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interviewSénat (sur YouTube)· 5 juin 2024 135 min

#MeToo Cinéma

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

bien je vous propose que nous commention les dernières intervenantes onont certainement nous rejoindre madame la vice-présidente de la délégation au droits des femmes chère Elsa Schalk mes chers collègues mesdames et messieurs nous nous penchons aujourd'hui sur un sujet trop longtemps passé sous silence et ton mesure au fil des révélations les dégâts qu'il a causé sur celles et ceux qui en son ont été victimes nous abandons un sujet qui participe à la culture de l'impunité qui caractérise un secteur culturel prompte à se protéger des regards extérieurs au risque de sacrifier certains de ces acteurs je veux bien entendu parler des violences sexuelles et sexistes dans le cinéma Le ctiemart est en effet entaché depuis plusieurs années par des révélations en cascade qui le fera agilise et crée un climat de défiance il nous faut en convenir 7 ans après l'affaire Winstein qui a lancé le mouvement Bitou beaucoup reste à faire et il faut saluer ici le courage de celles qui ont parlé mettant peut-être leur carrière en péril parler pour elle mais également pour toutes celles qui ne se sont pas exprimé je remercie donc la présidente de la délégation au droits des femmes du Sénat Dominique Verrien d'avoir porté le débat dans dans l'enceinte politique avec une audition de l'actrice Judith GARCH on se souvient que cette audition avait eu un un certain écho je dois également mentionner les les travaux de notre commission et notamment la proposition de loi sur le cinéma porté par Jérémy Baky Sonia de la provoté et Alexandra borquio Fontain qui comporte un article sanctionnant les producteurs qui ne respecteraient pas leur obligation en matière de prévention des violences sexuelles et sexiste nous aussi comme législateur nous entendons et nous essayons de répondre nous avons choisi aujourd'hui de réunir les principaux acteurs concernés je je remercie donc pour leur présence l'actrice Anna moulalis pour les associations de producteurs Sidonie Duma présidente de l'Association des producteurs indépendantes la laapi Valérie lpine présidente de l'Union des producteurs de cinéma l'UPC et Florence Borelli memembre du bureau longmétrage du Syndicat des Producteurs Indépendants le le spi pour le collectif 50 50 Clémentine charlem co-présidente Sophie lené diodovic directrice de casting et Marine Longuet assistante réalisatrice pour les directeurs de casting David Bertrand qui arrive co-président de l'Association des responsables de distribution artistique enfin pour le CNC son directeur général Olivier hrard madame présidente merci monsieur le Président cher Laurent Laffond merci pour ces mots d'introduction et pour cette initiative partagée entre la commission de la culture et la délégation aux droits des femmes alors je tiens tout d'abord à excuser notre présidente de la délégation droits des femmes Dominique Verrien qui a malheureusement eu un empêchement de dernière minute et qui m'a demandé de la représenter monsieur le Président Lafond vous l'avez souligné nous vivons je le crois un moment de bascule dans le milieu du cinéma français mais aussi je l'espère dans la société tout entière vous l'avez rappelé l'audition de Judith Garche par la délégation au droits des femmes ici au Sénat le 20 le 29 février dernier quelques jours seulement après son intervention à la cérémonie des Césars aura permis en quelque sorte de politiser son discours et sa démarche elle avait non seulement témoigné de son cas personnel qu' l'avait amené à déposer plainte pour viol sur mineur de 15 ans mais elle avait aussi très justement pointé le caractère systé des violences sexistes et sexuelles dans le cinéma et la profonde vulnérabilité des enfants dans ce milieu qui en l'absence d'un cadre juridique protecteur peuvent être victime de maltraitance au sein d'une industrie qui a longtemps fermé les yeux sur les violences sexistes et sexuelles qui a aussi invisibilisé la souffrance des enfants laissé seul sans encadrement sans adultes référents et protecteurs nous estimons qu'il est temps qu'il est temps de définir des règles et de poser des limites celle du respect de la dignité humaine celle de l'écoute aussi de la parole des victimes celle de la sanction des auteurs de violence et d'agression plus encore il est temps d'agir comme l'a très justement dit la comédienne et réalisatrice Anna moulagliss qui est avec nous aujourd'hui et je vous cite les victimes n'ont pas besoin d'un confessionnal elles ont besoin d'acte des annonces ont été faites récemment par la ministre de la Culture et nous nous en réjouissons tel que la présence obligatoire d'un responsable enfant sur les tournages avec des mineurs qui constitue une indéniable avancé en matière de protection de l'enfance le secteur lui-même s'organise pour lutter plus efficacement contre les violences sexistes et sexuelles avec par exemple la présence de coordinateur d'intimité ou de référents harcèlement sur les tournages plus globalement une action collective doit être menée en concertation avec l'ensemble des représentants de la profession et les pouvoirs publics afin de s'attaquer à la question de la lutte contre les violences sexuelles et sexistes dans toute sa dimension systémique et politique pour avancer sur ces sujets nous avons choisi d'unir les compétences de la délégation au droits des femmes et celles de la commission de la culture et de donner la parole à un panel varié de représentantes et de représentants de la profession et je me tourne dans un premier temps pour commencer cette table ronde vers Anna Mouglalis comédienne réalisatrice et scénariste alors vous on vous sit très engagé sur ces sujets et à l'origine d'une tribune publiée dans le monde le 14 mai dernier dénonçant le retard de la France dans la lutte contre les violences sexistes et sexuel vous avez la parole comme ça euh ben bonjour à tous Merci de de me convier moi je je viens là alors en tant tout d'abord en tant que citoyenne ensuite bien sûr je je suis actrice je c'est on parle de mon milieu dans les spécificités qu'il a et qui concerernent les violence sexiste et sexuelle je dirais que peut-être peut-être qu'il y a encore encore plus de cas dans la mesure où souvent ce qui est recherché en tout cas chez les artistes interprèt c'est une forme de de vulnérabilité charismatique et que cette vulnérabilité charismatique on la trouve souvent chez des personnes qui ont déjà été victimes donc il y a beaucoup de personnes qui sont victimes à nouveau dans le cinéma et euh et la porte d'entrée ça a été de repérer cette vulnérabilité c'est magnifique la vulnérabilité c'est sûr mais il faut pas que ce soit voilà une fascination pour prédateur c'est un milieu extrêmement hiérarchisé euh dans lequel oui il y a il y a une omerta euh bon je suis à l'initiative avec d'autres he d'un rassemblement euh qui a rassemblé plein de plein de femmes et d'hommes victimes de violence sexiste et sexuelle mais dans tous les milieux euh pas spécifiquement le milieu du cinéma français parce qu'effectivement euh il peineent à prendre la parole ou à agir h ce rassemblement l' fait pour dire déjà que c'est dans toute la société mais surtout revendiquer le fait que dans ces milieux professionnel qu'on que les médias mais bon la société tout entière Saffire à séparer pour systématiquement repérer la spécificité de ce milieu donc le cinéma vraiment un milieu bizarre avec des gens qui font pas vraiment un métier ou la politique des gens attirés par le pouvoir c'est pas étonnant avec les hommes de pouvoir forcément on va devenir victime en fait dans tous les milieux il y a ces spécificités et c'est ce qui permet à chaque fois de retomber dans le den pour autant il existe des des textes la France ça a ratifié la Convention de l'Organisation internationale du travail en 2019 c'est censé être à l'œuvre depuis 2021 j'ai l'impression que que tout pourrait être là pour pour sanctionner pour ne pas écarter les personnes qui parlent comme ça a encore lieu dans énormément de milieu et dans le milieu du cinéma aussi euh donc donc voilà on est face à un problème de santé public je trouve c'est très intéressant que ça avance dans le cinéma parce que c'est un microcosme et que et qu'il y a pas mal de personnes qu' ont accès à la parole qui peuvent être médiatisé ça a du poids c'est formidable que jusit gr j'ai pris la parole comme elle l'a fait que adelenelle l' fait que Isil Le Besco le fasse aujourd'hui aussi eu mais tant qu'il y aura pas de de volonté politique et de politique public je vois pas enfin de moi je j'aimerais participer faire des choses mais je je ne vois pas encore de si je sais bon voilà il a ces formations obligatoires maintenant qui vont exister dans le cinéma ça me semble très très très pertinent puisque pensez que les générations futures seraient plus plus aptes à lutter contre ces violences à partir du moment où c'est nous qui les aducons j'y crois pas trop donc donc on peut se former à n'importe quel âge je pense que ces formations vont aussi permettre de découvrir plein de choses parce qu'une fois que des faits de de violence par exemple remonteront jusqu'au producteur qu'est-ce que le producteur fera de cette information quels seront les aléas d'un producteur à l'autre j'imagine qu'il faudra une ligne d'écoute permanente au CNC pour proposer des protocoles parce que on peut pas dire qu'on ne sait pas les violences sexistes et sexuelles ENF je pas il y a une femme sur deux qui est victime dans dans le enfin au milieu dans le milieu du travail c'est une femme sur trois c'est absolument absolument colossal quand on a décidé pour accompagner le lobby automobile qu'on qu'on voulait qui est moins de blessés moins de morts sur les routes on a mis en place la sécurité routière il y a eu toute une série de mesure pas uniquement des mesures répressives mais des mesures préventives un permis euh je sais pas le port obligatoire de de la ceinture la limitation de vitesse l'interdiction de l'alcool enfin voilà et d'ailleurs il y a eu des résultats euh il faut le faire faut le faire mais faut le faire partout ces formations c'est formidable qu'elles existent dans le cinéma il faudrait qu'elles existent absolument partout euh enfin voilà je peux parler pendant des HE je sais pas euh je sais pas ce qu'on attend exactement de de MO aujourd'hui c'est déjà très bien vous avez lancé le débat maintenant je vais donner la parole à Olivier hrar justement puisque vous avez interpellé le le CNC pour qui présente les actions déjà menées je va je vais un peu vous frustrer dans le temps de parole parce que comme vous êtes nombreux demandz de parler 5 minutes pas plus sachant que bien sûr après nous échangerons les sénatrices et les sénateurs qui sont là je n'en doute pas des questions à vous poser donc si vous n'avez pas le temps de tout dire dans le propos liminire on y reviendra bien monsieur hard merci monsieur le Président merci madame la Présidente de séence donc effectivement ce qui va permettre de gagner du temps c'est que le débat vient d'être posé exactement au point de départ qui est le bon c'est-à-dire que il faut agir dans ce secteur comme dans tous les secteurs de l'économie en réalité mais ce qui est vrai c'est que dans le cinéma la notoriété des personnes en cause fait que on a une filière qui est objectivement beaucoup plus observé que que les autres alors c'est un fait qui est parfois ressenti comme inéquitable par les milliers d'entreprises et de professionnels qui sont parfaitement responsables et irréprochables et qui travaillent dans le secteur mais c'est un fait que la la filière est beaucoup plus observée que les autres et ce fait il faut en tenir compte c'est-à-dire que l'action collective qu'on appelle que tout le monde appelle de ses vœux que nous avons commencé à mener elle devra être exemplaire et en réalité non seulement aboutir à normaliser la filière mais en réalité en faire une filière exemplaire euh le CNC pourit revenir évidemment il va prendre toute sa part dans ce mouvement mais en réalité on s engagé on s'est engagé depuis à peu près 5 ans dans le rôle qui est le nôtre c'est-à-dire que pardon de rappeler une évidence mais le CNC n'est pas l'administration du travail je veux dire que le CNC ne dispose d'aucune prérogative pour modifier le droit du travail ni surtout pour contrôler son application c'est le CNC ça n'est pas l'inspection du travail du cinéma he il y a une seule inspection du travail dans ce pays pour toutes les entreprises de France et Navar le cinéma n'est pas une bulle et en réalité le cinéma n'a aucun intérêt à être une bulle à aucun égard pour autant nous disposons d'outils d'incitation puissant pour agir sur le comportement des entreprises et en réalité les leviers dont on dispose ils sont au nombre de deux le premier levier c'est les aides financières et donc c'est en conditionnant l'accès à ces aides à un certain nombre de comportements que nous avons obtenu des ésultat et le second levier alors il est un petit peu plus diffus mais en fait si le CNC est une administration de l'État on sait bien que nous entretenons des liens de travail très étroits et très permanents avec tous les acteurs de la filière et donc ça nous permet de jouer le rôle de maison commune de cette filière c'estd d'être un lieu d'échange d'orientation sur les sujets de toute nature y compris sur lesquels on n'a pas nécessairement une prise directe donc nous n'avons pas à nous substituer au partenaires sociaux mais en revanche on peut les accompagner on peut faciliter leur discussion et c'est le deuxème axe selon lequel on a essayé de de progresser donc maintenant un descriptif rapide mais précis de ce qui a déjà été engagé sur ces deux axes alors le point d'appui commun à ces deux axes c'est euh le droit du travail on est parti du droit du travail il y a une obligation du chef d'entreprise euh qui figure au code du travail l'article L1 535 l'employeur prend toute disposition nécessaire en vue de prévenir l'effet de harcèlement sexuel d'y mettre un terme et de les sanctionner et ça ça vaut pour toutes les entreprise du cinéma comme ailleurs et donc pour renforcer l'effectivité de cette obligation le 1er juin 2021 nous avons conditionné l'accès à toutes nos aides au respect justement de cette obligation par l'employeur et pour anticiper cette échéance depuis 2020 c'était quand même l'année du covid euh nous avons imposé à tous les responsables d'entreprise de suivre une formation donc de prévention et de lutte contre les violence sauf à perdre l'accès aux aides du CNC et donc sur ce terrainl à ce jour nous avons formé 5000 producteurs de cinéma mais aussi de l'audiovisuel du jeu vidéo et 1200 exploitants de salle ensuite pour consolider notre pratique de retirer les aides justement lorsque que cette obligation n'est pas respectée le gouvernement comme vous le savez a approuvé l'amendement à la proposition de loi cinéma qui a été adopté ici même le 14 février dernier et la ministre comme vous le savez soutient vivement l'inscription de cette proposition de loi à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale on espère que ce sera fait dans les meilleurs délis cet été nous allons franchir deux étapes supplémentaires d'abord la première étape va concerner tous les tournages nous allons donc imposer la formation de la totalité de l'équipe de tournage sous peine de retrait de nos aides puisqueaujourd'hui donc c'est le chef d'entreprise uniquement qui est soumis à cette obligation de se former donc désormais ça sera la totalité de l'équipe de tournage donc on va toucher à la fois les on va toucher toutes les personnes potentiellement concernés c'est à la fois les potentielles victimes et les potentiels agresseurs et donc la mise en œuvre de cette formation sera une condition d'accès aux aides du CNC on vient de de finaliser avec les partenaires sociaux la concertation pour euh définir le contenu de la formation et les modalités selon lesquelles elle sera effectué le marché de formation est sur le point d'être notifié et donc les formations seront opérationnelles le 1er septembre donc à partir du 1er septembre la conditionnalité sera effective ces formations quand même un petit mot elles seront financées intégralement par l'avdas qui est notre partenaire dans cette affaire et que je tiens à remercier euh très vivement deuxème étape elle va concerner spécifiquement la protection des mineurs sur les tournages puisqu'on a identifié je crois de façon évidente un sujet particulier donc conformément à l'annonce qui vous a été faite ici même monsieur le Président au mois de mars dernier par la ministre le conseil d'administration du CNC le 27 juin prochain va voter l'obligation de recourir à un responsable enfant s les tournag sous peine de se voir retirer l'accès aux aides du CNC et donc cette mesure elle sera avec effet immédiat c'est-à-dire dès la délibération exécutoire c'est un mois après son vote tous les tournages postérieurs à cette date devront prévoir la présence d'un responsable enfant sous sous peine de se voir privé des aides du CNC mais donc comme je disais les aides du CNC ça n'est qu'un levier indirect euh la relation de travail au premier chef c'est l'affaire des partenaires sociaux on ne peut pas se substituer à eux en revanche on a essayé de les accompagner et de les encourager et de ce point deue je crois qu'il faut saluer le travail collectif qui a été accompli dans des délais records et qui a abouti le 17 mai dernier à la signature à can de deux avenant à la convention collective nationale du cinéma alors comme ces signateures sont présents autour de la table je vais les laisser eux-même détailler la liste des avancées qui est assez impressionnante mais si je me borne à envisager chacun des des points le recours au responsable enfant c'est devenu une obligation en droit du travail depuis le premier jour le recours au coordinateur d'intimité il est désormais fortement incité et on a dans la convention collective une clause contractuelle type à insérer dans tous les contrats d'artistes qui vont jouer des scènes d'intimité ou à caractère sexuel lors des castings obligation pour les mineurs d'être accompagnés par un adulte référent lors des castings toujours un certain nombre de scènes sont fortement encadré c'est-à-dire prohibition des scènes de casting dans certains lieux prohibition de certains types de scènes notamment scène d'intimité ou scène à caractère sexuel c'est désormais interdit dans les castings par le droit du travail et cetera et cetera mais donc je pense que les signataires en parleront mieux que moi évidemment c'est pas fini puisque l'Arda qui est présente ici je crois travaille à une charte de bonne pratique et le travail de coordinateur d'intimité bah il fait l'objet désormais d'une fiche métier qui a été élaborée par les partenaires sociaux et donc qui va permettre euh probablement à horizon 2025 de mettre en place une formation certifiante pour développer considérablement le recrutement sur cette spécialité donc voilà j'ai été un petit peu long et donc pour conclure juste deux mots d'abord un mot pour souligner quand même la complémentarité d'action des pouvoirs publics des partenaires sociaux de l'avdas d'audience et des associations professionnelle dans cette affaire ça témoigne quand même de la la profondeur de la prise de conscience et et de l'efficacité de la réponse et quand même deuxième point alors pardon c'est un ça m'a frappé à can parce que à can moi je rencontre les 36 CNC de tous les pays du Conseil de l'Europe et ce que j'ai pu constater c'est le caractère absolument unique en Europe et au monde de ce que nous avons réussi à mettre en place en terme de cadre en quelques mois voilà donc maintenant ce cadre il faut le faire vivre mais je tiens quand même à vous faire un retour sur ce point je dire mes 36 h blog j'ai été totalement stupéfait et je suis bombardé dire de demande de venir faire des stages au CNC ou d'envoyer des missions d'expertise dans différents pays d'Europe justement pour exporter ce que nous avons réussi à mettre au point ensemble ces derniers mois merci Monsieur le Directeur Général pour ces différents mots nous allons maintenant entendre et je me tourne vers les représentants du collectif 5050 alors qu' est une association dont le but est de promouvoir l'égalité la parité et la diversité dans le cinéma et l'audiovisuel je vous donne la parole dans l'ordre que que vous souhaitez merci beaucoup donc effectivement nous sommes trois représentantes du conseil d'administration du collectif 5050 l'association s'est créée en 2018 dans la foulée du premier mouvement Mitou avec l'idée qui donc était inscrite comme une espèce de de manifeste pour pour lancer le collectif qui était qui disait notamment nous pensons que la parité réduit les rapports de force nous pensons que la diversité change en profondeur les représentations nous pensons qu'il faut saisir cette opportunité de travailler à l'égalité et la diversité parce que nous avons la certitude qu'ouvrir le champ du pouvoir favorisera en profondeur le renouvellement de la création nous nous pensons qu'il faut questionner la répartition du pouvoir donc ça ce n'est qu'un extrrait mais c'est c'est une base qui est une base qui permet de nourrir nos réflexions au quotidien au sein du collectif donc le collectif rassemble plus de 1000 adhérents chaque année adhérents et adhérente avec une diversité de profil et on est un conseil d'administration composé de 14 membres et il y a une équipe salariée permanente de quatre personnes nos nos études nos actions pardon sont sont réparties en quatre axes principaux donc la production d'études chiffrées pour établir un état des lieux en matière de parité et diversité qui sont un vér t levier d'action puisque ça permet en fait d'objectiver des informations et et d'arrêter d'en faire des perceptions et de les transformer en information euh la coélaboration de mesures concrètes avec les pouvoirs publics donc on a notamment accompagné la création du bonus parité qui avec le CNC en 2019 et euh et je pense qu'on peut dire qu'on a pas pas mal contribué à faire en sorte que la la formation euh étendue à toutes les professions se mettent en place tout comme la la première formation qui était destinée donc enfin formation de 3h à l'ensemble des gérants et gérantes d'entreprises de production distribution d'exploitation voilà ça c'était aussi des mesures sur lesquelles on a travaillé avec le CNC notamment le ministère de la Culture on fait un travail de sensibilisation et d'accompagnement de toute l'industrie donc d'une part auprès de d'organismes type syndicat professionnel les festivals entreprises de cinéma de l'audiovisuel les institution mais aussi vraiment des personnes qui ne sont pas syndiquées et qui sont des personnes que qu'on rencontre sur le terrain et on essaie de créer des outils concrets qu'on met à disposition des professionnels pour pour changer les leurs pratiques en matière de parité d'inclusion et de lutte contre les violences euh au cours des des de de enfin depuis sa création en fait enfin le le la question des violences exist sexuell n'était pas inscrite dans l'intention initiale du collectif le fait est que que ça s'est imposé et et que ça prend énormément de place en fait ça prend beaucoup plus de place qu'on ne le souhaiterait euh parce que j'ai je je je tiens à préciser que donc initialement je pense pour la plupart des personnes qui nous rassemblent ici notre passion c'était pas les VSS c'était le cinéma et et nous on s'est on s'est retrouvé à s'emparer de ces questions qui nous semblent très importantes mais on a vocation à se dissoudre quand on sera obsolète c'est vraiment une intention et et on la pose fermement parce qu'en fait moi je je suis ravie de m'engager pour cette cause je pense qu'on est tout dans le même cas mais en réalité je suis capable de passer mon temps libre à faire d'autres choses et notamment regarder des films qui se seront fait dans de bonnes conditions donc euh pour revenir au collectif 5050 euh en 2020 donc le collectif a organisé les états généraux de la de lutte et prévention des VSS et dans la continuité à publier un livre blanc et on a également participé à la création du la rédaction du kit de prévention des VSS avec donc les syndicats de salariés et de producteurs et le cchsctt voilà donc on appelle à à ce que l'ensemble des des personnes qui composent l'industrie du cinéma se responsabilise et on et on essaie vraiment de euh de garder ce cap en fait de même si effectivement on attend des institutions des pouvoirs publics qu'un cadre soit posé parce qu'il est nécessaire euh on peut pas dire enfin on estime que lorsqu'un festival nous dit non mais c'est parce qu'il y a pas euh tel endroit enfin que ça nous on n'est pas responsable du fait qu' eu des violences à tel endroit enfin toutes ces chosesl en fait ça en fait c'est pas une réponse en réalité chaque personne à chaque étape doit se responsabiliser et d'ailleurs vous parliez de coordinateur et coordinatrice d'intimité au sein de de de notre de notre CA il y a un distributeur qui lui a maintenant décidé d'imposer des coordinateurs ou coord d'intimité quand ça quand ça s'avère nécessaire quand il y a des scène d'intimité et en réalité lui en tant que distributeur pouvait très bien se dire bah moi c'est la responsabilité des AR autres mais non il a décidé de prendre ses responsabilités donc on appelle quand même chaque voilà chaque personne à chaque étape à prendre cette ses responsabilités parce que dans le cinéma il y a des moments qui sont à la fois très isolants et des moments qui sont des grands moments de collégialité et et en fait il y a ces ces questions de de hiérarchie et de pouvoir comme l'expliquait Ana moulalis qui sont très présentes tout au long de la fabrication des films et qu'on peut pas dissocier aussi de des violences euh donc on est sollicité nous régulèement par par des professionnel de de de l'industrie mais on n pas une cellule d'écoute on lance pas d'appel à témoignage on n'est pas non plus des des lanceuses d'alertes en fait on on on est identifié donc on nous sollicite mais on redirige vers des instances qui sont compétentes et formées pour pour ça après en notre sein on est plusieurs à être à être formé mais c'est enfin encore une fois nous notre vocation c'est vraiment de faire en sorte que les choses changent que les pratiques que les pratiques changent je voudrais aussi rappeler que les enjeux sont pas les mêmes selon les étapes les interlocuteurs qu'en fait les voilà on le dit souvent mais les enjeux de de violence sont intrinsèquement liés aux questions de de pouvoir et et qu'en fait toutes ces toutes ces questions se mêlent aussi à ce qui est bah je parlais de notre passion pour le cinéma et vraiment c'est un point qu'on avait qu'on a évoqué quand on a été auditionné à l'Assemblée nationale la semaine dernière mais la passion c'est ce qui a fait initialement qu'on sit tout et tous tourner vers ce milieu c'est par c'est par passion qu'on s'est engagé dans ce domaine et donc euh pour beaucoup de personnes on a l'impression que cette passion sous-entendrait que l'implication doit être totale euh et que et qu'en fait alors qu'on travaille au service d'un d'un projet euh on se on se met comme objectif en fait de de de donner vie à ce que le réalisateur ou la réalisatrice a imaginé on est au service d'un projet et en fait c'est comme si on devait complètement être dans l'abnégation et et au nom de l'art on aura tendance à excuser des désagréments des comportements abusifs des comportements violents comme des prix à payer et euh par mon passé moi parce que je viens de la production initialement j'ai entendu à plusieurs reprises des réalisateurs se dire entre eux parce qu'il se parce qu'il se parlait d'un d'un tournage qui se passait mal dans la violence notamment de toute façon c'est les films qui restent et en fait ça bah je pense que c'était disible il il y a 12 ans je pense pas que ce soit encore le cas maintenant j'espère en tout cas que c'est plus le cas mais il y a quelque chose qu'il faut qu'il faut avoir en tête c'est que ok c'est les films qui restent mais effectivement au sein notamment au sein de du tournage auquel je faeris différ il y a des vies qui ont été brisé personne je crois n'en est mort mais par contre il y a des personnes qui ont des stress post-traumatiques qui ont duré très très longtemps et en fait il faut il faut avoir en tête que c'est que c'est pas anodin en fait les violences et que certes il y aura une œuvre à la fin mais en fait parmi parmi toutes les personnes qui travaillent on dit TJ ah ouais c'est une équipe c'est une équipe mais en fait parmi ces équipes il y a des gens qui sont détruits au bout et autre chose que j'ai tendance à répéter souvent quand on m'interroge mais euh les les amis des uns sont les abuseurs ou les abuseuses des autres c'est-à- dire qu'une personne n'est pas abusive 100 % du temps donc en fait quand on dit il faut que il faut que tout ça arrête il y a pas il y a pas des gens qui sont méchants désagréables et abusifs tout le temps c'est des gens qui sont sympas avec une personne qui ne le sont pas avec d'autres qui ont un rapport d'emprise avec certaines personnes enfin c'est en fait on on a potentiellement autour de nous ou peut-être nous-mêmes le somme même si moi j'espère qu'on s'est suffisamment remis en question nous au sein du collec pour ne pas l'être mais en tout cas ces questions d'abus en fait c'est c'est pas c'est pas juste enfin c'est encore une fois oui c'est pas c'est pas juste un monstre c'est c'est des personnes qui sont abusives avec d'autres personnes et tout ça c'est à chaque fois quand même lié au pouvoir que que la personne a il y a une vraie confusion entre la liberté de création et la liberté d'agir en toute impunité sans limite au détriment de de de celles et ceux qui voilà qui travaill pour cette œuvre bon voilà je pense qu'on parlera aussi j'espère au sein de cette table ronde de de ce qui euh est lié aussi au à la consommation de substances psychactiv qui a un grand rôle je pense dans les dans les questions d'abus euh dans notre industrie euh il y a une culture de la fête qui euh est parfois très joyeuse mais qui a parfois aussi de euh des à côtés qui peuvent être très violents et euh et et l'idée n'est pas d'abolir les fêtes mais l'idée est aussi de de savoir euh poser des limites et aussi faire en sorte que chaque chaque personne prenne conscience du fait que oui la responsabilité euh de d'une production est engagée quand il y a des débordements autour d'une fête de tournage par exemple euh et euh je vais je vais passer je pense bientôt la parole aux d'autres parce que je pense VO je vais passer la parole à Marine vas-y je t'en prie bonjour donc je suis marine Longuet je suis assistante réalisatrice et je suis aussi euh responsable enfant par parce qu'il y a eu un une annonce récemment qui dit que ce que ce poste va être obligatoire il existe dans la convention collective les responsables enfants euh donc voilà pour corroborer ce qui a été dit compléter aussi ce qu' Anna moulalis a pu dire tout à l'heure on s'est posé la question on s'est dit est-ce qu'on a fermé les yeux pendant des années moi je pense qu'en fait on en a beaucoup trop vu c'est donc impossible cela devient ensuite indiciible voilà on peut pas parler il est important de se dire aussi que c'est pas que nous ne voulions pas agir en fait il faudrait pas penser que pendant des années personne n'a voulu agir ça c'est faux je pense qu'il faut vraiment regarder le problème d'une toute autre manière quand on ne peut pas agir c'est qu'on sait qu'on na pas les outils donc ne nous faisons pas croire et ne laissons pas croire que nous ne voulions pas agir qu'il n'y a pas eu des révoltes qu'il n'y a pas eu des tentatives qu'il n'y a pas eu des mouvements et en fait maintenant les outils sont là et quand nous les allons agir et nous agissons nous nous félicitons des outils déjà en place avec le collectif et bien maintenant il va y avoir des résultats donc il y en aura d'autres et il y en a déjà eu donc ça on s'en félicite je rejoins an muglalis quand elle dit que c'est un problème de santé public voilà là on se penche sur le cinéma on nous observe évidemment on est un laboratoire il y a des spécificités à notre métier mais si le cinéma va mal c'est que la société va mal voilà de la même manière ne nous faisons pas croire que le cinéma cette étrangeté ce milieu intrigant illisible en plus il faut arrêter de dire qu'on est illisible qu'on a des pratiques très très particulière ça ça valide les gens qui pensent être en toute impunité euh je voilà Clémentine l'avait évoqué au Sénat sur ces particularités ce le cinéma est un territoire une industrie spécifique et les gens pensent que dans ce territoire les lois ne sont pas les mêmes donc moi j'aimerais seulement que les lois de la République soient applicables dans les loges dans les camions de régie dans les studios de post-production en casting en festival voilà donc je je complète de cette manière là et n'hésitez pas si vous avez des questions sur la question des de l'accueil des mineurs sur les plateaux je suis prête à répondre dans la mesure de mes compétences et de mes connaissances un dernier mot madame je voudrais juste dire quelque chose sur l'inspession du travail qu'en fait elle a été réformée il y a quelques années et qu'elle et qu'elle est désormais quant on est un secteur géographique ce qui rend en fait pour le coup là la spéf la spécificité du cinéma fait que en fait c'est impossible de faire vraiment de manière efficace appel à l'inspection du travail puisque les tournages en fait sont très souvent itinérant c'est fini je crois voilà les tournages bougent beaucoup et donc quand en fait on fait appel à un inspecteur une inspectrice du travail en fait si le tournage une semaine après est ailleurs en fait c'est plus possible donc voilà je voulais dire que cette pour le coup cette réforme là est nécessaire pour s'adapter aux spécificités du cinéma est-ce que je peux juste rajouter est-ce que je peux juste rajouter une dernière chose pard et aussi par rapport au fait qu'il y ait des référents antihcèlement maintenant mis en place sur les qui est une mission que font les les les salariés de production ou de de l'équipe de du tournage nous on aimerait aussi qu'il y ait un référent externe à ça qui puisse soutenir ces ces gens qui s'impliquent dans les équipes et qui puisse avoir un soutien et que ce soit une personne aussi externe qui soit apte à pouir mener des enquêtes si besoin qui so un soutien et pour du coup la production et les salariés merci on va donner maintenant la parole représentants des association de producteurs notamment peut-être par rapport à vos avenant passé dans le cadre de la convention collective qui commence madame Lespine c'est pard ça marche exusez-moi les voilà et on va vous les donner effectivement Olivier hrard en a parlé assez précisément moi je suis très touchée enfin personnellement je suis donc productrice je suis productrice de film je fais ce métier parce que j'aime le cinéma mais je suis aussi employeur et je suis donc responsable et c'est vrai que quand on a eu cette formation au Centre national du cinéma de 3h ce qui a été absolument édifiant c'est qu'on a appris des choses c'est-à-dire que on a appris que en tant qu'employeur comme nos tournages sont souvent délocalisés nous sommes ns nos nos techniciens sont en mission pour nous et donc à ce titre nous sommes responsables de leur santé de leur sécurité non pas seulement pendant le tournage pendant la le temps de travail effectif mais aussi le soir le weekend et je peux vous dire que je me rappelle de cette session au CNC où tout d'un coup on avait des juristes qui nous disaient mais non non non non non non un le soir où il se passe quelque chose vous êtes responsable ah bon mais c'est plus le travail donc moi je pense très clairement que nous avons tous envie que les choses changent je pense que personne n'a envie de dire que sur son film il y a des actes comment dire répréhensible moralement inacceptable je pense que ce serait une erreur et je vous rejoins marine de dire que les producteurs et les productrices s'en fichent que seul les leur intéresse je dirais la garantie de bonne fin du film même si c'est quand même une problématique très importante pour nous et si ça vous intéresse je pourrais vous en parler mais nous sommes d'ailleurs Clémentine a parlé du kit qui est un un un un document que tout producteur ou productrice peut se procurer via 5050 ou les syndicats de producteurs et qui expliquent par fiche outil les situations dans lesquelles on peut se retrouver et cetera euh donc depuis 2019 2020 euh j'essaie de faire un peu le on a on a on a avec la FESAC qui est la Fédération des Entreprises du spectacle il a été monté une cellule d'écoutes psychologique pour les victimes chez notre organisme audience en fait qui s'occupe de nos retraites euh en 2021 laavdas notre OPCO notre organisme compétent en formation a mis en place des formations à la fois pour les techniciens techniciennes intermittant permanent encadrant moi par exemple j'ai complété ma formation de 3h au CNC par 3 jours de formation euh dans un dans une formation qui est prodiguée par un institut qui s'appelle e et qui m'a permis de comment dire de de de compléter de d'approfondir entre guillemets ces questions de par parce que pour moi la prévention la formation l'éducation sont indispensables je pense que les jeunes générations que ça soit les jeunes génération pardon il y a une sonnette je me demande si je suis trop longue une alerte du coup j'en ai perdu un peu le fil oui jeunes génération oui les jeunes générations moi j'ai des enfants qui sont jeunes adultes t ce qui concerne les les VSS ils sont hyper impliqués et moi ils m'ont dit les films qui sont où il y a des problèmes de VSS pour nous c'est des films Mornés c'est-à-dire on n'ira pas les voir donc en tant que producteur c'est vraiment les productrice c'est vraiment très important parce que on ne travaille pas pendant des années avec toutes ces équipes très compétentes très comment dire prête à faire beaucoup d'efforts pour le film de voir que ce film ne sera pas diffusé ou très mal diffusé et que il n'atteindra pas son public donc en 2020 il y a eu toutes ces formations organisé par l'avdas à tous les publics de notre secteur en 2022 donc on a publié le kit qui a été fait en partenariat avec les cchsct je pense que Valérie en parlera du cchsct et puis euh donc nous travaillons de manière paritaire hein parce que nous sommes des employeurs et donc nous travaillons avec des organisations de salariés et nous travaillons depuis des années sur la question effectivement donc on ne peut pas dire qu'on a anticipé on accompagne c'est-à-dire que effectivement les avenants que nous avons signé le 17 mai concernent l'emploi des mineurs concerne les VSS concerne les référents concerne les les coordinateurs et coordinatrices d'intimité je pense que vraiment c'est une révolution qui est en cours une révolution pacifique j'espère mais une révolution et que nous avons tous et toute intérêt à ce que cela fonctionne voilà est-ce que merci oui oui je pense que c'était pardon je je suis donc Valérie lpine et je ne suis pas ici présidente de l'UPC puisque le le le la présidente est un président c'est Marc missonier qui par ailleurs a produit un film qui s'appelle le consentement donc il a un engagement personnel en tant que professionnel sur ces sur ces sujets on a souhaité effectivement prendre la parole toutes les trois parce que c'est un un un travail que nous menons de front entre les trois syndicats nous représentons donc APIs SP et UPC à peu près 700 producteurs donc vous voyez qu' on ratisse large et les actions qu' qu'a indiqué Florence elles ont été engagées il y a déjà plus de 5 ans euh et c'est heureux d'avoir des chambres d'éco aujourd'hui pour pouvoir pour pouvoir les rendre pleinement efficaces euh c'est le travail c'est un travail paritaire et ça c'est vraiment très important on se répète sans doute mais c'est important de dire qu'il y a une acceptabilité de ces mesures par le biais de négociation avec les syndicats de salariés et puis un accompagnement que nous saluons toutes et tous par le CNC euh merci beaucoup équipes du CNC parce que vous avez fait un travail remarquable euh qui passe par la formation et puis par la formation des producteur qui a été un pas très important dans la prise de conscience et bientôt des artistes et des techniciens c'est pas rien euh c'est vraiment pas rien euh Olivier l'a évoqué rapidement mais c'est c'est le fruit d'un travail de concertation important parce que il y aura donc une phase théorique par délinéarisé et puis aussi à chaque tournage il y aura une session de 2h 2h3 euh qui précédera donc le tournage et qui sensibilisera toutes les équipes sur les spécificités du film il peut y avoir des tournages avec des enfants avec des personnes âgées que sais-je euh et ça sera vraiment du surmesure film par film avec l'accompagnement de l'avdas donc ça c'est une avancée très importante bien évidemment l'avenant qui a été signé à can sur les enfants sur l'accompagnement des enfants c'est très important vous l'avez dit marine on part pas de rien c'est pas une terraconita la France est très protectrice des enfants tant en en temps de temps de travail que d'accompagnement normalement sur les sur les tourn et je dois dire que les producteurs en toute responsabilité euh en général ont une présence à côté de l'enfant la grande différence évidemment c'est qu'aujourd'hui c'est une présence obligatoire et c'est une présence obligatoire jusqu'au 16 ans de l'enfant c'est vrai que faut admettre que probablement le recours à un responsable enfant il était plus spontané s'agissant d'enfants en bas âge ou un petit peu plus jeune que 16 ans voilà euh je vais faire juste une petite insert sur le le le comité d'hygiène et de sécurité du cinéma et de l'audiisuel qui est une spécificité vraiment on y tient beaucoup parce que depuis depuis quelques années c'est une organisation qui a à connaître de fait en rapport avec des souffrances psychologique ou des vhss sur des tournages il faut bien avouer que le préventeur et la préventrice c'est le nom que portent les personnes qui sont amenées à se déplacer sur les tournages pourra vérifier les conditions des salariés n'était pas totalement ni sensibilisé à ces questions ni formé à ces questions ils le sont maintenant et notre démarche c'est de renforcer encore au sein de ces deux structures cette cette spécificité de de de de l'accompagnement sur les questions vhss nous y travaillons actuellement euh donc c'est vraiment notre souhait je pense commun c'est vraiment dire nous travaillons responsabilité avec le CNC avec les partenaires sociaux avec 5050 euh et nous sommes tous désireux de voir la situation bien évidemment s'améliorer très rapidement je profite de cette tribune pour vous dire que la Commission des enfants du spectacle donc qui comme vous le savez AV voocation à autorisé à certaines conditions les tournages des enfants et bien depuis peu à une plateforme en ligne pour gérer l'ensemble des demandes d'autorisation alors sur l'île-de-fance vous savez que la plupart des sociétés audiovisuelles et cinéma sont centralisé sur l'île-de-fance donc c'est la Commission des enfants du spectacle d'île-de-fance qui connaît le plus de de demandes d'autorisation 4200 autorisation par an pour des tournages cinéma audiovisuel c'est beaucoup cette plateforme existait avait le l'intérêt de gérer ses demandes de façon assez fluide on a a entendu dire que cette plateforme donc qui est opéré par le ministère du Travail si je ne me trompe pas et bien pourrait disparaître à défaut de moyens euh c'est un petit peu contre-intuitif c'est des dossiers extrêmement complexes je voudrais quand même dire une chose par rapport parce que j'entend dire que les mineurs sont envoyés un peu au charbon sinon il y a quand même les conditions de travail depuis des dizaines d'années sont réglementées pour les enfants de moins de 16 ans dans le cinéma et dans la publicité aucun enfant n'est engagé par une société de production sans une autorisation préalable du préfet du département après examen d'un dossier de demande d'autorisation d'embauche par une commission qui associe un juge pour enfants un médecin un directeur académique et des représentants du ministère du Travail et de la culture pour avoir Pr puisque j'ai fait pas mal de films avec des enfants c'est un dossier très lourd avec énormément d'autorisation à la fois des parents du du secteur scolaire si l'enfant est scolarisé évidemment c'est la plupart du temps le cas des parents et cetera et cetera si jamais dans votre scénario il y a une scène qui pose problème on vous le dit et moi je sais que il a fallu que je renvoie un scénario en disant c'était pas très grave mais en fait c'était un enfant qui courait sur un toit d'un immeuble donc ils m'ont dit voilà bon ok il y a peut-être de la sécurité mais nous ça nous va pas du tout bon bon on l'a fait courir sur un balcon voilà alors je donne cet exemple là parce que alors où est le problème en fait parce que vous vous allez me dire bah si tout est si contrôlé d'où vient le problème bah le problème il vient de du contrôle effectivement on dépose des dossiers avec des plans de travail des plans de travail qu'on est censé alors moi je suis très heurté parce qu'on dit les producteurs en général il y a beaucoup de producteurs qui font très bien leur travail il y a certainement des producteurs qui sont parfois un peu des brebes galeleuses et qui ne font pas bien leur travail mais ceux-là doivent être sanctionnés et pour les sanctionnés qu'est-ce qu'il faut faire et ben il faut contrôler les tournages pour contrôler les tournages à qui doit-on faire appel aux inspecteurs du travail si on limite le nombre d'inspecteurs du travail pour des raisons budgétaires si on supprime cette plateforme de la commission des enfants du spectacle pour rendre le travail encore plus lourd pour à la fois les prod les employeurs et à la fois les gens qui gèrent ces dossiers au sein de ce cette commission ben pour moi il y a un problème et c'est là où je rejoins ce n c'est un problème de santé publique Anna oui c'est un problème de santé publique mais donc du coup l'État doit mettre en œuvre les moyens nécessaires au contrôle des engagements des uns et des autres au contrôle de la convention collective sur les plateaux de tournage moi je suis totalement d'accord je suis prête à recevoir un inspecteur du travail sur mes plateaux de tournage mais ils ne viennent pas ils ne peuvent pas oui vous interviendrez on va laisser finir peut-être madame Sid c'est un c'est un point important il reviendra euh oui en fait en même temps tout tout vient d'être dit donc je vais pas reformuler les choses de la même manière euh je vousoulis en fait ce que je voulais dire euh je pense que Anna moulalis a totalement raison c'est plus un problème de société c'est vrai que le le cinéma a tendance à être comme il est vu puisque c'est le principe même on en est plutôt concentré là-dessus je pense que il montre en tous les cas et grâce et avec le CNC qu'on est capable d'être extrêmement responsable et réactif donc c'est aussi ce qu'il faut que vous entendiez c'est qu'on on a conscience de des problèmes on n'est pas là on est tous producteurs donc en fait on est là pour protéger nos métiers et les gens qui le font euh en étant chef d'entreprise de temps en temps je suis effarée de voir ce qui se passe dans ce métier parce que je voilà ça m'insupporte donc qu'on touche à des enfants qu'on touche à des gens sensibles euh c'est c'est ni acceptable ni admissible donc je pense qu'en tous les cas on a pris et on prend la mesure donc on on on est très réactif euh je crois qu'il faut que vous entendiez ça qu'on n pas du du tout à côté de la plaque donc tout ce qui vient d'être dit ben je le soutiens et au contraire je le soulligne et on et on l'adopte tous euh mais voilà on est on est en voilà on marche tous ensemble on est assez uni pour faire avancer les choses et on peut faire encore plus et on va faire encore plus et encore mieux mais en tous les cas sachez que rien ne la reste lettre morte en tout cas donnez la parole à Monsieur Bertrand qui est co-président de l'Association des responsables de distribution artistique merci euh à vos deux commissions nous avoir invité euh par quoi commencer après tout ça euh j'aimerais rebondir sur cette notion de passion sans doute euh je dirais plutôt que on est on s'est peut-être tous retrouvé et toutes retrouvé ici par rejet d'un système sans doute oppresseur qui nous a fait du mal sur une partie de notre vie on est allé interroger ce monde-là euh en en montant pour certains à Paris et euh en en en voulant remettre un petit peu ces structures en question et euh malheureusement aujourd'hui on s'aperçoit que ces structures-là sont solides ancrées dans une culture profondément patriarcale et on retrouve cette souffrance de cette révolution du coup euh c'est normal qu'aujourd'hui nous euh gens du spectacle du cinéma nous soyons les premiers à parler et euh et euh essayer de faire un petit peu le ménage parce qu'on est parti au départ euh pour que ça cesse parce que ça part pour être acteur pour être réalisateur pour pouvoir se dire qu'il faut absolument raconter ses histoires ça part d'une énorme souffrance euh donc cette souffrance elle est là aujourd'hui sous nos yeux et grâce à une éème parole qui a su qu'on a vu accoucher de toutes les paroles précédentes que nous entendions moin euh il y a une prise de conscience et elle est salutaire et je remercie Judit GARCH d'avoir eu ce courage de de la prendre mais bien avant plein d'actrices en l'occurrence je n'oublie pas les acteurs aujourd'hui il semblerait que ce soit aussi compliqué pour un homme de dire qu'il est victime et j'espère que les hommes pourront euh prendre exemple sur les femmes pour une fois et euh et et continuer ce chemin euh nous à l'Arda du coup euh comme il a été souvent dit nous n'avons pas de formation pour être directeur et directrice de casting donc très vite euh il a été clair qui qui qui qu'il fallait se mettre un cadre déontologique pour pas que ça parte totalement en déconfiture cette histoire parce que effectivement lors euh d' d'un entretien euh un entretien pour un emploi personne n'est déclaré les candidats ne sont pas déclarés euh alors comme je disais nous ne sommes pas des DRH certes mais je dirais que nous ne sommes pas à une bulle mais quand même un peu parce que le droit du travail je veux bien mais nous ne recrutons pas par rapport à un cursus universitaire ou ou des diplômes nous recrutons par rapport à ce que la personne dégage et ce que nous recherchons qui qui incombe au scénario qui écrit et donc on est obligé de faire le lien en fonction de de de ces deux aspects artistiques donc la personne en face a beau avoir un cursus va beau avoir fait le conservatoire ou plein d'écooles ça n'est pas ça qui fait la différence contrairement à un entretien d'embauche normal donc c'est la porte ouverte après à à la subjectivité et donc là on a très vite senti qu'il fallait cadrer d'où cette première charte déontologique qui euh en fait est né un peu à la naissance dès la naissance de de de cette association larda qui don don les qui est né le le 25 octobre 2001 et très vite les membres fondateurs ont posé les bases du coup de cette association pour revendiquer pour définir ce métier qui n'existait pas qui était pratiqué par des deuxè assistants réalisateur premier assistant régisseur des fois enfin repéreur des corps enfin enfin que sais-je euh et euh voilà avoir un statut à part entière dans le cinéma français à un moment donc où cette profession n'a n'apparaissait encore une fois dans aucune convention nous étions premier assistant réalisateur euh cette charte donc pour respecter une déontologie nécessaire à leur fonction et ça n'est que le 19 janvier 2012 donc nous commençons à exister officiellement dans les conventions collectives donc c'est très très récent donc sans sans notre point de vue et sans le le le la enfin nous avons tous senti la nécessité effectivement de cadrer de manière déontologique suite à cette cette vague que nous que nous vivons actuellement il nous est apparu que autour du travail de l'enfant puisque je reviens à cette bulle nous faisons partie de cette bulle 1 parce que nous ne cherchons pas de diplôme pour employer les gens et deux parce que le travail de l'enfant est interdit donc ça fait partie aussi de nos spécificités nous demandons à l'adriette de de faire des dérogations pour pouvoir employer des enfants mais c'est interdit donc un cadre à nouveau est nécessaire et il incomb aux personnes qui sont à peu près les recruteurs de tous les enfants de France de la faire puisque nous avons un certain nombre d'années expérience et des retours sur des choses qui se sont passées qui sont euh inacceptables voilà euh ensuite euh cette histoire de bullle je voulais y revenir parce que parce qu'effectivement euh euh euh comment dire euh on est sans cesse dans une forme d'ambiguïé de fait puisque puisque notre métier est euh entre entre l'industrie puisque ça a été un choix politique et on remercie ces assemblées de d'avoir fait ce choix à l'époque de Jacques Lang où on s'est dit nous allons protéger un cinéma français l'audiovisuel français et nous allons en faire une industrie nous allons faire travailler beaucoup de monde et de fait nous allons faire travailler beaucoup d'enfants beaucoup d'acteurs beaucoup de voilà donc c'est c'est c'est c'est là que nous sommes nés aussi c'està-dire que les les acteurs il y avait une sorte de de de de milieu qui se connaissaient et puis quand on en est aujourd'hui à 300 productions par an de cinéma autant de Téléfilm et des plateformes aujourd'hui nous sommes nécessaires nous faisons le lien donc donc donc ce ce ce ce cadre là nous en disposons aussi avec une connaissance et une expertise de de de ce qu'est un acteur et une actrice et donc euh on a voilà envie de de parler de tout ça je m'éloigne je je je voulais dire que euh ce qui se passe aujourd'hui euh ça fait du bien dans le sens où plein de personnes ont ont vécu ont vécu des choses et quand on dit on voit les choses on avait pas effectivement les outils aujourd'hui on les a mais on continue à à vivre à voir en face de nous une extrême résistance tous les jours aujourd'hui encore alors certes on va pas changer le monde mais puisqu'on fait du cinéma on essaie de l'interroger et c'est ce qui se passe aujourd'hui je le disais euh nous ne voudrions plus retrouver cette résistance là il me semble et je n'oublie pas les hommes que la parole des femmes aujourd'hui nous devons l'entendre sans sans résistance avec toute l'empathie nécessaire parce que c'est une proposition de changer une partie du monde de changer la structure même des des du pouvoir donc je voudrais que chacun fasse producteur productrice réalisateur réalisatrices ne ne prennent pas ça à la légère parce que c'est pas juste un changement c'est pas ça ça va nécessiter un peu de violence pour chacun de soi pour se remettre en question parce qu'aujourd'hui encore on est sur des des réflexions qui n'ont pas lieu d'être dans d'autres assemblées où je trouve que le traitement de ce sujet est un peu trivial je voudrais pas remettre en question les gens qui se sentent mal à l'aise par rapport à une omerta et on n'est pas là pour s'engueuler mais en fait de retrouver ce genre de de propos sans parler des individus c'est quelque chose qu'on entend un peu de partout voilà et et en fait on ne peut plus traiter ça à la légère donc nous sommes venus parce que nous pensons que vous allez nous aider à passer dans cet autre monde que on décrit aussi dans nos films j'espère que l'Assemblée nationale aussi va pouvoir nous aider on peut parler alors techniquement de de tout ce qui qu' a à faire moi je ne suis pas contre par exemple le fait de qu pour ma part s'il faut beaucoup d'argent pour laadriette ou s'il faut beaucoup d'argent pour le CH CCHST si on doit cotiser pour que effectivement on puisse externaliser un poste comme le référent enfant le responsable enfant le référent vhss et et le le créer après tout on est sur le point de le faire pour la coordination d'intimité donc l'argent nous avons trouver dans notre dans notre dans nos métiers un un moyen de protéger le cinéma et de protéger cette structure s'il faut cotiser nous cotiserons je sais pas je m'engage un petit peu vis-àvis des gens autour de cette table mais moi je suis prêt à le faire en fait parce que c'est un système c'est ça n'est que là quand on parle de laadriette ils sont ils sont pas assez ils sont pas formés on a eu des conversations qui étaient quand même et je veux pas je veux pas les mettre index mais enfin voilà il a fall le expliquer ce que c'était que le vhss en fait c'est pas possible en fait ils ont pas le temps ils ont pas les moyens et si on ne leur donne pas on restera dans un discours policé où nous pourrons dire des belles choses mais nous n'avancerons pas donc des moyens il en faut la réglementation elle est de votre côté les lois pour nous protéger elles sont là et nous voilà nous sommes dirigés vers vous et c'est pour ça qu'on est là aujourd'hui merci de nous écouter et j'espère que vous allez pouvoir nous apporter des réponses aussi merci pour pour vos propos c'est aussi tout l'intérêt de cette table ronde c'est de pouvoir avoir à la fois votre vos lumières et votre lecture mais également de pouvoir faire émerger un certain nombre de de propositions peut-être revenir sur un point important qui a été évoqué par Madame borellie qui est celui du contrôle et auquel Anna Mouglalis voulait réagir je vous redonne la parole du coup pour cette réaction j'arrive pas si non par rapport par rapport au contrôle oui je pour dire parce que effectivement il y a une spécificité quand même dans le cinéma c'est que éventuellement un enfant ça arrive aussi avec des personnes adultes la journée doit s'arrêter parce que ben parce que voilà on est arrivé on a fait toutes les heures qu'on avait le droit de faire des heures rémunérées et puis on veut absolument ce plan sur le toit au coucher du soleil et tout le monde se met d'accord pour le tourner donc moi je je pense vraiment qu'il y a quelque chose de l'ordre d'une responsabilité collective qu'il faut grâce à ces formations puisque voilà toutes les personnes intervenant sur un un tournage vont maintenant être formé il faut qu'il y ait cette responsabilité collective et que ça passe des techniciens aux acteurs que ce soit vraiment tout le monde qui protège tout le monde qui soit à l'affu des situation abusive parce que sur la c'est c'est très très bien je de qu'il y ait des coordinatrices d'intimité qu'il y ait des coach enfant alors si c'est comme dans le sport les coachs on sait que c'est les premiers agresseurs donc je dis je vais vous laisser il y a plusieurs sénateurs qui veulent intervenir aussi alors pe si c'est juste court votre remarque madame Longuet oui c'est très court d'où la nécessité cette annonce de cette obligation des encadrant enfants sur les plateaux de définir le poste avec une grande précision pour éviter d'aller dans les problématiques de coach ou d'encadrer enfant parce que les enjeux ne sont pas les mêmes je précise que sur les plateaux les violences ont aussi lieux parce qu'il y a à la fois une obligation de bonne fin de terminer le film donc on va aller voler le plan sur le toit voilà et il y a aussi des enjeux de de don c'est une organisation pyramidale euh je soulligne que cette ce qui est très important aussi c'est qu'en fait on met des en mesure en place des choses il faut apprendre à les faire et il faut qu'on se parle ce qu'on est en train de faire mais il faut que le haut discute avec le bas il faudrait que le PDG de Renault discute avec la personne qui est sur qui est dans l'usine dans le cinéma là c'est ce qui est en train de se passer nous avons les gens qui vont chercher l'argent pour faire les films qui discutent avec les techniciens les techniciennes mais il faut aller tout au bout de la démarche tout au bout de l'équipe et je pense qu'il faut encore descendre un peu plus bas dans les échelons et je dis un peu plus bas enans mépris aucun mais il faut aller tout au bout des démarches pour comprendre ce qui se passe tout en comme en politique quand on met en place quelque chose il faut aller voir au bout si ça fonctionne si il y a toujours des timbres dans la machine à timbre à la poste en vrai on en est là aussi dans le cinéma il y a des choses en place on pense que ça fonctionne et on arrive au bout on fait ah mais non le médecin de l'adriette en fait il n'était pas là car son poste a été supprimé que le remplaçant est là mais que le remplaçant n'est pas là voilà alors je peux est-ce que je peux juste ajouter quelque chose pardon oui rapidement parce que j'ai j'ai j'ai plusieurs sénateurs qui veulent vous poser des questions donc ou avec plaisir je veux juste dire quelque chose parce que c'est vrai que enfin tout à l'heure dans ce qu'on dénonçait d'une certaine manière du de la du système de fonctionnement ça donn l'impression qu'on trouvait que tout dfonctionnait et et les productrices que vous êtes nous avez rappelé qu'il y a plein de gens de bonne volonté effectivement c'est le cas mais je veux quand même rappeler qu'ici autour de la table on est toutes et tous des personnes qui parlont le même langage Florence on s'est à plusieurs reprises rencontré autour de de réunion parce que vous êtes une productrice qui avait à cœur que les choses changent euh c'est la première fois que je rencontré Sidonie Duma autour d'une réunion comme ça mais en tout cas voilà Valérie on a régulièrement échangé également en fait on est quand même enfin c'està dire que je je suis d'accord avec cette idée de responsabilité collective à prendre parce que justement euh là l'idée de d'étendre les les formations c'est justement parce que ces formations en fait elles existe depuis un certain temps elles étaient elles étaient déjà à disposition gratuitement sans histoire de maisivies persones étai extrm motivé bien s qu' ex motivé mais c'est pour ça n on est ravi de cette obligation maintenant parce que l'obligation fait que tout le monde même les personnes qui sont très réticentes vont devoir suivre ces formations néanmoins voilà je veux quand même dire que c'est vrai que vous voilà vous représentez un engagement mais on est quand même obligé nous de rappeler que c'est pas le cas de tout l'ensemble de l'industrie et voilà alors Jérémy Baky rapporteur crédit sur le cinéma merci monsieur le Président mer je vais prendre on va prendre toutes les questions comme ça ça vous permettra d'intervenir par rapport aux questions sur les points sur lequel vous souhaitez plus spécifiquement répondre Jérémy B merci monsieur le Président merci à toutes à tous pour à la fois vos témoignages mais aussi pour votre engagement contre les violences sexistes sexuelle merci de participer à cette libération de la parole et d'avoir ce temps d'échange justement avec nous parlementaires pour faire à la fois un point d'étap mais aussi une forme de bilan je partage évidemment bon nombre de choses qui ont été dites par l'ensemble des intervenant notamment sur le fait que le cinéma n'est pas en dehors de la société et que effectivement on parle peut-être plus du cinéma que d'autres secteur où ces violences sexistes et sexuelles existent il y a de mon point de vue de manières de voir les choses la première c'est de le regretter parce que on estime que ça pourrait nuire à cet art populaire peut-être l'art le plus populaire de tous les arts dans notre pays et il y a une deuxième manière de voir les choses et je me raccroche plutôt à celle-ci c'est que le cinéma peut être aussi une sorte d'exemple finalement pour l'ensemble des autres secteurs parce que comme je le disais c'est un art populaire c'est 210 millions en 2019 mais presque 200 millions encore cette année de de spectateurs en salle et le cinéma est finalement pour nous Français et Françaises une sorte de symbole et ce symbole ça a été dit je sais plus par quelle intervenante mais aussi de l'entrei en tout cas dans le fantasme populaire de l'entre soi si ce secteur-là arrive à dépasser euh justement cet entre soi à dépasser la question des violences sexistes et sexuel quel autre secteur de la société n'arriverait pas et moi je me raccroche plutôt à cette visionlà finalement du cinéma de dire il faut que ce soit une sorte de locomotive pour l'ensemble de la société sans faire porter trop de responsabilités sur les épaules du cinéma j'ai du coup deux questions la première et ça a été rappelé par le président Lafond et à l'initiative de ma collègue Monique de Marco que je salue la commission de la culture du Sénat adopté lors de la PPL cinéma un amendement pour exiger le remboursement des aides en cas de manquement avéré dans la lutte contre les violences sexistes et sexuelles sur les lieux de tournage ma question est donc double d'une part elle s'adresse aux productrices et producteurs mais vous y avez un peu répondu sur votre sentiment sur cette disposition là qui a été votée pour le par le Sénat et pas encore par l'Assemblée nationale mais elle s'adresse aussi au collectif 5050 y voyez-vous un début de réponse et comment analysez-vous cette cette disposition là vous parliez tout à l'heure des outils vous disiez les outils sont là maintenant il faut qu'on s'en saisisse et qu'on les rende efficaces manque-t-il aussi d'autres outils c'est la question que je me permets de vous poser à vous toutes et tous et enfin deuxè question d' part c'est la question plus spécifiquement dessinée à vous Monsieur le Directeur général du CNC euh vous l'avez brièvement évoquer avez-vous des informations concernant le calendrier de la PPL à l'Assemblée nationale parce que au-delà y compris de cette question éminemment importante des violences sexistes et sexuell nous avons aussi d'autres enjeux pour l'ensemble de la filière mais j'ai cru comprendre que vous n'aviez pas plus d'infos ou de dates précises dans votre propos liminaire en tout cas voilà et de mot pour conclure j'ai bien noté aussi sur la question du contrôle et des moyens notamment par rapport à l'inspection du travail avec les les quelques nuances apporté également par la suite voilà je vous remercie merci je vais laisser la parole à anque billon qui est vice-présidente de la délégation au droits des femmes merci beaucoup madame la Présidente merci au président Laffond et et vraiment se se réjouir de cette initiative conjointe de la délégation aux droits des femmes et de la commission culture puisque à la suite de de l'audition de Judith gaudrch nous avions euh euh senti finalement qu'il pouvait y avoir un avant et un après la libération de de cette parole qui était forte qui avait été entendue et qui avait eu un écho considérable euh dans la société ma plusieurs questions et vous remercier mesdames messieurs pour déjà toutes les informations que vous avez pu nous donner et j'ai quelques questions et ma première question elle fait référence à à cette tribune qui a eu dans le monde avec ses 100 personnalités et donc la question qui qui qui l'inspire c'est doit les violences sexuelles et sexistes dans le cinéma doivent-elles être traité de la même manière finalement que la violence sexuelle et sexiste dans d'autres métiers ou dans la société en général puisque vous appelez notamment à une grande loi avec une redéfinition du viol une redéfinition du consentement ou une meilleure définition l'intégration du consentement également de l'inceste donc finalement cette de demande d'une grande loi avec des moyens associés ne plaide-il ne plaidet-ell pas finalement en faveur d'un traitement à l'identique des violences sexuelles et sexistes dans la société comme dans le cinéma ensuite j'ai je rejoins le collectif 5050 qui bataille pour l'égalité finalement dans dans le cinéma puisqu'on le sait une société où des des environnement où l'égalité est une réalité ce sont des sociétés plus et des sociétés finalement où l'espace public est plus sûr où les violences sexuelles et sexistes sont moindres donc moi je voudrais savoir par exemple Monsieur le Directeur Général quelles sont les contraintes que vous vous imposez en terme de représentation dans les instances dirigeantes on sait que dans le sport par exemple de nombreuses fédérations s'impose des des des côas on va dire entre guillemets même si je n'aime pas ce terme mais une représentation assez équilibrée entre les hommes h et les femmes et quels sont les outils pour imposer cette représentation que vous pouvez avoir qui pourrait se rapprocher aux outils qui sont dans le utilisés dans le sport ensuite vous avez largement parlé de formation et on le sait la formation est la base de de de toute finalement lutte contre les violences sexuelles et sexistes pour avoir présidé la délégation pendant 6 ans et avoir travaillé sur notamment l'industrie pornographique avec ce rapport porno l'enfer du décor on a pu constater aussi le le déficit de formation et d'éducation au sexisme d'éducation à la sexualité à la vie à la vie affective donc lorsqu'on parle de consultation enfin de responsable enfant moi je voudrais vous poser une question assez simple c'est c'estes responsables qui vont avoir été formés pour accompagner ces enfants quit des références de la consultation d'un du figes par exemple comment on procède pour s'assurer que c'est qui vont avoir la charge des enfants vont véritablement être en capacité et à la fois morale et d'intégrité aussi pour accompagner ses enfants alors est-ce qu'il y a un contrôle du figes par qui comment qui le contrôle et finalement est-ce que ce contrôle il est fait une fois et est-ce qu'il est refait dans le temps parce qu'évidemment la situation peut évoluer ensuite je je voulais je je réduis je réduis mais le sujet me pass donc la la question des données chiffrées pour lutter les contre les violences sexuelles et sexistes il faut connaître ce pourquoi on se bat donc quel de quelle données chiffr disposez-vous avec quels moyen qui paye ces études et comment détecter repérer alors vous nous avez présenté un kit moi je suis surprise à chaque fois lorsqu'on travaille ces sujets on on a vu que vous étiez finalement parfois pas en contact il existe un viol lentomètre est-ce qu'il faut un outil spécifique pour le Sénat le Sénat le cinéma pardon c'est un lapsus c'est un lapsus c'est parce que le président va me faire accélérer donc je savais qu'il fallait rester à tro questions alors je ne suis pas une victime donc est-ce qu'il faut des outils spécifiques pour chaque métier parce que là vous avez fait un kit est-ce que le violentomètre qui est un outil qui existe voilà bon comment éviter donc moi je voulais un comment vous accompagnez les victimes com comment vous les aidez à se reconstruire et quels sont les procédure et comment éviter leur mise à l'écart aussi à partir du moment où ell libèrent leurs paroles j'ai presque terminé monsieur le Président et donc je voulais savoir si on avait une idée des victimes en terme en nombre d'hommes ou de femmes en nombre de filles ou de garçons et donc lorsqu'on parle de coordinateur d'intimité lorsqu'on parle de référents enfant pour avoir été rapporteur et présidé de la délégation au moment de l'industrie de la pornographie ce sont des outils qui étaient proposés par l'industrie de la pornographie qui étaient des outils assez cosmétique et qui aur qui auront assez peu d'effets s'il y a pas un contrôle et des sanctions derrière voilà je vous remercie de votre patience quart d'heure merci Martin levrier merci monsieur le Président merci mesdames et messieurs de de tout ce que vous nous avez apporté en particulier sur la volonté que vous avez de faire avancer les choses mais surtout sur les actes que vous posez qui démontrent déjà une efficacité moi je me pose quelques questions toute simple j'allais dire mais est-ce que quand on parle du cinéma on intègre les clips vidéos les publicité le court-métrage et je pense c'est du court-métrage je rebondis sur les écoles de cinéma qui font les étudiants font beaucoup de court-métrage comment sont encadrés ces court-métrages il me semble qu'il y a aucune convention de stage dans dans dans ces sujets là que les écoles qui le font en règle générale survill leurs étudiants mais qu' y a aussi des étudiants qui font des castings que je qualifieraai de sauvage et là moi j'ai beaucoup d'inquiétude sur ce sujet là parce que c'est à ce moment-là qu'on les forme vraiment c'est déjà presque trop tard quand il rentrent dans le métier si à l'école on aura pas appris tout ce qui tourne autour de ce sujet là et éviter qu'il fasse des castings un peu dans tous les sens donc comment à votre avis on pourrait encadrer ou pas d'ailleurs parce que parfois trop d'encadrement tu tu l'encadrement aussi faut-il travailler sur le sujet qui concerne les écoles de cinéma les castings faits par les étudiants les castings sauvages est-ce qu'il y a des sujets autour de ça et puis des courmétrages et et de la publicité merci beaucoup et je laisse la parole à colombe Brusselles merci beaucoup une remarque et une question et demi la remarque c'est que d'abord merci pardon je vais commencer par vous remercier les uns et les autres vous avez été plusieurs àoter les particul arité et ou spécificité et en même temps votre inscription dans la société je je crois et Annique billon a commencé à tirer ce film je fais plutôt partie de ceux qui pensent qu'au-delà des spécificités de chacun des métiers des secteurs oui on a besoin aujourd'hui d'une grande loi qui permette de sortir du traitement de sujets spécifiques ou de réparer ou de combler quelques trous dans la raquette on a enfin besoin d'une grande loi qui permette de de er l'ensemble des sujets une question et demi parce que je poursuis la question de Martin levrier tu parlais Martin des des écoles de cinéma mais en l'élargissant finalement à tous les endroits où on apprend à être comédien je je je me rappelle que lors de l'audition de Judit GARCH elle nous avait beaucoup évoqué des témoignages qui lui étaient arrivés d'étudiantes d'étudiants en école de théâtre comment est-ce que on on arrive à élargir l'ensemble de ces dispositifs de format à ceux qui vont vous rejoindre un jour lorsqu'ils seront formés et puis deuxième question je je vous ai entendu dans dans vos propos sur l'inspection du travail et le souhait qui est le vôtre de rester dans le droit commun et de rester finalement dans un système où voilà l'inspection du travail joue son rôle au-delà de la question des moyens quand vous pointez la dimension territoriale et le caractère itinérant de tournage ce serait quoi quo vos préconisations sur ce sujet précis parce que sinon on narrivera jamais à faire rentrer un rond dans un carré Monique de Marcot merci merci pour l'organisation de cette table ronde absolument nécessaire me semble-t-il il est à mon sens incompréhensible en effet qu'alors que le mouvement Mitou a été lancé par des artistes aux États-Unis cela nous n'a donné lieu en France d'aucune réponse politique ou presque aprèsmou quand même aux États-Unis il me semble que l'industrie américaine a revu complètement son mode de fonctionnement des plateaux au contrat en France rien ou presque si ce n'est la création d'un petit bonus mixité me semble-t-il c'est pourquoi c'est vrai que dans le cadre de l'examen de la proposition de loi visant à conforter la filière cinématographique en France j'avais présenté plusieurs amendements allant dans le sens d'une amélioration des relations femmes-homme dans le cinéma et de la lutte contre les violences sexistes et sexuelles c'est arrivé juste au même moment de la prise de parole de Julie gaudr sur France Inter et l'amendement conditionnant d'englope 3 d' et la production du auocnc à la mise en place préalable du dispositif de prévention VSS a donc été adopté on attend maintenant le retour bien sûr de l'Assemblée nationale mais j'avais fait d'autres propositions euh des propositions qui ne traitit pas directement des VSS qui allait dans le sens d'une atténuation d'un rapport de pouvoir dans l'industrie cinématographique c'est pourquoi au-delà des conditionnalités des aides je pense qu'il faut avancer sur la question de la parité et de la diversité à tous les niveaux dans les comités d'attribution d'aide ai du CNC mais aussi dans les comités de direction et de sélection des festivals notamment les plus importants dont on sait qu'ils sont encore dominés par les hommes j'avais également proposé que la promotion de la parité de la diversité figure explicitement dans l'émission du CNC euh enfin et cela était peut-être mal compris j'avais proposé que la promotion du matrimoine cinématographique soit assurée par le CNC comme c'est le cas actuellement du patrimoine il ne s'agit pas bien sûr évidemment de remplacer des films d'hommes par des films de femmes dans les catalogues d'archives ou les rétrospectives mais simplement de s'assurer que les femmes cinéastes y aent leur place en proportion de ce qui a été leur place dans l'histoire du cinéma et qu'elle ne disparaissent pas dans l'oubli aussi ma question étant ne faut-il pas peut-être renforcer la mission du CNC euh du moins les revoir justement dans ce sens et bien sûr poser un cadre plus large comme ça a été demandé d'une grande loi sur le cinéma mais qui aborde aussi le sujet bien sûr de VSS mais de parité et de diversité euh tout ceci bien sûr on attend l'Assemblée nationale le texte qui va passer mais je pense qu'il faut aller plus loin euh dans un texte concernant le cinéma et jusqu'à ce qu'il ait la dissolution l'autodissolution donc du collectif 5050 non Sonia de la provuté Merci beaucoup pour euh pour vos vos vos contributions et vos interventions qui qui montrent que les les choses avancent moi j'ai j'ai euh euh une question on sait bien que tout ce qui est dénoncé est particulièrement symbolique euh ou par les personnes qui dénoncent ou par les faits euh particulièrement grav ou mis en lumière à l'occasion de de de de de films par exemple qui ont marqué les esprits au moment où ils sont sortis euh et est-ce que tout ça euh est-ce que vous ne pensez pas que tout ça euh euh implique le danger de méconnaître euh euh les VSS la violence sexiste et sexuelle ordinaire en quelque sorte sans sans sans mettre de euh de dimension de gravité à tout ça c'est-à-dire cette cette violence qui est moins bruyante du point de vue médiatique mais qui n'en est pas moins grave et qui est surtout systémique euh et est-ce que vous pensez que cette violence est vraiment systémique ou pas c'est une question hein qu'on pose puisque finalement l'observation ne permet pas peut-être de savoir clairement quelle part s'apprend dans dans dans toute la la création euh et bah cette violence qui nécessite de ne rien lâcher sur rien quel que soit quel que soit le la situation donc comment diffuser les bonnes pratique si la violence est réellement systémique et à toutes les les échelles et est-ce qu'il y a comme on l'entend parfois eu un avant et que maintenant c'est un peu mieux est-ce qu'il y a un après mais c'est un sujet ça aussi c'est finalement l'observation qui permet de le voir et est-ce possible euh pour vous qui a un cinéma d' avant identique à celui d'hier euh et et là je parle de création et liberté de création est-ce que en d'autres termes est-ce que vous travaillez à des outils artistiques des artifices en quelque sorte pour allier la diversité la liberté créative et aborder tous les sujets et toutes les situations mais en ayant une protection maximale et et en empêchant justement que que ces actes soient commis euh dans dans le cadre de de de délit avéré et et si je dis ça c'est parce que nouses nous faisons des audition en ce moment dans le cadre de la loi l cap sur la la liberté de diffusion des spectacles et du spectacle vivant et on évoque les professionnels évoquent de de de tout niveau cette notion de censure ou d'autant censure sur un certain nombre de sujets qu'on ne peut plus aborder ou qui ne passe pas ou qui ne sont pas choisis comme étant autorisés à être diffusés ou à passer dans les salles de spectacles et est-ce que vous avez le sentiment que on peut maintenir un cinéma très libre euh et et quand même le conditionner à un respect absolu que nécessite la disparition des violences sexuelles et sexistes et les risques et les mises en danger des mineurs également sur les plateaux et enfin dernière intervenante Éveline Corbière naninzo qui est également vice-présidente de la délégation trop je vous remercie monsieur le Président euh merci euh à mon tour je je vous remercie tous pour pour cette rencontre et euh et pour cet échange euh qui était nécessaire et ça a été souligné par mes collègues euh je voulais vous remercier Madame Mouglalis pour euh votre votre propos très réaliste en fait puisque vous avez commencé par interroger la volonté politique et euh je vous remercie aussi euh d'avoir posé la posé le parallèle avec la sécurité routière et de le mettre au regard de la valeur qu'on donne à la parole des victimes c'est c'est pour moi quelque chose de très important et euh qui a le mérite d'avoir été dit ici euh au Sénat euh ma question elle porte sur euh sur les victimes je voulais savoir si euh à vos niveaux euh différents vous pouviez euh nous préciser s'il existe c'est un protocole d'accompagnement et de mise en protection des victimes puisque là on a beaucoup parlé de prévention et de comment on empêche euh des des faits euh d'avoir lieu mais pour pour le cas des victimes des gens qui ont véritablement subi des choses existe-t-il donc un protocole d'accompagnement de mise en protection et dans la mise en protection j'entends la protection de le du professionnel euh pour qu'il puisse continuer d'exercer quand bien même il a été victime de fait parce que on signale souvent des faits d'omerta des mises à l'écart des mises au banc et de professionnels qui perd en crédibilité et de citoyens aussi qui sont mis à l'écart de la même manière et puis j'avais une autre question euh sur la vulnérabilité puisque vous avez souligné la question de la vulnérabilité quels sont les les besoins encore selon vous en matière législative pour aller plus loin et véritablement sécuriser les victimes encore une fois les victimes et non pas les futures victimes ou les personnes potentiellement susceptible de le devenir et une autre interrogation tourne autour de l'âge des 16 ans puisque vous dites que il y a une obligation maintenant à mettre en place des dispositifs pour protéger les enfants jusqu'à l'âge de 16 ans selon vous est-ce suffisant d'aller jusqu'au 16 ans peut-on considérer qu'à 16 ans on est capable de se tenir hors d'atteinte d'un abuseur quand on est sur des dans sur des territoires ou dans des lieux dont vous avez souligné qui étaaiit des lieux de pouvoir et de hiérarchie voilà je m'arrête là merci peut-être pour le tour de réponse je laisse la parole à Monsieur le Directeur Général merci madame la Présidente parce qu'effectivement il y a quelques questions quand même assez précis alors une question précise la date d'examen de la proposition de loi à l'Assemblée nationale je n'ai pas la réponse euh en revanche une des dispositions essentielles donc qui a trait au retrait des aides du CNC encore une fois on est extrêmement favorable à à cette disposition la ministre l'a dit mais ça n'a pas empêché le CNC dans le passé sur la base du Code du cinéma tel qu'il est aujourd'hui de procéder à des retraits ce qui a d'ailleurs pu nous être reproché assez assez vertement lorsque euh ces aides ont concerné des sommes importantes euh mais l'exemple assez récent auquel je pense concernait précisément je un producteur qui avait déposé un scénario devant la Commission des enfants du spectacle où une scène sensible ne figurait pas et donc le CNC a procédé au retrait des aides parce qu'on a disposé de l'information hein euh l'égalité homme-femme effectivement c'est un aspect connexe mais tout à fait important alors le bonus parité quand même bon 15 % supplémentaire aujourd'hui 40 % des films français bénéficient de ce bonus parité c'estàdire que 40 % des films qui sortent disposent d'une équipe paritaire au niveau des au niveau des chefs de poste bon et ça n'est pas des films ça n'est pas des films ghetto puisque parmi les euros bénéficiaires du bonus parité on a une palme d'or au moins titane on a un lion d'or l'événement d're r one et cetera et cetera euh la parité dans les commissions d'attribution des aid du CNC elle est est en place depuis plusieurs années y compris au niveau des présidences de ces commissions donc parité totale euh la présidence des juris de tous les festivals que nous aidons donc 159 festivals de cinéma soutenus par le CNC tous les juris sont paritaires euh 34 % des premiers films aujourd'hui réalisés en France sont réalisés par des femmes alors on n'est pas à 50 % mais 34 % c'est évidemment important et c'est un taux en progression le soutien au film réalisés par des femmes dans l'histoire du cinéma alors c'est quelque chose auquel on s'est beaucoup attaché notamment la présence des films réalisés par des femmes dans les catalogues mis à la disposition des dispositifs d'éducation au cinéma donc il y a une un renforcement considérable de la place des films réalisés par des femmes dans ces catalogues la restauration des films engagé par le CNC on a une place évidemment très importante aussi pour ce répertoire et on vient de réaliser alors je sais pas s'il est déjà à disposition du public un répertoire de l'ensemble des femmes qui ont travaillé soit comme artiste soit comme technicienne dans le cinéma depuis 100 ans hein donc ce ce travail qui a été réalisé largement au CC en interne et sur le point d'être misise à disposition mais ça sera quand même un outil absolument essentiel pour mettre en valeur la place des femmes dans l'histoire du 7e art les écoles alors les écoles c'est un sujet absolument essentiel il est quand même traité par le ministère de la culture de façon horizontale c'estàd que le ministère dans son ensemble s'est attaché à ce que l'enseignement supériur culture soit sensibilisé à ces à ces questions pour ce qui concerne le CNC j'ai en particulier les 68 écoles qui ont bénéficié pardon non les 45 écoles voilà 45 écoles qui ont bénéficié de l'aide exceptionnelle de l'État au titre de France 2030 du plan d'investissement ont dû justifier d'engagement particulier en terme de sensibilit du corps enseignant et des étudiants en matière de VSS et enfin un dernier chiffre pardon la cellule mais là aussi c'est un dispositif transversale à l'ensemble du ministère de la Culture la cellule d'écout téléphonique donc elle existe elle a été créée en partenariat avec audience elle a été citée à peu près 1000 appels en 2 ans d'activité 975 exactement si je ne m'abuse les 2 tiers des appels qui viennent du secteur du spectacle vivant 29 % de ce qu'on appelle le spectacle enregistré dont le cinéma est un est une est une fraction et donc cette cellule peut proposer aussi bien un accompagnement juridique qu'un accompagnement médical ou ou psychologie voilà donc voilà j'espère que j'ai répondu à peu près précisément décidément à Anna mlalis qui voulait rebondir sur une sur un élément ah d'accord ok alors on va laisser peut-être le collectif alors du coup 50 50 et puis si ça revient dans l'intervalle euh oui bah déjà dans la cellule d'écoute d'audience déjà c'est du Conseil he psychologique et et juridique c'est pas de l'accompagnement on n est pas là malheureusement ce serait formidable qu'il puisse accompagner mais pour le moment ils sont juste à conseiller et par contre effectivement les appels ont augmenté de 75 % depuis février grâce à à la parole de Judit godrch donc ça et ça ça passe c'est le cinéma et l'audiovisuel c'est pas le spectacle vivant pour pour aussi je vais peut-être répondre un peu en vrac à plusieurs questions et je laisserai mes deux camarades compléter ce que je n'ai pas dit mais en fait oui l'école en fait l'école elle forme que les que les techniciens qui vont toucher du matériel qui n'est pas humain en fait tous les métiers liés à l'humain en fait on n on on nous forme pas ce qui est le cas effectivement de moi et mon collègue casting ou de des encadrant enfants enfin parce qu'il y a toujours eu ces postes là quand même qui existent ex quand même la plupart du temps sur les tournages mais en fait on nous apprend pas à gérer l'humain dans nos métiers du cinéma alors que c'est des métiers collectifs et que en fait nos diplômes c'est les stages et c'est ceux qui nous forment ce sont nos supérieurs hiérarchiques nos chef de poste euh moi je j'ai formé mon assistante par le stage et l'assistana et ben j'espère que j'ai fait du bon boulot en fait parce que c'est ça son diplôme donc et c'est moi ce que je reproche alors heureusement le CPNEF est en train de travailler euh à la formation des CP d'inastri d'intimité des responsables enfants parce que effectivement euh et j'aimerais bien aussi qu'on parle des coachs jeux enfant et adules parce que c'est des métiers effectivement qui n'ont aucun cadre et pareil pour la direction de casting hein moi j'ai aucun problème à me certifier même après 20 ans de travail euh c'est que en fait effectivement on nous apprend pas à travailler avec l'humain dans ces métiers alors que c'est ce qui se passe tout le temps euh donc j'espère que AC le CPNEF on va réussir à créer des formations des certifiantes en fait pour que tout le monde ne puisse pas faire ces métiers qui ne sont liés qu'à qu'au travail de l'humain et qui font que ils peuvent totalement détruire les personnes et je voulais aussi parler de l'omerta que j'ai entendu tout à l'heure en fait c'est aussi parce qu'il y a de l'impunité enfin là jefin je pense que c'est même la justice et la réforme de la justice mais si les gens se permettent d'agir comme ils agissent c'est parce qu'en fait ils savent qu'il ne leur arrivera rien et si les personnes se sentent dans une omerta ne parlent pas c'est parce qu'elles savent déjà la réponse à à leur parole c'est que elles seront elles elles arrêteront de travailler et par contre leurs abuseurs continueront eux de travailler et sont même continueront à être cooptés donc ça c'est la réalité de nos métiers jusqu'à aujourd'hui alors effectivement depuis 40 ans ça a évolué ça s'est amélioré on sait seualisera plus des des mineurs de 14 ans comme on a pu les sexualiser à il y a 40 ans mais pour autant il y a encore énormément de de travail à faire et et l'argent en fait parce que les obligations c'est bien on est en train de mettre des formations parce qu'on nous oblige à des choses donc mais personne c'est enfin on a dit obligation du responsable enfant je suis à première ravie mais personne s'est demandé si on avait formé ces gens et s'ils étaient compétents et aptes à travailler demain donc des fois on fait un peu les choses dans le le désordre et c'est vrai que là j'en appelle un peu à à vous les politiques des fois VO faire les choses quand même dans un bon ordre et et l'argent en fait parce que tous ces postesl c'est des postes supplémentaires pour les producteurs et productrices et pour qu'ils puissent ben faire bien leur travail en fait faut qu'ils aent l'argent de d'employer des salaires et des postes supplémentaires dans les équipes parce que coordination d'intimité encadrant enfant responsable enfant coach jeu enfant parce que c'est pas la même personne et c'est pas le même métier ENF en fait tout ça c'est des c'est des posts en fait et et que les certaines production effectivement certaines et pas toutes encore heureux ben en fait ça sacrifier des des postes pour d'autres et disait un coach enfant bah tu seras aussi la nounou enfin et du coup ça fait des un boulot à qui tire en longueur enfin c'est ça fait faire n'importe quoi et c'est difficile aussi le lien de subordination quand euh un coach enfant qui est aussi censé être le référent mais qui n'a pas vraiment ce poste là officiel c'est dur de dire NON STOP en fait là il a fait il en heure suple enfant il faut arrêter de le faire travailler donc c'est plein de choses comme ça et euh et euh et on tout à l'heure aussi parlait de la censure nous on est enfin il y a pas de censure dans le enfin dans la liberté de création euh on veut juste être sûr que la fabrication de cette création euh elle soit par contre sous contrôle et cadrée et je rejoins ce que disait Florence on a mis plein d'outils en place il y a que des bonnes volontés autour de cette table mais il y a aucun suivi de ces mises en place et effectivement s'il y a pas de d'inspecteur du travail enfin des gens compétents pour et des inspecteurs du travail qui connaissent nos métiers ce qui est pas le cas des inspecteurs du travail qui viennent nous voir donc ils connaissent pas un tournage ils savent pas ce que ça veut dire et ils sont là pour inspecter savoir comment ça travaille alors que la question qui pose en premier c'est euh ça se passe comment à tournage donc en fait on peut leur dire ce qu'on veut parce qu'ils n'ont pas l'information par eux-mêm et et voilà et l'argent parce que il va falloir donner de l'argent à laadriette CNC j'en sais rien mais en tout cas faut mettre de l'argent sur la table pour qu'on puisse mieux travailler je vous laisse continuer je complète brièvement et je laisserai Clémentine conclure j'essaie de reprendre les questions dans l'ordre les VHS les vhss pardon dans le cinéma do traité de la même manière que dans la société donc on a dit oui et un petit n pour les spécificités qui sont évid comment nous retrouver pour un inspecteur du travail s'il ne sait pas lire une feuille de service il ne sait pas où nous trouver parce que nous ne tournons pas forcément que dans des studios on est en décor naturel déjà rien que ça l'obligation de l'envoi des feuilles de service qui sont en fait le l'ordre de tournage de chaque jour n'est plus obligatoire auprès de laadriette non zut voilà alors où nous trouver la liste des décors avec les adresses de là où on tourne ça n'est plus obligatoire sur cette plateforme tout à l'heure quand j'évoquais le fait queon se demande s'il y a encore des timbres dans la machine automatique à la poste là on est là et on se rend compte qu'en fait la liste des décors n'est pas envoyer n'est pas obligatoirement envoyé à la driette comment voulez-vous nous retrouver et bien nous je vais vous le dire et ben on sait que vous n'allez pas nous trouver voilà je continue quelle contrainte sur la des contraintes supplémentaires sur les instances dirigeantes contraintes contraintte déjà laissons le le temps peut-être à ce qui a été mis en place de faire effet on a une obligation de protection on entend des horreurs euh on se dit faut tout de suite protéger les gens mais comme dit souvent Sophie 3000 ans de patriarcats ça ne se démonte pas comme ça en quelques jours donc le patriarcat est un élément de ces violences mais il n'y a pas que ça il y a aussi le capitalisme à partir du moment où on doit faire des films c'est un une industrie les industries c'est violent avec les corps c'est violent avec les personnes et même si le cinéma a un côté glamour ça reste une industrie il y a des corps prissurisés il y a des corps violentés il y a des corps qui sont montrés de de mauvaise manière euh comment fait-on pour les en ad enfant il y a-t-il dans l'avenant je crois qui a été signé dites-moi si je me trompe la question du casier judiciaire parce que j'ai pas forcément le bon terme voilà normalement voilà alors je sais pas ce qui doit être vérifié dans l'avenant B3 je crois oui donc c'est pas le ça a été remis en place ça tant mieux on s'en félicite parce que ça a été moi je travaille avec des enfants m'a jamais demandé un extrait de casier judiciaire voilà donc s'il faut le le présenter je le présenterai il y a pas de souci les données chiffrées bah c'est la cellule audience he qui peut il y a les outils he pareil il faut s'adresser à la cellule d'audience après il est difficile de chiffrer de donner un une photographie exacte de quel type de violence on vit il y a beaucoup de paroles des des acteurices qui sont des actrices particulièrement qui ont cette ce courage d'exposer de raconter plusieurs fois mais il y a d'autres types de violence les régisseurs les régisseuses pardon enfin il y a multiples violences mais il est difficile de faire une photographie exacte dans aucun milieu de la société on peut faire une photographie exacte acte si vous voulez avoir un détail des des des violences en fait une violence sexuelle au cinéma est la même que à l'usine au sport et dans la politique j'ai l'impression qu'il y a des questions je me permets que vous vous posez sur les violences sexistes et sexuelles qui en fait se posent à d'autres endroits de la société peut-être le soir en rentrant chez soi il faut interroger sa fille sa femme son compagnon son appeler sa mère appeler son grand-père voilà la la la société doit se questionner de cette manière-là euh une dernière petite chose la les victimes sont-elles accompagnées est-ce qu'on il y a un protocole d'accompagnement des victimes des violences sexistes et sexuelles dans la société est-ce qu'il pourquoi est-ce qu'il existerait au cinéma s'il n'existe pas dans la société alors dans le milieu militant et nous au 50 50 on a découvert ça c'est-à-dire que heureusement il y a des militantes féministes qui travaillent sur comment est-ce qu'on recueille la parole je vous donne un petit exemple aujourd'hui nous allons nous il était sûr que nous allions parler de violence sexiste et sexuelle normalement nous quand on fait une réunion collectif 5050 quand on sait qu'on va prononcer des mots qui peuvent réactiver des traumatismes on appelle ça les trigger warning on dit attention au cours de cette réunion euh des mots vont être prononcés des mots violents des mots qui peuvent réactiver des des des stress post-traumatiques euh voilà pareil je je sais pas si vous le faites vous aussi au niveau politique si vous mettez en en place ce genre de chos l'accompagnement en fait des des victime de violence sexiste et sexuelle euh c'est une société qu'il faut baliser dès les des dès les premiers pas dans dans la société en réalité il faut aussi un système de santé qui soit viable qui fonctionne très très bien là par exemple si demain on veut je prends un téléphone pour avoir un soutien un accompagnement je ne l'ai pas les mêmes problèmes quand on porte plainte auprès de la police les délais sont très longs donc dans le cinéma on n pas un dispositif particulier en revanche on a la chance quelque part comme tout ça est très questionné et qu'on est aidé notamment par le milieu militant féministe on a des outils qui sont mis à notre disposition mais ça ne vient pas de de la du gouvernement enfin je ne sais pas comment dire c'est plutôt une une aide qui vient des associations qui font un travail énorme et il faut le dire et des personnes à partir du moment on est concerné par la lutte contre les violences sexistes et sexuelles on apprend à faire ce ce genre de choses et on prend soi les uns des autres et ça c'est très important euh voilà et donc euh hop je refais un petit tour des des questions mais ouais je te laisse euh oui par rapport je voulais juste rappeler par rapport à les formations pour toutes aussi elles étaient justement elles ont été là pour que tout le monde ait le même vocabulaire je sais plus qui parler de ça aussi c'estd que en fait c'est un rappel à la loi et c'est un rappel aux définitions justement de ce que'est les violences sexuel que en fait on parle pas de drague lourde mais on parle d'harcèlement sexuel enfin voilà qu'on parle pas de de blagu graveleuse mais qu'on parle d'agissement sexiste ou discriminatoire et qu'en fait quand tout le monde parle déjà le même le même utilise le même vocabulaire déjà il y a moins de conflit et de et de il y a une meilleure compréhension c'est pour ça qu'il était très important de commencer par la base en fait c'était de sensibiliser tout le monde parce que former c'est pas une formation pour moi c'est de la sensibilisation pour toutes et tous et effectivement le rappel à loi pour toutes et tous et le rappel aux définitions pour toutes et tous pour que tout le monde sache de quoi on parle et ça ça permet aussi de de rééquilibrer un peu plus d'égalité au sein d'une équipe qui n'est pas toujours équilibrée dans les pouvoirs parce que comme on le rappelait c'était très hiérarchisé et après en ce qui concerne les protocoles enfin il y a les les employeurs ont quand même en tant que responsable une enquête interne à faire donc ça c'est un protocole à mettre en place quand on est employeur et employeuse c'est de de quand on reçoit un signalement ben en fait c'est de de procéder à une enquête interne et nous on aimerait qu'elle pu s également externalisé cette enquête donc après bah voir avec le cchct ou d'autres choses comme ça pour que justement il n ait pas de défiance entre les salariés et les employeurs parce qu'une enquête interne et ben malheureusement parce qu'il y a des historiques dans nos métiers ben de de défiance entre salariés et employeur ou parce que très longtemps on a plutôt préféré protéger les films que les gens donc donc en fait pour moi pour rassurer tout le monde il faut que l'employeur fasse son enquête interne parce que c'est son devoir d'employeur enfin c'est son obligation même mais par contre une enquête externe pour moi c'est essentiel pour assurer toute une équipe parce que les tensions que ça crée quand il y a une crise dans sur parce qu'il y a eu des violences un signalement de violence ça crée des tensions mais extrêmes au sein d'une équipe qui crée des fois des vant d'étatin même et et donc pour ça il faut pouvoir assignir les gens enfin en tout cas leur leur ance et c'est une enquête externe qui doit pour moi être soutenue par cette enquête interne donc moi moi j'appelle ça des protocoles et je laisse Anna juste non je voulais juste parler quand même d'une d'une spécificité du du cinéma par rapport à ces enquêtes internes c'est la très courte durée d'emploi dans le cinéma un tournage ça dure très peu de temps il faut connaître la la réalité aussi de de ces violence qui fait que éventuellement on les révèle pas tout de suite euh le le trauma fait que on essaie de ta on sait que voilà que le le silence ne protège pas mais ça peut voilà il peut y avoir nécessité à à dénoncer à porter plainte et le tournage est déjà terminé et ces équipes n'existent déjà plus donc ça c'est une spécificité après pour le reste moi je je suis persuadé euh que c'est la même chose V qui traverse toute la société on a la chance voilà d'avoir des groupes de de parole des groupes de travail avec des gens compétents avec plein de bonnes intentions enfin je remarque qu'on est pas 50 50 dans le cinéma à cette table aujourd'hui on est presque que des femmes en bravo en tout cas David mais donc voilà les on voit que les les bonnes intentions sont pas forcément je sais que Marx Missionnier travaille mais il y a quand même pas beaucoup d'hommes qui nous accompagnent en revanche quand j'évoquais le le travail formidable qui est fait par des voilà des vraies personnes qui luttent contre les violences sexistes et sexuelles et le harcèlement il y a eu des commissions formidables faut rappeler le le travail fait par la civise c'est un travail conséquent énorme 82 préconisation réaliste réalisable qu'on peut mettre en place qu'on peut mettre en place dans le cinéma pour protéger les enfants il suffit de lire le rapport de la civise euh la la commission qui a eu lieu dans le sport a aussi enfin un produit des conclusions réalistes réalisables euh je sais pas combien de fois il va falloir multiplier les les commissions et les groupes de parole et euh je je pense il faut vraiment décider de les mettre en œuvre et une volonté politique les textes existent aussi dans le code du travail il faut maintenant y aller quoi y aller sans se féliciter de dire c'est formidable ce qu'on fait on est très impliqué on il faut que ça devienne une réalité faut qu'il y a un un changement de de société parce que d'un côté on a la politique la plus punitive la plus lourde en Europe en terme de de viol mais on trouve que c'est jamais assez grave quand on est face à une victime pour condamner le violleur à ces 15 ou 20 ans que qu'impose la la loi française donc il va falloir je pense vraiment la la parole des victimes permet de prendre conscience de de l'ampleur du désastre le psychotrauma aussi effectivement il faut soigner les gens la société est complètement malade complètement malade de ces violences et allons-y dans le cinéma bien sûr et et et en travaillant aussi sur les récps parce qu'on parlait des des films de femmes qui sont effectivement effacé invisibilisé on a toujours l'impression en tant que femme dans ce métier qu'on est orpheline on n'est pas orpheline ces films ils existent ils ont été effacé et je pense que ce serait très très important dans les écoles qu'il y ait une parité une parité une diversité hein parce que là on parle pas de ça mais c'est aussi un des gros leviers de la domination l'effacement enfin voilà il y a un universel masculin et blanc et à partir du moment où on va travailler sur ces récit se réapproprier des des récits qui ont été invisibilisés on va pouvoir changer beaucoup de choses Florence borelle pardon est-ce que je pouvais conclure pour le collectif euh à moins que Florence tu souhaites réagir à ce qu'a dit Anna ok vas-y Clémentine parce que il y a tellement de de de questions diverses et variées j'essayerai de construire un peu un discours après toi merci désolé je mais je me dis bon on finit et puis on essaiera de vous laisser tranquille après euh bon évidemment oui il y a plein de choses à dire je je voulais mettre en avant aussi la création de l'ADA qui s'est créé il y a un certain nombre de mois je crois dont 2 ans euh je crois donc vous faites partie Anna donc c'est l'association des acteurises qui a mis en place un une cellule d'écoute en fait que donc des actrices et acteurs mais je crois que c'est essentiellement des actrices prennent en charge elles-même justement parce que bah parce que cette cette écoute n'est pas possible ailleurs et et moi je dois dire quand même que du côté du collectif 5050 depuis que l'ADA s'est structuré de façon assez concrète il y a un certain nombre nombre de mois et depuis qu'elles ont pris la parole publiquement euh un peu avant J dit Garh en fait on a senti un premier souffle qui a été vraiment dans notre sens et ça a été et ça a été vraiment et ensuite ça a été une véritable vague en fait une fois qu'effectivement Judit a pris la parole donc ce que je veux dire c'est que ce que je je souhaite mettre en avant c'est aussi que le fait que ces personnes soit entendu c'est aussi parce que elles elles sont aussi dans une certaine position euh elles sont dans une position de grande vulnérabilité mais elles sont aussi dans une position de pouvoir parce que elles sont comédiennes elles sont reconnues et elles ont enfin je sais pas pourquoi on les avait pas entendu avant mais en fait qu' un moment on a enfin pu les entendre euh et et je et je je les remercie enfin je vous remercie vraiment d'avoir pris ce risque parce que parce qu'en fait nous on voit bien quen quand qu qu'en travaillant derrière euh effectivement le fait d'être enfin l'écoute et aussi un peu é à la célébrité et dans toutes les questions de de de de pouvoir et de domination en fait enfin tout ça c'est c'est jamais on peut jamais dissocier les questions de violence des questions de de pouvoir et en fait c'est quand on se dit ah mais une personne qui était en position de pouvoir elle-même était abusée que là on dit ah il y a peut-être vraiment vraiment quelque chose et donc merci vraiment parce que c'est enfin c'est déjà d'une part je trouve que c'est historique ça parce que ça n'existe nulle part dans le monde qui ait une telle une telle sororité qui se soit mise en place et pour moi c'est quelque chose qui devrait ESS être enfin se répandre partout dans le dans les mondes du cinéma du monde entier parce que c'est c'est très très fort et que c'est une belle énergie donc déjà mais mais ce que je veux dire c'est que je je pas en train de raconter une anecdote c'est vraiment quelque chose qui a un peu fait basculer les les choses selon moi enfin selon nous je pense euh ensuite euh je suis complètement d'accord c'est politique si on veut que les choses changent il faut que il faut que politiquement il y ait une volonté en fait on peut pas se dire que que les choses vont changer parce qu'on aura mis en place plein de petits protocoles si vraiment initialement il y a pas de volonté évidemment nous on est favorable à ce qu' y a une modification profonde de la loi et que et pour faire en sorte que la justice soit plus adaptée aux questions de VSS et ce qu'il faut aussi savoir c'est que les référents harcèlements qui qui ont jusqu'à présent opéré sur les plateaux n'avent pas l'obligation d'être formé au fait d'être référent harcèlement c'estàdire que la formation référent c'est une formation de 3 jours c'était pas le cas jusqu'à présent là dans la dans dans le nouvel avenant c'est signé mais ce il faut vraiment avoir conscience de la la méconnaissance qui règne en fait c'estàd que c'est d'ailleurs une discussion qu'on a eu quelque fois avec le CNC où on disait mais enfin on peut pas se s'en tenir à une case cochée de il y a un référent en fait il faut que les références soi formé et c'est vraiment important de se rendre compte de combien aussi les assurances ont un R rô à jouer là-dessus c'estàdire que si les assurances ont des clauses qui sont intenables pour les interruptions de tournage par exemple en cas de de situation d'une agression ou de de choses comme ça en fait c'est voilà quand on attend que pour pour déclencher l'interruption des 3 jours de tournage il faut avoir porté plainte mais qui porte plainte dans la minute où il ou elle s'est fait agresser personne ne fait ça il faut entendre il y a le temps de sidération enfin voilà je vais pas je vais pas je vais pas dérouler tout ça mais c'est ça mais ce qui est sûr c'est qu'en fait c'est c'està dire qu'on c'est on était super fier de se dire ouais les assureurs s'associent à ça et finalement en fait c'est des clauses qui sont pas tenables donc ça c'est des choses qui sont vraiment à revoir en profondeur Florence borellie oui bONJ alors juste pour compléter ce qu'a dit Olivier sur les la cellule audience et par rapport à une question qui a été posée 86 % des appels viennent de femmes voilà hein c'est quand même on va pas se voiler la face euh ce sont particulièrement les femmes qui sont dans des positions de domination sur les plateaux parce qu'on peut parler de bonus parité mais il faut savoir que moi je siège à la commission d'agrément du CNC et je suis effectivement très heureuse de voir que euh le bonis parité fonctionne parce qu'il y a de plus en plus de films qui l'obtiennent mais par contre il y a un indice intéressant c'est le rapport entre guillemets financier le poids que pèse sur un film le travail des hommes est celui des femmes et bien même si nous avons un bonus parité comme par hasard ce sont les hommes qui sont qui ont la masse salariale la plus importante par rapport aux femmes ce qui sous-entend en fait que et je pense que vous allez me rejoindre au 5050 c'est que les postes tenu par des femmes sont souvent des postes qui sont moins rémunérés donc ça c'est très important par ailleurs les films les plus financés sont des films réalisés par des hommes en fait une éte a produit des études à ce sujet voilà par rapport à la cellule audience qui est intéressant c'est de savoir qu'il y a 52 % des appels qui viennent des victimes 17 % qui viennent des témoins et 4 % des référents alors ça fait pas 100 % donc je me tourne vers Louise mais en tout cas voilà c'est c'est c'est un élément important donc on a beaucoup parlé de prévention de formation moi je suis intimement persuadé parce que c'est aussi ma vision du monde et de la vie c'est que les éducation éducation éducation éducation si on faisait de l'éducation dans les écoles pour expliquer que il y a des gestes qui sont très mal placés si on disait aux jeunes gens qui vont grandir et qui vont être des citoyens du futur que faire une remarque c'est sexiste ça ne se fait pas et ben peut-être qu'on aurait moins de mal à imposer ça dans le milieu du travail je pense que la formation la prévention ça va être très intéressant parce que je crois que les gens ne savent pas en fait ce que représente un agissement sexiste ce que représente une agression ce que représente un crime et les degrés entre guillemet qu'est-ce que ça implique et moi j'ai quand on a discuté avec laavdas l CNC sur cette formation moi j'ai fortement insisté sur deux choses d'une part que il faut faire très attention parce que nous on est aussi par par exemple en tant qu'employeur lié à cette question de présomption d'innocence c'est-à-dire que c'est souvent paroles contre parole et je parlerai ensuite de la gestion de crise qui est une gestion compliquée du fait de l'urgence dont vous avez parlé Anana sur le fait que c'est des temps très concentrés donc en gros on va s'améliorer je pense avec l'éducation avec le fait de la prise de conscience avec la libération de la parole ça ne va pas arriver en 6 mois un ans 2 ans mais je pense que avec le temps de plus en plus de gens seront conscients de ce que c'est que que la manière dont on agit entre guillemets dans ces questions de VSS mais aussi attention moi j'y tiens aussi c'est que j'ai on me rapporte souvent les syndicats de salariés nous rapportent aussi le fait qu'il y a des gens qui ont été accusés de violence est-ce qu'ils sont coupables pas coupables c'est pas au à l'employeur de le décider c'est à la justice la justice est lente mais l'employur il est quand même censé agir oui oui j'y viens j'y viens mais en tout cas il y a aussi cette histoire de blacklist entre guillemets peut aussi avoir des effets sur les gens qui sont accusés moins souvent mais il faut aussi en tenir compte sur la gestion de crise notre problème en fait c'est que c'est ce que j'explique tout le temps un tournage c'est un une sorte de microcosme très particulier comme je disais tout à l'heure on déplace des équipes souvent loin de chez elle donc on assure la nourriture l'hébergement les équipes moi j'appelle ça souvent le tournage c'est la colonie de vacances c'est-à-dire que tout d'un coup tout le monde est copain avec tout le monde les frontières entre guillemets entre le privé et le professionnel s'efface euh il faudrait répéter sans cesse à tous les acteurs du tournage que nous sommes sur un lieu de travail un lieu de travail c'est-à-dire avec les règles du droit social et du droit du travail qui s'applique or c'est vrai que nous ne travaillons pas sur la fabrication de chaussettes ou je sais pas quoi nous travaillons sur ce qu'on appelle nous des œuvres d'art d'une certaine manière donc nous sommes dans un secteur très particulier qui est pas tout le temps facile à gérer par exemple je vous donne un exemple les pots de production les pots de début de tournage de fin de tournage tu as parlé Clémentine d'une chose qui me semble extrêmement importante c'est les addictions l'alcool la drogue sur les plateaux et en dehors des plateaux est-ce que nous employeurs on doit vérifier que nos salariés ne prennent pas de la drogue le soir ou euh ne prennent pas de l'alcool pendant la nuit qui précède la la journée de tournage donc tout ça c'est quand même assez complexe on n'est pas non plus on va pas mettre un policier derrière chaque technicien chaque artiste et derrière chaque employeur parce que alors là on va pas s'en sortir par contre on a un vrai travail à mettre en œuvre sur la gestion de crise c'est-à-dire à partir du moment où il y a un signalement comment est-ce qu'on protège la victime alors moi par expérience je peux dire qu'en tant que productrice si c'est un AG sexiste genre tu as un joli petit cul excusez-moi de l'expression je donne une expression et que ça ça ça se dit sans arrêt ah tu as une jolie robe ah bah dis donc tu Jupé est courte et cetera et cetera ça on peut le référent peut en parler ou la victime de cet agissement sexiste cette parole sexiste peut se plaindre auprès du directeur de production de la Directrice de Production et souvent ça peut se régler facilement par bon on ne parle pas comme ça ça les choses ne s'expriment pas comme ça tu ne peux pas parler comme ça à ta régisseuse adjointe ou voilà euh plus ça on est haut dans la la gravité en fait des faits plus on est euh je dirais dans une situation compliquée il y a des tas de choses qui peuvent se régler en en interne et puis ensuite quand il y a un agissement qui est de l'ordre de l'agression sexuelle ou du crime c'est-à-dire du viol alors là c'est une autre affaire et nous avons un problème nous producteurs et productrices qui est que nous sommes dans un espace-temps extrêmement resserré extrêmement coûteux c'est-à-dire que effectivement chaque jour de tournage qui se tourne évidemment coûte une somme importante mais celui qui ne se tourne pas coûte aussi une somme importante donc en gros il y a une omerta aussi parce que tout le monde pense que s'il est responsable du fait que la production peut être mise en difficulté par rapport à la fabrication du film ben on n'ose pas parler et donc nous nous voulons travailler vraiment et nous avons besoin des pouvoirs publics et nous avons besoin du CNC qui s'y attè d'une certaine manière en parlant avec les assureurs de cette fameuse clause assurancielle en quoi consiste-t-elle actuellement elle consiste en permettre un producteur d'arrêter son tournage productrice d'arrêter son tournage pendant 5 jours parce que qu'est-ce qui guettete un producteur ou une productrice je parle de mon point de vue c'est la panique mon réalisateur a fait mon acteur principal a fait qu'est-ce que je fais j'arrête le tournage je ne peux pas tourner sans mon réalisateur je ne peux pas tourner sans mon acteur principal donc j'arrête mon tournage et là c'est gling gling gling gling les sommes et cetera en 5 jours on ne peut pas gérer une situation quand on a fait notre formation il parl de 1 mois 2 mois où ils disent pour avoir vraiment le temps de gérer la situation il nous faut tout ce temps-l mais nous dans notre métier on est sur des durées de tournage qui font 6 semaines 7 semaines 8 semaines maximum donc en fait il faut réagir très vite et nous nous voulons travailler sur une clause assurancielle qui permette non pas parce que il faut porter plainte c'est pas nous qui portons plainte un un signalement au procureur qui va signaler au procureur et cetera et comme c'est des conditions cumulatives il faut qu'on trouve des clauses assurantielles qui soient moins difficiles à mettre en œuvre pour qu'on puisse arrêter des tournages même peut-être les les arrêter définitivement quand il s'agit d'un réalis ur ou d'une réalisatrice qui j'emploie le mot est soupçonné de viol qu'est-ce qu'on fait avec ce film où le le le réalisateur et la réalisatrice est peut-être violeur qu'est-ce qu'on fait bah moi je dirais moi franchement si je pouvais j'arrêterai la production Florence je peux te couper un instant oui on est maître du temps donc du coup on va vous laisser juste comme ça pour les de interven c'est juste pour revenir sur cette question assurancielle aujourd'hui le dispositif qui existe est un dispositif gratuit euh et on en revient au coup certes il est incomplet il est insuffisant on ne peut pas l'exercer et ne suffit pas à couvrir le le coût d'une situation de ce type ce que les assureurs ce dont les assureurs discutent aujourd'hui c'est d'une clause qui soit vraiment efficace mais qui sera vraiment coûteuse aussi parce que comme l'a dit Florence arrêter une production une semaine de semaines 3 semaines c'est beaucoup d'argent juste un petit point parce que là je survole on parlait de parité tout à l'heure hier pas plus tard qu'hier on a eu un bilan de la production chez Canal Plus et une très bonne nouvelle pour 2023 la moitié des films les premiers films financés par Canal Plus sont à parité autant de femmes que d'hommes réalisatrice voilà petite pour les premiers films pas mal comme d'IT il faut bien commencer par quelque chose mesdames on adore qu'on commence merci et notre dernier intervenant du coup de la Table Ronde euh c'est bien vaste hein donc effectivement moi je suis tout à fait d'accord et on prne à l'Arda sous divers aspects l'idée de formation dire ne serait-ce que là on va préconiser à chaque membre de l'Arda qui va intervenir ou au Conservatoire puisque nous intervenons en conservatoire mais nous Aion intervenir auprès d'autres écoles qui effectivement sont plus techniques qui qui ne qui ne qui ne qui ne touche pas à l'acteur ou à l'actrice et et ou en tout cas qui qui ne savent pas comment ça fonctionne on peut leur apporter effectivement je pense nous faire le lien et les former peut-être parce que beaucoup d'acteurs et d'actrices nous disent par exemple sur les courtmétrages peut-être de la féis ou d'autres ils ne savent pas nous parler donc on on aimerait bien intervenir et pour chaque stage même quel qu'il soit euh présenter en même temps que les les les séquen que nous allons travailler le kit 5050 par exemple pour que ce soit l'objet de la l'objet du début du stage afin que tout le monde soit ok sur le monde dans lequel on veut vivre et que nous avons choisi donc c'est c'est une histoire de prévention on va obliger nos membres nous aussi d'avoir fait la formation alors pas la formation de 2h30 2h30 he une formation d'une journées de journées trois journées telle qu'elle est préconisée aujourd'hui parce qu'il nous somes fondamental aujourd'hui de nous réunir autour de cette idée de connaissance de savoir comme vous le dites et de savoir ce que c'est que un agissement un harcèlement un viol de parler le même langage et je me demande si euh on pourrait pas effectivement étendre cette obligation de formation à tout à autre au-delà en fait je ne sais pas si vous le faites malgré dans cette assemblée si un sénateur ou un député à une formation harcèlement mais je pense que sur toutes les corporations sur tous les métiers ça devrait être culturel aujourd'hui qu'on se pose la question et qu'on se dise voilà qu'est-ce que sont ces termes comment nous nous nous voilà parce que c'est une question de point de vue et donc le la question du point de vue en droit et dans le le cadre du travail c'est-à-dire que le le droit du travail protège le salarié le juge protège la parole de la victime à priori donc il faudrait qu'on ait aussi qu'on adopte ce point de vue là aussi dans dans notre travail je dirais aussi par rapport à la bulle j'ai oublié une idée essentielle c'est le contrat de travail qui dans nos métiers ne se signe qu'à la fin de notre mission et pas au début ce qui fait que c'est très aléatoire il s'agirait pas de dire n'importe quoi parce qu'on pourrait partir avant puisqu'on a pas de contrat euh ça fait partie de cette bulle hein quand même euh par rapport euh à une question enfin je je je nous travaillons pour le pour le quand une victime euh vient se diriger vers nous au-delà de lui dire que euh euh nous allons l'écouter et que rien que que ce cette idée de blacklistage en tout cas du côté des directeurs de casting aujourd'hui euh il faut s'enlever la TER de la tête que ça peut avoir lieu chez nous c'est fini cette histoire il faut que ces personnes parlent donc là aujourd'hui encore j'ai j'ai voilà je je je parlais à une personne qui euh qui qui euh qui à qui il faut dire que nous sommes là et que nous sommes à l'écoute et il faut le faire je pense à tous les étages hein parce que c cette parole est compliquée euh je voudrais quand même rendre justice au-delà de la création de l'ADA il y a 2 ans à LAFA aussi qui est une qui est une association d'acteurs et d'actrices qui sont sans doute moins connu donc invisibilité invisibilisé mais néanmoins qui a travaillé aussi sur les violences et euh dans la sur l'agisme par exemple sur ce fameux tunnel des 50 ans qui est une forme de violence nous travaillons sur ces représentations nous directoris de casting qu'elle soit sur le genre sur l'orientation sexuelle sur les transidentités aujourd'hui d' qui me semble essentiel et nous n'avons pas le vocabulaire nécessaire et il faudrait aussi se former à ça sur les origines donc ce sont des questions je pense dont nous devrions parler tout le temps et je pense que ces commissions ces séminaires ces rencontres ces tables rondes devrai avoir lieu tout le temps et pas à la fin de quelque chose c'est que le début et c'est ce comme ça qu'on devrait continuer à discuter que vous dire d'autres je pourrais dire plein de choses mais en fait je pense qu'il faut conclure on est tous là pour la même chose en fait chose change et c'est pas un petit changement je rappelle que nous sommes tous là grâce à une parole qui a accouché d'une parole qui a accouché d'une parole qui a accouché d'une parole et ça fait 2000 ans que ça dure euh euh il semblerait que pour parler de Judith Garh elle n'ai pas envie d'enlever le pied de voilà qu'elle a mis dans la porte euh donc euh cette parole nous porte ces actions nous portent euh je souhaite que les actrices et les acteurs parlent et qu'ils continuent de parler et que voilà nous leur dire en tout cas que nous sommes là vraiment nous sommes là merci beaucoup et c'est parce que la parole est importante que cette table ronde nous paraissait effectivement extrêmement euh précieuse et on voit bien qu'il y a matière à faire même une deuxième table ronde en tout cas je tenais au nom de la présidente de la délégation Dominique Verrien à vous remercier euh pour vos interventions qui nous apportent effectivement à la fois votre expertise vos témoignages et qui euh permettent finalement de situer aussi les priorités notamment ce cadre que vous avez tous euh appelé de vos vœux merci en tout cas pour vos interventions et je laisse la parole au président Laurent Lafond merci je je bien sûr me joint au remerciement d'Elsa Schalk pour vous remercier chacun de d'avoir exprimé on voit quand même il y a un dialogue qui s'opère entre les différents profession du du du cinéma avec une prise de conscience alors peut-être plus élevé parmi vous qui êtes tout impliqué tous c'est tout impliqué sur ces questionsl nêtes peut-être pas totalement représentatif de de ce point de vuel de de l'ensemble des milieux mais en tout cas de de de vous permettre de vous exprimer et d'agir et de le faire dans un dialogue avec les législateurs que que nous sommes et qui devront sans doute à un moment aussi intervenir comme on a pu le faire à travers la la proposition de loi c'est je pense un travail important donc merci de cet échange de cet après-midi non parce qu'il y a quand même les les grands enfin les pores-paroles récentes juditr d' LnL euh Isil de Besco ont porté plainte je pense que les délibérés de justice ne doivent pas se faire dans l'indifférence sinon ça sert à rien ce qu'on fait voilà

#MeToo Cinéma — Dominique Verien · Pourquijevote