Territoire de Belfort : "Nous sommes obligés de penser à l'impact du réchauffement climatique", estime Florian Bouquet
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Chapitres
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Questions et réponses
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- 0:32OuverteRéponse directe
Est-ce que c'est nécessaire aujourd'hui, vous diriez ?
- 2:10OuverteRéponse directe
Comment est-ce qu'on fait pour résoudre cette problématique ?
- 4:05OuverteRéponse directe
Comment est-ce qu'on est prêt à ce type d'incendie malgré tout chez nous dans le territoire de Belfort ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:20PrésentateurChiffre
« Cela coûterait 25 millions d'euros pour nos 13 collèges départementaux. »
- 2:21PrésentateurFait
« Le Conseil départemental a mené de gros travaux pour assainir le site du Malsauci. »
- 4:11PrésentateurFait
« Dès 2015, j'ai souhaité que le SDIS du territoire de Belfort soit associé à l'effort de solidarité nationale pour éteindre les feux de forêt. »
- 5:01PrésentateurPromesse
« On réfléchit à louer un hélicoptère de haut, à le mettre à disposition des départements qui s'engagent sur l'aéroport d'Oltavo. »
Temps de parole
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Premier sur l'actu locale dans le Nord-Franche-Comté.
Pauline, c'est la rentrée pour le conseil départemental du territoire de Belfort et avec elle son lot de défis.
Oui, en plus des missions classiques, gestion des routes, aides sociales par exemple, l'été exceptionnellement chaud et sec provoque forcément des réactions que nous allons détailler avec Florian Bouquet, président du conseil départemental du territoire de Belfort. Bonjour. Bonjour. Alors, je le disais, l'été a été exceptionnel à bien des égards. Votre opposition à gauche vous demande d'être leader, que le département mène la transition vers un mode de vie plus durable. Est-ce que c'est nécessaire aujourd'hui, vous diriez ?
Oui, on est obligé de penser aux impacts du réchauffement climatique. On l'a vu avec les collégiens qui passaient les épreuves du brevet, qui ont dû être déplacés dans un autre établissement.
Parce
que le mois de juin a été très très chaud. Parce
qu
'il y a eu un pic de chaleur très fort avec des températures caniculaires fin juin. Et donc, bien évidemment, notre direction de la construction imagine comment réduire l'impact de la chaleur sur nos locaux. Alors, l'opposition, on n
'a
pas besoin de l'opposition pour savoir que le réchauffement climatique a démarré il y a bien longtemps. Et aujourd'hui, qu
'il
se fait sérieusement ressentir.
Oui, il y a un consensus là
-dessus.
Voilà, il
y a
un consensus là-dessus. Simplement, on ne peut pas se lancer dans un plan clim de tous nos collèges. Cela coûterait 25 millions d'euros pour nos 13 collèges départementaux. Cela est absolument impensable. D'autant plus qu'en juillet et en août, les établissements sont fermés et n'accueillent pas d'élèves. Donc, il faut penser différemment, notamment avec des systèmes d'ombrières, surtout sur les façades sud
de nos établissements.
Verdire également, comme on l'a fait sur le collège de Beaucourt, ou encore appliquer des films sur les vitrages de nos établissements. Les films développés par la société 3M et qui, avec Enedis, se généralisent pour laisser passer la lumière, mais pas les UV.
Donc, ça, c'est pour les établissements scolaires. Il y a toute une problématique aussi autour de l'eau.
On
l'a vu cet été tout particulièrement. Ce n
'est
pas nouveau. On achète dans le territoire de Belfort de l'eau, au pays de Montbéliard, un petit peu en Haute-Saône aussi. Mais là aussi, l'eau vient à manquer. Comment est-ce qu'on fait pour résoudre cette problématique ? Il
faut réellement réfléchir à la ressource en eau, à la fois en quantité, mais aussi en qualité. Je dois dire que, tout d'abord, le travail paye. Moi, le Conseil départemental a mené de gros travaux pour assainir le site du Malsauci. Et pour la première année, pourtant, les températures ont été caniculaires et sur une période prolongée. Et pour la première année, nous n'avons pas été contraints de fermer le site à la baignade en raison de la présence de cyanobactéries.
Ça, c'est pour la baignade, ce n'est
pas pour l'eau potable.
Voilà,
déjà, c'est pour la baignade. Le Conseil départemental ne gérant pas l'eau potable, je peux guère minimiser dans les affaires du Grand Belfort ou des intercommunalités ou du bassin de Champagnet. Mais il est important d'avoir un réseau interconnecté pour sécuriser la ressource en eau et pallier les faiblesses des uns et des autres. Pour ma part, au niveau du Conseil départemental, j'ai fait un constat très simple. C'est que je vois les canaux gérés par voies navigables de France qui ne sont pas entretenus. Il y a les pistes cyclables qui passent sur la coulée verte, sur les anciens chemins de halage.
Et je m'aperçois que ces berges ne sont pas entretenues, qu'elles s'effondrent avec le réchauffement climatique, la terre sèche, elles glissent, elles tombent. Il n
'y
a plus d
'eau
dans les bassins. Et quand je vois d'autres départements qui réalisent des méga-bassines, je pense bien sûr au département des Deux-Sèvres, je me dis qu'on a peut-être l'opportunité de contribuer à de la rétention d'eau. On est en tête de bassin, on a aussi une responsabilité vis-à-vis des départements qui se trouvent en aval. Et donc il y a peut-être aussi la possibilité de préserver cette ressource en eau pour nos agriculteurs de tapons.
D'accord, donc de la rétention d'eau, ça c'est pour cette problématique-là. Il y a aussi celle des incendies. Alors on n'en est pas à ceux qu'on a pu voir dans le sud de la France, mais même un petit peu plus proche de chez nous, en Côte d'Or par exemple. Pour autant, en tant que président du service départemental d'incendie et de secours, forcément ça a dû vous impacter. Comment est-ce qu'on est prêt à ce type d'incendie malgré tout chez nous dans le territoire de Belfort ?
On se sent bien évidemment tous concernés. Et c'est la raison pour laquelle, dès 2015, j'ai souhaité que le SDIS du territoire de Belfort soit associé à l'effort de solidarité nationale pour éteindre les feux de forêt avec tous les autres SDIS de France, pour aider ceux qui sont notamment sur le sud de la France. On s'aperçoit depuis plusieurs années que les feux ne sont plus du tout sur le littoral du bassin méditerranéen. Il se trouve également
en
moyenne montagne. On a vu aussi des incendies en 2022 en Côte d'Or. On a vu aussi sur le massif des Vosges, côté Vosgien, il y a eu au Tilleau notamment des incendies,
des
feux de forêt. On l'a vu plus proche de nous encore cet été au Mont-Barre, avec le feu de la forêt du Mont-Barre dans le pays
de
Mont-Barre. Et donc,
on se sent tous concernés, on doit aussi se prémunir et s'équiper. C'est la raison pour laquelle, avec quelques collègues, président de SDIS, président de département, on réfléchit à louer un hélicoptère de haut, à le mettre à disposition des départements qui s'engagent sur l'aéroport d'Oltavo, de sorte de pouvoir intervenir rapidement, parce qu'un feu, dès qu'il est circonscrit, contenu rapidement, il est plus facile à maîtriser.
D'accord, merci beaucoup Florian Bouquet. Le temps nous manque, malheureusement, pour évoquer tous ces défis, mais on l'a bien compris, une adaptation rapide et pensée déjà depuis quelques années. Merci beaucoup à vous.
Merci, bonne journée.
Florian BOUQUET