Ségolène Royal : si Raphaël Glucksmann "dérive vers le macronisme, ce sera sans moi"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:46OuverteRéponse partielle
Est-ce que c'est la mort du PS en gros ?
- 2:30OuverteRéponse directe
Qui sont ces électeurs ? Comment expliquez-vous cette victoire ?
- 3:09RelanceRéponse partielle
Vous avez dit "le stagiaire a gagné". Allez-vous vraiment soutenir Glucksmann ?
- 3:51OuverteRéponse directe
Pourquoi ce mot "stagiaire" ?
- 4:28RelanceRéponse directe
Demandez-vous si vous allez aider Glucksmann à rassembler la gauche ?
- 5:12OuverteRéponse directe
Vous avez dit : "Si ça dérive vers le macronisme, ce sera sans moi". Pourquoi cette mise en garde ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:09Fait
« Dimanche soir, c'est Golen Royal, juste après l'annonce de résultat, vous avez dit le stagiaire a gagné. »
- 3:51Fait
« Ce n'est pas moi qui ai utilisé ce mot-là, c'est un de vos confrères qui a dit alors qu'il repris non mais forcément je vais pas non plus euh dire le contraire vous l'assumez. »
- 4:28Fait
« Contrairement à ce qu'avait dit Emmanuel Macron qui avait dit à ses ministres soyez fiers d'être des amateurs, je pense que la politique ça se construit, ça se construit en premier temps en premier avec le peuple. »
- 5:53Fait
« Moi, je suis quelqu'un de clair et de franc, de franche, donc je dis les choses. »
- 6:34Fait
« Cette charte dit rassemblement de la gauche. Donc j'y aiderai moi. S'il faut aider, s'il faut appeler les écologistes, s'il faut dire les communistes et cetera. »
- 7:54Fait
« Les retraites, les gens sont attachés à leur patrimoine. La retraite c'est le patrimoine de ceux qui n'en ont pas. »
- 12:46Fait
« Les jeunes sont-ils les oubliers des partis politiques et des programmes présidentiels ? »
- 13:30Fait
« Ils ont une dette éducative une dette financière, ils ont une dette climatique, ils ont une dette morale, ils ont une dette démocratique. »
- 15:29Fait
« Une jeunesse qui veut travailler et préparer son avenir doit être entendue et encouragée. Elle a raison de résister et de ne pas se résigner. »
- 16:09Fait
« Je leur dis toute ma solidarité et je leur dis que c'est ce pouvoir là qui les met en danger parce que à ne pas régler les problèmes sociaux, les révoltes sociales avant qu'elle n'éclate et en ayant comme seule réponse la répression. »
Temps de parole
- ?100 %
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RFI et France 24 présentent mardi politique.
[raclement de gorge] C'est l'heure du mardi politique sur France 24 RFI. Bonsoir Frédéric Rivière. Bonsoir Rosine. Bonsoir à tous. Et ensemble nous recevons Ségolen Royal. Bonsoir, merci d'être là. Vous êtes ancienne candidate socialiste à l'élection présidentielle de 2007 et vous sortez de aussi de la primaire socialiste qui a eu lieu dimanche. Donc le le résultat de cette primaire a consacré Raphaël Gluxman qui n'appartient pas au PS et qui porte une ligne sociale démocrate. Cette large victoire affaiblit considérablement la position d'Olivier Fort, le premier secrétaire du Parti socialiste. Depuis des décennies, beaucoup prophétisent la mort du PS. Alors, vous n'êtes pas
médecin légiste, mais on est en train est-ce qu'on est en train d'assister à la fin d'un cycle ou en tout cas d'une histoire du PS tel qu'on l'a connu ? Est-ce que c'est la mort du PS en gros ? Mais on l'a tellement dit, c'est un peu tôt. C'est un peu tôt pour [rires] le dire mais pour le CR pour le dire, c'est un peu tôt pour faire le constat de décès. Mais comme je l'ai dit d'ailleurs, je c'est quand même la première fois depuis que le PS existe, qu'il n'y a pas de candidat issu d'histoire du PS ou qui est conquis un mandat local socialiste ou qui était ministre socialiste ou ou qui participait à un gouvernement ou exerçait des responsabilités locales.
Donc c'est vrai qu'on change de comment dire on change de contexte quoi. Voyons. Mais comment quand même vous expliquez vous cette que tout de même un candidat venu de l'extérieur d'un d'un autre parti place publique portant une autre vision que celle assumée depuis des années par Olivier Fort éclatante avec un quand même un socle un socle d'électeurs pas très grand. Qui sont ces électeurs ? Et et et et et comment vous expliquez dans le fond cette victoire ? 66 % bah c'est un peu le mystère. D'abord il y a le prix 15 € euh moi je pense que j'ai perdu beaucoup de voix à cause du prix. Je le vois d'ailleurs dans la rue dans les contacts
quotidiens. Ce que les gens vous disent là ouais beaucoup les jeunes tout ça 15 € c'était cher. Donc ça c'était un souhait de de Raphael Luxman et de ses soutiens de faire que la primaire soit chère. Et donc je pense que ça a privé beaucoup de gens de venir voter. Il une dame qui m'a dit "Ben tiens, on est quatre dans la famille. Moi, mon mari, mais nos deux parents même 6, ça nous fait 90 € on peut pas. Et puis comment dire que un seul va voter, voyez ? Et puis pour les jeunes aussi et je l'ai dit ça, je c'est pas je le dis pas à l'occasion des résultats parce que je l'ai dit au début de Oui oui oui, déjà dit. Donc ça, je pense que c'est quand même très très dommage. Et puis après, il y a 80000 personnes qui sont venues s'inscrire. On ne sait pas qui c'est au fond. H
ça c'est le jeu aussi de la première, mais on ne sait pas qui qui sa, quel est leur profil. Est-ce que c'est une partie de la droite qui est venu voter pour que ce soit le candidat le plus à droite ? ou on ne sait pas. Donc voilà la réalité. Dimanche soir, c'est Golen Royal, juste après l'annonce de résultat, vous avez dit le stagiaire a gagné. Vous repreniez une expression que vous aviez déjà employé, le stagiaire a gagné et vous avez ajouté malheureusement et puis vous avez quand même dit que vous respecteriez la charte de la primaire et que vous soutiendriez Raphaël Gluxman. Est-ce que vous allez vraiment vous engager pour soutenir quelqu'un pour qui vous avez tout de même manifestement assez peu d'estime ? Euh d'abord euh ce n'est pas moi qui ai utilisé ce mot-là,
c'est un de vos confrères qui a dit alors qu'il repris non mais forcément je vais pas non plus euh dire le contraire vous l'assumez. Non mais c'est pas ça. Je pense que on je vais pas refaire le débat de la primaire et d'ailleurs pour moi le mot stagiaire est pas du tout injurieux. Ça veut dire que en tout cas c'est ma conception de la politique et peut-être celle des gens. C'està dire que contrairement à ce qu'avait dit Emmanuel Macron qui avait dit à ses ministres soyez fiers d'être des amateurs, je pense que la politique ça se construit, ça se construit en premier temps en premier avec le peuple. Vous voyez, c'est des mandats locaux et on se rend compte que les responsables politiques qui n'ont pas de mandat locaux, qui ne se sont pas frottés au peuple, qui n'ont pas été en guirlandés
par le peuple, qui n'ont pas eu l'occasion de rendre des comptes au peuple sur leur travail, c'est beaucoup plus difficile. Et après, ils sont coupés du peuple. C'est ce qui se passe aujourd'hui avec le pouvoir macroniste. Regardez ce qui se passe dans la rue. Comment ça se fait que ce pouvoir ne soit pas capable d'anticiper les colères sociales pour y répondre avant qu'elle n'éclate ? et on a connu ça pendant 10 ans. Donc c'est ça, je pense qu'il faut une expérience politique et ou ou la capacité de réunir des des des expériences politiques. Demandz, je vous demandais si vous alliez vraiment le soutenir. Je vais je vais prolonger ma question puisque sur Twitter vous avez euh dit, je vous cite, euh s'il y a union à gauche, j'y aiderai comme promis. Euh si ça dérive vers le
macronisme, bon je résume, le bilan est catastrophique, ce sera sans moi. Euh vous avez de bonnes raisons de lancer cette mise en garde ? Non mais j'ai j'ai si vous voulez par rapport à ceux qui ont voté pour moi qui étaient déçus, ceux qui ne sont pas venus voter et qui étaient déçus aussi de de n'être pas venu voter de voir ce résultat euh notamment chez les socialistes, mais pas que. par rapport aussi la conception que je peux avoir de la politique et moi je crois qu'il faut réformer en profondeur le mode d'exercice du pouvoir et ça les gens savent c'est l'ordre juste la France tranquille la bienveillance il y a des gens qui attendent ça que la France s'apaise et puis qu'on s'occupe bien d'eux je la fais courte mais c'est quand même ça et les gens ils avaient
perçu ce message même ici en rentrant là dans dans le hall là en rentrant les gens m'ont dit mais qu'est-ce qu'on va devenir de France médiamande pourquoi c'est pas vous qu'est-ce qu'on va devenir voyez des gens modestes Euh et h et par conséquent, c'est pour ça que j'ai fait ce message pour qu'il sache vraiment quel est le fond de ma pensée. Moi, je suis quelqu'un de clair et de franc, de franche, donc je dis les choses. Donc voilà, on a signé une charte, c'est assez simple. Cette charte dit rassemblement de la gauche. Donc j'y aiderai moi. S'il faut aider, s'il faut appeler les écologistes, s'il faut dire les communistes et cetera. C'est c'est ça, c'est la gauche nonfiste qui doit se rassembler. Ça c'est la première étape. Donc on va voir si Raphaël Gluxman
réussit cette étape ou pas. S'il a besoin de moi pour réussir cette étape, je je le je l'aiderai, je le fer mais si s'il rate cette étape et que du coup il se tourne vers les macronistes pour refaire campagne, ça je peux non, je peux pas suivre. Les Français ne comprendraient pas si vous voulez. Oui, mais qu'est-ce que vous avez dans le fond contre les macronismes puisque vous avez été un moment nommé ambassadrice d'épaule par Emmanuel Macron ? Macron. Donc a priori, vous n'avez pas d'aversion. Non, tu pour le macronisme j'ai rendu service, c'était bénévole. Oui. J'ai rendu service dans la continuité d'ailleurs de de mon travail de ministre de l'environnement. J'ai pas été ministre, ça vous a pas échappé. Et ensuite, j'ai d'ailleurs été débarqué par Macron quand j'ai soutenu les
manifestations pour les retraites, les gilets jaunes et cetera. J'ai dit mais pour tirer la taxe carbone, j'avais dit donc dans dans le le même état d'esprit qui est le mien, c'est ma conviction profonde que la politique, elle doit apaiser les choses, elle doit répondre aux problèmes sociaux avant qu'il n'éclate. Et si j'ai toujours dit d'ailleurs si j'étais responsabilité, [raclement de gorge] il y aurait pas de mouvement social, non pas parce qu'il y a pas de mécontentement si vous voulez, mais parce qu'il y a une écoute, une attention, il y a une intelligence collective. Tous tous ceux qui ont manifesté là pendant les 10 ans, en fait, ils avaient tous raison puisque les gilets jaunes ont retiré la taxe carbone. Ensuite, les retraite, bah les retraites, les gens sont attachés à leur
patrimoine. La retraite c'est le patrimoine de ceux qui n'en ont pas. Et puis voyez qu'il y avait ça dégoulinait sur le sur le le les profits distribués aux actionnaires et qu'on leur prenait leur retraite. Ils avaient raison. les pompiers qui ont manifesté, qui se sont fait tabasser, s'ils avaient été écoutés, il y aurait eu les moyens à donner aux pompiers pour résoudre les les graves incendies qui ne vont aller d'ailleurs qu'en s'empirant. Les les infirmières qui ont manifesté, qui sont fait frapper aussi, souvenez-vous de ces im elles avaient raison. Et là maintenant, les les lycéens mais ils ont raison. Alors on on va on va en parler mais je voulais vous poser peut-être une une question, une dernière question peut-être sur la cette primaire. En 2007, vous aviez incarné
une autre gauche. Euh avec le recul, qu'avez-vous compris de cet échec que Raphaël Gluxman devrait méditer pour transformer sa victoire à la à la primaire en victoire présidentielle ? Ben faut c'est c'est rassembler rassembler la gauche déjà comme c'est promis. Oui mais vous par exemple est-ce que vous il va vous rassembler vous ? Est-ce que vous allez à donner est-ce que vous allez à des meetings ? Est-ce que vous je vais je vais l'aider à faire le rassemblement de la gauche ? Oui. Et si ce rassemblement est fait bien sûr. Alors moi je Non mais voilà c'est très clair. J'appuerai ce rassemblement de la gauche bien sûr. Moi j'aimerais bien savoir mais si si ça vire vers le la compromission le compromis et donc la compromission avec les macronistes. Non parce que les Français ne veulent
plus ils veulent plus du macronisme. C'est trop c'est trop douloureux. Il y a trop de souffrance si vous voulez. Il y a trop de dégradation. Il y a trop de déclins. Il y a trop de peur. Violine Royal. Vous avez toujours voulu être une femme libre et une femme forte. Pourquoi vous êtes allé vous enfermer dans ce carcan d'une primaire ? Qu'est-ce que vous êtes allé faire dans cette galère ? Parce que je pense que il faut il faut changer profondément la forme d'exercice du pouvoir et que l'expérience qui est la mienne et que ma vision du pouvoir modeste sans j'ai pas de problème de virilisme toxique moi. Vous voyez, je suis je suis la seule à dire non mais je suis la seule à avoir le courage de dire faut peut-être faut peut-être travailler pour faire la paix. Oui, vous voulez
maire de la nation vous donc un peu et je pense que le moment des femmes était venu et je pense que euh c'était à la gauche de faire la révolution de de porter une femme aux responsabilités présent. Vous pouvez pas y aller euh par vos propres moyens en quelque sorte en B. Moi, j'appartiens à l'ire j'appartiens à l'histoire du du Parti social. J'ai jamais créé d'autres partis d'ailleurs les les hommes dès qu'ils ont 200000 1000 1500 pouf qui créent un parti politique. J'ai jamais fait ça. J'aurais pu avec mes 17 millions de voix en 2007, j'aurais pu faire un parti ensuite mes députés et cetera. C'est pas ma logique. C'est pas ma logique. Et ben peut-être que j'ai eu tort de pas le faire mais en même temps je je pense que je corresponds à l'époque, pas moi toute
seule d'ailleurs, avec la capacité de rassembler et de faire du bien quoi, de faire les choses avec bienveillance, avec [raclement de gorge] intelligence. J'ai une capacité de négociation [grognement] voyez avec toutes les expériences. J'ai élevé aussi quatre enfants. Je pense que ça joue aussi moi dans mon expérience politique. Mine de [rires] rien. C'est vrai, c'est la négoci Non, vous reproche souvent de de ramener toujours le fait au fait que vous êtes parfois une femme, que quand il y a une réflexion qui vous plaît pas, vous dites que c'est un peu justement soit viriliste, [raclement de gorge] soit euh je ne trouve plus le mot sur quoi. Oui, voilà. Euh oui, mais c'est on vous reproche un peu cette critique là. Bah au contraire, c'est le fait de l'assumer. C'est bien. Il y a des femmes
au contraire qui ne veulent pas l'assumer, qui disent "Non, non, on est comme les hommes, on veut surtout". Ben non, on est différente. Bien sûr, bien sûr qu'on a bien sûr que j'ai une une identité différente parce que je suis une femme. La question de l'écologie aussi, c'est un combat très féministe. La question de la protection de la planète. D'ailleurs, j'ai écrit un livre là-dessus où j'observais finalement les le vocabulaire pour agresser les femmes. C'est le même vocabulaire pour que les agresseurs de la nature ou on parle d'une nature violée, d'une nature dégradée, on parle des prédateurs sur la nature. C'est un c'est un combat très féminin en fait l'écologie l'écologie intégrale et d'ailleurs la loi intégrale qui était votée aujourd'hui contre les violences
faites aux femmes. Regardez l'écho même du vocabulaire. On parle d'écologie intégrale parce qu'on sait que la question de de la protection de l'environnement comme la question du respect des femmes inclut tous les aspects de de la vie. C'està-dire la lutte contre la pauvreté, la lutte contre les discriminations, la lutte contre les violences, la lutte pour l'éducation, la lutte pour la santé, la la lutte pour la connaissance des choses, pour la maîtrise des choses. Bien sûr, c'est très lié. Alors, encore une journée de de mobilisation des des lycéens. Les jeunes sont-ils les oubliers des partis politiques et des programmes présidentiels ? La plupart du temps, on parle de la dette, de l'immigration, de la sécurité. On parle jamais des jeunes. Est-ce que vous trouvez normal
qu'aujourd'hui ils soient obligés de descendre dans la rue pour que leurs conditions scolaires et de vie au lycée deviennent un sujet national ? Ben bien sûr que non hein. Je pense comme je viens de le dire à l'instant et d'ailleurs mon programme présidentiel tel que je l'ai écrit là dans ce livre qui va garder les enfants. C'est ça c'est cette nouvelle génération qui va garder les enfants de la patrie et dedans je qui était une phrase de Laurent Fabius. C'est [rires] ça que j'ai retourné en disant mais finalement en en tournant cela en dérision et si c'était l'essentiel de la politique que de préparer les prochaines générations avec ce pacte générationnel que je propose et surtout de ne pas laisser leur laisser de dettes car qu'est-ce qu'il voient les jeunes ? Ils ont une dette éducative
une dette financière, ils ont une dette climatique, ils ont une dette morale, ils ont une dette démocratique. Et ça fait plusieurs années qu'ils sont en train de bouger les jeunes. Personne ne s'en est occupé. Il y a eu pourquoi personne ne s'en est occupé ? Il y a eu H ministres en 10 ans, h ministres de l'éducation suffisamment inconséquent pour arriver dans le ministère puis on leur nie un autre ministère. Ben non, parce qu'on dit on dit le ministère est cogéré la plupart du temps avec les syndicats. Est-ce que vous y voyez là une impossibilité et une impuissance du ministre face au syndicat ? Mais non, parce que s'il y a une force politique, s'il y a une volonté politique, h s'il y a une stabilité politique, mais c'est impossible quand un ministre fait
6 mois et puis part, c'est impossible. Et en plus, il arrive, il a ses marottes, ses fixettes et que je te change les programmes et que je te supprime le bac, que je tr Mais ce qu'il faut voir, c'est par rapport à la à la compétence que j'évoqué tout à l'heure, c'est que un ministre qui fait une réforme qui arrive tiens, on va supprimer le les maths comme a fait Blanca, c'est quand même extravagant. Il a fallu que les entreprises tirent la sonnette d'alar pour dire attention euh la ressource dans les écoles d'ingénieur est en train de s'effondrer notamment chez les jeunes filles d'ailleurs euh parce que on a supprimé les mats. Donc les professeurs de MATH, ils sont partis, ils sont ils sont allés se faire ailleurs, ils sont allés faire d'autres métiers dans les entreprises et cetera.
Donc ils ont ces ministres qui se sont succédés avec autant d'incompétences on on ont épuisé le ministère. Quand vous faites une réforme comme ça, vous faites une circulaire qui fait 60 pages, vous brutalisez le système scolaire pour sans ne rien changer dans le rapport entre l'enseignant et l'élève. Les élèves réussissent dans la classe. C'est ce qui se passe dans la classe qui est important. Il nous reste à peu près 3 minutes. C'est Royal, vous êtes allé ce matin à la rencontre de lycéen et après vous avez publié un message sur R dans lequel vous dites "Une jeunesse qui veut travailler et préparer son avenir doit être entendue et encouragée. Elle a raison de résister et de ne pas se résigner. J'appelle les adultes à la protéger contre un pouvoir qui par
faiblesse tombe dans la barbarie. Le mot est fort quand même. Vous n'avez pas l'impression d'y aller un peu fort ? Et et et j'ajoute qu'est-ce que vous la barbarie vous parlez sans doute c'est un mot d'Anarun vous savez la barbarie c'est quand la bienveillance disparaît la barbarie n'est pas loin mais c'est exactement ça mais en quoi le régime pour reprendre votre expression est-il aujourd'hui barbare à l'égard des jeunes et d'autres et d'autre part qu'est-ce que vous dites aux 760 membres des forces de l'ordre qui ont été blessés depuis le début du mouvement étudiant je leur dis toute ma solidarité et je leur dis que c'est ce pouvoir là qui les met en danger parce que à ne pas régler les problèmes sociaux, les révoltes sociales avant qu'elle n'éclate et en
ayant comme seule réponse la répression, ce pouvoir met en danger les fonctionnaires de police. Donc il met en danger les manifestants et il met en danger les fonctionnaires de police. C'est ça qu'il faut comprendre et c'est pour cela que le le l'identification des problèmes et avoir la capacité d'y répondre avant. Les jeunes, il tirent la sonnette d'alarme depuis plusieurs années sur parcours sup, sur la dégradation des conditions, sur les classes sans enseignant et en face d'eux, ils ont un pouvoir qui qu' qui qui les a méprisé d'une certaine façon. Le mépris était quand même à son paroxisme. Quand vous avez il y a 2 jours un ministre de l'éducation qui vient sur les plateaux télé pour dire "On a trouvé les 3000 profs qui manquent". Oui. Non mais ce que
on a trouvé les 3000 profs qui manquent mais pourquoi ils étaient pas en place alors à la rentrée scolaire ? parce que ça ils avaient là ils avaient pas les outils. Ah ils avaient pas les outils. Donc une des plus grandes puissances du monde. La France qui certes en difficulté financière n'a pas de logiciel pour gérer l'affectation des enseignants. Mais c'est quand même euh on on arrive pratiquement au terme de l'émission qui aujourd'hui peut incarner l'ordre juste et la France tranquille puisque c'était votre slogan. Mais l'histoire n'est pas finie [rires] avec vous. Non mais je suis pas personnel. L'histoire n'est pas finie et j'espère que c'est c'est mais même ces idées-là ont per quel que soit les quel que soit les le candidat ou la candidate vous y croyez jusqu'au bout
français les français vont les faire vivre vous y croyez jusqu'au bout [grognement] c'est pas ça c'est que je pense que une parole juste une parole forte de toute façon elle a été entendu parle tranquille et une parole tranquille elle a été entendu on va voir ce qu'elle va devenir merci merci c'est colen royal merci beaucoup merci d'être venu sur France 24 merci Frédéric et puis bonne soirée la Un grand merci aussi à le COSC et Caminéran et merci à toute l'équipe technique. À très vite.
Ségolène Royal