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InterviewFrance Inter — L'invité de 8h20 (sur Site radio)· 14 octobre 2014 11 minComplaisantActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesTravail & emploiInstitutions & électionsSolidarités & famille

Alain Juppé : ""La France a un bel avenir "

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:07OuverteRéponse directe

    Quel est votre sentiment sur les sondages de rentrée qui vous placent en tête ?

  • 0:38OuverteRéponse partielle

    Une forme de lassitude ou une surexposition pour Sarkozy ?

  • 1:15OuverteRéponse directe

    Capitaliser ce bon départ avec un programme présidentiel ?

  • 1:50OuverteÉludée

    Comment éviter d'être le Balladur de 2017 ?

  • 2:24OuverteRéponse directe

    Quelles leçons tirez-vous de l'histoire politique ?

  • 2:58OuverteRéponse directe

    Les distinctions de Stockholm confirment-elles la vitalité de la France ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:14PrésentateurFait
    « ce dernier baromètre, Ipsos-le-Point, qui vous place en tête des personnalités politiques préférées, des français dans leur ensemble et des sympathisants UMP devant Nicolas Sarkozy. »
  • 0:55Invité politiqueFait
    « l'impact qu'a eu ma démission des paroles et des actes, parce que... C'est le service public, c'est France 2. »
  • 3:40Invité politiqueFait
    « Je ne dirais pas qu'ils sont trop généreusement indemnisés. Je dis que le système n'incite pas à reprendre du travail. »
  • 3:51Invité politiqueFait
    « aujourd'hui, nous avons un système qui maintient pendant deux ans une indemnisation à un niveau élevé. »
  • 4:17Invité politiqueFait
    « D'autres pays l'ont fait et ça a donné des résultats positifs. »
  • 5:48Invité politiqueFait
    « On sait très bien ce qu'il faut faire. On sait qu'il faut agir sur le coût du travail, qu'il faut agir sur la durée du travail, qu'il faut agir sur le code du travail. »
  • 6:00Invité politiqueFait
    « Il faut également revoir la fiscalité qui pèse sur ceux qui investissent dans les entreprises. »
  • 6:12Invité politiqueFait
    « où on voit des entreprises qui cherchent des collaborateurs et des gens qui n'en trouvent pas, et des entreprises qui, il y a des demandeurs d'emploi qui cherchent du boulot et qui n'en trouvent pas. »
  • 6:46Invité politiqueFait
    « La maîtrise des flux migratoires, qui est un grand souci pour la France, pour l'Europe, est une responsabilité de l'État. »
  • 8:08Invité politiqueFait
    « Les notaires sont parfaitement conscients que l'accès à leur profession est un peu malthusien aujourd'hui, qu'il faut l'ouvrir. »
  • 8:12Invité politiqueFait
    « le barème de leurs honoraires, qui est fixé d'ailleurs par la puissance publique, n'est pas très juste. »
  • 9:15Invité politiqueFait
    « aujourd'hui, je dirais, à propos de la politique familiale, que trop, c'est trop. »
  • 9:21Invité politiqueFait
    « On a déjà fait passer le rabot. Et un rabot puissant en diminuant le plafond du quotient familial, en imposant les majorations de retraite pour les familles qui ont élevé beaucoup d'enfants. »
  • 9:32Invité politiqueFait
    « Cette politique familiale, depuis maintenant 50 ans, elle a réussi. Elle a permis d'abord à la France d'avoir un taux de fécondité élevé. »
  • 9:49Invité politiqueFait
    « elle a permis un taux d'activité des femmes en France qui est très supérieur à celui de ses voisins européens. »

Temps de parole

  • Alain Juppé73 %
  • Présentateur27 %

1,8 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonjour Alain Juppé, avant de vous questionner sur les grands sujets d'actualité, avant de parler du fond, ce qu'on fait chaque matin ici même, les auditeurs d'Inter le savent, je voudrais avoir votre sentiment sur ces sondages de rentrée qui sont un fait politique, ainsi ce dernier baromètre, Ipsos-le-Point, qui vous place en tête des personnalités politiques préférées, des français dans leur ensemble et des sympathisants UMP devant Nicolas Sarkozy. Vous avez réussi à incarner une forme de renouveau ?

0:24
Alain Juppé

Ecoutez, ces sondages m'inspirent deux sentiments, d'abord beaucoup de modestie, nous sommes aujourd'hui fin 2014, la route est longue. Donc très loin de 2017 ? Bien sûr, et ensuite un sentiment de confiance, cela m'incite à avancer.

0:38
Présentateur

À avancer, donc une forme de renouveau disais-je pour vous et pour Nicolas Sarkozy, une forme de lassitude ou une surexposition ?

0:48
Alain Juppé

Écoutez, ce qui m'a frappé, je ne veux pas faire de publicité pour d'autres médias, mais c'est, disons-le là aussi avec modestie, l'impact qu'a eu ma démission des paroles et des actes, parce que... C'est le service public, c'est France 2. Ce qui m'est revenu, c'est le service public. Ce qui m'est revenu, c'est que voilà, les français ont été sensibles au fait que j'essaye de proposer, de fixer un cadre. En tout cas, il y a encore beaucoup de choses à approfondir dans les propositions que je fais, mais c'est ce que je vais faire pendant les prochains mois.

1:15
Présentateur

C'est-à-dire capitaliser ce bon départ dans l'opinion avec la mise au point d'un programme présidentiel ?

1:22
Alain Juppé

Oui, je vais lancer une petite structure, parce que j'ai besoin de soutien, bien sûr, toutes sortes de soutien. J'appellerais ça le cap, parce qu'il me semble qu'aujourd'hui, ce qui manque, c'est de fixer un cap. Très souvent, j'entends dire, mais où est le cap ? Où va-t-on ? On a un peu le sentiment que tout ceci fasseille. Et comme vous l'avez dit tout à l'heure, j'inviterai tous ceux qui veulent me soutenir et m'aider à agir pour la France, avec un petit jeu de mots sur mes initiales.

1:48
Présentateur

Agis pour la France. On a vu dans le passé, Alain Juppé, des candidats qui semblaient pouvoir rassembler assez largement la droite et le centre, sans faire horreur à une partie de la gauche, et qui ont finalement mordu la poussière. Raymond Barre, Édouard Balladur, comment vous avez le mode d'emploi pour éviter d'être le Balladur de 2017 ?

2:08
Alain Juppé

Merci de tempérer mon optimisme. Vous voyez, j'avais raison de dire qu'il faut être modeste.

2:12
Présentateur

Non, mais c'est une question. Vous savez que les Français préfèrent...

2:14
Alain Juppé

Oui, mais c'est une question sans réponse. Les outsiders n'aiment pas beaucoup forcément les favoris. Vous voulez que je vous réponde quoi ? Que ça va se passer comme avant ? Pas forcément. L'histoire ne se répète pas toujours.

2:24
Présentateur

L'histoire ne se répète pas, mais vous avez pu en tirer quelques leçons. Vous étiez au cœur de ces batailles-là. Voilà. Du bon côté, d'ailleurs.

2:30
Alain Juppé

Ma leçon, elle tient en trois mots. Vous savez que je répète, mais je vais continuer à les répéter. C'est apaisé, parce que ce pays a besoin d'apaisement, rassemblé, parce qu'il a besoin de retrouver confiance. Et je souscris pleinement à ce qui a été dit tout à l'heure. On voit bien que la France n'est pas finie. La France n'est pas un pays à genoux. La France est dans le marasme à cause d'une mauvaise politique ou d'une non-politique, plus exactement. Mais si on lui redonne confiance, elle peut parfaitement rebondir à condition de faire des réformes. Donc apaisé, rassemblé, réformé.

2:58
Présentateur

La France n'est pas un pays à genoux. C'est aussi les distinctions obtenues à Stockholm qui nous font dire ça.

3:03
Alain Juppé

Nous sommes tous fiers d'avoir deux prix Nobel dans deux secteurs tout à fait différents. La littérature qui reste quand même une force attractive pour la France et sa culture, très importante. Et puis cette école d'économie de Toulouse, parce que Jean Tirole est à la tête de cette école qui joue un rôle très important dans la recherche et dans la réflexion économique. Vous voyez que nous comptons dans le monde. Alors on ne va pas faire cocorico et changer tout de suite de perspective. Mais enfin, ça nous donne du courage et de la confiance.

3:31
Présentateur

Alors, question pratique et question d'actualité. Les chômeurs en France sont-ils trop généreusement indemnisés, selon vous ?

3:38
Alain Juppé

Je ne dirais pas qu'ils sont trop généreusement indemnisés. Je dis que le système n'incite pas à reprendre du travail. Et je suis un peu surpris par la polémique que suscitent les déclarations de M. Macron. Parce que ce qu'il dit est plein de bon sens. Aujourd'hui, nous avons un système qui maintient pendant deux ans une indemnisation à un niveau élevé. Et la question se pose de savoir si au bout d'un certain temps, pour inciter ceux qui ne cherchent pas forcément du travail, on sait qu'il y a une proportion parmi les demandeurs d'emploi, à retourner sur le marché du travail. J'ai eu l'occasion d'en parler avec certains leaders syndicaux qui ne sont pas scandalisés par cette idée.

A condition, bien sûr, qu'on soit sur une tendance de reprise de l'emploi et du marché du travail. D'autres pays l'ont fait et ça a donné des résultats positifs. Donc plutôt introduire de la dégressivité ? Une forme de dégressivité à négocier, bien sûr, avec les partenaires sociaux. Mais je pense que cette négociation est possible.

4:28
Présentateur

Plutôt que de réduire la durée d'indemnisation ?

4:31
Alain Juppé

Il y a une idée qui se répand quand même un petit peu partout, notamment chez les économistes. C'est que nous avons fait le choix du chômage contre l'innovation et la croissance. Donc il va falloir changer ce logiciel de notre politique économique. C'est vrai aussi sur le marché du travail. Une des contributions importantes de Gentirole, précisément, c'est d'avoir réfléchi sur le contrat de travail. Comment faire en sorte qu'aujourd'hui, ça ne soit pas un blocage. Je suis frappé de voir dans mes entretiens avec des chefs d'entreprise et souvent des PME, mais aussi des grandes. Ne stigmatisons pas les grandes entreprises.

C'est très à la mode, mais on en a bien besoin aussi, parce qu'elles donnent du travail aux petites, généralement. Et de voir combien les contraintes, les contrôles qui pèsent sur elles, les dissuadent à créer de l'emploi. Donc ce sont ces freins qu'il faut lever.

5:13
Présentateur

Donc une vaste réforme du marché du travail, c'est ce que vous pourriez imaginer dans votre programme présidentiel. Est-ce qu'il faut faire, selon ce qu'a dit, puisque vous y avez fait référence Emmanuel Macron, si les partenaires sociaux n'arrivent pas à se mettre d'accord, il faut que l'État reprenne la main sur ce secteur ?

5:29
Alain Juppé

C'est ce qui se passe en général. La règle aujourd'hui, c'est qu'on demande aux partenaires sociaux d'avancer. Et puis, si rien ne se passe, à ce moment-là, l'État reprend ses responsabilités. J'ai essayé dans un blog récent de rassembler quelques idées sur ce qu'il faudrait faire pour remettre nos entreprises à armes égales avec leurs concurrentes européennes, mais aussi mondiales. On sait très bien ce qu'il faut faire. On sait qu'il faut agir sur le coût du travail, qu'il faut agir sur la durée du travail, qu'il faut agir sur le code du travail.

Il faut aussi garantir à nos entreprises un coût de l'énergie qui reste compétitif, comme il l'est aujourd'hui, et donc ne pas démanteler notre secteur nucléaire. Il faut également revoir la fiscalité qui pèse sur ceux qui investissent dans les entreprises. Puis enfin, il faut revoir nos filières de formation, puisqu'on est encore confronté à ce scandale, entre guillemets, où on voit des entreprises qui cherchent des collaborateurs et des gens qui n'en trouvent pas, et des entreprises qui, il y a des demandeurs d'emploi qui cherchent du boulot et qui n'en trouvent pas. Il faut ajuster ceux-là, il faut les mettre en relation les uns avec les autres.

6:23
Présentateur

D'une façon générale, Alain Juppé, puisque vous êtes défini une fois comme un libéral tempéré, est-ce que vous considérez qu'il y a trop d'États en France ?

6:32
Alain Juppé

Je ne dirais pas ça. Il y a un État qu'il faut recadrer, dont il faut redéfinir le périmètre. Il n'y a pas trop d'États dans les fonctions régaliennes. Au contraire. La sécurité est une des responsabilités essentielles que doit assumer l'État. Je pense aussi que la maîtrise des flux migratoires, qui est un grand souci pour la France, pour l'Europe, est une responsabilité de l'État. Donc il faut concentrer l'État, qui doit être le garant des libertés publiques et de la cohésion nationale. En revanche, dans le domaine économique ou dans le domaine de la gestion au quotidien, on peut faire confiance davantage à l'entreprise privée.

7:05
Présentateur

Est-ce que votre volonté de réforme pourrait aller jusqu'aux professions réglementées, les notaires, les pharmaciens, qui s'inquiètent fortement depuis qu'un rapport au Conseil des finances publiques, je crois, a expliqué qu'il y avait de l'emploi et de l'argent à récupérer sur ces professions qui sont aujourd'hui très fortement encadrées ?

7:28
Alain Juppé

Je disais tout à l'heure que la France n'était pas un pays fini, loin de là, je crois qu'elle a un bel avenir, mais qu'elle était victime d'une mauvaise politique. Ce que vous évoquez, c'est la caractéristique ou la caricature d'une réforme gâchée par l'amateurisme. Qu'est-ce qui s'est passé ? On prend un rapport de l'inspection des finances. L'inspection des finances. C'est un accord tout à fait prestigieux, naturellement, mais enfin c'est un rapport administratif. Et puis on pond un projet de loi et on le balance comme ça sur la table, sans avoir le minimum de concertation avec les professions concernées. Il faut que ces professions évoluent, naturellement.

Elles ont des adaptations à faire au monde moderne. Elles y sont prêtes. J'ai discuté par exemple avec les notaires, j'ai déjà donné ces deux exemples. Les notaires sont parfaitement conscients que l'accès à leur profession est un peu malthusien aujourd'hui, qu'il faut l'ouvrir. Ils sont conscients aussi que le barème de leurs honoraires, qui est fixé d'ailleurs par la puissance publique, n'est pas très juste. Quand vous vendez à Bordeaux un appartement de 150 000 euros, c'est un certain pourcentage. Quand vous vendez à Paris un hôtel particulier de 15 millions d'euros, c'est le même pourcentage. Vous voyez qu'il y a des réformes à faire.

Mais encore, faut-il en parler et aborder cette réforme dans la concertation, non pas dans la brutalité. Souvenons-nous qui a lancé la réforme. C'est M. Montebourg, spécialiste de l'arrogance et de la provocation. Eh bien ça, ça suffit maintenant.

8:38
Présentateur

Vous pensez qu'on peut faire entendre raison à toutes les professions, à toutes les corporations ? On a entendu quand même certains représentants dire qu'on ne veut pas négocier, qu'on ne veut pas changer notre statut et nos avantages.

8:50
Alain Juppé

Je reste fondamentalement optimiste. Vous avez utilisé un mot important, raison. Je crois qu'il y a des gens raisonnables un peu partout en France, y compris dans les professions réglementées, heureusement.

9:00
Présentateur

Sur la fiscalisation des allocations familiales, la mesure qui figurait dans votre plan pour la sécu en 1995, vous n'avez pas changé d'avis. On doit pouvoir moduler les allocations familiales en fonction des revenus ou les intégrer dans l'impôt sur le revenu ?

9:13
Alain Juppé

Il faut replacer cette réforme dans son contexte. Aujourd'hui, je dirais, à propos de la politique familiale, que trop, c'est trop. On a déjà fait passer le rabot. Et un rabot puissant en diminuant le plafond du quotient familial, en imposant les majorations de retraite pour les familles qui ont élevé beaucoup d'enfants. Et puis on recommence avec 700 millions d'euros supplémentaires. Cette politique familiale, depuis maintenant 50 ans, elle a réussi. Elle a permis d'abord à la France d'avoir un taux de fécondité élevé. D'après les prévisions de certains instituts, aujourd'hui, dans quelques années en Europe, la France aura 80 millions d'habitants et l'Allemagne 56.

Vous voyez que l'Allemagne a ses éléments de faiblesse. Et puis il y a un autre succès dans cette politique familiale, c'est qu'elle a permis un taux d'activité des femmes en France qui est très supérieur à celui de ses voisins européens. Donc ne la démantelons pas. Qu'il y ait encore des économies à faire, peut-être, mais les 700 millions qu'on nous annonce, je le répète, trop, c'est trop. Donc vous avez changé d'avis ? Je pense que compte tenu de ce qui a été fait, on ne peut pas aujourd'hui continuer à ponctionner la politique familiale. Et puis, j'ai bien réfléchi à tout cela, la politique familiale, ce n'est pas une politique sociale.

C'est une politique destinée à encourager les familles, à soutenir les familles. La politique sociale, elle passe par la redistribution fiscale. Et Dieu sait si, depuis la position que j'ai prise, et que vous vous rappelez en 1995, on a fait des mesures fiscales. Donc c'est par là qu'il faut agir, pour avoir plus d'équité et plus de justice, pas en rabotant les prestations familiales. Puis il y a des mesures qui sont stupides, on le sait bien. On va diminuer notamment les aides aux familles qui veulent faire garder leurs enfants. On connaît l'influence que ça a, l'incidence que ça a sur l'emploi. Ça supprime des emplois.

10:41
Présentateur

Alain Juppé, invité de France Inter ce matin. D'autres questions, d'autres sujets avec vous dans quelques minutes, en compagnie des auditeurs de France Inter, qui nous appellent au 01 45 24 7000 et qui interviennent sur les réseaux sociaux avec le hashtag Interactive dans un instant à la Rue de Presse.

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