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InterviewRadio France (sur Site radio)· 17 septembre 2026 5 minComplaisantActualité / polémiqueEnvironnement & énergieÉducation & rechercheÉconomie & entreprises

Territoire de Belfort : "Nous sommes obligés de penser à l'impact du réchauffement climatique", estime Florian Bouquet

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:32OuverteRéponse directe

    Est-ce que c'est nécessaire aujourd'hui, vous diriez ?

  • 2:10OuverteRéponse directe

    Comment est-ce qu'on fait pour résoudre cette problématique ?

  • 4:05OuverteRéponse directe

    Comment est-ce qu'on est prêt à ce type d'incendie malgré tout chez nous dans le territoire de Belfort ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:20PrésentateurChiffre
    « Cela coûterait 25 millions d'euros pour nos 13 collèges départementaux. »
  • 2:21PrésentateurFait
    « Le Conseil départemental a mené de gros travaux pour assainir le site du Malsauci. »
  • 4:11PrésentateurFait
    « Dès 2015, j'ai souhaité que le SDIS du territoire de Belfort soit associé à l'effort de solidarité nationale pour éteindre les feux de forêt. »
  • 5:01PrésentateurPromesse
    « On réfléchit à louer un hélicoptère de haut, à le mettre à disposition des départements qui s'engagent sur l'aéroport d'Oltavo. »

Temps de parole

  • Présentateur75 %
  • Florian BOUQUET24 %

≈ 3,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Florian BOUQUET

Premier sur l'actu locale dans le Nord-Franche-Comté.

0:04
Présentateur

Pauline, c'est la rentrée pour le conseil départemental du territoire de Belfort et avec elle son lot de défis.

0:09
Florian BOUQUET

Oui, en plus des missions classiques, gestion des routes, aides sociales par exemple, l'été exceptionnellement chaud et sec provoque forcément des réactions que nous allons détailler avec Florian Bouquet, président du conseil départemental du territoire de Belfort. Bonjour. Bonjour. Alors, je le disais, l'été a été exceptionnel à bien des égards. Votre opposition à gauche vous demande d'être leader, que le département mène la transition vers un mode de vie plus durable. Est-ce que c'est nécessaire aujourd'hui, vous diriez ?

0:35
Présentateur

Oui, on est obligé de penser aux impacts du réchauffement climatique. On l'a vu avec les collégiens qui passaient les épreuves du brevet, qui ont dû être déplacés dans un autre établissement.

0:45
Locuteur

Parce

0:46
Florian BOUQUET

que le mois de juin a été très très chaud. Parce

0:47
Locuteur

qu

0:47
Présentateur

'il y a eu un pic de chaleur très fort avec des températures caniculaires fin juin. Et donc, bien évidemment, notre direction de la construction imagine comment réduire l'impact de la chaleur sur nos locaux. Alors, l'opposition, on n

1:05
Locuteur

'a

1:05
Présentateur

pas besoin de l'opposition pour savoir que le réchauffement climatique a démarré il y a bien longtemps. Et aujourd'hui, qu

1:10
Locuteur

'il

1:10
Présentateur

se fait sérieusement ressentir.

1:13
Locuteur

Oui, il y a un consensus là

1:14
Florian BOUQUET

-dessus.

1:14
Présentateur

Voilà, il

1:14
Locuteur

y a

1:14
Présentateur

un consensus là-dessus. Simplement, on ne peut pas se lancer dans un plan clim de tous nos collèges. Cela coûterait 25 millions d'euros pour nos 13 collèges départementaux. Cela est absolument impensable. D'autant plus qu'en juillet et en août, les établissements sont fermés et n'accueillent pas d'élèves. Donc, il faut penser différemment, notamment avec des systèmes d'ombrières, surtout sur les façades sud

1:37
Locuteur

de nos établissements.

1:38
Présentateur

Verdire également, comme on l'a fait sur le collège de Beaucourt, ou encore appliquer des films sur les vitrages de nos établissements. Les films développés par la société 3M et qui, avec Enedis, se généralisent pour laisser passer la lumière, mais pas les UV.

1:56
Florian BOUQUET

Donc, ça, c'est pour les établissements scolaires. Il y a toute une problématique aussi autour de l'eau.

2:01
Locuteur

On

2:01
Florian BOUQUET

l'a vu cet été tout particulièrement. Ce n

2:03
Locuteur

'est

2:03
Florian BOUQUET

pas nouveau. On achète dans le territoire de Belfort de l'eau, au pays de Montbéliard, un petit peu en Haute-Saône aussi. Mais là aussi, l'eau vient à manquer. Comment est-ce qu'on fait pour résoudre cette problématique ? Il

2:13
Présentateur

faut réellement réfléchir à la ressource en eau, à la fois en quantité, mais aussi en qualité. Je dois dire que, tout d'abord, le travail paye. Moi, le Conseil départemental a mené de gros travaux pour assainir le site du Malsauci. Et pour la première année, pourtant, les températures ont été caniculaires et sur une période prolongée. Et pour la première année, nous n'avons pas été contraints de fermer le site à la baignade en raison de la présence de cyanobactéries.

2:39
Locuteur

Ça, c'est pour la baignade, ce n'est

2:39
Florian BOUQUET

pas pour l'eau potable.

2:41
Locuteur

Voilà,

2:41
Présentateur

déjà, c'est pour la baignade. Le Conseil départemental ne gérant pas l'eau potable, je peux guère minimiser dans les affaires du Grand Belfort ou des intercommunalités ou du bassin de Champagnet. Mais il est important d'avoir un réseau interconnecté pour sécuriser la ressource en eau et pallier les faiblesses des uns et des autres. Pour ma part, au niveau du Conseil départemental, j'ai fait un constat très simple. C'est que je vois les canaux gérés par voies navigables de France qui ne sont pas entretenus. Il y a les pistes cyclables qui passent sur la coulée verte, sur les anciens chemins de halage.

Et je m'aperçois que ces berges ne sont pas entretenues, qu'elles s'effondrent avec le réchauffement climatique, la terre sèche, elles glissent, elles tombent. Il n

3:23
Locuteur

'y

3:23
Présentateur

a plus d

3:23
Locuteur

'eau

3:23
Présentateur

dans les bassins. Et quand je vois d'autres départements qui réalisent des méga-bassines, je pense bien sûr au département des Deux-Sèvres, je me dis qu'on a peut-être l'opportunité de contribuer à de la rétention d'eau. On est en tête de bassin, on a aussi une responsabilité vis-à-vis des départements qui se trouvent en aval. Et donc il y a peut-être aussi la possibilité de préserver cette ressource en eau pour nos agriculteurs de tapons.

3:48
Florian BOUQUET

D'accord, donc de la rétention d'eau, ça c'est pour cette problématique-là. Il y a aussi celle des incendies. Alors on n'en est pas à ceux qu'on a pu voir dans le sud de la France, mais même un petit peu plus proche de chez nous, en Côte d'Or par exemple. Pour autant, en tant que président du service départemental d'incendie et de secours, forcément ça a dû vous impacter. Comment est-ce qu'on est prêt à ce type d'incendie malgré tout chez nous dans le territoire de Belfort ?

4:09
Présentateur

On se sent bien évidemment tous concernés. Et c'est la raison pour laquelle, dès 2015, j'ai souhaité que le SDIS du territoire de Belfort soit associé à l'effort de solidarité nationale pour éteindre les feux de forêt avec tous les autres SDIS de France, pour aider ceux qui sont notamment sur le sud de la France. On s'aperçoit depuis plusieurs années que les feux ne sont plus du tout sur le littoral du bassin méditerranéen. Il se trouve également

4:33
Locuteur

en

4:34
Présentateur

moyenne montagne. On a vu aussi des incendies en 2022 en Côte d'Or. On a vu aussi sur le massif des Vosges, côté Vosgien, il y a eu au Tilleau notamment des incendies,

4:45
Locuteur

des

4:45
Présentateur

feux de forêt. On l'a vu plus proche de nous encore cet été au Mont-Barre, avec le feu de la forêt du Mont-Barre dans le pays

4:51
Locuteur

de

4:52
Florian BOUQUET

Mont-Barre. Et donc,

4:53
Présentateur

on se sent tous concernés, on doit aussi se prémunir et s'équiper. C'est la raison pour laquelle, avec quelques collègues, président de SDIS, président de département, on réfléchit à louer un hélicoptère de haut, à le mettre à disposition des départements qui s'engagent sur l'aéroport d'Oltavo, de sorte de pouvoir intervenir rapidement, parce qu'un feu, dès qu'il est circonscrit, contenu rapidement, il est plus facile à maîtriser.

5:18
Florian BOUQUET

D'accord, merci beaucoup Florian Bouquet. Le temps nous manque, malheureusement, pour évoquer tous ces défis, mais on l'a bien compris, une adaptation rapide et pensée déjà depuis quelques années. Merci beaucoup à vous.

5:27
Présentateur

Merci, bonne journée.