécuritaires qu'il y a ?
On prend du temps, c'est un projet qu'on a commencé en 2019 et on pose la première pierre en 2026. Donc vous voyez bien que ce sont des délais très longs. La début des travaux, ça a déjà commencé au printemps dernier avec le terrassement. C'est-à-dire qu'il faut préparer le terrain, faire les routes d'accès, le rond-point, permettre d'avoir des routes pour que les camions puissent venir et livrer le matériel. Et on va avoir maintenant le gros du chantier qui va commencer dans les semaines qui viennent, avec notamment des cellules qu'on préfabrique dans des usines à l'extérieur, qui vont arriver toutes fabriquées et qu'on posera sur place dans les mois qui viennent.
Niveau sécurité, qu'est-ce qui va être mis en place sur cette prison ?
Vous savez, rien n'est en général plus sécurisé qu'un établissement pénitentiaire. Parce qu'on a des détenus dedans. On a, par exemple, ici, évidemment, un mur d'enceinte qui fait 6 mètres de haut, pour éviter notamment les évasions. On a des glacis de sécurité très longs, de 32 mètres pour être très précis. Cette zone entre le mur d'enceinte et l'établissement lui-même, pour éviter notamment les évasions. Et pour éviter les projections depuis l'extérieur. On a évidemment les éléments en prix de Rhône, évidemment les éléments qui nous permettent de brouiller les téléphones. Je ne
vais
pas rentrer dans tous les détails de sécurité de l'établissement. Bref, on a évidemment, nous aussi, de l'innovation permanente pour que les cellules soient sécurisées et pour que le détenu soit en prison et pas ailleurs qu'en prison.
Combien de cellules dans cette prison ?
Alors, il y aura, pour être très précis, 515 cellules dans cet établissement pénitentiaire, ce qui va nous permettre de doubler l'offre sur la zone de Perpignan, puisqu'il y a déjà aujourd'hui à peu près 500 cellules dans Perpignan-Intramuros. On en rajoute 500, ce qui fera un « doublement » du nombre de places possibles pour les établissements pénitentiaires de Perpignan et de ces réunions.
Pour être clair, il y aura 515 places au centre de détention de Rives-Altes et plus de 500 places à Perpignan, mais ça deviendra uniquement une maison d'arrêt. Donc, pour les courtes peines, la prison de Rives-Altes, elle devrait ouvrir au premier semestre 2029. Quel type de profil de détenus seront accueillis là-bas ?
Ici, vous êtes sur ce qu'on appelle un centre de détention, et donc des détenus qui ont plutôt des longues peines. Contrairement à ce qu'on peut imaginer, les détenus qui ont des longues peines sont souvent moins dangereux en détention, je ne parle pas à l'extérieur, en détention que les autres. Ils sont plus calmes que les autres. Et donc ici, vous êtes sur des sécurités moyennes, avec un établissement qui a plutôt un objectif, qui est de faire travailler les détenus dans une usine que l'on crée à l'intérieur, dans des ateliers qu'on crée à l'intérieur, pour que ces détenus, on leur assure quelque part une meilleure insertion, réinsertion une fois qu'ils sortent.
Parce que notre objectif, c'est évidemment une peine de prison pour punir les gens,
mais
il faut que lorsqu'ils sortent, ils n
'aient
pas envie de recommencer les mêmes bêtises, et donc on les fait travailler dans ce type d'établissement-là. Donc là, vous êtes sur des établissements de sécurité moyenne,
mais
rassurez-vous, il y a quand même tout ce qu'il faut pour éviter les problèmes.
Vous avez parlé de tout l'aspect réinsertion au sein de cette prison. Est-ce qu'on sait déjà combien d'ateliers vont être mis en place ? Quel type d'atelier, pour quel type de formation, quel type de travaux sur place ?
Alors, je peux vous donner aujourd'hui les mètres carrés. En gros, on aura 6600 mètres carrés d'ateliers dans cet établissement péditentiaire, sur un total de grosso modo 30 000 mètres carrés. Donc une part très importante de la construction, c'est justement pour les ateliers permettant de faire travailler les détenus.
Ensuite, ce qui va se passer à l'intérieur de ces ateliers, c'est ce qui va se définir dans les semaines qui viennent, notamment avec les entrepreneurs d'ici, pour savoir comment on peut créer des partenariats entre ce qui se passe dans ces ateliers et ce qui se passe à l'extérieur, pour alors encore faciliter la réinsertion des uns et des autres, et qu'y compris le temps pénitentiaire soit utile pour l'extérieur et que les salariés puissent travailler, pourquoi pas, aux bénéfices d'entreprises qui sont à l'extérieur et qui ont besoin de quelque chose.
7h49 sur Ici Roussillon, notre invité ce matin, c'est Benoît Apparu, le directeur général de l'Agence publique pour l'immobilier de la justice.
Le chantier de la prison de Rivesalte, c'est un énorme chantier pour le département, 166 millions d'euros d'investissement. En quoi est-ce qu'il est important pour l'économie locale ?
Vous allez avoir en emploi au total 550 emplois qui vont être créés, 360 des fonctionnaires de l'administration pénitentiaire, et puis des emplois directs et indirects induits, générés par l'activité de l'établissement pénitentiaire. Donc au total, c'est comme si on construisait une usine qui embauche plus de 500 personnes.
Et justement, dans la construction de la prison, comment est-ce que vous prenez en compte les fortes chaleurs ? On a entendu tout à l'heure dans les infos qu'il était prévu d'installer dans les cellules un plancher chauffant l'hiver, rafraîchissant l'été. Est-ce que c'est assez, ça, face aux canicules ?
Ce qui est toujours difficile, c'est qu'un projet comme celui-là, on l'évoquait tout à l'heure, c'est long. Et donc ce projet, il a été conçu au début des années 20, 2020. Et donc on n'a pas toujours les mêmes problématiques à ce moment-là qu'aujourd'hui. Alors évidemment qu'on prend en compte ces enjeux-là. On a des prisons qui sont aujourd'hui aux normes du jour, sur le plan notamment des chaleurs que vous évoquiez. Là encore, il faut qu'on arrive à mieux s'adapter sur les choses, parce que l'épisode caniculaire qu'on a vécu cet été, par exemple, il n
'est
pas pris en compte. Parce que là encore, on a conçu l'établissement il y a 6-7 ans. À une époque où on n'avait pas les mêmes épisodes caniculaires. Donc ensuite, ça, il faut qu
'on
s'adapte en cours de chantier pour pouvoir adapter, là encore, l'établissement le plus possible à la réalité qui est celle d'aujourd'hui, pas celle d'hier. Pour avoir des conditions de travail et des conditions de détention qui soient les plus dignes possibles.
Merci beaucoup, Bruno Apparu, d'avoir répondu à nos questions ce matin. Je rappelle que vous êtes le directeur général de l'APIGE, l'agence publique pour l'immobilier de la justice. Bonne journée.
Benoist Apparu