François Bayrou invité de Dimanche en Politique
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:52OuverteRéponse directe
François Bairou, votre livre s'intitule 'Alerte sur la France qui vient'. Pourquoi ce titre ?
- 3:04OuverteRéponse directe
La France est-elle au bord de la cessation de paiement selon vous ?
- 3:39OuverteRéponse directe
Pourquoi les autres responsables politiques ne sonnent-ils pas l'alerte comme vous ?
- 6:36OuverteRéponse directe
Vous écrivez que les gouvernements successifs n'ont jamais remboursé 1 € de dette. Pourquoi ?
- 7:20OuverteRéponse directe
Est-ce que des efforts comme la suppression de jours fériés sont encore possibles à quelques mois de la présidentielle ?
- 8:03OuverteRéponse directe
Les intérêts de la dette vont atteindre 100 milliards d'euros d'ici 2 ans. Comment l'expliquer ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:36Chiffre
« 3500 milliards de dettes à peu près à cette époque là de l'année. »
- 2:19Chiffre
« La question de la dette a gagné 40 points dans les enquêtes d'opinion. »
- 3:39Fait
« Ils dansent tous sur le pont du Titanic. »
- 16:08Fait
« Les voies d'extrême droite sont des voies de droite. »
- 17:36Fait
« Voter pour l'extrême droite, c'était voté pour la gauche. »
- 19:00Fait
« On va se réinventer, on va se battre, on aime cette ville. »
- 24:09Fait
« La ville ça n'appartient pas à un parti et encore moins à une personnalité. »
- 27:03Fait
« J'avais en face de moi des hommes faits, adultes et même avancés. Mais en réalité, ce que j'avais en face de moi, c'est des petits garçons. »
- 28:28Fait
« Pourquoi n'ont-ils rien dit ? »
- 34:12Fait
« J'ai gagné mais j'ai perdu. »
- 35:41Fait
« Je n'ai jamais mis les pieds à Betaram. »
- 40:04Fait
« Les chemins les plus difficiles, c'est les moins encombrés. »
- 47:19Fait
« J'appelle à l'union de ceux qui dans le pays refusent les extrêmes et veulent qu'on s'en sorte. »
- 48:04Fait
« Dans le moment où nous sommes, il faut de l'abnégation. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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[musique]
Bonjour à toutes et à tous. Soyez les invités, soyez les bienvenus de dimanche en politique. Notre invité aujourd'hui est l'ancien premier ministre, l'ancien maire de peau, le président du modè. Bonjour François Bairou. Bonjour. Merci d'être des nres aujourd'hui. J'ai envie de vous dire François Bairou, le lanceur d'alerte. On va en parler longuement dans cette émission. Vous venez de publier un livre alerte sur la France qui vient. On va en parler longuement. Élise Descart, bonjour de notre bureau de Sud Souakitaine. [musique] On va pas uniquement parler de ça.
Et non, parce que dans cette émission, nous parlerons évidemment de votre livre, de la dette mais aussi de la mairie de peau, de la ferame et de la présidentielle. Et nous vous demanderons votre analyse à tous ces sujets. Première partie donc de ce dimanch politique, alerte sur la France qui vient. Ouvrage paru ce jeudi, je le disais aux éditions de l'Observatoire le 18 juin la parution François Bairou d'abord c'est un clin d'œil historique. C'est l'appel de François Bairou ou c'est une coïncidence d'éditeur ? Je n'y suis pour rien. C'est une coïncidence d'éditeur. C'était prévu pour le 11 juin. Puis ça pour des raisons techniques, ça a été retardé au 18 juin.
Mais euh moi qui qui est le euh le goût des signes j'ai trouvé que ma foi c'était pas si mal comme signe. L'alerte, écrivez-vous, dans ce livre, sert à se réveiller et à sauver la maison. Aujourd'hui, la France est en danger. Oui. 3500 milliards de dettes à peu près à cette époque là de l'année. Alors, c'est des chiffres astronomiques, sachant que 1 milliard c'est 1000 millions, donc c'est 3500 fois 1000 millions d'euros. Je sais pas si on se rend compte. Non, on peut pas se rendre compte. Et d'ailleurs, ça c'est une des explications pour lesquelles on n'y fait pas attention. On n'y fait pas assez attention.
Euh c'est que euh comme c'est tellement abstrait, tellement loin, tellement inimaginable, on narrive pas à se représenter. Mais depuis un an que j'ai lancé euh quand j'étais chef du gouvernement, que j'ai lancé cette euh cette réflexion, cette campagne, cette information des Français, la question de la dette a gagné 40 points dans les enquêtes d'opinion. Ça arrive jamais de de d'avoir des progressions de c qu'elle imprègne les gens dans la population. C'est clairement. Le message commence à passer mais c'est abstra ce qui commence à passer c'est l'idée qu'il y a un problème. Euh c'est l'idée que la dette c'est pas bon, que ça va nous rattraper un jour. C'est ça que les gens croient. Oui.
Parce que quand on lit votre votre ouvrage, on a l'impression que la France, elle est bientôt en cessation de paiement. Ben la France est comme tous les pays qui se sont trouvés en surendettement dans une situation telle que pour éviter la cessation de paiement qui serait une catastrophe astronomique pour toutes les familles. Peut-être on pourra expliquer ça. Euh pour éviter la cessation de paiement, va falloir affronter un des pires [raclement de gorge] rendez-vous que la France est connue depuis la guerre. Est-ce que les responsables politiques d'aujourd'hui en ont conscience François Beou l'an dernier vous étiez à Matignon, vous aviez sonné l'alerte.
Ça a coûté votre place d'ailleurs à Matignon. On se rappelle dans l'Assemblée nationale ce vote de confiance. Vous souhaitiez à l'époque un plan bon peut-être pas dire d'austérité mais de rigueur pour la France avec de jours fériers supprimés. Est-ce que vous êtes pas le seul aujourd'hui à prêcher dans le désert ? Pourquoi les autres ne le font pas ? En fait, vous écrivez ils dansent tous sur le pont du Titanic. Oui, j'ai souvent l'impression de de c'est mais quand vous quand vous voulez affronter la réalité et la faire partager à ceux que vous aimez, à vos concitoyens mais à vos plus proches, et bien la solitude n'est qu'un inconvénient mineur.
C'est une conséquence souvent obligatoire mais c'est un inconvénient mineur parce que votre responsabilité et je compare souvent la responsabilité des citoyens et des responsables politiques à celle des pères de famille, c'est la même. Vous avez les destins de gens que vous aimez entre les mains et si vous ne dites rien quand les choses vont mal, alors vous trahissez votre devoir, votre vocation. À qui la faut transformation. Alors, je reviens à votre euh affirmation. Euh 3500 milliards, c'est très compliqué. Les gens croient que ça on va être menacé un jour. Et c'est en quoi c'est faux.
le la question le le l'urgence qui est devant nous, c'est que c'est pas pour dans longtemps, c'est pas pour bientôt, c'est c'est aujourd'hui. Alors, il faut que vous vous représentiez ça. Vous payez de l'impôt sur le revenu tous les ans. Vous payez de l'impôt sur le revenu, je paye de l'impôt sur le revenu tous les mois même. Oui. [rires] l'addition la totalité de l'impôt sur le revenu que vous payez que pai vos voisins que pai vos concitoyens dans votre ville que et que pai tous les Français la totalité d'échecs que vous faites l'année prochaine ça suffira pas pour payer les intérêts de la dette.
À qui la faute François Bayon tous les gouvernements on va on va expliquer ça un quart de seconde parce que la dette alors [rires] c'est il faut se représenter ça la dette que vous avez quand vous achetez un appart ou une maison ou une voiture cette dette là vous devez la rembourser mais les États ont pris l'habitude de ne pas rembourser 1 € de la dette qu'ils ont accumulé commencé ces dettes là en 1981 pour s'amplifier et on a fait grandir ça énormément. On n' jamais remboursé 1 € de dette plus exactement quand on a eu une échéance pour les gouvernements n'ont pas assumé le montant de l'échéance parce que les différents gouvernements n'ont pas assumé ce spectre là.
Il ne voulait pas par électoralisme ou alors peut-être parce que comme vous l'écrivez dans votre livre, c'est je dis pas la faute mais aussi une responsabilité du peuple français qui n'a pas voulu entendre. C'est une responsabilité générale tous les gouvernements successifs. Alors si on veut hiérarchiser, on regarde ça en pourcentage de la production du pays en point de PIB comme on dit. En pourcentage de la production du pays, le plus le premier sur le podium, c'est Miteran et puis ensuite c'est Nicolas Sarkozy.
Et puis euh Emmanuel Macron parce qu'il a fait 10 ans et François Hollande avant à peu près au même niveau, euh ont tous accepté ou voulu que grossisse la dette sans avoir à la rembourser. Des questions de politique simple. Oui, pour pour des questions. C'est pas agréable de proposer des efforts. Je l'ai fait, je sais ce que c'est. comme on se fait engueuler, insulter, manifester euh de de viser est-ce que c'estendable là maintenant à quelques mois de la présidentielle, à moins d'un an de la présidentielle de en fait comme le le propose le disait Winston Churchill proposer du sang et des larmes. C'est pas du sang et des larmes, c'est de la lucidité ou de l'illusion.
Mais c'est des efforts qui vont être Oui, Elise Descart. Oui, ce précisément c'est la raison pour laquelle tout le monde s'en fiche. Mais quand vous êtes au moment, c'est ce qui arrive à toutes les familles surendetté. Vous en connaissez, j'en connais, on connait tous. On fait appel au crédit et puis on fait appel au crédit pour rembourser les échéances et puis un jour vous êtes au surendettement. C'est-à-dire que des officiels vous font savoir que jamais on ne pourra plus vous prêter. François, j'ai terminé une question làdessus.
Et ceci est est très grave parce que euh nous sommes le seul pays dans ce cas-là, nous empruntons non seulement pour rembourser mais nous empruntons pour les fins de mois. Et la France s'appauvrit et la France par conséquence s'appauvrit. Ça veut dire euh cette ce cette obligation d'avoir euh des euh intérêt de la dette ans croissant euh dans 2 ans, on va être à 100 milliards. 100 milliards et après à à 120 milliards de avant 2030. C'est exponentiel en fait tout le temps. On narrête pas. C'est un train qui dans le mur. L'addition de la totalité du budget de l'éducation nationale et de la totalité du budget de la défense nationale.
Et cet argent-là, on en aurait besoin pour les jeunes, pour l'éducation, pour la santé, pour les hôpitaux ? et bien on ne l'a plus parce que cet argent-là, cette hémorragie là, cette hémorragie de nos moyens, de notre de notre créativité, de tout ce que nous produisons, de tout ce que nous inventons, ça part et ça part à qui ?
part à nos créanciers dont la plupart la majorité sont étrangers 60 % des étrangers ce qui est une situation très différente je l'explique dans le livre des États-Unis ou du Japon qui sont les deux autres grands pays endettés dans le monde parce que eux leurs créanciers pour les États-Unis c'est des Américains et pour le Japon c'est des Japonais donc ça se recycle dans la vie du pays. Mais est-ce que c'est entendable pour des des citoyens en difficulté, des gens en difficulté ? On voit le prix de l'essence, on voit les loyer, on voit un peu tout tout ça.
Est-ce que c'est entendable de dire comme vous l'aviez proposé 2 jours férier supprimé de de dire il va falloir faire des efforts, est-ce que ça c'est encore possible ? Ben, c'est eux qui vont payer. Je veux dire le le la crise du pays. Qu'est-ce qui est arrivé euh en Grèce, en Italie, en Espagne, au Portugal, en Suède, au Canada, à euh il y a quelques années, qu'est-ce qui est arrivé ? et ben on a amputé les retraites, on a amputé les salaires de la fonction publique, euh on a amputé les moyens de l'État. Et si la France veut voulait éviter ça, alors il faut regarder les choses en face.
Et ceux qui ne la regardent pas, qui ne les regardent pas en face, ils mentent et ils mentent contre leurs enfants. Parce que qui va payer tout ça ? C'est pour ça que ce livre est pour moi comme vous sentez bien quelque chose de très important. Qui va payer ? C'est les jeunes qui vont payer le plus les prochaines génération parce qu'ils vont payer le plus et le plus longtemps et parce qu'on aura pas les moyens de leur offrir le destin qu'il mérite. Quand nous avions 20 ans, même si c'est à des générations différentes, il y avait pas de dette ou très peu de dettes pour la France et donc on a pu investir, faire des universités, faire des hôpitaux.
Ça n'est pas le cas aujourd'hui regarder la situation euh du pays et que des responsables politiques soient assez irresponsables. Ils disent qu'ils sont responsables, en fait, ils sont irresponsables pour refuser de voir en face confondu cette chose tout gouvernement confondu depuis 50 ans et en plus toutes oppositions confondues parce que chaque fois qu'il y a eu un budget euh l'extrême droite et la gauche et l'extrême gauche, il réclamait qu'on dépense plus. Il réclamait 10 milliards de plus ici, 10 milliards de plus là. On va ou on va aborder une deuxième partie de cette émission François Berou. On pour en parler pendant des heures de de la dette du pays et des conséquences à venir.
Est-ce qu'on peut dire une seule chose entre nous si j'ose dire ? C'est grave pour nos familles. C'est grave pour le le ceux qu'on aime le plus. C'est grave pour ceux qui sont à l'âge de s'élancé et à qui on va briser, on va casser les genoux par l'esponsabilité de ceux qui depuis des décennies laissent accumuler les choses. François B, on va évoquer la deuxème partie de ce dimanche en politique pour et les municipales. Avant de vous d'en parler avec vous, je propose de revenir sur cette soirée du 22 mars qui est un mauvais souvenir pour vous. Vous avez perdu l'élection pour 344 voix. Reportage ce soir-là d'Élise Descart et de Romain Auille et on en reparle juste après. Le visage fermé.
François Bairou vient rejoindre ses soutiens au pavillon des arts. Il vient de perdre la mairie de 344 voix après 12 ans de mandat. C'est une soirée difficile pour vous dont je vois les visages amicaux. et attristé. C'est une soirée difficile pour nous et je crains un peu que ce soit une soirée difficile pour notre ville. Cela dit, c'est la démocratie. Très ému, François Baou savoure les applaudissements et les embrassades. Pas d'interview, il repart avec ses plus proches collaborateurs. Dans la salle, ses soutiens et anciens adjoints sont sonnés.
Bien sûr, beaucoup de déception parce que il me semble que ce que nous avons fait ces dernières années était bien et important pour le développement de la ville sur beaucoup de plans, l'urbanisme, l'habitat, le commerce et cetera. Bon euh les palois ont choisi investissement, c'est 12 ans de sa vie, de notre vie. On s'est donné à fond dans cette ville. Voilà, comme il a dit, on va se réinventer, on va se battre, on aime cette ville. C'est pas la fin de quelque chose. On est on est toujours là. C'est sa grande fierté d'être maire de peau et tout le monde le sait. Et donc là, c'est quelque chose qui s'arrête tout d'un coup. Donc c'est Oui, c'est dur pour lui. Oui.
Lors de son discours, François Bairou a sous-entendu qu'il ne siègera pas au conseil municipal. Désormais dans l'opposition, sa liste compte 11 élus sur 53. François Baïou, on vous voyait très ému dans ce dans ce reportage ce soir-là. Euh est-ce que la défaite est est digérée ? Oui, c'est pas [raclement de gorge] jamais considérer que les défaites en politique étaient quelque chose d'insurmontable parce que euh si tu veux pas être battu, te présente pas. Je veux dire le je dis ça à mes enfants souvent j'ai une formule comme ça. Je dis si tu veux pas prendre des coups dans la figure tu pas boxeur et je me suis fait boxeur.
Vous pouvez pas vous présenter à une élection dans une ville qui appartenait au Parti socialiste depuis 40 je sais pas combien 2 ans. Vous pouvez pas vous présenter à une élection en pensant que vous n'y allez que si vous êtes élu. Qu'est-ce qui a fait la différence d'après vous ? [raclement de gorge] le score du RN une campagne électorale peut-être Élise m'a demandé si digéré digéré. Je n'ai aucune difficulté à surmonter les moments qui sont des moments rudes parce que h c'est la vie de de quelqu'un qui a donné à la politique et pas la plus facile. H parce que là c'était c'était inattendu en fait. Il y avait on savait que ça ça serait très serré, pas pour moi.
Euh et donc euh mais c'est pas pour moi que j'étais le plus inquiet, vous [raclement de gorge] l'avez dit dans le reportage, c'est pour la ville. On a pris cette ville juste juste la question avant de parler juste après François Berou, mais qu'est-ce qui a fait la différence pour vous d'après vous ce soir-là ? L'extrême droite, voilà, c'est la candidate de l'Assemblée nationale Margoot Tafer et sa liste qui nous a fait perdre l'élection. C'est l'extrême droite. C'est la triangulaire avec l'extrême droite qui a bloqué, vous savez, à peau euh les voies d'extrême droite sont des voies de droite. Hm.
Euh et et donc euh euh et c'est pas la première fois dans l'histoire que des voix de droite euh qui sont euh qui veulent euh c'est quoi les très clairement font élire font élire la gauche, c'est-à-dire euh on va avoir à les journées parlementaires du PS. Hm hm. En septembre. Bon et vous voyez ce que ça veut dire des gens qui sont euh arboutés prétendent-il contre la gauche et bien ils lui ont donné de la mairie parce que évidemment le la liste qu'il a emporté en regroupant les voies d'extrême gauche et de gauche, cette liste là, elle n'a fait que 42 % des voies. Nous avons fait 41 et quelques pour des voix.
Pourtant en discutant avec d'anciens colistiers, ils étaient certains étaient un petit peu amur en disant il s'est peut-être pas donné comme il aurait dû le faire dans cette campagne. Il est peut-être pas allé assez au contact des palois. Moi, j'ai le sentiment de ne les avoir jamais quitté le contact des Palois, mais ça sert à rien de de gloser et d'essayer de remonter le temps. Je n'ai pas su expliquer que voter pour l'extrême droite, c'était voté pour la gauche. Aujourd'hui, beaucoup commencent à s'en mordre les doigts. Donc et on va et on va en parler.
On va on va on va en dire un mot parce que le s jour de votre successeur juste parce que c'est spectaculaire juste pourquoi vous n'êtes pas resté conseiller municipal d'opposition ? Vous l'aviez été déjà dans un mandat précédent il y a quelques années quand c'était Martinka sous la mer. Vous étiez resté vous avez siégé au conseil municipal. Là vous avez dit non. De l'extérieur peut se dire est-ce que par civisme ou par respect de vos électeurs vous auriez pu siéger pour faire entendre votre j'étais le maire et le maire de Bordeaux que vous avez sous les yeux. Il a été battu. Est-ce qu'il est resté au conseil ? Non. Le merdagin non plus. Le merd d'aginent non plus.
Vous ne pouvez pas euh être opposant euh, c'est-à-dire dans la dans l'affrontement et l'agressivité quand vous avez été maire. Ma conception à moi, je l'ai expliqué ce soir-là, c'est c'est la démocratie. Elle il arrive que vous ayez le sentiment ou la certitude que la démocratie se trompe. Pour autant, vous pouvez pas la remettre en cause. Et donc, mais j'ai une très bonne équipe d'amis au conseil municipal et moi-même, j'ai aucune intention de quitter pour on a pris suivz toujours les affaires paloises. Oui. Oui. C'est ce que vous aviez dit ce soir que vous resteriez très attentif à ce qui se passe à pour vous l'être.
attentif, intégré, enraciné et dés désormais, si je puis oser, un néologisme permanencé. J'ai je vais avoir un un un bureau à peau. Les trois premiers mois, votre successeur socialiste Jérôme Marbau. Qu'est-ce que vous pouvez en retenir ou en dire ? Est-ce que le premier bilan c'est tôt ? Il y a une mandature à venir, c'est long, c'est 6 ans ou peut-être 7 en fonction de des élections de la date des prochaines élections municipales. Vous aviez dit le soir de l'élection juste après Po est en danger. C'est le cas. est en danger. Pourquoi ? Alors euh reprenons la phrase que j'avais commencé.
Euh nous avons pris cette ville alors qu'elle était soumise à une hémorragie d'habitants de 1000 habitants chaque année qui s'en allaient en 2014. C'était c'était une ville qui était dans tous les classements largués. Elle n'était plus attractive et les palois eux-mêmes s'enfuyaient de la ville. On l'a porté. Vous en êtes témoin au premier rang de tous les classements nationaux, le magazine Challenge avec un institut qui étudie les chiffres avec la CPO, ville la mieux gérée de France, première ville de France. Et on va voir que les décisions qui ont été prises, c'est les Palois qui vont les payer.
Au fond, la campagne qui a été faite par l'équipe qui a gagné, c'est "Votez pour nous, on va vous donner des sous". y compris en distribuant dans chaque foyer, vous en êtes témoin, des questionnaires pour calculer combien il gagneraient s étaient élus. Et on va voir euh vendredi soir où on va voir le résultat de tout ça. Euh à peau, le prix de la cantine pour les enfants h était de 3,03 pour tout le monde et puis il y avait ce qui était économiquement faible qu'on aidait jusque à descendre le prix à 30 centimes. Là, il l'équipe dit, on va faire la cantine gratuite pour un certain nombre. Pour les classes moyennes, le repas va coûter 5 € 20 ou 5,30 €.
Vous rendez compte, vous avez deux enfants ou trois enfants, vous passez de du repas à 303. Est-ce qu'ils peuvent faire autrement ? Ils peuvent faire autrement. Mais bien sûr, nous nous avions fait nous avions construit un système qui était un système de modération pour tout le monde et euh de solidarité pour les plus faibles. Mais là, c'est les classes moyennes qui vont payer. Or, les problèmes en ville, c'est les classes moyennes, c'est les classes moyennes qui les ont.
Et donc cette idée que on va faire gratuit et c'est les riches qui vont payer, ça se traduit par on fait gratuit pour quelques-uns et ceux qui vont payer, c'est ceux sur qui pèsent déjà toutes les charges et toutes les épaules. C'est les chiffres que je vous donne, vous en êtes témoins, sont les chiffres mêmes du conseil municipal qui aura lieu puisqu'on enregistre un peu plus tôt que l'émission qui aura euh et donc ça c'est la première chose. Oui, allez-y. Votre réaction à la le baptême des halles de peau que vous avez qui était la première de vos réalisations ces nouvelles halles de peau qui vont devenir les halles André Labarè.
Euh je j'aime pas critiquer comme vous savez mais cette décision là est une décision minable. C'est c'est un esprit de revre éminable et c'est contraire à tous les usages parce que [raclement de gorge] quand vous êtes maire, vous baptisez ou pas, je vais revenir sur le ou pas, vous baptisez ou pas ce que vous construisez, mais vous baptisez pas ce qu'on construit les autres. Et même si c'était que construit par les autres passe encore, ils se sont opposés depuis la première minute jusqu'à la dernière dans les termes les plus agressifs, les plus politiciens par Jérôme Barb de son équipe he de son équipe. Les plus politiciens en prétendant que c'était pharaonique.
Je rappelle, ils avaient voté contre au conseil municipal justement voté contre tout et il s'arroche le droit de donner ridiculement ridiculement parce que le nom d'André Labarè c'est le nom de la médiathèque en face des donc on va avoir un de c'est cette idée cette idée fétichiste d'aller chercher l'avenir de peau chez le maire que tout le monde dont tout le monde connaissait les qualités et les défauts. qui avait les deux euh j'ai moi-même donné son nom à l'esplanade devant le palais des congrès. Euh d'aller chercher euh c'est un très mauvais signal, pas seulement comme je l'ai dit parce que c'est le c'est contraire à tous les usages.
Pas seulement et c'est pourtant grave parce que ça veut dire on va mettre notre pâte partout, [raclement de gorge] c'est à nous que ça appartient. Maintenant, c'est de nous les c'est nous les patrons. Non, la ville ça n'appartient pas à un parti et encore moins à une personnalité. Mais c'est surtout pour moi plus grave encore parce que ça veut dire qu'on se recroque vieille sur le passé. Or, s'il y a une chose certaine, c'est que la barère et moi, on avait une seule ligne de conduite qui était d'ouvrir la ville sur le futur et sur le monde et on y est arrivé lui et moi sans cesser. J'ajoute un dernier point. Ouais. Avant qu'on change de sujet, André.
Mais c'est vous qui c'est vous qui me poussez, hein. Euh André Labarè et moi, on a eu un point commun à une exception prêt, c'est que nous n'avons jamais nommé d'un nom personnel les grandes réalisations de la ville. Euh, le palais Baumont est resté le palais Baumont. Le palais des sports, c'est le palais des sports. Le zénite, c'est le zénite. Le stade du hameau, pour moi, c'est le stade du hameau. Le l'école des arts, c'est l'école des arts. Et le et le foirail, c'est le foirail. Nous avons respecté c'est c'est ce que je dis à l'air non, je vous écoute. C'est assez profond. On a encore d'autres sujets que ça veut dire que nous avons respecté la ville comme elle était.
C'est pas la ville qui appartient à un parti, à un clan, à à un club. La ville, elle est à tout le monde et elle n'est pas la ville d'un parti et elle n'est pas la ville d'une d'une côte. La troisème partie de ce dimanche en politique avec vous, François Baou, on va évoquer une affaire dont vous sur laquelle vous revenez longuement dans votre ouvrage, l'affaire Betétaramise ou plutôt les affaires. Oui, parce il y a deux affaires dans l'affaire Betaram. Il y a l'affaire judiciaire et il y a l'affaire politique.
Alors l'affaire judiciaire, on rappelle plus de 200 plaintes, une seule personne mise en examen en détention provisoire, deux seules plaintes qui ne sont pas prescrites, un système de violence physique et sexuelle mise au jour. Vous avez d'ailleurs reçu les victimes quand vous étiez premier ministre en mairie de peau. Est-ce que vous avez fait ce que vous leur avez promis ? Oui. Oui. Le comme vous savez, on a mis en place est en train d'être mis en place un conseil des victimes dans lesquels ils seront représentés peut-être pas par les personnes qui ont mené le combat hein parce qu'il y a tellement de dissensions et de et de disputes à l'intérieur, je trouve ça dramatique.
L'affaire Betaram, c'est vous l'avez dit euh d'un côté une affaire de de violence physique. Euh et quand on parle de l'affaire Betaram, j'ai passé, vous l'avez rappelé, une après-midi avec ses garçons. J'en parle, j'en parle dans le livre. Euh, j'oublierai jamais ce moment-là et je raconte dans le livre ce qui a été mon sentiment. [raclement de gorge] J'avais en face de moi des hommes faits, adultes et même avancés. Mais en réalité, ce que j'avais en face de moi, c'est des petits garçons. Les petits garçons qui se sentaient abandonnés devant des adultes qui faisaient des punitions physiques, une arme de de pour remettre euh pour remettre au pas les élèves. Ça c'est une chose.
Il y a une deuxième chose qui est bien pire sur laquelle je n'ai aucun renseignement comme pour le reste mais on va peut-être en parler, c'est les affaires d'atteinte sexuelle. Je ne sais pas où ça en est. Je Vous l'ignoriez totalement à l'époque hein. Vous l'ignoriez totalement à l'époque. Vous l'avez dit et répété depuis des mois. Mais tout le monde le a pris la parole dans ce débat le maire de l'Estelle Bet. maire de l'Estelle, on peut pas prétendre que ça soit un de mes amis politiques. C'est un maire socialiste connu, patenté, bien que nous ayons été en tout cas avec ses sœurs à l'école ensemble. Donc tout ça c'est une famille. Mais il a dit "Mais c'est pas vrai !
Vous rendez compte ce village qui est désormais montré du doigt à l'échelon national et pas enfin le les gens qui savaient ça, pourquoi n'ont-ils rien dit ?" Alors, je vais je vais citer quelque chose de que vous savez très bien. J'avais dans l'opposition le leader LFI de la liste municipale qui a porté le faire dans votre émission d'ailleurs sur Betaram. Il est avocat. Jean-François Blanco pour il affirme qu'il a déposé la première plainte il y a 30 ans et il dit qu'il savait tout. Depuis 25 ans, il a jamais rien dit. Il était au conseil municipal, vous en êtes témoin. Est-ce que l'un de ceux-là a dit quelque chose ?
En vérité, j'ai une fille qui a écrit un très puissant livre sur ce sujet qui s'appelle le déni et elle analyse très bien ce cette question là. C'est pas seulement qu'on n'ose pas parler, c'est qu'on ose pas voir. François Baou, il y a aussi la dimension politique dans cette affaire. Il y a eu la commission d'enquête parlementaire, on va pas revenir sur le feuilleton de de l'an dernier. Euh si vous n'étiez à l'époque, si vous n'aviez pas été premier ministre, est-ce qu' est-ce qu'il aurait eu une commission d'enquête parlementaire ? Alors pour aller plus loin, il y a une volonté de vous abattre politiquement.
Est-ce que c'est simplement la France insoumise dans le livre, vous racontez vouloir régler vos comptes le moment venu ? Non non non, je raconte pas. Vous dites vouloir régler vos comptes le moment venu. J'ai dit vous écrivez ça. Oui. Estce que ça a brisé votre élan ? Parce que oui parce qu' je ne parle pas de règlement de compte. Je le moment venu je ne vis pas comme ça. Mais cette c'est cette affaire là est une affaire qui a été voulue et montée par un courant politique avec l'indulgence des autres courants parce queon adore en France voir des autres courants des autres partis en fait. Qu'est-ce que vous appelez l'indulgence des autres courants de la gauche ou pas simplement de la gauche ?
pass oui vous savez quand vous avez vous voulez pas répondre en fait qui qui voulait votre peau pardonnez-moi qui voulait la peau politiquement vous avez quelqu'un qui était en situation d'être un leader euh de porter quelque chose ben il arrive assez souvent que les gens soient pas mécontents de voir qu'il se cassent la figure y compris dans votre propre camp tout ça bon bah un tout petit peu. Oui. J'imagine. La première fois où vous répondez au députés Paul Vanier à l'Assemblée nationale où vous dites ni de près ni de loin, j'étais au courant de ces violences physiques et sexuel. Est-ce que vous regrettez cette phrase ? Est-ce que vous vous êtes pas mis en difficulté ? Non. Tout seul.
Je reconnais que ma formulation était interrompue, insuffisante, mais je prends très simplement un exemple que vous souvent que vous allez comprendre aisément et appliquer à vous-même. Si on vous interroge sur l'affaire Grégory euh et qu'on vous demande ce que vous savez sur la Valle Grégory, vous allez dire "Je ne sais rien, je suis pas informé. Oui. Et pourtant, vous avez lu 200 articles sur l'affaire, Grégori. Euh, c'est pas la même chose d'avoir lu des articles et de savoir quelque chose de spécial. Pourtant, on savait enfin c'était de notoriété publique que Betaram, on y mettait des enfants pour les redresser, des garçons pour les remettre sur les rou. Voilà, c'est ça.
Et on savait qu'il y avait des châtiments corporels. Bon, c'était une autre époque mais un des un des garçons qui était dans le groupe avec qui j'ai passé ces heures inoubliables euh si profondément blessé euh il était bordelet. Oui. Oui. Oui. Bah il y avait des bus qui arrivaient de Bordeaux. Oui, il y avait il y avait tout ça et et c'était aussi une époque c'était une époque où l'idée qu'on se faisait de maîtriser un adolescent c'était il y avait des établissements comme ça.
Il y avait Betaram, il y avait Carison, il y avait il établissement ensuite rien qu'akit eu d'autres établissements ensuite où il y a eu des scandales aussi et où on voit sortir des scandales [raclement de gorge] maintenant. François Baou, des plaintes avaient été déposées contre vous il y a un an. Elles ont été dépaysées au parquet de tab de tard. Vous écrivez dans dans votre ouvrage alerte sur la France qui vient qu'elles ont été classées. C'est ensuite est-ce que vous avez déjà été entendu vous dites il y a des plaintes déposé contre contre vous ? Oui. Il y avait deux deux ou trois. Oui. Et bien vous le savez mais moi je le sais pas. Je n'ai jamais été C'est pour dire jamais été entendu.
Mais c'est pas entendu. J'ai jamais été informé qu'il y avait des plaintes. D'accord. Et donc pas informé qu'elles auraient été classé sans non plus. Et et ça fait plus d'un an donc j'imagine et jamais je n'ai été informé qu'elles étaient classées et ça m'intéresse beaucoup parce que évidemment si des plaintes sont classées on peut regarder quel a été l'argumentaire pour la prescription je crois c'est peut-être mais vous comprenez je ne connaissais aucun des protagonistes de Baraam sauf le père Carigur je consais pas quand la quand l'affaire Bara est sorti. Mon dernier fils avait quitté Betaram depuis 23 ans et ma fille avait quitté Betaram depuis 35 ans.
Est-ce que c'est la pire blessure de votre carrière politique ? C'est ce que vous cruz dans le livre. Une blessure qui est vraiment rond sur un plan personnel.
Il y a une dimension politique vous prêtez ça comme une telle injustice sans que vous ayez eu les moyens de vous défendre parce que je n'avais aucun élément devant la commission d'enquête que vous évoquiez la confrontation qui a été extrêmement dure a duré 5h30 [raclement de gorge] presque 5h30 et j'ai pu point par point prouver que ce que disaient ces gens était faux que la preuve écrite existait c'est un coup de bol incroyable que j'ai trouvé la que j'ai trouvé l'épreuve écrite mais en réalité j'ai réussi à gagner à leur à leur faire baisser la tête à regarder leurs chaussures. C'était spectaculaire à la fin de la commission d'enquête. Vous avez gagné mais vous avez perdu.
Vous écrivez j'ai gagné mais j'ai perdu. Ça vous a coûté Matignon quand ? Ouais en en oui en partie. Mais est-ce que ça vous a coûté également la mairie de peau ? Euh c'est possible aussi. Vous savez la mairie de peau, c'est trois voix par bureau de vote. Alors euh donc [raclement de gorge] c'est c'est tout à fait possible. Mais euh le pire dans tout ça, c'est que ce sont des mécaniques dans lesquelles vous ne pouvez pas faire entendre la vérité. Euh et j'aurais pu tout à fait être brisé par cette affaire parce que si j'avais pas trouvé les preuves, les gens auraient dit "Vous savez, il y a il y a il y a une chose pire que tout ça, c'est l'expression il n'y a pas de fumée sans feu." Hm.
Tous ceux qui euh qui vous connaissent et qui tout d'un coup regardent les choses en se disant "Mais après tout, il y a pas de fumée sans feu." 3 mois de destruction, je n'ai de la réputation d'une famille François Bou. des protagonistes de Betaram ? Aucun, sauf le juge qui était Oui. qui était votre voisin qui était mon voisin. Toute votre famille a souffert. Je n'ai jamais mis les pieds à Betaram. J'ai mis les pieds à la Chapelle qui est classé monument historique que tout le monde connaît qui est J'ai jamais mis les pieds dans l'établissement sauf pour une inauguration de gymnase un dimanche je pense il y a il y a 35 ans. Oui. Vous éz président du conseil général. C'est ça. Ou 30 ans.
Je suis jamais entré dans l'établissement. J'ai jamais parlé avec les responsables. Tout ça était destiné à briser. Ça a réussi politiquement, humainement non. Et donc pour moi en tout cas c'est euh Mais vous voyez, vous avez écrit Betaram la blessure là-bas. La blessure la pire, elle est pas pour moi, elle est pour les garçons qui ont été victimes. Elle est pour cet établissement euh où des gens sont brisés. Elle est pour cette commune où des gens sont brisés. C'est ça. Vous pensez que le fait queon s'attaque à vous, Premier ministre, ça a un peu éclipsé toutes ces souffrances, toutes ces victimes ?
Mais ces garçons-là, ceux que je connais, tous les jours, ils disent "On s'occupe pas de nous." Et même pire que ça le celui qui a lancé l'alerte Alain Esker. Oui, il est ciblé y compris par les autres. H Et lui qui a lancé et fait tout ça, lui qui a mené ce combat simplement parce qu'il a refusé de de se joindre à la meute parce qu'il savait que c'était pas vrai contre moi, et bien il est ciblé et lui aussi on veut l'abattre. Euh et donc pour moi c'est c'est assez exemplaire de ce qu'on peut dans une société aussi violente et injuste que la nôtre faire contre des gens qui sont même pas concernés. Pour terminer ce dimanche en politique, on va encore une fois changer de sujet.
4e et dernière partie avez-vous François Bairou. Là, c'est plutôt le président du modèle auquel on va s'adresser maintenant, le scrutin présidentiel dans un peu moins d'un an, dans 10 mois, en avril 2027 à priori, même si les dates sont pas officiellement connues. Une question d'abord, vous ne serez pas candidat. On a lu entendu ces derniers jours quand vous faisiez votre promotion de votre livre. Moi, j'aimerais vous demander si c'est une position ferme définitive parce que je me souviens d'une émission qu'on avait faite avec vous il y a 2 ans où vous nous disiez que par principe à cette même question, vous ne renoncez jamais à rien. Ça c'est vrai que je l'ai dit et que je l'ai pensé.
C'est fini. Mais je vais vous dire mais je vais vous dire si euh présentant la situation du pays dans sa gravité avec [raclement de gorge] le souci qu'elle impose si j'étais candidat à l'élection qu'est-ce que vous diriez et qu'est-ce que diraient tous ceux qui nous écoutent que pour l'instant c'est pas le moment il dirait quelque chose de simple ben il fait ça pour lui-même. Hm. C'est ce que j'appelle le parti aujourd'hui le plus nombreux de France qui s'appelle que j'appelle le TPMG Tout pour ma gueule.
les gens penseraient que c'est pour faire ma promotion ou c'est pour défendre une idée de candidature ou de et le seul moyen de persuader ceux qui m'écoutent que ceci comme dit Montaigne est une démarche de bonne foi. Ceci est une démarche euh pour la vie d'un pays qui est en danger. Le seul moyen, c'est de dire c'est pas pour moi. Je ne fais pas ça pour être candidat moi-même. Je fais ça pour que soit entendu une voix qui n'est pas intéressé au sens où on est intéressé pour soi-même. On revient à ce qu'on disait au début de l'émission. Vous êtes un peu seul quand même à avoir cette démarche là aujourd'hui.
Oui, parce que le le fameux tout pour ma que vous que vous évoquez il y a quelques instants, c'est un peu ça aujourd'hui. Si si dans ma vie, j'avais voulu faire des choses h où je ne sois pas seul facile et qui soit plus comment valorisante à tous les sens du terme, ben j'aurais pas fait ça. choisir le choisir le chemin le plus difficile. Vous savez ce que disait le général de Gaulle, il disait "Les chemins les plus difficiles, c'est les moins encombrés." Et il avait raison. Est-ce que justement cette annonce de non candidature n'est pas aussi liée au procès en appelle des assistants parlementaires de du modèle qui se tiendra en septembre et octobre ? C'est très simple.
le procès en appel, vous y avez assisté en partie dans votre spécialité de journaliste de chroniqueur judiciaire, j'ai été relaxé. Oui. Et pour être relaxé dans l'ambiance qui était celle de la préparation du procès du Rassemblement national, fallait vraiment que on puisse faire établir la preuve définitive que réellement c'était euh Donc vous êtes serein pour ce procès en appel. suis serein et déterminé parce que je pense que on on peut faire apparaître ou faire entendre des choses qui pour l'instant on pas encore été entendu. Mais quant à moi, relaxer dans un procès comme ça, ça vous donne un sentiment de sécurité. Oui, mais pourtant bon, un procès en appel, on sait ce que c'est.
Une autre une autre juridiction. Oui, très bien. C'est c'est Non, mais on reprend tout à zéro. J'ai expliqué, vous étiez là, j'ai expliqué devant vous ce qu'il en était et le tribunal a jugé [raclement de gorge] que en effet on ne on ne pouvait pas mettre en évidence une responsabilité de ma part. C'est déjà beaucoup parce que les temps ne sont pas à l'innocence dans ces dans ce dans ce genre de procès, hein. C'est c'est oui, ça peut être violent. C'est un peu sévère. Juste pour revenir à la présidentielle, président du modè à vous que je m'adresse avec cette casquette entre guillemets. Quel rôle entendez-vous jouer ? On a bien compris que vous ne seriez pas candidat.
Vous ne serez pas candidat. Unir le centre, avoir un bloc élargi avec peut-être un peu sur la gauche, peut-être un peu sur la droite, travailler au côté d'Emmanuel Macron. Donc vous dressez les louanges dans le livre, ce n'est pas un mec ordinaire pour vous citer. Aujourd'hui, qu'est-ce que vous comptez faire en fait pour le pays ? président de la République-y. On vient de vivre tr jours qui sont absolument éclairants.
Avec le G7 qui était à évian et après à Versaill qui parmi les chefs d'État et de gouvernement du monde est en situation de se situer par rapport à Trump et ailleurs par rapport à ses ping et de et de faire entendre une voix qui refuse de plier et en même temps qui est diplomatique.
qui qui peut faire ça parmi les chefs d'état et de gouvernement européen qui h et parmi les chefs d'état et de gouvernement du monde peut-être le premier ministre canadien que je trouve très bien carnet euh combien il y en a et bien moi je trouve que le président de la République il est à la hauteur de l'histoire mais il ne sera plus là à partir du printemps cocha enfin il sera pas à l'Élysée il sera plus à l'Élysée oui politiquement c'est une manière de parler voilà Comment vous allez travailler ? Comment vous allez travailler ? Alors donc ça c'est euh c'était votre première enfin votre affirmation question euh quelle est ma mission que enfin quelle est la mission que je me donne ?
un que ce soient les vrais problèmes qui apparaissent et que par exemple celui-là, mais il y a pas que celui-là, l'éducation en est un euh le euh l'incapacité de l'État de l'action publique en est un 2uxè problème de santé, c'est des problèmes très importants. Je veux que les vrais problèmes apparaissent et que les solutions puissent être dessinées autant que possible. Je suis sûr qu'il y a des des orientations tout à fait nouvelles et utiles pour le pays. Je veux servir à ça. Deuxièmement, je veux garantir qu'on va pas laisser glisser la politique française du côté d'un extrême ou du côté de l'autre. Oui, c'est ça.
Est-ce que Est-ce que le puisqu'on parle beaucoup du RN, est-ce que c'est une fatalité le RN au pouvoir ? Alors, je suis, vous allez dire là encore, je suis ultra minoritaire en pensant ça. Tout le monde pense que c'est joué, pas moi. Pourquoi ? Euh parce que je pense qu'il y a des faiblesses chez leurs candidats et chez euh les orientations qu'ils ont pris. Pour l'instant, on ne sait pas encore si officiellement Jordan Bardella sera candidat à réponse sur le 7 juillet avec Marine Le Pen ou Jordan Bard. Mais si vous lisez, vous le faites plus attentivement que moi, si vous lisez les journaux, vous voyez venir les sousbressaux. Comment on fait aujourd'hui pour battre le RN ?
Alors, dans une élection comme celle de l'Élysée, on voit qu'à tous les scrutins depuis 2 ans, le RN progresse, progresse au municipal, progresse au législative, progresse au présidentiel, au sénatorial peut-être en vrai. Qu'est-ce qu'on dit aux gens en fait ? Faut pas qu'il v d'après vous. plus authentique par rapport à la réalité des choses et plus sincère à l'égard des électeurs. Mais est-ce que c'est pas trop tard ? Oh, c'est jamais trop tard. [rires] On a on a vécu l'élection de de 2017. À l'heure qu'il est en 2017, Macron est à 1000 lieu d'être candidat. Il le sera en novembre. Hm. L'élection présidentielle, selon moi, ça se joue entre décembre et février.
Et donc, il est pas trop tard, les choses vont prendre une tournure complètement différente. Mais ce que les gens vont chercher, c'est quelqu'un qui fait le poids. Décembre, janvier, ça c'est une porte ouverte pour votre candidature ? Non. Quelqu'un qui fait le poids. Est-ce que Philippe, Gabriel Atal font le poids pour vous au milieu ? Je ne parlerai pas de personne.
Je ne parlerai pas de personnes parce que alors si vous pas parler dehourdh personnes je pense que d'autres peuvent apparaître aujourd'hui le profil type c'est qu'est-ce que c'est c'est une ou un qui a l'expérience qui a une stature internationale vu la situation que l'on connaît dans le monde entier aujourd'hui il y a des guerres il y a la situation économique qui est terrible en Europe notamment c'est quelqu'un plutôt d'expérimenté pas un profil à Emmanuel Macron en 2017 d'expérimenter avec la capacité de conduire le le la politique étrangère de la France, de conduire la politique intérieure sur les grands sujets, notamment économique.
Tout ça, c'est et et je pense que ça que ça peut venir. Il y a des personnalités expérimentées dont on chuchote le nom, vous le savez très bien, mais qui n'ont pas qui n'ont jamais prononcer leur leur assentiment, le le fait qu'ils allaient franchir le pas. Et on en a besoin parce que et il y a une troisième chose pour moi entre les deux extrêmes, il y a un fleuve. Ceux qui refuseront les deux extrêmes pour moi euh au fond, ils devraient pacifier leur relation. Donc vous appelez à l'union. Alors là aujourd'hui, j'appelle la vérité, j'appelle à l'union de ceux qui dans le pays refusent les extrêmes et veulent qu'on s'en sorte. Sur un plan politique, ça peut se traduire comment ?
Par un candidat d'un bloc très large au centre. On voit comment ça se décante. Je vous rappelle, j'ai j'ai montré l'exemple il y a 10 ans en en proposant à Emmanuel Macron une alliance. J'étais candidat candidable tout et même le quand quand j'ai prononcé ça, tout le monde attendait que ce soit ma déclaration de candidature et j'ai dit mais c'est trop grave, on peut pas courir ce risque et donc je propose une alliance à celui qui est après devenu président de la République. Attendez, je vais je vais je vais essayer de tirer une toute petite leçon de ça, [raclement de gorge] de cette expérience là et de la nécessité de l'heure. Dans le moment où nous sommes, il faut de l'abnégation.
C'està-dire travaille pas pour toi-même, travaille pas pour ta gueule comme je le disais. Ce qui se joue là, c'est plus important. C'est les enfants qui se jouent. Et vous savez que que que quand je dis ça, Élise, j'ai des visages d'enfants devant devant les yeux. C'est les enfants qui se jouent. François Bayerou, à la fin de votre ouvrage, vous exposez, je cite, un plan de survie. pour réinventer un monde. Alors, on a compris, c'est pas un programme de campagne, c'est pas une feuille de route présidentielle. Il y a quand même quelque chose de la feuille de route pour vous.
Pour vous, je par je juste vous dire ça, pour vous c'est non, on a bien compris mais c'est clairement un cadre que vous exposez à celle ou celui qui pourrait porter ses principes et ses valeurs. Exactement. Exactement. et je continuerai à le faire parce que je vous ai dit, je je crois qu'il y a un gisement de novation dans le pays. Je dis à la fin du livre, la France a 1000 ans, au moins 1000 ans. Les historiens discutent si c'est 1000 ou 1200 ans. La France a 1000 ans. Elle a survécu les elle a surmonté les pires crises. Elle a survécu aux pires tourmentes. Ben, elle va pas être abattue cette fois-ci non plus. va falloir faire des efforts.
Ceux qui pensent que ça va être facile sont des menteurs ou alors ils y connaissent rien, ce qui est possible. Mais le la sève du pays, le l'instinct de survie des du pays va pas disparaître comme ça. Vous attendez qu'un nouvelle Emmanuel Macron sorte ce Non, je pas j'ai pas besoin de de rééditer les mêmes choses. Je pense qu'il faut que chacun vienne dans le paysage politique que vous connaissez des gens qui peuvent se réver avec ce qu'il est. Vous savez, j'ai déjà dans ma vie politique euh eu à prononcer ces phrases. Euh j'avais une grande différence avec je connaissais très bien François Mitteran, il était très indulgent avec moi.
Et François Mitteran dans sa vie politique quand il a fait le PS et qu'il y a des courants qui sont venus et notamment des courants chrétiens, il a dit cette phrase qu'il viennent mais qu'ils veuillent bien laisser leurs armes et leurs bagages aux vestiaires. Et toute ma vie, j'ai pensé que c'était une erreur. Je pense que pour rassembler des gens, faut qu'ils viennent avec leurs âmes, avec leurs bagages, avec leur idéal, avec leurs convictions, avec leur envie de bien faire, avec leur volonté de changer le monde. C'est en rassemblant ce que les gens ont de plus. On peut sauver la maison. On peut sauver la maison. Il nous reste une trentaine de secondes.
Il est encore temps de sauver la la maison France comme vous écrivez sauver la mais dernière ligne de votre livre à condition qu'on accepte d'ouvrir les yeux ensemble et d'agir pour que les choses n'en restent pas là. Vous êtes optimiste ? Oui, j'ai toujours été optimiste mais quand même assez lucide. Merci beaucoup François Baou d'avoir été notre invité aujourd'hui de dimanche en politique. Merci Élise Descart d'être venu sur son sur ce plateau. On rappelle votre ouvrage alerte sur la France qui vient. On a bien compris, vous ne serez pas candidat pour la 4e fois à l'élection présidentielle, mais vous entendez comme toujours peser dans le débat.
Merci de nous avoir suivi la semaine prochaine à votre place pour la dernière émission de la saison. Il y aura Sophie Panonacle, la députée Renaissance de Girande. Merci de nous avoir suivi.
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