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DébatPublic Sénat (sur YouTube)· 29 septembre 2026 43 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileInstitutions & électionsSolidarités & familleRetraites

Antisémitisme : Bardella, berger des brebis galeuses ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 4:34OuverteRéponse partielle

    Ce scandale peut-il fragiliser Marine Le Pen par ricochet ?

  • 5:16OuverteRéponse directe

    Le RN a-t-il réussi à transformer son image sur l'antisémitisme ?

  • 6:44OuverteRéponse directe

    Ces révélations peuvent-elles avoir un impact sur l'opinion publique ?

  • 7:28OuverteRéponse directe

    Ces écrits antisémites supposés peuvent-ils être un boulet pour Bardella ?

  • 8:10OuverteRéponse directe

    Comment Marine Le Pen a-t-elle réagi à la découverte des propos ?

  • 8:54OuverteRéponse directe

    Marine Le Pen a-t-elle été prévenue avant la publication ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:31Fait
    « Jordan Bardella aurait rédigé de nombreux écrits antisémites et complotistes en 2013 »
  • 5:59Chiffre
    « Le Rassemblement national va chercher quasiment un tiers de son électorat chez des gens qui jusque-là votaient LR. »
  • 6:44Fait
    « Si ces écrits sont avérés, évidemment, on reste prudents là-dessus. »
  • 7:28Fait
    « C'est une vieille mythologie, celle de la banque juive qui remonte aux années 30 »
  • 10:04Fait
    « Il faut qu'ils s'équipent en gilet en Kevlar. »
  • 13:50Chiffre
    « 44 % des électeurs du Rassemblement national adhèrent encore fortement aux préjugés antisémites. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:08

Bonjour, bonjour à toutes et à tous. Bienvenue. C'est Sens public, débat, chronique, reportage, expertise de nos invités. C'est ce que l'on vous propose tous les jours sur Public Sénat pour donner du sens à l'actualité avec, au sommaire de ce 29 septembre, Jordan Bardella empêtré dans la polémique sur son antisémitisme. Le président du Rassemblement national d'Aimant attaque Mediapart en diffamation, affirme qu'on veut tuer sa carrière politique mais ses révélations vont-elles peser sur la campagne de Marine Le Pen ? Fragilise-t-elle la stratégie de dédiabolisation du parti Le Pénis, faut-il y voir un règlement de compte interne ? On en débat dans une minute. Et puis on révèle également notre baromètre d'Oxa de septembre qui voit dévisser la plupart des candidats à la présidentielle.

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Dans la seconde partie de ce sens publique, retour sur la visite d'état de Xi Jinping aux Etats-Unis. Donald Trump a multiplié sourires et flatteries pour le couple présidentiel chinois.

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Merci beaucoup à tous. Nous avons reçu la visite formidable de deux personnes remarquables et nous l'avons vraiment appréciée. Et je pense que nous avons accompli des progrès considérables. Nous avons fait de grands progrès, très positifs pour les deux pays. Mais après le tapis rouge, qui sort gagnant du bras de fer commercial ? Les conflits potentiels autour de Taïwan, autour de l'intelligence artificielle ont-ils été réglés ? Pékin peut-il faire pression sur l'Iran pour ouvrir Le Détroit d'Hormuz, on répond à toutes ces questions avec nos experts dans trois quarts d'heure. Et comme tous les jours, j'attends vos réactions grâce à notre QR code. Il suffit de le flasher, c'est tout simple. On commence ce sens public par l'arrivée des nouveaux élus rassemblement national

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au sénat une rentrée en partie gâchée par le scandale bardella audrey vettaz pas de changements de programme la photo Taux de famille, tout sourire a bien eu lieu pour célébrer le premier groupe Rassemblement National au Sénat. Quand on voit la crispation que ça génère chez nos adversaires, on se dit qu'eux-mêmes savent que ça va apporter beaucoup de officiellement tout va bien pourtant le rn est en pleine tempête vous êtes en position de gagner tous les coups sont permis les plus déloyaux depuis Puis hier, chaque prise de parole se transforme en communication de crise. Selon une enquête de Mediapart, Jordan Bardella aurait rédigé

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de nombreux écrits antisémites et complotistes en 2013, alors qu'il n'était qu'un jeune militant du Front nationales. Des accusations que le président du parti candidat à sa réélection nient en bloc. Nous sentons des prémices d'une guerre totale. Ça a commencé ces dernières heures avec les accusations fallacieuse de Mediapart que, vous savez, je conteste formellement. En fait, l'objectif, c'est de tuer ma carrière politique. Tous les regards se tournent évidemment vers la candidate à l'élection présidentielle Marine Le Pen qui avait exclu son père en 2015 sur fond de désaccord sur la question de l'antisémitisme.

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Je suis heureuse de pouvoir, de votre part, à tous, exprimer à Jordan la confiance absolue que nous lui portons. Absolue. On ne va pas se laisser faire. Nous n'allons pas nous laisser faire. Jordan Bardella a annoncé hier avoir porté plainte. Avec ces révélations, après ces révélations, peut-on parler d'un Jordan Bardella comme du berger des brebis galeuses. Voilà le thème et le titre de notre débat. J'accueille Céline Braque. Bonsoir. Bienvenue. Vous êtes cofondatrice, directrice générale de l'Institut de sondage au DOXA. Jean Garrigue, bonsoir. Bienvenue. Vous Vous êtes historien, président de la Commission internationale

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d'histoire des Assemblées. Je cite votre livre « Les avocats de la République, ceux qui l'ont construite, ceux qui la défendent » aux éditions. Odile Jacob, Lauriane Clément, bonsoir, bienvenue. Vous êtes journaliste politique en charge d'Electrême droite à La Croix et vous signez d'ailleurs un article sur cette polémique à découvrir demain dans ce journal Tam Tranui, bonsoir Tam Bonsoir Thomas Adjointe de la formation de Public Sénat éditorialiste pour Sens Publique On va évidemment consacrer une large part de ce débat à cette polémique autour de Jordan Bardella. On révélera aussi un certain nombre d'éléments du baromètre. Et puis on parlera aussi, tiens, il y aura un troisième chapitre, j'espère qu'on aura le temps, des des retraites,

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puisque Édouard Philippe a dévoilé son programme en la matière. C'est l'un des faits politiques majeurs de la journée. Est-ce que ce scandale, Céline Braque, peut fragiliser Jean-Denis ? Par ricochet Marine Le Pen, comment l'électorat du RN peut-il réagir ? C'est un peu difficile à anticiper, vous n'avez pas encore fait l'étude. Voilà et pour l'instant votre sujet l'explique très bien, c'est-à-dire qu'il y a des révélations de Mediapart, Jordan Bardella porte plainte et donc on on verra ce qui se passe. On n'a effectivement pas fait d'études, cela étant dit et ses précautions importantes étant prises, c'est vrai que ça vient très clairement percuter le récit de transformation du Rassemblement national. Votre sujet l'expliquait bien.

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Le Rassemblement national de Marine Le Pen et en particulier Jordan Bardella dans cet ensemble-là a voulu raconter autre chose que ce qu'était le Front national et a voulu dire notamment que l'antisémitisme s'était terminé au Rassemblement national. Et de fait, aujourd'hui, on voit que les Juifs, par exemple, qui ne votaient qui n'a absolument pas le Rassemblement national, se mettent à voter beaucoup le Rassemblement national. – On y reviendra là-dessus, je pense que c'est une dimension intéressante. – Et donc ça fait partie de la transformation, mais d'ailleurs au-delà du lectorat juif qui n'est pas très important en percentage, je veux dire, qui n'est pas très... Voilà, c'est pas un jugement de valeur de ma part. Eh bien, ce récit de transformation, il a permis au Rassemblement National

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d'aller chercher de nouveaux électorats. Et on voit, par exemple, que lors des législatives, en 2024, au premier tour, le Rassemblement national va chercher quasiment un tiers de son électorat chez des gens qui jusque-là votaient LR. Et c'est un électorat qui est différent sociologiquement. Ce sont des gens qui sont plus âgés, qui sont plus souvent cadres, etc., et qui se rattachent plus souvent encore aux Républicains ou à d'autres partis politiques. Et chez cet électorat-là, des polémiques comme comme ça, vraiment très... On en voyait beaucoup chez un parti protestataire. Chez un parti qui veut aujourd'hui prendre le pouvoir, eh bien, ça peut vraiment le fragiliser. Vraiment être passionnant dans les prochains un jour de voir l'effet potentiel.

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Peut-être qu'il n'y en aura pas, parce qu'il y a eu d'autres polémiques ces derniers mois et qui n'ont pas eu d'effet sur notamment les codes de popularité. On regardera les codes de popularité et de rejet des personnalités tout à l'heure. Si ces écrits sont avérés, évidemment, on reste prudents là-dessus. Jean Garrigue, comme il le dénonce d'ailleurs, je reprends les termes de Jordan Bardera, tuer la carrière de Jordan Bardera ? En tout cas, c'est une vieille mythologie, celle de la banque juive qui remonte aux années 30, la pieuvre de la banque juive qui a mis la main sur la France. C'est Et c'est quelque chose qui peut être vraisemblable dans l'esprit du jeune Bardella, 17 ans et cervelé,

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ne connaissant pas très bien son histoire, etc. Mais de là à dire que dans l'esprit d'abord des militants, et puis surtout, c'est le plus important à l'heure actuelle, des électeurs, ça conduira à se dire que Jordan Juan Bardella est décidément quelqu'un qui est marqué par l'antisémitisme et que, comme le dit, comme l'écrit Clémence Guettet de la France insoumise, les gens du RN, ce sont des ordures racistes et antisémites. Là, il y il y a un pas qui n'est pas du tout sûr d'être franchi. Mais ça peut être une sorte de boulet pour sa carrière politique ? Ce sera quand même un boulet incontestablement, d'autant plus que Jordan Bardella,

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c C'était l'aile, on va dire entre guillemets, libérale du Rassemblement national, celui qui conduisait l'union des droites, c'est-à-dire le rapprochement avec les républicains et avec un un électorat qui, lui, est plus sensible et plus hostile à ces thématiques de l'antisémitisme que le noyau dur du Rassemblement national. Donc, que ce soit sur sa position, on y reviendra peut dans le rassemblement national qui va être affaibli de facto mais que ce soit auprès des électeurs potentiels de marine le pen à la présidentielle il est aujourd'hui instanté une sorte de boulet. Effectivement, Lorraine Clément, comment Marine Le Pen a-t-elle découvert

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le contenu de l'enquête de Mediapart ? Parce que Jordan Bardella répond dans l'article, le premier article qui a été publié. Il y a une réponse de Jordan Bardella. Est-ce qu'il l'a prévenu ? Oui, non. Comment ça s'est passé ? Alors il a prévenu qu'il y avait une enquête sur lui, puisque les journalistes de Mediapart ont prévenu lui-même ce week-end. Donc Marie Le Pen savait. Mais lorsqu'elle a été informée de la publication de l'article lors du salon de Mediapart, ça a été quand même une déflagration. On l'a vu journaliste autour d'elle parce que vraiment elle a réagi avec véhémence. On a saisi quand même sa panique, c'est peut-être un trop grand mot, mais en tout cas son agacement très fort et son agitation parce qu'elle savait

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qu'il y avait une enquête, mais elle ne savait pas les propos exacts et elle n'a pas lu l'article de Mediapart avant leur publication. Donc quand elle a découvert, quand les journalistes ont posé la question au salon Badimat lundi, elle ne savait pas de quoi il retournait exactement. Donc elle a réagi avec avec véhémence en disant que c'était absolument impossible, que c'était ridicule, que c'était fou. Il n'y avait pas de superlatif suffisamment fort pour elle. Une dinguerie, je crois que c'est le terme qu'elle ont employé. Une dinguerie, une barbuquerie. Ils ont employé à peu près les mêmes Alors ça, c'est la réaction à chaud. Et puis après, il y a toutes les réactions. On va continuer de les analyser. Mais il y en a une qu'il faut quand même mettre en avant.

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C'est-à-dire qu'ils partent et Jordan Bardella et Marine Le Pen parlent d'une guerre totale, on l'a entendu dans notre sujet, la candidate RN dit « On ne va pas se laisser faire », elle le répond, elle le répète plusieurs fois. Et puis il y a une autre phrase quand même qui est assez frappante, qui peut sonner un peu comme une menace pour les journalistes de Mediapart. Je suis en train de la rechercher, mais elle dit grosso modo qu'il faut qu'ils s'équipent en gilet en Kevlar.

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Ça dit quoi de la réaction de ce Rassemblement national que vous connaissez bien ? Ils vont être ultra-offensifs, ultra-agressifs ? Oui, ils vont être très offensifs, très régressifs. Et la force de sa réaction montre à quel point elle elle risque gros elle-même sur cette histoire. Oui, effectivement, Jordan Bardella joue sa carrière politique, mais elle, elle s'est quand même liée volontairement à lui en parlant de tickets pour la présidentielle, en mettant ça en avant, en mettant son binôme, mais sur le devant de la scène à toutes les occasions. Donc effectivement, elle joue gros. Ça va être difficile de se détacher de ce boulet si il boulait et il s'avère en être. Voilà, donc ça explique la force de sa réponse. Et c'est le risque du fait justement de se présenter en ticket.

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Effectivement, et ça, ça fait partie des éléments à suivre dans les prochains jours, peut-être pas, mais dans les prochaines semaines, ce que vous disiez, l'affaiblissement potentiel de la place de Jordan Mardella au sein du Rassemblement national. Tam, cette polémique a d'autant plus de retentissement qu'elle fait écho à l'histoire du Rassemblement national mais surtout avant lui du Front national. Oui car le Rassemblement national à bout se présentait aujourd'hui comme un bouclier pour les Français juifs face à la montée de nouvelles formes d'antisémitisme sont passés, avec cette affaire lui revient en boomerang. La polémique autour des propos antisémites supposés et qu'il conteste résonne avec les origines du Front nationale,

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fondée en 1972 par Jean-Marie Le Pen, par d'anciens Waffen SS comme Pierre Bousquet ou encore François Duprat, figure de l'extrême droite des années 60-70, notoirement antisémite et adepte de thèses négationnistes qu'il a alors contribué à diffuser. Et Jean-Marie Le Pen, on s'en souvient, a lui aussi été condamné pour antisémitisme. Antisémitisme, négationnisme, pour provocation à la haine raciale, 6 condamnations pour ce grand adepte de la provocation. Jean-Marie Le Pen, qui a qualifié les chambres à gaz nazis de point de détail de l'histoire de la Seconde Guerre mondiale ou qui, à propos du ministre Michel Durafour, avait fait le lamentablement celle du rafour crématoire. Des sorties qui lui ont valu d'être multicondamnées par la justice, on l'a dit.

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Jean-Marie Le Pen, une ombre tutélaire bien encombrante que Marine Le Pen a donc tenté de mettre au 2e plan quand elle a pris la tête du parti en 2011 et a entrepris sa stratégie de dédiabolisation. Rappelons la mise au point qu'elle avait alors faite dans les colonnes du Point, je la cite « Tout le monde sait ce qui s'est passé dans les camps et dans quelles conditions. Ce qui s'y est passé est le summum de la barbarie. Et croyez-moi, cette barbarie, je l'ai bien en mémoire. Est-ce qu'on peut dire que, malgré cela, le Rassemblement national a entretenu un rapport un peu ambigu avec Jean-Marie Le Pen ? Certes, car Marine Le Pen a fini par exclure son père, on l'a rappelé en 2015 après des propos répétés sur les chambres à gaz,

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détails de l'histoire et après qu'il avait exprimé sa nostalgie de Vichy, refusait de condamner le maréchal Pétain. Elle est allée jusqu'à changer le nom du parti en 2018 pour mettre encore plus de distance avec ce passé sulfureux. Mais les jeunes générations ont parfois eu plus de mal à refuser cet héritage. On prend par exemple l'exemple de Jordan Bardella, qui avait dans un premier temps, en 2023, refusé de reconnaître l l'antisémitisme du fondateur du Front National avant, rappelons-le, de rétropédaler. C'était un an plus tard, en 2024. Et est-ce que la page, cette page de l'antisémitisme, elle est aujourd'hui tournée au Rassemblement National ? Eh bien écoutez, selon la radiographie de l antisémitisme 2024, produite par la Fondapol.

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Encore 44 % des électeurs du Rassemblement national adhèrent encore fortement aux préjugés antisémites. C'est 34 % dans la population française, donc 10 points de plus. On se rappelle, bien sûr, on l'a rappelé des brebis galeuses qui avaient marqué la campagne des législatives, notamment en 2024. Et puis en parlant campagne, justement dimanche dans le Var, Jordan Bardella s'est affichée aux côté du député Rassemblement national Frédéric Boccaletti. Il était cinquième sur la liste dans le Var au sénatorial, lui qui a été le propriétaire d'une librairie négationniste jusqu'en 1998. Merci beaucoup, pour toutes ces informations. Que reste-t-il de l'antisémitisme de Jean-Marie Le Pen dans le Rassemblement national de Marine Le Pen ?

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De celui de Jean-Marie Le Pen, pas grand-chose au sens des des provocations presque systématiques qui étaient un peu son fonds de commerce. Pourquoi ? Parce qu'il allait chercher précisément ces 44 % de personnes qui avaient des préjugés. Je suis sûr que ces préjugés, on les trouverait encore dans une bonne partie des Français. Préjugés racistes, antisémites, xénophobes, tout ce que vous voudrez. Donc plus il allait chercher comme ça. Ce qui est sûr, c'est que dans son processus de dédiabolisation, Marine Le Pen a fermé la porte à ce type de comportement. C'est sûr qu'ils ont essayé aussi de... C'est le titre des brebis galeuses.

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D'éliminer les brebis galeuses, il y a quelques trous dans la raquette. C'est incontestable. Tran vient de nous le démontrer. Donc effectivement, il y a matière à travailler de la part de ceux qui s'opposent au Rassemblement Internationale. Il y a matière à dire, mais regardez, ce travail n'a pas été fait. Ce travail n'a pas été fait. Maintenant, je répète, c'est me semble-t-il... Alors, à partir de l'affaire Bardella telle qu'elle se présente aujourd'hui, ce serait prématuré de se dire cette imputation d'antisémitisme qui pèse sur le jeune Bardella va rejaillir d'une manière forte. Sur le jeune trentenaire d'aujourd'hui. Sur le jeune trentenaire d'aujourd en traire et sur son parti.

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Vraie question, elle reste ouverte, on est d'accord, Tam, et ensuite revient vers l'orientation. Jordan Bardella a commencé sa carrière politique très jeune, donc à l'époque, on sait qu'il était quand même déjà très militant, très engagé, il y avait quand même quelque Oui, il raconte dans l'un de ses livres qu'il avait 16 ans quand il a convaincu ses parents de l'autoriser à prendre sa carte du parti. Mais je pense qu'il n'avait pas forcément une grande culture politique. J'ai cette intuition. Quand on lit ses récits, ses écrits, s'ils sont avérés, effectivement, on ne peut que le dire. J'avais une question sur le fait que Jordan Bardella, c'était d'autant plus la vitrine fréquentable du Rassemblement national qu'il qui ne portent pas le nom de Le Pen.

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Et donc, est-ce qu'il n'y a pas quand même quelque chose, d'autant plus fort, à voir ces accusations associées aux fondamentaux du Front national Jean-Marie Le Pen, associées à la nouvelle vitrine, celle qui était fréquentable Très bonne question, heureusement que vous êtes la tam. Elle vaut pour Lauriane Clément et ensuite pour Céline, parce que je pense qu'il y a deux angles complémentaires pour répondre, Lauriane Clément. Mais vous avez raison, c'est ça qui rend l'affaire aussi difficile pour eux et j'ai vu plusieurs cas d'URN aujourd qui je pense qu'ils étaient sincères, qui étaient impactés personnellement en se disant mais ils ne veulent pas y croire évidemment, mais ils disent qu'ils ne peuvent pas y croire parce que Jordan Bardella c'est pas de ce camp -là, ils savent très bien

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qu'il y a encore des profils troubles au sein du parti mais pour eux c'était pas Jordan Bardella donc c'est là où on voit qu'effectivement c'est pour ça que ça crée une telle déflagration et que moi je pense que ça peut vraiment avoir un impact sur l'opinion publique. On s'en parlait sur les affaires de détournement de fonds publics, de fonds européens, du procès de Marine Le Pen on voit que ça a très peu d'impact sur l'opinion. Oui c'était une question qu'on a affichée tout à l l'heure d'une de nos téléspectatrices, pour l'instant il n'y a pas eu d'impact sur l'opinion. Alors qu'on se dit que la prochaine présidente de la République pourrait être une femme condamnée par la justice c'est extrêmement grave bon ça ça n'a pas d'impact.

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En revanche l'antisémitisme ça reste un fonds tellement brûlant en France, tellement fort, tellement sensible que là je pense qu'effectivement ça peut avoir un rôle en tout cas c'est ce qui leur fait le plus peur. Et je reviens au nom Le Pen parce qu'on a longtemps dit Céline de Braque, en tout cas c'est ce que certaines enquêtes d'opinion laissaient penser, que ça pouvait participer de ce plafond de verre pour la candidate Marine Le Pen. Oui mais en réalité Marine Le Pen elle-même avait déleupénisé le Rassemblement national très largement. Mais Jordan Bardella, c'était finalement l'étape 2 qui fonctionne très bien, c'est-à-dire à la tête du Rassemblement

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national un non-Le Pen, premier point important. Et Marine Le Pen a toujours affiché, en tout cas on dit qu'il y a des choses en coulisses, mais a affiché une grande confiance au jeune Jordan Bardella et puis Jordan Bardella, c'est aussi celui qui incarne vraiment la main tendue vers le reste de la droite. Et on l'a encore vu ce week-end avec les sénatoriales. C'est-à-dire c'est lui qui dit je tends la main pour les alliances futures, etc. Les patriotes sincères de LR. C'est le verbatim. Et c'est vrai que c'est exactement comme avec les électeurs du Rassemblement National, les élus LR. C'est-à-dire que pour les convaincre, il faut pouvoir se montrer différent de

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ce qu'était le parti de Jean-Marie Le Pen, évidemment. Alors vous ne pouvez sans doute pas répondre à la question et je tire certainement un peu des plans sur la comète, mais ce n'est pas grave, j'assume, parce que dans son enquête Mediapart, elle cite « d'anciens membres du Rassemblement national, est-ce qu'il y a un soupçon de règlement de compte ou est-ce qu'il y a un peu de parano de règlement de compte dans le camp Bardella en ce moment ? » C'est ce que pense le parti. Alors ils ont deux pistes. Soit c'est un règlement de compte avec d'anciens qui ont été évincés effectivement durant cette période-là. On se demande pourquoi ils se réveillent aujourd'hui, mais bon, pourquoi pas ? Soit ça serait un règlement de compte en interne.

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Bon là, cette piste-là, elle est quand même moins moins mise en avant. La question d'une taupe au Rassemblement national a été évoquée ces derniers temps, parce qu'il y a eu pas mal de propos problématiques pour le parti dans Libération, des révélations sur le train de vie de Jordan Bardella, etc. Mais cette taupe, a priori, ce n'est pas la même affaire. Donc eux, ils pensent plutôt que ça serait effectivement d'anciens. Jean-Garry ? Oui, ce que je voulais rajouter, c'est qu'on a constaté depuis quelques semaines, qu'il y avait une re-leupénisation du Rassemblement national. C'est-à-dire que... On l'a analysé ici même. Vous l'avez analysé, c'est entouré de membres de sa famille. Et finalement, ce qui se passe cela entre en cohérence avec cette re-leupénisation.

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C'est-à-dire qu'à mesure qu'on écarte Jordan Bardella, enfin qu'il est de facto écarté, après qu'on ait écarter celui qui était proche de lui, dont j'ai oublié le nom, qui était un spécialiste d'économie, et qui était sur une ligne hostile à celle de Jean-Yves Tanguy, par exemple. Eh bien, il y a quelque chose-là qui fait que c'est comme si la ligne Marine Le Pen était confortée par ce qui est en train d'arriver à Jordan Bardella. Alors, je ne dis pas que tout ça est volontaire, que tout ça est construit, mais de facto, ça veut dire que la suite de la campagne ne

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pourra plus être la même, y compris même que, quel que soit ou en fonction de ce que sera le développement de cette affaire, eh bien peut-être que Jordan Bardera sera amené à être écarté de la campagne présidentielle et qu'il y aura un nouveau numéro 2, un nouveau ticket, ou peut-être pas un ticket. Ou pas. d'ailleurs, moi je fais plutôt le pari si ça arrive, peut-être que ça n'arrivera pas mais qu'il n'y aura pas de ticket et qu'elle se laissera beaucoup de possibilités si elle est élue présidente remontée un peu plus haut des marinistes purs et Alors Jordan Bardella, on l'a dit dans le sujet d'Audrey Vettaz en conclusion du sujet, il annonce portée plainte mais le fera-t-il ?

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Regardez ce tweet de notre confrère Tristan Valex, le présentateur de l'émission Complément d Enquête sur France 2, il nous dit attendre toujours la plainte promise par le président des Rassemblements nationals après leur révélation sur un faux compte Twitter sur lequel il enchaînait des blagues racistes et des hommages à Alain Soral. Je rappelle que Soral a été plusieurs fois condamné pour négationnisme, injure raciale ou antisémite. Selon Tristan Valex, la plainte n'est jamais arrivée. Bref, cette enquête de Mediapart, elle donne évidemment un angle d'attaque aux adversaires de Marine Le Pen dans cette campagne présidentielle, l'écologiste Marine Tondelier réclame sa démission à Jordan Bardella de toutes ses fonctions.

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D'une certaine façon comme l'insoumis Manuel Bompard qui était sur France Inter ce matin. – Ces propos sont absolument révoltants, et s'ils sont exacts, et c'est ce qu'affirme le journal Mediapart, ils démontrent une nouvelle fois que l'antisémitisme est l'ADN de l'extrême droite de françaises et que toutes celles et ceux qui en quelque sorte ont voulu ces dernières années exonérer le Rassemblement national sur ce sujet, ou l'amnistier en quelque sorte, se sont lourdement trompés. Et si ces propos encore une fois sont avérés, je crois que Jordan Bardella doit en tirer absolument toutes les conséquences, et qu'évidemment il ne peut pas jouer un rôle majeur dans la vie politique française. Ce serait une folie de confier

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le pouvoir à une famille politique comme est le Rassemblement National aujourd'hui. Il n'y avait pas besoin de ces propos pour le savoir. Mais ces propos, à mon avis, en donnent une nouvelle démonstration. On va parler d'Alexis dans un instant. Céline Braque, vous avez en partie répondu d'une façon plus générale. Si on prend les ressorts de la popularité de Jordan Bardella, qui ne sont pas tout à fait les mêmes que les ressorts de la popularité de Marine Le Pen d'ailleurs. Est-ce que ces ressorts peuvent être altérés par une affaire comme celle-là ? Parce qu'ils caracolent très haut depuis des mois voire des années. – Oui, alors ils caracolent très haut et on le voit dans le baromètre politique,

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on en parlera tout à l'heure, que les deux leaders du RN ne sont plus aujourd

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qu'il peut perdre du terrain parce qu'aujourd'hui, il est vu comme le futur Premier ministre. Et chez l'électorat de conquête du RN, ceux qui aujourd'hui ne se définissent pas forcément comme des sympathisants du RN, chez Chez ceux-là, on aime bien Jordan Bardella. On aime bien notamment le côté plus libéral de Jordan Bardella, qu'on juge plus solide sur les questions économiques, etc. Vous me direz que ça n'a rien à voir avec l de l'antisémitisme, certes, mais aujourd'hui, c'est cette figure-là qui est plus appréciée par ces sympathisants LR que ne l'est Marine Le Pen qui, aujourd'hui, est fragilisée. Et l'idée de propos antisémites qui lui seraient prêtés, chez cette population-là, ça peut faire mal.

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Parce que cette population-là, plus âgée, plus CSP +, elle n'a pas du tout envie d'avoir éventuellement comme Premier ministre un candidat qui aurait pu tenir ses – Cette polémique, Jean-Garry, est-ce que ce n'est pas d'une certaine façon aussi un cadeau pour la France insoumise qui est également accusée de flatter l'antisémitisme ? – Ça me paraît clair, d'où la jubilation de Manuel le bon pas, mais c'est de bonne guerre. C'est vrai que l'actualité a été plutôt occupée depuis des semaines par les accusations de flirt avec l'antisémitisme ou de développer ou de faciliter les sentiments antisémites dans certaines populations qui portaient sur la France insoumise.

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Et légitimement, d'ailleurs, parce qu'on peut, effectivement, on pouvait se poser un certain nombre de questions. Là, c'est vrai qu'on revient à l'essence même de l'antisémitisme français qui a été porté par l'extrême droite française avec des nuances, parce Et ce qu'il faut rappeler, alors là c'est l'historien qui parle, c'est que dans les années 30 par exemple, il y a aussi un vieux fonds d'antisémitisme social dans la gauche française, y compris dans le Parti qui critiquent par exemple Léon Blum, notamment parce qu'il est juif et proche des milieux d'affaires. Donc ce n'est pas quelque chose de tout à fait nouveau ça. Mais c'est vrai que le nouvel antisémitisme tel que je caricature,

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il pouvait pouvait être portée et incarnée par la France insoumise, aujourd'hui va s'effacer devant cette vieille tradition antisémite qui est associée à l'extrême droite, et donc à Jordan Bardella. – Tannes ? Un mot sur le fait que Jordan Bardella, il avait quand même été reçu en Israël, en grande pompe, qu'il a eu quand même des propos assez forts pour dire on sait que la la France était du côté du général de Gaulle pendant la Deuxième Guerre mondiale et pas du tout du côté de Vichy. Là c'est vrai qu'on le retrouve en flagrante contradiction, encore une fois si c'est avéré, avec son mot passé. Et la manifestation contre l'antisme. Oui le 7 octobre où on en avait vu le rassemblement national bien mieux accueilli.

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Et là il prépare des commémorations pour le 7 octobre du rassemblement national, ça va être un moment fort pour eux. J'avais suivi justement Jordan Bardella en Israël en 2025 et il n'avait pas des mots assez forts pour se présenter comme le barrage contre l'antisémitisme. Justement là-dessus, on va écouter parce que toutes les têtes d'affiches du rassemblement national sont intervenues dans les médias pour à la fois défendre Jordana Bardella, mais aussi se poser justement en défenseur des juifs face à l'antisémitisme. On écoute Jean-Philippe Tanguy, le député RN de la Somme. Nous sommes le bouclier des Français de confession juive et de toutes les Françaises et les Français victimes de discriminations, d'attaques, de violences et qui parfois quittent notre propre pays.

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Quand on sait les violences quotidiennes, les insultes, les discriminations que subissent les Françaises

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c'est une vague. Qu'est-ce qu'on peut dire ? Qu'est-ce qu'on sait du vote juif ? Oui, il n'y a pas de statistiques ethniques mais il y a bien des enquêtes qui sont faites où on demande aux gens de quelle confession ils appartiennent. Et donc il y a à peu près 1 % des Français qui se définissent comme juifs et lors des dernières législatives, au premier tour de 2024, eh bien c'est le premier parti, le Rassemblement national pour lequel ces personnes juives votent à 39%, donc un peu plus que la moyenne des Français, puisqu'on était autour de 35%. Donc c'est bien passé comme le premier parti chez les Juifs, ce qui signifie qu'il y a un chemin qui a été fait énorme pour le Rassemblement national.

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Quand on revient à l'histoire et qu'on rappelait avec Tam tout à l'heure. Il y a 20 ans, sur les études qui ont été faites là-dessus lors du premier tour de l'élection de 2002, à ce moment-là on était sur un vote des juifs très très faible. Pour Jean-Marie Le Pen on était à 6%. Donc vous voyez il y a eu une explosion en faveur du Rassemblement national. Maintenant ça signifie pas que en l'occurrence c'est ce que je disais tout à l'heure en disant que ça pèse très peu mais c'est plus l'image que ça peut renvoyer chez les électeurs de droite dans leur ensemble. Un mot là-dessus ensuite on ouvre le chapitre concernant sacré au baromètre, un élément très intéressant sur la popularité de quasiment tous les candidats à la présidentielle qui sont en train de se tasser

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un mot sur cette possibilité. Là aussi on anticipe, on verra ce que nous disent les enquêtes d'opinion dans les prochains un jour, mais qu'une partie de cet électorat du vote juif se détourne du Rassemblement national. Votre avis, Jean-Garry ? Ben, c'est... Ça aura un impact certain, au moins psychologique. Tout va dépend, je pense, de la crédibilité qui va être accordée aux révélations de Mediapart. Est-ce que Mediapart va amener des preuves suffisantes pour vraiment ébranler les esprits ? Et dans ce cas-là,

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J'allais dire cyniquement, mais ça peut être plus intéressant pour les républicains, par exemple, qui récupèreraient une partie de cet électorat juif qui jusqu'à présent, jusqu'il y a quelques années, allait plutôt vers eux, en fait. Et le lectorat juif avait abandonné la gauche alors qu'à une époque, le lectorat juif était assez proche du Parti socialiste qui lui-même était proche du Parti travailliste israélien et du temps de François à Mitterrand, il y avait un vote juif pour la gauche. Là, on était sur un vote des républicains et depuis quelque temps vers un vote de l'Assemblée nationale. Peut-être qu'on reviendra à ça. C'est une possibilité. À suivre. Il y a une dernière question sur ce chapitre qui nous vient de Reims Philippe, qui demande si les faits sont avérés.

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Encore une fois, on est au tout début avant de parler justice. Mais bon, c'est votre question. Je la prends. Quelle peine risque Jordan Bardella s'il est poursuivi en justice ? Alors j'ai regardé. Je vais aller sur le site. Je vais les citer de nos confrères de BFMTV qui nous apprend que le fait de provoquer la discrimination à la haine ou la violence raciste ou antisémite peut valoir un an de prison, 45 000 euros d'amende. On en est encore très loin évidemment d'une procédure judiciaire dans cette affaire. Voilà pour le chapitre consacré à la polémique. Jordan Bardella, on ouvre celui sur la campagne présidentielle même si évidemment ça s'imbrique et c'est lié. On va s'appuyer sur notre baromètre. Odoxa, mascarée pour la presse quotidienne régionale et Public Sénat.

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C'est la chronique de Quentin Calmet.

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Notre baromètre, Odoxa, qui teste l'adhésion des Français à une vingtaine de personnalités. Bonsoir Quentin. Qui s'en sort le moins mal ? Les deux personnalités politiques au palmarès d'adhésion le plus élevé, ce sont Marine Le Pen et Jordan Bardella qui arrivent en tête ex aequo avec 35 % d'adhésion. L'étude qui note quand même que ces deux personnalités perdent respectivement 4 et 5 points d'adhésion par rapport à la dernière étude de juin dernier. Edouard Philippe est troisième avec 27 % d'adhésion, là encore en baisse de 3 points depuis juin. L'étude note que la baisse est de 10 points depuis mai 2025 pour Edouard Philippe. Gabrielle Attal est la cinquième personnalité en matière de cote d'adhésion avec 25 % en baisse de 3 points.

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Première personnalité de gauche à la sixième place de ce classement. Oui, c'est François Hollande qui est sixième avec 22 % d'adhésion chez les Français interrogés par Odoxa en baisse d'un point Bruno Retailleau le candidat DLR est à 20 %, une baisse importante lui de six points. Il arrive ex aequo avec Raphaël Glucksmann lui aussi à 20 % d'adhésion, seule personnalité à avoir une dynamique positive mais avec seulement un point de progression depuis Juin, l'étude de Doxa qui note que la plupart des personnalités politiques sont à la peine, surtout celles qui sont impliquées dans la campagne présidentielle. En moyenne, on enregistre une baisse de 2 ,5 points sur la vingtaine de personnalités testées en septembre et qui ne l'étaient aussi en juin, dit l'étude de Doxa.

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Et puis ce qui est intéressant dans ce baromètre mensuel, c'est qu'on teste à chaque fois, mois par mois, la popularité du couple exécutif, elle est en berne. Mais c'est moins que l'on puisse dire. La question, diriez-vous que Sébastien Lecornu est un bon Premier ministre ? 75 % des Français interrogés répondent par la négative. 24 % disent oui. C 'est une baisse de 8 points Thomas. À part les sympathisants de Renaissance, les mécontents de l'exécutif sont très largement majoritaires dans toutes les catégories de la population, de LFI ou RN en passant par le PS et LR, écrit l'étude. Sébastien Lecornu devient ainsi le deuxième Premier ministre le plus impopulaire d'Emmanuel Macron

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d'impopularité. Emmanuel Macron chute de 7 points en septembre par rapport à juin. Seulement 18 % des Français pensent qu'il est un bon président contre 82 % qu 'il ne l'est pas selon l'étude. Il se situe désormais à deux points du record historique d'impopularité pour un président enregistré par son prédécesseur, c'était François Hollande. 16 % d'avril à octobre 2016. Une étude qui a été réalisée juste avant l'annonce de nouvelles mesures sur le carburant, juste avant l'interview du président de la République sur TF1 et sur France 2. Peu de chance, c'est-à-dire ce que dit aussi l'étude de Doxa, que ces deux séquences aient pu améliorer l'image du couple exécutif auprès des Français. Merci beaucoup, Quentin, pour toutes ces infos.

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Et je le rappelle, on l'a dit tout à l'heure, mais cette étude, elle a été réalisée avant les révélations de Mediapart concernant Jordan Bardella. Comment vous expliquer ? Alors là, on peut globaliser parce qu'à part Raphaël Glucksmann, il y a quand même un coup d'arrêt plus ou moins important pour tous les candidats à la présidentielle. C'est-à-dire que ça marque très certainement une vraie entrée dans la campagne, c'est-à-dire que ce ne sont plus seulement des personnalités politiques que l'on juge là, mais ce sont des candidats à la présidentielle. Et au fond, ils se retrouvent jugés par les Français comme l'est jugé le couple exécutif. Parce que généralement, sur des sujets qui sont

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très, comment dire, éruptifs dans la population comme en ce moment le prix des carburants, eh bien il y a un effet de vase communiquant. Au moins sur une partie des personnalités politiques. Et là, y y compris sur les deux personnalités du Rassemblement national, eh bien, elles ne vont pas pro-chiter. Jean-Marie Le Pen... Euh, Jean-Marie Le Pen. Marine Le Pen. Ça, c'est le thème de notre débat qui nous y ramène. Marine Le Pen et Jordan Bardella ne pro-chitent pas du tout de ce mécontentement des Français sur le prix du carburant. D'habitude, c'est cela que l'on voit. Et puis après, donc sur tous les autres, parce que ce sont tous des candidats à la présidentielle, il y a quelque chose d'assez intéressant sur les deux suivants, à savoir Édouard Philippe et Gabriel Attal.

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C'est-à-dire que là, pour le coup, il y a un effet de vase communiquant ou un effet d'aspiration plutôt de la part du président de la République. On peut voir que le président de la République bat son record d'impobularité, qu'aujourd'hui, on n'a plus que la moitié des personnes qui ont voté pour le président de la République à la dernière présidentielle qui ont une bonne opinion de lui. Au premier tour, vous voyez ? Donc plus que la Et donc ils sont encore accrochés comme ancien Premier ministre d'Emmanuel Macron, les deux candidats dont vous parliez, Jean-Philippe et Gabriel Attal. Oui mais ce que j'allais dire là c'est que c'est plus seulement un débat de qui qui est le meilleur successeur du président de la République,

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c'est que va-t-il rester de cet héritage ? Je regardais par curiosité dans nos sondages aujourd'hui combien de gens se déclaraient aujourd'hui sympathisants Renaissance. Aujourd'hui on est à moins de 6 % de la population, donc c'est très très peu. Donc ça explique aussi pourquoi on voit Edouard Philippe et Gabriel Attal perdre beaucoup de terrain dans nos derniers baromètres de popularité. Est ce que Jean Garrick ça peut, ou alors c'est peut-être trop tard, laisser la place à une nouvelle personnalité qui émergerait ? Je le pense. Je le pense parce qu'on est dans un état de défiance telle des citoyens vis-à-vis de leurs acteurs politiques, tout confondu et en particulier

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le président de la République, puisque en France tout remonte au président de la République, qu'on est dans une situation qui peut laisser place à l'homme nouveau, à la femme nouvelle. J'entendais parler il y a quelque temps d'un retour éventuel de Christine Lagarde, qui se préparait une nouvelle carrière à partir de 2027. Alors c'est un nom comme ça, mais il y a... On sent qu'il y a dans l'air cette possibilité parce Parce que tous ceux qui sont proposés aujourd'hui, on le voit, ne satisfont pas finalement. Peut-être que Jordan Bardella, qui est très très haut dans ce palmarès,

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lui-même va subir les effets de ce qui vient d'arriver. Marine Le Pen, on voit qu'elle est aussi très très haut dans les sondages, mais incarne-t-elle véritablement une alternative crédit pour être une femme d'État. Je pense que beaucoup de gens se posent les questions. Vous avez les candidats qui sont effectivement entraînés par leur macronisme, leur ancien macronisme, c'est-à-dire Édouard Philippe et Gabriel Attal. Bref, c'est quand même un spectacle qui laisse prise, me semble-t-il, à quelque chose de nouveau. Comme promis, on aura réussi à faire tous les thèmes. On va terminer avec Édouard Philippe parce qu'on retiendra quand même que c'est le jour d'une grève nationale de la fonction publique.

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Il a décidé de lever le voile sur sa proposition de réforme des retraites. Il veut repousser par palier l'âge légal jusqu'à 65 ans. On écoute. Pour retrouver l'équilibre de notre système par répartition, je propose de porter progressivement la durée de cotisation à 45 ans et l'âge de départ à 65 ans pour les Français qui le peuvent. Ça veut dire quoi progressivement ? Ça veut dire qu'on va d'abord reprendre la réforme de 2023 qui plaçait l'âge légal de départ à la retraite à 64 ans au lieu des 62 et 9 mois aujourd aujourd'hui, et qui plaçait la durée de cotisation à 43 ans au lieu de 42 ,5 aujourd'hui.

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Ensuite, on va poursuivre pour qu'en moins de 10 ans, nous soyons passés à 65 ans, pour l'âge légal de départ et 45 à limité. On a pris un tout petit extrait, ça dure une vingtaine de minutes, c'est vraiment une longue explication de cette réforme. Il m'explique aussi, Edouard Philippe, que les carrières longues, les métiers pénibles pourraient partir plutôt entre 60 et 64. Il explique que sa réforme concernerait seulement les deux tiers des Français. Donc justement, il y a un Français sur trois pour carrière longue ou métier pénible qui ne partirait pas à 65 ans. Enfin, il prend plein de pincettes forcément, un peu de capitalisation aussi à introduire. Est-ce que c'est le bon moment pour clarifier son projet ? Alors il commence d'ailleurs son speech en disant,

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on me dit que ce n'est pas le bon moment, mais est-ce qu'il y en aura un ? Très franchement, là, l'actualité nous montre que ce n'était vraiment pas choisi. Ça va passer, on s'en le dit, totalement sous les radars de ce qui se passe avec Jordan Bardella, parce que... On y a consacré 5 minutes, quoi. On est en train d'y consacrer 5 minutes. Non, mais parce que vous êtes une chaîne sérieuse, mais les citoyens, eux, qui sont quand même plus attirés par les événements, tout ce qui est disruptif, n'y prêteront pas attention. C'est dommage. Non, en revanche, on va le questionner. Dans toutes ces prises de parole à partir de maintenant sur pourquoi 65 ans ? Ses adversaires vont s'appuyer sur cette borne. Là, il est engagé et on remarque qu'il est un petit peu en retrait par

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rapport aux 67 ans qu'on croyait voir se de dessiner la sueur du sang et des larmes. Mais, de toute manière, il est dans une situation qui est très difficilement tenable parce que c'est le père la rigueur. Tam ? En timing médiatique, on peut quand même constaté qu'il a fait preuve de plusieurs fois de malchance. On ne dit jamais 203. Une première fois, il a essayé de parler environnement le jour où Emmanuel Macron a convoqué tous les chefs de parti et candidats à l'Elysée pour parler de tous les problèmes internationaux, la crise du carburant, l'arrivée de la Russie dans la campagne, etc. Une deuxième fois, il devait faire l'heure de vérité sur France 2. C'est quand même là qu'il était censé pouvoir présenter

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de façon un peu plus claire et pédagogique, ça réforme des retraites et cette fois-ci il est mangé par la polémique Bardella. On peut dire que ça s'appelle quand même une campagne qui a de très grosses difficultés à prendre. C'est une braque peut-être un mot sur le candida du sang et des larmes, c'était une partie de la citation de Churchill. Est-ce que ça lui colle ? C'est une étiquette que les Français lui collent. Ah oui, parce que c'est vrai que dans des enquêtes qui sont ouvertes, on pose des questions sur Edouard Philippe, les gens parlent des retraites. Parce que c'est vrai qu'il avait parlé de la retraite à 67 ans, alors les gens se diront « ah bonne nouvelle, il a baissé de deux ans la borne d'âge ». Mais c'est vrai que ça lui colle vraiment un peu aux chaussures.

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Et c'est vrai qu'il décide de communiquer sur ce sujet isolément en plus, vraiment de dire « tiens, je vais parler aujourd'hui des retraites ». Et je trouve que ça ressemble un peu au sujet des carburants. C'est-à-dire que est-ce que les Français sont inquiets de l'avenir du système de retraite ? Oui. Est-ce que les Français sont inquiets de la dette et du déficit ? Oui, ils disent d'ailleurs dans ce baromètre politique très largement. Maintenant, est-ce que les Français veulent qu'on baisse les taxes sur le carburant ? Oui. Est-ce que les Les Français veulent qu'on augmente l'âge de retraite. Non, parce qu'en fait, on leur demande d'arbitrer entre des choses générales et des choses particulières. Et donc, évidemment, c'est quelque chose qui est très impopulaire.

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Et c'est vrai qu'Edouard Philippe a décidé de le prendre de front. – On termine là-dessus, merci beaucoup, on n'a pas tout à fait fait 5 minutes, mais on aura d'autres occasions d'en parler votre livre Jean Garrigue « Les avocats de la République » c'est aux éditions dit Jacob et Lauriane Clément, j'envoie évidemment à votre article sur la polémique Bardella à lire dans La Croix. Demain, je vous dis à très bientôt sur Public Sénat, Céline, pour un nouveau baromètre, une fois par mois, ça nous permet comme ça de suivre la la popularité et les grandes tendances de l'opinion. Merci et à bientôt.