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Podcast / conversationAlain Amiel· 11 novembre 2021 13 minAutoproduitPortrait personnelOutre-mer

Sur les traces de David S Amiel

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 100 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:47PrésentateurFait
    « mon grand-père, David Salomon Aniel, posant fièrement à l'entrée du magasin qui porte son nom écrit en grand sur la façade. »
  • 0:54PrésentateurFait
    « 1912, est écrite à la main et au verso une date plus complète, 15 octobre 1912, probablement de la main de mon grand-père. »
  • 1:05PrésentateurFait
    « la mention du photographe, Gilles Ruiz, photographe au Iquitos, Pérou. »
  • 1:36PrésentateurFait
    « Ma mère me racontait qu'à 22 ans, laissant à Rabat sa femme et son fils de 3 ans, il était parti chercher fortune au Brésil, attiré par le boom du caoutchouc, un nouvel Eldorado. »
  • 1:57PrésentateurFait
    « il n'a intéressé presque personne jusqu'à l'essor de l'automobile. »
  • 2:08PrésentateurFait
    « le commerce s'est développé de façon intensive tout au long du fleuve Amazon, entraînant un flux migratoire important de Brésiliens, mais aussi de gens de beaucoup plus loin. »
  • 2:44PrésentateurFait
    « Parti à pied de Rabat pour Tanger, il a dû embarquer à bord d'un bateau de marchandises, reliant Lisbonne à Belém, le port d'arrivée au Brésil. »
  • 3:02PrésentateurFait
    « Des semaines de voyage probablement très éprouvantes pour quelqu'un qui n'était jamais monté sur un bateau. »
  • 3:20PrésentateurFait
    « Leur travail consistait surtout à recueillir le latex récolté par les Indiens et à le troquer contre diverses marchandises. »
  • 3:43PrésentateurFait
    « ils devaient parcourir les méandres du fleuve Amazon et visiter les villages de ces magnifiques Indiens à plumes. »
  • 4:27PrésentateurFait
    « Après Belém, sans doute a-t-il visité la ville de Santarém face à laquelle se profile une magnifique ligne de partage des eaux entre le boueux fleuve Amazon et les eaux turquoises du rio Taparos. »
  • 4:42PrésentateurFait
    « Il a dû aussi passer plusieurs fois à Manaos, la ville champignon devenue, grâce au boue du caoutchouc, la plus riche ville du Brésil, avec tramway électrique et grand théâtre. »
  • 5:12PrésentateurFait
    « Importation, exportation. »
  • 7:02PrésentateurFait
    « le boom du caoutchouc en Amazonie n'a duré que quelques décennies, le temps pour les Anglais de créer d'immenses plantations d'évéas, plus faciles à entretenir et à récolter. »
  • 7:24PrésentateurFait
    « Realisation en l'establissement de David S. Amiel, motivo de inventario. »
  • 8:01PrésentateurFait
    « un papier d'identité où est notée une date, 1921, liée à une adresse à Manaos, rue Malégone. »
  • 8:58PrésentateurFait
    « Mon grand-père n'avait pas fait fortune, mais il a quand même ramené quelques bijoux et pierres précieuses, rubis et saphirs, une bague, un bracelet, des pièces d'or. »
  • 9:17PrésentateurFait
    « un très intéressant blason, où on voit une corne d'abondance, un lama, et un agarobo, l'arbre magique du Pérou. »
  • 9:32PrésentateurFait
    « Chose intéressante, le document d'identité a été établi à Casablanca le 10 mai 1929, une date à laquelle il a dû se rendre au consulat pour réactualiser sa nationalité brésilienne. »
  • 10:05PrésentateurFait
    « Il est décédé à l'âge de 67 ans, brusquement d'un coma diabétique. »
  • 10:31PrésentateurFait
    « Le 4 mars 1948, soit une vingtaine de mois avant que je naisse. »

Temps de parole

  • Présentateur88 %
  • ?12 %

≈ 124,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:09
Locuteur

Cette

0:09
Présentateur

photo, je l'ai toujours connue.

0:11
Locuteur

Elle

0:12
Présentateur

était sur le buffet de ma grand-mère.

0:14
Locuteur

C

0:14
Présentateur

'est la plus ancienne photo que je connaisse, la première chose associée au mot photo.

0:19
Locuteur

La

0:20
Présentateur

photo.

0:29
Locuteur

Elle

0:29
Présentateur

était une énigme, elle cachait quelque chose.

0:32
Locuteur

A

0:33
Présentateur

cette photo étaient associés les noms de Baratillo, Manaos, Brésil, Amazonie,

0:38
Locuteur

des

0:39
Présentateur

mots qui me faisaient rêver.

0:43
Locuteur

Sur

0:43
Présentateur

cette photo, on voit mon grand-père, David Salomon Aniel,

0:47
Locuteur

posant

0:47
Présentateur

fièrement à l'entrée du magasin qui porte son nom écrit en grand sur la façade.

0:52
Locuteur

Au

0:53
Présentateur

-dessus de l'image, une année,

0:54
Locuteur

1912,

0:56
Présentateur

est écrite à la main et au verso une date plus complète, 15 octobre 1912,

1:01
Locuteur

probablement

1:02
Présentateur

de la main de mon grand-père.

1:05
Locuteur

En

1:05
Présentateur

la regardant de plus près, j'ai découvert la mention du photographe, Gilles Ruiz, photographe au Iquitos, Pérou.

1:12
Locuteur

J

1:12
Présentateur

'avais pas d'autres informations,

1:14
Locuteur

mais

1:14
Présentateur

c'est déjà pas si mal.

1:22
Locuteur

J

1:23
Présentateur

'ai cherché Iquitos sur une carte.

1:24
Locuteur

C

1:25
Présentateur

'est une ville qui est tout au bout du fleuve Amazon.

1:28
Locuteur

Comment

1:29
Présentateur

était-il parvenu jusque-là, à 12 000 km de chez lui

1:32
Locuteur

? Ma

1:37
Présentateur

mère me racontait qu'à 22 ans, laissant à Rabat sa femme et son fils de 3 ans, il était parti chercher fortune au Brésil, attiré par le boom du caoutchouc, un nouvel Eldorado. Le caoutchouc, littéralement bois qui pleure, était connu depuis des siècles par les Indiens,

1:53
Locuteur

qui

1:53
Présentateur

l'utilisaient surtout pour l'étanchéité de leurs canaux.

1:57
Locuteur

Mais

1:57
Présentateur

il n'a intéressé presque personne jusqu'à l'essor de l'automobile. Nécessaire pour la fabrication des pneus et pour les tissus imperméables, il a connu une demande extraordinaire.

2:08
Locuteur

Et

2:08
Présentateur

le commerce s'est développé de façon intensive tout au long du fleuve Amazon, entraînant un flux migratoire important de Brésiliens,

2:16
Locuteur

mais

2:17
Présentateur

aussi de gens de beaucoup plus loin.

2:20
Locuteur

De

2:20
Présentateur

Tétouan et de Rabat, une tête de pont avait été constituée par les premiers arrivants,

2:25
Locuteur

qui

2:25
Présentateur

ont sans doute fait savoir à leurs familles et amis que les perspectives de faire du commerce et de gagner de l'argent étaient très bonnes.

2:34
Locuteur

La

2:34
Présentateur

vie étant particulièrement difficile au Maroc à cette époque,

2:37
Locuteur

mon

2:38
Présentateur

grand-père, probablement avec quelques amis, a décidé de tenter l'aventure. Parti à pied de Rabat pour Tanger, il a dû embarquer à bord d'un bateau de marchandises, reliant Lisbonne à Belém, le port d'arrivée au Brésil.

2:52
Locuteur

Des

2:53
Présentateur

semaines de voyage probablement très éprouvantes pour quelqu'un qui n'était jamais monté sur un bateau. Arrivé à Belém, ils étaient accueillis par les premiers immigrants, une communauté implantée depuis une quinzaine d'années, qui disposait depuis 1889 d'une synagogue où étaient célébrés les rites juifs marocains.

3:14
Locuteur

Les

3:14
Présentateur

nouveaux arrivants devaient apprendre la langue et à commercer le long du fleuve.

3:19
Locuteur

Leur

3:20
Présentateur

travail consistait surtout à recueillir le latex récolté par les Indiens et à le troquer contre diverses marchandises. Accompagnés de rameurs, à bord de barques faisant office de boutique et de logement, ils se déplaçaient de village en village pour troquer leurs tissus, couvertures et toutes sortes d'objets manufacturés contre le latex récoltés par les Indiens six mois de l'année.

3:42
Locuteur

Pour

3:43
Présentateur

cela, ils devaient parcourir les méandres du fleuve Amazon

3:46
Locuteur

et

3:47
Présentateur

visiter les villages de ces magnifiques Indiens à plumes

3:50
Locuteur

qui,

3:52
Présentateur

vivant dans un paradis terrestre, passaient plus de temps à se faire beau et dans leur relation sociale qu'à la chasse.

3:57
Locuteur

Leurs

3:59
Présentateur

plumes multicolores constituaient un langage à la fois symbolique et esthétique.

4:04
Locuteur

J

4:04
Présentateur

'imagine la surprise de mon grand-père lors de ses rencontres avec des cultures dont il ignorait presque tout.

4:11
Locuteur

Une

4:12
Présentateur

fois ses stocks de marchandises épuisés, il revenait à Belém des mois plus tard, devait vendre le latex au meilleur prix, rembourser les marchandises et engranger les bénéfices.

4:22
Locuteur

Comme

4:22
Présentateur

la concurrence devait être rude, probablement l'est-il toujours plus loin sur le fleuve. Après Belém, sans doute a-t-il visité la ville de Santarém face à laquelle se profile une magnifique ligne de partage des eaux entre le boueux fleuve Amazon et les eaux turquoises du rio Taparos.

4:41
Locuteur

Il

4:42
Présentateur

a dû aussi passer plusieurs fois à Manaos, la ville champignon devenue, grâce au boue du caoutchouc, la plus riche ville du Brésil, avec tramway électrique et grand théâtre. Combien de voyages d'aventure a-t-il vécu avant de parvenir à s'installer à Iquitos

5:01
Locuteur

et

5:02
Présentateur

devenir propriétaire de ce grand magasin rempli à rabord de marchandises, achetant aussi des produits du pays à des prix très avantageux. Importation, exportation.

5:14
Locuteur

Et

5:14
Présentateur

on le voit, sur cette photo, tiré à quatre épingles, moussage soigné, superbe chemise à rayures, noire sur fond blanc, belle cravate, pantalon large et chic.

5:25
Locuteur

Mon

5:26
Présentateur

frère Jackie, qui l'a connu, me racontait qu'il était grand et mince, très soigné, Panama sur la tête,

5:31
Locuteur

un

5:32
Présentateur

homme respecté qui se promenait avec une canne à pommeaux, plutôt cool, tranquille,

5:37
Locuteur

mais

5:37
Présentateur

pas très causeur, dommage. Autour de lui, sur cette photo, pas moins de dix personnes.

5:43
Locuteur

Qui

5:43
Présentateur

sont-elles

5:44
Locuteur

? Des

5:45
Présentateur

amis, des employés, des passants, de la famille, difficile à dire.

5:51
Locuteur

Un

5:52
Présentateur

jeune indien pieds nus, qui semble être là par hasard, un homme canotier à la main, un petit garçon bien habillé devant un moustachu à chapeau,

6:01
Locuteur

un

6:01
Présentateur

homme présentant son chien et un indien pieds nus, peut-être un employé,

6:06
Locuteur

et

6:06
Présentateur

de l'autre côté de la porte, un vieil homme barbu assis avec un enfant sur les genoux,

6:11
Locuteur

un

6:12
Présentateur

autre enfant debout et un homme à la pipe.

6:14
Locuteur

Et

6:15
Présentateur

à l'autre fenêtre, un personnage énigmatique dont le visage est flou,

6:18
Locuteur

on

6:19
Présentateur

dirait bien une femme, une indienne.

6:21
Locuteur

Qui

6:22
Présentateur

était-elle

6:22
Locuteur

? Sa

6:27
Présentateur

position debout à l'intérieur du magasin, son bras posé symétriquement à celui du grand-père, elle fait aussi un peu propriétaire, femme du patron.

6:39
Locuteur

Ma

6:40
Présentateur

mère m'a raconté que c'était probablement sa femme de là-bas.

6:43
Locuteur

C

6:43
Présentateur

'était-elle le mystère

6:44
Locuteur

? On

6:45
Présentateur

chuchotait que mon grand-père aurait pu engendrer une deuxième famille

6:48
Locuteur

et

6:49
Présentateur

que j'aurais peut-être des cousins indiens.

6:51
Locuteur

Je

6:52
Présentateur

les cherche. Sans résultat pour l'instant, mais j'y travaille.

6:58
Locuteur

Le

6:58
Présentateur

boom du caoutchouc en Amazonie n'a duré que quelques décennies,

7:02
Locuteur

le

7:02
Présentateur

temps pour les Anglais de créer d'immenses plantations d'évéas, plus faciles à entretenir et à récolter.

7:08
Locuteur

Et

7:08
Présentateur

à partir des années 1910, la fièvre commerciale s'est tarie et son commerce a du péricliter.

7:15
Locuteur

Deux

7:16
Présentateur

affichettes sur les murs indiquent qu'il était peut-être en train d'arrêter son activité.

7:20
Locuteur

On

7:20
Présentateur

y lit, difficilement, Realisation

7:24
Locuteur

en

7:25
Présentateur

l'establissement de David S. Amiel, motivo de inventario. Réalisation pour motifs d'inventaire. Dans ce cas, la photo aurait été déprise avant la fermeture

7:36
Locuteur

pour

7:37
Présentateur

garder le souvenir de son magasin.

7:39
Locuteur

Cette

7:40
Présentateur

photo était importante pour lui. C'est sans doute pour cela qu'elle est la seule restée dans la famille.

7:45
Locuteur

Elle

7:46
Présentateur

porte en elle les marques du temps qui a passé, les voyages, le vieillissement,

7:50
Locuteur

et

7:50
Présentateur

son onze années qui lui ont donné cette patine superbe, cette matière si belle.

7:58
Locuteur

Je

7:58
Présentateur

retrouve ensuite sa trace dans le deuxième document que j'ai sur lui, un papier d'identité où est notée une date, 1921, liée à une adresse à Manaos, rue Malégone. Combien de temps a-t-il vécu là ? Quelles ont été ses activités avant de prendre le chemin du retour ? Je ne sais. Mais tel Ulysse, une vingtaine d'années plus tard, il est de retour à Rabat, où il retrouve sa femme et son fils, qui entre-temps était devenu un homme. Ma Pénélope de grand-mère, ma Manouna, l'a attendu tout ce temps, élevant seul son fils.

8:33
Locuteur

Comment

8:33
Présentateur

se sont passées les retrouvailles

8:35
Locuteur

?

8:36
Présentateur

Très bien, d'après ce que j'en sais.

8:38
Locuteur

Mais

8:38
Présentateur

je regrette aujourd'hui de n'avoir pas interrogé ma grand-mère

8:41
Locuteur

durant

8:42
Présentateur

les 16 années où j'ai vécu auprès d'elle.

8:44
Locuteur

Mes

8:45
Présentateur

parents étant très occupés, c'est elle qui a veillé sur mon enfance. Et je lui ai toujours voué une tendresse infinie.

8:57
Locuteur

Mon

8:58
Présentateur

grand-père n'avait pas fait fortune, mais il a quand même ramené quelques bijoux et pierres précieuses, rubis et saphirs, une bague, un bracelet, des pièces d'or.

9:06
Locuteur

Or,

9:07
Présentateur

il en reste peu de choses. Notamment cette lire de 1911, avec une tête magnifique d'Indien sur le verso,

9:14
Locuteur

et

9:14
Présentateur

sur le recto, un très intéressant blason, où on voit une corne d'abondance, un lama,

9:20
Locuteur

et

9:21
Présentateur

un agarobo, l'arbre magique du Pérou. J'ai appris qu'avec ces fruits, on fait l'agarobina,

9:27
Locuteur

une

9:27
Présentateur

sorte de miel au goût de réglise que l'on ajoute au jus de fruits.

9:31
Locuteur

J

9:31
Présentateur

'aimerais bien y goûter.

9:32
Locuteur

Chose

9:35
Présentateur

intéressante, le document d'identité a été établi à Casablanca le 10 mai 1929,

9:42
Locuteur

une

9:42
Présentateur

date à laquelle il a dû se rendre au consulat

9:44
Locuteur

pour

9:45
Présentateur

réactualiser sa nationalité brésilienne.

9:49
Locuteur

Aurait

9:49
Présentateur

-il un moment envisagé d'y retourner

9:51
Locuteur

? Il

9:52
Présentateur

ne l'a pas fait.

9:54
Locuteur

D

9:54
Présentateur

'après ce que me dit mon frère,

9:56
Locuteur

mon

9:56
Présentateur

grand-père semble avoir coulé des jours tranquilles avec ma douce grand-mère qui l'aimait tendrement.

10:02
Locuteur

Il

10:02
Présentateur

est décédé à l'âge de 67 ans, brusquement d'un coma diabétique.

10:06
Locuteur

Je

10:18
Présentateur

ne savais pas la date exacte de sa mort. Aussi, je me suis rendu au cimetière de Rabat l'été 2011 pour voir sa tombe.

10:26
Locuteur

La

10:26
Présentateur

date de son décès était difficilement lisible, mais j'arrive à la déchiffrer.

10:30
Locuteur

Le

10:31
Présentateur

4 mars 1948,

10:34
Locuteur

soit

10:34
Présentateur

une vingtaine de mois avant que je naisse.

10:37
Locuteur

Une

10:38
Présentateur

coutume juive très ancienne

10:39
Locuteur

veut

10:40
Présentateur

qu'après le décès d'un grand-père,

10:42
Locuteur

on

10:43
Présentateur

mette au monde un enfant pour lui donner son prénom.

10:46
Locuteur

Mes

10:47
Présentateur

parents m'ont donc mis en route un an après sa mort

10:50
Locuteur

et

10:50
Présentateur

je suis venu au monde pour porter son prénom,

10:53
Locuteur

pour

10:53
Présentateur

le remplacer en quelque sorte.

10:58
Locuteur

Je

10:58
Présentateur

lui dois donc ma naissance et ma vie.

11:02
Locuteur

Il

11:02
Présentateur

ne me reste plus qu'à aller à Éxito sur ses traces. Sous

11:04
Locuteur

-titrage Société Radio-Canada