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interviewManuel Bompard· 21 juin 2026 52 min

🔮 Canicule, Lyhanna, fĂȘte de la musique : Manuel Bompard, invitĂ© de RTL !

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Le grand jury présenté par Olivier Bost. Bonjour à tous, bienvenue dans ce grand jury. Nous sommes en direct sur RTL et en direct sur Public Sénat.

Bonjour Manuel Bompard. Bonjour. Vous ĂȘtes le coordinateur national de la France insoumise et dĂ©putĂ© des bouches du RĂŽ.

Des Ă©coles oĂč les Ă©lĂšves suffoquent, des logements qui approchent ou qui dĂ©passent les 40°. Une Ă©conomie qui ralentit. La France souffre de la chaleur.

Le voilà le dérÚglement climatique et ce n'est presque qu'un début. Alors, comment faire ? Les technologies, la technologie, la climatisation par exemple partout.

Est-ce question et en [musique] accusation ? C'est demain que seront rendu les enquĂȘtes sur la mort de Liana. Fautes et nĂ©gligences seront pointĂ©es.

Êtes-vous d'accord avec des sanctions contre les magistrats et les enquĂȘteurs ? Bienvenue dans ce grand jury. Manuel Bompard.

Merci. À mes cĂŽtĂ©s pour vous interroger StĂ©phane Duget de Public SĂ©nat et Jim JarassĂ© du Figaro. Dans ce grand jury, Manuel Bompard, nous aurons une sĂ©quence dĂ©diĂ©e Ă  2027.

Jean-Luc Mélenchon promet une nouvelle France, nouveau sectarisme, nouvel antisémitisme, nouveau racialisme, répond Bruno Rotaillot. Et puis nous aurons aussi nos questions expresses. Le grand jury, l'actualité de la semaine. 36 départements sont donc en 35 départements sont donc en alerte rouge, 45 départements en alerte orange du jamais vu pour un épisode de canicule.

L'urgence Manuel Bompard, c'est de s'adapter et d'apprendre Ă  vivre avec ces Ă©pisodes de chaleur. De toute façon, on aura pas le choix. Ă©videmment qu'on va avoir besoin de s'adapter et d'apprendre Ă  vivre puisque dans la trajectoire de rĂ©chauffement climatique qui est la nĂŽtre aujourd'hui, ces phĂ©nomĂšnes climatiques extrĂȘmes vont se multiplier malheureusement.

Et ce qui est un peu problĂ©matique quand mĂȘme dans le dĂ©bat public, c'est qu'on a l'impression que Ă  chaque fois rien n'a Ă©tĂ© fait pour anticiper, rien n'a Ă©tĂ© fait pour planifier et qu'on se retrouve confrontĂ© au pied du mur Ă  devoir prendre des solutions qui sont des solutions d'urgence. jusqu'Ă  la prochaine canicule oĂč on va Ă  nouveau se poser les mĂȘmes questions, pardonnez-moi, mais ça fait quand mĂȘme depuis maintenant des annĂ©es et des annĂ©es que la force politique Ă  laquelle j'appartiens, mais pas seulement, le mouvement Ă©cologiste de maniĂšre gĂ©nĂ©rale dit "Attention, il faut non seulement avoir des politiques de lutte contre le changement climatique mais aussi des politiques d'adaptation au changement climatique que ces politiques elles sont pas lĂ  aujourd'hui et qu'on se retrouve dans la situation dans laquelle on Danu Bonard les gouvernements successifs ont quand mĂȘme fait des plans d'adaptation au changement climatique. Ah oui oui.

Non mais on peut faire plein de plans hein. Moi aussi je mais le problĂšme c'est que si les plans Qu'est-ce que vous voulez faire autre autre chose ? PL je sais pas je vais vous donner quelques exemples.

On peut faire un plan. On peut dire qu'il faut faire en sorte de lutter contre les bouilloirs thermiques et donc d'organiser la rĂ©novation thermique Ă©nergĂ©tique de l'ensemble des logements. Mais quand dans le mĂȘme temps on supprime les financements Ă  un dispositif qui s'appelle ma prime rĂ©nuve budget aprĂšs budget et donc qu'on rĂ©nove de moins en moins de logements par an, bah le plan il a servi Ă  rien.

On peut dire il va falloir comme l'avait dit le prĂ©sident de la RĂ©publique rĂ©nover l'ensemble de nos Ă©tablissements scolaires. et quand dans le mĂȘme temps vous divisez par quatre ce qu'on appelle le fond vert, c'est-Ă -dire l'accompagnement financier aux collectivitĂ©s locales pour pouvoir mettre en Ɠuvre des politiques d'adaptation au changement climatique, bah votre plan, il a servi Ă  rien. Donc non seulement il faut des plans mais en plus il faut une planification et il faut des financements qui sont dĂ©diĂ©s, allouĂ©s, stables et qui sont pas reniĂ©s dĂšs qu'on se retrouve confrontĂ© Ă  des difficultĂ©s. mesures Ă  proposer sur le sujet et pourtant cette semaine Jean-Luc MĂ©lenchon a dit au français faites les andalous sortez plus tard sous-entendu faites comme en Espagne adaptez votre mode de vie est-ce que c'est pas une façon de relativiser et la crise climatique du mais pas du tout mais une politique d'adaptation au changement climatique elle passe par un certain nombre de mesures politiques, elle passe par un certain nombre de rĂ©novations de bĂątiment de logement elle passe aussi par certaines mesures technologique, mais elle passe aussi par une forme d'adaptation de nos modes de vie, de nos modes de travail.

Vous savez, on parle beaucoup dans le dĂ©bat public de ce qui se passe Ă  l'intĂ©rieur des logements, des bĂątiments et c'est Ă©videmment lĂ©gitime. C'est une question qui est une question importante, mais on parle jamais de ce qui se passe Ă  l'extĂ©rieur. Bon, si on veut avoir une rĂ©ponse aux situations caniculaire, faut aussi par exemple moduler le droit du travail pour ĂȘtre en capacitĂ© de faire face Ă  ces phĂ©nomĂšnes de caniculation projet climatique comme le propose Marine Tondelier par exemple.

Par exemple, quand vous nous on propose par exemple le fait que quand vous ĂȘtes contraint de garder vos enfants Ă  la maison parce que l'Ă©cole est fermĂ©e, bah oui, que vous puissiez avoir un congĂ© spĂ©cifique qui vous permet de faire face Ă  cette situation parce que vous n'ĂȘtes pas responsable de cette situation mais pas seulement. il concernit tout le monde ou uniquement les travailleurs qui sont exposĂ©s euh Ă  des situations de de Non, la proposition qui est la notre aujourd'hui et peut-ĂȘtre que de ce point de vue-lĂ , elle nous distingue peut-ĂȘtre de la proposition qui est faite par Marine Taudelier, c'est de faire en sorte que quand vous ĂȘtes quand les Ă©tablissements scolaires sont fermĂ©s, si vous avez vos enfants dans ces Ă©tablissements scolaires, vous puissiez bĂ©nĂ©ficier d'un congĂ© pour pouvoir les garder. Mais attendez, je parlais de l'extĂ©rieur, c'est pas seulement ça, c'est aussi les travailleurs et les travailleuses eux-mĂȘmes qui sont confrontĂ©s Ă  ces situations.

Le droit du travail est aujourd'hui adapté. Il prévoit bah il prévoit de le l'employeur est responsable euh de la santé et de la sécurité de ses employés. Oui, mais ça ne suffit pas.

Il faut par exemple faire en sorte que quand on atteint des seuils de température données, bah par exemple, on réduise le la durée du travail ou on augmente les temps de pause. Il faut faire en sorte par exemple que dans chaque entreprise vous ayez un endroit qui soit un endroit offré. Il faut faire en sorte par exemple qu'on puisse moduler les horaires de travail en fonction des températures.

Il y a beaucoup de mesures. Nous on a dĂ©posĂ© un certain nombre de propositions de loi pour moduler modifier les habitudes de veut dire que l'Ă©conomie Manuel Bompard euh va ralentir. Oui, mais prĂ©cisĂ©ment, il faut essayer d'empĂȘcher ça.

Et donc pour empĂȘcher ça, il faut moduler les choses. Vous savez, on dit on me dit souvent quand je dis il faut des investissements, il faut des modifications, ça va nous coĂ»ter cher. Alors, ça c'est le on est on est des spĂ©cialistes en France, c'est-Ă -dire que on dit toujours que ça va nous coĂ»ter cher de faire des investissements pour modifier des choses, mais on dit jamais que la situation actuelle, elle va nous coĂ»ter cher.

Est-ce que vous savez que les canicules, ça va nous coûter 200 milliards d'euros d'ici à 2030 ? Alors, il faut nous expliciter un peu votre chiffrage parce que bah vous pourrez le vérifier ce chiffrage, c'est un chiffrage qui a été fait par des experts qui réfléchissent sur l'intensification de ces phénomÚnes de de canicule et l'impact que ça a sur l'économie. 200 milliards en France.

Oui, dans 200 milliards d'ici Ă  2030 dans dans 4 ans. Oui, bien sĂ»r. 4 900 milliard combien ça coĂ»te mais enfin vous vous rendez compte de l'impact que ça a sur la perte de productivitĂ©, c'est de consommĂ© mais de facto c'est des Ă©coles qu'on ferme c'est des c'est des bĂątiments dans lequels ça coĂ»te extrĂȘmement cher.

Donc il y a un coĂ»t Ă©nergĂ©tique, un coĂ»t Ă©nergĂ©tique immense, c'est le coĂ»t de on parle de beaucoup de la climatisation, bah tout ça ça a un coĂ»t aussi sur les les factures d'Ă©lectricitĂ©. Donc la question qui nous est posĂ©e, c'est est-ce que cette manne financiĂšre-lĂ , on prĂ©fĂšre la gaspiller parce qu'on fait rien et qu'on attend d'ĂȘtre confrontĂ© Ă  ces situations ou est-ce qu'on prĂ©pare prĂ©fĂšre investir pour prĂ©parer euh les modifications et les changements qui sont les changements nĂ©cessaires ? StĂ©phan justement Manuel Bompard, une des solutions immĂ©diates pour rĂ©gler le problĂšme maintenant pour les gens qui sont chauds, c'est la climatisation.

Est-ce que vous vous ĂȘtes pour ou contre la climatisation ? Est-ce qu'il faut gĂ©nĂ©raliser la climatisation ? Mais en fait le dĂ©bat il peut pas ĂȘtre pour ou contre la climatisation.

Moi, je suis Ă©videmment pas opposĂ© Ă  l'idĂ©e que on installe de la climatisation par exemple dans tous les lieux dans lequels des publics fragile euh vont se retrouver. Euh la question c'est je vais vous donner des exemples. Dans les ÉPAD recueillz des endroits, est-ce queon peut climatiser l'ensemble de l'ÉPAD ?

Je sais pas parce que tout ça c'est des mais chez les français d'une maniĂšre gĂ©nĂ©rale est-ce que vous ĂȘtes pour l'Ă©quipement français mais je vais pas aller enfin on a le droit d'acheter une climatisation aujourd'hui mais faire croire que la rĂ©ponse Ă  la problĂ©matique des phĂ©nomĂšnes climatiques extrĂȘmes aujourd'hui c'est d'installer partout dans tous les lieux dans tous les logements des climatiseurs Ă  mon avis c'est se tromper d'abord parce que la faisabilitĂ© me paraĂźt trĂšs compliquĂ©e et par ailleurs lĂ  aussi il y a quand mĂȘme un travail scientifique qui a Ă©tĂ© fait sur ce sur ce sujet la vĂ©ritĂ© c'est que quand vous refroidissez quelque part vous rĂ©chauffez ailleurs et donc par exemple gĂ©nĂ©raliser l'installation de la climatique partout, c'est produire des Ăźs de chaleur, c'est augmenter la tempĂ©rature dans une ville. Par ailleurs, on utilise des gaz quand mĂȘme frigorigĂšne qui eux-mĂȘmes ont un impact du point de vue du rĂ©chauffement climatique. Le risque, c'est quand mĂȘme d'aggraver le problĂšme qu'on prĂ©tend auquel on prĂ©tend rĂ©pondre.

Donc et la la solution c'est pas ni pour ni contre la climatisation. La solution, c'est d'abord d'essayer d'avoir des modalitĂ©s de rĂ©novation Ă©nergĂ©tique des logements avec des matĂ©riaux intelligents, avec par exemple des volet, des stors, tout ce qu'on peut faire qui est passif mais qui permet de faire en sorte qu'on soit moins confrontĂ© Ă  ces tempĂ©ratures extrĂȘmes. Et ensuite pour les publics fragiles, les Ă©pades, certains hĂŽpitaux, les Ă©coles, qu'on puisse lĂ  avoir des mesures de dĂ©veloppement de climatisation.

Ça ça me paraĂźt ĂȘtre une rĂ©ponse intelligente mais ça la deuxiĂšme maladie française ça c'est que dĂšs qu'il se passe quelque chose on veut rĂ©pondre avec une mesure choc pour faire croire que ça va rĂ©pondre et et et permettre de d'apporter une rĂ©ponse au problĂšme. Je ne le crois absolument pas. StĂ©phan du hier Jean-Luc MĂ©lenchon a proposĂ© une mesure justement remplacer les rĂ©gions par ce qu'il appelle des Ă©corĂ©gions qui gĂ©raient l'eau, l'air, la qualitĂ© de l'air, la qualitĂ© de la terre, la biodiversitĂ©.

Qu'est-ce que ça veut dire ? D'abord, je vous remercie de poser une question sur ce sujet parce que effectivement, c'Ă©tait une des grandes propositions de Jean-Luc MĂ©lenchon dans le miting que nous avons tenu Ă  Saint-Denis il y a 15 jours et peu de personnes l'avaient relevĂ© pour l'instant. L'idĂ©e c'est de mettre la question Ă©cologique au cƓur de nos politiques publiques.

C'est le principe le concept de ce qu'on a appelĂ© la planification Ă©cologique hein. Ça vrait sur faire face aux Ă©vĂ©nements climatiques extrĂȘmes, mais pas seulement. c'est aussi lutter contre le rĂ©chauffement climatique lui-mĂȘme.

Et l'idĂ©e, c'est d'avoir euh des instruments de pilotage euh de cette planification Ă©cologique qui ne peuvent pas et qui ne peut pas ĂȘtre qu'une planification Ă©tatique nationale. Et l'idĂ©e c'est donc parce qu'il y a toujours eu un dĂ©bat sur Ă  quoi servent les rĂ©gions ? Et ben l'idĂ©e c'est de faire en sorte que les rĂ©gions Ă©corĂ©gion c'est pas du marketing lĂ  pour le coup.

Enfin, il y a des rĂ©gions, elles sont responsables d'un certain nombre de choses et elles peuvent ĂȘtre respons au contraire de valoriser et de considĂ©rer que les rĂ©gions peuvent ĂȘtre l'instrument dans nos politiques publiques de pilotage de cette planification Ă©cologique et donc de les dĂ©couper de maniĂšre diffĂ©rente par rapport au dĂ©coupage actuel et notamment de rĂ©flĂ©chir sur la question des bassins versants. Pourquoi ? Parce que c'est lĂ  que se pose une problĂ©matique et une problĂ©matique centrale.

On en a pas parlé pour l'instant alors qu'on a parlé de réchauffement climatique, de canicule, de sécheresse. C'est la question de la gestion de l'eau, hein. Et évidemment la question de la gestion de l'eau, c'est une question.

Par exemple, vous faites une seule région qui va de Paris à la Normandie. Bah non, parce que vous me parlez de de l'organiser sur la base des des des bassins versants. AprÚs les bassins versants, on peut les découper à différentes échelles.

Ça veut dire revoir le dĂ©coupage des rĂ©gions. Oui. Oui.

Ça veut dire revoir le dĂ©coupage des rĂ©gions pour essayer de faire en sorte que cette questionlĂ , la question de des conflits d'usage d'eau par exemple soit pris en charge soit et et il faut comprendre pourquoi parce que sinon on se retrouve dans des rĂ©gions qui peuvent ĂȘtre y compris en compĂ©tition les unes par rapport aux autres dans la gestion de la ressource en eau. Donc ça me paraĂźt ĂȘtre une proposition qui est une proposition trĂšs novatrice et je suis content qu'on puisse s'en dĂ©battre parce que je trouve que ça mĂ©riterait d'ĂȘtre dans le dĂ©bat public. Qu'est-ce qu'on va faire demain pour mettre en Ɠuvre cette planification Ă©cologique ?

Et est-ce qu'on considÚre oui ou non que les régions sont l'instrument politique le plus adapté pour le faire ? Il faudra que les collectivités locales, les associations évidemment soient associées mais qui a un instrument de pilotage. Vous avez parlé tout à l'heure des du coût de des canicules.

Est-ce qu'aujourd'hui il faut pas revoir les priorités ? C'est-à-dire, est-ce qu'il faut pas d'abord s'adapter au réchauffement climatique avant de lutter contre le réchauffement climatique ? Parce que c'est deux choses qui coûtent cher.

Ah non, pas du tout. Parce que si vous luttez pas contre le réchauffement climatique, au bout d'un moment, votre politique d'adaptation, elle va avoir des limites. Oui, mais à cour à court terme là, dans les dans les 10 ans qui viennent, on a plus un problÚme de réchauffement qui vient immédiat.

C'est prĂ©cisĂ©ment si on a un problĂšme aujourd'hui, c'est parce qu'on a utilisĂ© votre raisonnement pendant des annĂ©es et des annĂ©es en disant : "Ça va, on a le temps, on n'est pas confrontĂ© au problĂšme. Maintenant, on est confrontĂ© au problĂšme parce qu'on a pas anticipĂ©." Donc, je propose qu'on Ă©vite de reproduire Ă  nouveau mĂȘmes erreurs.

Les mĂȘmes erreurs, c'est-Ă -dire de dire "Bon, on va juste rĂ©pondre contre les effets immĂ©diats et on va pas prĂ©parer demain." Parce que quand vous serez Ă  4 ou 5°grĂ©s Ă  l'Ă©chelle mondiale de rĂ©chauffement climatique, vous allez voir que les phĂ©nomĂšnes climatiques extrĂȘmes, ça va ĂȘtre d'une autre ampleur, hein. Parce qu'on par exemple, vous parlez de climatisation. la climatisation, tous les gens vont vous dire 30 40°gr ça marche encore Ă  50°gr ça va commencer Ă  poser des problĂšmes.

Donc Ă©videmment qu'il faut faire les deux en mĂȘme temps. Évidemment qu'il faut faire les deux en mĂȘme temps. Faire que l'un faire que l'adaptation c'est vraiment avoir une vision Ă  courte vue qui Ă  mon avis est suicidaire.

Bon part cette lutte contre le réchauffement climatique, elle passe aussi par une lutte contre le capitalisme. Jean-Luc Mélenchon avait dit en 2023, "Seule l'action révolutionnaire est subversive qui assure la rupture avec le capitalisme peut nous permettre de tirer l'humanité de l'impasse." Expliquez-nous ce raisonnement entre la le lien entre ces phénomÚne.

C'est assez simple. Si si vous faites primer comme seul le valeur, comme seul le boussole dans les politiques publiques, mais y compris dans le développement de l'économie, la rentabilité financiÚre sans à aucun moment en compte la question des droits des besoins sociaux et des besoins écologiques. Si vous avez une vision d'un capitalisme débridé qui tourne absolument sur augmenter son taux de profit, son taux de rentabilité, et ben oui, ça se fait au détriment des parents qui sont écesponsables, je veux dire, qui qui ont intégré cette question.

Oui, il y en a il y en a peut-ĂȘtre qui il y en a peut-ĂȘtre qui l'ont intĂ©grĂ©, mais en l'occurrence si vous ne n'y ajoutez pas une forme de contrainte, vous voyez bien que ça n'avancera pas. D'ailleurs, les principales avancĂ©es, Ă  mon avis beaucoup trop minimes dans la lutte contre le rĂ©chauffement climatique, elles se sont passĂ©es quand mĂȘme par des dispositions contraignantes. D'ailleurs, regardez, on a fait un accord de Paris euh il y a maintenant plusieurs annĂ©es oĂč on s'est fixĂ© des objectifs et une des difficultĂ©s auxquelles on est confrontĂ© aujourd'hui, c'est que ces objectifs n'ont pas Ă©tĂ© contraignants.

Et comme ces objectifs n'ont pas Ă©tĂ© contraignants, on voit bien aujourd'hui que non seulement on les respecte pas, mais que ils sont insuffisants et que les politiques qu'on met en place aujourd'hui sont insuffisants. qu'il faut de la contrainte et donc c'est la puissance publique parce qu'elle est garante de l'intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral qui doit dire Ă  un moment ce qui doit c'est pas les objectifs de rentabilitĂ©, c'est l'intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral et l'intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral il est social et l'intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral il est Ă©cologique. VoilĂ  la rĂ©flexion qui est la notre donc c'est le principe de la planification Ă©cologique.

On fixe par exemple des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre. On le fait secteur par secteur. Euh évidemment, on les discute, on les concerte, mais une fois qu'on les a décidé, on les respecte.

Or, aujourd'hui, on fait l'inverse. La France ne respecte pas ses objectif, par exemple, de développement des énergies renouvelables. La France, au rythme auquel elle baisse euh ses émissions de gaz à effet de serre aujourd'hui, elle n'est pas dans la trajectoire euh des accords de Paris qu'elle a signé.

Donc, il faut faire bien davantage. Et oui, de ce point de vue-là, le capitalisme est un obstacle. Quand vous dites des des contraintes Manuel Bonparc, pour qu'on comprenne bien concrÚtement quel type de contraintte des amendes voir plus, bah ça dépend sur quoi de quoi on parle.

Euh par l'entreprise par exemple, bah bien sĂ»r qu'il faut parfois des rĂ©glementations euh euh financiĂšres, des objectifs qui doivent ĂȘtre tenus, des taxe carbone. Bah le problĂšme alors il faut toujours ĂȘtre vigilant parce que taxe carbone ça peut vouloir dire euh beaucoup de choses Ă  leur contraire parce que si Ă  la fin c'est faire euh porter euh le le prix le coĂ»t de la transition Ă©cologique sur des individus, des particuliers qui n'ont pas d' d'autres alternatives euh euh possibles, qui sont d'ailleurs pas ceux qui sont les principaux responsables de nos Ă©missions de gaz Ă  effet de serre, hors la taxe carbone, elle peut dire elle peut vouloir dire beaucoup de choses. En tout cas, quand elle s'applique sur des individus, sur des particuliers, j'y suis absolument hostile. a Ă©tĂ© y compris ce qu'on a vu avec des politiques comme le les dĂ©veloppements des zones Ă  faible Ă©mission oĂč on dit pour lutter contre les Ă©missions dans une ville en fait c'est les individus c'est les particuliers qui sont responsables de ça.

Or vous savez trĂšs bien que vous avez des gens qui n'ont pas d'alternative aujourd'hui parce qu'on a eu une politique d'amĂ©nagement du territoire qui s'est traduit par le fait que certains ont l'obligation de prendre leurs vĂ©hicules individuels par exemple et donc leur demander Ă  eux de faire les efforts financiers alors qu'ils sont pas responsables de ça me paraĂźt particuliĂšrement injuste. L'Ă©cologie, elle ne pourra ĂȘtre mise en Ɠuvre dans nos politiques publiques que si elle est juste, que si elle est populaire, que si elle est sociale. Et donc Ă  l'inverse de ce qu'on fait les gouvernement et la Commission europĂ©enne depuis des annĂ©es et des annĂ©es.

Est-ce que vous avez songĂ© ? Est-ce que vous rĂ©flĂ©chissez Manuel Bompard Ă  annuler la fĂȘte de la musique avec la chaleur actuelle que vous avez prĂ©vu cet aprĂšs-midi Ă  Paris ? Écoutez, nous on s'inscrit dans le cadre de des dĂ©cisions qui sont des dĂ©cisions du gouvernement et des collectivitĂ©s locales.

Aujourd'hui, la fĂȘte de la musique va avoir lieu ce soir. Nous, on s'inscrit dans ce cadre lĂ  et on met en Ɠuvre, et c'est lĂ©gitime qu'on le fasse en tant qu'organisateur de cet Ă©vĂ©nement un certain nombre de mesures d'accĂšs Ă  des points d'eau, de distribution de bouteilles d'eau de Cines. Vous attendez combien de personnes Ă  la fĂȘte de la musique ce soir ?

Je n'en sais rien du tout. C'est place de la RĂ©publique grand place de la RĂ©publique c'est ouverte Ă  toutes et tous. Vous avez raison si vous voulez que nous on annule un Ă©vĂ©nement alors que la fĂȘte de la musique est maintenue.

Si la fĂȘte de la musique Ă©tait euh pour des raisons de sĂ©curitĂ© suspendue, ben on la suspendrait Ă©videmment mais c'est pas le cas aujourd'hui. C'est ouvert Ă  toutes et tous mais euh il y a quand mĂȘme une forme de politisation de cet Ă©vĂ©nement en l'occurrence sur l'espace sur l'espace public sur une des places les plus symboliques de la capitale. Est-ce que vous considĂ©rez que cette place ce soir vous appartient ?

Non, mais elle l'appartient Ă  personne. Mais vous savez euh le principe mĂȘme de la fĂȘte de la musique depuis sa crĂ©ation euh c'est de dire ben il y a une soirĂ©e oĂč on il y a des milliers de concerts qui sont organisĂ©s dans nos villes. Tous les Français se retrouvent ensemble que ce soit leurs opinions politiques Absolument.

Et puis absolument et puis parfois parfois vous vous allez aimer un type de musique donc vous allez Ă©couter tel concert peut-ĂȘtre attendez peut-ĂȘtre qu'il y a un concert qui va moins vous plaire et donc vous allez en voir un autre. Bon, ça sera pareil pour les Français ce soir. Ceux qui ont envie de venir Ă©couter notre concert Ă  la place de la RĂ©publique.

Évidemment les bienvenus. Ceux qui le souhaitent pas, ils peuvent aller en en voir BP. Il y aura des interventions entre les artistes.

Donc c'est un meeting politique ce soir. C'est pas une fĂȘte de la musique. Il aura sans doute des prises des petites interventions mais ça sera d'abord un concert.

Mais c'est enfin je veux dire je sais pas vous avez jamais assistĂ© Ă  un concert parce que dans des concerts vous savez des fois il y a des artistes entre deux chansons. Oui mais un parti politique politique d'aller dans un Ă©vĂ©nement privĂ© qui paye mais non mais c'est pareil mais attendez sur un espace public enfin c'est extraordinaire. Si si s'il y a des gens qui ont pas envie et je le comprends trĂšs bien de vouloir participer Ă  l'Ă©vĂ©nement organisĂ© par la France Ă  soumis, je leur dis pas d'inquiĂ©tude, vous avez d' milliers d'autres choix mais mais je trouve qu'il y a quand mĂȘme une forme d'indignation Ă  la gĂ©omĂ©trie variable parce que par exemple quand Spotify ce soir privatise la place de la Bastille, je vois bizarrement je vous ai pas entendu dire un Ă©vĂ©nement politique.

Ah oui, c'est commercial. Oui, ça ça vous va ? Commercial, OK.

Politique, non. Bah pas pour moi. VoilĂ .

Excusez-moi. Euh je je voilĂ  aprĂšs faut faut se dĂ©tendre en fait. C'est vieux comme la fĂȘte de la musique.

Il y a des Ă©vĂ©nements qui sont organis prĂ©cis. Si par exemple l'extrĂȘme droite organisait euh un Ă©vĂ©nement similaire place du Trocadero, vous diriez c'est totalement normal. Ben ça dĂ©pend est-ce qu'ils ont prĂ©vu d'y faire les propos qui paroles et des des d'un spectacle musical.

Oui, vous diriez euh aucun problÚme. Bah sauf si euh il y avait un risque qu'il y ait des propos, soient des propos racistes, contraire à la loi et cetera. Mais sinon, oui, ben je je vois d'ailleurs ça se fait en fait il y a des événements qui sont organisés, y compris à connotation politique par des gens qui par exemple défendent des positions politiques avec lesquelles je suis trÚs opposé.

Peut-ĂȘtre vous ne le savez pas, mais par exemple ce soir, il y a un concert organisĂ© proĂ©lien. J'ai pas demandĂ© son interdit. C'est dĂ©jĂ  arrivĂ© Ă  la France insouise de demander des interdictions de concert ?

Euh, ça dépend sur quoi. Oui, mais c'est c'est pas le sujet en fait. Le le le sujet c'est de savoir si il y a des propos qui sont contraires à la loi, à la dignité humaine et cetera.

En l'occurrence dans le le concert qu'on a prĂ©vu d'organiser, c'est une fĂȘte contre le racisme. Donc c'est quand mĂȘme enfin je sais pas si vous vous rendez compte mais si la sĂ©quence qu'on vient de vivre, elle avait lieu dans un autre pays en Europe, sans doute que on serait en train de dĂ©noncer ce qui se passe dans cet autre pays Europe. C'est-Ă -dire interdire ou tenter d'interdire un concert antiraciste en plein air ouvert Ă  tout le monde. qui je sais pas c'Ă©tait dans un Italie je pense que le gouvernement français aurait protestĂ© contre pour donner pour donner le contexte il faut le rappeler quand mĂȘme c'est le prĂ©fet de Paris qui avait interdit votre fĂȘte de la musique avant que le tribunal administratif revienne vous donne effectivement raison est-ce que vous accusez d'ailleurs au passage le prĂ©fet de de police de de faire de la politique Ah bah lĂ  c'est Ă©vident Ă©coutez vous pouvez lire l'arrĂȘtĂ© c'est absolument incroyable je sais pas si vous vous rendez compte c'estĂ d le prĂ©fet voulait interdire ce concert en s'appuyant sur des propos d'ailleurs mensongĂ©s qui auraient Ă©tĂ© tenus par des artistes qui n'Ă©taient pas prĂ©vus au concert.

C'est Cafka, vous vous rendez compte. C'est comme si demain j'annule on vient protester contre une émission que vous organisez en raison d'invités qui ne sont pas invités dans votre émission. Vous vous rendez compte de quoi on est en train de parler.

Et donc ça c'est le le la le la plus hautes autoritĂ©s de l'État, le prĂ©fet de police de Paris qui fait ça. Et donc Ă©videmment que le tribunal lui a dit mais moi je trouve pas que ça soit une bonne nouvelle hein, que le que le que le prĂ©fet de police se sente autorisĂ© aujourd'hui Ă  s'attaquer aux libertĂ©s publiques avec des arrĂȘtĂ©s qui sont des arrĂȘtĂ©s absolument ridicules. Vous redoutez que des meetings soient interdits pendant la campagne prĂ©sidentielle ? que le redoute.

Moi je je j'espĂšre et lĂ  le Tribunal administratif l'a dĂ©montrĂ© qu'il y a encore aujourd'hui dans notre pays quand mĂȘme des institutions qui empĂȘche les abus de pouvoir absolu et qui sont en capacitĂ© de dire bah lĂ  c'est lĂ  arrĂȘtez vous allez trop loin vous mais franchement vous vous rendez compte quand mĂȘme de des meetings dans des salles privĂ©es entre guillemets oĂč tous vos rassemblerons sont seront des rassemblĂ©s sur la voie publique toujours fait mais on a toujours fait vous savez des Ă©vĂ©nements dans des salles et des Ă©vĂ©nements sur la place publique et Donc euh on a fait un meeting Ă  Sandy, je j'en parlais tout Ă  l'heure il y a il y a 15 jours, 26000 personnes, c'Ă©tait sur une place publique. Tout s'est trĂšs bien passĂ© et ça l'espace public, il est politique. Enfin, qu'est-ce que c'est que cette histoire ?

Donc et heureusement et et puis aprĂšs personne n'est obligĂ© de venir. Donc il faut et aprĂšs bien sĂ»r qu'on aura aussi des meetings dans des salles privĂ©es comme on a toujours fait. Mais vous vous savez, je vais vous dire parce que j'ai l'impression que tout le monde a oubliĂ© l'annĂ©e derniĂšre Ă  la fĂȘte de la musique, on a organisĂ© un concert Canal Saint-Martin.

Personne n'a rien dit. H ça s'est trÚs trÚs bien passé. En l'occurrence, il avait pas il y avait pas une interdiction qui était tombée dessus.

Bah oui, bien sûr. C'est c'est bien ce que je vous dis. Personne n'a rien dit.

Le gouvernement, pourquoi le gouvernement se rĂ©veille un an avant l'Ă©lection prĂ©sidentielle ? Alors Jean-Luc MĂ©lenchon, lui a accusĂ© prĂ©cisĂ©ment Ariel Veille, le maire de de Paris Centre et le prĂ©sident du CRIF, Jonathan Arpi, d'ĂȘtre Ă  l'origine de cette interdiction. Bah, en tout cas, c'est les premiers qui ont rĂ©agi sur ce sujet, ça c'est vrai.

Tout se passait trÚs trÚs bien. On avait des discussions depuis un mois avec la préfecture de police de Paris. à aucun moment l'hypothÚse d'une interdiction avait été avancée.

Et une fois qu'on a annoncé la programmation musicale, euh lundi matin, vous avez le président du CRIF euh qui on comprend pas trop pourquoi d'ailleurs se met enfin si on a compris parce que le président du CRIF l'a dit publiquement, il s'est fixé comme objectif de rendre la France insoumise résiduelle. Je reprends ses termes et ses propos. Donc il est dans une bataille politique contre la France assoumise.

Et puis aprĂšs vous avez le maire de de Paris Saint-Mire du Parti socialiste qui fait une interview dans un journal pour dire euh cette cet Ă©vĂ©nement ne devrait pas avoir lieu. Donc excusez-nous de dire la rĂ©alitĂ©. C'est-Ă -dire qu'il y a des gens qui ont dĂ©cidĂ© pour une raison Ă  mon avis de bataille politique d'essayer d'empĂȘcher ce concert.

Bah pardonnez-nous de de souligner qu'on a trouvé cette démarche absolument inacceptable et qu'on n pas compris pourquoi la préfecture de police en quelque sorte a donné suite à à ses exigences d'interdiction. Stéphan Jonathan Arfil lui se défend d'avoir demandé l'interdiction de de l'événement. Mais Jean-Luc Mélenchon euh attendez attendez attendez, je je veux pas vous interrompre mais il peut s'en défendre mais enfin je veux dire à un moment il y a des faits.

Il dit je partage une réflexion sur les réseaux sociaux ou qui se termine par ce concert ne devrait pas avoir lieu. Donc vous vous l'interprétez comme vous voulez mais il peut reculer aprÚs. Mais la vérité c'est que c'est ce qu'il a fait et qu'il assume sa position politique.

Jean-Luc MĂ©lenchon en tout cas a parlĂ© du CRIF cette semaine, il a dit je cite que c'est un machin d'extrĂȘme droite oĂč tous les ans les ministres dĂ©filent pour aller bouffer. Ils vont tous lĂ -bas et ils sont aux ordres. C'est le moment politique du 18 juin.

Ça veut dire quoi aux ordres ? Euh ça veut dire que manifestement vous avez d'abord je veux dire parce que je je vois bien aprĂšs euh les interprĂ©tations qu'on essaie de donner Ă  ces interventions veut dire que euh le CRIF aujourd'hui c'est une institution politique qui dĂ©fend des positions politiques et vous avez le droit de critiquer le CRIF et ça ne veut pas dire que vous vous en prenez Ă©videmment aux juifs de France. D'ailleurs, il y a des juifs sans doute qui se reconnaissent dans les positions du CRIF et d'autres qui ne se reconnaissent pas dans les positions du CRIF.

Et donc le CRIF a engagĂ© une bataille politique contre euh euh la France insoumise et donc on y rĂ©pond politiquement. VoilĂ . Et donc voir aprĂšs monsieur Harfi venir sur les plateaux de tĂ©lĂ©vision dire en gros parce que vous avez soulignĂ© euh que j'ai pris cette position, vous ĂȘtes antisĂ©mite.

Enfin ça suffit. On a le droit de critiquer le CRIF sans ĂȘtre immĂ©diatement confrontĂ© Ă  des accusations d'antisĂ©mitisme. Moi ma bataille contre les CRIF, c'est une bataille politique.

Point. Rien d'autre. Et qu'est-ce que vous dites aux juifs qui peuvent se sentir blessés par ces propos ?

Je ne crois pas qu'il y ait des juifs qui se sentent blessés par le fait que on mÚne une bataille politique contre contre contre le CRIF. Euh et pour le reste, je leur dis qu'évidemment notre opposition, elle est politique et rien d'autre. Et donc, ils ont pas de raison de se sentir blessés par ces propos.

Le grand jury, question express avec toujours le mĂȘme principe, des rĂ©ponses par oui ou par ou contre. Oh, ça va pas ĂȘtre trĂšs compliquĂ©. On va revenir sur la canicule Ă  Narbon et dans d'autres villes en France. les municipalitĂ©s euh prennent des arrĂȘtĂ©s pour interdire de circuler torsenu ou en maillot de bain.

Euh avec avec cette chaleur, vous ĂȘtes pour ou contre ces interdictions ? Non, je trouve ça assez ridicule. Je prĂ©fĂšre les communes insoumises qui rendent les piscines gratuites, les musĂ©es gratuits, les bibliothĂšques gratuites ou je prĂ©fĂšre Saint-Denis oĂč on a mis des rafraĂźchissements, des ventilateurs, des brumis, c'est plus intelligent.

Ashraf Hakimi, défenseur du Parissing-Germain qui joue en ce moment le mondial de foot avec le Maroc est renvoyé en procÚs pour viol. Est-ce que vous demandez qu'il ne joue plus avec le PSG dans l'attente de son procÚs ? Je pense qu'il ne devrait plus jouer.

Oui. Euh mardi, on assistera Ă  la pantayonisation de l'historien Mark Block. Euh la France insoumise au pouvoir.

Qui choisiriez-vous de pantéoniser ? Oh, bonne question. D'abord, je veux dire que je trouve c'est trÚs une trÚs bonne nouvelle qu'on panthéonise Mark Block.

Personnellement, j'y participerai Ă  cette panthĂ©onisation. Euh pour le reste, franchement, je vais pas rĂ©pondre Ă  titre individuel. Si la France assoumise Ă©tait au pouvoir, j'imagine que collectif peut-ĂȘtre du mouvement, vous avez pas une petite Non, mais par ailleurs, je suis pas sĂ»r qu'il faille considĂ©rer que ça doit ĂȘtre la dĂ©cision individuelle d'un prĂ©sident de la RĂ©publique ou d'un gouvernement.

Il faut un travail avec des historiens. Mais l'idée de pantéoniser des personnes importantes de notre histoire, ça me paraßt évidemment nécessaire. Je suis trÚs heureux, vous voyez, je suis capable de dire du bien.

Par exemple, qu'on ait panthéonisé Missak et Mélin Manouian. Je pense que c'était une trÚs bonne mesure et je suis trÚs heureux qu'on pantonise Marc Bloc. Manuel Bonpar, le coordinateur national de la France insoumise et député des Bouches Duron est notre invité.

Ce dimanche, on marque une pause dans le grand jury et dans un instant, on reviendra sur les enquĂȘtes administratives dans l'affaire de Liyana et puis on parlera Ă©galement bien Ă©videmment de la campagne prĂ©sidentielle 2027 qui a largement commencĂ©. À tout de suite insoumise dĂ©putĂ© de Marseille et notre invitĂ© StĂ©phane Duget pour public SĂ©nat et Jim JarassĂ© pour le Figaro sont Ă  mes cĂŽtĂ©s pour vous interroger. Le grand jury, l'actualitĂ© de [musique] la semaine.

Le rapport des enquĂȘtes administratives sur les dysfonctionnements autour de l'affaire Liana sera rendue demain. Manuel Bpart, qu'attendez-vous de ce rapport ? d'abord que on puisse identifier quelles ont Ă©tĂ© les les failles dans la prise en charge des multiples et des diffĂ©rents signalements, plaintes qui sont arrivĂ©es Ă  la gendarmerie et Ă  la justice avant le drame de la mort de Liana. qu'on puisse comprendre ça et puis ensuite que ça nous permette d'y apporter des rĂ©ponses.

Alors, je sais que immĂ©diatement on va poser la question des responsabilitĂ©s individuelles. Si elles existent, s'il y a des responsabilitĂ©s individuelles, sans doute donneront-elles lieu Ă  des sanctions. Et si on reste Ă  des rĂ©ponses individuelles en gros en dĂ©signant une ou deux bouquet Ă©missaire sans prendre Ă  bras le corps un flĂ©o qui a un flĂ©o aujourd'hui national et mĂȘme international qui est celui de la violence sexiste sexuelle et des violences sexuelles contre les enfants.

Je pense qu'on sera passé absolument à cÎté du sujet. Est-ce est-ce que l'affaire Liana ne va pas se résumer justement à des responsabilités individuelles ? Mais si c'est le cas.

Oui, mais si c'est le cas, c'est euh non, parce que ça ne sera pas le cas parce que parce que c'est évidemment un drame euh qui va avoir ses spécificités euh comme les drames ont leur spécificité mais qui s'inscrit dans un tableau d'ensemble qui a un tableau, il y a un chiffre qui permet de le résumer. Vous avez aujourd'hui 70 % des plaintes déposées pour viol contre enfant qui sont classés sans suite. Voilà.

Donc si vous n'ĂȘtes pas capable de rĂ©pondre Ă  cette question lĂ  de maniĂšre globale et si on en sort par il y a eu tel ou tel dysfonctionnement, donc on a telle ou telle sanction individuelle, pardonnez-moi de le responsable c'est l'État, c'est ce que vous dites. Non, je dis que c'est un problĂšme systĂ©mique, c'est un problĂšme global dans lequel Ă©videmment les gouvernements, l'État a sa responsabilitĂ©, mais c'est pas que l'État. L'État a ses responsabilitĂ©s.

Euh chacune, chacun d'entre nous avons sans doute nos responsabilités. Euh euh le le l'absence de formation dans la police, dans la justice a ses responsabilités. Les collectivités locales ont leur responsabilité. on le voit avec d'autres d'autres affaires et donc il faut une réponse qui soit une réponse globale.

C'est la raison pour laquelle je trouve assez indĂ©cent et en tout cas absolument inefficace et ridicule euh les propositions qui ont Ă©tĂ© faites par un certain nombre de candidats Ă  l'Ă©lection prĂ©sidentielle faisant croire que finalement face Ă  cette cet ocĂ©an noir en fait ce ce cette question ce truc cachĂ© qui est en train de sortir dans une vague de fond qui frappe l'ensemble de la sociĂ©tĂ© de faire croire qu'on va y rĂ©pondre par une mesure dĂ©magogique. Il faut une loi globale intĂ©grale qui rĂ©pond sur tous les Vous la soutenez cette loi intĂ©grale qui est qui a Ă©tĂ© dĂ©posĂ©e par une dĂ©putĂ©e socialiste qui est soutenue par la prĂ©sidente de l'assemblĂ©e Yan Brunp. Écoute moi je vous l'avez pas signĂ©.

Oui oui je vais vous dire pourquoi. Parce que il y a certaines mesures Ă  l'intĂ©rieur de cette loi avec lesquelles on est en dĂ©saccord. Il y a d'autres mesures qui de notre point de vue manquent mais en tout cas je suis favorable et je pense qu'il faut le principe d'une loi globale et intĂ©grale et donc prĂ©cisĂ©ment c'est et je vais vous dire aprĂšs prĂ©cisĂ©ment c'est la raison pour laquelle j'allais vous dire moi je souhaite qu'elle puisse par exemple celle-lĂ  ĂȘtre inscrite Ă  l'ordre du jour de l'AssemblĂ©e nationale et on fera notre travail d'amendement parce que par exemple les la coalition fĂ©ministe qui Ă©tait Ă  l'origine de cette loi avait formulĂ© plus de 100 mesures, je crois 140 de mĂ©moire.

Il y en a quasiment la moitié d'entre elles qui sont pas dans cette loi. Et par exemple, il y a rien sur la question de la réparation, du suivi des des victimes, de l'accompagnement des victimes. Pour prendre cet exemple là, je pourrais en en en donner d'autres.

Donc il y a des mesures qui manquent, il y a des mesures qui suscitent du débat et en tout cas je pense qu'on a besoin d'un débat qui permet de conduire à une réponse qui a une réponse globale. Et deuxÚme élément, on peut faire les lois qu'on veut. On n'apportera pas de réponse à cette problématique si on débloque pas les financements nécessaires.

C'est le mĂȘme dĂ©bat celui qu'on avait tout Ă  l'heure. Cette globale amĂšnera Ă  des moyens supplĂ©mentaires. Bah prĂ©cisĂ©ment non, pour l'instant ça suffira pas de si par la nature des mesures, il y a des choses qui demandent des moyens.

Mais donc il faut un budget rectificatif. C'est la demande qu'on formule. On peut le faire demain à l'Assemblée nationale, il suffit que le gouvernement à l'assembl et qu'on débloque les 3 milliards d'euros qui sont demandé depuis des années et des années par l'ensemble des associations pour faire en sorte que ces mesures soient effectives.

Mais c'est pas un peu maximaliste ? Enfin à la France insoumise ça arrive hein mais de dire si on n pas tout c'est-à-dire 140 140 mesures. Si on n pas les 140 mesures, on ne veut pas des 70 ou en tout cas on ne soutient pas les 70.

Est-ce que c'est ce que je vous ai dit ? Bah vous les vous avez pas signé. Donc euh je vous ai dit que non mais il y a aussi des mesures qui me c'est pas seulement des manques, il y a aussi des mesures avec lesquelles je suis en désaccord.

Par exemple, il y a un article, je pense que c'est une erreur de rĂ©daction qui si on devait adopter la loi en l'État euh ne caractĂ©riserait plus de viol des choses qui sont aujourd'hui caractĂ©risĂ©es de viol. Je pense que c'est une erreur de rĂ©daction mais ça a Ă©tĂ© pointĂ© par un certain nombre d'associations. Donc vous voyez, je je suis pas en train de vous dire que je suis contre cette loi.

Je suis en train de vous dire inscrivons inscrivons-la à l'ordre d'autre jour de l'Assemblée nationale et aprÚs il y a un débat parlementaire et dans ce débat parlementaire nous on fera des propositions pour compléter améliorer cette loi parce que sur certains aspects elle nous semble insuffisante. Stéphane Dug sur la protection de l'enfance. Il y a un scandale le scandale du périscolaire à Paris.

Les insoumis de la capitale emmenĂ© par Sopia Shikiro qui Ă©tait votre candidate ont annoncĂ© avoir fait un signalement au procureur sur la connaissance ancienne du risque et les dĂ©faillances de son traitement. Est-ce que vous espĂ©rez des condamnations ? Bah d'abord, j'espĂšre lĂ  aussi des rĂ©ponses avant tout quand on demande Ă  une autoritĂ©, la justice lĂ  en particulier d'enquĂȘter.

Manifestement, il semble qu'il y a eu des signalements qui n'ont pas été suivis de des faits, qui n'ont pas été pris en compte. Donc, il faut comprendre pourquoi. Euh est-ce qu'il y a des responsabilités euh ou pas ?

Elles peuvent ĂȘtre politiques, Ă©videmment. Bah oui, mais s'il y a des responsabilitĂ©s politiques, tout le monde doit assumer ses responsabilitĂ©s politiques. Et quand Sopia Chikiro pendant la campagne des Ă©lections municipales a pointĂ© ce sujet, on lui a dit "Ah non, il faut pas parler de ça en quelque sorte fait de la rĂ©cupĂ©ration." Bah non, c'est un sujet. le candidat a Ă©tĂ©u GrĂ©goire qui a qui a remportĂ© cette municipale.

Est-ce que vous pensez qu'il a une responsabilitĂ© directe dans cette affaire ? Ben, je pense que c'est en particulier pourquoi par exemple cette enquĂȘte doit permettre de dĂ©terminer quelles sont les responsabilitĂ©s. Puis nous, parce qu'il y a pas que Paris, moi je suis pas dans une dĂ©marche politicienne Ă  l'Ă©gard de d'Emmanuel GrĂ©goire sur ce sujet.

De la mĂȘme maniĂšre que quand on a posĂ© la question de la responsabilitĂ© politique de monsieur Darmanin, on n'est pas dans une dĂ©marche politicienne Ă  l'Ă©gard de monsieur euh Darmanin. On dit tout simplement que les politiques, ils ont des responsabilitĂ©s qu'ils doivent assumer leurs responsabilitĂ©s. Nous Ă  la France assouis, ça fait plusieurs semaines, on a dĂ©posĂ© une demande de commission d'enquĂȘte au niveau national sur les le la question du pĂ©riscolaire.

Vous voyez, on n'est pas focalisĂ© sur PA. Il y a sans doute d'autres communes et certainement malheureusement d'autres communes oĂč il y a des problĂšmes. Mais est-ce que oui ou non on considĂšre dĂ©sormais queon peut pas considĂ©rer que la question de nos enfants c'est une question accessoire et est-ce qu'on la met euh sur la pile sur le devant des prioritĂ©s euh politiques ?

Je pense que on doit le faire et donc devoir le faire c'est faire des propositions, on en a parlĂ© et puis c'est aussi enquĂȘter sur les dysfonctionnements, identifier les responsabilitĂ©s, que les responsabilitĂ©s politiques aussi soient Ă©tablies. Le premier ministre SĂ©bastien Lecnu a demandĂ© Ă  ses ministres et Ă  leurs collaborateurs de faire des dĂ©pistages surprises pour dĂ©tecter l'usage ou non de drogue. Est-ce que vous approuvez cette dĂ©marche ?

Pourquoi pas ? Mais je trouve qu'elle est un peu démagogique. On parle de test salivair.

Les tests salivaires, ça ça permet de dĂ©tecter si il y a eu des prises de drogue dans un quelques jours avant. Je je crois pas que ça rĂ©solve vraiment le problĂšme qui est lui un vrai problĂšme qui est la question des addictions dans notre sociĂ©tĂ© de maniĂšre gĂ©nĂ©rale et le fait que des personnes qui sont en responsabilitĂ©, elle peut ĂȘtre politique mais ça peut ĂȘtre d'autres types de responsabilitĂ© peuvent ĂȘtre soumis Ă  ces additions. On voit bien qu'il y a un changement d'approche, c'est-Ă -dire que dans la lutte contre le narcotrafic aujourd'hui, on peut pas dire qu'il y a beaucoup de succĂšs, que le le trafic baisse pas, que la dĂ©linquence augmente.

Ouais, c'est ça. Cela dit, c'est une différence d'approche. C'est-à-dire que le fait de tester les consommateurs, demain les travailleurs, est-ce que c'est une différence d'approche ?

C'est exactement l'approche que met en Ɠuvre le gouvernement dans la lutte contre le trafic de drogue puisque c'est les alors vous votre approche c'est quoi ? C'est la la lĂ©galisation. Alors, attendez, passons pas les deux sujets sont pas exactement les mĂȘmes.

Là, on parlait des responsables politiques. Maintenant, si vous me posez la question de savoir comment on lutte contre les addictions de maniÚre générale, je pense qu'on ne lutte pas efficacement contre les addictions par des politiques de pénalisation du consommateur. Je vous le confirme.

Je pense qu'on le fait par des politiques de santé publique. Et dans ces politiques de santé publique, oui, je pense que la légalisation du cannabis en particulier, pas parce que ça ne serait pas dangereux, ça ne poserait pas de problÚme, mais parce qu'on serait plus efficace pour pouvoir attirer l'attention justement sur les risques pour la santé que que porte une consommation réguliÚre de cannabis. Je pense qu'il faut effectivement passer par sur le sur le fléo de la cocaïne par exemple, ça peut se régler avec de la prévention.

Ah non, je justement c'est pas ce que je vous dis là, on parlait du cannabis. Non non, je parle pas de légalisation, je parle de prévention. vous dites il faut répond de la prévention, c'est que c'est une addiction.

Si vous apportez pas des rĂ©ponses, Ă©videmment qu'il faut aussi des rĂ©ponses de de de pĂ©nalisation des cartels, des rĂ©seaux euh euh de de de la criminalitĂ© organisĂ©e, mais pas viser les consommateurs. Mais c'est mais le problĂšme c'est qu'Ă  un moment et c'est tout ça est une question de prioritĂ© politique. Si vous mettez vos effectifs de police Ă  passer leur temps Ă  courir derriĂšre les consommateurs, bah excusez-moi mais c'est moins de moyens, moins d'Ă©nergie, moins d'attention qui est portĂ© Ă  ce que devrait faire de mon point de vue la police et en particulier la police judiciaire si monsieur Darmanin l'avait pas forĂȘtement dĂ©sorganisĂ©, c'est-Ă -dire se concentrer sur le dĂ©montĂšlement des rĂ©seaux.

Donc vous ĂȘtes lĂ , c'est eux qui sont responsables de cette situation et qui s'en mettent plein les poches par donc vous ĂȘtes opposĂ© Ă  l'idĂ©e que par exemple des employeurs puissent faire des tests sur les stupĂ©fiants auprĂšs de leur salariĂ©s. Je pense pas que ça soit la bonne dĂ©marche. Je pense que la bonne dĂ©marche des politiques de lutte contre les addictions, des politiques de santĂ© publique et des moyens policiers.

StĂ©phane Dug sont concentrĂ©s sur les rĂ©seaux de la criminalitĂ© organisĂ©e. Le Premier ministre justifie ces tests en disant que la consommation de drogue peut rendre les les personnes vulnĂ©rables sur des emplois notamment euh oĂč il y a des des donnĂ©es sensibles, des donnĂ©es euh liĂ©es Ă  la Ă  la sĂ©curitĂ©. Est-ce que malgrĂ© on entend votre approche, ça pose pas un souci pour les consommateurs s'ils ont des postes Ă  responsabilitĂ© de conser la drogue ?

Bah évidemment que ça reste en poste. Mais évidemment que ça peut ça ça peut poser un souci. Mais pardonnez-moi, mais euh travailler euh sous usage de drogue ou sous usage d'alcool par exemple euh c'est un enfin je dire c'est une faute professionnelle.

Donc si quelqu'un euh en est responsable évidemment qu'il ne doit pas travailler sous usage de drogue ou s usage d'alcool. Donc non mais aprÚs je sais pas moi je suis pas responsable des entreprises. Quand il y a des fautes professionnelles, il y a des sanctions.

C'est comme ça que ça marche dans une entreprise. Donc aprÚs quel est la degré la nature des sanctions ? Bah ça dépend sans doute de la faute il y a un député de votre groupe His carbrade qui avait été euh attaqué sur cette question et et et confronté à des problÚmes d'addiction.

Il n'a pas quittĂ© son mandat de dĂ©putĂ©. Euh est-ce que ça pose pas problĂšme ? Bah, je d'abord euh Andy Kbret, il a dit lui-mĂȘme et il a justement suivi un programme de lutte euh contre cette addiction et parce que c'est une addiction et donc ça se soigne en fait.

Et donc il a vu des soignants, il a pris du recul. En attendant évidemment son groupe politique, sa voix était représentée à l'intérieur de son groupe politique et aujourd'hui il va mieux et il est revenu euh et et vous savez je pense que c'est on lutte plus efficacement contre le problÚme des addictions de cette maniÚre. AprÚs, je vois bien que parce que Handy Carbrat est député sous l'étiquette de la France insoumise, on veut en parler beaucoup, mais vous savez, il y a des députés d'autres formations politiques euh dont on a vu et on a pu constater par exemple qu'ils avaient consommé de la cocaïne euh dont on a pu constater pour certains d'ailleurs au Sénat queils avaient utilisé de la drogue sur autrui, ce qui est encore plus grave.

C'est dĂ©jĂ  grave Ă©videmment d'utiliser de la drogue sur soi-mĂȘme mais sur autrui pour faire de la soumission chimique. Et je trouve pas que ce cas ait eu la mĂ©diatisation similaire Ă  celle de handicarbat. Alors je sais que quand on est insoumis, on a le droit Ă  cette mĂ©daille qu'il faut ĂȘtre encore plus exemplaire que les autres.

Et ben on essaie de l'ĂȘtre. Rapidement rapidement. Manuel Bonpard, est-ce que vous seriez pour que les candidats Ă  la prĂ©sidentielle fassent des tests de dĂ©tection de drogue ? s'ils veulent faire que les candidats Ă  la prĂ©sidentielle fassent des tests.

Mais franchement, tout ça est enfin vous imaginez bien que par définition un test salivaire, donc que vous allez euh prévoir euh vous pouvez avoir un ministre, un candidat, un député, n'importe qui est addicte à une drogue euh et qui va faire en sorte que pendant les 3 jours précédents, il consomme pas de drogue pour pas tomber dans le test salivaire. Donc franchement, je trouve c'est de la démagogie. Voilà. et considérer qu'on peut répondre à la problématique des addictions et de l'usage des drogues dans notre pays qui a effectivement augmenté par ces moyens me paraßt à mon avis hors de propos.

Le grand jury 2027, [musique] c'est demain. Bruno Rota le candidat à la présidentielle des des Républicains, tenait meeting hier. Il a fustigé votre concept de Nouvelle-Fance.

Il estime que la Nouvelle-France, c'est un nouveau sectarisme, un nouvel antisĂ©mitisme, un nouveau racialisme. Que lui rĂ©pondez-vous ? Je moi je farme le vƓu si vous voulez que dans la campagne prĂ©sidentielle on puisse avoir des confrontations que soient projet contre projet qu'on Ă©vite les insultes.

Je trouve c'est pas trÚs digne de la part d'un ancien ministre qui prétend diriger le pays d'insulter une autre formation politique. Donc je sais que monsieur Retaillot si vous voulez il est au fond du gouffre, il a quitté le gouvernement. Personne n'a compris pourquoi.

Il est en mal d'existence parce que attendez, il est en mal d'existence parce qu'il y a d'autres candidats qui sont présentés. et il cherche son espace. Mais s'il peut régler ses problÚmes avec ses amis, avec ses amis d'éviter de prendre la France insoumise que l'avantage aujourd'hui c'est quand vous tapez sur la France insoumise, tout le monde en parle donc tout le monde essaie de de profiter de la la lumiÚre de la France.

Mais désolé, je donnerai pas de lumiÚre à monsieur Rill. Est-ce que c'est pas justement le principe de la Nouvelle-France de faire réagir vos opposants politiques en premier lieu le Rassemblement national ? Ah mais on peut débattre évidemment et moi je suis j'aspire à ce qu'on puisse débattre y compris autour de ce concept de la Nouvelle-Fance des écorégions dont on a parlé tout à l'heure.

Par exemple, on aurait pu dĂ©battre de savoir si les gens trouvent que c'est bien que monsieur Rotaillot propose la retraite Ă  65 ans par exemple. ça aurait Ă©tĂ© intĂ©ressant oĂč on aurait pu dĂ©battre de savoir si il faut, comme le dit monsieur Rotaillot, remettre en cause l'indĂ©pendance de la justice en supprimant le juge d'application des peines. Ça ça serait des dĂ©bats dignes mais les insultes franchement pardon Emmanuel Bompard sur ce je reviens sur ce concept de de Nouvelle-France, comment vous voulez convaincre ceux qui ne bah ne se sentent pas justement appartenir Ă  cette Nouvelle France telle que vous la dĂ©crivez ?

Mais pourquoi il il n'appartiendrait pas à cette nouvelle France ? ce que vous avez ciblé notamment des nouvelles générations, des racisés et cetera. Vous avez décrit ce que vous considérez comme pas décr que comme ça.

On a dit la Nouvelle-Fance, c'est la France d'aujourd'hui euh en contraste à la France de la 5e République et la France de 1958. Pourquoi ? Parce que la France, elle a bougé.

Vous les incluez pas dans cette Nouvelle France ? Pardon ? Les seigniors, vous ne les inclez pas dans cette nouvelle France Si parce que vous savez, il y a pas d'abord il y a pas beaucoup de seigneors qui euh ont voté pour la Constitution de 1958 et par ailleurs, on on dit juste quels ont été les changements quasi anthropologiques si vous voulez de la société française depuis 1958.

Quelles sont les questions politiques nouvelles que ça nous pose et comment on y rĂ©pond ? Et parmi ces changements, il y a par exemple la condition aujourd'hui de les problĂ©matiques liĂ©es Ă  la dĂ©pendance, comment on peut bien vieillir dans notre sociĂ©tĂ©. Donc non seulement j'inclus, comme vous le dites, les seniors dans la Nouvelle-France, mais je vais mĂȘme vous dire les seiors, les personnes les plus ĂągĂ©es, ils ont intĂ©rĂȘt Ă  ce qu'on se pose cette question euh de avec la modification de des gĂ©nĂ©rations de la pyramide des Ăąges.

Comment on fait en sorte d'avoir par exemple dans la sĂ©curitĂ© sociale un vrai d'un vrai dispositif de financement de la dĂ©pendance pour que les gens puissent viir dignement qu'on les mettre pas dans des Ă©pates privĂ©es qui les obligent eux et bien souvent l'ensemble de leur famille Ă  dĂ©penser tous leurs deniers pour faire en sorte que leur les personnes ĂągĂ©es de leur famille parce que Ă©videmment on y est tous trĂšs attachĂ©s puisse ĂȘtre accompagnĂ©s et suivi dans les derniĂšres moments de leur vie. Donc par exemple, ces questions-lĂ , on pourrait en parler mieux que d'une maniĂšre lĂ  aussi euh la Nouvelle-France qui s'oppose Ă  l'ancienne France. Nous, on a jamais dit dans la Nouvelle France Ă  l'ancienne France.

La Nouvelle France c'est la France telle qu'elle est aujourd'hui avec les questions politiques nouvelles qui sont posĂ©es aujourd'hui et quelles sont les rĂ©ponses qu'on peut apporter Ă  ces questions politiques nouvelles ? la dĂ©marche la not dans la Nouvelle France Manuel Bompard on peut siffler la Marseillaise un principe que dĂ©fend non ne dites pas Bagayoko le maire de Saint faut pas caricaturer les propos des gens parce que sinon je vois bien que Bali Bagayoko depuis son Ă©lection il y a beaucoup de gens qui lui cherchent des noises sur Ă  peu prĂšs n'importe quel sujet et donc Bali Bageko a pas dĂ©fendu le principe de siffler la Marseillaise. Vous savez moi la Marseillaise dans l'ensemble des meetings organisĂ©s par la France assommise, on chante la Marseillaise et moi je sais d'oĂč vient ce champ, son caractĂšre rĂ©volutionnaire.

AprÚs ce que dit Bali Bagayoko c'est quand des gens ne sifflent pas la marseillaise essayons de comprendre pourquoi pour précisément répondre à ces raisons. Est-ce que ça justifie il a populaire ? C'est un droit à la République populaire.

C'est ce qu'il a c'est ce qu'il a dit prĂ©cisĂ©ment. Il a il a pas dit mais non il a pas dit il faut que les gens fassent. Alors que depuis maintenant, depuis qu'il a dit ça, vous avez sur tous les plateaux de tĂ©lĂ©vision la droite l'extrĂȘme droite qui a rien Ă  proposer pour le pays, juste Ă  essayer en permanence de construire des polĂ©miques.

Et alors en plus quand c'est sur Bali Bagayoko euh maire de Saint-Denis, maire euh noire de Saint-Denis, alors là ça les amuse beaucoup. Euh euh franchement on va passer une semaine sur le fait de savoir si on peut essayer de comprendre de des d'essayer d'identifier les raisons pour lesquelles il y a des gens qui se retrouvent dans un rapport dans lequel ils ont l'impression que ce pays n'est pas leur et comment on fait en sorte d'y répondre. C'est ça la question qui nous est posé.

Essayons de répondre à ça précisément parce qu'on a envie que tous les Françaises et les Français, tous nos jeunes en particulier se sentent français. Selon les Express, Emmanuel Bompard, Emmanuel Macron a dit que Jean-Luc Mélenchon serait au second tour de l'élection présidentielle. Est-ce que le président de la République a à vos yeux une bonne analyse politique ou il veut au contraire effrayer et remobiliser une part de son électorat ?

Sans doute les deux, je sais pas et franchement je sais mĂȘme pas si ces propos ont Ă©tĂ© vraiment tenus ou pas. Moi ce que je sais, c'est la dynamique euh qu'il y a autour aujourd'hui de la candidature et de la campagne de Jean-Luc MĂ©lenchon. Euh vous savez, il y a beaucoup de meetings au mois de juin.

On arrive bientĂŽt Ă  la fin. Il reste plus que celui de monsieur Édouard Philippe. Bon, du mois de Jean-Luc Malocho, il aura rĂ©uni tout seul plus que tous les autres meetings rĂ©unis.

Bon, je pense ça dit quand mĂȘme quelque chose de la dynamique qui est la nĂŽtre. On a quasiment 3200 parinages citoyens donc d'individus avec vĂ©rification du numĂ©ro de tĂ©lĂ©phone qui sont venus appuyer Ă  la candidature de Jean-Luc MĂ©lenchon. On a 15000 contributions programmatiques et voilĂ , on est dans une campagne qui a bien dĂ©marrĂ©.

Et maintenant, moi j'appelle toutes celles et ceux qui nous Ă©coutent, si vous voulez euh que cette Ă©lection prĂ©sidentielle permette prĂ©cisĂ©ment d'ouvrir une nouvelle page des France pour rĂ©pondre aux problĂ©matiques sociales, Ă©cologiques, dĂ©mocratiques dont on a parlĂ©, venez nous rejoindre, venezous nous aider dans cette campagne. Vous parliez justement du du programme et des et des contributions Ă  votre programme. Il y a une question importante, c'est quand mĂȘme celle de l'entrĂ©e dans l'atmosphĂšre en quelque sorte de votre programme, notamment sur la rĂ©action de de l'Europe et aussi des marchĂ©s financiers qui financent aujourd'hui l'endettement de de la France.

Comment faites-vous pour éviter que les taux d'emprunt euh financer 3400 milliards d'euros de dette ne s'en veulent pas avec votre programme ? Je vais vous juste vous dire quelque chose. Vous savez quand il y a eu les élections législatives de 2024 et que contre tous les sondages hein qui disaient que c'est le Rassemblement national qu' allait avoir le plus grand nombre de députés, à l'issue de ces élections, ça a été le nouveau Front populaire à l'époque qui a eu le plus grand nombre de députés.

À l'Ă©poque, il y a eu un dĂ©bat sur est-ce qu'on nomme un premier ministre ou pas issu du nouveau Front populaire. Et les mĂȘmes arguments que ce vous ĂȘtes en train d'employer ont Ă©tĂ© employĂ©s. les taux d'intĂ©rĂȘt vont s'envoler et cetera.

Il y avait mĂȘme des prĂ©visions ça. Il a pas Ă©tĂ© nommĂ©. Exactement.

Et les taux d'intĂ©rĂȘt donc on n' pas eu on n'a pas pu voir ce que ça donnait. Et les taux d'intĂ©rĂȘt ont augmentĂ© exactement dans les proportions qui Ă©taient euh les ceux des prĂ©visionnistes Ă©conomiques de l'Ă©poque de telle sorte qu'Ă  la fin de l'annĂ©e, oh lĂ  lĂ , les taux d'intĂ©rĂȘt ont beaucoup grimpĂ©. Donc en fait ça c'est le chiffon rouge qu'on agite comme ça pour essayer de faire peur.

Donc vous savez soumise à la un programme. Ce programme il est en cours d'actualisation. Il sera présenté.

Il y aura un chiffrage de notre programme. En 2022, on a chiffré notre programme, on a été les seuls à le faire. Il y aura toujours il y aura toujours 185 milliards d'euros d'impÎts en plus.

Vous vous c'était le programme 2022. Vous verrez nos nos propositions et notre chiffrage mais il faut pas tout mélanger hein parce que les impÎts en plus ça veut rien dire. Moi les impÎts des gens ce que je peux vous dire c'est que les impÎts des gens qui sont dans les premiÚres tranches de revenus jusqu'à 92 % des Françaises et des Français c'était notre proposition de 2022. leurs impÎts, ils augmentent pas, ils baissent ou ils restent à l'identique.

Voilà. Donc les impÎts, ça veut rien dire. Vous pouvez décider d'augmenter effectivement la fiscalité pour les ultra riches, les grandes entreprises qui payent pas suffisamment leurs impÎts en France.

Et ça, oui, je vous le confirme, on le fera parce qu'on en aura besoin et parce que ce n'est pas normal. Il y a eu un rapport sénatoriel cette semaine qui a démontré à quel point vous avez aujourd'hui des ultra riches qui ne payent zéro impÎts sur le revenu. Bah, si vous trouvez ça normal, moi non.

Manuel Bard dans est-ce que vous vous prĂ©parez un scĂ©nario oĂč potentiellement il y a une crise Ă©conomique Ă  votre accession au pouvoir comme François Mitteran avait dĂ» en son temps euh faire un tournant de la rigueur en 1983, est-ce que c'est un scĂ©nario sur lequel vous vous basez quand mĂȘme ? Mais il y a une crise Ă©conomique dĂ©jĂ  lĂ . Je veux dire et et en plus je veux pas affoler tout le monde mais il y a des perspectives trĂšs noires hein.

Aux États-Unis il y a la la commence Ă  monter ce qu'on appelle la la crise de la dette privĂ©e. Euh il y a ce spectre qui qui plane. Il a la question de la situation gĂ©opolitique internationale.

De facto, on est dans une situation Ă©conomique et une situation Ă©conomique troublĂ©e. Et c'est prĂ©cisĂ©ment la raison pour laquelle la seule rĂ©ponse viable dans cette situation, ça ne peut pas ĂȘtre de reproduire les recettes du passĂ©. Ça ne peut pas ĂȘtre de continuer comme ça, de faire comme si on avait pas vu, de considĂ©rer, comme l'avait dit monsieur Sarkozi aprĂšs la crise de sub prime, on va moraliser le capitalisme.

Ils l'ont tellement moralisĂ© que ils ont rĂ©glementĂ© les banques, ils ont dĂ©veloppĂ© la finance privĂ©e et aujourd'hui c'est la finance privĂ©e qui nous met dans le mur et qui va peut-ĂȘtre s'effondrer de prĂ©cisĂ©ment parce qu'on est dans ce moment, c'est un moment de rupture et la rupture, c'est nous qui l'apportons parce que c'est pas monsieur Bardella la Jordane de Monaco qui est en capacitĂ© de rĂ©gler ce problĂšme. Bonuel bon par une derniĂšre question avec une rĂ©ponse en en une minute et ça va paraĂźtre Ă©vident. Qu'est-ce que pense la France insoumise de l'intelligence artificielle ?

Est-ce une menace ou l'avenir ? Bah précisément la France assoumise considÚre que il y a que c'est plutÎt l'avenir mais que pour autant il y a certains usages de l'intelligence artificielle qui sont dangereux et qu'il faut sortir précisément d'une vision tout blanc au noir et essayer de promouvoir rien dans votre programme en l'état pour l'instant sur la sur l'intelligence artificielle. consacré à ces questions mais on travailler parce que évidemment sont monté en puissages de l'intelligence artificielle qu'il faut absolument favoriser, qu'il faut absolument développer puis il y en a d'autres sur lesquels il faut réglementer, il faut faire attention, faut pas faire n'importe quoi.

Il y a des problĂšmes de souverainetĂ© et je pense ça devrait ĂȘtre notre prioritĂ©. Est-ce qu'on veut que la France soit un endroit oĂč on met des data center pour faire tourner des intelligences artificielles amĂ©ricaines, chinoises ou ou alors est-ce qu'on veut avoir nous-mĂȘme nos propres outils ? un rĂ©seau public de cloud souverain, des investissements dans des entreprises françaises, une politique de recherche publique sur l'intelligence artificielle.

VoilĂ  ce qu'il faut faire, pas se satisfaire quand il y a des milliards d'euros qui sont investis par les gĂ©ants de l'intelligence artificielle en France parce que ça on n pas le contrĂŽle et vous avez vu ce qui s'est passĂ©. Pardon, j'ai bientĂŽt fini avec Donald Trump qui a interdit l'usage de antropique des des intelligences artificielles d'entropique en dehors des États-Unis. Vous voyez bien que si on est dĂ©pendant d'eux du jour au lendemain, on peut se retrouver sans rien.

VoilĂ  ce qui devrait ĂȘtre la prioritĂ©. Je pense qu'on est les seuls Ă u Bon part. Merci pour ce grand jury.

Je vous souhaite un bon dimanche Ă  tous.