Présidentielle 2027 : Qui peut battre le RN ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
On va parler, on va reparler des municipales et notamment des municipales et notamment des violences, des insultes qui ont eu lieu dans certaines mairies. Le saccage de la mairie de Fresnes, c'était vendredi soir. On va y revenir dans quelques instants.
Mais d'abord, on écoute le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunes. C'était ce matin. On est maintenant à 130 faits judiciarisés, des insultes, des menaces, des violences contre des candidats ou des maires sortants.
Il y a des administrés qui sont parfois mécontents, qui s'en prennent à l'édile de proximité qu'est le maire. Et donc c'est évidemment parfois très compliqué. Mais heureusement, heureusement, ça reste minoritaire.
Mais c'est un phénomène inquiétant. Et parmi les effets de violence, on le disait, Freyne, où ces dernières heures ont été très tendues. Les Républicains ont battu la majorité sortante de Et vendredi soir, à la veille de l'installation du nouveau conseil municipal, la mairie a été saccagée par une vingtaine d'individus.
C'était évidemment tout à fait scandaleux et très inquiétant pour nos institutions démocratiques. – Avec le maire de Fresnes, Christian Cambon, qu'est-ce qu'il vous a dit ? – Le nouveau maire de Fresnes a évidemment été très choqué lorsque vous évidemment notre confiance et notre soutien va évidemment remettre les choses en ligne.
Alors bien évidemment on comprend que les petits qui pourrissait la vie de Fresnes depuis tant d'années n'étaient pas très contents, ne sont pas très contents du changement d'équipe municipale. Mais je pense qu'avec l'aide de l'Etat, on va pouvoir remettre les les choses en ligne et redonner à cette population qui a manifesté sa volonté de changement. On va pouvoir leur redonner la sécurité et nettoyer cette ville, qui évidemment est très touchée par le NACO au trafic, parce qu'on sait que Freyne, c'est le deuxième plus grand centre pénitentiaire.
Donc tout autour de la prison de Fresnes, il y a des vendeurs de drogue qui circulent. Alors on les a dérangés sûrement, mais on va les déranger définitivement. – Merci beaucoup, merci Christian Cambon sénateur LR du Val-de-Marne, département où se trouve donc la ville de Fresnes dont la mairie a été saccagée vendredi soir.
On va en parler avec vous Rachel Garaval-Carsel. Bonjour, merci beaucoup d'être là, journaliste politique Yves Fréhard comme tous les lundis, bonjour Yves, directeur adjoint de la rédaction du Figaro Yves, vous avez entendu Christian Cambon à l'instant alors on a vu, on nous parle depuis plusieurs jours de ces mères insultées, huées au moment où ils ont quitté leur mairie battue dans les urnes, on a vu vendredi soir ce saccage de la mairie de Fremde. Qu'est-ce que ça dit du climat du pays ?
Est-ce que, comme Gérald Darmanin, vous dites qu'il y a un climat pré-révolutionnaire ? Oui, alors je n'irai peut-être pas jusque-là quand même, parce qu'il faut quand même dire aux Français qu'il y a 35 000 ou un peu plus de 35 000 communes en France et que dans la plupart des communes, ça s'est plutôt bien passé. Mais c'est vrai qu'il faut attirer l'attention parce que c'est la première fois, me semble-t qu'à l'occasion d'un passage de témoins, il y a autant de faits qui sont répréhensibles.
Et tout ça est organisé, en plus. Tout ça est organisé. Il y a une espèce de brutalité qui s'est installée dans certaines municipalités alors je sais pas s'il faut mettre sur le même plan ce qui s'est passé à freine par exemple où là ce sont des individus qui apparemment ont été dérangés dans dans leur, effectivement, une espèce de commerce, de la drogue qui était présente depuis très longtemps.
Et puis ce qui s'est passé dans d'autres communes, où l'arrivée d'un La France insoumise, c'est accompagné de renvois du maire sortant de façon tout à fait détestable. Il y a un ensauvagement, pour reprendre une expression bien connue, qui s'est emparé, je dirais, de la vie politique et de la vie publique dans certaines communes, qui est très inquiétant, effectivement, et qui témoigne aussi d'un d'un malaise, d'un esprit assez malsain, revanchard même je dirais dans ce pays et auquel il faut évidemment prêter la plus grande attention. Rachel Garaval-Carsel, comment vous analysez-vous ce qui s'est passé ces derniers jours ?
Oui, je pense que l'esprit revanchard, c'est le bon mot. Je ne suis pas sûre que ce soit si nouveau que ça. Je pense que c'est la première fois que c'est autant documenté.
Ce qui, du coup, attire notre attention. Mais les municipales, c'est assez souvent, je ne sais pas si c'est le bon mot, mais c'est régulièrement violent parce que c'est de la politique à un niveau très local où se mêle aussi l'interpersonnel. On a parlé de ce point.
Là, on a vu des forces de l'ordre évacuer. Mais regardez par exemple en 2014 quand le blanc-ménil dont on a parlé cette année avait basculé de gauche à droite. Ça avait été très violent à l'époque.
Regardez Saint-Denis quand ça avait basculé du PC au PS il y a 6 ans, en 2020. Le maire communiste sortant était sorti sous les huées de la mairie de Saint-Denis. C'étaient des socialistes en face.
Donc, peut-être que ça s'aggrave, mais il faut rappeler que dans le précédent mandat qui s'est clos des municipalités, on a beaucoup parlé de ces maires qui ont beaucoup plus démissionné que d'habitude. Je rappelle que d'après le La première raison des démissions, ce sont les tensions politiques locales jusqu'au sein du Conseil municipal. Alors ça n'arrive pas jusqu'à des menaces, des violences à chaque fois bien entendu, mais on est dans un pays où la situation politique elle est tendue au niveau national et régulièrement, pas tout le temps, mais régulièrement au niveau local aussi.
Ce qui n'excuse en rien ce qui s'est passé ici ou là bien entendu. On va parler des endroits où ça s'est bien passé, mieux passer. Élections des maires ce week-end, c'était notamment le cas à Marseille où Benoît Payan était élu maire avec comme adjoint Médic et Sassi.
Et puis Amine Kessassi, le frère de Médic et Sassi, je vais y arriver. Et Emmanuel Grégoire à Paris qui a lui aussi été élu maire. Qu'est-ce qu'il faut retenir maintenant que ces élections municipales sont terminées ?
Yves Qu'est-ce que vous retenez de ces municipales notamment dans ces deux grandes villes ? C'est des villes où on pensait qu'il y aurait un enjeu et un match très serré et finalement est dans l l'une et dans l'autre, eh bien le vainqueur a gagné tout à fait aisément. Ça c'est la première des remarques.
La deuxième des remarques c'est que ce sont deux villes où la gauche a gagné sans les voies, enfin sans qu'il y ait un pacte qui soit passé avec la France insoumise puisque M. Payan et M. Grégoire ont refusé de pactiser avec la France insoumise.
Alors sauf qu'à Marseille, la France insoumise s'est retirée, ce qui a sans doute profité d'ailleurs au maire. Mais je dirais aussi que c'est le reflet d'une certaine...
Alors troisième enseignement, c'est que le Rassemblement national à Paris n'arrive absolument pas à se faire une place. Parce que là, le score, ce n'est même pas un faible score, c'est un score ridicule. ridicule.
Il a vraiment été très, très faible depuis 30 ans que le Rassemblement national essaye de se faire une place. Eh bien là, il n'y est pas du tout arrivé. Et qu'à Marseille, en revanche, le Rassemblement national, a pris la place, d'une certaine façon, même s'il est loin derrière le gagnant, a pris la place de la droite traditionnelle, la droite républicaine, qui, elle, était très faible et qui, eh bien, a été remplacée par un candidat, sans doute déçu par son score parce que je pense qu'il pensait faire beaucoup plus et qui, d'ailleurs, c'est intéressant parce que si on regarde bien ce qui s'est passé à Marseille, je crois qu'à Marseille, il y avait la volonté de garder un maire et une municipalité plutôt de gauche, et c'est assez manifeste.
C'est une ville très pauvre, Marseille. C'est la ville où il y a le plus de personnes éligibles au RSA, aux minima sociaux. Et alors vous me direz, cette société-là aussi qui souvent vote Rassemblement national, ben non, elle est restée à gauche.
Cara Valcarcel, est-ce qu'on va parler de la présidentielle dans quelques instants ? Est-ce que de ces municipales, et notamment dans les grandes villes, il faut tirer des enseignements pour la présidentielle ? Je distinguer deux cas.
Je trouve que quand même Paris, Lyon et Marseille sont des cas assez différent du reste même des grandes villes, puisque dans ces trois grandes villes, le total gauche au premier tour, il est en très sensible progression par rapport à 2020. Aujourd'hui, ce sont trois villes qui qui sont structurellement à gauche. Ce qui ne veut pas dire que la droite est dans la totale incapacité de gagner.
Regardez à Lyon, ça s'est joué à 3 000 voix. Mais c'est plus difficile qu'avant, c'est une évidence. Par contre, dès la strate de ville en dessous, on s'aperçoit, et je pense que c'est un enseignement pour la présidentielle, les municipales ne nous disent pas qui va gagner la présidentielle, mais ça donne au minimum sur la ligne de départ qui est en avance et qui est un peu en retard, je trouve que ce qui a bien marché à ces municipales c'est quand même l'union entre la droite et le centre.
Les électorats ils ont, Aurore Berger vous l'a dit il y a quelques minutes, les électorats ils ont quand même très bien coagulés et dans les villes où le RN n'avait aucune chance de gagner, l'électorat RN il a largement voté utile pour des candidats de droite et du centre soit pour faire barrage à la gauche soit pour tenter de faire basculer des villes, je pense que la ville de Nantes c'est un cas très symptomatique et ne parlons même pas des villes comme Brest ou Clermont-Ferrand où le score du RN entre les deux tours il est parfois divisé par 3. Donc pour vous au niveau des électorats il y a déjà eu une forme du nombre Je n'irai pas jusqu'à l'union des droits parce que l'électorat RN a un endroit où il n'a pas de chance de gagner, il peut voter pour un candidat de droite ou du cendre qui sait lui parler parce que Fouche Chombardelot à Nantes par exemple ce n'était vraiment pas un candidat de droite modérée mais au niveau national je ne suis pas certaine que l'électorat RN voterait pour un candidat centriste par exemple, je pense ça ne marche pas dans les deux sens mais par contre la droite et le centre je trouve que ça coagule quand même vraiment très bien. Yves ?
Oui, c'est vrai, parce qu'évidemment, l'actualité des municipales a été complètement, je dirais, polarisée sur ce qui s'est passé dans les villes, certaines villes de banlieue, et puis il a de la poussée qu'on a appelée comme ça de la France insoumise, mais il faut quand même rappeler que le centre et la droite effectivement ont gardé leurs villes, ont gardé beaucoup de villes, en ont gagné certaines, et ça a plutôt pas mal fonctionné. Certes, le RN fait mieux que d'habitude, dans des villes moyennes ou petites, moyennes, il a échoué dans les grandes villes et le Parti socialiste se maintient aussi, d'une certaine façon. L'actualité de Paris et de Marseille fait qu'on retient cela.
Mais je veux dire, les partis traditionnels qui étaient quand même très en difficulté sur le plan national dans le débat qui avait quand même fondu comme neige au soleil restent quand même sur le plan local des forces politiques importantes. Alors qu'à l'enseignement on tirait pour la présidentielle, pour la droite et le centre ? Plusieurs figures appellent à l'union.
On va écouter ce matin Aurore Berger qui était notre invitée il y a quelques minutes. Si on n'est pas capable de s'entendre, si on n'est pas capable de parler d'une même voix en 2027 alors on sera responsable non pas uniquement de notre élimination et l'élimination de nos idées on sera responsable d'offrir aux français, uniquement un choix entre l'ERN et la France insoumise. Je pense que notre pays mérite mieux que ça, vaut mieux que ça.
Moi j'ai pas envie qu'on attende que ce soit trop tard. C'est quand pas trop tard ? Il faut une primaire quand du coup ?
À l'automne. Une primaire à l'automne ? À l'automne parce que si c'est trop tard, il se passera quoi ?
Il se passera qu'on sera responsable encore une fois l'élection du Rassemblement national dans notre pays et notre pays mérite vraiment mieux que ça. Je vous présente ces voix Yves qui appellent à l'union de la droite et du centre mais est-ce que vous y croyez ? Est-ce qu'elle est possible quand dans le même temps que vous avez un Bruno Retailleau qui dans Le Figaro dit un candidat macroniste à la présidentielle, il ne sera pas élu ?
Oui mais il y aura un principe de réalité à un moment je pense. Effectivement personne va vous dire maintenant, on est à s'ouvrir les prochains jours, les prochaines semaines entre différents candidats du centre et de droite. Peut-être aussi d'une certaine gauche, enfin je ne sais pas.
Et chacun va faire valoir ses arguments. Et je pense que ce qui va départager les uns les autres, je ne sais pas si c'est une primaire, je ne crois pas. Je pense que ça sera un principe de réalité, ça sera ce qui se passe dans les sondages, les études d'opinion, qui sont quand même en France, contrairement à ce qui se passe dans d'autres pays très fiables, et qui va dire si vous en avez un qui a 10 points, même 7 points d'avance sur l'autre, si effectivement l'autre, celui qui perd, ne veut pas être tenu pour responsable d'un face-à-face que beaucoup de Français ne veulent pas, il se retirera.
Je pense que c'est comme ça que ça va se passer. Je crois que c C'est M. Roger Carucci, le sénateur bien connu des Hauts-de-Seine qui disait que la fusée est à deux étages.
Le premier étage, c'est chacun présente son programme, sa candidature. Et puis le deuxième étage, c'est justement l'écrémage. Vous y croyez au final à cette union de la droite et du centre ?
Si les partis ne la font pas, les électorats, je pense, la feront. Il y aura un vote utile ? Il y aura un vote utile.
L'idée d'être sûre d'éliminer la gauche et même potentiellement Jean-Luc Mélenchon du second tour, elle sera plus forte, je pense. Moi, ce qui me marque, c'est effectivement la fusée à deux étages, l'image est la bonne. La première étage peut durer longtemps malgré tout parce qu'il y a beaucoup de sondages qui montrent, qui font croire en tout cas que le ticket d'entrée au second tour pourrait être très faible, parfois même en dessous de 15%.
Là ça veut dire qu'il y a plein de candidats qui sont aujourd'hui en dessous de ça, qui disent mais pourquoi je me désisterais moi alors que finalement j'ai toutes mes chances d'aller au second tour, je n'en suis pas si loin. Je ne suis pas sûr qu'in fine ce sera aussi bas parce que quand il y a tant de concurrence, le premier camp qui fait son union, que ce soit encore une fois au niveau des partis ou au niveau de l électorat qui fait son choix, en fait il élimine l'autre camp et là-dessus je pense que la droite et le centre ont un temps d'avance parce que je crois que leur capital est plus grand que le capital de la gauche. Sur la droite et le centre, un sondage qui est paru hier, qui teste différentes hypothèses au premier et au second tour et notamment face au Rassemblement national Marine Le Pen, Gendarme Nardella.
Édouard Philippe est le seul pour le moment à battre le Rassemblement national. Est ce que ça fait de lui, à l'heure où on se parle, le candidat naturel de son camp ou pas ? – Je ne sais pas mais moi j'aurais deux remarques à faire là-dessus.
C'est que, bon alors évidemment les élections, enfin l'élection municipale du Havre a redonné je je dirais, une couverture médiatique à Édouard Philippe. Mais moi, ce qui attire mon attention pour Édouard Philippe, c'est que ça fait quoi maintenant ? Ça fait cinq ans qu'il a quitté...
Six ans même. Six ans, qu'il a quitté et je trouve qu'en six ans, il n'a pas perdu beaucoup de plumes. C'est quand même impressionnant parce qu'en plus, il ne s'exprime pas beaucoup.
Il a une parole qui qui n'est jamais très spectaculaire, sauf quand il nous promet, et je serais curieux de voir d'ailleurs s'il va continuer à promettre la retraite à 67 ans, dans un pays qui est foncièrement hostile à l'augmentation du départ de l'âge du départ à la retraite. Mais ça, c'est quand même...
Moi, je suis assez curieux de ça parce que c'est pas simple de rester à flot. Pour le moment, apparemment, oui, c c'est celui. En fait, l'étude d'hier montre que c'est lui qui résiste le mieux, en tous les cas, qui serait le plus en situation de se qualifier.
On verra, la route est longue, tout le monde n'est pas sur la grille de départ. Il peut toujours se passer quelque chose. Oui, sur Edouard Philippe, depuis, il faut quand même se rappeler qu'il avait quitté Matignon très très très haut dans les sondages et depuis 2020, c'était quand même une lente baisse mais continue pour Edouard Philippe.
Le sondage de ce week-end, effectivement, de Elam pour BFM, c'est la première fois qu'il montre une remontée d'Edouard Philippe et c'est le premier sondage depuis plusieurs mois, plusieurs semaines qui montre que le ticket d'entrée du second tour, il serait quand même peut-être plus haut que ce qu'on dit beaucoup ces derniers temps. Si ce type de sondage se multiplie pour Edouard Philippe, je ne sais pas s'il deviendra le candidat naturel mais il finira quand même peut être par s'imposer. Si ça ne continue pas, s'il est un peu à la bagarre avec les autres entre 14 et 16 %, ce sera peut-être plus compliqué.
On suivra évidemment tout ça. Les autres sujets d'actualité, de réoccupation des Français, c'est la flambée des prix du carburant qui continuent d'inquiéter. Le gouvernement a annoncé 70 millions d'aides ciblées pour les secteurs les plus touchés, mais ce n'est pas forcément suffisant pour les oppositions.
Est-ce que le gouvernement est coincé entre la nécessité d'aider les Français qui ont du mal à faire leur plein et en même temps des caisses qui ne sont pas très remplis ? – Oui, d'ailleurs il participe au paradoxe. Sébastien Chenu parce qu'il dit d'un côté on n'a plus un rond en caisse, de l'autre côté...
Ce qui est évident c'est que ce qui s'est passé pendant la crise sanitaire ne peut pas être produit, c'est-à-dire que quoi qu'il en coûte, ne peut pas être produit. Et les seules aides qui peuvent être des aides valables c'est évidemment des aides ciblées, me semble-t-il. Alors c'est vrai que L'État gagne davantage d'argent puisque les prix augmentent et les taxes, par définition, lui sont profitables.
Mais avec des Français qui font moins le donc le volume des moindres. Je pense qu'il ne faudra pas qu'il y ait une aide globale, il faut qu'il y ait des aides...
Alors évidemment, chaque corps de métier va vous dire que ce n'est jamais assez. Donc tu as une espèce de surenchère qui n'est pas terminée à mon avis. On en est qu'au début, qui va se mettre en place.
Il faudra faire très attention parce que là il peut y avoir des mouvements de colère corporatistes qui peuvent être violents et pour le gouvernement c'est pas c'est pas une partie de plaisir il se retrouve sous pression sébastien le cornu avec cette hausse des prix à la pompe il va se retrouver sous pression très probablement il ya un petit même un gros traumatisme dans l'exécutif c'est que lors de la dernière flambée des prix postérieurs à la guerre en ukraine souvenez où il y avait une aide très très large sur l'énergie et sur le carburant en particulier et c'est un peu l'origine du dérapage des comptes public des dernières années donc le gouvernement évidemment il veut éviter à tout prix ça après j'ai du mal à croire qu'il arrive à en rester aux 70 millions d'aides qu'il a annoncées vendredi des aides ciblées sans doute mais là on est vraiment sur l'extrêmement ciblé et si les agriculteurs ressortent de leurs fermes et de leurs exploitations ça risque de mettre le gouvernement sous pression sachant qu'il y a des tas de corporations qui font beaucoup de kilomètres je peux penser par exemple aux infirmiers infirmières libérales qui évidemment n'ont pas d'aide pour le moment qui ne sont pas dans l'aide donc il va falloir aller plus loin j'ai l'impression que vendredi le gouvernement il a mis un petit doigt de pied dans le Pays d'Iluvres pour prendre la température mais que ça me paraît difficile qu'il en reste là il va falloir aller plus loin notamment les agriculteurs et à le congrès de la FNSEA cette semaine. Ça, ça peut jouer pour mettre le gouvernement en suppression ? En plus la FNSEA c'est quand même un syndicat extrêmement puissant.
La plupart des agriculteurs sont à la FNSEA et c'est une force de frappe énorme. Donc on verra. Oui, oui.
Moi je pense que la partie elle n'est pas terminée. Mais combien il va faire Sébastien Lecornu ? Et puis en plus attendez parce que tout dépend aussi du conflit au prochain Moyen-Orient.
Parce que si effectivement ça s Si ça s'arrête, je ne vois pas très bien comment ça pourrait s'arrêter. Et si ça s'arrête, ça ne va pas améliorer. Il va y avoir un effet retard.
Évidemment, la situation ne va pas s'améliorer du jour au lendemain. Donc je crois que le gouvernement, là, il va au devant de vents mauvais, – Mais comment il fait avec une dette à plus de 3 000 milliards d'euros ? – Il fait qu'il n'a pas les moyens.
Il fait qu'il n'a pas les moyens et qu'il va falloir qu'il trouve des trésors d'inventivité, d'imagination pour essayer de passer entre les gouttes. On va terminer par l'histoire du jour, on est à quelques jours de Pâques et qui dit Pâques dit...
Chocolat ! C'est l'une des plus grosses périodes de l'année pour les Les chocolatiers qui doivent jongler avec les prix du cacao. C'est à la une du Républicain Laurent ce matin.
On va le voir depuis deux ans, le prix du cacao fait le yo-yo. Les prix ont augmenté pour les consommateurs et malgré la baisse du cours du cacao, ils ne devraient pas à redescendre avant cet été. Résultat, la chasse aux oeufs va vous coûter plus cher.
C'est le cas notamment au château de Preches à Basse-Rengen, c'est en Moselle où 3000 oeufs vont être cachées dans le parc coûtent 2400 euros. On a dû adapter les tarifs avec une augmentation dit la direction. Et puis il y a une autre histoire de chocolat, je ne sais pas si vous avez vu pour la chasse aux oeufs C'est une bonne idée ça Rachel Autre histoire de chocolat, je ne sais pas si vous avez vu ça ce week-end Si vous aimez les KitKat, vous Vous allez peut-être avoir du mal à en trouver. 12 tonnes ont été volées il y a quelques jours.
C'est un camion qui quittait le centre de l'Italie, qui se dirigeait vers la Pologne, qui a été volé. La marque Averti, ce vol pourrait entraîner une Une pénurie de Kit Kat en rayon, ça va être compliqué entre le prix et les pénuries. Du coup, la chasse aux aides est compliquée cette année.
J'ai une petite question pour terminer. Est-ce que vous savez combien un Français consomme de chocolat en moyenne chaque année ? 10 kilos, presque.
Ah bien joué, moi c'est incapable. Un petit peu moins, un petit peu moins, non moins moins, allez un peu, 6 et demi, 6 kilos et demi de chocolat. C'est quand même pas rien.
C'est quand même pas rien, 6 kilos et demi de chocolat. On va souhaiter une bonne chasse aux oeufs, c'est le week-end prochain. Même si vous l'avez vu, ça arrive d'être un peu plus compliqué que d'habitude.
Merci beaucoup Yves Tréard, merci beaucoup Rachel d'avoir été avec nous, merci à tous de nous avoir suivi, on se retrouve demain très bonne journée.
Bruno Retailleau