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Discours / meetingPierre Bédier· 22 octobre 2025 12 minAutoproduitFond programmatiqueÉconomie & entreprisesÉducation & rechercheInstitutions & élections

Discours de Pierre BÉDIER - Inauguration du Campus de l'Innovation Mines Paris - PSL

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 95 %Attaque 3 %Défensif 2 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 8:00Pierre BédierChiffre
    « Depuis 2019, nous avons investi plus de 220 millions d'euros dans l'enseignement supérieur, la recherche et l'innovation. »
  • 8:30Pierre BédierChiffre
    « 13000 m carr laboratoires d'excellence plus de 700 chercheurs. »
  • 11:00Pierre BédierFait
    « Ce qui fait la richesse des nations, c'est leur capacité à innover. »
  • 12:00Pierre BédierFait
    « La science est le moteur de l'emploi, de l'attractivité et de la souveraineté. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

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Pierre BEDIER

à monsieur Pierre Bédier, président du département des Yvelines. Monsieur le préfet, cher Frédéric, madame la sénatrice, jeune ancien ministre et euh et monsieur le sénateur, madame la présidente de région et présidente de l'établissement public d'aménagement du plateau de sa clé et à ce titre je remercie aussi l'ensemble de vos collaborateurs.

Mesdames et messieurs les conseillers départementaux, alors pour vous, je vais avoir un petit mot particulier puisque c'est quand même vous qui m'avez fait confiance, pas simplement à Méisant, mais c'est surtout en me faisant confiance, en votant le budget substantiel, ça a été dit, de cette opération qui ne rentrait pas dans l'émission traditionnelle d'un département, mais vous avez su comprendre l'importance que ça avait pour le département mais j'y reviendrai tout à l'heure et donc je veux à cette occasion en vous saluant vous dire toute ma reconnaissance. Je salue bien entendu le président du conseil d'administration et le directeur général de de l'école des mines.

Et en les saluant, je salue l'ensemble de celles et ceux qui travaillent avec eux ou qui sont chercheurs, tsur alternants. Enfin bon, j'ai compris qu'il y avait ici un peu de nombreuses catégories. Je salue bien entendu l'ensemble des partenaires de Satori euh et de ce plateau de Satori qui est la perle de Versailles. Donc je salue monsieur le maire de Versailles pardon que je je ne voyais plus caché qu'il était derrière derrière la sénatrice pour le remercier lui aussi de nous avoir accompagné dans les choix architecturaux que nous avons voulu à cette occasion. Et en saluant monsieur le maire, je salue l'ensemble des partenaires civils et militaires du château du château pardon du plateau.

Euh c'est vrai que bon si je commence à parler du château devant le maire de Versailles, il va dire vraiment il m'aura tout fait celui-là. Euh et donc euh euh je veux là aussi dire combien je les remercie euh d'avoir accepté euh d'avoir accepté d'être d'être présent euh euh aujourd'hui. Euh en dépit des apparences, je ne suis pas venu ce matin euh pour vous parler de recherche. D'abord parce que je n'y connais rien et ensuite parce que l'excellent Grefroid Beauauvalis l'a fait avant moi et parfaitement. Si je suis ici ce matin, c'est pour vous parler de l'audace des territoires, de leur capacité à agir, de leur volonté de construire, de leur pouvoir de transformer.

Certains territoires racontent l'histoire d'un pays. Satori en fait partie. Depuis 3 siècles et demi, ce plateau accompagne l'ambition et le génie français. Louis XIV y a exploité cette terre. Napoléon y a rassemblé ses troupes. La trè République y a forgé sa défense. Au 20e siècle, l'armée française y construit un pôle majeur d'innovation et d'expérimentation. Hier, Satori était le symbole de notre puissance militaire. Aujourd'hui, Satori devient le symbole de notre puissance scientifique. Cette trajectoire n'a rien du hasard. Elle relève d'une volonté d'un parti prix.

Au conseil départemental des Yvelines, nous avons choisi d'investir dans ce campus magnifique et d'associer nos forces à un partenaire académique de premier plan. Pas pour faire joli sur la carte des campus, mais parce que les mines incartent ce que nous aimons, l'excellence, la rigueur, la connaissance, l'innovation. Accueillir un établissement aussi prestigieux est évidemment une fierté, mais c'est surtout l'aboutissement d'une vision. Faire de Satori le complément naturel de sa clé, monsieur le président, l'aboutissement d'une ambition, placer les Ivelines au cœur de l'économie de la connaissance et le résultat d'un choix celui de privilégier l'intelligence.

Depuis 2019, nous avons investi plus de 220 millions d'euros dans l'enseignement supérieur, la recherche et l'innovation. Mont université, X camp Campus à Saint-Germain lais, Science Po également à Saint-Germain en lais et aujourd'hui les mines de Paris. Sur ces 220 millions, 100 millions madame la sénatrice ont été consacrés à Satori 13000 m carr laboratoires d'excellence plus de 700 chercheurs. Cet argent ce n'est pas juste de l'argent dépensé, c'est de l'avenir que nous finançons. Et permettez-moi de le dire, c'est probablement l'investissement le plus rentable de la décennie. Il ne s'amortit pas, il se démultiplie. Le nouveau prix Nobel d'économie, Philippe Agon l'a rappelé.

Ce qui fait la richesse des nations, c'est leur capacité à innover. Je partage pleinement cette conviction. Favoriser l'excellence scientifique est une priorité économique absolue. La science est le moteur de l'emploi, de l'attractivité et de la souveraineté. Grâce à ce campus, les entreprises ivelinoises trouveront des débouchés, les start-ups des incubateurs, les chercheurs en lieu d'expérimentation. C'est un cercle vertueux que nous avons voulu mettre en mouvement à l'échelle de notre territoire. D'ailleurs, la France a besoin de territoires en mouvement, des territoires faiseurs, des territoires capable d'agir, d'investir, d'innover.

Le département des Yvelines n'a pas attendu la future exréforme territoriale pour le prouver. Depuis des années, nous engageons nos équipes et nos moyens dans des projets qui ne relèvent pas, monsieur le préfet, a priori de nos compétences et nous ne demandons la permission à personne. Simplement, nous prenons l'initiative avec pour seul boussole l'intérêt de notre territoire et de ses habitants. Et entre nous, si certains trouvent cela trop audacieux, qu'ils essaient donc la passivité, elle coûte beaucoup plus cher. Pour moi, cet intérêt général est la seule compétence qui compte. Notre conviction est simple.

Chaque territoire peut devenir un laboratoire de la République à condition qu'on lui en donne les moyens. Mais soyons franc, cette efficacité, elle est de plus en plus menacée. Nos départements traversent une crise budgétaire sans précédent. Nos besoins augmentent et nos recettes s'effondrent. Non pas parce que nous serions de piètres gestionnaires, mais parce que nos assiettes fiscales sont totalement déconnectées de la réalité. Comment conduire une politique ambitieuse sans moyen ? Comme l'a dit Jean-Louis Borlot, on ne décentralise pas avec des discours mais avec des moyens. Il a raison. La décentralisation sans finance, c'est du vent.

L'État demande au territoire d'innover, mais il les finance comme des guichets. Il leur parle de confiance mais leur impose de la tutelle. Je le dis souvent, ce pays a un problème avec la liberté. Or, la liberté locale n'est pas un luxe, c'est la condition même de l'efficacité publique et nous le démontrons ici. Je ne demande pas plus d'aide, je demande plus de liberté. L'inauguration de ce campus prouve qu'avec de l'audace, les territoires sont capables du meilleur. Quand on leur fait confiance, quand on les laisse agir, ils trouvent toujours le chemin du résultat. Les territoires peuvent changer le cours de notre histoire.

Mais pour que cette histoire avance dans le bon sens, la raison doit rester notre boussole. Nous vivons une époque où l'émotion va plus vite que la réflexion, où les réseaux sociaux fabriquent des certitudes aussi rapide qu'éphémène, où les contrevérités circulent plus vite que les démonstrations. La crise du Covid l'a montré. Notre rapport à la science est devenu ambivalent, méfiant, parfois hostile. Il est urgent de réhabiliter l'esprit critique et la rationalité scientifique notamment auprès des jeunes.

C'est pourquoi nous avons voulu que ce campus ne soit pas un sanctuaire, monsieur le directeur général, mais un lieu ouvert, ouvert au collégiens qui viendront y découvrir la démarche scientifique, ouvert aux étudiants, aux doctorants, aux jeunes ingénieurs, aux entrepreneurs. De la troisème à la thèse, nous tissons la chaîne des talents et fabriquons les citoyens éclairés de demain. J'aimerais conclure enfin avec cette citation plus que bien connue de Jean Baudin. Il n'est de richesse que d'homme. Vu sous cet angle, nous sommes loin d'être pauvres ici à Versailles Satori, monsieur le maire.

Je veux maintenant remercier très chaleureusement les équipes de Mine Paris PSL qui ont cru en ce lieu et en ce projet. Je veux remercier aussi les chercheurs qui font vivre ce campus, les agents du département et en particulier le directeur général Alexandre Borotra. J'ai été beaucoup remercié, je remercie des remerciements, mais je dois dire qu'alors qu'il n'était pas encore directeur général, il est le premier à venu à avoir os venir m'exposer cette idée un peu loufoque, prenant le risque de mon mauvais caractère légendaire et il a su me convaincre en quelques minutes ce dont je le remercie et dont vous pouvez vous-même le remercier.

Je remercie donc je remercie donc avec Alexandre Borotra les agents du département et bien entendu toutes les entreprises partenaires en commençant par le maître d'œuvre et les constructeurs. Vous avez su concevoir construire ce magnifique bâtiment. Ensemble, vous avez prouvé que l'intelligence et la volonté peuvent travailler de concert et je ne doute pas de l'avenir radieux de ce campus. J'espère tout simplement et très sincèrement qu'il servira d'exemple pour la suite que nous espérons pour ce quartier de Versailles Satori, on le voit bien, quand on libère les énergies et qu'on se donne un cap, les résultats suivent.

Croyez-moi, au vu de l'état dans lequel se trouve notre pays, c'est le chemin, c'est la méthode du nécessaire redressement national. Merci à toutes et à tous. Merci monsieur le président.