EN DIRECT - Marine Tondelier est l'invitée du Face à Face d'Apolline de Malherbe
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 35 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 73 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:28OuverteRéponse directe
À très court terme, on fait quoi, Marine Tondelier ?
- 2:29RelanceRéponse partielle
Est-ce qu'elle est mal fagotée ?
- 4:21OuverteÉludée
Il y a une autre solution immédiate qui permettrait de faire l'économie de 20 centimes par litre. C'est la suspension des certificats d'énergie.
- 5:44RelanceRéponse directe
Est-ce que la manière de financer cette transition, en demandant 20 centimes de plus qui s'ajoute à toutes les taxes qui sont déjà sur le carburant, est-ce qu'il ne serait pas possible de la suspendre pendant quelques mois ?
- 7:53ComplaisanteRéponse directe
Ce que je voulais simplement dire, Marine Tondelier, et ce qui me frappe, c'est que...
- 9:58OuverteRéponse directe
Comment vous réagissez ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:39Invité politiqueChiffre
« Sachant que les prévisionnistes nous annoncent que ça pourrait être 3 euros le litre d'ici Noël. »
- 0:55Invité politiqueFait
« On s'est mis dans une situation de vulnérabilité, parce que depuis le rapport du Club de Rome en 1972, on sait que la dépendance au pétrole crée des vulnérabilités. »
- 1:36Invité politiqueChiffre
« Il y a eu une aide d'urgence pour les gros rouleurs, donc pour les 3 millions de Français qui étaient ciblés. »
- 1:57Invité politiqueChiffre
« Il y a un chiffre qui est sorti hier. Il y a 30% des Français qui sont en précarité et mobilité. 17 millions de Français. »
- 2:08Invité politiqueChiffre
« Un plein de diesel, ça va vous coûter 83 euros en février. Aujourd'hui, c'est 116. Ça veut dire qu'entre 30 et 35 euros, ça bouge tous les jours. »
- 5:05Invité politiqueChiffre
« Ces CE, ils servent à 1 million d'opérations par an qui vont de changer le plus gros four électrique de notre pays, à Dunkerque, c'est une opération à 1 milliard d'euros dont la moitié est payée par les CE. »
- 5:18Invité politiqueFait
« à mettre une pompe à chaleur sur vous qui divisera votre facture par 3. »
- 6:33Invité politiqueChiffre
« Pourquoi aujourd'hui, en France, il n'y a que 38% des achats de nouveaux véhicules qui sont électriques, alors qu'en Norvège, c'est 95% ? »
- 7:20Invité politiqueFait
« Total, ils ont des bénéfices en ce moment records. »
- 7:35Invité politiqueFait
« Nous, M. Pouyanné, PDG de Total, on lui donne la Légion d'honneur. Eh bien, moi, je préférais qu'on le mette à contribution. »
- 8:20Invité politiqueChiffre
« Le fond vert divisé par 4 en 2 ans. »
- 9:10Invité politiquePromesse
« Je touche aux 1% des héritages les plus élevés, des héritages de plus de 3 millions d'euros, et que je taxe à 10% de plus. »
- 9:23Invité politiquePromesse
« J'ai 10 milliards par an. 15 milliards par an. J'ai 10 milliards en 2027 et 15 milliards par an à partir de 2028 jusqu'à 2040 pour financer la grande transition. »
- 10:15Invité politiqueChiffre
« Vous savez que tous les ans, on a 63 milliards de recettes en moins dans le budget de l'État à cause des cadeaux fiscaux qu'ils ont faits. »
Temps de parole
- Marine Tondelier58 %
- Présentateur26 %
- ?11 %
≈ 23,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Il est 8h29 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV. Bonjour Marine Tondelier. Bonjour Madame Le Maire. Merci de répondre à mes questions ce matin. Vous êtes candidate à l'élection présidentielle, vous êtes secrétaire nationale des écologistes. Vous serez à l'Elysée dans deux heures, convoquée par Emmanuel Macron ainsi que les autres chefs de parti, avec un objectif, dit-il, parler de la situation internationale et de ses conséquences nationales. On est au cœur de tous les sujets. Le budget, l'essence, la vie chère, une colère qui gronde. Je voudrais d'abord vous interroger sur ce litre de gasoil qui a battu un nouveau record et l'essence qui bat également des records.
À très court terme, on fait quoi, Marine Tondelier ?
Sachant que les prévisionnistes nous annoncent que ça pourrait être 3 euros le litre d'ici Noël. Alors, en fait, on a devant nous pas mal de solutions qui sont brandies par les partis les uns et les autres. Celles et ceux qui vous disent qu'il y
en
a une qui est facile et magique vous mentent. Moi, je le dis très sincèrement. On s'est mis dans une situation de vulnérabilité, parce que depuis le rapport du Club de Rome en 1972, on sait que la dépendance au pétrole crée des vulnérabilités. Et avec des décennies d'inactions pour essayer de trouver un autre chemin énergétique, en fait, on s'est mis en situation de surendettement climatique. On vit à crédit sur la planète et les ménages, les entreprises, les collectivités se surendettent parce qu'ils doivent payer du gaz de plus en plus cher, du pétrole de plus en plus cher et qu
'ils
ne s'en sortent pas. Donc ça,
c
'est le fait de ne pas avoir écouté des écologistes pendant des années. Ça,
c
'est poser le décor, en effet, et le contexte. Je trouve important de le faire parce que c'est aussi une question de sécurité nationale et on le voit aujourd'hui, d'où l'objet de la réunion tout à l'heure. Ensuite, sur les mesures qui sont proposées, il y a eu une aide d'urgence pour les gros rouleurs, donc pour les 3 millions de Français qui étaient ciblés.
C
'était 100 euros une fois si vous apportiez des bons justificatifs. Ça devait viser 3 millions de Français. Aujourd'hui, il n'y
en
a que 1 million qui l'ont effectivement reçu. Et je ne
pense pas...
Et
qu
'ils
l
'ont
même demandé. C'est-à-dire qu'en fait, il y
a
beaucoup de Français qui ne savent même pas ou qui n'ont même pas le
courage de
se lancer dans le processus. Et je ne pense pas qu'il n'y
a
que 1 million de Français qui sont en difficulté sur l'essence. Il y a un chiffre qui est sorti hier. Il y a 30% des Français qui sont en précarité et mobilité. 17 millions de Français. Donc on voit bien que ça rate. Moi, ce que je dis, c'est que si je regarde les chiffres, un plein de diesel, ça va vous coûter 83 euros en février. Aujourd'hui, c'est 116. Ça veut dire qu'entre 30 et 35 euros, ça bouge tous les jours. De plus, par plein. Entre 30 et 35 euros de plus. L'aide de 100 euros que vous touchez une fois,
elle
vous couvre le surplus de 3 pleins. Et donc si vous êtes infirmier libéral et que vous faites 100 km par jour, donc 6 litres en moyenne, en fait, ça vous
aura pas emmené bien loin. Sur cet aide,
gros rouleur, le ministre du Commerce, me semble-t-il, a annoncé ce matin, en tout cas l'un des
ministres de Bercy, a
annoncé ce matin que cet aide, gros rouleur, elle sera bel et bien prolongée, qu'elle sera prolongée jusqu'au-delà du 30 septembre, dit-il. Et effectivement, on a l'impression qu'à chaque fois, ils attendent la dernière minute pour dire que ce sera prolongée.
Mais attention, prolongée, ça veut pas dire qu
'ils la remettent.
C
'est celui qui l'a déjà
eu,
qui
a déjà
eu ces
100 euros.
Est-ce qu'il va la prier à nouveau ?
Non, c'est prolongation de l'aide. Mais enfin, au moins, ça permettra peut-être aux plus de 2 millions, semble-t-il, qui y auraient droit et qui pourraient y prétendre,
de la demander. Je vous annonce
avec certitude que ça ne va pas suffire pour beaucoup de Français qui sont en situation de précarité énergétique, de précarité mobilité. Il y a quand même un Français sur 6 aujourd'hui qui ne mange pas à sa faim. C'est là qu'on en est. Attendez, ça veut dire que
non seulement ça va pas suffire, c'est ce que vous dites, mais au fond, jusqu'à présent, cette aide, elle n'a en effet pas touché ce qu'elle devait toucher. Est
-ce qu'elle est mal
fagotée ? Mais est-ce qu'elle ne répond pas de toute
façon
à la demande ? Mais c'est ce qui se passe quand vous désossez les services publics. Les gens, ils n'ont même plus de guichet à côté de chez eux. On leur demande de tout faire par Internet pour des personnes qui, des fois, ne sont pas à
l
'aise aussi sur ces procédures, avec des sites qui bug la moitié du temps, avec des procédures qui sont longues, avec des pièces à apporter, avec une forme de stigmatisation, la manière dont fonctionnent les services publics. Et moi, je dis ça, je n'attaque pas les fonctionnaires. Ils disent la même chose que moi. Ne fonctionnent pas non plus. Donc, en fait, on est en train de perdre les gens. C'est ça qui est en train de se passer. Et je le dis, c'est une question de pouvoir d'achat, c'est fondamental. Mais c'est aussi une question, à la fin, de rétrécissement social. C'est
-à-dire
que
c
'est des gens qui ont renoncé à quelques jours de vacances cet été, qui renoncent à un emploi, qui renoncent à une activité sportive pour leur enfant parce que c'est trop loin, qu'ils ne pourront pas payer, ou qui renoncent même à des repas de famille en disant « Voilà, ce week-end, 4 heures de route pour un repas, j'aurais beaucoup aimé vous voir, mais là, on n'a pas les moyens. » C'est ça qui est en train de se passer,
c
'est le délitement social aussi de notre pays derrière.
Il y
a une autre solution immédiate et qui permettrait de faire l'économie de 20 centimes par litre. C'est la suspension des certificats d'énergie. Les certificats
d'énergie.
Ce n
'est
pas seulement la proposition de M. Retailleau,
c'est la proposition
de Michel-Édouard Leclerc qui estime que ce serait le plus efficace, le plus immédiat pour le
pouvoir d'achat des Français. C'est sûr, c'est qu
'il ne
va
pas prendre sur ses marges, il va les prendre sur
les crédits.
Non, mais il n'y a plus de marges. On peut en rire autant qu'on veut. Non, non, mais honnêtement, je
crois,
franchement, on peut
le dire,
on
l'a fait
le cas plus dans tous les sens. Sur les marges de la grande
redistribution, on en reparlera quand
vous voulez. Il y a des marges ailleurs,
mais en tout cas sur l'essence, il
n'y en a
pas. M. Leclerc a des marges, je vous l'annonce. Vous pourrez me poursuivre pour mensonge en politique, vous verrez que j'ai raison. Deuxièmement,
sur les crédits... Ces CE,
ils servent à quoi ?
Ces
CE, ils servent à 1 million d'opérations par an qui vont de changer le plus gros four électrique de notre pays, à Dunkerque, c'est une opération à 1 milliard d'euros dont la moitié est payée par les CE, à mettre une pompe à chaleur sur vous qui divisera votre facture par 3. Et ces politiques-là, isoler les logements, changer votre poêle à foule, etc., ça fait à la fin qu'on sera plus ou moins dépendants de la Russie et de ce qui se passe au Moyen-Orient. Donc si on supprime la transformation de notre société qui a pris 30 retards pour financer les aides d'urgence, alors on est mort.
Parce que des chèques de 100 euros pour compenser la hausse, il va falloir en donner beaucoup dans les 20 prochaines années.
Est-ce que la manière de financer cette transition, en demandant 20 centimes de plus qui s'ajoute à toutes les taxes qui sont déjà sur le carburant, dans un moment où, en effet, comme vous le disiez, chaque centime compte sur le litre d'essence, est-ce qu'il ne serait pas possible de la suspendre pendant quelques mois en disant « Écoutez, dans le contexte actuel, on ne peut pas faire payer ceux que vous citiez tout à l'heure, c'est-à-dire, en effet, ces parents qui renoncent à des activités pour l'enfant, qui renoncent à... » Si vous... Immédiatement, ça pourrait être en état dès lundi. Dès lundi, parce que
ça ne
suffit que d'un décret.
20 centimes de moins par
litre.
On
regarde toujours vers ce qui va toucher les plus vulnérables des Français, ceux qui ont besoin de cette aide, pour isoler leur logement, changer de voiture, leasing social.
Pourquoi... Ah non, mais là, c'est des difficultés qu'on s'invite parce que vous venez de parler de la difficulté de ceux qui n'ont pas le moins de faire le
plein. Pourquoi aujourd'hui, en France, il n'y
a
que 38% des achats de nouveaux véhicules qui sont électriques, alors qu'en Norvège, c'est 95% ? Si demain, vous donnez aux travailleurs de Picardie, qui est à 100 km par jour pour aller travailler en infirmie libérale un véhicule électrique, vous le sauvez tout
de suite.
Oui,
mais j'ai envie de vous dire,
si vous lui dites demain qu'il a 20 centimes de moins sur son litre, il va être quand même très content. Il paiera quand même les autres centimes et ce sera beaucoup plus cher qu'une
charge électrique. Ce sera toujours ça, 20 centimes de moins. Ce que je vous dis, Mme
Demerbe, c'est que comme on regarde toujours du côté, on va le voir sur le budget, des précaires, des malades, des retraités, des travailleurs, ok, mais on
ne
regarde jamais du côté de ceux qui
s
'engressent, qui font de cette crise énergique un tiroir caisse.
Je
ne comprends pas. Total. Je vous
explique, Mme Demerbe. Mme Demerbe, laissez-moi terminer, vous
comprendrez. Laissez-moi terminer, vous comprendrez. Là où il faut aller chercher l'argent, c'est chez les ultra-riches. Pourquoi on ne le fait pas sur cette crise ? Total, ils ont des bénéfices en ce moment records. Ils s'engressent comme s'ils avaient un tiroir caisse à partir de cette crise. Pourquoi on ne
va
pas chercher là ? Pourquoi l'Italie l'a fait ? Pourquoi l'Espagne l'a fait ? Pourquoi nous, on ne le fait pas ? Nous, M. Pouyanné, PDG de Total, on lui donne la Légion d'honneur. Eh bien, moi, je préférais qu'on le mette à contribution. Non pas... Enfin, c'est quand même évident. Nous, notre mesure, c'est de regarder la moyenne des profits qu'il faisait les années d'avant. Donc, on prend les profits qu'il fait en plus et on les taxe à 66%.
Ça
nous fait de l'argent pour payer ces
mesures
d'urgence. Ce que je voulais simplement dire, Marine Tandelier,
et
ce qui me frappe, c'est que... Je
suis très bien compris ce que vous vouliez dire. Votre
exemple de la personne modeste qui renonce à aller déjeuner en famille le dimanche parce que le plein est trop cher.
Vous l'opposez
ensuite, alors que la
problématique est la même. Madame de Malherbe, vous
avez regardé le budget environnement de l'État ? Oui. Sur MaPrimeRénov', sur le leasing social, des mesures qui auraient aidé les Français tout de suite sur leur pouvoir d'achat. Tout a été dégradé. Le fond vert divisé par 4 en 2 ans. Et donc, aujourd'hui, on en est là. Et on dit, la solution, c'est qu'on va encore couper ce qui peut financer des mesures pour aider les Français. Et donc, du coup, on ne fait pas les mesures de moyen et de long terme. Et ça peut durer longtemps. En 2022, début de la crise en Ukraine, on va tout changer, on va y élever les gens. On a compris, c'est définitif.
Et on se refait surprendre tous les 6 mois sans n'avoir rien avancé sur les mesures de transition effectives. Donc, nous, on veut aussi financer une grande transition énergétique sur la grande transmission, c'est-à-dire les 9 000 milliards d'euros qui, d'ici 2040, vont changer de génération par les héritages puisque la pyramide des âges fait qu'il y aura des flux successoraux immenses. 9 000 milliards d'euros d'ici 2050. Ça veut dire quoi ? Vous voulez augmenter les
prêts de succession ? Eh bien,
je ne touche pas à 99% des héritages parce que les Français qui ont travaillé veulent pouvoir donner ça à leurs enfants. Je touche aux 1% des héritages les plus élevés, des héritages de plus de 3 millions d'euros, et que je taxe à 10% de plus. Et sur les 0,1% des héritages les plus élevés, plus de 13 millions d'euros, je les taxe à 10% encore de plus, 20% en plus. Et je supprime des niches successorales inutiles et qui ne favorisent que des ultra-riches. Eh bien, j'ai 10 milliards par an. 15 milliards par an. J'ai 10 milliards en 2027 et 15 milliards par an à partir de 2028 jusqu'à 2040 pour financer la grande transition. Et ça a du sens.
Parce que c'est aussi de l'héritage de dire « Moi, je m'occupe des générations futures ». Ça,
on sait le
faire. On le propose depuis des semaines. Que fait le gouvernement ?
Gèle du point d'indice, notamment, baisse des APL parmi les pistes évoquées par le gouvernement pour faire les 54 milliards d'euros d'économie qui, disent-ils, permettraient simplement au moins d'essayer d'être
à
peu près dans les clous d'un 5% de déficit de l'État. Comment vous réagissez ? Jusqu'au bout, ils n'auront
pas reculé. Jusqu'au bout. Ils nous auront vendu une politique de l'offre qui favorise soi-disant les entreprises des ultra-riches et qui devait ruisseller sur tout le monde. Il n
'y a
jamais autant de pauvres dans ce pays. Et donc là, leur solution magique, c'est de faire des économies. Je rappelle qu'ils veulent faire 54 milliards d'économies.
Parce
que vraiment, ils n'ont pas le choix. Vous savez que tous les ans, on a 63 milliards de recettes en moins dans le budget de l'État à cause des cadeaux fiscaux qu'ils ont faits. C
'est
la Cour des comptes qui le dit. Donc déjà, je voulais mettre en parallèle ces deux chiffres. S'il n'y avait pas eu les cadeaux fiscaux, on n'aurait pas besoin de faire ces efforts. Et donc, il faut faire des efforts. Ok, je peux l'entendre. Mais du coup, qui doit faire les efforts ? Les ultra-riches qui n'ont jamais été aussi peu taxés ces dernières années, qui n'ont fait aucun effort de plus du mandat, ou celles et ceux qui ont trinqué dans chaque budget, c'est-à-dire les gens qui ont l'APL, les aides-logements, donc les précaires et les jeunes, les malades. Là, on aura fait les franchises médicales et on va ajouter maintenant une taxation sur les arrêts maladie.
Enfin, on va désavantager par rapport à la situation actuelle les
arrêts maladie. Les 2 milliards sur les arrêts maladie, voilà ce que dit le Premier ministre. Les
retraités, de mieux en mieux. Les fonctionnaires, évidemment, c'est tous les ans. L'allocation de rentrée scolaire aussi, qui est ciblée. Les étrangers, ça évidemment, c'est tous les ans. Et même maintenant, ils ciblent les rentes des énergies renouvelables, qui comme chacun sait, sont le vrai problème.
Dans
ce pays, on fait trop d
'énergie renouvelable. Mais Marine
Tondoli ? Ça n'a aucun sens. C'est injuste et ça ne pourra pas bien se terminer. Vous savez, moi, je vais accoucher dans 7 jours et je me rappelle avoir accouché en décembre 2018 en pleine marche climat et en pleine crise des gilets jaunes.
Et
les ronds-points, dans quelques jours, vous verrez, seront réoccupés. Et ce rond-point, c'est une belle métaphore du mandat de Macron, en fait. Parce que la France, elle a tourné
en rond. Ils seront
réoccupés. Il y a une faille spatio-temporelle
dans cette affaire. Pour vous, Marine Tondelier, on
tourne en rond. C'est
retour vers le futur. Est-ce que vous le
constatez ou est-ce que vous l'espérez ? C'est-à-dire, par exemple, Fabien Roussel, qui était mon invité cette semaine, disait qu'il faut se mobiliser. Il faut descendre sur les ronds-points. Il faut
même faire une révolution. Moi, j'étais avec
ma poussette sur un rond-point quelques jours après mon accouchement en décembre 2018.
Et vous
le serez à nouveau,
si je le pose, dans quelques semaines ? Je ne pourrais pas
faire des déplacements dans toute la France immédiatement. Mais aller au bout de ma rue sur le rond-point, soutenir les personnes qui luttent pour leur pouvoir d'achat et pour leurs conditions d'existence, c'est une question de dignité. Et ça ne peut plus tenir ces inégalités.
Il y a deux mobilisations.
Il y a effectivement cette mobilisation qui commence à se faire sentir qui pourrait être une mobilisation, en effet, sur les ronds-points. On va parler aussi des pêcheurs dans un instant. Et puis, il y a un appel à une journée, une grande journée noire, une grande journée d'action par les syndicats le 29 octobre prochain. Vous
allez me
parler de la journée de la marche climat du 26 septembre à laquelle j'appelle
tout le monde. Allez aussi. Et si je n'étais pas
encore à coucher, ce qui devrait être le cas normalement, j'y serai à Arras.
Le
29 octobre, un appel à la mobilisation, à la grève. Est-ce que ça aussi, il faut le faire, une vraie journée noire
?
Écoutez, moi, je soutiens la grève des pompiers, je soutiens les mouvements des agriculteurs,
je
soutiens les mouvements des pêcheurs avec qui j'étais à Boulogne lundi matin, je soutiens les gilets jaunes, je soutiens évidemment la marche climat à laquelle j'aimerais être le 26 septembre, mais c'est vraiment le jour où je suis censée accoucher. Je serai de tous ces mouvements parce qu'il faut qu'en haut, ils entendent qu'ils nous en aient dans une impasse et que quand on est dans une impasse, soit on dit, je continue à avancer mais on va continuer à se taper le mur, soit on fait demi-tour et on retourne vers la lumière. Ce pays a besoin de justice, ce pacte ne tient plus.
Vous savez, on peut dire, ah mais moi j'ai la liberté de prendre mon jet privé comme donne prenne le métro, moi j'ai la liberté de baisser les impôts pour les plus riches. Oui, tout le monde est libre, mais quand votre liberté, elle contraint les conditions d'existence de tous les autres, ce n
'est
plus une liberté, c'est un privilège et moi je suis pour l'abolition des privilèges
climatiques. Vous dites que vous soutenez la colère des pêcheurs, vous l'avez vu, à
un
certain nombre de ports, à Sète, à Nice, à Toulon. Le carburant, ils disent que ce n'est que la goutte d
'eau
qui fait déborder le vase et en réalité, leur grief, lorsque vous les écoutez, c'est notamment à l'encontre de Westmed. Westmed,
c
'est quoi ? C'est une réglementation environnementale qui vise à restaurer le stock de poissons et à imposer une pêche durable. Mais pour ce faire, ils reçoivent des instructions régulièrement de Bruxelles sur les quotas de pêche, sur le nombre de jours en mer, sur quelles zones ils peuvent aller pêcher et avec quel maillage. Leur véritable grief, c'est ça.
Ce
n'est pas exactement que ça. Moi, je vous savais, j'ai passé une nuit sur un chalut, sur un langoustinier pour faire une marée. C
'était où ? C
'était à Lorient il y a quelques mois
avec Damien Gérard. Là, moi,
je vous parle de Westmed,
c'est la lundiéranée. Ils ont d'autres
problèmes sur d'autres
quotas. Ils ont d'autres problèmes, on est d'accord. Je
suis allée au sommet des océans à Nice il y a quelques mois. J'étais à Boulogne parce qu'on a sorti notre livret sur le littoral et la pêche lundi matin à Boulogne qu'on préparait depuis longtemps. Il y a aussi un sujet de concurrence déloyale parce que ceux qui sont vraiment en difficulté aujourd'hui, ce n
'est
pas les très gros. C'est les artisanaux, ceux qui pêchent le long des côtes et qui sont concurrencés par des énormes bateaux. J'avais un pêcheur du Pas-de-Calais à Fallenaire en pleurs au téléphone qui avait entendu sur la radio et il avait capté une conversation d'un énorme bateau qui avait en une nuit pris ce que lui prenait en un an.
En fait, c
'est toujours
pour vous le problème des gros. Mais là,
j'ai l'impression qu'il y a une solidarité
des pêcheurs sur cette question-là et moi,
je
vous interroge sur Westmed.
Je veux bien que vous
me parliez d'autre chose. On peut se dire tout ce qu'on veut. La ressource halieutique dans la mer du Nord, c'est 90% des grands poissons qui ont disparu. Donc on peut dire enlever les quotas, on peut tout pêcher,
on
peut faire qu'il y ait 100% de disparition, la pêche n'ira pas mieux. Moi, ce que je dis, c'est que tant qu'on n'empêche pas ces énormes bateaux qui ne sont pas français de pêcher le long de nos côtes, nous, on veut interdire dans la limite des 12 000 marins ces bateaux de plus de 12, de plus de 25 mètres de pêcher parce qu'ils prennent les ressources des petits et que c'est une concurrence totalement
déloyale. Mais Marine, vous oubliez, j'ai un truc que c'est un dialogue de sur le pêcheur de ce dernier jour.
Le quota vient de bouger parce qu'en fait, la ressource de ton rouge avec les perturbations climatiques et les régénérations parfois, elle est en train de bouger. Ces quotas, ils sont amenés à bouger tout le temps mais il
y a
un effet retard dans l'administration souvent entre le
mouvement... Je vous laisse
dérouler mais en fait, vous ne parlez pas de la même chose. Si, je vous parle des quotas.
Vous me parlez des quotas, je vous parle des quotas. Je vous
parle de la colère des pêcheurs depuis trois jours
qui est très concentrée sur Westmed. Non, je voudrais savoir que c'est de la faute des écologistes.
Si vous estimez, eux, estiment que en partie, c'est la faute, en partie,
mais la difficulté
à laquelle il faut face, c'est en partie due aux normes qui leur sont imposées pour des raisons écologiques.
Oui, mais en fait, vous mélangez les problèmes. Moi, je peux vous dire ce matin, la sécheresse, c
'est
de ma faute, la canicule, c'est de ma faute, le prix de la
cavernance, c'est de ma faute. Ils ne vous disent pas que la question du stock de
poissons, c
'est
de votre faute. Ce n
'est
pas ça la réalité et vous le savez très bien au fond de vous. Ils disent,
vous les avez
écoutés.
On peut dire
que l'écologie est le bouc émissaire de tous les problèmes de ce monde. Ce n'est pas vrai. si on nous avait écoutés depuis des décennies, on n'en serait pas là. Vous le savez, je le sais et tout le monde le
sait. Mais ce n'est
pas moi qu
'il
faut le dire.
Ce que je veux dire, c'est que moi, j'ai entendu les pêcheurs depuis trois jours et c'est exactement ce qu
'ils expriment. Et donc, sur le fait de les accompagner, on le fait tous
les jours.
Est
-ce que Westmed, est-ce que les normes
environnementales qui pèsent sur les pêcheurs ne sont pas excessives ?
Aujourd'hui, ils disent, moi, je voudrais juste sortir en
mer.
Je ne sais pas si vous avez une
idée de
ce
que c'est. Avant Westmed, ils pouvaient théoriquement travailler jusqu'à 230 jours par an.
Depuis 2026, le
plafond qui leur est imposé,
c
'est 104
jours par an.
Madame
Malherbe, écoutez
moins
bien. L'écologie populaire que je porte,
c'est pas elle qui écrit ses normes, c'est pas elle qui gère l'Europe et c'est pas elle qui gère ce pays.
Ce n'est pas nous qui les
avons prises. L'écologie populaire que je porte dans cette campagne présidentielle a un principe fondamental. On ne demande pas les mêmes efforts, on n'impose pas des mêmes contraintes à des personnes qui n'ont ni les mêmes ressources, ni les mêmes alternatives, ni la même responsabilité dans le problème. Et c'est pour ça que je vous dis depuis tout à l'heure les plus gros varions les... Enfin, différencions les dispositifs selon qu'on est un pêcheur artisanal ou un très très gros qui trouvera toujours des alternatives, qui a déjà diversifié des activités et qui n'est pas en danger de disparaître dans les semaines qui viennent.
Si c'est dur à comprendre pour vous, alors je peux le répéter, mais vraiment, l'écologie n'est valable que si elle est juste. Et vous me parlez de dispositifs que je n'ai pas mis en place,
qui n'aurait pas fait comme ça parce qu'il n'y a rien de... Non, non, non, non, stop, stop, stop, il
n'y a rien de pire que l'écologiste quand elle n
'est
pas faite par des écologistes. Parce que l'écologie qui n'est pas faite avec de la justice sociale n'est pas acceptable. Je l'ai toujours portée, mon mouvement aussi, donc ça suffit d'expliquer que c
'est
de la faute des écologistes. Je pense qu'il faut une convergence des luttes entre les écologistes, les agriculteurs, les pêcheurs, que j'ai toujours prôné et que je mets en oeuvre
sur le thème. N'hésitez pas, Marine Tondelier, à aller le leur dire. Ils sont effectivement dans les
ports de Méditerranée.
Marine Tondelier, Edouard Philippe hier annonce une sécurité climatique. Ça sera une grande ambition s'il est président.
Vraiment très rassuré.
Ça ne vous a pas rassuré ? Déjà parce que je vous ai dit que l'écologie, quand elle n'était pas mise en place par des écologistes, était quand même dangereuse parce que des fois elle est faite. Dangereuse ? Oui parce que...
Ça veut
dire que vous ne voulez pas que les autres soient écolos
?
Non, ça veut dire que... Vous
êtes
la seule à avoir le droit d'être écolos. Madame de Malherbe, si je peux terminer ma phrase. Premièrement, j'ai remarqué que tout le monde était écologiste depuis cet été. C'est le concours de celui qui l
'est
le plus, surtout entre ceux qui l'étaient le moins, trois mois avant et qui ont fait des mesures délétères pendant des années. C'est tant mieux. Notre sujet est devenu central. Il était temps. Mais vous savez, c'est par vague. C'est très bien que dans six mois, comme il y a six mois, on dira en même temps de parler moins d'environnement. Vous perdez des voix à chaque fois. Ce n
'est
pas un sujet. Franchement, pédale douce, parlez des autres sujets. Deuxièmement, on parle de Jean qui est arrivé en septembre avec un plan d'adaptation. Nous, nous l'avons sorti en juin. Un plan d'adaptation de 7 milliards en
juin. Marie-Tourdelieu, un plan d'adaptation de
2 milliards
en juin.
Vous connaissez Jean
-Marc Jancovici
? Vous connaissez Jean-Marc
Jancovici ? Vous allez
me faire à chaque fois. Donc on va parler du
nucléaire, de tout ça. Ce
n
'est
pas ça. C'est que Jean-Marc Jancovici lui-même, à qui un jour, je posais la question de savoir pour qui il allait voter, c'était au moment des Européennes, avait laissé comprendre qu'il ne voterait pas pour vous, qu'il
ne voterait pas pour les écologistes. Parce qu'il estimait parfaitement et il estimait justement que l'écologie
patissait de
l
'écologie politique.
Mais peut-être que sur l'Europe, on peut se dire aussi que l'écologie, elle n
'a
pas été bien portée par Ursula von der Reyen, qui a fait les mesures écologiques sans les mesures d'accompagnement.
Je vous l'ai déjà dit. Est-ce que Jean-Marc Jancovici est écologique ? Est-ce que Jean-Marc Jancovici est écologique ? Je ne vais pas me faire
une interview sur Jean-Marc
Jancovici. Je vais me demander
sur
Edouard
Philippe. Edouard Philippe, avec un plan baignade, un plan montagne, un plan c'est plein de plans, on ne
sait
même pas ce qu'il
y a
dedans, et une journée de conscience écologiste, de prévention dans le pays. Ça ne servira à rien. Il faut des mesures justes qu'il ne portera pas parce qu'il est de droite et que sa politique était injuste et des mesures fortes, rapides, dont je n'ai toujours pas compris comment
il est financé. Je vous repose la
question. Est-ce que Jean-Marc Jancovici
est écologique
? Je l'ai déjà rencontré. On a des points d'accord, des points de désaccord.
Est-ce qu
'il est écologique ? Vous savez, je n'utiliserai jamais mon temps de parole pour dire du mal d'une autre personne qui porte
l'écologie ?
Je
vous demande juste de savoir si, par vos yeux, il est
écologiste. Je ne vous répondrai pas à cette question de m'intéresse pas. On n
'en
parle en privé.
On travaille
ensemble sur des choses. On n'est pas d'accord sur le reste. Vous ne
dites
pas Jean-Marc Jancovici,
écologiste. Vous ne
lui donnez pas
cette appellation écologiste. Mais
tant mieux si tout le monde est écologiste. Les chasseurs disent qu'ils sont premiers écologistes de France. Les agriculteurs sont les
premiers écologistes de France. Vous comparez Jean-Marc Jancovici
avec chasseurs
?
Tout le monde est écologiste.
C
'est parfait, Madame de Mellert. Tout va très bien.
Et Edouard
Philippe est écologiste puisque j'ai bien compris que c'est ce que vous vouliez que je dise aussi avec son
super
plan d'adaptation qui ne nous emmènera pas
très loin.
Non mais attendez,
vous
mélangez tout. Non,
non, moi
je ne peux pas laisser dire ça. Vous mélangez tout. Je
vous demande une
question. C'est une figure de l'écologisme et vous
n'êtes pas capable de prononcer cette phrase sans ironie. Madame de Mellert, Jean-Marc Jancovici, écologiste, je vous ai dit que je ne dirai jamais du
mal d'un autre écologiste
à votre antenne. Vous
ne voulez pas dire du mal mais vous n
'avez pas dit parce que ce n'est pas vous qui écrivez mes phrases. Mais vous n'avez pas dit Jean-Marc Jancovici est écologiste. Vous savez, Madame de Mellert,
la prochaine fois, vous mettez un prompteur comme ça je lirai ce que vous voulez que je dise et puis il n'y
aura
pas de problème. Je
suis frappée par votre mauvaise foi. Votre
mauvaise foi est inouïe. Jean-Marc Jancovici est écologiste, ce n
'est
pas très compliqué à dire, non ?
Jean
-Marc
Jancovici est écologiste.
Oh bah dis donc, vous le dites tout bas.
Et
avec beaucoup d'ironie,
il l'appréciera. Il est 8h50, votre choix de dire que Jean-Marc
Jancovici n'est pas, enfin de ne pas vouloir dire qu'il est écologiste.
Il est 8h50. Madame de Mallerbe est écologiste, je l
'ai
réussi à le dire.
Je ne
vous
avais pas posé la question mais si vous voulez le dire, je suis ravie de le prendre.
Il
est 8h50.
Les Français sont écologistes. Et
on poursuit évidemment sur BFMTV avec toutes les questions qu'on vient d'évoquer, avec la question du prix de l'essence, du prix du gazole, avec ces aides qui sont un échec, et
qu
'on en parlait à l'instant, parce que seule la moitié des Français qui peuvent prétendre toucher les aides gros rouleurs l'ont même demandé. Et alors qu'elles sont un échec, le gouvernement dit on va les prolonger. Et c'est dans ce contexte que Sébastien Lecornu demande. Un effort colossal, 54 milliards d'euros pour le prochain budget. Et on va revenir aussi sur cette vidéo hallucinante, vous allez la voir dans un instant, qui a été tournée à Vénitieux, près de Lyon. Des armes à feu du trafic de drogue à ciel ouvert, en plein jour, presque sans aucun complexe, vous le verrez dans un instant.
C
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