Laurent Panifous, député de l'Ariège
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Laurent Pagny foot bonjour vous êtes Député de l'Ariège et vous siégé dans un groupe qui s'appelle l'IoT à l'Assemblée nationale est-ce que vous pouvez nous dire ce que c'est exactement comme groupe c'est un groupe de 20 députés à l'Assemblée nationale on dit en groupe d'indépendants pourquoi parce que c'est un groupe qui est composé d'élus issus issus de la droite de la gauche des gens qui ont appartenu à des partis politiques des gens qui appartiennent encore à des partis politiques mais qui pour des raisons X Y et j'expliquerai les miennes on fait le choix de ne pas si j'ai dans des groupes identifiés tels le Parti socialiste ou l'UDI ou d'autres et ont souhaité conserver leur indépendance pour pouvoir être libre de leur vote et la caractéristique de ce groupe c'est c'est peut-être avant tout ça ce sont des députés issus des territoires très attachés à la force des territoires et qui souhaite à l'Assemblée nationale pouvoir défendre donc défendre globalement en fait une politique des territoires donc une politique très décentralisée c'est notre marqueur et très attaché aussi à leur indépendance de votre c'est à dire que à la différence des autres groupes le fait qu'on vote parfois différemment parce qu'on a des opinions différentes sur sur certains sujets et c'est normal nous on l'accepte ça ne pose aucune difficulté c'est un principe après bien sûr que selon les textes on essaie d'avoir une position commune pour donner de la cohérence au groupe quand c'est possible on discute mais on a ce travail permanent qui est un travail de compromis entre nous et si sur certains sujets et c'est très souvent le cas on ne fait pas l'unanimité dans le groupe et bien les gens votent leur année conscience librement sans que ça en pose aucune aucune difficulté et je dois dire que j'apprécie j'apprécie ça et avec mes collègues mes collègues députés issus de la gauche pour pour certains encore membres du Parti socialiste mais qui n'ont pas souhaité ici j'ai du fait de la cor soumise en fait c'est en tout cas c'est une expérience assez riche qui ressemble un peu à ce qui se fait un collectivité que les gens n'ont manifestement pas l'habitude de faire au niveau national c'est-à-dire la culture du compromis dans une collectivité ici on apprend à travailler avec des gens qui ont des opinions différentes des nôtres et d'horizon différents et ça pose pas de difficultés on a l'habitude autour des tables des conseils qui soient municipaux des collectivités comme les comités de communes de travail avait déjà différents et on a un objectif commun on essaie le rôle du président ou du maire d'essayer de trouver d'essayer de trouver un chemin un compromis pour arriver à cet objectif qu'on a collectivement alors que l'on soit de droite de gauche du centre vert ou pas on prendrait un chemin différent et dans cette dans ce groupe ça ressemble beaucoup à ça et c'est vraiment on peut dire en fait le groupe des territoires et donc cette culture du compromis est dans ce groupe elle pose aucun aucune difficulté avec une liberté de vote à la fin donc voilà ce qu'il y a des députés de gauche du centre de droite qui se respecte et qui travaillent ensemble qui accepte d'avoir des idées différentes et qui petit à petit c'est assez surprenant pour certains peut-être commencent à l'Assemblée nationale à exister parce que parce qu'il est au champ au centre un petit pied un petit peu de cette échiquier politique alors un nombre c'est le groupe le plus petit mais pour autant on a une on est un groupe qui est clairement inscrit dans la position c'est quelque chose qu'il faut aussi préciser qui était important à la majorité du président de la République mais qui clairement positionné dans une dans une opposition de proposition d'oppositions qu'on dit constructive c'est à dire qu'on sait s'opposer et je pense que ça a été intéressant ces dernières semaines justement oui j'allais vous poser la question vous avez justement votre groupe qui est qui était le moins connu et le plus petit comme vous dites a été largement mis en lumière en début de semaine dernière il y a plus d'une semaine par rapport au vote de motion de censure contre le gouvernement dans le cadre de la réforme des retraites et vous avez été le seul groupe qui a réussi à créer un consensus justement au niveau de l'Assemblée nationale qui a fédéré les votes qui a bien failli de peu renverser le gouvernement vous pouvez nous parler un peu de cette motion de censure et de comment ça s'est passé comment vous avez vu le pu le vivre également c'est assez particulier assez fort à plus d'un titre difficile aussi mais il faut remonter un petit peu dans l'histoire de ce texte c'est que quand la majorité le président de la République est la première ministre nous a nous a présenté ce projet de loi sur sur la retraite immédiatement et là c'était on était unanime dans le groupe on a été tous opposé sur une mesure la mesure qui en fait à cristalliser les les oppositions dans le pays que l'on soit dans les syndicats à la population les partis politiques en général c'était la fameuse mesure de passer de 62 ans à 64 ans l'âge légal de départ à la retraite nous on a immédiatement fait savoir moi j'ai participé avec Charles de Courson on était les deux députés du groupe à participer à des Olivier du soft Tunisie du travail au fameux entretiens qu'a pu avoir les négociations le ministre avec les dix groupes de l'Assemblée nationale donc moi pour le nom du groupe liote avec Charles de Courson la plus participer à Sérignan et immédiatement que ce soit Charles de Courson qui est un député ici dans droite ou moins depuis la gauche on a pu dire clairement sur cette mesure qu'on était opposés parce qu'on l'a considéré injuste mais en fait c'est une une position qu'on a apprise immédiatement ou qu'on a expliqué on a argumenté pourquoi parce qu'elle est considérée les personnes qui ont commencé à travailler tôt pas celles pour mon cas par exemple tout simplement qui ont commencé à travailler après avoir fait 50 études on n'est pas concerné et on a pu argumenter de manière assez précise auprès du ministre pourquoi on était opposé à cette mesure en particulier mais ce qu'il faut dire et qui est important on a pu dire au ministre on a pu dire au gouvernement qu'on était opposés à cette réforme mais on n'était pas opposé à une référence c'est-à-dire qu'on est on était on ne faisait pas partie de ceux qui expliquait que circuler il n'y a rien à voir il y a pas de déficity un déficit ce qui est vrai c'est que ce déficit n'est pas aussi important qu'on voudrait le dire en proportion c'est en proportion de ce que coûte la retraite en coproprion du budget d'État les 10 à 15 milliards dont on parle chaque année à aller chercher dans les prochaines années ça ne justifie pas une telle précipitation une telle rigueur dans la mesure et de ce point de vue que ce soit sur la forme ou que ce soit sur la mesure des 64 ans j'étais pas d'accord nous n'étions pas d'accord à l'unanimité dans le groupe après le gouvernement a dit qu'il avait écouté consulté moi j'ai participé au groupe au groupe de travail avec le ministre je veux dire que la consultation du groupe parlementaire c'était pas une vraie consultation c'est-à-dire que moi j'ai pu nous avons pu dire ce que nous pensions le ministre nous a répondu ce qu'il a pensé de lui on a fait trois réunions comme ça il a fait la même chose j'imagine j'étais pas avec les syndicats mais vu la couleur la colère des syndicats à l'unanimité notamment la CFDT qui est quand même un syndicat qu'on peut dire constructif progressiste j'imagine que le gouvernement le ministre a adopté la même position avec les syndicats qu'il avait fait avec nous donc vu que sur la pointe des 64 ans la position du gouvernement était circulée il y a rien à voir alors qu'il avait des députés comme nous alors toutes les oppositions ne disaient pas forcément la même chose n'avait pas forcément le même message nous notre message c'est oui nous devons faire une réforme oui il faut aller vers un système de retraite plus juste comme le dit notamment la csdt mais pour cela il faut se mettre autour de la table il faut travailler certes sérieusement pour aller chercher cet objectif ce que je disais tout à l'heure aller chercher un objectif c'est à dire amener notre système de retraite à l'équilibre pour le sauver et là je dis banco on était d'accord mais la question c'est la question du chemin et on nous a voulu aussi nous imposer un chemin un chemin qu'on considérait comme injuste et pour arriver à la question de la motion de censure pourquoi en arriver là déposer une émotions c'est quand même quelque chose d'assez fort nous c'était l'ultime recours que l'on a eu parce que le gouvernement a fait le choix du passage en force c'est le fameux 49-3 alors déposez un 49-3 c'est à dire passer en force en mettant sur la table quand même la responsabilité du gouvernement quand on est sur un sujet de budget c'est à dire quand on voit ce budget d'État de la sécurité sociale comme on le fait ici dans une collectivité quand on voit que le budget ça signifie qu'on est dans la majorité quand on le vote pas ça veut dire qu'on est l'opposition la réalité c'est que la majorité présidentielle à l'Assemblée non pas la majorité donc il est dire alors bon tout le monde crie au scandale quand on passe à 49-3 je crois que c'est regrettable à mes faits la vérité c'est qu'un 49-3 sur un texte budgétaire quand on est en minorité ça ne justifie pas à mes yeux quand on est en position une motion de censure parce que quelque part c'est un passage qui n'est pas obligé mais que qui à mes yeux ne justifie pas une réponse forte comme une censure alors qu'un texte de retraite ou un texte de société quel qu'il soit ne justifie à rien un passage en force il oblige à mes yeux le président et le gouvernement aller chercher une majorité à l'Assemblée nationale et même si ça lui coûte même si ça lui demande des efforts même si ça lui demande de faire des compromis et là cela qu'on insistait c'est un gouvernement qui a voulu passer en force et qui n'a pas voulu faire de compromis et là nous avons dit au gouvernement une première chose en déposant d'abord une motion de rejet avant on aurait permis à l'Assemblée nationale de voter ou pas un rejet de ce texte sans faire tomber le gouvernement sauf que le gouvernement je pense s'entend que la motion de rejet avait peut-être des chances de passer parce qu'elle était moins engageante pour les députés à appliquer son 49,3 avant qu'on dépose la notion de rejet ce qui sont droits et donc avant même qu'on étudie le texte et donc là on a dû le groupe le groupe liotte a pris la décision d'aller au bout de la démarche et de répondre au Gouvernement au même niveau de gravité j'allais dire c'est à dire que au 49-3 sur un texte qui ne le justifie pas nous avons répondu par une motion censure et pourquoi cette mention censure a pris une telle ampleur justement parce que c'était un groupe comme le nôtre composé de députés d'horizons différents ou des députés d'opposition mais de propositions qui ont dit sur ce texte ça n'est pas acceptable et donc cette notion de censure à cristallisée c'est à dire que nous avons les députés des députés des positions plus extrêmes mais on a aussi des députés des républicains donc députés de l'arc républicain on va dire à l'Assemblée nationale qui ont qui ont qui ont soutenu ce projet alors à neuf voix à neuf voix cette motion de censure n'est pas passée ça veut dire qu'en neuf voix on aurait pu mettre un terme à cette réforme des retraites on aurait pu obtenir la démission de gouvernement qui qui était justifiée pour le coup parce que ce gouvernement a fait le passage à force sur ce texte il n'aurait pas dû le faire je pense que c'est une erreur politique je dis ça en colère je pense que c'est une politique majeur donc le gouvernement est fragilisé à vos yeux et nous nous avons répondu avec fermeté avec la motion censure le gouvernement a compris que un groupe aussi petit soit-il que le nôtre est capable de rassembler le cristalliser parce qu'on ne sort et on intervient avec fermeté que quand c'est nécessaire et justifié on n'est pas le groupe qui va hurler toute la journée dans l'hémicycle au scandale en triant que les autres sont des vendus ou des ou des gens dangereux c'est pas c'est pas du tout notre méthode mais mais pour le coup cette motion de censure se justifie c'est pas c'est prêt donc le texte malheureusement n'a pas été retiré le gouvernement n'est pas démissionné pour autant là maintenant la balle est dans le camp du président de la République c'est à lui de changer de méthode alors je regrette dans sa intervention il y a quelques jours au lendemain de cette fonction censure il y avait une forme de déni de réalité de de déconnexion totale de la réalité du pays de la population des syndicats et de l'Assemblée nationale et alors dire simplement voilà nous avons gagné de neuf mois c'est-à-dire que la censure a pas été votée de 9 mois neuf voix je pense que il aurait été normal que le président au moins et un message pour dire aux Français au syndicat à tous ces députés qui ont voté fermement contre ce projet et contre la méthode il aurait été normal qu'il a un message pour tous ces gens là mais ça je l'apaisement c'est qu'il n'a pas eu je regrette j'attends aujourd'hui que la première ministre commence à envoyer des signaux envers on verra toujours est-il que nous ce groupe Elliott on reste dans une position d'opposition constructive on souhaite proposer on souhaite co-construire quand on nous le demande et quand on quand le gouvernement mais maintenant il le sait clairement quand le gouvernement choisira le passage en force il trouvera face à lui une opposition sérieuse ferme qui sera dire non et qui manifestement quand elle dit non est entendu donc une position utile justement dans le cadre de cette position utile vous faites partie de diverses commissions comme tous les députés vous pouvez nous brosser un petit tableau de des commissions auxquelles vous participez alors ma commission alors chaque député a une commission officielle une ce qu'on appelle les commissions de permanentes à l'Assemblée nationale une D8 moi je suis la commission défense et forcée donc dans cette commission je travaille de toutes les questions relatives à la question de la de la défense de l'armée française Terre Mère et de la marine mais aussi de toutes les forces sécurité alors il y a des sujets qui sont qui sont c'est un peu la difficulté de ce groupe pour un député parce que de cette commission pardon parce que beaucoup de beaucoup de nos travaux se font à huis clos donc des choses qui ne sont pas vous ne pouvez pas nous en parler mais mais c'est la question du budget de nos armées c'est une question importante et le loi de programmation militaire puisque les budgets des armées sont planifiés sur plusieurs années donc là il y a une loi de programmation militaire qui est sur la table et qui est à l'étude donc ce groupe travail cette commission parlant de travail sur sur ça par exemple on auditionne régulièrement tous les intervenants les chefs d'état-major là ces dernières semaines c'était les représentants des armées étrangères donc c'est ce travail de commission qui est un travail qui n'est pas forcément de légiférer mais qui est de préparer un texte analyser les textes et regarder tout ce qui se passe au niveau européen ou au niveau mondial sur la question de la défense et notamment dans le cadre d'une d'une crise d'une crise ukrainienne majeure donc forcément notre notre commission et et attentive à ce qui se passe au niveau des relations internationales des différentes armées on travaille beaucoup sur la livraison des armes de quelle manière notre pays intervient ou pas de manière ind sur ce conflit par par le prêt par le don de matériel et ce que font de nos partenaires pour pour qu'il y ait une cohérence dans l'action voilà donc la commission c'est écouter auditionner ces contrôler ce que fait notre gouvernement dans le cadre de la défense et des forces armées c'est une commission qui qui est aussi importante territorialement au niveau de l'Ariège parce qu'on a quand même on a nos forces de sécurité les gendarmes des policiers mais on a on a aussi le premier RCP donc le lien entre ce que je fais à l'Assemblée et notre territoire c'est toute l'attention que je peux avoir pour la question de défense des forces armées avec nos militaires ici présent en Ariège après je travaille aussi dans le cadre de groupe et là c'est autre chose je je suis dans un groupe d'études sur la fin de vie donc là c'est un groupe qui qui travaille depuis quelques mois maintenant sur la perspective d'une évolution de la loi et ce que moi je considère comme peut-être l'obtention d'une d'une nouvelle liberté d'une ultime liberté ce qui serait celle du de la possibilité de de bénéficier d'une aide active à mourir de choisir la manière dont on finit ses jours aujourd'hui en France il y a la loi-case énergétique a été votée à quelques années qui permet de d'améliorer considérablement le l'accompagnement des personnes en fin de vie dans le cadre de soins palliatifs de santé de de pratiquer la sédation profonde prolongée jusqu'au décès nous endormir profondément jusqu'au lycée la question qui se pose aujourd'hui dans le cadre de ce groupe de travail nous y réfléchissons autour d'Olivier verinabodo qui sont les deux ministres et des députés d'horizon différents donc on est allé voir ce qui s'est passé à l'étranger notamment mais pas que en Suisse en Belgique qui sont deux modèles différents en Suisse c'est le suicide assisté qui est autorisé c'est à dire qu'on accompagne la personne qui peut prendre le cocktail qui va la mener au DC rapidement ou la Belgique ou là c'est l'euthanasie c'est-à-dire que l'injection est faite par le par le par le médecin donc ces deux modèles différents les deux sont dans le cadre ce qu'on appelle les actives à mourir et notre groupe de travail travail réfléchi à une évolution des droits pour rendre ceci légal l'aide actif va mourir en général est-ce que ce sera vers l'assistance au fil est-ce que ça sera vers l'euthanasie c'est tout le travail qu'on fait ou rien du tout le président de la République a lancé une consultation citoyenne donc il y a des citoyens qui sont en train de réfléchir et se positionner sur le sujet il y a un groupe parlementaire autour des de ministres qui travaillent c'est mon cas et donc on verra à la fin si le président de la République si le gouvernement souhaite mettre ce sujet sur la table un projet de loi une proposition de loi si ça vient d'un député je sais pas moi je le souhaite mais c'est un sujet très sensible qui qui nécessite beaucoup de travail beaucoup de modération parce que ça peut réveiller des patients et il faut vraiment écouter tout le monde écouter les professionnels écouter les usagers écouter ce qui fait ce qui se fait ailleurs ce qu'il y a de bon ce qu'il y a de mauvais parce qu'il y a du bon et des mauvais dans tout et se forger sa propre conviction donc là aujourd'hui on est encore dans la phase de de réflexion de travail d'écoute et alors il y a un autre groupe de travail à laquelle je mais qui est totalement lié c'est ce qu'on appelle ça une mission d'évaluation c'est je fais partie des députés qui sont chargés d'évaluer la loi classique justement qui la loi qui a mis en place l'évolution des soins palliatifs qui aujourd'hui nous permet notamment de pratiquer cette sédation profonde d'être endormi profondément jusqu'au décès pour éviter toute souffrance mais qui ne permet pas ce qu'on étudie par ailleurs une éventuelle adaptive à mourir et ce qui est ce qui est intéressant dans cette mission d'évaluation c'est qu'on rencontre là aussi très largement très largement et toutes les personnes qui ont l'intérêt direct ou indirect avec avec les soins palliatifs et savoir de quelle manière cette loi serait suffisante aujourd'hui ou pas s'il est bien impliqué partout si les soins palliatifs sont bien développés sur le territoire et c'est très indestructible de voir qu'aujourd'hui on a un gros problème de culture paletting on a des professionnels de santé qui sont pas forcément totalement formés et on a surtout des territoires qui sont peu pas dotés de de service de soins palliatifs et donc on n'est pas tous égaux en France face à la fin de vie et ça c'est un vrai sujet qui est un travail qui est différent mais complémentaire du groupe de travail sur la fin de vie qui lui ouvre peut-être une nouvelle perspective je suppose que vous que vous planchez sur les directives anticipées qui sont peu connus et qui et qui sont difficiles en applicables à l'heure actuelle en fonction des un peu des convictions politiques religieuses philosophiques de autant du personnel médical que des patients toutes ces considérations politiques religieuses philosophiques entre en compte c'est pour ça qu'il faut être extrêmement prudent quand on parle de la fin de vie et il faut écouter tout le monde et respecter tout le monde après voilà c'est le rôle de législateur d'amener vers d'abord ce que je fais c'est d'évaluer la loi dans le cas de la mission d'évaluation et c'est vrai c'est à dire que la loi clémity a mis en place la directive anticipée la personne de confiance la sédation profonde ce sont les trois outils majeurs de cette loi et le constat c'est que aussi sur la sur la personne de confiance ou les directives anticipées c'est très peu utilisé très peu de personnes rédigent leur directives anticipées donc c'est plutôt quelque chose qui est pas positif en même temps c'est extrêmement difficile de dire à quelqu'un là tout de suite vous moi de dire moment rédige nos directives qu'est-ce que je voudrais si demain je suis en situation de ou ne de plus pouvoir dire justement ce que je voudrais qu'est-ce que je voudrais que que ceux qui sont autour de moi puisse faire pour moi mais l'autre vérité c'est que il est très difficile de réfléchir en se mettant en situation de parce que la vérité c'est que les personnes qui qui se retrouve en situation de grande difficulté donc proche de la fin de vie manifestement c'est le retour que j'ai ont une une réponse qui peut être différente de ce qu'elle de ce qu'elles auraient donné disant qu'elles en avant en dirigeant des directives anticipées avec une forme d'idéale ce qui nous paraît aujourd'hui insupportable ne l'est pas forcément pour quelqu'un qui dans une situation très dure se retrouve avec un handicap très fort etc mais peut-être que ce jour-là la force de la vie fait que fait qu'on invite quand même de s'accrocher donc la directive anticipée c'est un sujet très compliqué et voilà et donc dans le cas de cette mission d'évaluation on écoute tout ça on observe ces difficultés sans juger et voilà c'est un sujet à la fois passionnant mais très difficile et qui en tout cas oblige à beaucoup de modestie bien merci beaucoup monsieur le député merci
Laurent Panifous