Budget de la Sécu : un texte sauvé de justesse
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Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat.
Nos régions, allez on va faire une info un peu plus légère. C'est une tradition aux quatre coins du pays en ce mois de décembre. Les traditionnels marchés de Noël. Et s'il est une région où ils sont bien plus qu'une tradition, mais une véritable institution, c'est bien l'Alsace. Bonjour Eric Strotman, merci beaucoup d'être avec nous. Vous êtes maire de Colmar. Les marchés de Noël chez vous ? Voilà, Eric Stroman. Stroman, on peut parler d'institution ? Alors la fête de Noël est réellement une institution. Le marché lui-même, c'est plutôt une création des collectivités locales à partir du début des années 90, qui a connu un développement après tout à fait fantastique.
Et aujourd'hui, c'est devenu des références nationales, voire européennes, parce que nos villes, et Colmar en particulier, avec son centre-ville médiéval, est un cadre magique pour ces marchés de Noël. Quel bilan vous faites depuis l'ouverture, monsieur le maire ? Est-ce que les Colmariens sont au rendez-vous ? Alors ce sont surtout nos visiteurs qui sont au rendez-vous. Je crois que les Colmariens, évidemment, ont l'habitude de ces flottes touristes qui arrivent avant Noël. Le premier bilan, on va dire qu'on envoie toujours un message, ne venez pas le week-end, parce que le week-end, nous sommes évidemment saturés, et on leur dit de venir en semaine.
Ça a un peu reculé le week-end, ça reste encore à confirmer pour les prochaines fins de semaine, parce que aussi les deux premiers week-ends étaient plutôt plus vieux, mais on voit une fréquentation plus forte en semaine, et donc une meilleure répartition des flux touristiques. Pourtant, la météo est plutôt clémente, ça n'impacte pas la fréquentation du marché de Noël, et vous nous parlez du flot de visiteurs, monsieur le maire, quel impact, quelle retombée pour la ville de Colmar, ce marché de Noël ?
Alors la météo, je vous l'ai dit, les deux derniers dimanches étaient vraiment plus vieux, et lorsqu'il pleut, notamment les Colmariens, ne vont pas faire les courses dans notre zone piétonne, c'est un phénomène assez habituel. Par contre, il ne fait pas très froid. Hier, par exemple, on a constaté 15 degrés. Alors on a par exemple modifié aussi nos dispositifs. Nous avions par le passé une patinoire à ciel ouvert, et avec le changement climatique, le fonctionnement de cette patinoire coûtait de plus en plus cher, et on a décidé de la remplacer par un marché familial sur la place RAP.
Donc forcément, la pluviométrie a une incidence, le changement climatique aussi a une incidence sur la nature des activités qu'on va présenter, mais il n'en reste pas moins qu'on va accueillir plus de 1,5 million de visiteurs. – Merci beaucoup, merci Eric Stroman, maire de Colmar, d'avoir été avec nous. Bonne journée à vous également pour nous parler de ce marché de Noël. On poursuit le tour de l'info dans nos régions avec nos partenaires de la presse régionale. On va à Poitiers, bonjour Delphine Blanchard, merci beaucoup Delphine d'être avec nous, journaliste à la Nouvelle République. Delphine, on va parler d'un tout autre sujet avec vous, on revient un peu à la politique.
Le livre de Nicolas Sarkozy, journal d'un prisonnier, sort aujourd'hui. Il crée quelques émois dans sa famille politique dans votre région, avec des alliances politiques long d'être naturelles. – Exactement, un passage a d'ores et déjà semé le trouble alors que le livre ne sort qu'aujourd'hui. Il laisse notamment entendre qu'une alliance avec le RN est souhaitable, voire inéluctable pour les prochaines échéances électorales. Alors dans nos colonnes, on a fait réagir les Républicains de la Vienne qui jugent sévèrement les propos, qui les jugent étonnants et incompréhensibles.
Le président des LR du département, il va même plus loin en expliquant que s'allier avec le RN, dont, je le cite, « le programme économique ne tient pas la route », serait une faute politique. S'il ne nie pas que certains électeurs LR sont partis vers le Rassemblement national, lui préfère prendre le pari qu'il revienne dans les rangs de son parti, mais certainement pas en s'alliant avec le Rassemblement national. Un autre sénateur LR, toujours Bruno Belin, qui est de la Vienne, lui, il en appelle au gaullisme social attaché aux valeurs humanistes.
Et il fait le choix de citer un autre ancien président de la République, Jacques Chirac, qui disait « ne composez jamais avec l'extrémisme, l'antisémitisme et le rejet de l'autre ». Et Delphine, à gauche aussi, les Allianz sèment la confusion. En effet, vous parliez des écologistes tout à l'heure avec Marine Tondelier. Eh bien, à Poitiers, la mère sortante écologiste Léonore Monconduit, elle vient de recevoir un soutien politique de poids par la voix du président du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, le socialiste Alain Rousset.
Ce dernier, âgé de 74 ans, dont près de 40 ans de socialisme au compteur, vient donc de soutenir publiquement la jeune écologiste, ce qui en a étonné plus d'un, alors même qu'un candidat socialiste se présente face à l'actuel maire reparti en campagne à Poitiers. Un soutien qui, je vous le disais, est vraiment à étonner dans le landerno politique parce que dans la liste du candidat Poitvin soutenu par le PS local, se trouve en position éligible parmi les 53 noms, une conseillère régionale PS, actuellement dans la majorité dans la Rousset au Conseil régional.
Et pour couronner le tout, s'il fallait ajouter un peu plus de confusion à la confusion, au sein de l'hémicycle régional, les écologistes sont, et bien oui, vous l'aurez compris, dans l'opposition. Alain Rousset fustige régulièrement leur, je cite encore, idéologie, idéologie, leur radicalité, et se gosse même parfois en lisant publiquement en plénière leurs motions et amendements qu'ils jugent farfelus. Alors la semaine prochaine, le Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine se réunit en plénière à Bordeaux et à mon avis, l'ambiance risque d'être sacrément électrique.
– Merci beaucoup, merci Delphine d'avoir été avec nous, la une de la Nouvelle-République, tout autre sujet, fauteuil roulant gratuit. Oui, mais c'est à la une de votre journal. Merci beaucoup Delphine Blanchard et à très vite. On continue à parler politique puisqu'à la une de la presse régionale, Steve, ça passe pour le budget de la Sécu.
– 13 petites voix d'écart seulement, on regarde, le projet de loi de financement de la Sécurité sociale a donc été adopté hier par l'Assemblée nationale en deuxième lecture. Ça fait la une de plusieurs quotidiens effectivement ce matin. Le texte doit maintenant retourner au Sénat avant de revenir une dernière fois à l'Assemblée nationale pour être adoptée définitivement. Pour la Marseillaise, ça passe, non sans casse. Référence notamment aux élus insoumis qui pestent contre les socialistes qui ont voté en faveur du budget. Les DNA parlent d'une première victoire pour Sébastien Lecornu.
– Autre sujet, Perrier peut-il sauver sa source ?
– C'est la question que pose Midi Libre ce matin, malgré les anomalies bactériologiques. L'Agence régionale de santé préconise de renouveler le label eau minérale naturelle pour la marque Perrier. Dans un rapport remis au préfet du Gard, l'ARS Occitanie propose d'accéder à la demande d'autorisation déposée par Nestlé tout en préconisant un contrôle sanitaire renforcé. Et ça fait grincer les dents la concurrence, Oriane.
– Non, tu es encore victime de fusillades.
– Oui, ce lundi, plusieurs coups de feu ont été tirés dans le quartier de la Bottière. Les fusillades sont devenues régulières à Nantes, écrit Presse Océan, qui revient sur l'histoire de ce fléau dans la ville. Les premiers coups de feu ont claqué au début des années 2000. À l'époque, le vieux banditisme nantais vit ses dernières heures. Le cannabis va bientôt arriver par tonnes, même dans certains quartiers. À partir de 2006, les armes commencent à blesser des habitants, puis à tuer. Presse Océan parle d'un point de bascule dans l'histoire de Nantes, Oriane.
– Des plats gastronomiques, à moins de 5 euros, c'est possible ?
– C'est ce que propose l'ancien chef étoilé, Jean-Bruno Goss, qui fait la une du bien public. Ce matin, l'idée, proposer des plats maison à récupérer dans des points de dépôt à prix accessible. L'entreprise est basée à Dijon et s'inspire d'un concept américain, le batch cooking. C'est un concept culinaire basé sur la mutualisation des différents ingrédients pour proposer un repas différent chaque jour de la semaine.
– Il n'y a pas que Sébastien Lecornu qui a soufflé hier soir, il y a aussi des supporters de l'OM.
– Oui, c'était chaud aussi pour l'OM. C'est passé ric-rac en Ligue des champions 3-2 face aux Belges de l'Union Saint-Gilloise. Match un peu fou, l'OM a été sauvé à deux reprises par la VAR, libéré titre La Provence. Bonne nouvelle, les Olympiens font donc un pas vers la qualification en barrage de la Ligue des champions, Riane.
– Fin de match compliqué, ce sera peut-être plus facile pour vous ce soir.
– Tous les mercredis, pas toujours facile le mercredi pour nous, mais ce sera peut-être plus facile pour le PSG effectivement.
– PSG Bilbao ce soir, merci beaucoup, merci Steve. Alors on va revenir à la politique, au budget de la Sécurité sociale qui a donc été adopté hier de justesse par l'Assemblée nationale à 13 voix près. Est-ce la victoire de la méthode Lecornu ? On va en débattre avec nos éditorialistes. D'abord on regarde les réactions à ce vote du budget, c'est avec Aurélien Romanoff. – Adopté par 247 voix pour, le budget de la Sécurité sociale a notamment bénéficié du vote favorable de certains députés LR, alors que Laurent Wauquiez, le président du groupe, avait appelé à une abstention. Un budget qui déplaît fortement au président du parti Les Républicains.
– C'est un budget socialiste, c'est un budget qui permettra sans doute au gouvernement, à Emmanuel Macron, de durer un peu plus. Et c'est un budget qui emmène la France dans le mur. Et je le regrette profondément. – Parmi les réactions de ceux qui ont permis au texte d'être adopté, aucun groupe n'applaudit ce budget. Trop à gauche pour les uns, trop rigoriste pour les autres. Mais le sens du compromis est salué. – Est-ce que c'est le budget que j'aurais souhaité voir adopté ? La réponse est non. Évidemment, j'aurais souhaité un budget dans lequel il y a plus d'économies, plus de valorisation des Français qui travaillent.
Est-ce que pour autant ça justifie de tout envoyer balader en considérant que ça serait mieux que le pays n'ait pas de budget ? Je ne crois pas. – Côté France Insoumise, on déplore la trahison d'une partie des partenaires de l'ex-NFP. – Il confirme le changement d'alliance du Parti Socialiste qui décide donc de rejoindre le camp des soutiens au gouvernement. Et je rappelle qu'en démocratie, lorsqu'on vote un budget, on est donc dans la majorité et dans le soutien au gouvernement. – Les socialistes répondent en invoquant le sens de la responsabilité.
– Nous n'avons pas fait un choix qui était un choix partisan, un choix qui revenait à nous servir, mais à servir les Françaises et les Français.
– D'ici la fin de l'année, le Premier ministre devra trouver le même chemin de compromis pour faire passer le texte budgétaire général. – Et on va analyser ce vote avec vous. Bonjour Elisabeth Martichoux. – Bonjour. – Merci d'être là et bonjour Benjamin Morel. – Bonjour. – Merci également d'être avec nous. 13 voix d'écart, on annonçait un vote très serré. Des ministres tablaient même sur 2-3 voix. Est-ce que Sébastien Lecornu a réussi son pari hier Elisabeth ?
– Oui, incontestablement. Il y en a deux qui ont réussi leur pari, qui sont les gagnants ce matin, c'est Olivier Faure et effectivement le Premier ministre qui sont les artisans de ce compromis. Ils y ont travaillé, Olivier Faure a fait voter pour, ce qui est quand même considérable dans la logique politique parlementaire. On rappelle que quand on vote pour un budget, ça veut dire qu'on soutient un gouvernement, il a fait voter pour ce budget et Sébastien Lecornu a petit à petit, jour après jour, vraiment. Alors pour le coup je parlais d'artisan, c'est de l'artisanat. Il a tissé, il a cousu ce compromis, on peut en parler, on peut le qualifier, mais il est là.
– Voilà, c'est la victoire de sa méthode. – Et c'est aussi une certaine… Oui, surtout si on dézoome, c'est la victoire de la stabilité. Parce qu'il eût été rejeté, si on dézoome, eh bien nos voisins auraient dit, ce matin, la France n'a pas été capable de se doter d'un budget de la sécurité sociale et c'est tout ce qu'on aurait retenu, une nouvelle crise politique ce matin. Alors c'est une étape, on va en parler, c'est vraiment que la première étape, mais elle eût été perdue par Sébastien Lecornu, effectivement ça aurait été un échec personnel pour lui et pour Olivier Faure. Donc à contrario, ce sont les deux gagnants.
– Et on va revenir sur les gagnants politiques, vous l'avez dit Sébastien Lecornu et Olivier Faure, mais Benjamin, vous qui vous intéressez beaucoup au Parlement, est-ce que c'est aussi la victoire du Parlement, de la démocratie parlementaire ? Hier soir, Olivier Faure disait, ce soir le Parlement a montré qu'il servait à quelque chose.
– Alors le Parlement sert à quelque chose, ça c'est évident, et heureusement qu'il est là. Néanmoins, la démocratie parlementaire, le parlementarisme, ce n'est pas vraiment comme ça que ça marche. C'est-à-dire que d'habitude, vous avez des groupes politiques, ils forment des coalitions, des coalitions stables, ils imposent une discipline à leurs députés, et ensuite on se met d'accord au sein de la coalition et on vote au moins le budget. C'est comme ça que ça fonctionne dans des pays comme l'Allemagne, l'Italie, l'Espagne, la Belgique, bref, à peu près partout en Europe, dans des démocraties parlementaires.
Là on a quelque chose qui ressemble beaucoup plus à ce qui se passait sous la Quatrième République. Vous avez des groupes politiques extrêmement divers qui font des compromis temporaires, ponctuels, et vous avez des groupes politiques, on y reviendra sans doute, très indisciplinés. On dit souvent, la Quatrième République, c'est la république des partis, ce n'est pas vrai en fait. Les partis sont très faibles sous la Quatrième. Le groupe, y compris le groupe SFIO à l'époque, se divise tout le temps, vous n'avez aucune culture de groupe qui fait que ça tient.
Et là, c'est un peu ce qu'on a vu hier, c'est-à-dire que quand vous regardez les écolos, quand vous regardez LR, etc., ces groupes politiques ont été explosés quant à leur vote, ça fait que vous pouvez gagner des batailles, vous pouvez gagner des étapes, on va y revenir, vous pouvez sauter quelques-uns, mais in fine, est-ce que vous parviendrez à sauter la liste suivante ? C'est tout sauf évident. Donc c'est une méthode qui a porté ces fruits-là, mais qui ne peut pas être structurellement celle que l'on adopte.
– Et en majorité, Benjamin, les groupes étaient divisés, c'est-à-dire qu'il y a trois groupes dans les opposants qui ont été extrêmement unis, c'est le RN, UDR, Derek Ciotti et LFI, et dans ceux qui ont voté pour, Renaissance et le Modem. – Sinon, tous les autres avaient des votes éclatés.
– Exactement, je reviens à ma quatrième éplique, c'est le seul groupe discipliné qui marchait sous la quatrième, c'était le groupe communiste, mais il était toujours dans l'opposition. Et là, les groupes les plus disciplinés, c'est le RN et la FI, c'est toujours eux qui sont dans l'opposition, donc évidemment, ça crée une instabilité.
– Le Renaissance est un groupe qui a été très discipliné.
– Oui, là, ils ont été très disciplinés.
– L'unanimité, c'était pas gagné. – Et le Modem aussi, pareil. – Et le Modem, absolument, Oriane. Donc, non, les deux extrêmes, dans l'opposition, ils ont été unanimes et puis ils ont une structure militaire beaucoup plus forte que les autres, mais le fait que Gabriel Attal ait réussi à convaincre tous ses députés, ça n'est pas rien. Et le Modem aussi, parce qu'ils font un peu la grimace.
– On a des groupes charnières qui, eux, sont très divisés et créent la marge d'instabilité et d'imprévisibilité pour la suite.
– Je voudrais rappeler que, j'en faisais partie, la plupart des observateurs ne pariaient pas un copec sur l'issue de ce vote. Et on a été nombreux à dire, il n'y a pas de majorité, il n'y aura pas… Alors, encore une fois, la partie n'est pas terminée. Il y a un vote ultime du PLFSS dans une semaine après le passage au Sénat, qui va évidemment dépouiller le texte. Il y aura le PLF, le butier…
– Qui devrait, pardon, ne pas l'examiner, Elisabeth, le Sénat. – Oui, qui va être rejoué. – Voilà, qui va le renvoyer à l'Assemblée a priori.
– Voilà, d'où la précision, merci Auriane. Et on verra, parce qu'évidemment, LFI et l'URN vont, pendant une semaine, s'échiner à faire en sorte que ce vote d'hier ne soit pas reproduit dans une semaine. La logique voudrait que, mais on ne sait jamais. Mais tout ça pour dire que ce n'est pas gagné. Mais, encore une fois, ce vote existe et il a déjoué tous les pronostics de tous ceux qui disaient, et encore une fois, j'en étais, qui étaient très pessimistes. Donc, ce n'est pas rien. Après, est-ce qu'on saura un jour s'il aurait mieux valu pas de vote pour ne pas suspendre la réforme des retraites, par exemple ? Ou parier sur la stabilité, en fait, on ne le saura jamais.
Mais le fait est que c'est la stabilité qui a gagné, ce n'est pas rien.
– Non, ce n'est pas rien. Et vous le rappeliez, Elisabeth, on est quand même face à des socialistes qui ont voté pour, des écologistes qui se sont abstenus avec Horizon, les LR, dans leur grande majorité. On n'aurait pas imaginé ça il y a encore une semaine. – Ils ont obtenu quand même pas mal de choses.
La suspension de la réforme, déjà, pas de 49.3, la suspension de la réforme des retraites. Il n'y a pas de gel des pensions de retraite. Il y a une rallonge pour l'hôpital. Il y a quand même beaucoup de choses qui font qu'ils vont pouvoir aller dire, c'est grâce à nous. Et on voit bien la bataille de LFI qui commence sur Twitter à dire, oui mais c'est faux, si on ne l'avait pas voté, on aurait 4 milliards. Enfin, il va y avoir des batailles de chiffres. Les Français ne vont rien comprendre, mais chacun va vendre.
Moi, je pense qu'effectivement, on le rappelle, sans budget de la Sécu, on aurait eu un texte, donc le même budget de 2025 qui se serait reproduit en 2026, je parle sous le contrôle, jusqu'à ce que les députés, comme l'année dernière, reprennent complètement la loi et rediscutent.
On avait des marges de manœuvre par décret, en réalité.
Alors, par décret, mais bon, ça dépend du gouvernement, à partir de ce moment-là. Mais là, ce sont les parlementaires qui peuvent aller dire aux Français, voilà ce qu'on a obtenu, nous. Et donc, ça n'est pas rien, effectivement. Ce qui a été fait par Sébastien Lecornu, il a quand même pas mal donné. D'où l'accusation, c'est un PLFSS socialiste. Non, c'est un PLFSS qui a été voté. Je crois que c'est ça qu'il faut retenir. Socialiste, pas socialiste, il a été adopté. Ce n'était pas gagné, n'est-ce pas, Benjamin Morel ?
Non, ce n'était pas gagné. Et on avait, en effet, un budget qui apparaissait comme ayant une réalité arithmétique contre lui. Donc là, on a, en effet, mais je vous rejoins complètement, deux acteurs qui ont très bien joué, qui sont d'un côté Sébastien Lecornu, qui a su faire les concessions qu'il fallait, tout en maintenant. Enfin, hier, il recevait encore les ultramarins, si vous voulez, pour tenter de diviser ce qui pouvait exister au sein, à la fois, du groupe Cliott et au sein du groupe communiste et qui pouvait potentiellement apporter quelque peu la pointe. Donc les 13 voix, il a fallu aller les chercher chacune avec les dents. De même pour Olivier Faure.
C'est une victoire d'Olivier Faure aussi. Pas seulement parce qu'il vote pour, mais également parce que les écolos et les communistes, les écolos se sont majoritairement abstenus et les communistes se sont en partie divisés. Donc ça veut dire que le PS n'est pas isolé à gauche. Et c'était ça le vrai risque. C'est-à-dire que si les socialistes votaient pour, le risque, c'était in fine que vous ayez des insoumis qui fassent l'unité de la gauche derrière eux à l'avant-veille des municipales. Ça aurait été dramatique. Donc là, il y a un jeu qui en effet était assez porteur. Ensuite, je vous rejoins, c'est le début de la course de V.
C'est-à-dire que le texte revient à l'Assemblée la semaine prochaine. Il faudra qu'il y ait également un vote. On peut considérer que c'est quand même assez probable parce qu'il y a un jeu. Il y a eu des abstentions, mais relativement peu d'abstentions par rapport à ce qu'on aurait pu avoir. C'est-à-dire que ça s'est vraiment joué pour contre. Donc les variations de vote, elles peuvent être plus limitées. Et ensuite, il y a le PLF. Et le PLF, lui, c'est une autre affaire, c'est une autre histoire. Et là, il faudra voir si on arrive à passer 149 à 1 à 3. À ce stade, ce n'est pas gagné.
Et on va en parler, mais on va revenir sur les divisions qu'il y a eu au sein des groupes. Alors, vous parlez d'Olivier Faure qui a fait voter pour les députés socialistes. Ça n'a évidemment pas plu du tout à la France Insoumise. On va écouter ce matin. Manuel Bompard, il était sur France Inter. L'année prochaine, il n'y aura pas 400 000 personnes qui vont partir plutôt à la retraite. Il y a une mesure qui a été prise, qui est un décalage d'un an de la montée en puissance vers l'âge de départ à la retraite à 64 ans. Moi, je suis contre la retraite à 64 ans. Donc, je souhaite son abrogation. Et il y a une majorité de députés à l'Assemblée nationale qui sont favorables à l'abrogation.
Alors, laissez voter l'Assemblée nationale et la retraite sera abrogée. Pas besoin de combinaisons pour laisser passer ce budget et sauver la chronique. Voilà, combinaison pour sauver la macronique. C'est ce que dit la France Insoumise, Elisabeth.
Alors, la suspension de la réforme des retraites, Olivier Faure dit, maintenant qu'elle est suspendue, cette réforme, elle va être retravaillée. Il y a une conférence sociale, il y a la campagne présidentielle, donc elle ne reviendra pas. La logique, si ce n'est pas tranché, par exemple, si ce débat sur l'avenir du système de retraite n'est pas tranché à la présidentielle, si la conférence sociale n'aboutissait pas, en 2028, elle repart comme l'an 40. Donc, ce n'est pas complètement faux, ce que dit Manuel Bompard sur le futur possible de cette suspension de la réforme des retraites. Mais bon, LFI, il est quand même perdant.
LFI, effectivement, la discipline de groupe a joué, on n'en doutait pas une seule seconde, mais comme le disait très bien Benjamin Morel, ils n'ont pas réussi à entraîner leurs alliés écolo. Au départ, on n'aurait pas parié sur le fait que les écologistes s'abstiennent. C'était la condition sine qua non pour que le texte passe. Effectivement, que les socialistes, ça ne suffisait pas, il fallait l'abstention. Ce n'est pas rien, ce n'est pas rien, l'abstention des écologistes, mais ils ont eu l'augmentation de l'ondame, effectivement, qui est la trajectoire de dépenses de la sécurité sociale, des dépenses de santé, et ils ont obtenu ça.
Encore une chose que Sébastien Lecornu a lâchée, on dira, mais ça permet le vote. Et donc LFI et l'opposant, RN et LFI sont les deux opposants. Ils sont campés, ils veulent se retrouver face à face, donc ça, c'est clair. – Mais vous, vous dites qu'ils sont perdants ou au contraire, ils apparaissent comme l'opposition à gauche ? – Non, je pense qu'ils sont perdants, parce que, vous savez, Jean-Luc Mélenchon, il est obsédé par une chose depuis des années, c'est sa victoire, c'est l'hégémonie de son parti, sur les socialistes. C'est cela, il veut faire rendre gorge au PS, son ancien parti. Et là, son PS s'affranchit, et donc c'est une part d'échec pour lui.
– Oui, je suis d'accord sur la FI, c'est moins évident pour le RN. Le RN peut réactiver la rhétorique de « Regardez, c'est l'UMPS, bonnet blanc, blanc bonnet, regardez, et c'est d'ailleurs ce qu'ils ont fait hier, regardez cette droite qui donne des leçons de morale sur la question de l'équilibre budgétaire toute la journée, et qui, sur la suspension de la réforme des retraites, finalement, n'est pas claire, alors qu'eux-mêmes ne le sont pas, mais qu'importe. Et donc, pour le RN, ce n'est pas forcément une mauvaise opération. En revanche, pour les insoumis, les insoumis ne visent pas tant à gagner des villes aux municipales, ils visent à en faire perdre aux socialistes.
Et donc, à partir de là, pour en faire perdre aux socialistes, il faut isoler les socialistes pour que vous ayez des unions de la gauche autour de la FI qui taillent des croupières aux maires socialistes. Ce n'est pas fini, parce qu'à Paris, c'est loin d'être évident, ça posera problème, évidemment, à Emmanuel Grégoire, ça posera des problèmes à d'autres socialistes ailleurs. Néanmoins, pour eux, c'est une défaite tactique, hier. Pas tant, encore une fois, parce que le PLFSS est passé, mais parce qu'ils n'ont pas réussi à isoler les socialistes. Après, si on regarde qui a gagné, qui a perdu, il y a un autre grand perdant hier, pour moi, CLR.
C'est-à-dire que le groupe politique là-dessus est à la fois très divisé, vous avez un Laurent Wauquiez qui joue contre Bruno Retailleau, vous avez une ligne qui n'est pas du tout lisible, il y a un deuxième grand perdant, c'est Édouard Philippe, qui, sur cette séquence, a expliqué que déjà, il fallait s'abstenir, donc la position est complètement illisible de son côté, et de l'autre côté, qui a été dédié, contredit par une partie de son groupe, ce qui montre qu'il n'a pas vraiment d'autorité, car ça paraît comme tel, sur son groupe. Et donc là, il y a une double défaite, défaite sur la ligne, et défaite dans la discipline de l'armée.
Donc voilà, on a deux vainqueurs, deux perdants, qui sont, à mon avis, assez évidents, et de l'autre côté, vous avez un RN qui tire les profits de sa position d'opposition.
Et justement, le RN qui attaque, ce matin, le vote des Républicains, par la voix de Jean-Philippe Tanguy.
Je dis bravo à Laurent Wauquiez, qui, sur votre antenne, avait dit qu'il refuserait toute hausse d'impôts, et qu'hier, avec 18 députés LR, a accepté 2,5 milliards d'euros, pour un déficit jamais atteint, hors période de crise économique, de 24 milliards d'euros. Et après, il a considéré que c'était une concession, un compromis. Dans ce cas-là, il ne faut pas s'engager, devant ceux qui nous regardent ce matin, à ne faire le contraire. Ça, c'est Laurent Wauquiez, c'est toute une vie de trahison, d'opportunisme et de parasitisme politique.
Voilà, c'est ça, dans la matinale de TF1, il est un billet pour l'hiver, du coup, Laurent Wauquiez. Non, mais le RN, depuis hier soir, sa cible, c'est le Rassemblement, c'est les Républicains.
Oui, parce qu'ils offrent une occasion de dénoncer, dénoncer, effectivement, le macronisme de l'ER. C'est du caviar, pour eux, d'une certaine façon. Alors, d'abord, le Rassemblement national, il a flotté. Et puis, à un moment, voilà, on s'oppose, on s'oppose, on s'oppose, on s'oppose à la suspension de la réforme des retraites, pourtant, ils ne voulaient pas de cette réforme. On s'oppose au dégel des pensions. Donc, c'est facile de dire aussi que le RN joue en partie contre les Français. ils sont assez illisibles sur le fond, mais ils campent sur cette position d'opposant. Alors, LR, en termes d'illisibilité, c'est quand même Bruno Retailleau.
Ce matin, il se lève, il a 18 députés qui ont voté pour. C'est quand même particulier. On rappelle qu'un certain nombre de députés LR avaient voté contre la réforme des retraites borne. Certains ont fait tomber François Bayon. Donc, quand ils votent pour la suspension, ils sont cohérents. Mais ce n'était pas du tout le mot d'ordre de Bruno Retailleau.
Donc, il a perdu la main sur son parti ?
– Sur le groupe. – Oui. – Sur le groupe. Et on voit bien qu'il y a la citadelle Wauquiez, et puis il y a le parti Bruno Retailleau. Alors là, mon Dieu, c'est l'ouaille, comme on dit vulgairement. C'est le bazar chez LR. Il y a une partie qui a joué la stabilité, de bonne foi ou pas, parce qu'on ne sait jamais que Laurent Wauquiez, s'il est de bonne foi ou pas, ou si simplement, il joue contre Bruno Retailleau. Donc, je pense que c'est les deux. – Un peu les deux. – Voilà. Mais donc, on a la stabilité d'un côté à l'Assemblée, et puis on a l'opposition dans laquelle est revenu Bruno Retailleau, après avoir quitté, on le rappelle, avec fracas.
Compliqué l'atterrissage de Bruno Retailleau politiquement quand même, parce qu'il a beaucoup perdu dans les sondages. Là, il perd en termes de discipline de groupe et d'autorité sur l'ensemble du parti, si on compte les parlementaires. Donc, ce n'est pas simple pour lui en ce moment. Quant à Édouard Philippe, juste par esprit de contradiction, mais pas seulement, je dirais que ce mélange d'abstention et de pour, chez Édouard Philippe, ça lui permet de ménager la chèvre et le chou. Si le texte avait été rejeté, il aurait pu dire, voilà, moi, je n'ai pas joué contre l'instabilité. Vous voyez ce que je veux dire ? – Oui.
– Là, avec neuf mots, il peut dire, c'est aussi grâce à moi que le texte est passé. – Et maintenant que c'est pris, il peut dire, c'est pour moi. Donc, je ne suis pas sûre, moi. Je pense que pour la stratégie d'Édouard Philippe, il faut attendre un peu.
– Oui, je pense que la construction quand même de l'image d'Édouard Philippe, la construction de l'image d'Édouard Philippe, elle est relativement mauvaise jusqu'à la crise Covid. La crise Covid, qu'est-ce qui le porte ? C'est que c'est l'homme de la stabilité. Et là, en l'occurrence, il est apparu comme étant à la fois l'homme de l'instabilité, parce qu'il ne jouait pas clairement ce jeu de la stabilité. Il était celui qui apparaissait comme étant la charnière qui ne fonctionnait pas. Et de l'autre côté, vous avez un Édouard Philippe qui veut être demain le chef, celui qui est président de la République.
Un président de la République qui n'est même pas obéi par son groupe politique, c'est un président de la République qui ne gouverne pas, qui ne représente pas le pouvoir.
– Je pense que lui, il parie sur l'homme des convictions. Je pense que c'est sa stratégie, on verra à la fin.
– Oui, mais il n'y a pas un électorat qui va le servir pour ça. L'électorat aujourd'hui centriste, c'est un électorat qui veut d'abord et avant tout la stabilité politique. Il est allergique aujourd'hui à l'instabilité. Si vous commencez à être celui qui, au nom du fait qu'il y a un impôt qui n'existe pas, fait tomber le budget, vous allez à l'encontre de la volonté de ce... – Il n'a pas fait tomber le budget. – Oui, mais il a donné la possibilité de le voter. – Mais les Français vont voir les grandes masses, je pense. – Mais les Français vont entendre tout bêtement qu'Édouard Philippe n'est pas celui qui a fait passer le budget. Ils vont entendre qu'Édouard Philippe n'est pas celui...
– Il ne l'a pas fait tomber.
– Il n'a pas fait tomber, mais il n'est pas celui qui a incarné la stabilité. La stabilité s'est faite sans lui.
– Il a joué la stabilité. – On va croire que je suis un porte-parole de l'exemple. – Non, mais non. – Non, mais c'est parce que je pense que c'est quand même intéressant à suivre. Il n'a pas joué contre, il n'a pas joué pour, et il a été conforme à ses convictions. C'est un peu le pari qu'il fait. À la fin, peut-être qu'on le créditera de cela.
– Je crains malheureusement que... – Et vous, vous dites non. – Non, regardez à la fois sa position contre Emmanuel Macron sur la démission, vous rajoutez ça, dans un électorat centriste, notamment de centre droit plutôt âgé, plutôt CSP, plus qui a peur de l'absence d'un budget pour des raisons économiques, une telle position est illisible et apparaît comme étant plutôt facteur de chaos.
– On va terminer parce que ce n'est pas fini pour Sébastien Lecornu. Il a franchi de première haie hier, mais maintenant il y a le budget de l'État qui est examiné en ce moment au Sénat. On va voir ce qu'ont dit la porte-parole du gouvernement, Maud Bréjean. – Les derniers jours ont montré que le compromis était possible. Encore une fois, qu'il l'eût cru. Qu'il l'eût cru. Olivier Faure s'accordait sur un texte avec les macronistes, avec le groupe de Laurent Wauquiez. – Ça veut dire qu'il va y avoir, pour vous, un compromis, c'est sûr. – C'était inattendu.
Et donc moi, je pense qu'on doit encore pouvoir trouver un chemin je le disais tout à l'heure, il y a une date très importante qui aura lieu la semaine prochaine où sur le budget de l'État, des députés et des sénateurs vont se retrouver. La capacité à faire un compromis ne dépendra pas que de l'Assemblée nationale, comme ça a été le cas hier. Ça dépendra de l'Assemblée nationale et du Sénat. – Il est possible le compromis sur le budget de l'État, Elisabeth, ou ça va être beaucoup plus compliqué que sur le budget de la Sécurité sociale ? – Ça va être plus compliqué.
– Ils vont dire parti pour un feuilleton, avec des discussions. Non, sur le papier, c'est évidemment plus compliqué. Mais sans budget de la Sécurité sociale, il n'y aurait pas eu cette espèce d'élan qui fait dire que le compromis, malgré tout, aussi regrettable soit-il, pour la façon dont la France gère ses finances publiques. Eh bien, s'il n'y avait pas eu le PLFSS, il n'y aurait pas eu cet élan. Est-ce que ça permet de dire que le budget de l'État permettra aussi un compromis ? Bon, ce n'est pas évident, mais on verra. Je pense qu'on est reparti.
– Oui, et je crois que là-dessus, tout le monde est relativement pessimiste sur le fait qu'il extrait une majorité positive, comme on l'a connue sur ce texte. Pour une raison simple, d'abord, il n'y a pas de sucré. C'est-à-dire que là, il y avait des éléments qui pouvaient conduire objectivement une partie de la gauche à dire on vote pour, on s'abstient, parce qu'il y avait la suspension, la réforme des retraites, etc. Ça n'existe pas dans le PLF. Dans le PLF, il n'y a que le pain noir, il n'y a que la mer. Et donc, à partir de là, qu'est-ce que vous voulez faire ?
De l'autre côté, ce n'est quand même pas la même chose que de voter un projet de loi de financement et voter un projet de loi de finance. Là, on parle du vrai budget. Au fond, on pourra en reparler, mais le PLFSS, on n'en a pas vraiment besoin. On n'en avait pas avant 1996. On peut vivre sans PLFSS, sans PLF. C'est plus lourd, c'est plus compliqué. De l'autre côté, je termine rapidement, mais vous avez aujourd'hui une absence de majorité positive qui implique que si on ne passe pas par loi de 49 à 1 à 3, on n'y arrivera probablement pas. La question, c'est quand est-ce qu'on déclenche ça ? Soit on le déclenche là, soit on le déclenche au mois de février.
Allez, on va terminer par l'histoire du jour. Alors, ce n'est pas une histoire, c'est un quiz. Parce qu'hier soir, il était remis le prix de l'humour politique. Vous savez, c'est les petites phrases prononcées par nos politiques les plus drôles, les plus piquantes. Je vais vous en citer quelques-unes. Vous allez me dire. Bruno Retailleau a expulsé plus de gens des LR que de migrants clandestins. Bordela ! Bravo, un point pour Elisabeth ! Il a gagné un prix ? Non, ce n'est pas lui, attendez ! Attal disait lui-même qu'il ne comprenait pas les décisions du président de la République. Je suis peut-être d'accord avec lui.
Sur une décision, je n'ai pas compris pourquoi il avait nommé Premier ministre. Tati ! Deux points pour Elisabeth ! La dernière, le gagnant, il y a deux phrases. Pauvre extrême gauche dont le bilan se résume à un siècle à bouffer du curé pour finir par lécher les bottes des mollas. Et autre phrase, le budget s'annonce encore plus difficile à monter qu'un meuble Ikea. Vive le Sénat ! Claude Maluret ! 3-0, vous êtes fait de la vie, Benjamin ! 3-0 pour Elisabeth ! Merci beaucoup, merci à tous les deux, merci à tous de nous avoir suivis. A demain !
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Olivier Faure