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Interviewrtl-fr· 30 octobre 2026 9 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesSolidarités & familleInstitutions & élections

Bruno Le Maire est l'invité de Céline Landreau

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:18OuverteRéponse directe

    Vous applaudissez ce matin ou comme d'autres, vous appelez Total à partager ?

  • 1:08OuverteRéponse directe

    Total pourrait-il faire un effort sur le fioul ?

  • 1:39RelanceRéponse directe

    Mais on laisse Total décider de ça ?

  • 2:46OuverteRéponse directe

    Vous avez parlé du contexte social, Bruno Le Maire.

  • 3:01OuverteRéponse directe

    Vous, à Bercy, vous feriez quoi aujourd'hui ?

  • 4:20OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que vous feriez aujourd'hui si vous étiez encore aux manettes ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:57Invité politiqueChiffre
    « un gouvernement qui répète qu'il n'a plus de marge de manœuvre budgétaire à regard du déficit public des près de 3600 milliards d'euros de dettes. »
  • 3:22PrésentateurFait
    « La dette en 2023 a baissé. Elle a baissé en 2022, elle a baissé en 2021. »
  • 3:29PrésentateurFait
    « Lorsque j'étais ministre des Finances, les taux d'intérêt étaient à 1%. Ils sont à 5% aujourd'hui. »
  • 3:35PrésentateurFait
    « La dernière année où j'étais ministre de l'économie, la croissance était à 2%. Aujourd'hui, nous sommes quasiment en récession. »
  • 4:08PrésentateurFait
    « si nous sommes dans la situation actuelle aujourd'hui, c'est qu'en 2024, entre le rétablissement des comptes et la dissolution, le choix politique qui a été fait, c'est la dissolution. »
  • 6:38PrésentateurChiffre
    « Avec ça, vous pouvez redonner entre 200 et 250 euros par mois à ceux qui travaillent. »
  • 7:57PrésentateurFait
    « Nos institutions ne marchent plus, il faut une nouvelle cinquième République. »
  • 8:01PrésentateurFait
    « Notre modèle économique est en train de ravager ceux qui travaillent, salariés comme entrepreneurs, on le change. »
  • 8:08PrésentateurFait
    « Notre modèle social dépense beaucoup trop et de manière beaucoup trop inefficace. »

Temps de parole

  • Présentateur76 %
  • Bruno Le Maire20 %
  • ?5 %

≈ 18,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:02
Présentateur

RTL Matin, Céline Landreau.

0:05
Bruno Le Maire

7h44, l'invité d'RTL Matin. Bonjour Bruno Le Maire.

0:08
Présentateur

Bonjour Céline Landreau.

0:08
Bruno Le Maire

Ancien ministre de l'économie. 8,3 milliards de dollars, c'est le bénéfice net record de Total Energy au troisième trimestre, plus du double du bénéfice net du troisième trimestre l'an dernier. Vous applaudissez ce matin ou comme d'autres, vous appelez Total à partager

0:21
Locuteur

?

0:22
Présentateur

Les deux. D'abord, bravo à Total. C'est toujours bien quand une entreprise française réussit.

0:28
Locuteur

Et

0:29
Présentateur

ensuite, ça donne les moyens à Total de faire un certain nombre de choses. pour nos concitoyens. D'abord, pour les salariés de Total. Moi, je crois à

0:36
Locuteur

l

0:36
Présentateur

'intéressement, à la participation. Quand une entreprise réussit, c'est les salariés qui doivent en bénéficier en priorité. Ensuite, pour les automobilistes. Vous avez aujourd'hui un plafonnement grâce à Total. Il suffit de circuler en France pour voir les queues à la sortie des stations Total. Ce plafonnement, il prend fin fin janvier. Comme le prix du pétrole continuera à être très haut, moi, ce que je souhaite, c'est que Total poursuive le plafonnement du prix de l'essence et du prix du

1:03
Locuteur

diesel à la pompe. 1

1:04
Bruno Le Maire

,99€ pour l

1:05
Locuteur

'essence et 2,25€, je crois, pour le

1:08
Présentateur

diesel. Au-delà du 31 janvier prochain. Et puis, peut-être que Total pourrait faire un effort au moment où il commence à faire froid. Vous l'avez annoncé tout à l'heure. Et au moment où beaucoup de nos compatriotes vont remplir leur cuve de fioul et vont avoir à payer 1 500, 2 000, parfois jusqu'à 3 000 euros. Total a annoncé qu'il ferait peut-être une remise de 200 euros pour 1 000 litres.

1:31
Bruno Le Maire

Il pourrait

1:32
Présentateur

peut-être faire davantage que ces 200 euros. Je pense que ce sera un geste extraordinairement attendu par tous ceux qui remplissent aujourd'hui leur cuve de fioul.

1:39
Bruno Le Maire

Mais on laisse Total décider de ça ? On est dans l'incantation, simplement, où on agit ? Vous savez qu'il

1:44
Locuteur

y a

1:44
Bruno Le Maire

des propositions pour taxer les super profits, pour encadrer les marges. Vous vous dites simplement que

1:49
Locuteur

c

1:49
Bruno Le Maire

'est au bon vouloir

1:50
Locuteur

de l

1:50
Présentateur

'entreprise. Cette manie de la taxe, si on pouvait s'en débarrasser, je pense qu

1:53
Locuteur

'on

1:53
Présentateur

s'en porterait bien. L'objectif en France est de baisser les taxes, baisser les impôts, baisser les charges, par ajouter des taxes. Une taxe sur Total, ça va où ? Dans la poche du Trésor public. J'étais ministre des Finances,

2:04
Locuteur

je suis toujours très content. Et il n'y en a pas besoin

2:05
Bruno Le Maire

aujourd'hui, l'État ?

2:05
Présentateur

Je pense que ceux qui en ont d'abord besoin, c'est de compatriotes qui n'arrivent plus à payer leur essence. A tous ces ouvriers, tous ces salariés, toutes ces professions indépendantes qui habitent à 20, 30, 40, 50 kilomètres de leur usine ou de leur lieu de travail, qui payent 150 ou 170 euros de plus par mois à cause du prix du diesel et à cause du prix de l'essence. Et nous devons dire la vérité à tous nos compatriotes, il n'y a aucune chance pour que le prix du pétrole ou le prix du diesel baisse dans les années à venir. Donc qu'on les aide tout de suite, qu'on allège la souffrance des Français, ça, ça me paraît la priorité. Je préfère qu'il

2:40
Locuteur

y

2:40
Présentateur

ait un engagement ferme de Total sur la base de ces bons résultats plutôt qu'une nouvelle taxe.

2:45
Locuteur

Vous

2:46
Bruno Le Maire

avez parlé du contexte social, Bruno Le Maire. Explosif, on le sait, dans le pays, nouvel appel à la mobilisation demain contre la vie chère et face aux manifestants, un gouvernement qui répète qu'il n'a plus de marge de manœuvre budgétaire à regard du déficit public des près de 3600 milliards d'euros de dettes. Vous, à Bercy, vous feriez quoi aujourd'hui

3:03
Locuteur

? C

3:04
Présentateur

'est vrai que les marges de manœuvre sont très limitées. Elles sont très limitées parce que depuis 2024, et cette fâcheuse dissolution, les déficits, la dette explose.

3:13
Bruno Le Maire

Vous savez que nombre de nos compatriotes vous en tiennent en partie responsable. On avait encore un message tout à l'heure sur

3:18
Locuteur

l

3:18
Bruno Le Maire

'application RTL qui

3:19
Locuteur

me

3:19
Bruno Le Maire

disait pourquoi vous l'invitez, c'est lui qui a creusé la dette.

3:22
Présentateur

La dette en 2023 a baissé. Elle a baissé en 2022, elle a baissé en 2021. Elle a explosé à partir de 2024. Lorsque j'étais ministre des Finances, les taux d'intérêt étaient à 1%.

3:32
Locuteur

Ils

3:33
Présentateur

sont à 5% aujourd'hui.

3:34
Locuteur

La

3:35
Présentateur

dernière année où j'étais ministre de l'économie, la croissance était à 2%. Aujourd'hui, nous sommes quasiment en récession. Alors si je reprends la parole, c'est aussi pour rétablir un certain nombre de vérités. Et également...

3:46
Locuteur

C'est

3:46
Bruno Le Maire

injuste ce qu'on vous fait

3:47
Locuteur

porter aujourd'hui ? Et ce n'est pas une question d

3:48
Présentateur

'injustice, c'est une question de vérité. Le débat public gagnerait à s'appuyer sur des chiffres et sur des vérités. Je prends toute ma part de responsabilité lorsqu'il y a eu des choses qui ont été plus difficiles. Je revendique ce qui a été fait pour protéger les Français pendant le Covid, protéger les salariés et protéger les entreprises. Et je vous dis que si nous sommes dans la situation actuelle aujourd'hui, c'est qu'en 2024, entre le rétablissement des comptes et la dissolution, le choix politique qui a été fait, c'est la dissolution. Maintenant que nous en sommes là, ce qui compte, c'est de trouver des solutions pour nos compatriotes.

4:20
Bruno Le Maire

Alors

4:20
Locuteur

justement,

4:20
Bruno Le Maire

qu'est-ce que vous feriez aujourd'hui si vous étiez encore aux manettes ?

4:23
Présentateur

Je pense qu'il

4:23
Locuteur

y a

4:23
Présentateur

un certain nombre de choses très immédiates qui peuvent être faites. Libérer l'intéressement, libérer la participation. Je pense que la question du SMIC se pose. Elle peut s'accompagner après de réflexions sur les allègements de charges pour qu

4:35
Locuteur

'il

4:35
Présentateur

n

4:35
Locuteur

'y ait

4:35
Présentateur

pas de trappe à bas salaires.

4:37
Locuteur

C'est-à-dire que vous l'augmenteriez de combien

4:38
Bruno Le Maire

le SMIC, par exemple,

4:39
Locuteur

demain ? Ça, c

4:39
Présentateur

'est à voir avec les partenaires sociaux. Rien de pire qu'une décision qui tombe d'en haut. L'ancien ministre

4:44
Locuteur

qui

4:44
Présentateur

arrive sur

4:44
Locuteur

RTL le matin... Sans parler de décision, une

4:45
Bruno Le Maire

proposition peut-être ?

4:46
Présentateur

La proposition, c'est de rassembler les partenaires sociaux avec les chefs d'entreprise et dire qu'est-ce que nous pouvons faire pour le SMIC tout de suite, en évitant les trappes à bas salaires, en regardant les allègements de charges pour qu'ils soient moins pénalisants pour les entreprises, mais qu'il y ait immédiatement un signal que nous entendons la souffrance de ceux qui bossent et qui ne s'en sortent pas. Et puis après, sur le plus long terme, c

5:10
Locuteur

'est

5:10
Présentateur

l'endroit, la vraie solution, tout le monde le sait, c'est financer autrement notre protection sociale.

5:15
Locuteur

Comment vous demandez des efforts

5:16
Bruno Le Maire

à qui, Bruno Le Maire

5:17
Locuteur

?

5:17
Présentateur

Mais arrêtons de penser toujours, on va demander des efforts aux uns ou aux autres. C'est ce qu

5:23
Bruno Le Maire

'il va falloir faire pour

5:23
Locuteur

rétablir un peu les finances de l'État, non ? Ce qu'il va

5:25
Présentateur

falloir faire, c'est inventer un autre modèle. Inventer une autre France.

5:30
Locuteur

Mais un nouveau modèle où tout

5:31
Bruno Le Maire

le monde serait gagnant, c'est ça que vous dites ?

5:32
Locuteur

C

5:32
Bruno Le Maire

'est possible, ça,

5:33
Présentateur

aujourd

5:33
Locuteur

'hui

5:33
Présentateur

?

5:33
Locuteur

Oui, un

5:33
Présentateur

modèle où ceux qui bossent sont gagnants. Ceux qui bossent ? Ceux qui travaillent sont gagnants. Ceux qui rentrent dans la vie active, ceux qui sont jeunes, ceux qui sont l'espoir de la nation, sont gagnants.

5:43
Locuteur

Ça veut dire que

5:43
Bruno Le Maire

ceux qui ne sont pas actifs, les retraités notamment, seraient perdants ? Ou dans votre monde idéal, tout le monde est gagnant

5:49
Locuteur

? Un monde

5:50
Présentateur

idéal qui n'est pas un monde théorique, mais qui est un vrai choix politique. Ma priorité absolue va vers ceux qui travaillent.

6:00
Locuteur

Au détriment des retraités, par

6:02
Bruno Le Maire

exemple

6:02
Présentateur

? Ce n

6:02
Locuteur

'est

6:02
Présentateur

pas au détriment des retraités, c'est notre intérêt à tous que ceux qui travaillent, ceux qui vont entrer dans la vie active, ceux qui sont nos enfants, ceux qui sont nos petits-enfants, puissent vivre correctement. Ce que j'ai proposé, c'est que la protection sociale, qui aujourd'hui est financée exclusivement sur le travail, avec des charges qui sont en train d'accabler ceux qui travaillent et d'accabler les entrepreneurs. Soit financé par une augmentation de la TVA, trois points, par la taxation de

6:26
Locuteur

l

6:26
Présentateur

'intelligence artificielle et des géants du numérique, qui aujourd'hui payent très peu d'impôts par rapport aux fortunes qui se font sur le consommateur français, et par la taxation des importations carbonées venues de Chine.

6:38
Locuteur

Avec ça, vous pouvez redonner

6:40
Présentateur

entre 200 et 250 euros par mois à ceux qui travaillent. Vous

6:43
Bruno Le Maire

savez que l'augmentation de la TVA, c'est un point qui est souvent décrié. On dit que ça pénalise les foyers les plus modestes.

6:49
Locuteur

Ce

6:49
Bruno Le Maire

n

6:49
Locuteur

'est

6:49
Bruno Le Maire

pas un impôt progressif.

6:50
Présentateur

Mais c'est un débat qui est tout à fait légitime. Mais je rappelle que les biens de première nécessité ne sont pas taxés au taux supérieur de TVA. Ils resteraient taxés à un taux très bas. On peut avoir d'autres produits de première nécessité qui soient aussi à un taux de 5,5. Les loyers ne sont pas soumis à la TVA. Donc, ayons ce débat-là. La force de ma proposition, c'est qu'elle est très concrète et qu'elle permet immédiatement de dire à ceux qui travaillent « Vous pourrez vivre mieux de votre travail ».

7:17
Bruno Le Maire

Bruno Le Maire, on est à six mois de la présidentielle. Pour éviter ce que les sondages prédisent, un second tour entre le Rassemblement National et la France Insoumise, Gabriel Attal a plaidé mercredi pour l'organisation d'une grande primaire des démocrates. On l

7:29
Locuteur

'a

7:29
Bruno Le Maire

appris sur RTL ce matin. Emmanuel Macron y est favorable. Vous aussi, vous en seriez ?

7:33
Présentateur

Tout ce qui permet de rassembler va dans la bonne direction. Mais je veux dissiper tout de suite une illusion. Si on pense que c'est une mécanique politique qui nous permettra de retrouver des électeurs, nous nous trompons. La seule chose qui permettra de desserrer l'étau entre le Rassemblement National et LFI, c'est-à-dire pour moi deux visions de la France qui sont incompatibles avec l'idée que je me fais de la nation française, c'est la puissance de notre projet. C'est être capable de dire « Nos institutions ne marchent plus, il faut une nouvelle cinquième République ». Notre modèle économique est en train de ravager ceux qui travaillent, salariés comme entrepreneurs, on le change. Notre

8:08
Locuteur

modèle social

8:09
Présentateur

dépense beaucoup trop et de manière beaucoup trop inefficace. Nous changeons notre modèle social. Quant à l'Europe, elle ne marche pas à 27, nous la refondons à 6. Voilà ce que j'appelle notre France. Et pour moi, c'est la seule manière de retrouver l'écoute de nos compatriotes.

8:25
Bruno Le Maire

Merci Bruno Le Maire. Alex Vizorek, dans un instant, il est là.

8:29
Locuteur

Bonne

8:30
Présentateur

journée sur RTL.