Nicolas Dupont-Aignan invité de Vosges Télévision
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 65 %Attaque 25 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:19OuverteRéponse directe
Vous êtes officiellement candidat à la présidence de la République. Que cela soit à l'Assemblée nationale ou au Sénat, on débat en ce moment de nouvelles règles qui s'appliqueraient à ces élections.
- 2:23OuverteRéponse partielle
Vous avez écrit votre livre dans le cadre de ces élections présidentielles. Au-delà de cette référence biblique, vous convoquez beaucoup Philippe Séguin dans votre ouvrage. Pensez-vous vraiment que Philippe Séguin serait à vos côtés aujourd'hui ?
- 4:15OuverteRéponse directe
Vous êtes gaulliste sur l'échiquier politique. Vous vous situez où ?
- 5:43OuverteRéponse directe
Localement vous rassemblez également, vous recueillez d'anciens personnes du Front National, les dissidents vous rejoignent.
- 6:43OuverteRéponse directe
C'est une offre sérieuse, mais qui va demander aussi de la part de chaque concitoyen un effort individuel.
- 7:21OuverteRéponse directe
L'emploi reste une des préoccupations principales de nos concitoyens. Vous faites toute une série de propositions en la matière, mais est-ce que le patriotisme économique est compatible avec la mondialisation que l'on vit ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:59Invité politiqueFait
« l'élection présidentielle a été voulue par le général de Gaulle pour échapper au régime des partis politiques qui confisquent le pouvoir avec les résultats que l'on sait dans notre pays. »
- 1:32Invité politiqueFait
« ils veulent casser le thermomètre parce qu'ils voient bien que les résultats sont catastrophiques. »
- 3:35Invité politiquePromesse
« Je propose de réduire les charges sociales qui pèsent sur la feuille de paie du salarié, en luttant contre les abus de l'assistanat, la grande fraude fiscale, la fraude sociale, et ainsi de pouvoir augmenter de 10% le salaire net, sans que ça pèse sur l'entreprise. »
- 3:50Invité politiquePromesse
« Je propose qu'on revalorise les petites retraites en s'attaquant aux abus. Parce qu'il y a beaucoup de fraudes. »
- 4:01Invité politiqueFait
« Je propose le rééquilibrage des territoires. Je crois qu'il y a la maternité de Remirmont qui va fermer. »
- 4:54Invité politiqueFait
« Ce sont eux qui ont ouvert les frontières. Ce sont eux qui ont créé la dette. Ce sont eux qui ont créé les impôts supplémentaires. »
- 7:51Invité politiquePromesse
« C'est la division par deux de l'impôt sur les sociétés qui sera abaissée, mais uniquement à une condition. C'est que ces bénéfices soient réinvestis sur le sol français. »
- 8:30Invité politiqueFait
« J'y suis totalement hostile, parce que c'est une loi qui vise uniquement à favoriser les licenciements n'importe comment, mais qui ne va pas aider les PME. »
- 10:33PrésentateurChiffre
« Il y a une dernière enquête, Ipsos, qui est parue, qui vous crédite de 5 à 6% selon la configuration des candidats. »
- 10:46Invité politiquePromesse
« Je veux vous surprendre, de gagner. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan74 %
- Présentateur23 %
- ?3 %
≈ 34,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Mme, M. Merci d'être avec nous pour cette émission entre nous. Avec nous, Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France, député maire de hier. Merci d'être sur ce plateau. Merci à vous. Vous êtes officiellement candidat à la présidence de la République. Vous êtes dans un nouveau tour de France, à la rencontre des territoires, mais aussi à la rencontre des élus, parce qu'il va falloir trouver des parrainages dans le cadre de cette élection présidentielle. Que cela soit à
l
'Assemblée nationale ou au Sénat, on débat en ce moment de nouvelles règles qui s'aptiqueraient à ces élections. Et il y a certaines règles qui vous inquiètent un peu.
Oui, parce que l'élection présidentielle a été voulue par le général de Gaulle pour échapper au régime des partis politiques
qui
confisquent le pouvoir avec les résultats que l'on sait dans notre pays. Et il y avait un principe fondamental depuis 1962 qui était l'égalité du temps de parole pendant cinq semaines,
dès
que les candidats sont autorisés par le Conseil constitutionnel, égalité absolue du temps de parole pour que les Français aient un vrai choix. Et le gouvernement socialiste veut revenir là-dessus, avec la complicité d'ailleurs de certains républicains, et de tous partis, et de tous les Français, il y
a
une indignation. C'est encore trop pour eux d'avoir cinq semaines sur cinq ans où il
y aurait l
'égalité.
Il
n'y
aurait
plus que deux semaines d'égalité et avant ce serait de l'équité. Oui, en vérité, vous avez bien vu, ils veulent casser le thermomètre parce qu'ils voient bien que les résultats sont catastrophiques. Ça fait 30 ans
qu
'on a le Parti Socialiste, l'UMP, l'UMP, les partis socialistes qui ont les mêmes recettes. Ça ne marche pas.
De
l'autre côté, on a les extrêmes, le Front National, et moi, je suis gaulliste. J'ai commencé avec Philippe Séguin, donc je suis heureux d'être ici dans les Vosges. J'ai beaucoup travaillé pour lui et je veux offrir aux Français un beau patriotisme, de bon sens, républicain, pour sortir la France de la crise. Et il est normal que les Français puissent connaître
nos propositions. Alors, connaître vos propositions, c'est pour ça que vous faites ce tour de France. Je ne
sais pas
si ce serait vrai que ce qu'attendent les électeurs, c'est une bataille d'idées, une bataille de projets. Alors, ça passe par des programmes et les programmes, ça passe aussi par des livres. Vous avez écrit votre livre dans le cadre de ces élections présidentielles. France, lève-toi et marche. Au-delà de cette référence biblique, vous convoquez beaucoup, vous venez d'en parler,
vous
convoquez beaucoup Philippe Séguin dans votre ouvrage. Pensez-vous vraiment que Philippe Séguin serait à vos côtés aujourd'hui ? Oh, je n
'ai
pas la prétention de le faire parler.
Ce que je dis, c'est que c'était un homme exceptionnel
qui
aimait la France, qui avait tout dit au moment du traité de Maastricht, qui avait tout prévu, la crise, le chômage, le chaos. Et si on avait appliqué ces recettes,
et
des recettes de bon sens que je défends aujourd'hui, c'est-à-dire contrôler nos frontières, comme tous les pays du monde, ça ne
veut
pas dire se refermer, ça veut dire savoir qui a le droit de rentrer chez nous. Développer l'économie par une relance économique, parce qu'on ne peut pas laisser nos industries partir, on le voit bien dans les Vosges, on ne
peut
pas laisser notre agriculture crever. Donc une relance économique pour offrir un minimum de pouvoir d'achat et de dignité de l'homme. C'est ça le gaullisme, l'indépendance de la France, la dignité de l'homme, le rassemblement des Français. Et c'est ce qui manque dans notre vie politique. Et avec des solutions très précises. Ce n
'est
pas le grand soir, moi je propose des mesures précises. Par exemple, je propose de réduire les charges sociales qui pèsent sur la feuille de paie du salarié, en luttant contre les abus de l'assistanat, la grande fraude fiscale, la fraude sociale, et ainsi de pouvoir augmenter de 10% le salaire net, sans que ça pèse sur l'entreprise. Et ça c'est concret. Je propose qu'on revalorise les petites retraites en s'attaquant aux abus. Parce qu'il y a beaucoup de fraudes. Et c'est toujours les mêmes qui payent. Ce sont des choses simples. Je propose le rééquilibrage des territoires. Je crois qu'il
y a
la maternité de Remirmont qui va fermer. Mais les gens vont accoucher où, les femmes
?
Dans la rue
?
Ce sont des choses simples qui ont été perdues de vue depuis des années. Et je crois que
ça mérite un débat en tout cas. Alors vous êtes gaulliste sur l'échiquier politique. Vous vous situez où ? Parce que vous savez que nous, journalistes, même dans la rue, on aime bien situer les personnages politiques sur un échiquier entre la droite, la gauche, l'extrême droite, l
'extrême gauche. Être
gaulliste, c'est d'abord être français.
Et
aujourd'hui, entre nous, la droite et la gauche, ça veut dire quoi ?
Quand
ils font tous la même politique depuis 20 ans. Moi j'en ai assez d'être le seul pays au monde où on recycle les mêmes hommes politiques. Je vois la primaire qu'il va y avoir aux Républicains et je n'y participe pas parce qu'ils ont été au pouvoir pendant 10 ans, de 2002 à 2012. Alain Juppé a été Premier ministre en 1995. Ce sont eux qui ont ouvert les frontières. Ce sont eux qui ont créé la dette. Ce sont eux qui ont créé les impôts supplémentaires. Alors on nous dit aujourd'hui on a changé. Mais moi je veux un vrai changement, un vrai renouvellement. Mais je ne veux pas non plus, et c'est pour ça que parfois on a du mal à me situer, je ne
veux
pas les excès du Front National, l'incertitude du Front National. Et je dis aux électeurs du Front National, on peut avoir un vrai changement patriotique sans pour autant partir à l'aventure. Et je crois que c'est ça qu'attendent les Français. Alors je vais faire connaître mon projet.
Il
y a beaucoup de maires qui nous rejoignent, beaucoup de personnalités qui nous soutiennent, parce qu'on est en train de faire naître une autre offre politique. J'ai commencé avec Philippe Séguin, ça s'appelait le rassemblement
pour
une autre politique. C'était le rap pour les jeunes à l'époque auprès de lui. Et bien rien n'a changé, on a besoin d'un rassemblement
pour
une autre politique.
Localement vous rassemblez également, vous recueillez d'anciens personnes du Front National, le vieux coup sur l'épinal, les dissidents vous rejoignent. Oui, et puis il y en a qui viennent des républicains, et puis il y
a
des gens qui viennent de
gauche. Parce que la France est en danger,
la
France a plein d'atouts,
et
c'est quand même incroyable qu'on ait un pays si riche, quand on voit la richesse que vous avez dans les Vosges en matière forestière, la richesse agricole, la richesse que vous aviez ou avez encore industrielle, et qu
'on
laisse tout partir, et on va tout mettre dans une capitale régionale.
Mais
c'est fou ce qui se passe. Comment on peut abandonner les territoires comme ça ? Donc il
y a
un moment où il faut réagir. Et je dis à ceux qui me regardent, arrêtez de voter pour toujours les mêmes.
Parce
que c'est comme si vous aviez un restaurant, on vous empoisonne, vous avez une intoxication alimentaire en sortant,
et
vous y retournez. Pourquoi vous y retournez ? Parce qu'il n
'y a
pas une autre offre sérieuse. Et mon ambition, c'est de présenter une offre
sérieuse.
C'est ça l'enjeu. C'est une offre sérieuse, mais qui va demander aussi de la part de chaque concitoyen un effort individuel.
Vous appelez
aussi chacun une prise
de conscience.
Oui,
parce
que je ne crois pas en race gratis. Je vois les programmes. Soit on continue comme avant, c'est le Parti Socialiste, sont les Républicains, rien ne changera. Soit il
y
a le Front de Gauche ou le Front National, c'est en race gratis. Non, il faut un effort de tout le monde, notamment pour les PME, pour les artisans, les commerçants. Il faut créer de la richesse dans notre pays, mais il faut aussi la partager.
C
'est ça le gaullisme social, c'est qu'on fait un effort,
mais
on le partage correctement. Et si on ne fait pas ça, notre pays sera rayé de la carte et je ne
veux
pas voir ça.
Alors l'emploi reste une des préoccupations principales de nos concitoyens. Vous faites toute une série de propositions en la matière, mais est-ce que le patriotisme économique est compatible avec la mondialisation que l'on vit ? Oui,
les
pays qui s'en
sortent, l'Allemagne, Singapour, ils sont patriotes. Ils achètent d'abord des produits allemands ou des produits singapouriens ou des produits japonais. Il faut bien comprendre que
dans la mondialisation... Est-ce qu'on a encore
cette production en France ? Mais il faut la recréer. Je propose la relocalisation avec une mesure simple que tout chef d'entreprise peut comprendre. C'est la division par deux de l'impôt sur les sociétés qui sera abaissée, mais uniquement
à
une condition. C'est que ces bénéfices soient réinvestis sur le sol français. C'est-à-dire que je mets un bonus
pour
l'entrepreneur qui investit en France. Or, ce n
'est
pas ça aujourd'hui. Aujourd'hui, on a fait des baisses de charges sociales pour toutes les entreprises, même celles qui délocalisent. Alors, ils vont continuer. Donc, je veux voyer qu'on ait un effort collectif, mais uniquement quand on a un comportement civique. Il faut investir en France, donc il
faut
que
ce soit intéressant d'investir en France. Un mot sur la loi sur le travail qui va entrer en discussion. au Parlement, vous avez quel regard sur cette loi
?
J'y suis totalement hostile, parce que c'est une loi qui vise uniquement à favoriser les licenciements n'importe comment, mais qui ne
va
pas aider les PME. C'est une loi qui ne récompense pas le travail, puisqu'elle va baisser la rémunération des heures supplémentaires. Or, je crois au contraire qu'il faut récompenser le travail. Je crois qu'il faut baisser les charges des PME qui investissent en France. Il faut récompenser le travail,
c
'est-à-dire payer plus ceux qui travaillent. Et il faut lutter contre l'assistanat. C'est-à-dire, par exemple, quand les RSA sont donnés sans qu'il
y ait
de vérification, parce qu'il y a des gens qui le méritent quand on est dans la difficulté, on a besoin d'aide. Mais en revanche, il est scandaleux qu'un étranger qui arrive sur notre sol, et au bout de trois mois, le RSA. C'est le cas pour les résidents de
l
'Union Européenne. Ce n
'est
pas normal. J'estime qu'il faut aider ceux qui sont en difficulté, mais qu'il faut arrêter les abus. Et avec cet argent des abus, on va pouvoir le réinsuffler pour récompenser le travail. Vous voyez, moi j'ai un programme très simple,
qui
est du bon sens absolu.
Mais
ce bon sens,
j
'ai vraiment l'impression qu'il s'est échappé de la tête de nos dirigeants.
Peut-être aussi parce qu'on compare souvent le bon sens avec du populisme.
Oui, mais si vous voulez, moi je suis élu local, je
suis maire depuis 20 ans.
J'ai été réélu, ce n
'est
pas pour me vanter, à 80% des voix trois fois de suite, dans une ville de banlieue. Je crois que j'ai été réélu, pas pour ma bobine, j'ai été réélu parce que j'ai fait preuve de bon sens, concret. Moi j'ai les pieds sur terre. Et je voudrais une classe politique qui renoue avec le réel. Parce que vous savez, aujourd'hui, les gens qui m'écoutent, je suis sûr qu'ils disent qu'ils s'essuient là, tous pareils. Non, tout le monde n'est pas pareil. Il y a des mauvais qui nous ont conduits à la ruine. Et puis il y a quand même des gens bien dans notre pays, dans toutes les professions. Eh bien, si on pouvait essayer de promouvoir ceux qui
sont
bien, qui travaillent bien, ce serait, je pense, le début du redressement.
Alors,
lors des dernières élections présidentielles, vous étiez déjà candidat. Vous avez envoyé à 1,79% des suffrages. Il y
a
une dernière enquête, Ipsos, qui est parue, qui vous crédite de 5 à 6% selon la configuration des candidats. Vous vous donnez quel objectif pour 2017 ? D'être élu,
je
veux vous surprendre, de gagner. En tout cas, de dire aux Français, vous avez le choix. Vous n'êtes pas condamné à ce piège monstrueux entre soit ceux qui ont échoué, soit le Front National, qui ne gagne pas. Parce que c'est ça le résultat. Les gens votent Front National pour protester, mais à la fin, ils ne lui donnent pas la capacité de gagner. De l'autre côté, on a toujours les mêmes. Eh bien, est-ce qu'un jour, on ne
va
pas se réveiller, nous, Français, prendre notre destin en main ? Donc, moi, je fais ça pour gagner. Je ne fais pas ça pour me promener. Je fais ça pour sauver mon pays. Et j'invite à ceux qui s'intéressent à ce que je fais, avec d'autres, je ne
suis
pas tout seul, à lire mon livre. Ils verront qu'il y a un autre esprit. Cet esprit gaulliste, oui, gaullien,
qui
n'appartient à personne, qui appartient à tous les Français. Mais moi, je veux dire à mes concitoyens, il faut se réveiller aussi.
Il
ne
faut
pas se subir, il ne
faut
pas se résigner. Et on peut changer les choses. Il n'y a aucune raison de voir notre pays sombrer comme aujourd'hui. Aucune raison. Nicolas Dupont-Union, merci. Merci à vous.
Nicolas Dupont-Aignan