Aller au contenu
Tous les transcripts
Discours / meetingNathalie Arthaud· 18 juin 2021 10 minAutoproduitFond programmatiqueÉconomie & entreprisesSolidarités & familleTravail & emploiEnvironnement & énergie

Malgré le stalinisme, la perspective du communisme

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 80 %Attaque 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Nathalie ArthaudPromesse
    « Il faut exproprier la bourgeoisie de ses moyens de production et les rendre collectifs. »
  • 7:00Nathalie ArthaudFait
    « On travaille collectivement, on est une seule et même collectivité qui travaille pour ce système là. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Nathalie Arthaud

Le communisme, il pâtit de cette caricature qu'en a faite le stalinisme. Il pâtit du fait que la Révolution russe elle a dégénéré et qu'une bureaucratie a confisqué le pouvoir à la classe ouvrière, et a mené une politique où en fait cette bureaucratie s'est intégrée à l'ordre bourgeois mondial. Et tous ceux qui dans le monde ont ensuite brandi cette étiquette, ont reprit cette étiquette, c'étaient en fait des gens qui raisonnaient comme des politiciens bourgeois, qui avaient trouvé le bon filon.

Parce que la révolution russe avait un tel crédit dans les masses pauvres, dans les masses exploitées partout dans le monde que c'était une étiquette bonne à brandir y compris pour arriver au pouvoir. Dans plein de pays des dirigeants l'ont utilisé cette étiquette alors même qu'ils n'avaient aucune intention, leur combat c'était pas, que les travailleurs eux-mêmes prennent le pouvoir. Donc ça a débouché effectivement sur des caricatures sur des impasses. Des impasses nationalistes à Cuba, au Venezuela, enfin bon un certain nombre de choses. Ça on pourrait en discuter. Mais nous, on fait partie du courant trotskiste qui a toujours combattu toute cette dégénérescence de l'idéal communiste.

Aujourd'hui effectivement quand on voit comment le capitalisme fonctionne, quand on voit que justement cette loi du profit, ces capitaux qui sont vraiment un obstacle désormais, pour résoudre tous les problèmes qui se posent à nous. Le camarade l'a très bien dit sur le thème de l'écologie tu as utilisé des exemples tout ça, c'est très concret, ça montre que vraiment, il y a une impasse. Si on reste dominé, si la société reste dominée par ces multinationales qui ne jurent que par leur fric. Mais prenons un autre exemple, la question de l'emploi, la question du travail que j'ai un petit peu développé dans mon topo. C'est la même chose.

Quand je dis que c'est pas le travail qui manque parce qu'en fait il y a un tas de choses à faire pour répondre à nos besoins à tous pour faire que la société soit mieux organisée. Il y a un tas de choses qu'il faudrait faire. Il y a du travail à faire. Alors ce qui est complètement dingue c'est qu'il y a du travail, il y a des choses à faire, et de l'autre côté il y a des bras qui pourraient le faire mais les deux ne peuvent pas correspondre parce que entre il y a un barrage qui est fait par les capitalistes qui vont décider si oui ou non, ils s'engagent dans telle ou telle activité, s'ils lancent telle ou telle production. Voilà c'est c'est devenu un obstacle.

Encore une fois, ce qui est dingue, c'est le décalage entre les immenses possibilités de cette société, ses immenses potentialités, et ce qu'on en fait aujourd'hui. Et pour nous communistes, l'évidence c'est qu'il faut faire sauter ce barrage, ce barrage de la propriété privée des moyens de production. Il faut exproprier la bourgeoisie de ses moyens de production et les rendre collectifs. En fait en reprendre possession. Parce que cette propriété capitaliste, il faut bien réaliser qu'elle est le fruit du vol, du vol des fruits du travail de générations entières. Donc pour nous toute la société elle montre qu' il faudrait faire sauter cela.

Et là on ferait sauter un verrou et en organisant collectivement, en devenant collectivement propriétaire et maître de ces moyens de production. Deuxième chose qu'on pourrait faire, qu'on ne peut pas faire avec le capitalisme c'est qu'on pourrait planifier, planifier c'est à dire vraiment se poser consciemment, réfléchir, choisir ensemble. Qu'est ce qu'on produit ? Qu'est ce qu'on arrête de produire ? Qu'est ce qu'on développe ? Où est ce qu'on met le paquet ? Où est ce qu'on met les investissements ?

Si on doit faire des choix discutons-en mais on sait que si c'était nous qui en discutions et qui choisissions si on était nous maître de ces décisions là, bien sûr qu'on mettrait en avant ces préoccupations là. D'abord de la répartition du travail, de l'écologie. Enfin voilà de tout ce qui est l'avenir de la société, l'avenir de l'Humanité en réalité. Donc pour nous le communisme, c'est une évidence. Et ce qui est dingue, je vais essayer de faire court. C'est que, on travaille de plus en plus de façon collective On est tellement tous reliés les uns aux autres. Pas à l'échelle d'un pays mais à l'échelle de la planète on est tous interdépendants.

Et les problèmes qui se posent à nous, ils se posent à l'échelle de la planète. Donc en fait on travaille collectivement, on est une seule et même collectivité qui travaille pour ce système là. Tous les problèmes se posent à l'échelle de la planète mais au lieu qu'on l'organise collectivement il faut en passer par l'arbitraire, les décisions, les choix individuels de quelques milliers de grands actionnaires. C'est ce verrou là qu'il faut faire sauter. Qu'il faut faire sauter d'abord dans les consciences. Je passe peut être sur ta réponse enfin, pour te répondre plus précisément parce que tu dis mais il n' y a pas de plan d'action, c'est des grands principes mais c'est fondamental.

Parce qu'en réalité cette société on la fait déjà tourner. On la fait déjà tourner collectivement. On la fait déjà tourner à l'échelle internationale. En fait les solutions on les a entre les mains. On les a entre les mains y compris la planification. Vous savez, elle est très développée au sein d'un seul et même groupe, au sein d'une multinationale, tout est très, très planifié. Il faudrait qu'on interconnecte ces différentes planifications pour décider de vraiment organiser les ressources pour qu'elles répondent aux besoins et aux besoins de l'humanité toute entière. J'insiste là-dessus. Parce que être communiste, c'est être internationaliste.

Voilà alors nous on pense que c'est un problème d'abord de conscience. On écrira pas un bouquin "la révolution pour les nuls". Maintenant il y a tout pour les nuls. Je sais pas si vous avez vu. Donc non, c'est pas comme ça que ça va marcher. Il y aura pas un plan d'action avec petit a, petit b, petit c, petit d. En revanche, il y a des principes essentiels. C'est que les travailleurs, s'il y a des masses de gens révoltés qui veulent changer les choses. Il faut, un, qu'ils sachent qu'ils doivent demander des comptes, contester la dictature du grand capital. Et quand je dis dictature, c'est ce que le camarade il a raconté sur Amazon. C'est une dictature.

Y compris, parce que quand tes chefs t'ont fait venir dans le bureau et t'ont demandé des comptes, avec qui t'avais discuté ? C'est quoi ? C'est une police ! Donc on demande des comptes à ceux qui dirigent la société. Au grand capital, au grand patronat. On conteste la dictature, il faut aller dans cette direction là. Sans quoi si on tape sur Macron, si on dit, il faut remplacer Macron par un autre. Ce sera un coup d'épée dans l'eau. Ça c'est une première chose qu'on veut faire passer, sur laquelle on veut faire réfléchir. Il faut réfléchir à cela. C'est cette gestion capitaliste qu'il faut contester. Et qu'il faut renverser.

Et deuxième point, un principe : c'est qu'on pense, que ce sont les les travailleurs qui peuvent faire tourner la société. Quand ils se battront, c'est à eux d'organiser leur lutte d'organiser leur lutte, oui, comité de grève. Nous on est contre toute cette société pyramidale qui fait que c'est ceux qui sont en haut, qui font rien de leurs dix doigts qui mettent jamais les mains dans le cambouis qui décident de tout pour nous qui faisons le boulot. Et nous on fait le boulot, on sait comment il faudrait le faire. On sait comment il faudrait l'organiser pour qu'il soit bien fait. Mais non, on a juste le droit de nous taire. Nous on veut faire sauter ça.

Mais, on pense que dans les luttes c'est pareil. Les luttes elles doivent être dirigés par les travailleurs en lutte. Donc ils doivent effectivement s'organiser par en bas au travers de leurs luttes. On a un certain nombre de fils conducteurs qui sont le fruit des expériences, des mobilisations du passé. Donc nous c'est ça qu'on veut transmettre. après, quels problèmes exacts se produiront et se poseront ? Quand ces masse se révolteront.

Y'en aura plein qu'on peut pas inventer qu'on peut pas connaître à l'avance mais nous ce qu'on sait c'est que quand on se place du point de vue des travailleurs quand on se place du point de vue, des plus pauvres, des exploités, on fait toujours avancer la société. donc voilà c'est notre fil conducteur, c'est notre conscience. Pour nous et c'est cette conscience là, qu'on veut faire partager. Applaudissements...