Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewCNEWS· 27 mai 2026 3 min

L'édito de Thomas Bonnet : «Assistants parlementaires, une justice à 2 vitesses ?»

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

En réalité, c'est un peu plus compliqué que ça et cette décision peut susciter [raclement de gorge] quelques interrogations. Il faut replacer le contexte. Le RN, FN à l'époque avait été le premier parti visé par une enquête concernant le rôle des assistants parlementaires européens.

On connaît hein cette affaire qui porte sur le travail fourni par ses collaborateurs et leur périmètres d'action. Au moment des premières investigations, le parti le FN avait notamment soutenu que la pratique était en fait largement répandue euh signalant des méthodes similaires dans d'autres parties. Et c'est à ce moment-là que la justice s'était penchée sur le cas de la France insoumise mais aussi du modè.

Jean-Luc Mélenchon a donc été auditionné, c'était en 2018 et puis depuis plus rien. Pourtant, comme nous l'apprend le Canard enchaîné, l'Office européen de lutte antifraude a rendu un rapport détaillé en 2021 sur les faits reprochés au leader de la France insoumise. On peut notamment y lire que le travail de certains assistants parlementaires était en fait focalisé sur l'assistance quasi personnelle de monsieur Mélenchon, ce qu'il avait d'ailleurs admis lors de son audition.

Et pourtant, la justice ne lancera pas de poursuite. Le volet français, en effet des investigations est beaucoup moins sévère. Les enquêteurs ont bien constaté une confusion des genre mais se disent dans l'incapacité de démontrer formellement la fraude.

Alors forcément la question qu'on se pose, c'est de savoir pourquoi d'autres formations politiques ont connu un procès que ne connaîtra pas la France insoumise. Alors l'ampleur est différente mais les faits reprochés sont similaires entre LFI, le modem et le RN. On parle dans les trois cas des détournements de fonds publics.

Concernant LFI, le préj le préjudice s'est estimé à un peu plus de 500000 €. C'est moins que pour le RN, mais c'est plus que pour le modè dont le patron François Bairou a est comparu devant la justice. Je vous rappelle qu'il a été relaxé en première instance François Bairou, mais il y a une procédure en appel qui est en cours.

Alors la question, c'est celle d'un éventuel traitement de faveur hein de de la justice vis-à-vis de Jean-Luc Mélenchon. C'est forcément la question qu'on se pose et que beaucoup vont se poser ce matin en découvrant cette information. Comment expliquer que la France insoumise soit le seul parti qui ne soit pas inquiété pour ces faits.

Comment comprendre que pour des faits similaires, d'autres responsables politiques pourraient subir des conséquences gigantesques XXL sur leur carrière carrière je pense bien sûr à Marine Le Pen dont l'avenir se joue le 7 juillet prochain devant la cour d'appel. Alors évidemment, les dossiers ne sont pas strictement les mêmes, mais la crise de confiance entre les Français et la justice jette la suspicion sur chacune des décisions de la justice. On a le sentiment finalement que du côté des juges, bah c'est un peu la loterie et c'est précisément pour cette raison que la judiciarisation de la vie politique, c'est un grand problème démocratique.

Disons-le très clair. Ni François Baou, ni Jean-Luc Mélenchon, ni Marine Le Pen ne devrait être empêché par la justice de se présenter à une élection. C'est aussi simple que cela.

L'édito de Thomas Bonnet : «Assistants parlementaires, une justice à 2 vitesses ?» — Jean-Luc Mélenchon · Pourquijevote