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speechyoutube.com· 13 mars 2016

Jordan Bardella et Florian Philippot - Buffet Patriotique Discours

Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.

Je veux l'applaudir. Et donc, mesdames et messieurs, sans plus attendre, je vais vous demander de m'aider à accueillir M. Jordan Bardella.

Cher Florian, c'est avec un immense plaisir que je vous accueille ce soir au Rhincy pour ce traditionnel rassemblement de notre fédération. Votre présence nombreuse témoigne d'ores et déjà d'une très belle réussite. Je remercie amicalement Florian Philippot qui nous fait l'honneur d'être présent parmi nous.

Très sollicité, vous l'entendrez dans quelques minutes. Merci également à toute l'équipe du FN 93 qui a contribué à l'organisation de cet événement chaleureux et qui se démêle chaque jour à mes côtés pour faire vivre notre mouvement en Seine-Saint-Denis. Notre équipe départementale s'est élargie afin de répondre au mieux aux enjeux de l'implantation locale.

Elle s'est aussi renouvelée. J'aurai l'occasion de vous la présenter plus en détail un peu plus tard au cours de la soirée. Ce jour est particulier puisque c'est la première fois que je m'adresse à vous depuis les élections régionales de décembre dernier.

Élections où les franciliens nous ont témoigné de leur confiance et ont permis au FN de faire un retour significatif au Conseil Régional d'Ile-de-France. J'ai l'occasion pour moi de vous indiquer que vos 22 élus patriotes travaillent ardemment dans toutes les commissions thématiques, chaque dossier, fidèles à leurs convictions, pour défendre et faire entendre la seule voix d'opposition de l'hémicycle. Opposition bien sûr face à une caste UMPS à la dérive, qui n'hésite plus à se coaliser ouvertement et régulièrement pour nous empêcher, élus du FN, de siéger dans des organismes publics, dans les conseils d'administration des lycées par exemple.

Méprisés et considérés comme des élus de seconde zone par l'UMPS, nous constituons une opposition régionale désintéressée, ferme, mais constructive, à même de voter des textes d'adversaires politiques lorsque ces derniers vont dans le bon sens, au seul bénéfice de l'intérêt général. Nouvelle présidente de la région, Valérie Pécresse a néanmoins entamé son mandat en appliquant d'emblée une mesure du FN, faire supprimer les réductions accordées aux clandestins dans les transports, mesure qu'elle a pourtant elle-même votée lorsqu'elle était dans l'opposition. Faisons fi des contradictions habituelles et classiques des ex-UMP, relevons la morale de cette affaire, voter bleu marine, ça sert.

Alors mes chers amis, je ne peux aborder avec vous l'avenir de notre fédération sans esquisser une rétrospective de l'année qui s'est écoulée. 2015 fut une année particulièrement éprouvante pour le pays où l'espérance des Français s'est bien trop souvent mêlée au deuil. Le 13 novembre dernier, avant notre capitale, c'est la Seine-Saint-Denis qui a été frappée en son sein par une vague d'attentats islamistes commis au Stade de France.

Personne n'a oublié non plus l'assaut de Saint-Denis quelques jours plus tard, situé à proximité de la nécropole des rois de France, le tombeau de notre civilisation. Je pense d'ailleurs que certains d'entre eux doivent aujourd'hui se retourner dans leur tombe. Mais 2015, mes chers amis, fut aussi et surtout une année pleine d'espoir, de combativité et de succès électoraux pour le mouvement national.

Pour la première fois depuis 20 ans, le Front National a su être présent dans l'ensemble des communes de la Seine-Saint-Denis aux élections départementales de mars 2015, marquant ainsi le retour des patriotes dans la vie politique locale. Parti politique pour lequel les électeurs du 93 ont le plus voté au soir du premier tour, je rappelle que nous avons au second tour frôlé la victoire de très peu sur le canton de Montfermeil. Et c'est confirmé, quelques mois plus tard aux élections régionales de décembre, au terme d'une campagne dynamique, remarqué, les élus patriotes de Seine-Saint-Denis ont fait leur retour au Conseil régional d'Île-de-France.

Je tiens d'ailleurs à saluer le dévouement exemplaire de nos militants et de nos candidats lors des différents scrutins électoraux de l'année 2015. De Front National à Front Local, nous avons su convaincre toujours plus d'électeurs par un discours de bon sens, sincère et désintéressé. Nous avons su attirer à nous, au cours de cette année 2015, de nouveaux profils, venus de tous horizons politiques, de tous horizons socio-économiques et professionnels, avec comme point commun la volonté de travailler au redressement de la France et plus particulièrement de notre territoire.

Alors oui, mes chers amis, nous sommes en train de nous enraciner sur ces ex-banlieues rouges, fortes d'une mémoire ouvrière tenace, n'en déplaise à la classe politique locale. La dynamique enclenchée ces douze derniers mois par le Front National dans notre département doit être poursuivie, car la Seine-Saint-Denis a véritablement besoin de nous. Bien plus qu'ailleurs, la Seine-Saint-Denis a besoin des patriotes et du Front National pour sortir du déclin dans lequel elle s'engouffre depuis plusieurs années, pour en finir avec le laxisme qui mine des quartiers entiers, abandonnés à la délinquance, au trafic, où la vie est devenue infernale pour nos compatriotes qui y vivent sans jamais se plaindre.

Nous savons que dans ces quartiers, une minorité agit en toute impunité et empoisonne la vie d'une majorité silencieuse. A cette majorité silencieuse, nous proposons l'ordre républicain, l'autorité de l'État, la méritocratie pour tous. La Seine-Saint-Denis a besoin de vous, des patriotes et du Front National pour sortir du communautarisme qui divise, de la corruption des élus locaux qui se complaisent avec les caïds et les islamistes radicaux pour s'assurer des voix aux élections.

Cette obsession est nocive puisqu'elle incite aux dérives les plus radicales. Alors voter FN dans notre département, c'est aussi lutter contre une pression politico-religieuse qui se nourrit du recul de l'État, de ses institutions et qui bafoue les droits des femmes les plus essentiels. Voter FN en Seine-Saint-Denis, c'est enfin refuser le chômage de masse, le recul de nos services publics, de l'accès aux soins, l'abandon de nos transports de plus en plus dégradés et le sentiment de relégation des plus faibles.

Je pense ici aux jeunes ou à nos anciens, tous deux sacrifiés par l'incompétence des élites politiques qui nous dirigent. Alors nous pourrions passer des heures à dresser le constat et les difficultés de la Seine-Saint-Denis qui vous ont amené, vous tous, à vous engager à ne pas être les simples spectateurs impuissants de votre quotidien. Votre présence, toujours plus nombreuse à nos côtés, témoigne d'un refus du fatalisme, d'un formidable élan d'optimisme, de fougue et d'espérance, d'une envie de faire bouger les choses autour de Marine Le Pen.

Chaque semaine sur les marchés, avec les militants et les bénévoles, nous sentons bien qu'aussi un élan populaire, qu'une aspiration au changement est en train de monter en Seine-Saint-Denis et que notre présence rassure et réconforte les plus fragiles. Elle est aussi massivement et de plus en plus sollicitée dans les urnes. C'est cette énergie humaine aussi qui, je le crois, nous donne la force à tous, militants de la première heure, de continuer à nous battre à notre modeste niveau sans jamais promettre le grand soir, mais simplement des lendemains plus heureux, plus sûrs et plus prospères.

Ce 93, vous le connaissez mieux que quiconque. Et si vous êtes ici ce soir, c'est parce que vous savez que certaines régressions sociales que nous vivons au quotidien ne sont pas une fatalité, mais que faire mieux, beaucoup mieux, c'est possible, si tant est que les acteurs politiques en aient la volonté. Face à l'échec de la gauche et des ex-UMP en Seine-Saint-Denis, la voie que nous portons est celle d'une banlieue apaisée, du vivre en paix préservée, de la sauvegarde de nos mœurs et de nos modes de vie, celles aussi de l'ascenseur social, basée sur l'effort et le mérite.

Notre devoir à tous est bien entendu de tendre la main à tous nos compatriotes, à toutes celles et ceux qui aspirent à choisir la France comme communauté nationale, parce que nous incarnons l'unité dont la France a besoin. Cela va sans dire, mais c'est mieux en le disant. Mes chers amis, mes chers compagnons, les élections régionales de décembre dernier ont été le dernier arrêt au stand avant l'arrivée de la course.

Cette soirée n'est qu'une passerelle parmi tant d'autres. Entre nos combats d'hier et nos batailles futures, nous aurons l'occasion de nous revoir très régulièrement ces prochains mois. Le Front National de Seine-Saint-Denis est d'ores et déjà tourné vers les élections présidentielles et législatives 2017, où il compte bien confirmer son statut de force politique locale implantée, n'en déplaise encore une fois nos adversaires politiques, PS, communistes, UMP, UDI, prêts à toutes les magouilles et les compromissions pour garder leur siège.

Vous le savez enfin, notre département est rongé par l'abstention. Alors c'est bel et bien à vous de faire front et de prendre les devants. Notre pire ennemi, c'est le temps et celui-ci nous est compté.

Il ne nous reste que 14 mois, 14 petits mois, pour faire de la Seine-Saint-Denis une banlieue patriote et permettre à Marine d'être entendue et plébiscitée par les électeurs. Je crois que partout en France, Marine attend beaucoup de nous. Alors, voter c'est bien, mais militer c'est mieux.

Nos équipes locales vous attendent. J'espère avoir l'occasion de vous revoir encore plus nombreuses et nombreux à nos côtés sur le terrain. Et sans plus attendre, je vais léguer la parole à notre invité d'honneur, Florian Philippot.

Merci à tous. Sous-titrage Société Radio-Canada