MÉLENCHON : Double meeting à Lyon et Paris #JLMHologramme
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 73 %Attaque 22 %Défensif 5 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 7:34J-L MélenchonFait
« Il y a eu des milliers de contributions, il y a eu des auditions, il y a eu enfin une convention, qui l'a amendé. »
- 10:00J-L MélenchonChiffre
« 230 000 insoumis à ce jour, 2 400 groupes d'appuis à travers la France, nous sommes le premier mouvement politique de France. »
- 20:00J-L MélenchonFait
« Il consiste en 357 propositions regroupées dans un livre que chacun peut lire, critiquer, amender encore à cette heure. »
- 30:00J-L MélenchonFait
« Il faut arrêter de tergiverser, papoter, tout ça c'est fini. Il faut prendre un cap. Il faut revenir à l'idée qu'il faut 1 % de la richesse du pays consacré à la culture. »
- 40:00J-L MélenchonPromesse
« Nous pré-recruterons des jeunes à 16, 17 ans, nous leur verserons un salaire, et ils devront 10 ans de service à la patrie. »
- 0:15Locuteur 1Fait
« il faut rétablir la liberté, c'est-à-dire la nôtre et d'abord le droit de posséder les bases de données personnelles et d'en être totalement propriétaire »
- 0:30Locuteur 1Fait
« il faut que nos jeunes à l'école apprennent le vocabulaire de la technique du numérique, comme on a appris la grammaire hier »
- 1:00Locuteur 1Fait
« Nous avons une autre idée nous, elle porte un nom, ça s'appelle, le numérique en commun. Protection des données privées. Neutralité du net. »
- 1:30Locuteur 1Promesse
« Si nous emportons cette élection, j'annonce à Microsoft qu'ils peuvent passer par-dessus bord tout leur programme commun avec l'éducation nationale »
- 2:00Locuteur 1Fait
« il faut qu'existe le domaine public de l'Internet, ce domaine public des savoirs »
- 3:00Locuteur 1Chiffre
« la moitié des emplois liés à l'espace qui existent en Europe, sont en France »
- 4:00Locuteur 1Chiffre
« nous sommes le deuxième territoire maritime du monde »
- 7:00Locuteur 1Chiffre
« il y a aujourd'hui 300.000 personnes qui travaillent dans l'économie de la mer »
- 9:00Locuteur 1Fait
« il faut qu'il y ait un traité international sur les eaux profondes »
- 10:00Locuteur 1Chiffre
« 250 millions d'esclaves encore dans le monde »
- 11:00Locuteur 1Fait
« le cœur et le point numéro 1 du programme, c'est le passage à la 6e République »
- 12:00Locuteur 1Promesse
« je proposerai qu'on y introduise le référendum révocatoire »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
*Musique* *Musique* *Applaudissements* Alexis Corbière : Bonjour !! Bonjour Paris !!
Céleste Van I. : Et Aubervilliers !!!...
Et Saint-Denis !!! *Applaudissements et cris de joie de la foule* Alexis C : Qu'elle est belle !
Qu'elle est belle cette France Insoumise ! Comme vous êtes nombreux...
Comme vous êtes présents !!! *Applaudissements et clameur de la foule* Notre force, c'est notre nombre...
Depuis le début ! Nous sommes cette grande force populaire, joyeuse, puissante, consciente. Et nous allons le rester jusqu'au bout ! *Applaudissements* Les amis, on s'est tous retrouvés aujourd'hui pour participer à un moment exceptionnel, à une réunion incroyable de la France Insoumise ; à une première mondiale !
Tous ce matin, vous avez dû ressentir la même curiosité que moi, et vous dire, après tout... le monde est entré dans un nouveau millénaire, il est venu le temps des hologrammes ! *Rires* Céleste Van Isterdael : Cette campagne, ce mouvement, ce sont d'abord des gens qui s'engagent.
C'est vous, les insoumises et les insoumis. Et cet après-midi, on met les bouchées doubles puisqu'on aura un double Jean-Luc et puis nous serons deux pour présenter cette réunion publique. Vous l'avez sûrement déjà vu, déjà entendu à la radio, à la télé...
Il est, avec d'autres orateurs nationaux, l'un des porte-parole de Jean-Luc. Il va peut-être se retrouver au chômage technique si Jean-Luc continue à...
à faire des réunions publiques par hologramme, c'est possible. Il animera avec moi, aujourd'hui, c'est Alexis Corbière. *Applaudissements* Alexis C : Elle n'est pas assistante parlementaire confortablement rémunérée, ayant du mal à prouver son activité.
Elle n'est pas rédactrice en chef d'une revue, dont le rédacteur en chef ne l'a jamais vue ; elle est enseignante, ce qui est un métier utile. Elle porte un nom magnifique, totalement adapté aux thèmes que nous allons aujourd'hui aborder, c'est Céleste Van Isterdael et je me voûte pour toi, Céleste ! *Rires* Céleste Van I. : Arrête de...
Arrête de rigoler parce que... on va passer pour Céleste et...
Babarbe ! Babarbe. Donc, Jean-Luc Mélenchon se prépare, il est exactement à 454 kilomètres de nous.
Et pourtant, d'ici une vingtaine de minutes, il sera...ici... et là-bas.
C'est une première mondiale : Jean-Luc sera avec nous, en hologramme, en direct. Cela fait maintenant 1 an que la campagne a débuté et c'est toute la France qui se réveille, qui devient insoumise. Vous êtes là et nous créons une vraie dynamique avec une France Insoumise qui refuse la monarchie présidentielle et qui appelle à une 6ème République.
Nous sommes... *Applaudissements* Nous sommes à 77 jours du premier tour de l'élection présidentielle et lorsqu'on voit la forte mobilisation ici... ; à Lyon...
Il y a des centaines et des centaines de mètres de gens qui font la queue dehors ici... ; à Lyon...
Nous savons bien que le seul sondage auquel nous croyons, c'est vous ! C'est votre enthousiasme, votre nombre, votre mobilisation. *Applaudissements* Alexis C : Avec 230 000 insoumis à ce jour, 2 400 groupes d'appuis à travers la France, nous sommes le premier mouvement politique de France, on peut le dire Céleste !
Céleste : Oui. *Applaudissements* Céleste Van I. : Et ces groupes... ces groupes d'appui, ses militantes, ses militants, créent la France Insoumise.
La France Insoumise, qui n'est pas un parti, mais bien un mouvement, et qui défend un programme : l'avenir en commun. *Applaudissements* Alexis C : Pas un parti, effectivement, mais bien un mouvement qui a démarré, il y a presque un an. Rappelez-vous, notre premier anniversaire ce sera vendredi prochain.
C'était le 10 Février 2016 que Jean-Luc Mélenchon avait proposé sa candidature et aussitôt des milliers de contributions ont afflué sur le site jlm2017.fr et c'est avec ces milliers de contributions que nous avons rédigé notre programme : L' avenir en commun. Et c'est grâce à toute cette énergie que nous avons fait vivre ce mouvement.
Nous ne pouvons compter, vous le savez, que sur nous mêmes ; nous ne sommes pas amis des banquiers et c'est aussi pourquoi il est nécessaire que les dons du plus grand nombre, nous soient accordés jusqu'au mois d'Avril. Céleste Van I. : Et donner nous permet, entre autres, de financer la célèbre chaîne Youtube de Jean-Luc, où, chaque semaine, il passe l'actualité en revue.
Nous sommes maintenant 197 000 abonnés à sa chaîne Youtube. Il nous en manque pas beaucoup pour être à 200.000 ce soir.
Nous sommes 950 000 sur Twitter... 633 000 sur Facebook et nous allons maintenant regarder, sur les écrans, le "Best of" des revues de la semaine. *Applaudissements* J-L Mélenchon : Bonsoir mes amis, voici le 1er numéro d'une série de flash-vidéos. *claquement de doigts* *musique* -- Bon, alors bonjour, me revoilà. -- Allez, bonjour les gens. -- Alors... bonjour les gens. -- Bonjour. -- Alors maintenant je vais vous parler de Trump. -- Vous avez vu qu'il y a un référendum qui a eu lieu en Italie. -- L'affaire de la grâce de Mme Jacqueline Sauvage. -- Une augmentation de la pauvreté dans le pays. -- L'élection de Trump aux Etats-Unis. -- Le jeu vidéo, il est en train d'entrer dans la dimension 3D. -- CETA et le Traité avec les Etats-Unis d'Amérique. -- La mer, bon...
C'est pas une surprise, hein, que je parle de la mer. -- Donc je fais ça avec Lise, qui en ce moment est en train de filmer, et Mathias qui regarde pendant ce temps-là ; à rien faire. -- Il fait partie des 4 premiers livres qui ont été offerts...
Euh... euh...
A Noël...
Alors, j'aimerais bien savoir pourquoi parmi les 4 premiers et pas le premier... hein.
Pourquoi ? Parce que vous ; vous êtes des gonflés. -- "Can't Stenchon the Mélenchon". -- Et sinon vous comptez quoi ?
Sur la primaire, c'est ça, c'est ça le truc ? La primaire ? Mais c'est pas des primaires...
C'est déprimant leur truc. -- Yes, we canchon. -- De l'eau dans les bonnes vibrations...
Humm, parfaite ! C'est le seul récipient qui purifie l'eau. -- Et du coup, moi j'ai eu droit à un cadeau de Youtube, que je vous montre...
C'est le trophée pour les 100 000 abonnés. *Applaudissements* Céleste Van I. : Vous avez vu Jean-Luc à l'écran mais c'est en chair et en os que vous pourrez le voir le 18 Mars, à Paris, pour la prise de la Bastille.
Il sera avec nous, avec vous, avec des dizaines de milliers de militants venus de toute la France. Et nous remercions chaleureusement chacune et chacun d'entre vous ; les militants, de Lyon ; d'Île de France, sans qui cette réunion publique n'aurait pas été possible. Vous repoussez, toujours plus loin, les frontières du militantisme, du Liban au Chili, au Japon, à Aubervilliers.
Notre réunion aura pour thème : les frontières de l'humanité. Alexis C. : Oui... *Applaudissements* Les frontières ont toujours été d'abord une affaire intellectuelle.
Celles dont nous parlons aujourd'hui ne sont pas là pour nous enfermer. C'est exactement l'inverse. Les frontières de l'humanité ce sont les limites, actuelles, du monde connu.
Car il existe encore un monde inconnu qui ne demande qu'à être découvert, grâce à la puissance de l'esprit humain. Ces trois grandes frontières que nous voulons repousser ; c'est la mer, l'espace, le monde virtuel et le numérique. Céleste Van I. : Et c'est par la mer que nous allons commencer puisque vous le savez notre pays est une des plus grandes puissances maritimes.
Alexis C. : Oui, la mer, vous savez qu'elle recouvre 70 % de la surface du globe. C'est pour ça qu'on l'appelle la planète bleue.
Peut être aurait-il fallu appeler la Terre : la planète mer...
Mais, elle recouvre de formidables possibilités. Céleste Van I. : La mer, c'est le premier pilier de ces nouvelles frontières.
La mer qui, nous émerveille, comme les étoiles qui guident les marins. Ces étoiles... nous...
A C. : Je crois qu'on cherche à nous joindre de Lyon...
Dans quelques secondes...
Céleste Van I. : Oui... *rire* *Applaudissements* Alexis C. : On va assister...
Céleste Van I. : ...à une première mondiale.
Alexis C. : il y a beaucoup de monde aussi à Lyon, apparemment. *direct simultané de Lyon* (Problème technique...) Alexis C. : alors, on attend quelques secondes, le timing est là.
Vous avez bien vu, on va vous le répéter : il y a une formidable participation ; beaucoup de gens sont encore dehors... et c'est le cas aussi à Lyon et dans quelques instants, on va être en liaison avec Charlotte Girard, Guillaume Tatu qui animent aussi le meeting de Lyon.
C'est donc... dans quelques instants... *Rires* J'ai un petit personnage dans la tête qui est en train de me parler !
Les 3 frontières de l'humanité, vous l'avez compris : la mer, la Terre, le monde numérique, ce monde virtuel...
Céleste Van I. : Et l'espace ! Alexis C. : Et l'espace.
Céleste Van I. : les étoiles...
Alexis C. : Alors, alors ?... *simultané* Alors on continue, tout simplement.
Céleste Van I. : on continue. Très bien.
Donc la mer, le premier pilier. Alexis C. : tout à fait !
Céleste Van I. : Le premier pilier...(elle ricanne) *Applaudissements* Alexis C. : Ah !... *Applaudissements* Céleste Van I. : qui nous émerveille, comme les étoiles.
Ces étoiles qui sont des repères... pour les marins, mais qui sont aussi de nouvelles frontières que l'on doit dépasser.
Alexis C. : Oui Céleste. On cherche à repousser ces frontières de l'humanité, vous l'avez compris.
Voilà, Eh bien voilà...
Dans quelques instants. *Musique : - Les têtes Raides - Moderato.* *Introduction musicale* Pourquoi la guerre existe ?
Pourquoi est-ce qu'on insiste ? À l'ombre des fascistes. Il faudra qu'on résiste.
Pourquoi tu me regardes ? Pourquoi t'es sur tes gardes ? Si t'avais pas compris.
On est des grains de riz. * Refrain * Et l'on ira à danser c'est pas trop tôt. Jusqu'à nous en, nous en bruler la peau.
Modérato. Pourquoi la ville a peur ? Pourquoi c'est jamais l'heure ?
Les fusils d'une fleur. Ça nous porte le cœur Pourquoi tu recommences ? Toujours la même danse.
Et si t'avais pas compris...on est des grains de riz Et l'on ira à danser c'est pas trop tôt.
Jusqu'à nous en, à nous en bruler la peau. Modératoooooo *Applaudissements* Guillaume Tatu : Merci ! Plus fort, plus fort !
On va partir à Paris, on appelle Paris ! On va être en duplex avec Paris, rejoindre Alexis Corbière et Céleste ! Alexis Corbière, le porte-parole de J-L.Mélenchon et Céleste, une militante comme vous, une militant insoumise.
Bonjour à tous les deux ! Comment ça se passe depuis la capitale ? Céleste Van l : À Paris, tout va bien, nous sommes 6 000, les deux salles sont combles, *Applaudissements* des gens font la queue dehors, il y a énormément d'ambiance et je vous propose que l'on applaudisse... jusqu'à ce que Lyon nous entende, je vous écoute !
Résistance, résistance, etc...
Charlotte Girard à Lyon : Je crois que les Lyonnais aussi sont là ! *Applaudissements* Guillaume Tatu à Lyon : Énormément d'ambiance donc entre Lyon et Paris, et j'ai un chiffre à vous communiquer, vous avez entendu, ils sont 6 000 depuis Paris, et nous mesdames messieurs les insoumises, les insoumis, nous sommes 12 000, 12 000 personnes ici réunies à Lyon. *Applaudissements* Ce qui fait le meeting de Jean-Luc Mélenchon, pour ce dimanche 5 février, 18 000 personnes réunies entre Lyon et Paris.
Vous êtes, nous sommes 18 000 personnes pour ce grand meeting de ce 5 février. *Applaudissements* Alors Alexis, Céleste, faites-nous visiter vite fait, rapidement les lieux. Sur place comment ça va se passer l'hologramme de Jean-Luc Mélenchon qui va arriver dans quelques secondes.
Céleste Van I. : Alors nous avons une très grande scène avec un voile, sur lequel sera projeté l'hologramme au centre. Donc c'est très technologique, parce que le futur commence aujourd'hui.
Là, au fond devant moi, la salle est absolument pleine, toutes les chaises sont prises, je ne vois pas le fond des gradins, il y a des gens debout, il y a des gens partout, et on a énormément de militants et militantes qui se sont déplacés. Charlotte G. à Lyon : Et bien chez nous, nous ne sommes pas en reste, notre Mélenchon à nous, et bien il va se trouver là au milieu de cette arche.
Dès lors qu'elle sera illuminée, et aussitôt, d'un claquement de doigts, il se retrouvera...
à Paris ! *Applaudissements* G.T : A Lyon : Que cette salle est incroyable, que ça soit à Lyon ou à Paris, je vous assure, la vue qu'on peut avoir ici !
On est un petit peu des chanceux, parce que, vous êtes énormément ; j'adore cette vue, alors j'ai envie de vous la faire partager cette vue. On va prendre une petite photo depuis Lyon, ici et, à Paris, Alexis et Céleste, on va prendre une petite photo ensemble, et on va la mettre tout de suite sur Twitter avec le hashtag JLMHologramme. Et on va faire partager à tout le monde, la vue qu'on peut avoir ici.
Et surtout pour ceux qui ne croiraient pas : Oh, ils n'ont pas été très nombreux chez Jean-Luc Mélenchon ! On pourra leur montrer sur les réseaux sociaux. On va prendre une petite vidéo, là, depuis Paris et depuis Lyon, faites un petit peu de bruit qu'on vous entende... *Applaudissements - Sifflements * Et voilà je vais la mettre sur Twitter tout de suite hashtag JLMHologramme.
JLMHologramme c'est le hashtag à utiliser cet après-midi, que ce soit à Lyon... ou à Paris.
Charlotte G : Oh, cette fois nous y sommes. Guillaume T : On va y être...
Ça y est, nous y sommes, vous allez pouvoir faire un petit peu de bruit. C'est une première mondiale, il est là, il arrive, on vous l'avait promis car on tient nos promesses. C'est une prouesse technologique qui illustre aussi l'état d'esprit de notre campagne inventive et audacieuse.
Voici notre candidat, le candidat de la France Insoumise. Merci d'accueillir et de crier très fort, voici Jean-Luc Mélenchon ! *Musique* *Applaudissements* *Applaudissements* J-L M : Ca m'a l'air pas mal ... *Applaudissements* Salut Elliot.
Ca va les filles ? Vous avez survécu ? *Résistance !
Résistance !* J-L M : Merci ! Alors, où suis-je ?
On m'entend bien ? *Clameur : Oui !* Incroyable !
Alors où suis-je ? *A Lyon * J-L M : À Lyon ? *Clameurs* Et maintenant...
à Paris ! (claquement de doigts) *Applaudissements* *Clameur et applaudissements* J-L M : C'est une extraordinaire ... démonstration de force … que vous êtes en train de faire.
Et c'est la démonstration d'une force patiente, elle ne vient pas de rien. D'une expérience humaine et politique ; accumulée ; que nous avons voulu rappeler au combat, il y a tantôt un an, forte de l'expérience accumulée de tant de combats et de tant de trahisons. Nous avons voulu construire une force et nous sommes en train de le faire, qui apprend, qui sait pourquoi elle se bat, qui n'est pas vouée à un homme, mais à une cause, à une idée qui traverse les siècles. *Applaudissement* Je passerai, mais les idées que je porte pour vous, ne passeront jamais, aussi longtemps qu'il y aura un souffle de liberté, c'est-à-dire aussi longtemps qu'il y aura un être humain pour regarder l'horizon. *Applaudissements* Cette force s'est construite sur la base de ces 230 000 personnes qui dorénavant appuient la candidature que je porte et le programme l'avenir en commun. 700 volontaires entre les deux villes se sont rassemblés pour permettre que ces réunions aient lieu, en plus des professionnels qui nous aident.
Oui, ce n'est pas un meeting comme les autres. *Applaudissements* Il n'est pas comme les autres, à cause bien sûr de la forme. Il y a cet hologramme, et j'ai vu qu'il y avait des pisse-bougons qui trouvaient que cela faisait trop showbizz, mais enfin, il faut qu'un message politique émancipateur et quelque peu éclaireur s’appuie sur des techniques qui sont celles de notre temps, qui fassent rêver, qui fassent sourire.
Car bien sûr personne n'est dupe à Paris, je vous rassure du fait que je n’y suis pas ! *Rires* Moi, je n'ai que moi comme clone, j'en connais d'autres qui sont les clones d'autres. *Applaudissements* C'est un meeting hors du commun, parce qu'il y a un contexte, et le premier de ses contextes, il est local.
Vous avez eu dans la même ville, les 3 familles qui se partagent et se disputent l'adhésion des Français. Cette adhésion que nous essayons de construire de mois en mois, de semaine en semaine avec des arguments précis. Qu'y voit-on ?
D'un côté, Madame Le Pen avec *Huée du public* son communautarisme, son communautarisme ethnique arrosé d'un fort sirop de clanisme familial. Et puis, aussi, sinon, ben, vous connaissez ça, c'est l'extrême-droite traditionnelle, traditionnellement mauvaise ! Et puis, vous avez aussi, avec brio, Monsieur Macron, qui incarne... *Huée du public* Qu'est-ce qui va se passer si je vous passe toute la liste ? *Rires* Monsieur Fillon ? *Hués* Non, il n'est pas à Lyon.
J'en étais à Monsieur Macron, parce qu'il incarne aussi une famille de pensée, celle qui nous a fait si cruellement souffrir au cours des 30 dernières années. C'est-à-dire le libéralisme : un monde où chacun pour soi, tout le monde est en compétition avec tout le monde, une indifférence sociale totale et de temps à autre quelques aimables pensées écologiques sans conséquences, car après tout, comme vous le savez, ce qui compte pour par-dessus tout pour ces gens-là, c'est la compétitivité, la flexibilité, les économies et produire avant de distribuer. Comme si on avait pas passé nos vies à produire et sans voir beaucoup distribué. *Applaudissements* C'est à vous de choisir, vous allez choisir dans un moment crucial, nous avons déjà perdu 10 ans, le 21e siècle est commencé, et nous continuons à fonctionner avec des mécanismes intellectuels et des élites politiques formés à un moule définitivement désuet, qu'il faut faire dégager de la plus rapide et la plus tranquille des manières, mais le plutôt possible. *Applaudissements* Alors ma foi, c'est bien commencé.
C'est bien commencé, n'est-ce pas, cette campagne présidentielle, dans le moment, ça ressemble un peu à top chef à cause des casseroles. Mais... *Rires* c'est surtout une vague que j'ai nommée dégagiste, en pensant à mes amis Tunisiens.
Le dégagisme ça consiste à les faire dégager. Mais cette vague dégagiste, il s'agit de lui donner un contenu, il s'agit de mobiliser le peuple français. Parce que demain, s'il choisit de nous donner les possibilités de décider, alors il faudra assumer et il faudra l'assumer non pas du dessus par l'action d'un homme et de la poignée de ceux qui l'entourent, mais par l'implication de millions de gens qui sur leurs lieux de travail et partout où ils sont, font vivre la révolution citoyenne dont nous avons besoin. *Applaudissements* Ne croyez pas un instant, vous autres qui avez l'habitude de vous soumettre à la loi, vous autres qui êtes des vrais démocrates et qui acceptez dans une élection, aussi des fois de perdre et de vous soumettre à la loi.
Eux, n'acceptent jamais, et les puissances de l'argent n'accepteront jamais et mon rempart est dans cette salle, c'est vous, c'est ceux qui sont dehors, c'est ceux qui sont à Paris. Pourquoi ? Pourquoi ?
Pas parce qu'ils se rallieraient à mon panache blanc, mais parce que chacun saura ce qu'il a à faire, quelle place il doit occuper et qu'il aura compris le programme. C'est pourquoi, il faut venir sur le fond, tout le temps sur le fond. Ce programme, nous avons mis 8 mois à le mettre au point.
Il y a eu des milliers de contributions, il y a eu des auditions, il y a eu enfin une convention, qui l'a amendé. Il consiste en 357 propositions regroupées dans un livre que chacun peut lire, critiquer, amender encore à cette heure. Il se décline en 40 livrets différents suivant les thèmes, car tout ne peut pas être abordé dans un livre de cette nature.
Pourquoi est-ce que je vous dis tout ça ? Parce que notre rassemblement doit reposer sur de la conscience, de l'éducation et non pas sur des enthousiasmes soudains, sur des champignons hallucinogènes qui poussent dans la jungle politique, des bulles médiatiques. *Applaudissements* C'est le prix de l'efficacité.
Comment ? 78 jours avant l'élection présidentielle, où vous allez vous engager compte tenu de ce qu'est la monarchie présidentielle, qui est déjà passée dans des mains m... m... mal assurées. *Rires* Pendant 10 ans, passant à côté de tout ou presque, rappelez-vous que le mandat de 5 ans qui arrive, est celui où vont se poser des questions décisives pour l'avenir de notre pays mais du monde à l'intérieur duquel il prend place.
C'est pendant ces 5 ans-là que va venir le prochain traité européen, c'est pendant ces 5 ans-là, que va venir le traité de libre commerce avec les États-Unis d'Amérique et le traité de libre commerce avec le Canada, à partir desquels il n'y a plus aucune politique économique indépendante possible. Dans ces conditions, il vous faut choisir avec soin et savoir si vous voulez continuer ou si vous voulez rompre et, c'est cette rupture qu'incarne le programme l'avenir en commun. Je trouve Incroyable que 78 jours avant qu'ait lieu cette élection, on en soit encore à courir après des gens qui rentrent par une porte et en sortent par l'autre, à mesure qu'ils se font dégager, et ne laissent derrière eux aucun outil pour qu'on puisse discuter.
Où sont leurs programmes ? Ça suffit, donnez-les, dites ce que vous comptez faire ! Pas quelques phrases par-ci par-là, émaillées de bonnes intentions, expliquez-nous les articulations de tous ces programmes que nous entendons, qui ne sont pas des programmes, mais des mesures qui sont proposées et qui ne sont articulées avec aucune cohérence.
Dites-moi comment on peut faire ceci cela, donnez ceci cela, lancez tel ou tel plan. Aussi longtemps que vous resterez dans les traités budgétaires européens, aucune politique progressiste n'est possible. *Applaudissements* Il faut sortir des traités, c'est la condition préalable du changement, et bien sûr, il faut le faire dans des conditions qui soient conformes à la vocation de notre patrie, non pas tous seuls dans un coin, se sauvant en catimini, mais en expliquant, en négociant, en entraînant.
Mais, si on n'entend pas la protestation du peuple français, dont on a ruiné l'Industrie, appauvri le peuple comme il l'est aujourd'hui, alors ou on change, ou on part. Et il faut que tout le monde le sache, pour que tout le monde comprenne bien qu'on ne peut pas faire autre chose que de changer. *Applaudissements* *Applaudissements* À tous ceux qui ayant lu, n'y trouveraient pas encore tout à fait leur compte, je dis : le 19 février prochain, nous passerons 6 heures à décortiquer le chiffrage de notre programme, parce qu'il est très ambitieux, parce qu'il est un changement complet, vous en connaissez les prémices.
D'abord changer le système de la monarchie présidentielle, j'y viendrai dans un instant, deuxièmement, procéder à un partage des richesses assez profond, pour que le déséquilibre qui s'est accumulé, au terme duquel il y a plus de milliardaires et de millionnaires dans ce pays, tandis qu'il y a 9 millions de pauvres, 148 000 personnes qui n'ont plus d'adresse, 2 millions de personnes qui attendent un logement et toutes ces choses qui brisent et pourrissent la vie des gens, sans aucune raison alors que la patrie est si riche. *Applaudissement* On ne pourra plus jamais produire comme avant, sauf si l'on est devenu totalement fou, et que l'on se moque de l'avenir de la planète. La planification écologique, qui faisait hier bondir parait-il tant de gens qui me regardaient d'un œil suspect en entendant planification, pensant tout aussitôt à l'Union soviétique et en oubliant que le général de Gaulle lui-même l’a pratiquée, pour ne rien dire des Américains et pour ne rien dire des sièges de toutes les grandes compagnies du monde qui planifient continuellement leurs activités.
Si on ne planifie pas, on ne pourra pas organiser la transition, ce n'est pas vrai, il faut donc planifier, donc prévoir, donc se réapproprier la propriété publique du temps long. *Applaudissements* Enfin, et pour ne pas reprendre tout le programme, oui, nous militons pour la paix, non, nous ne voulons pas de la guerre en Europe, non, nous ne voulons pas faire la guerre avec la Russie, et nous vous prions de nous laisser tranquilles quand nous vous le disons, de ne pas nous montrer du doigt comme des suppôts de Monsieur Poutine, qui ne dirige pas notre pays et avec qui nous n'avons rien à voir dans cette circonstance. Faut-il que je rappelle sans cesse, que les Russes sont des partenaires pour nous, qu'ils ont concouru à notre libération, et que le régime qu'ils ont les regarde eux, comme le régime que nous avons nous, nous regarde nous, mais qu'en toute hypothèse, il ne saurait être question d'accepter cette folie qu'ils ont trouvée pour se substituer au rêve moribond de l'Europe.
Ils nous ramènent maintenant à une soi-disant Europe de la défense, on se demande contre qui on va défendre. L'Europe de la défense, c'est l'Europe de la guerre, et nous sommes pour l'Europe de la paix, et la France n’a pas à être le fourgon qui accompagne aucune armée. *Applaudissement* Mais en convoquant ce meeting, et en vous demandant d'y participer, j'avais à l'esprit que nous allions clore un cycle.
C'est le 16e discours que je prononce depuis la rentrée de septembre. Et de discours en discours, on fait apparaître, après un travail d'équipe, tel ou tel point qui nous paraît important et de nature à faire réfléchir, et donner en quelque sorte l'appétit d'en savoir encore davantage en lisant, c'est une campagne éducative, pas une campagne hallucinogène. Et à présent, je m'étais dit, avant de prendre 5 jours de repos, je vais proposer ce meeting pour parler en regardant très haut au-dessus de l'horizon.
Je vous ai parlé à l'instant des grands traits du programme, mais je voudrais vous dire, ces défis que nous avons devant nous, vous les connaissez tous : le défi de la paix, le défi du changement climatique qui est commencé, et génère d'ores et déjà 20 millions de réfugiés dans le monde sur les 60 millions qui sont actuellement en transhumance dans des conditions abominables que vous connaissez. Et puis, c'est le défi d'un partage des richesses absolument inouïes qui est non seulement scandaleux moralement pour nous autres qui sont du camp de l'émancipation humaine, mais qui est une entrave à tout développement coordonné de la planète et des êtres humains qui y pullulent, car vous savez, que nous étions à peine 2 milliards en 1950, et nous sommes 7 milliards et nous serons bientôt 11, et nous exerçons une pression en même temps qu'une bataille commence à se décider pour l'accès aux matières premières, et se déchaîne partout pendant que nous avons des discussions qui finalement sont subalternes par rapport à ses grands enjeux, qui vont modifier de fond en comble l'avenir du siècle qui vient. Oui, de fond en comble, il faut y penser en regardant, le fait que ce que nous avons connu jusqu'à présent, va se transporter sur d'autres fronts, sur de nouvelles frontières.
La civilisation humaine n'est pas seulement menacée, elle dispose des moyens de surpasser la crise dans laquelle elle est entrée, du fait du dérèglement climatique et des autres aspects qui concernent l'écosystème humain, uniquement déréglé par la cupidité, la volonté de s'approprier sans cesse tout, partout ! Vous le savez comme moi. Et bien regardez que cette bataille pour l'appropriation, l'égoïsme, s'est projeté sur de nouvelles frontières, et l'histoire va vite, la civilisation humaine est en proie à un phénomène que l'on appelle l'accélération de l'histoire.
Mais nous en avons tous plus ou moins conscience, je vous demande de rentrer en vous-même et d'essayer d'évoquer les changements qui sont intervenus dans votre vie dont vous n'auriez pas eu l'idée lorsque vous étiez enfants. Ma grand-mère allait au bal monté à Staoueli en char-à-bancs, elle a été rapatriée en France dans un avion Caravelle, elle a pu lire dans le journal que Youri Gagarine était le premier homme qui avait franchi la frontière de l'espace. Quant à moi, j'ai fait le voyage Paris, ce n'est pas très écologique, mais à l'époque, pour aller à la première COP n°1, j'ai fait le voyage en 3h de Paris à Rio de Janeiro, dans le Concorde du président Mitterrand, et j'ai vu partir de Baïkonour, le premier cosmonaute français Jean-Loup Chrétien.
L'histoire s'accélère, j'ai écrit un livre dans lequel je disais : Les hommes, les femmes, la civilisation humaine va entrer en mer, elle y est ! J'ai dit, comme toujours, dans l'histoire des êtres humains, nous nous assemblons au bord de la frontière et nous la passons. Eh bien, c'est ce qui est en train de se passer au bord de la mer et dès lors commence tout de suite une bataille, et c'est de même avec l'espace.
Non, ces questions ne sont pas loin de vous, ce sont les questions dont vous aurez à connaître dès demain, et dont vous connaissez dès aujourd'hui, parce que vous êtes venu ici peut-être avec un GPS, et que d'ores et déjà, vous êtes reliés à l’espace et aux satellites qui y gravitent. Et puis, il s'est produit quelque chose d'encore plus incroyable, d'habitude on découvrait des continents et on y prenait pied, de quelle manière ? Je ne le rappelle pas !
Mais on y prenait pied. Cette fois-ci, c'est un continent qui prend pied avec nous, en nous, qui formule, qui reformate nos goûts, nos humeurs, nos désirs, c'est le continent du numérique. Ces frontières-là, les voici : elles mettent des enjeux considérables, dans lesquels est en cause notre liberté, dans lesquels est en cause notre possibilité de partager entre nous réellement tous les bonheurs qui sont possibles d'être partagés, et les richesses qu'il est possible de produire.
Oui, ces nouvelles frontières de l'humanité, elles font partie de la campagne présidentielle. La France n'est jamais si grande que quand elle se pense comme une composante de l'humanité universelle, nous ne sommes pas là pour faire des cocoricos sur nos egos, nous sommes là pour nous penser avec notre niveau de culture, d'éducation, de préparation, notre incroyable richesse accumulée grâce à nos anciens. Nous sommes là, pour répondre de nos devoirs devant l'Humanité universelle, non pas seulement comme français, mais en se pensant comme être humain. *Applaudissements* Oui, je vous parle de tout cela, parce que c'est ce que nous allons faire, si on nous confie le gouvernement du pays.
Nous allons le faire avec enthousiasme, en arrêtant de regarder la pointe de nos chaussures, par tous ces gens qui, du matin au soir passent leur temps à culpabiliser tout le monde, à dire que les travailleurs ne travaillent pas, que la France ne progresse pas, quelle est peuplée d'ignorants et que son école ne vaut rien. Alors que ce meeting soit aussi un hymne d'amour pour l'histoire de France, et pour qui nous sommes. La France, celle de la Déclaration des droits de l'homme, la France la fille aînée de la Sécurité Sociale et de l'école laïque. *Applaudissements* Mais, on ne peut passer ces frontières, regardez-les, les frontières d'habitude séparent, celles-là aussi nous séparent, mais elles peuvent nous unir.
Comment le ferons-nous ? Rien n'est possible, dans ce siècle, sans le plus haut niveau possible d'éducation de chaque être humain. L'éducation, c'est le partage du savoir, seule richesse que plus on la partage, et plus y'en a.
Parce que telle est faite l'humanité ; qu'elle procède, par ce qu'on appelle : la culture cumulative, c'est ce qui nous distingue de toutes les autres espèces d'animaux, y compris les animaux sociaux. Nous partageons le savoir et nous sommes capables de le transmettre d'une génération à l'autre, d'autant plus facilement que nous avons vaincu les barrières du temps, lorsqu'autrefois le savoir était seulement dans la tête des sages, et qu'un jour, Monsieur Gutenberg nous y a aidé, la frontière du temps a été vaincue par l'écrit. Et bien pensons-y !
On ne peut rien faire sans le savoir, et le savoir ce n'est pas seulement le savoir des choses qu'il faut apprendre à l'école, à l'université. Le savoir, c'est une manière d'être un être humain complètement, et d'être développé dans tous les aspects de l'être humain, car le Savoir n'est rien sans qu'il y ait avant lui une culture qui formate le cœur, l'esprit, déchaîne l'imagination et donne sans cesse un appétit de savoir plus grand. Il n'y a pas de savoir qui vaille sans culture, sans diffusion et surtout sans créateur.
Marchent devant nous, *Apllaudissements* dans le cortège de l'histoire humaine, marchent devant nous les poètes, les musiciens et avec eux, les ouvriers, les ouvrières hautement spécialisés et tous ceux qui font tourner la maison du matin au soir. Alors, Madame Le Pen, qui a bien pu vous donner une idée pareille ? Et comment avez-vous fait pour la croire et la penser utile ?
De dire, on n'enseignera pas aux enfants des étrangers qui sont présents sur notre sol. *Huée* Qui peut croire qu'une société devient meilleure en augmentant la quantité d'ignorance qu'elle contient ? Et bien, ce n'est qu'une ignorante qui peut le croire. *Applaudissements* .
Et je vois bien... *Applaudissements* Et j'en vois une preuve dans une autre idée qu'elle a eue et qui me paraît aussi farcesque.
Elle a dit : Il faut qu'à l'école, on passe 50 % du temps à apprendre le français. 50 % du temps ! Et le reste du temps en parle en quoi ? *Rires* Est ce que Mademe Le Pen ne sait pas qu’une langue s'apprend en la pratiquant et qu'à l’école, on fait 100 % du temps à apprendre le français, dans les mathématiques, dans l'histoire, dans la géographie. *Applaudissements* Vous voulez confier votre pays à de tels gens, allons..... allons !
Non seulement, nous allons prendre tous les enfants qu'il nous est donné de connaître dans nos écoles, pour qu'il soient nombreux à savoir lire, écrire, compter, aimer, faire des poèmes, jouer de la musique parce que nous serons tous meilleurs après ça. Mais en plus, nous allons refaire la carte scolaire pour être bien certains qu'on ne fait pas des ghettos de riches et des ghettos de pauvres avec l'école républicaine. *Applaudissements* Nous allons garantir la gratuité de l'école, dans tous ses compartiments et aspects, et nous ne permettrons pas que sous couleur de changement des rythmes scolaires, on invente une nouvelle dîme à faire peser sur les gens, pour qu'on s'occupe de leurs enfants à l'heure où ils devraient être à l'école. *Applaudissements* Ce n'est pas tout, en plus, nous ferons l'école de 3 à 18 ans, parce que nous avons besoin d'apprentissage sérieux et en profondeur.
Et plus tôt un enfant est scolarisé, plus tôt il est socialisé, ce qui ne veut pas dire qu'on lui bourre la tête avec les idées socialistes, mais qu'on l'intègre dans la communauté humaine. Les enfants ont d'abord besoin d'interaction humaine pour apprendre tous les codes qui constituent la communauté humaine, sinon ils deviennent violents. Ils ont donc besoin de présence humaine, pas d'être posés devant une télévision. *Applaudissements* Et comme je prends ces questions très au sérieux, je vous le dis, parce que je les ai connues de près, il faut que quand on étudie, on ait le temps et les moyens de le faire, et qu'on ne soit pas obligé de faire quelque chose d'autre en même temps, les 50 % de nos jeunes qui travaillent en même temps, qu'ils étudient, s'épuisent, et ce n'est pas bon !
Ce n'est pas bon ! Il n'y a que les gavés, pour trouver satisfaisante et intéressante la peine que prennent les autres. Il faut donc qu'il y ait une allocation d'autonomie d'études, et il y aura une allocation d'autonomie d'études.
J’ajoute... *Applaudissements* J'ajoute que pour ce qui concerne les enseignements professionnels, où il apparaît que souvent la moyenne d'âge est un petit peu plus élevée que dans les autres enseignements, et bien, je veux que cesse ce fait, que jusqu'à 100 % d'une classe d'âge, jusqu'à 100 % d'une promotion, soit contrainte de travailler tous les soirs en même temps qu'ils étudient, et tous les weekends.
C'est la raison pour laquelle cette allocation d'études sera servie dès l'âge de 16 ans dans l’enseignement professionnel. *Applaudissements* Ah ah ! Voilà qui va un peu changer la répartition des rôles sociaux dans ce pays.
Il nous faut, mes amis, 60 000 profs, enseignants de toutes sortes, de plus, pour rattraper les postes qu'a détruit Sarkozy, pour rattraper ceux que n’a pas reconstitués François Hollande, et vous savez, je ne vais pas me contenter de vous dire ça, vous applaudissez et puis vous viendrez le 19 février voir combien ça coûte. Parce que tout le monde va vous dire : "Combien ça coûte ?" Et la bêtise combien ça coûte ?
Et la mort combien ça coûte ? Qu'est-ce que c'est que ces comptabilités unilatérales ? On a besoin de professeurs et embaucher du monde pour éduquer les enfants, enrichit le pays et ne l’appauvrit pas, le savoir est un investissement pas une dépense.
Bon ! *Applaudissements* Je vous dis encore ceci, quand j'étais jeune homme, mais oui ça a eu lieu ! *Rires* On allait quand on n'avait pas trop de sous, et qu'on voulait faire une carrière et qu'on était doué pour les études, et bien, on allait souvent à l'école normale.
On y allait après 16 ans, et on recevait un salaire. Tant est si bien que les instituteurs et institutrices de l'époque, ressemblaient au milieu social des gens qu’ils accueillaient et des enfants qu’ils accueillaient. Tandis que quand on est avec une exigence que je comprends sans la partager toujours, d'avoir bac + 5 pour pouvoir devenir professeur, et bien je sais une chose, c'est qu'il faut que les familles aient les moyens de consacrer une part importante de revenus à faire vivre un jeune jusqu'à bac + 5 pour pouvoir devenir professeur.
Et bien moi, je vous propose de recommencer le système du pré-recrutement, nous pré-recruterons des jeunes à 16, 17 ans, nous leur verserons un salaire, et ils devront 10 ans de service à la patrie, dans les écoles qui leur seront désignées ensuite. Et alors, ils auront la même couleur et la même allure que le peuple lui-même tout entier. *Applaudissements* Je vous ai parlé de la manière de fabriquer le Savoir, j’enrage de voir comment les brutes parlent, quand une fois qu'on a accumulé tout ça, on parle de la recherche.
Vous les avez entendu ricaner : Ah ah ! Vous avez assez cherché maintenant faut trouver - des brutes ! L'esprit ne se laisse pas endoctriner, la première chose que nous avons à dire, c'est que si nous respectons la recherche et les sciences pratiques, et bien, nous avons un intérêt de très long terme à ce qu'il existe en France une recherche fondamentale libre, où on ne vient pas toutes les cinq minutes demander à un chercheur quand est-ce qu'on va pouvoir tirer un brevet pour le mettre sur le marché ? *Applaudissements* Vous avez besoin de la liberté de l'esprit plutôt que celle du commerce.
Oui, de la liberté de l'esprit, car il y a devant nous des défis qu'il faut absolument régler. Si vous voulez sortir du nucléaire, et nous voulons sortir du nucléaire, pas pour jeter la pierre à ceux qui l'ont fait, mais parce que c'est dangereux et qu'on peut en sortir, et que les mêmes qui ont fait ces centrales sont capables de nous aider à les arrêter. Quel rapport ?
Mais, mes amis, nous en avons pour 20 ans ou 25 ans à démanteler les centrales, en même temps que viendra par la planification écologique, la production de nouvelles formes d'énergie. Mais comprenez-moi, qu'est-ce qu'on va faire de tous ces déchets ? On ne sait pas quoi en faire.
La première centrale qu'on a commencé à démonter, 10 ans après, on y est toujours. Il nous faut donc de la recherche fondamentale, nucléaire, pour arriver à comprendre le mécanisme du rayonnement, et parvenir à le stopper sinon, nous avons tout cela sur les bras pour 10 000 ans. Il faut de la recherche fondamentale libre, nous avons besoin d'esprits cultivés, qui trouvent, qui cherchent, qui cherchent et des fois, ils trouvent des choses qui n'étaient pas prévues.
Il faut arrêter de lier la recherche d’une manière générale aux entreprises privées. Et ça suffit avec cet impôt crédit. Ce crédit d'impôt recherche.
Vous savez ? Vous ne savez pas ? Ben, je vais vous l’apprendre, il y en a un !
Alors, à qui a profité ? Je regarde la liste de l'argent qu'on distribue comme ça et qu'est-ce que je vois ? Les banques.
Est-ce que ces gens-là ont encore quelque chose à découvrir dans l'art de nous détrousser ? Je me demande bien ? Eh bien, pourtant ils touchent de l’argent.
Non ! ce n'est pas acceptable ! *Hués* Cet argent, il doit aller à la recherche, cet argent, il doit aller à nos tâches les plus sacrées.
Je ne veux pas avoir clos cette partie sans vous parler de ça. Nous sommes ce grand pays, tant de poètes, tant d'écrivains, tant de scientifiques, tant de médailles Fields. Le premier pays au monde pour les médailles Fields.
Notre CNRS est le premier centre mondial de recherche. Alors comment faisons-nous ? D'où tirons-nous cette indifférence qui fait que nous laissons dans notre pays 2,5 millions de personnes qui sont dans l'illettrisme ?
Nous aurons une campagne comme cela était fait dans les pays du tiers-monde, s'il le faut, et avec leur aide parce qu'ils savent le faire mieux que nous, pour sortir de l'illettrisme tous les illettrés, d'ici la fin du quinquennat qui vient. *Applaudissements* Être illettré, ce n'est pas être bête, ce n'est pas être ignorant, ce n'est pas ne pas savoir, c'est juste ne pas savoir manier suffisamment de fluidité la lecture et l'écriture. Il y a donc des trésors d'imagination, d'intelligences considérables qui sont soustraits à la collectivité humaine de ce seul fait.
Et c'est cela que nous devons rattraper et mettre dans nos priorités, quelle que soit la couleur de peau, quelle que soit la religion, quelle que soit l'origine de celui ou de celle qui est dans cette situation. *Applaudissements* Tout à l'heure je vous ai dit… Ah ah ! Ah !
Ah ! Ils m'ont enlevé le chronomètre alors, ça peut durer des heures…. *Rires* Tout à l'heure je vous ai dit : Le savoir n'est rien sans la culture.
Oui, il y a d'autres gens vous parlent de culture. Moi, je m'amuse parce que.... dans l'ambiance de poisson rouge qui prévaut dans le milieu médiatico-politique, personne ne se souvient jamais de rien, et ne compare rien avec rien.
Mais pour ce qui est de s'extasier, se réjouir, il y a une très grande disponibilité. Alors j'ai donc entendu monsieur Macron parler de culture. Je ne vous cache pas que quand les technocrates et les banquiers s'y intéressent, j'ai toujours un petit mouvement des sourcils. *Rires légers* Qu'est-ce qu'ils vont bien pouvoir trouver pour empoisonner la vie des gens et leur faire les poches ?
Et bien, il a proposé quelque chose qui me paraît remarquable pour un libéral qui ne croit pas à la puissance de l'État comme nous. Il a proposé qu'à votre 18e anniversaire, c'est pas démago hein, vous recevrez un cadeau d'anniversaire de l'État, un chèque de 500 € pour faire de la consommation culturelle. *Rires légers* Je ne sais pas à combien ils se sont mis pour trouver ça. *Rires et applaudissements légers* Et attendez ...!
Il leur manque juste une maille du raisonnement. À mon tour de ricaner, quand eux nous disent : il faut produire avant de distribuer, comme si on n'avait jamais rien produit dans le pays et qu'on se préparait à le faire, sous l’injonction de ces messieurs les importants. À mon tour de ricaner et de dire : avant de distribuer des chèques pour consommer de la culture, il faut d'abord la produire. *Applaudissements* Et la culture ... *Applaudissements* c'est pas comme les boulons, c'est pas comme les dindons ...
Non, pas les dindons… ça rimait, c'est pour ça. *Rires* La culture, c'est une petite fleur fragile, ça pousse dans les esprits, faut pas brutaliser les gens sinon ça vient pas. Et pour qu'il y ait quelque chose qui vienne il faut d'abord qu'on en ai mis beaucoup, il faut avoir d’abord beaucoup entendu de musique.
D'abord avoir vu des pièces de théâtre. D'abord avoir lu des livres. D'abord avoir regardé des statues etc.. etc..
Avant la diffusion qui est très importante, il y a la création. Et maintenant je vais révéler à ces gens une autre chose qui a une très grande importance : la création ne tombe pas du ciel ! Il faut que des gens créent, et pour cela, il faut qu'ils puissent vivre dignement, et par conséquent, *Applaudissements* la première tâche d'une politique culturelle, ça consiste à faire en sorte que les créateurs puissent vivre dignement.
Il faut arrêter de menacer les créateurs qui sont dans le statut d'intermittent du spectacle en les menaçant sans arrêt de leur retirer leur statut. Au contraire, il faut s'en inspirer pour imaginer ce que pourrait être le statut de créateur indépendant dans d'autres branches de la création artistique, l’écriture, la bande dessinée, que sais-je encore. Et voilà pourquoi, comme tout ça coûte des sous, comme vous le savez, et qu'il faut toujours répondre à la question “combien ça coûte ?” Il y en a qui ne se la posent pas hein ! parce que l'autre 500 € par tête de pipe, pour un cadeau d'anniversaire par l'État, ça n'a pas l'air de le troubler… Vous me direz, si à l'autre bout il n'y a que les majors, les grandes compagnies qui produisent les CD et le reste, ma foi, cela reste dans le circuit fermé entre eux.
Mais, comme nous on s'en fait une autre idée, évidemment, on voit la chose différemment. J'ai d'ailleurs vu une autre trouvaille qu’il a fait… Je l'ai trouvé extraordinaire dans ces obsessions cet homme. Il dit : "Il faut lire !" Ah ben très bien.
Alors donc il faut ouvrir les bibliothèques le samedi et le dimanche. Le samedi ? Mais c'est déjà le cas !
Donc c'est juste pour aller faire bosser les gens le dimanche. Parce qu'à la bibliothèque, il y a des bibliothécaires dedans et s'il n'y a pas de bibliothécaires il n'y a pas de bibliothèque . *Applaudissements* Il n'y avait pas pensé. *Applaudissements* Quand ça les prend ça ne les lâche pas.
Celui-là, il a pourri la vie de milliers de gens, avec sa participation à la loi El Khomri. Il a pourri la vie de milliers de gens avec tout ce qu'il a pu inventer sur l'ubérisation. *Huée* Et bien maintenant, il rajoute une catégorie qui, j'en suis sûr, va militer avec nous : les bibliothécaires. *Applaudissements* Voilà, ce qu'on doit faire.
Le gouvernement de Hollande est le seul gouvernement des 10 dernières années qui ait baissé le budget de la culture. Il faut arrêter de tergiverser, papoter, tout ça c'est fini. Il faut prendre un cap.
Il faut revenir à l'idée qu'il faut 1 % de la richesse du pays consacré à la culture, pour la développer, pour la répandre, pour l’impulser. *Applaudissements* Je propose qu’on crée peut-être 5 ou 6 000 classes à projets artistiques et culturels ce qui permettra de faire travailler les intervenants culturels extérieurs et élever le niveau culturel de nos jeunes. Écoutez les gens, l'autre jour, je suis allé à Angoulême, je suis allé au Festival de la bande dessinée.
Je suis amateur de bande dessinée, je suppose, je ne suis pas le seul ici, et on a parlé, parlé, parlé, et, on me dit : 30 % des dessinateurs qui essaient de vivre de leur métier, vivent en dessous du seuil de pauvreté. Faut pas croire que faire de la bande dessinée, c’est de faire des petits Mickey dans un coin, c'est un travail très long et apparemment vous en êtes contents, car vous en êtes souvent acquéreurs. Il faut donc que ce travail puisse avoir lieu, vous le savez comme moi.
Ceux qui produisent au départ de la bande dessinée, ensuite, font flamboyer vos imaginations, souvent, vous allez lire le livre après et puis surtout, ils fournissent la matière première, qui va ensuite être exploitée, je veux dire traitée, travaillée, par ceux qui font des jeux vidéo, dont je vais parler dans un instant et qui sont un continent entièrement nouveau de l'éducation et de la vie telle qu'on peut la concevoir pour le siècle qui vient. Bref, ces gens-là sont indispensables. Alors, je disais, mais comment va-t-on faire ?
Eux ont eu une idée et je l'ai adoptée, je l'ai proposée à mes amis de la commission culturelle qui ont écrit le petit livret culture, auquel je vous renvoie pour en savoir plus sur ce que je suis en train de vous dire. Et voici cette idée : pour financer ces coopératives de créateurs indépendants, ou bien ou bien telle ou telle forme d'association que ces créateurs trouveraient nécessaire de faire, caril faut leur faire confiance aussi pour trouver des idées dans ce domaine. Un créateur est souvent une personne assez indépendante, pas toujours, et qui a plutôt l'habitude de travailler seule, mais pas tous, par conséquent, il faut respecter ça, ce n'est pas à nous d'arriver avec nos chaussures cloutées en disant : on va faire comme ci, on va faire comme ça, toi tu fais comme ça, non !
Il faut que ça bourgeonne de soi-même, mais la réserve et la source la voici. Je vous la propose cet après-midi pour la première fois : Vous savez que quand une œuvre est arrivée à un certain nombre d’années de diffusion, elle tombe dans le domaine public, c'est-à-dire qu'il n'y a plus de droits qui sont perçu dessus, au profit des héritiers, car souvent l'auteur n'est plus là. Premier problème.
Vous attendez la suite hein ! *Rires légers* Au bout d'un certain temps, elle tombe dans le domaine public. Voici la proposition : elle ne tombera plus jamais dans un domaine public autre que commun.
Je m'explique : sur ces oeuvres sur lesquelles on ne perçoit plus de droits tels qu'ils sont aujourd'hui conçus, liés aux droits de la propriété intellectuelle. Lorsqu'on aura passé le délai 30 ans, 40 ans, 70 ans, d'après l'Union européenne qui veut à tout prix que les éditeurs puissent quelle que soit l'édition ramasser le plus longtemps possible, le plus possible, et bien on mettrait les mêmes droits qu'avant ou un peu moins et ces droits seraient versés à une caisse qui alimenterait la situation sociale des créateurs, cela s'appelle socialiser le domaine public de la création *Applaudissements* Tout le monde a compris combien cela coûte ? *Applaudissements* Et ça permet à des milliers de gens de vivre et en particulier de financer la retraite des créateurs.
C'est très important, parce que pourquoi , cette sécurité à laquelle chacun d'entre nous aspire qui m'a conduit avec les amis à prévoir cette idée d'une sécurité sociale intégrale qui prendrait en charge 100 % des remboursements de santé qui prévoit qu'à 60 ans au bout de 40 annuités, on puisse tous partir en retraite, pourquoi l’élite humaine qui réjouit nos coeurs et alimente nos esprits, elle, serait condamnée à la misère dès lors qu’elle ne serait plus en l’état de pouvoir à ses besoins par ses créations. *Applaudissements*. On peut aller plus loin si l’on veut ! *Applaudissements*.
Vous savez qui a trouvé cette idée ? Il y a un droit d'auteur. Non c'est pas Karl Marx.
Victor Hugo mes amis ! Le grand Victor Hugo Alors, on lui disait : "Mais monsieur Hugo qu’est-ce que, vous êtes en train de faire ? Vous attentez à la propriété." Et Hugo disait , "mais la propriété de qui, je vous prie ?" Tant que l'auteur est vivant, il touche ses droits.
S'il n'y est plus, et bien justement si il n'y est plus. Et Victor Hugo va plus loin que la mesure telle que je viens de vous la présenter. Mais je donne une marge de manoeuvre, j'ai déjà la réputation de tout prendre.
La marge de manoeuvre la voici : c'est de prendre les droits sur les œuvres, dès lors que l'auteur ni est plus, car quelle est la légitimité à hériter d'une œuvre. Allez, on peut imaginer que ce soit son conjoint survivant, mais quelle est la légitimité à hériter d'une œuvre ? D'après Victor Hugo, il n'y en a pas.
Et voici ce qu'il dit, l'héritier du sang est l'héritier du sang, il parlait des écrivains, l'écrivain en tant qu'écrivain n'a qu'un héritier , c'est l'héritier de l'esprit, c'est l'esprit humain, c'est le domaine public. Voilà, la vérité absolue. *Applaudissements* Pendant que j'étais à Angoulême et que l'on m'a suggéré cette idée, que, dorénavant, nous allons porter entre nous.
C'est nous qui seront la première génération qui aura inventé un système global, permettant à l'ensemble des créateurs de pouvoir vivre dignement et donc de vivre sans cesse avec pour unique objectif et avec unique occupation de faire vivre ceux qui savent faire vivre et dont nous avons tant besoin, leurs productions culturelles. C'est nous qui allons le faire dans le cadre de ce programme : l'avenir en commun. Bon, j'étais à Angoulême, de là je passe à l'école publique, parce qu'il en existe une, des jeux vidéo.
Cela va m'amener sur le numérique. Il ne faut pas que je me trompe dans l'ordre des pages hein. Oui, le jeu vidéo est un monde nouveau.
Je ne fais pas ce meeting sans en parler. C'est une expérience totale. Aujourd'hui ça représente des budgets supérieurs à celui du cinéma dans le monde.
Et ça permet une expérience totale. Bon, c'est comme ça que j'ai gravi une montagne gelée. J'évitais de me présenter trop vers le bord parce que j'ai un peu le vertige.
Et quelqu'un m'a dit, vous voyez, c'est un instrument thérapeutique. Et on peut apprendre de cette manière plus vite parce que c'est une expérience totale. Alors, nous là les Français aussi nous sommes parmi les meilleurs du monde et c'est la raison pour laquelle compte tenu de l'outil extraordinaire que c'est pour l'apprentissage, pour développer la culture.
C'est un enjeu du 21e siècle qui balbutie encore dans notre pays. Il faut que cela devienne une des industries de pointe de la patrie. Il faut que des milliers de gens s'y mettent et ils y sont, et si vous les voyiez travailler, moi qui suis un ancien prof, ces choses là me parlent.
Je voyais travailler une jeune licenciée en anglais qui travaillait avec un jeune ingénieur en numérique, et ces gens-là faisaient quelque chose qui est très rare, ils travaillaient ensemble de manière décloisonnée, l'un sachant ce que fait l'autre, alors qu'il s'agit que de pure et simple matière intellectuelle. Comme sur chantier du bâtiment, celui qui est le plombier sait, sans être lui-même plâtrier, ce que fait le plâtrier, le peintre, et adapte sa propre tâche, et présente ses propres demandes. C'est cette collaboration extraordinaire qui m'a enthousiasmé et fait apparaître quel sel de l'esprit seront ces jeux lorsqu'ils seront distribués, parce que ce sont des jeux, et ne ricanez pas.
Parce que l'humanité toute entière, à commencer par vos propres enfants, et nous tels que nous avons été, nous avons commencé à apprendre les rôles sociaux et les rites sociaux par le jeu et les animaux en font autant. Dès lors qu'on a trouvé une technique aussi merveilleuse, alors il faut la donner. Jouer, ce n'est pas perdre son temps.
Jouer, c'est peut-être une occasion d'être plus grand après. Bon , je l'aurai dit. Et cela va m’amener sur le numérique.
Ça aussi c'est un continent. Vous ne pouvez pas passer à coté les gens . Ça y est, ils sont entrés en vous.
Vous le savez bien , vous les connaissez, ces majors : Google Apple Facebook Amazon Microsoft Gafam Ce sont des entreprises... immorales qui passent leur temps à se soustraire au fisc.
Et bien... nous ne le permettrons plus. *Applaudissements* Nombre d'entre elles... sont des entreprises... antisociales.
Parce que ce sont par les plates-formes que l'on détricote le droit du travail et qu'on Ubérise toute la société, ce qui parait-il est un idéal pour les jeunes gens pétaradants du type de notre jeune banquier. Non, nous ne permettrons que les plates-formes détruisent tous les métiers, et renvoient chaque personne à devenir un travailleur à la tâche comme elle était au Moyen Âge. Les solidarités ouvrières et salariales doivent être protégées. *Applaudissements* Et puisqu'il paraît que maintenant tout le monde veut abolir la loi El Komori, j'ai bien dit tout le monde, y compris le candidat socialiste.
Je me demande ce qui retient le gouvernement lui aussi composé de socialistes de l'abroger avant de s'en aller. Parce que… *Applaudissements* C'est dans cette loi.. *Applaudissements* C'est dans cette loi.. qu'un amendement présenté par des députés PS a permis que les plates-formes ne soient pas obligées de requalifier en contrat à durée indéterminée les gens qu'elles font travailler.
Alors que, dans de nombreux cas, la coalition des ubérisés, passé le premier moment d'hallucination d'après laquelle on peut dire : ah c'est bien, je n'ai plus de patron ! Et comme le dit un ami : Ben oui, tu as plus de patrons ? Il est dans ta poche, c'est ton téléphone...
Et tu travailles, et tu travailles, des heures et des heures et des heures, parce que tu es jeune et que tu penses que c'est sans fin l'énergie qui est en toi. Mais, le moment vient quand tu as fait tant d'heures que tu finis par tomber de la bicyclette, parce que tu finis par avoir un accident avec ta voiture, etc.,etc.
L'ubérisation est un leurre même si la collaboration par les plates-formes peut-être utile, elle ne doit pas détruire les métiers, les professions, la juste rémunération. Car la paie n'est pas un luxe. La cotisation sociale n'est pas une faveur, c'est une nécessité de la vie humaine, nous devons tous cotiser pour pouvoir tout selon nos moyens participer à ce que chacun reçoive le moment venu selon ses besoins. *Applaudissements* Ah ce nouveau continent.
Vous devez vous en préoccupé, vous devez y penser, non ce n'est pas un à-côté, non ce n'est pas une question pour les bobos. Les pauvres bobos. Non !
Ce numérique qui envahit tout, ne me dites pas que vous ne le savez pas. Parce que comme salarié, vous en êtes déjà à demander le droit à la déconnexion, alors que pour l'instant cela passe pour une faveur, le droit à la déconnexion, ça veut dire : mais poser une bonne fois ce fichu smartphone, ne pas y répondre sans cesse, lui rendre des comptes tout le temps, du matin au soir, la nuit le jour pour prouver que vous êtes là pétaradant d'enthousiasme, compétitif, flexible et occupé par votre tâche. *Applaudissements¨* Le droit à la déconnexion doit être établi parce que pour l'instant, il est devenu une faveur.
Alors, bon, ce n'est pas vrai que l'on soit obligé d'être envahi. Oui, c'est une invasion, sur nos goûts, sur nos mœurs sur nos liens, sur nos listes d'amis. Oui, c'est une invasion, il faut y mettre de l'ordre, il faut rétablir la liberté, c'est-à-dire la nôtre et d'abord le droit de posséder les bases de données personnelles et d'en être totalement propriétaire, de ne pas accepter que les grandes compagnies les vendent à d'autres, sans nous demander notre avis. *Applaudissements¨* Il faut que nos jeunes à l'école apprennent le vocabulaire de la technique du numérique, comme on a appris la grammaire hier, parce que c'est la langue de demain, il faut qu'ils apprennent les techniques qui permettent au numérique de fonctionner.
Mais surtout, par-dessus tout, les gens, il faut absolument, tout le temps, qu'ils apprennent à avoir le recul critique par rapport à ce qu'ils voient. Qu'ils ne se laissent pas halluciner, embobiner, entortiller.. *Applaudissements¨* Nous avons une autre idée nous, elle porte un nom, ça s'appelle, le numérique en commun.
Protection des données privées. Neutralité du net. Vous ne le savez peut-être pas, mais demain, c'est cela qui se trame, certains disent, comme je paye, on accédera plus vite à moi, et les autres, vous attendrez, vous prendrez la file.
La neutralité du net consiste à interdire cette pratique, et nous nous devons l'interdire si nous voulons qu'il y ait une véritable égalité d'accès et de production et de diffusion de tous ceux qui n'ont pas diffusé est à produire. Ces questions vont occuper tout le siècle, ce sont les questions déterminantes pour vos métiers, vos vies, votre manière de regarder vos voisins, vos amies. Tout cela est dans la machine, tout cela est parti dans le grand tourbillon, il est temps d'y mettre de l'ordre, il est temps d'y mettre de la loi, il est temps de vérifier ce qui se passe et de rétablir votre souveraineté, la vôtre personnel sur vos droits en tant que personne, mais aussi la souveraineté de l'État.
Si nous emportons cette élection, j'annonce à Microsoft qu'ils peuvent passer par-dessus bord tout leur programme commun avec l'éducation nationale, car nous ne laisserons pas Microsoft bourrer la tête de nos gosses. *Applaudissement* Je leur annonce qu'il n'y aura plus un seul logiciel Microsoft dans un seul des instruments de l'indépendance de la France, c'est-à-dire, ni dans ses armements, ni dans aucun de ses moyens de télécommunications, puisque ce gouvernement a été assez absurde pour confier à monsieur Trump, un droit de regard sur ce que nous faisons. Oui, parce que c'est de cela dont on parle.
Il faut qu'existe le domaine public de l'Internet, ce domaine public des savoirs. Ne laissons pas les grandes majors s'approprier tout ce qui est disponible, les droits dont je vous parlais tout à l'heure, ces œuvres qui sont tombées dans le domaine public. Voilà, la nouvelle version de la liberté, d'égalité, et de la fraternité.
Ce continent numérique doit être rendu au peuple parce qu'il est lui appartient, parce que c'est lui qui l'a créé, parce que c'est lui qu'il le fait vivre, parce que c'est lui qui l'entretient, et assez de l'ordre globalitaire qui prétend rentrer dans nos têtes pour nous dire ce que nous devons faire. *Applaudissements* Évidemment..., que ça passe par les logiciels libres et que nous les développerons, çà va de soit.
Pourquoi les administrations de l'État ne sont-elles pas en tête sur ce sujet ? Bon, maintenant vous le savez tous, vous ne pouvez pas vivre sans accès Internet. Progressivement, on vous dit, ceci est dématérialisé, cela est dématérialisé, et pleins de gens sont là ne sachant que faire, parce qu'ils ne savent pas eux-mêmes comment on fait fonctionner tout ça, il faut donc qu'il y ait des points d'accès public qui rendent possible cette connexion et puis il faut que cette connexion soit possible partout, et pour ça, il faut que les satellites prennent le relais de la fibre et des rayonnements qui ont transformé ce monde en une espèce d'immense grille-pain, dans lequel nous circulons, entre les ondes, sans savoir ce que nous allons devenir après ce traitement.
Ces satellites m'amènent... au domaine de l'espace.
Pourquoi vous le savez même pas. Est-ce que vous le savez que vous êtes, le deuxième peuple au monde, pour ce qui est de la contribution individuelle par vos impôts, à l'économie de l'espace...C'est vous, les Français.
Vous savez des bons à rien, qu'ont jamais d'idées, qui sont jamais assez flexibles, etc. etc. C'est vous !
Nous sommes donc une puissance, intellectuelle d'abord, et puis aussi une puissance matérielle, la moitié des emplois liés à l'espace qui existent en Europe, sont en France. Par conséquent cela nous crée des devoirs , des responsabilités, et d'immenses espérances. Parce que, nous sommes en état de faire tout ce qui est nécessaires de faire pour le siècle.
A condition qu'on nous le laisse. Parce que c'est le peuple qui a financé les fusées, au départ, quand tout le monde disait que c'est pas possible d'en faire. De la manière que c'est lui qui a financé les machines à fixer des câbles sous la mer, pour passer les signaux dont je vous parlais tout à l'heure pour le numérique.
Et qui c'est qui a vendu Alcatel , hum ? qui avait l'unique compagnie dont on disposait pour poser ces câbles sous-marins, M. Macron qui vient maintenant nous expliquer ce que l'on doit faire.
Tous ces gens ont tout gaspillé. Qui a privatisé ce qui restait du public dans Ariane espace, M. Macron, qui vient nous dire maintenant ce que l'on doit faire ! *Hués* Oui, eh bien, vous pouvez !
Parce que c'est vraiment beaucoup de mauvais coup pour un seul homme. Beaucoup de recul par rapport au 21e siècle, à ces gens qui viennent nous donner des leçons de modernité et qui sont incapables de rendre des comptes, sur ce qu'est la modernité réelle ce dont je viens de parler jusqu'à présent qui constitue l'avenir du pays, son potentiel, la capacité que nous aurons à donner un monde différent à nos enfants et bien plus enthousiasmant que celui que nous avons connu car si souvent, on enchaîne le récit des choses qui ne vont pas, pensons aussi à cette splendeur de l'esprit qui permet de conquérir, d'explorer, de visiter, de savoir. Alors, nous allons prendre notre responsabilité.
La France ne permettra pas que l'espace que nous sommes en train d'explorer, de découvrir, la France qui a eu la capacité de faire, ces instruments que sont les fusées Ariane qui représentent 50 % du marché mondial aujourd'hui. La France n'acceptera pas que l'espace soit privatisé, car c'est ce dont il est question aujourd'hui. *Applaudissement* Deux puissances spatiales.... ont décidé qu'il était possible, contrairement aux accords que l'on à présent sur l'espace qui dit que l'espace est un bien commun à toute l'humanité et c'est pourquoi c'est pour cet espace nous rapproche.
Deux grandes puissances ont décidé qu'on pouvait s'approprier dès lors qu'on y arrivait les premiers, les ressources qui se retrouvent sur les planètes et sur les astéroïdes. Quelles sont ces deux grandes puissances spatiales ? Les États-Unis d'Amérique qui ont décidé, vous savez comment ils font, quand il décide pour eux-mêmes, tout les autres sont prié de se mettre au pas et de toute façon, que vous soyez d'accord ou pas, dès qu'ils arriveront quelque part et qu'ils auront pris quelque chose, ils considéreront que c'est à eux .
Posez-vous les questions de savoir pourquoi ils ont été fiche leur fichu drapeau sur la Lune la dernière fois qu'ils y sont allés, ils n'y sont pas retournés depuis. Mais il y a une autre puissance spatiale qui a décidé d'émanciper toutes les compagnies, qui iraient dans l'espace et trouveraient quelque chose à exploiter . Cette grande puissance spatiale c'est le Duché du Luxembourg et elle a décidé d’exonérer d'impôts et de faciliter la vie fiscale aux compagnies qui feraient cela.
Vous avez eu le bon goût de sourires, oui, mais franchement ça commence à faire beaucoup, beaucoup, d'avoir pour président de la Commission européenne un homme qui a organisé, le trucage fiscal pendant des années dans tout le continent européen, a vécu sur le dos de tous les autres (Hués) et maintenant je découvre, oui vous pouvez, je découvre qu'il veut aussi faire ça. Bon, nous avons une responsabilité, je l'ai dit, si nous voulons continuer à occuper les orbites basses autour de la Terre, il faut que la France prenne l'initiative, d'être en tête pour proposer une campagne de dépollution des orbites basses . Est-ce que vous avez vu Gravity ?
Bah, répondez. Oui ! ah ! quand même... bon… Dans Gravity, on voit ça, il y a un satellite qui tourne, c’est un satellite habité... tiens, on devrait faire des vols habités nous les Européens, pourquoi on n'en fait pas ? ...
Et tout est détruit parce qu'il y a des boulons et des pièces qui flottent dans l'air. Je vous ai dit … Je vous ai dit sur l'espace que c'est un sujet dont on doit s'occuper. Pourquoi on doit s'en occuper ?
Parce que cela entraîne le reste, vous comprenez ? Quand vous avez un secteur qui accumule de l'intelligence, qui accumule du savoir-faire, qui nécessite que l’on aille plus loin dans ce que nous savons déjà faire, nous sommes parmi les premiers pays au monde, je ne veux pas dire le premier, peut-être le deuxième qui produit le plus d'ingénieurs pour 100.000 habitants.
Je veux que l'on ait confiance en nous-mêmes et que l'on sache que l'on peut faire tout cela, et que ce siècle nouveau qui arrive, on peut y participer, non pas en trainant dans la patte, non pas en se laissant dresser à coups de fouet par des meneurs de chien, comme ceux que nous avons devant nous. Mais avec enthousiasme et allégresse..
Avec enthousiasme et allégresse.. *Applaudissements* Oui regardez, nous sommes une grande puissance.
Combien de fois je vous ai parlé ? Combien de fois je vous ai parlé de la mer ? Nous sommes le deuxième territoire maritime du monde.
Est-ce que ça n'est pas extraordinaire ? La mer immense, 70% du total de la terre. Nous avons tous les moyens de l'explorer, tous les moyens techniques, tous les moyens scientifiques, tous les équipages, de la mer j'attends dans l'économie de la mer en y injectant une part des 100 milliards d'investissements que nous allons mettre dans la production, dans l'investissement, car nous allons mettre 100 milliards.
Les autres disent qu'ils veulent les enlever, ils ne s'en rendent pas compte, le pauvre corps de la France déjà si flasque, on est à l'os et eux, ils veulent encore enlever 100 milliards. Nous allons rajouter 100 milliards d'investissements pour rattraper tous ces retards, et une partie ira dans cette économie de la mer, pour produire des algues dont on peut tout faire ...
À commencer par ça là, vous ne le savez pas, c'est de l'algue... *Applaudissements* Et combien d'autres choses.
Prendre l'énergie de la mer, vous voulez sortir du nucléaire, vous ne pouvez pas le faire en éteignant la lumière, vous le savez comme moi, par conséquent, il faudra construire et fabriquer des énergies, il nous faut cent pour cent d'énergies renouvelables et pour ça nous avons dans la mer, une réserve immense, elle contient 75 fois toute l'énergie dont nous avons besoin sur terre. Par conséquent il n'y a pas d'autre limite que notre capacité à investir, il n'y a pas d'autre limite que notre capacité à inventer, à installer des machines éoliennes, hydroliennes. Comment se fait-il qu'au bout de ce quinquennat il n'y a toujours pas une éolienne en mer ?
Comment se fait-il que ces messieurs Macron et compagnie aient vendu absolument toutes les sociétés françaises qui produisaient des éoliennes, si bien qu'il ne nous reste plus que DCNS et un noyau de société qu'on remettra au travail avec ce plan d'investissement. Comment se fait-il que nos voisins en soient capables et pas nous ? Pourtant, il faut que d'ici à 2030, nous ayons l'équivalent de 15 réacteurs nucléaires, l'équivalent de 15 réacteurs nucléaires par l'énergie que nous tirerons de la mer.
Ce sont des milliers et des milliers d'emplois à la clé, il y a aujourd'hui 300.000 personnes qui travaillent dans l'économie de la mer, nous avons discuté avec le cluster maritime qui est composé de gens dont beaucoup ne sont pas du tout de mon avis, mais assez, ben beaucoup je veux dire tous, mais qui sont d'accord sur un point, si on s’y met, ce sont 300 000 à 400 000 emplois de plus qui peuvent venir par cela même qu'on aura décidé de faire ces investissements. Voilà une démonstration qui vous montre comment on peut faire vivre l'économie de demain, sans continuer a assassiner à petits pas la planète, mais au contraire en lui permettant de se reconstituer.
La France, la France doit montrer l'exemple, elle doit être à la tête, à l'initiative, pleine d'imagination. Elle vient de produire, vous le verrez le 30 mars prochain, un document qui est l'équivalent de l'Encyclopédie Diderotau 18e siècle, qui avait tant révolutionné les esprits, elle va produire un document qui s'appelle les Océanides. On a mis 278 chercheurs du monde entier, de toutes les sciences, les techniques, des sciences humaines aux sciences les plus dures comme on dit, des archéologues, des paléologues, des anthropologues et ils ont étudié, tenez-vous bien, l'histoire de 5 millénaires sur les cinq continents, pour déterminer la place de la navigation et la mer à occuper dans le développement de la civilisation humaine.
Gloire à l'esprit humain, gloire à nos chercheurs, à tous ceux qui savent faire ce travail et nous projeter, et nous permettre de vivre demain bien mieux encore qu'on n'a vécu aujourd'hui, grâce à ces inventions. La France doit être à la tête des missions partout lorsqu'on veut améliorer la situation, c'est à nous de proposer une campagne internationale de dépollution des océans pour y retirer cette masse abominable de plastiques qui pullulent et qui empoisonnent toutes les créatures vivantes, combien de temps allons-nous supporter ça ? La France doit proposer à l'ensemble de ses voisins et partenaires méditerranéens, tous quels qu'ils soient, et surtout dans le petit bassin de la Méditerranée vis-à-vis duquel nous nous trouvons, que toutes les eaux usées de tout le littoral soit collectées pour éviter que dans moins d'un demi-siècle la mer Méditerranée, la mer des mers, la mer de tout, la mer de notre civilisation soit purement et simplement un cloaque.
Il faut réagir… * Applaudissements* Assez de déversements. *Applaudissements* Sur ce thème, je ne peux finir sans vous dire qu'une fois de plus, vous autres, vous avez une bataille à mener avec moi bien sûr, c'est contre la privatisation, vous ne le savez pas, il y a une autorité qui répartit le droit de sonder le fond des mers. C'est une autorité internationale tout à fait respectable, 25 brevets ont déjà été accordés pour faire des trous partout.
Le dernier, c'est à l'Indre, on fait des trous, on ramasse des effluves soufrés, qui sont plus riches en minéraux que tout le reste. Ils sont là tous, l'entrée en mer s'est faite, avec nos méthodes de sauvages qui sont celles du capitalisme, prendre, prendre, conquérir, s'emparer, faire de l'argent, avec tout ce qu'on voit, tout ce qui bouge. Il nous faut absolument qu'un tribunal écologique international soit disponible pour que lorsqu'une plainte veut être déposée, elle puisse l'être auprès de quelqu'un. *Applaudissements* Parce que sinon ils feront ce qu'ils voudront et nous dépendrons seulement d'une autorité dont vous savez qu'elle sera comme toutes les autres, assaillie par les lobbyistes.
Il le faut et la France doit être, combien de fois l'ai-je dit dans ces réunions sur ce thème, à l'initiative d'un mandat International de l' ONU, oui de l'ONU, c'est-à-dire du seul organisme représentatif de toute l'humanité que souvent, on moque, dont on rit des lenteurs, mais qui est pour l'instant la seule société commune à toutes les nations et qui a une autorité, une légitimité bien supérieure aux assemblées de voyous et de voleurs du genre du G8 et du G 20 qui mettent le reste du monde aux ordres. *Applaudissements* Il faut qu'il y ait un traité international sur les eaux profondes, vous savez que jusqu'à présent, nous avons des zones exclusives économique, c'est à nous, rien qu'à nous les uns les autres, chacun, il y a des endroits où on ne sait pas, c'est une source de guerre, à mesure que le pôle fond, vous, vous avez peur parce que le pôle fond, eux, ils sont dans leur bateau en train de voir qui va prendre le fond avant l'autre. Voilà ce qui se passe en ce moment, voilà les tensions entre la Russie, la Norvège, les États-Unis, combien d'autres pays qui sont là autour, à qui est le fond, à qui est-ce, qui se trouve là, et pendant ce temps-là, nous on parle, on parle d'autre chose.
On ne sait pas que le 21e siècle est en train de refaire sa carte sur le fond des mers et que nous sommes une grande puissance, pas pour nous-mêmes, mais nous devons être les héros qui marchent devant et parlent au nom de toute l'humanité, c'est ça notre force. Alors qu'est-ce qu'on va faire, il faut qu'on ait un traité international sur les eaux profondes, ça s'appelle en droit 'Res nullius' aujourd'hui, ça n'appartient à personne, si bien que le premier qui passe, qui prend, c'est à lui, et celui qui veut se jeter dedans avec son gros paquebot, des sacs de poubelles, qui veut déverser dedans tout ce qu'il a dégazé de son bateau, il peut le faire parce que ça n'appartient à personne, pour l'instant, et demain, ça appartiendra au premier qui s'en emparera. Voilà toutes ces choses donc il faut s'emparer, des dossiers qu'il faut prendre en charge, parce que dans tous ces domaines, nous sommes puissants, nous sommes forts, nous avons la technique.
Je vous ai parlé de la mer, il y a 10 niveaux d'intervention dans la mer pour aller jusqu'au fond, 10 niveaux d'intervention humaine, 10 niveaux d'excellences, et bien dans les 10 niveaux il y a des champions français qui savent traiter les problèmes, depuis le fond, pas toujours pour la bonne idée, faire des trous, jusqu'à la surface. Partout, nous en sommes capables, si bien que nous, nous avons un devoir le faire et partager, pas garder ça pour nous, pas garder notre savoir rien que pour nous, il faut que nous ayons, comme je vous l'ai dit tout à l'heure, pour associer les pays qui pour l'instant n'ont pas encore les cadres ni la capacité de participer à ce nouveau grand festin de l'humanité. Il faut que nous ayons une université internationale des métiers de la mer, ouverte à tous ceux de tous les pays qui veulent participer avec nous et notamment les pays francophones au développement de ses activités, parce que tous les peuples du monde ont besoin d'un accès à la mer.
Parce que tous les peuples du monde ont besoin de comprendre ce qui s'y passe, pour qu'ils s'en sentent tous co-responsables. Voilà, quand on a commencé l'idée de ce meeting, on a dit, oh, les gens, l'espace, le numérique, la mer, la culture, la recherche, ce n'est pas sûr que ça les intéresse. Je n'en crois pas un mot.
Je crois que ça vous a intéressés. Oui.... *Applaudissements* Je n'ai pas tout dit !
C'est comme, un apéritif, il a un peu long hein, mais des fois c'est bien, pour se mettre en appétit de lire les livrets sur le numérique, sur la culture, sur l'école. Je vous demande humblement de les lire, et même, je vais vous dire, même si vous ne votez pas pour ce programme, lisez-le quand même, parce que la force des idées, c'est qu'elles contaminent comme on dit. Vous savez en ce moment, moi, je suis un homme heureux.
Parce que l'espace des idées pour lesquelles nous nous sommes battu toutes ces dernières années, souvent avec le sentiment qu'on était tout seul et que personne ne comprenez rien à ce que l'on racontait, et bien, que ça fait chaud au cœur d'entendre parler de planification écologique ailleurs que dans nos rangs. Que ça fait chaud au cœur d'entendre tous ces mots être partagés de tous les côtés. Merci à tous ceux qui nous ont précédés dans cette lutte, et merci à nous tous qui avons mené ce combat. *Applaudissements* Tant mieux si d'autres prennent les idées, *Applaudissements* ce n'est pas moi qui suis contre le copyright, les droits d'auteur, vous savez sur internet, l'essentiel d'internet c'est le lien hypertexte, c'est ça qui change tout et bien là-dessus, l'Europe dit oui, mais attendez, il y a des droit d'auteur et ben non, je crois qu'on doit avoir un droit de citation sur Internet, et vous pareil.
Bon des fois, ils pourraient dire ça, je l'ai pompé littéralement chez Mélenchon, enfin c’est vous quoi. Ils ne le disent pas, ce n'est pas grave, ce qui importe, c'est que les idées se répandent, parce que quand vous avez des idées comme celle-là, alors vous comprenez qu'on ne peut pas vivre dans un monde absurde, cruel et stupide, ou 8 personnes possèdent autant que 50 % du reste des êtres humain. *Applaudissements* Que c'est une aberration, ridicule, obscène, immoral.
S'enrichir est immoral ! Voilà la morale que je vous propose de porter, bien sûr, profitez de l'existence, être récompensé de ses mérites. Mais à quoi bon, ces fortunes qui s'empilent, pourquoi faire ses milliards qu'une ou deux personnes possèdent, qu'en tirent-ils, rien, la bulle financière. *Applaudissements* Alors hier, j'étais à un petit village qui s'appelle Champagney en Haute-Saône, ça m'a pris comme ça, ça m'a pris que le 4 février, c'est l'anniversaire de la première abolition de l'esclavage.
Il y a 250 millions d'esclaves encore dans le monde, vous entendez, et des fois, les esclaves sont par là, et on ne les voit pas. Je disais, bien sûr le crime de l'esclavage ne doit pas être réduit en étant comparé à d'autres situations de servitudes, il a une spécificité criminelle particulière, d'abord par sa durée trois siècles. Et ces pauvres gens de Champagney en Haute-Saône ayant entendu dire qu'on esclavagisait des noirs.
D 'abord ne croyaient pas qu'il y eut des noirs, et s'en sont assurés en allant voir un portrait qui se trouvait là, où on y voyait le mage Balthazar qui est Noir. Alors ils ont dit, ah ben oui, c'est possible, mais alors, comment se fait-il qu'on vende comme des marchandises des êtres humains, qui plus est, dont un des représentants honorait notre seigneur à sa naissance, qu'est-ce que c'est cette histoire ? Ces braves gens ont écrit au roi.
Imaginez-vous à Champagney où se sont des mineurs, des bûcherons, des paysans se sont préoccupés de gens qui était à l'autre bout du monde, et qui souffraient, et c'est cela qu'ils ont pensé à aller dire au roi dans leurs cahiers de doléances : "ça suffit" . Hé bien, nous avons tous un devoir d'insoumission aux réalités économiques qu'on prétend supérieures aux réalités humaines et à celles du cœur, voyez-vous ? et qu'il me soit permis de dire encore : *Applaudissements* Comme l'avait dit Victor Schoelcher à la deuxième abolition de l'esclavage.
On lui avait dit, il a dit : "Ah! Si l'on ne peut faire vivre les colonies qu'avec de l'esclavage, alors il faut renoncer aux colonies." Et Robespierre avant lui avait dit : "Périssent les colonies plutôt qu’un principe" Et bien en vous, il faut porter cette flamme de l'insoumission qui vous lie à tous les autres êtres humains, dont vous êtes comptable, chacun individuellement. *Applaudissements* Mais pour cela.... *Applaudissements* Il faut d'abord que vous ne renonciez pas à votre principale prérogative. votre droit au pouvoir.
Vous êtes des citoyens, la déclaration des Droits de l'Homme s'appelle : Déclaration des Droits de l'Homme, mais il ne serait rien sans la phrase qui suit : Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen ! Et du Citoyen ! Vous exercez le pouvoir, vous devez l'exercer de nouveau.
Il faut que vous fassiez mieux que de dégager. Il faut que vous fassiez mieux que de voter pour le moindre mal. Car le moindre mal , c'est toujours le mal ! *Applaudissements* Il faut que pour une fois à notre appel, vous preniez votre bulletin de vote comme un bulletin d'adhésion à une idée, que vous ne vous aventuriez pas à l'égarer.
Qu'on ne vous refasse plus jamais, ne vous laissez pas faire, le coup du discours du Bourget, suivi du coup du discours sur, je vais réviser les traités. *Applaudissements* Regardez de près, étudiez, convainquez autour de vous, ne laissez pas saouler par les belles paroles. Regardez ce qui va faire autour de nous une grandes force, voilà pourquoi nous devons voter pour abolir la monarchie présidentielle.
Voilà pourquoi le cœur et le point numéro 1 du programme, c'est le passage à la 6e République. *Applaudissements* La 6e République, pas celle que moi président de la République, ayant consulté les Marquis poudrés qui m'entouraient à cette occasion, je vous proposerais de ratifier par un référendum plébiscitaire : oui ou non. Non, une vraie assemblée qui reconstitue le peuple français, parce qu'en envoyant ces députés femmes et hommes, qui auront une caractéristique commune, c'est de n'avoir jamais été élu auparavant, dans aucune assemblée, *Applaudissements* Ces députés femmes des hommes, qu'ils aient été élus ou qu'ils aient été tirés au sort, ensemble, en définissant les droits que les Français se reconnaissent les uns aux autres, reconstitueront la communauté légale et notre consentement à cette communauté.
Parce que ce que nous voyons aujourd'hui, c'est que nous n'y consentons plus, la loi nous paraît sans cesse un abus, et souvent, elle l'est, comment peut-on avoir pu voter la loi El Khomri, alors que ni les Français, ni les gens dans la rue, ni les députés, ni personne n'en voulait, avec six 49.3 ! * Hués* A bas..
A bas, la monarchie présidentielle. Mais ne vous laissez pas attraper par tous les joueurs de pipeau qui circulent en ce moment. Il faut que ce soit à une 6e République décidée par une assemblée constituante et qu'ensuite, le peuple français ratifie par référendum et non pas une trouvaille en petit comité octroyé au peuple .*Applaudissements* Et dans cette constitution vous ferez rentrer les droits sacrés qui sont dorénavant ceux de la liberté individuelle, mais surtout vous devez veiller à conserver votre pouvoir en permanence, parce que dans cette constitution, je proposerai qu'on y introduise le référendum révocatoire, qui donne la possibilité au peuple, de révoquer un élu à partir du moment où il a recueilli le nombre suffisant de gens qui le demandent.
On m'a dit ah, mais votre histoire, ça sera le bazar, parce que c'est quoi aujourd'hui s'il vous plaît, à part le bazar ? C'est parce qu'il ne se voit pas que ce n'est pas le bazar? Bien sûr que c'est le bazar, c'est ce qu'il y a de plus odieux, c'est d'être obligé de respecter des lois dont on sait qu'elles sont cyniques et odieuses, parce que personne ne les a jamais votées.
Parce qu'elles sont le fait du prince et de cours du CAC 40 qui l'entourent du matin au soir, avec ses lobbyistes et ses succursales, ses pantins et ses griots. * Applaudissements * Je veux qu'on entende bien mon message. Chaque fois qu'on nous tend la main au lieu de nous insulter, nous sommes toujours heureux.
Chaque fois qu'on nous tend la main pour nous proposer de faire tel ou tel bout de route ensemble, jamais aucun d'entre nous, n'a jamais dit non. Mais il y a une chose à laquelle nous dirons toujours non, ce sont les combines, les arrangements, les échanges de parties du programme un peu flou, contre les circonscriptions législatives. Des postes de ministre en échange de je ne sais, quelle amnésie ou amnistie, de tout cela, il n'est pas question, il n'en sera pas question, c'est le sens que porte ma candidature, c'est cette intransigeance, non ce n'est pas une dureté, non, ce n'est pas repousser, c'est au contraire être exigeant, et je ne peux rien faire d'autre parce que vous êtes comme ça, et que je suis votre représentant.
Je suis le représentant des têtes dures, des insoumis, de ceux qu'on ne la refait pas une deuxième, une troisième, une quatrième fois * Applaudissements * * Résistance, résistance ....* Allez les amis... * Résistance, résistance .... et clameurs * Et à Paris aussi un peu là ! * Résistance, résistance...* On est à Lyon...
Résistance, résistance...* Capitale ouvrière autrefois... *Résistance, résistance...* pendant que vous criez résistance, on va voir si vous résistez autant que moi. *Résistance, résistance...* Évidemment quand on est à Lyon, on sait comment on doit conclure son meeting.
On pourrait chanter ! Nota : Jean-Luc chantonne (le chant des canuts) : Pour gouverner, il faut avoir manteaux et rubans en sautoir. Pour gouverner, il faut avoir manteaux et rubans en sautoir.
Nous en tissons pour vous grands de la terre. Mais nous pauvres Canuts, sans drap, on nous enterre. Public : C’est nous les Canuts.
Nous sommes tout nus. Mais notre règne arrivera quand votre règne finira. Mais notre règne arrivera quand votre règne finira.
Nous tisserons le linceul du vieux monde. Et on entend déjà la révolte qui gronde. Public : C’est nous les Canuts.
Nous n’irons plus nus. *Applaudissements* A Paris ! *Applaudissements nourris * *Musique : La marseillaise* Allons enfants de la Patrie Le jour de gloire est arrivé !
Contre nous de la tyrannie L' étendard sanglant est levé L' étendard sanglant est levé Entendez-vous dans nos campagnes Mugir ces féroces soldats? Ils viennent jusque dans vos bras. Égorger vos fils, vos compagnes!
Aux armes citoyens. Formez vos bataillons. Marchons, marchons.
Qu'un sang impur. Abreuve nos sillons. *Applaudissements*
Jean-Luc Mélenchon