Sébastien Martin : « La possibilité de recourir aux stocks stratégiques a apaisé les marchés »
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour Sébastien Martin, ministre délégué chargé de l'industrie. On est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale, représentée par Christelle Bertrand du groupe de la DPH. Bonjour Christelle.
Bonjour Yann. Bonjour Sébastien Martin. Bonjour.
Sébastien Martin, 11 jours de conflit au Moyen-Orient et l'inquiétude ici en France, elle est sur les prix à la pompe. Qui augmente ? Ça inquiète évidemment les Français.
Plus 5 % pour l'essence, plus 25 centimes pour le gasoil qui atteint 2 euros le litre. Qu'a-t-on le gouvernement pour agir ? Le gouvernement il est déjà je peux vous dire à l'action depuis le déclenchement de cette crise.
Tous les jours il y a un suivi qui est effectué à Bercy. Roland Lescure hier a réuni un G7. Il doit y avoir une nouvelle réunion de G7 aujourd'hui.
Et d'ailleurs vous voyez bien qu'à chaque fois qu'il y a ce genre de réunion, des signes ont été envoyés hier lors du G7 finance présidée par Roland Lescure sur la possibilité éventuelle de recourir aux stocks stratégiques, ça a eu un effet d'apaisement sur les marchés. Maintenant il faut que les prix à la pompe, ça se voit qu'il y a cet apaisement puisqu'on est repassé sous les 100 dollars, et puis ensuite la vraie question de fonds c'est bien évidemment la libération du détroit d'Hormuz. Mais juste pourquoi ça se voit pas ?
Il y a des abus de la part de certains distributeurs ? Non, pour l'instant ce qui a été demandé par le Premier ministre c'est qu'on ait une campagne massive de contrôles. Ils s'écoulent jusqu'à demain.
Demain, normalement, 500 contrôles sont effectués pour voir s'il y a une différence entre la hausse des cours mondiaux et ceux qui se retrouvent à la pompe. Nous, on est dans un dialogue avec les distributeurs pour dire attention, il faut que tout le monde joue le jeu dans cette affaire. S'il y en a qui ne jouent pas le jeu, ils seront sanctionnés.
Mais dans la grande majorité, les distributeurs aujourd'hui n'ont pas eu des gestes qui iraient bien au-delà de l'évolution des cours. Mais on est extrêmement attentifs et s'il y a des brebis brebis galeuse, il faudra bien évidemment les signaler. Mais les contrôles sont là pour vérifier justement qu'il n'y ait pas de brebis galeuse, que personne ne profite de l'augmentation de ses cours.
Mais les cours augmentent quand même. Est-ce qu'il y a une action nécessaire pour limiter un peu cette augmentation ? Elle est qui, par exemple, demande le blocage des prix de l'essence.
Ça déposait un projet de loi dans ce sens-là. Est-ce que c'est une bonne idée ? Comme vous dites, ils ont déposé un projet de loi alors qu'il n'y a même pas de session parlementaire en cours et qu'il n'y aura pas de session parlementaire avant la fin des élections municipales.
Donc c'est de l'agitation, voilà, c'est de l'agitation. La vérité, c'est qu'on est face à un phénomène qui s'appelle une crise internationale, mondiale parce qu'un conflit qui était sous-jacent et désormais engagé au Moyen-Orient et avec un pays qui s'appelle l'Iran, qui est d'une part producteur et par ailleurs est côtier avec 1, 2, 3 par lequel 20 % des stocks de pétrole transitent et vont à travers le monde. Donc forcément, ça a une répercussion sur les cours.
Aujourd'hui, au niveau international, il faut agir avec l'AIE, avec le G7, avec le G7, avec nos partenaires européens, d'une part pour sécuriser la région, pouvoir reprendre les transports. C'est ce qu'a proposé le Président de la République. Et d'ailleurs, si autant de moyens militaires français sont déployés, c'est aussi pour ça.
Et d'autre part, envoyer les signes au marché d'une forme d'accalmie et de sérénité. Mais c'est parce que c'est une crise internationale que le gouvernement ne peut pas agir. Pendant la guerre en Ukraine, c'était aussi une crise internationale avec des conséquences internationales.
Et le gouvernement a pris des mesures pour limiter la hausse des prix à la pompe. Pourquoi il ne le fait pas là Quand on prend la crise en Ukraine, la hausse des prix, si je me souviens bien, par exemple sur le gaz, on était passé de 50 euros du MWh à 200 euros du MWh. Sur l'essence, on avait largement dépassé les 2 Et tout ça a eu un coût d'à peu près 70 milliards d'euros.
Et moi j'aime bien tous ceux qui, par exemple le Rassemblement national, nous expliquent que nous avons des déficits, mais qui proposent dans le même temps de les accroître de 20 milliards d'euros supplémentaires. Donc il faut raison garder, cette guerre a démarré il y a un peu plus d'une semaine au niveau international et au niveau national, nous agissons. Mais je crois que beaucoup ont dit qu'il ne fallait pas forcément encore faire des chèques et des chèques.
Et j'ai d'ailleurs entendu Sophie Prima dire qu'il fallait avoir des mesures ciblées. Donc il faut regarder les choses sereinement. Nous regardons les choses sereinement.
S'il y a des mesures ciblées qui devaient être prises dans l'avenir parce que ce conflit venait à durer, alors il faudra y travailler. Mais réagir de manière un peu épidermique et surtout très politique à quelques jours des élections municipales, ce n'est pas la politique du gouvernement. N'empêche qu'on voit que la colère monte, et notamment sur les réseaux sociaux.
Il y a des groupes qui se sont montés du même genre que ce qui s'est monté au moment des Gilets jaunes en disant attention au prix à la pompe. Est-ce que vous craignez un embrasement, un enflammement ? Non De l'opinion publique à quelques jours des élections municipales.
C'est un vrai sujet. Je crois que c'est bien pour ça que le Premier ministre a demandé à ce qu'il y ait ces contrôles qui soient effectués. Vous l'avez vu, on est repassé sous les 100 dollars.
Par deux effets, je veux quand même le dire parce que oui, il y a la déclaration de Donald Trump hier soir qui dit ce conflit est presque terminé. Honnêtement, je ne sais pas qui sait quand exactement...
C'était pour rassurer les marchés ça ? Et juste avant, juste avant, Roland Lescure avec le G7 a fait une déclaration portant sur nos réserves stratégiques. Les réserves stratégiques c'est à peu près 4 mois de disponibilité que nous avons sur le territoire national et qu'il y a d'ailleurs dans d'autres pays, il n'y a pas que en France que ça se passe comme ça les stocks stratégiques.
Et qui ont un effet effectivement de soulagement entre guillemets sur les marchés. Donc aujourd'hui il y a d'autres rendez-vous G7. Donc c'est réserve stratégiques vont être utilisées ?
Elles peuvent être utilisées pour le moment. Ce sera décidé aujourd'hui c'est ça ? Pour le moment nous sommes sur des réactions de marché qui ont quelque part une part de rationalité parce que tout le monde voit bien que le détroit d'Hormouz est fermé mais en même temps qui a aussi une part très spéculative.
Donc quand vous avez des réactions qui sont spéculatives, il faut envoyer des signaux pour dire à la spéculation de se calmer, de redescendre et que les prix à la pompe puissent rebaisser. J'entendais ce matin la représentante des pétroliers à la radio qui expliquait que normalement, si effectivement chacun joue le jeu, vu que les cours sont redescendus en dessous de 100 dollars le baril ces prix peuvent baisser mais il faut effectivement que dans la journée ça se confirme ce que vous dîtes là c'est aux consommateurs pas d'inquiétude les prix je dis la situation je Je la comprends parfaitement. Je dis à chaque personne qui, tous les jours, doit prendre sa voiture, faire son plein, je comprends parfaitement l'effort qu'il y a aujourd'hui à faire.
Simplement, ne faisons pas croire que par une politique de chèque supplémentaire, parce que de toute façon c'est le français qui le paye le chèque. Qui le paye le chèque qui est fait par l'État ? Ce sont les Français.
C'est personne d'autre. Et aujourd'hui d'ailleurs, si nous avons encore des déficits, c'est parce que à un moment, nous avons eu cette politique pour protéger les Français. C'était sans doute utile.
Mais beaucoup qui aujourd'hui réclament de faire des chèques sont exactement les mêmes que ceux qui nous expliquent qu'on a fait trop de chèques. Est-ce qu'il y a un risque de pénurie dans des stations-service ? Non, pour le moment, il n'y a aucun risque de pénurie.
D'ailleurs, il y a ces stocks stratégiques dont je vous parlez à l'instant. Il n'y a pas de risque de pénurie. Alors, il y a évidemment l'inquiétude pour les particuliers qui vont faire leur essence.
Il y a aussi une inquiétude chez les professionnels, les entreprises, les agriculteurs, les pêcheurs. Est-ce que vous arrivez déjà à mesurer les conséquences sur notre industrie ? Moi, ce qui me frappe, c'est le calme dont font preuve les filières industrielles, comparé d'ailleurs à une certaine forme d'agitation politique dans cette situation.
Je crois qu'en matière énergétique, d'abord, la plupart des industriels ont des contrats. Donc ils ne sont pas forcément tout de suite soumis à des aléas des coûts de l'énergie. Donc quelque part, ça permet un peu de voir venir.
Bien évidemment que si cette situation devait durer trop longtemps, il est évident qu'au-delà des problématiques énergétiques, aujourd'hui, pourraient se poser des questions d d'approvisionnement de certaines matières premières, de certains composants. Oui parce que ça ne concerne pas que l'essence. Exactement.
L'aluminium, les apprends pour les engrais. Et puis même pour fabriquer certaines pièces, il faut de l'énergie. Certains pays sont très dépendants de ces cours de l'énergie.
Si la situation devait durer, on pourrait craindre une inflation majeure en France et puis en Europe en général ? Si demain le bris du pétrole repasse à 120, 130, bien sûr que ça aurait des conséquences sur l si le détroit est toujours bloqué. C'est bien pour ça que la France agit sur les questions qui sont des questions majeures dans ce conflit.
Quand nous envoyons le Charles de Gaulle, lorsque nous proposons d'organiser au niveau international, une forme de coalition pour sécuriser le détroit d'Hormuz et que les tanqueurs et que les navires qui utilisent le détroit d'Hormuz puissent à nouveau utiliser le détroit d'Hormuz. C'est la vraie réponse à la situation de crise que nous connaissons. Il y a des discussions qui sont en cours aujourd'hui entre les différentes armées, que ce soit avec les Etats-Unis, avec la France ou d'autres pour essayer d'organiser ça.
Mais je crois qu'il faut être un petit peu sérieux dans une situation comme celle-là. Ce n'est pas en 24 heures qu'on sécurise le détroit d Hormouz, qu'on organise une coalition internationale et qu'on met en place les moyens qui vont avec. Mais ceci a été engagé, le président de la République l'a engagé.
Puis je voudrais rappeler, la France est un des rares pays à avoir les moyens de faire ce qu'il fait en ce moment. On l'oublie un peu dans le French bashing généralisé, notamment de la part des extrêmes, qui est très fort pour être patriote, mais sont les premiers à cracher sur leur pays. La France est le premier pays et le seul pays européen à avoir pu déployer autant de navires militaire en Méditerranée orientale pour aller protéger nos amis chypriotes qui sont membres de l'Union européenne et pour être à proximité des côtes du Liban et pouvoir aussi porter secours à nos amis – Mais vous espérez que le détroit d'Hormuz soit débloqué rapidement ?
Comment ça s'estime ? – Le plus vite sera le mieux, madame. Le plus vite sera le mieux.
Et je ne vais pas vous dire que le détroit d'Hormuz va être libéré aujourd'hui ou Je pense que j'ai la modestie de considérer que je suis ministre en charge de l'industrie et que ce genre de décision ne m'appartient pas. Justement, on va parler de l'industrie. En France, il y a quelques dossiers évidemment industriels.
La VeriArc qui a été plasmée en redressement judiciaire, c'était début janvier. 3 500 salariés inquiets dans le Pas-de-Calais. Aujourd'hui, le tribunal de commerce de Lille est face à une alternative, la reprise ou la liquidation.
Est-ce que vous pensez pouvoir éviter la liquidation ? La décision appartient au tribunal. La décision appartient au Ce que je sais, c'est que nous avons travaillé avec l'europreneur, Timothée Durand, qui est très attaché à cette entreprise parce que sa famille l'a dirigée par le passé, qu'il a construit une offre financée, sérieuse, que l'État est prêt à faire des efforts pour l'accompagner, y compris en annulant un certain nombre de dettes, parce que derrière le projet en dépend, plusieurs milliers d'emplois en dépendent. – Donc ça veut dire l'ordre de Tino T.
Durand, pour vous, elle est jugée crédible ou vous travaillez à l'améliorer ? – Non, non, elle est jugée crédible, sérieuse et financés. Donc ça, c'est extrêmement important.
Maintenant, il y a un volet humain, il y a un volet emploi que l'on a essayé d'améliorer du mieux possible. Mais dire dire ici qu'il n'y aura pas de suppression d'emploi avec cette reprise, ce serait mentir. Et moi j'ai l'habitude de dire la vérité.
Il y aura des suppressions d'emploi avec cette Et je préfère qu'il y ait aujourd'hui des suppressions d'emplois, une reprise, redonner des perspectives pour l'avenir et que cette entreprise est une pérennité et qu'elle puisse dans les mois qui viennent ou les années qui viennent à nouveau réembaucher parce qu'elle a retrouvé des marge de manœuvre plutôt que d'avoir des projets qui nous disent non, non mais je vais licencier personne, ne vous inquiétez pas tout va bien et dans six mois on se retrouve à nouveau avec une crise. Mais vous pensez les limiter à combien les suppressions d'emplois ? Là on est à 800 je crois dans le projet initial, vous pensez les abaisser ?
Il y a toujours une différence finalement entre les suppressions d'emplois annoncées et le nombre de personnes réellement concernées parce que vous avez des départs en retraite, vous avez certains postes qui pouvaient être occupés par des intérimaires. Ce que l'on a fait, ce que l'on a fait, ce que l'on a fait avec Jean-Pierre Farandou, c'est que bien avant d'ailleurs les annonces qui pourraient être faites aujourd'hui ou dans les jours qui viennent parce que le tribunal n'est pas obligé de donner sa décision aujourd'hui, nous avons mis en place vraiment une équipe dédiée avec France Travail pour travailler à l'accompagnement des salariés de Hark qui pourraient être concernés. Un mot sur Brandt, le célèbre groupe électroménager liquidé en décembre dernier à la région Centre-Val-de Loire, la métropole d'Orléans soutiennent là aussi une offre de reprise de tous les actifs.
Un retour à la production à Saint-Jean de la Ruelle d'ici trois ans. La décision est attendue vendredi. Est-ce que vous soutenez là aussi ce projet de reprise Oui, tout à fait.
Et puis je voudrais rappeler que quand il y a eu cette décision juste avant Noël de la liquidation de Brandt, j'ai dit je ne laisserai pas tomber Brandt. On a dit qu'avec les élus locaux, il fallait qu'on continue à travailler sur un projet de reprise avec une perspective industrielle. Or, c'est ce qui est en train de se passer.
Bien sûr, entre temps, beaucoup de monde a perdu son travail et je le déplore. Mais vous savez, j'ai eu mon expérience chez moi avec Kodak. Et aujourd'hui, on a des usines qui sont à la place de Kodak.
Brandt, aujourd'hui, j'espère qu'il va se passer à peu près la même chose. C'est-à-dire qu'on a une offre qui est celle de Gladius. Il y a deux offres.
Il y a une autre offre aussi tout à fait sérieuse. Et disons que celle de Gladys, elle fait l'unanimité des pouvoirs publics locaux. Et ça c'est une bonne chose que et la métropole d'Orléans et le conseil régional se soient unis autour de l'offre qui qui est portée par Gladius.
Maintenant, une fois encore, c'est le tribunal des affaires économiques de Nanterre qui décidera. Il ne m'appartient pas de commenter ou d'influencer le tribunal. Mais ce qu'il y a de bien, c'est qu'autour de Gladius, il y a une unanimité des des pouvoirs locaux.
J'espère vraiment que ça va aboutir. Oui, un dossier qui inquiète beaucoup en Occitanie. Il y a eu une manifestation organisée à Toulouse récemment, le dossier Fibre Excellence.
Des emplois, là aussi, sont menacées le gouvernement a proposé une aide substantielle qui ne semble pas suffire 150 millions d'euros c'est ça oui qu'est ce que vous pouvez faire de plus pour tenter de Sauver Fibre Excellence ? Écoutez, moi je réunis encore tout le monde demain, que ce soit les élus locaux, que ce soit les représentants syndicaux, que ce soit la filière bois. Parce que cette entreprise, vous le savez elle transforme du bois pour en faire de la pâte à papier.
Il n'y a pas un jour qui passe très honnêtement sans que j'ai en tête cette préoccupation de Fibre Excellence, les deux sites à Saint C'est à Tarascon, à chaque fois 300 salariés qui sont concernés. On a travaillé tout ce qu'on pouvait travailler sur cette question du prix de l'énergie. Mais je veux dire aussi les choses très sérieusement.
On a beaucoup expliqué, mais l'État n'a qu'à baisser le prix de l'électricité. – Parce qu'il y a deux sujets, fabrique de la pâte à papier, mais fait aussi de l'électricité. – Cette usine, elle fabrique de la pâte à papier et elle a construit Fibre Excellence a répondu à un appel d'offres, à l'époque qu'on appelait la commission de régulation de l'énergie qui vous vous engagez dans ce contrat à avoir un tarif de l'énergie qui était un peu plus de 110 euros pour l'un des deux et un peu plus de 120 euros pour l'autre site.
Quand nous avons aujourd'hui des prêts de l'électricité qui parfois, en gros, sont en dessous de 50 euros. Donc aujourd'hui, on a un prix de l'électricité qui est bien supérieur au prix du marché, mais qui ne couvre pas, parce que cette entreprise a des coûts importants, ne couvre pas son coût de production de l'électricité qui lui est supérieur. Sauf qu'ils ont un contrat.
Mais au Disney n'a un concurrent Ils ont un contrat qui a fixé pour 20 ans le prix de l'électricité. Et on ne bêtifie pas le prix qui est dans un contrat comme ça, en claquant des doigts, contrairement à ce que j'ai entendu. Est-ce que disent qu'on achète l'électricité beaucoup plus cher à un concurrent ?
Qui est Gardanne. Ce n'est pas une usine de pâte à papier qui en plus fait de l'énergie. Gardanne, c'était une ancienne centrale au charbon qui désormais fait de l'électricité et qui, d'ailleurs, je le rappelle, ce contrat d qui a été revue, fait l'objet d'une analyse assez négative de la part de la Cour.
Dernière question parce que c'est la clé. Est-ce que le prix de l'électricité produit par Fibre Excellence peut être réévalué ou pas ? Moi, je travaille avec les conseils de Fibre Excellence qui me disent dans le contrat.
Il y a peut-être des possibilités. On a eu une première réunion. Ils ont reconnu eux-mêmes que leur analyse n'était pas juste.
On doit se revoir d'ici la fin de l'année. Je dis qu'aujourd'hui, moi, je n'ai pas dans l L'immédiat, parce que la seule moyen de pouvoir modifier un tarif de l'électricité dans ce type de contrat, c'est de passer par une loi de finances. Et vous connaissez...
Et moi, je ne veux pas faire des chèques en blanc. Vous connaissez comme moi les difficultés pour obtenir une loi de finances dans ce pays. On va parler des municipales, Christelle.
Oui, Bruno Retailleau avait promis au soir de son élection de faire se lever une vague bleue. Est-ce qu'il aurait dû se montrer un peu plus prudent ? Aujourd'hui, les LR sont en difficulté dans certaines villes un peu emblématiques.
Est ce que vous êtes inquiet ? Moi, je ne sais pas ce qui ressortira des élections municipales de dimanche. Ce que je sais, par contre, c'est qu'il y a...
Mais vous pensez vraiment qu'il va ressortir une vague bleue ? Je pense qu'il y aura beaucoup plus de stabilité que de grandes de vagues. Moi, je souhaite vraiment la victoire de Rachida Dati à Paris, par exemple, de Jean-Michel Aulas à Lyon.
Je souhaite que tous les maires issus de la droite et du centre qui ont été élus puissent être réélus dès lors qu'ils ont bien évidemment un bon bilan et que le travail a été fait. Il y a des signes inquiétants quand même à Nice, il semblerait qu'Éric Ciotti soit en avance sur Christian Astrosi dans une forme d'alliance des droite, est-ce que c'est un signal qui nous inquiète ? Ça posera peut-être une question de notre stratégie et de la visibilité.
Enfin, je dis « notre », alors qu'après avoir gagné un siège pour les Républicains aux élections législatives, on m'a reproché maintenant d'être entré au gouvernement et donc on m'a suspendu de LR. Mais est-ce que ça me dit qu'aujourd'hui la stratégie de DLR elle n'est pas claire ? Ça reste ma famille politique.
Moi je pense que ce qu attendaient les gens de droite. Et ce qu'ont apprécié les gens de droite, quand Bruno Retailleau était au gouvernement, c'est que la droite agissait. Et en sortant du gouvernement, comme il l'a fait, ils ont le sentiment que finalement, la droite, on ne sait plus trop où elle est.
Et peut-être que ça a brouillé un petit peu les cartes. Maintenant, je souhaite effectivement que ma famille politique de la droite et du centre emporte le maximum d'élections municipales. – Mais quand vous voyez les sondages à Nice, est-ce que vous dites que ça va valider la stratégie d'Erik Ciottin ?
Une stratégie d'union des droites, une stratégie de se tourner vers le Rennes ? – Je ne crois pas. Je pense qu'il y a dans le pays une attente forte d'avoir une offre politiques de droite, rassemblant la droite et le centre comme on su le faire Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy par le passé, même comme on a su le faire François Fillon quand il était notre candidat.
Parce que comme il n'y a pas cette stratégie visible, il y a un certain nombre d'électeurs de droite qui, un peu dépités, peuvent se tourner vers autre chose que l'union de la droite et du centre qui pourrait être l'union des droites. Mais il y avait Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy, c'était des figures de la La droite, elle a besoin d'un chef. Aujourd'hui, c'est qui le chef ?
Il a à être déterminé dans les mois qui viennent. Il faut peut-être que tout le monde se mette autour d'une table, que ce soit Brude Retailleau, Édouard Philippe, Gérald Darmanin, Laurent Wauquiez, Xavier Bertrand et se disent que nous sommes un moment de responsabilité. Et que soit la droite veut une simple roue de secours comme les M.
Ciotti vis-à-vis de Mme Le Pen, soit la droite est l'héritière du général de Gaulle, soit la droite a une vision gaulliste des choses. Elle s'affirme, elle explique qu'elle est une des grandes familles politiques de ce pays, qu'elle compte et qu'elle n'a pas à être un supplétif de Mme Le Pen. Qu'est-ce que ça veut dire se mettre autour d'une table ?
Une fois les élections municipales, il faut effectivement se mettre autour d'une table, une fois les élections municipales passées, pour se dire que nous ne pouvons pas avoir 36 candidats à l'élection présidentielle pour représenter la grande famille politique de la droite et du centre. Il n'en faut qu'un et que celui-ci doit être déterminé soit parce qu'une personnalité se dégage grâce à des sondages. Et moi, ça serait vraiment ma préférence.
Dans le dernier sondage, la personnalité la plus haute, c'est Édouard Philippe. Est-ce que – Écoutez, un an avant les élections présidentielles, on ne sait jamais vraiment ce qui va se passer. Je vous rappelle que Jacques Chirac était battu par Édouard Balladur au la main. – Bon alors donc c'est compliqué de le déterminer par les sondages. – Ça veut dire que jusqu'à cet automne, jusqu'à cet automne, nous avons la nécessité de voir si effectivement une personnalité peut se dégager pour rassembler la grande famille politique de la droite et du centre.
Et je préfère cette modalité-là que la primaire parce que la primaire, ça sert surtout à ceux qui aujourd'hui n'ont aucune chance d'être président de la République de négocier un bon poste au gouvernement si on gagne et à se faire connaître. Moi, je préfère un système dans lequel nous avons une personnalité qui se dégage et Et ensuite, les gens se rassemblent autour de cette personnalité et ça crée une dynamique. La politique, ce n'est pas de l'arithmétique, c'est de la dynamique.
Il faut qu'une personnalité se dégage et que les gens se rassemblent autour de lui. Vous pensez que les LR aujourd'hui seraient prêts à s'aligner derrière quelqu'un qui n'est pas issu de leur famille politique et je pense à Edouard Fillon. Mais je ne sais pas, peut-être que c'est quelqu'un issu d'une autre famille politique de LR qui se rangera derrière quelqu'un qui est issu de LR.
Pour le moment, le temps politique, c'est les élections municipales. Après ces élections municipales, il faut que les gens se mettent autour de la table et trouvent une solution pour qu'on ait un seul candidat. Mais vous redoutez que ces municipales débouchent sur un éclatement DLR ?
Parce qu'il y en a qui voudront aller vers le RN, il y en a qui, comme vous, voudront travailler à une candidature unique de la droite et du centre. Au moins les choses seront claires peut-être, mais je ne le vois pas pour autant beaucoup dans ces élections municipales. Il y a quelques cas un peu isolés, mais je vois plutôt des gens qui ont envie de courir sous leurs couleurs.
Un peu partout, à travers la France tout de même, vous avez des listes, combien il y a de listes RN ? 300 ou 400 listes RN ? Donc je pense qu'aujourd'hui les gens ont plutôt envie d'être sous la couleur.
Et puis honnêtement, au municipal, c'est quand même assez rarement un débat d'ordre de politique politicienne. C'est souvent l'accompagnement de quelqu'un qui a envie de continuer ou pas. Oui, il y a une ville où quand même c'est des questions de politique politicienne, c'est Paris.
Où Rachida Dati n'est pas au niveau qu'elle l'espérait dans les sondages. Sarah Knafo a tendu la main. Est-ce que vous espérez une alliance entre Rachida Dati et Sarah Knafo pour l'emporter au second tour Moi, j'aurais préféré, très honnêtement, qu'il y ait entre Rachid Haddati et Pierre-Yves Bournazel un accord avant le premier tour pour partir dans une dynamique d'union.
Elle a eu tort de ne pas lui tendre la main plus tôt ? Je ne sais pas, les faits sont ce qu'ils sont aujourd'hui et peut-être aussi que les grands chefs, entre guillemets, auraient peut-être pu essayer de se mettre, eux aussi, autour de la table pour régler le problème de la première ville de France qui est un enjeu politique majeur. Maintenant...
Et qui est l'objet d'une guerre des chefs entre Bruno Retailleau, Gabriel Attal et Edouard Philippe – Honnêtement, je n'en fais pas partie de cette guerre des chefs. Donc vous leur poserez directement la question, ça ne m'intéresse pas beaucoup. Mais ce qui comptera, ce sera le résultat.
Et si on avait fait la démonstration d'une vraie dynamique d'union, c'est sûr qu'on arriverait au soir du premier tour sans doute encore mieux, mais je pense que Rachid Adati a toutes ses chances. Vous ne vous opposeriez pas à une alliance avec Sarah Knafo ? Ah j'y suis pas favorable non ?
Mais vous n'y êtes pas défavorable, c'est pas un...
Ou alors j'y suis défavorable dans le sens où Mme Knaffot siège au Parlement européen avec l'extrême droite. Et comme aurait dit Arnaud Montebourg à un certain moment… – C'est une rouge pour vous ? – Pour moi ? – Oui.
Ah oui, je trouve que Mme Knaffot, aujourd'hui, a un problème de positionnement politique au Parlement européen et donc il faut qu'elle clarifie cette situation. Merci beaucoup. Merci Sébastien Martin d'avoir été notre invité à la Une de la Dépêche c'est l'essence, l'inquiétante flambée des prix et on va continuer à parler des municipales évidemment notre page consacrée à cette élection c'est tout de suite et à cinq jours du premier tour page spécial consacré aux municipales.
Sébastien Martin