"Trump attaque la France pour faire oublier ses difficultés internes" (Jean-Claude Beaujour)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 70 %Défensif 30 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:57Fait
« il utilise à des fins de campagne nationale ce qui se passe en France, en édulcorant un petit peu la réalité »
- 4:21Fait
« les émeutes, les manifestations et les débordements qui ont lieu dans notre pays sont liés à une immigration qui ne serait pas contrôlée »
- 5:05Fait
« il a besoin de réagir sur la politique française, du moins il s'en donne le droit »
- 6:32Fait
« il menace, il dit il faut que le président Zelensky je vous lis la dépêche et la volonté de mettre fin à cette guerre sinon ça se passera très mal pour lui »
- 10:49Fait
« il dit un accord est possible avec Vladimir Poutine ce qui bloque l'accord c'est l'Ukraine »
- 11:33Fait
« il résume comme d'habitude cette guerre en Ukraine à une mésentente entre deux hommes, Vladimir Poutine et Volodymyr Zelensky »
- 12:16Fait
« Cette guerre en Ukraine, elle vous coûte très cher parce que en défendant l'Ukraine, on doit euh mettre la main à la poche »
Temps de parole
- ?100 %
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On va parler ce soir de la relation paradoxale entre [musique] la France et les États-Unis, notamment de la relation paradoxale de Donald Trump à la France parce que le voilà qui se prend de passion pour un objet français iconique, l'Arc de Triomphe. Et il veut le sien et les plans ont été publiés par la presse américaine, dévoilés par le département de l'Intérieur. Ce cet arc que Trump voudrait appeler Arc de Trump, qu'il appelle parfois Arc monumental, il doit être construit. large. Euh construit. Alors, ça c'était euh une une simulation pour euh pour le festival lors des 250 ans euh de l'indépendance des États-Unis. Ça c'est la projection euh par intelligence artificielle de ce
à quoi ça devrait ressembler. Vous voyez, il fera euh 75, peut-être 76 m de haut. Il doit être construit euh à l'entrée du cimetière national d'Arlington, au bord du Potomac. Euh il le veut évidemment le plus grand, le plus beau, le plus doré. Il y aura donc cette statue euh en son sommet, une statue ailée, dorée qui tiendra euh dans sa main une torche qui est présentée comme une flamme éternelle. Alors, on n'a beaucoup d'explications sur cette flamme qui devrait être visible de tous les angles, mais ne pas gêner ni la circulation routière, ni euh les avions. Voilà, beaucoup de détails sur euh cet arc. En revanche, il n'y aura pas, euh contrairement à ce que Trump avait annoncé, de complexe euh militaire euh
sous cet arc de triomphe. En fait, euh le président américain avait un peu lancé cette idée, comme il l'avait fait pour euh sa salle de bal, pour justifier euh de la construction euh de ce monument euh pour euh contourner les obstacles légaux, financiers aussi, au chantier. dire que c'est uniquement un monument à sa gloire. Voilà, et alors là par contre, on ne parle plus du tout de ce complexe militaire qui devait être protégé par des drones, des tireurs d'élite. Plus du tout mention de ça, ça n'est plus à l'ordre du jour. Trump va donc obtenir son arc de triomphe comme d'autres villes, 59 selon lui en ont teint dont notre capitale, oui, dans le monde dont Paris et le président, vous le voyez, un
Un mot un mot aimable. Voilà, il prédit un avenir très sombre à notre arc de triomphe de Paris étant assiégé par les fous de la gauche radicale qui ont pris le contrôle du pays, nous supposerons qu'il n'en reste plus que 48, ça veut dire en en si je comprends bien qu'en France 58 pardon, je ne sais même pas lire les chiffres. 58, il il il imagine très très vite. Voilà, le nôtre va être détruit et on dirait presque qu'il s'en réjouit. Parce qu'effectivement, Donald Trump, il a besoin de réagir sur la politique française, du moins il s'en donne le droit. On va en parler avec vous Jean-Claude et avec vous Aude. Euh encore aujourd'hui, euh il a eu des messages sur la situation en France. On va les analyser, mais avant tout à quel titre le président américain se prononce
sur la vie politique ? Aucun évidemment puisque ça pourrait sembler être de de l'ingérence mais mais ça n'est pas très sympathique pour deux raisons. La première, les les faits, il utilise à des fins de campagne nationale ce qui se passe en France, en édulcorant un petit peu la réalité. Je voudrais juste quand même préciser parce que j'ai beaucoup entendu ce weekend dire euh qu'il s'agissait euh euh de questions migratoires. Moi moi j'ai j'ai envie de vous dire en tant qu'avocat qu'en général quand il y a il y a il y a des casseurs, des euh des des des gens qui qui mettent le bazar, on on les arrête et puis après on sait de quelle nationalité ou pas ils sont et et je crois que l'expérience à vous nous appelez à un peu de retenue. Mais mais c'est même pas de la retenue,
je veux dire n'importe quel citoyen français, s'il était arrêté ou quelques personnes qui soient dans une situation euh me dirait "Maître, attendez de savoir exactement les faits." C'est c'est c'est du bon sens en fait. Quand on aspire à des responsabilités euh nationales, on évite de de mettre des mots qui n'ont pas forcément de sens pour pour édulcorer les faits. Donc c'est vrai pour nous, mais c'est vrai aussi pour pour le président américain parce que On va vous dire que Donald Trump ne vous écoute pas beaucoup sauf le respect que j'ai pour vous mais et on va nous montrer qu'il ne vous écoute pas beaucoup. Non, c'est vrai que Donald Trump et les autres membres de son administration, le vice-président J.D. Vance ont beaucoup fait circuler ces messages que les
émeutes, les manifestations et les débordements qui ont lieu dans notre pays sont liés à une immigration qui ne serait pas contrôlée. Alors Donald Trump a posté un certain nombre de messages appelant à la fermeture des frontières en Les migrants ont envahi la France, il faut fermer les frontières et vite. Exactement, J.D. Vance a publié à de multiples reprises par exemple la mairie de Limoges en montrant ces images qui effectivement sont choquantes, sont dramatiques et en faisant le lien avec à la fois l'immigration et Jean-Claude Bourgeois a tout à fait raison de le souligner, il n'y a aucun lien à faire et en lançant un avertissement aux aux Américains qui vont voter dans un tout Finalement, c'est la politique intérieure
Voilà et en disant "Vous voyez ce qui se passe en ? Et bien attention, si vous votez pour les Démocrates, si les Démocrates l'emportent lors de ces élections de mi-mandat, c'est ce qui vous attend et puis c'est un mot de cette une qui est à côté de vous, le New York Post. Alors c'est un journal plutôt pro-Trump, on va Très très conservateur et qui ne s'embarrasse pas de fausses informations. Si vous voulez voir ce qui se joue, regardez la France. L'avenir n'a pas besoin de ressembler à cela. Au passage, vous attiriez mon attention sur l'information en bas sur une synagogue attaquée. Voilà, message publié par la Maison Blanche qui publie donc cette une du New York Post sur laquelle on peut lire effectivement une fausse information puisque cette synagogue a été ça a été
prouvé désormais saccagé mais victime d'une tentative de cambriolage qui n'a rien à voir avec les émeutes qui ont eu lieu le 17 octobre. Donc Trump encore une fois ne s'embarrasse pas ni de fausses informations, ni de désinformation, il répète à l'envi que ce qui a lieu en France est lié à l'immigration, ça alimente son discours sur le déclin civilisationnel de l'Europe sur cette idée que toute l'Europe est entre guillemets grand remplacé et que si on ne veut pas que ça arrive aux États-Unis, la façon de procéder c'est la sienne, une politique migratoire qui consiste à fermer les frontières, à
construire un mur et à se protéger de l'extérieur. On en débat dans un instant Jean-Claude c'est promis mais je voulais qu'on traverse l'Atlantique et qu'on aille retrouver notre correspondante Diane Schlinger. Diane, bonsoir. Merci d'être avec nous depuis Washington en direct. On voit la Maison Blanche derrière vous. Alors la presse américaine, est-ce qu'elle suit Donald ? Est-ce qu'elle parle énormément de ce qui est actuellement en train de se passer en ? Oui tout à fait, cela a fait les gros titres tout le weekend et cela continue de faire couler beaucoup d'encre avec en boucle les images de violences urbaines de ce weekend. Il y a une vidéo qui est extrêmement commentée ici aux États-Unis particulièrement, c'est celle où l'on voit un couple assis en terrasse en
train de boire un verre à seulement quelques mètres de feux de poubelles. Pour les Américains, c'est tout simplement sidérant, hallucinant et pour eux c'est la preuve que finalement les Français sont habitués à ce genre de protestations violentes. Et puis après la sidération vient le temps notamment aujourd'hui de l'analyse et là ça dépend évidemment des lignes éditoriales. Fox News suit totalement Donald Trump dans sa rhétorique et parle du rôle de l'immigration, le rôle supposé ou éventuel de l'immigration ou de l'ultra-gauche quant à CNN, il s'interroge si les États-Unis pourraient être les suivants. NBC commente le rôle, la façon dont l'extrême-droite capitalise sur ce
chaos. Et enfin, le New York Times donne des conseils aux Américains qui comptaient se rendre en France et notamment de rester rive gauche à Paris et d'éviter surtout surtout le centre de Paris le jour des manifestations. Cela fait donc beaucoup de bruit ici aux États-Unis. J'en veux pour preuve une petite anecdote que je voulais vous raconter, c'est-à-dire que ici au bureau de Washington, on prépare beaucoup de reportages pour les élections de mi-mandat, que ce soit en Californie ou encore au Texas. Et depuis le début de la semaine, beaucoup de personnes que l'on que l'on contacte, et bien nous sont étonnées du fait que on traite encore l'actualité américaine. Et l'une d'entre elles nous a demandé "Mais est-ce que c'est pas la révolution chez ?" On voit bien donc que c'est exagéré
aussi par le discours de Donald Trump et par l'ampleur des images qui circulent sur les réseaux sociaux ici aux États-Unis. Merci beaucoup Diane de ce témoignage qui nous montre la réaction des Américains. Alors Jean-Claude Beaujour, le président américain, est-ce qu'il utilise finalement les incidents en France pour développer sa propre ? C'est surtout pour faire oublier qu'il est en difficulté sur le plan interne puisque nous avons des élections aux États-Unis dans 15 jours. On sait bien que le président avait promis la lutte contre la vie chère, il avait promis l'emploi, la réindustrialisation, il avait surtout promis qu'il n'y ait pas d'autres guerres. Or, force est de constater, ça n'est pas très compliqué de le dire, qu'il y a la guerre en Ukraine qu'il nous avait promis de
résoudre en quelques jours. Allez, moi je lui avais donné quelques semaines pour être charitable, on a rien vu venir. Il y a aussi le détroit d'Ormuz, ce qui a fait flamber le le coût de l'énergie aux États-Unis. Donc ces résultats, les résultats ce qu'il avait promis aux aux Américains ne c'est ça n'est pas au rendez-vous et j'ajouterai que le seul élément sur lequel il peut jouer c'est précisément la politique migratoire. Donc d'où le le lien et comme j'ai dit tout à l'heure aujourd'hui rien ne nous permet de dire de manière affirmée qu'il y a un lien entre les manifestants et et les les les sujets de de politique migratoire. C'est c'est c'est là attendons le que la justice en tout cas que les les policiers nous disent. Maintenant le le le président Trump était en campagne
dans le dans le dans le sud des États-Unis dans différents états du sud sont traditionnellement plutôt favorables mais qui sont tout mais oui sont tout touche-touche pour la raison que je viens de vous indiquer. Vous savez qu'il y a notamment aux États-Unis vous avez la la j'ai envie de dire les électeurs dits Latino qui constituent aujourd'hui une une sorte de de swing voters. C'est-à-dire que ce sont les gens ils ont voté Trump parce que ce sont des gens qui sont extrêmement attachés au développement économique, à l'activité euh vraiment à l'activité du du travail et cetera et ils comptaient sur Donald Trump pour pouvoir effectivement relancer, dynamiser et ils sont déçus et ce sont des électeurs qui pourraient soit voter démocrate, soit éventuellement s'abstenir et ça ça ne
ferait pas ça ne ferait pas l'affaire du président notamment il est allé soutenir le sénateur Marshall euh qui est en difficulté qui qui est challengé par qui qui de manière assez inattendue. Donc sont 16 points d'avance dans cet état au moment de la de de la présidentielle. Un mot Ode, euh pardon ce soir on apprend que d'abord Donald Trump a tenu une conférence de presse ce qu'il fait de plus en plus régulièrement cette fois-ci avec le vice-président de l'Ukraine pour parler de l'Ukraine et il durcit encore le ton en substance il dit un accord est possible avec Vladimir Poutine ce qui bloque l'accord c'est l'Ukraine et il menace, il dit il faut que le président Zelensky je vous lis la dépêche et la volonté de mettre fin à cette guerre sinon ça se passera très mal pour lui.
Oui, on en revient euh aux mêmes menaces que d'habitude. D'ailleurs, euh ce soir, il a fait allusion euh à cet entretien dans le Bureau ovale en février. février. février 2025 qui avait euh euh vraiment marqué les esprits, choqué tout le monde. Et et il a répété euh "Finalement, si Zelensky avait voulu faire la paix, il aurait pu le faire après notre petite conversation dans le Bureau ovale. Ça ne tient qu'à lui." Il résume comme d'habitude cette guerre en Ukraine à une mésentente entre deux hommes, Vladimir Poutine et Volodymyr Zelensky, en omettant complètement que c'est une guerre de d'invasion, que c'est la Russie qui a envahi euh euh l'Ukraine. Mais encore une fois, c'est parce qu'aussi il parle à ses électeurs. Ce qu'il dit, c'est "Cette guerre en
Ukraine, elle vous coûte très cher parce que en défendant l'Ukraine, on doit euh mettre la main à la poche en n'oubliant assez rapidement des réservoirs russes et donc Voilà, c'est c'est ce qui fait augmenter le prix des carburants. Absolument pas la guerre en Iran. Ça n'est pas du tout les mauvaises décisions que j'ai prises. C'est la faute de Volodymyr Zelensky. Ce qui est quand même intéressant, c'est que euh au même moment où quasiment Volodymyr Zelensky est à Oslo, où il rencontrait Steve Witkoff, l'émissaire spécial de Donald Trump, on avait l'impression qu'il y avait un petit réchauffement des relations. On espérait que peut-être il y avait un peu de de de l'est puisque euh Zelensky a dit "C'est bon, le renseignement américain est de
nouveau euh opérationnel. On va pouvoir avoir des missiles Patriot." Il à chaque fois, il l'espère et il euh il fait un peu euh Wishful thinking. euh voilà, wishful thinking euh méthode Coué en français. Là, on a vu que derrière, Trump a complètement rétropédalé et on est on en est encore euh au 28 février 2025 où ce qu'il fait, c'est qu'il tape sur les Ukrainiens. Il dit "Tout ça, c'est de votre faute. Mettez-y un peu de bonne volonté. Vous pouvez arrêter la guerre. Euh finalement, capituler et comme ça on en parle plus. Vous savez, il y avait Claude Piéplu avait une devise Shadok qui marche toujours. Ça en tapant éternellement sur le même, on ne fait qu'une moitié de mécontents. Euh, Jean-Claude, qu'est-ce qu'on comprend de la diplomatie ? Que que le président est en difficulté.
Donc il a tout d'abord du mal, et ça depuis le début de son mandat, à avoir une ligne politique claire. Il a voulu une ligne politique ouverte, ou du moins centrée essentiellement sur les États-Unis, en oubliant qu'il y avait un certain nombre de traditions, d'alliances, de stabilité. Il a voulu l'Amérique d'abord, mais il s'est rendu compte que le monde est aussi interdépendant. Les États-Unis dépendent effectivement du reste du monde, tout comme le reste du monde dépendent aussi dépendent aussi des États-Unis. Ça il l'avait oublié. Il avait oublié qu'il y a des enjeux qui lui échappent. C'est le cas euh en Russie, et il a mal calculé son coup, c'est c'est c'est le cas de le dire. Puis il y a aussi une chose, c'est que il est en difficulté en réalité
parce que on voit bien, y compris autour de ses collaborateurs, certains de ses plus grands collaborateurs se sont se sont envolés. Suzy Weiss serait sur le départ. Euh euh euh son son son attaché presse a duré quatre jours pour avoir, rappelez-vous, ? Pour avoir menti en en prétendant que elle se qu'elle serait avocate alors qu'elle ne l'a jamais été. Donc tout ceci montre bien qu'il y a une sorte de d'instabilité, en tout cas il y a il y a il y a le président est est en mauvaise mauvaise situation. Donc il essaie de de de reprendre la main en disant voilà, je suis un homme fort sur un certain nombre de sujets. Il s'adresse là encore, je suis d'accord, à ses électeurs. Mais combien de temps ça va pouvoir ? On ne le sait pas. Et puis derrière, il faut pas oublier qu'au-delà de la
personnalité de de Donald Trump, nous avons des enjeux qui sont bien plus importants. Ce sont des des enjeux d'État, des enjeux économiques, des enjeux y compris pour les Américains eux-mêmes qui souffrent. Il ne faut pas l'oublier parce qu'il se moque un peu de ce qui se passe en France, mais vous savez euh euh et vous connaissez bien les États-Unis, vous avez euh des différences sociaux qui sont telles que vous pouvez devant euh et récemment, je regardais à Seattle les petites maisons, les maisons flottantes peuvent valoir entre 2 et 5 millions de dollars. Maison flottante, par les temps qui courent, c'est vraiment pas un bel investissement. Donc, il y a des gens qui sont capables de mettre entre 2 et 5 millions pour avoir un quatre pièces à Seattle. Et
dans le même temps, vous pouvez voir dans dans dans dans la rue des tailles des tables de gens jeunes qui sont dans un état de détresse coup, qui souffrent de la drogue et qui souffrent de la drogue et cetera. Ce sont des sujets de l'un et de l'autre. Je commence avec vous, si vous permettez. Dans 15 jours maintenant, il y aura une grande soirée sur France Télévision, la nuit américaine, avec ces élections à mi-terme. Il y a une vraie angoisse dans le camp Trump de les perdre. Est-ce qu'on est dans une ambiance crépusculaire comme parfois en France d'ailleurs ? Oui, on le voit bien d'ailleurs parce que il se rend au Kansas qui devrait être un état acquis sans aucun problème. Et quand il se rend au Kansas, il parle de ? De la
France, de il agite le le chiffon de la peur pour dire en fait, je ne suis pas vraiment une bonne solution, mais regardez, il y a pire et et et peut-être que ce n'est pas incroyable ce que je vous propose, mais ça pourrait être tellement plus désastreux que allez, redonnez-moi une majorité 2 ans de plus Voilà, et et je vais sortir le chéquier et et vous signer des chèques. Donc oui, on sent bien que dans le camp Trump, il y a une une inquiétude. Jean-Claude, le mot de la conclusion. Donald Trump, il est vraiment en danger. S'il perd, il se passe ? Il peut continuer à ? Oui, il va continuer comme tous les autres présidents, sauf à trois fois où les présidents ont maintenu leur
majorité au Congrès, il va pouvoir Il aura moins de pouvoir. Il aura il devra négocier avec le Congrès en permanence, mais vous savez que Donald Trump n'aime pas la négociation, c'est-à-dire le le système de check and balance ça ne ne lui convient pas du tout du tout. La notion de contre-pouvoir, c'est pas dans sa culture. Donc il va devoir supporter s'il y il y a de fortes chances que la Chambre des Représentants soit contrôlée par les Démocrates et peut-être le Sénat et peut-être le Sénat, ça joue mais vraiment à très peu de choses. C'est pour ça qu'il se jette dans dans la bataille parce que s'il perd le Sénat et la Chambre des Représentants, ben oui, il devra véritablement composer composer avec son Parlement.