Agriculture : la France peut-elle retrouver sa puissance ?
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ouvre le second débat de ce sens public consacré à la souveraineté alimentaire notre solld commercial reste positif mais il s'est fortement réduit en une décennie c'était 5,3 milliard d'euros d'excédent en 2023 contre près de 12 milliards en 2011 avant d'expliquer pourquoi avec nos invités de voir si le retour de la souveraineté est compatible avec le développement du bio on prend l'exemple tiens du secteur du marché des fruits et légumes reportage de Jonathan du PRI dans les allé du 61e Salon international de l'agriculture dans les allées du Salon de l'Agriculture un petit quartier de pomm ne se refuse jamais goûterz goûterz la pomme Juliette les arboriculteurs de Juliette proposent des pommes bio issues de 190 producteurs français la pomme est pour eux loin d'être dépassée aujourd'hui en France on produit 1400000 tonnes et sur le marché domestique on en consomme 800000 donc on va dire que 800000 tonnes ça reste assez représentatif quand même d'une grande consommation des français sauf que le marché ne cesse de seroder en France la consommation de pommes a reculé de 30 % sur 20 ans et les exportations ont baissé elle de 61 % sur la même période Juliette qui réalise un tiers de son chiffre d'affaair à l'export c'est le marché ultra concurrentiel tous les jours il faut se battre pour garder sa place parce que les autres il sorme Pasin et même au niveau européen on a des des pays comme l'Italie la Pologne qui sont très agressif un prix la situation est encore plus difficile pour les légumes frais saveéol est une coopérative bretonne qui réalise la majeure partie de son chiffre d'affairirees en tomate historiquement concurrencé par l'Espagne d'autres pays comme le Maroc viennent changer les règles du jeu 15 € de l'heure à un coût salarial français moins d'un € de l'heure au Maroc il faut savoir que le la première charge dont on a à faire face dans les exploitations marichères c'est la main d'œuvre donc évidemment qu'on peut pas être compétitif face à ces gens-là pour l'interprofession des fruits et légumes la concurrence étrangère associée au changement des goûts du consommateur explique en partie les difficultés de la filière aujourd'hui si jamais nous avons perdu de la part de marché c'est parce que nos concurrents sont bien organisés font un marketing et surtout ont eu des produits qui ont séduit nos consommateurs les consommateurs français aiment l'exotique aime les agrumes aime ce qui vient d'ailleurs et donc la partie est devenue plus difficile pour pour ce qui est produit sur le territoire pour la totalité des fruits et légumes le déficit de la balance commerciale française pèse 5,4 milliards d'euros selon les derniers chiffres de France agrimaire comment la France peut-elle retrouver sa puissance sa souveraineté alimentaire on en débat avec Sébastien bis bonsoir bienvenue vous êtes directeur du club déméire chercheur associé à aliris spécialiste des questions agricoles et alimentaires et je signale que le déméterire 2025 nourrir 2050 de la fiction à la réalité est paru aux édition de l'iris th pouche bonsoir bienvenue vous êtes économiste responsable des études au Chambre d'Agriculture et chercheur associé à l'université de reince pascalbelle bonsoir bienvenue vous êtes ingénieur agronome économiste chez C et Mathieu croissand éitoraliste politique évidemment rester à mes côtés on va on va revoir ce sol de commercial agroalimentaire des résultats qui ont été quand même divisés quasiment par deux en 12 ans Sébastien B c'est quoi c'est une tendance de fond une souveraineté qui s'ffrite petit petit et régulièrement c'est un monde qui s'est beaucoup transformé avec beaucoup de pays qui ont développé leur agriculture y compris des agricultures qui participent aux équilibres alimentaires mondiaux donc la France et l'Europe ne sont pas tout tout seul en fait dans le paysage mondial du coup c'est une petite nuance par rapport en fait à cette statistique qu'on peut comparer de la fin du 20e siècle évidemment la France n'est pas n'est pas toute seule deuxième commentaire qui me semble important c'est que quand on est un aussi petit pays que la France sur le plan géographique est encore dans le top 10 au niveau des exportations mondiales agricooles et alimentaires y compris avec des volume de production important la France est encore le premier producteur agricole européen c'est quand même pas mal il y a pas beaucoup de domaines dans lesquel la France est dans le top 10 ou leader en Europe dans des domaines stratégiques donc il faut un peu relativiser en revanche en effet signaux d'alerte sur cette balance commerciale agricole alimentaire qui a toujours été excédentaire depuis en gros un gros gros demi-siècle et dont la marge s'effrite ces dernières années et elle va s'effriter principalement et je pense que c'est ça le sujet qu'il faut aussi mettre sur la table sur nos capacités de production j'entends par là que cette capacité de production elle est à la fois agricole parce que il y a des changements climatiques il y a des choix de culture il y a des marchés de consommation particuliers mais il y a aussi un tissu industriel qui a été un peu dilapidé et aujourd'hui le manque d'outil industriel en France fait qu'il y a a une partie de l'alimentation des Français qui vient du marché international faute d'outier industriel en France pourquoi parce qu'on sait plus transformer non tout simplement parce qu'on a pas l'outil industriel je vais prendre un exemple très simple les pattes alimentaires sont un des produits les plus consommés aujourd'hui en France 2 tiers vient de l'importation non pas parce qu'on fait pas assez de blédure en France mais simplement pas d'industrie P d'usine de fabrication de P on y reviendra peut-être détail il y a ce que l'on appelle le paradoxe français Thierry pouche puisqu'on exporte 40 3 % de ce que nos terres produisent donc moi j'essaie d'être un peu basique on pourrait clairement être autosuffisant il y a la il y a il y a voilà c'est la première terre agricole en Europe on l'a été on pourrait être autosuffisant pourquoi on l'est pas mais si vous prenez les les la hiérarchie des principaux secteurs de issu de l'agriculture française à peu près la moitié on est autosuffisant voir largement autosuffisant euh c'est le cas des céréales bien sûr des produits laitiers un petit peu de viande bovine quand même mais faut faire attention parce que il faut distinguer les animaux vivants et les animaux transformés c'est pas le cas des fruits et légumes on l'a vu dans notre reportage ça c'est une c'est une très très vieille histoire les fruits et légumes ça fait quasiment 40 ou 50 ans que on est déficitaire et ça s'est aggravé au gré des élargissements de l'Union européenne bien entendu notre principal déficit en fruits et légumes il vient de l'intra européen il vient pas de forcément de des pays tiers donc c'est pas on est globalement autosuffisant puisqu'on est exportateur net et comme Sébastien l'a rappelé on fait partie du top 10 des des puissances exportatrices donc on est largement autosuffisant dans un certain nombre de domaines on l'IT moins en fruits et légumes en viande au vine en matière grasse puisque nous sommes de gros consommateurs de beurre et pourtant on a des production laitière importante mais quand on en consomme beaucoup c'est pas suffisant donc voilà on est sur le riz par exemple on est on n absolument pas autosuffisant on importe voilà il y a quelques secteurs où on n'est pas autosuffisant même balance commerciale qui est qui se dégrade lentement mais sûrement oui mais je comme le vient de le dire Sébastien il faut rappeler que depuis 1978 la France n'a pas connu le moindre déficit commercial c'est pour ça qu'on s'alarme alors oui c'est il y a il y a de la oui on peut on peut considérer que on n'est pas les seuls he c'est c'est le Light motif des politiques depuis depuis des mois on aussi évidemment depuis 2010 à peu près ils se sont très très fortement sensibilisés sur cette question et notamment sur le fait que l'Allemagne nous a rattrapé et dépassé alors c'est vrai qu'ils exportent plus que nous maintenant mais j'ajoute souvent quand même que et on vient de le dire dans le cas français euh une balance commerciale c'est de l'exportation et de l'importation et l'Allemagne depuis que le Royaume-Uni a quitté l'Union européenne c'est le premier déficit de l'Union européenne on est entre 15 et 20 milliards d'euros par an donc ils peuvent exporter plus que nous mais le contenu en importation de leurs exportations si je peux utiliser un langage assez technique et d'économisteou ils importe énormément pour pouvoir exporter donc il faut faire aussi là très attention ce ce solde commercial alimentaire alors reste qui reste positif qu' est depuis 50 ans mais qui est de moins en moins positif Pascal et belle c'est lié aussi à nos habitudes de consommation il faut il faut évidemment parler de nos habitudes de consommation oui tout à fait il y a il y a des changements de régime alimentaire qui sont importants et ils vont s'accélérer hein on va on va avoir des des des évolutions sur les choix du contenu des assiettes ce qu'on constate surtout c'est que dans le contenu des assiettes on consomme de plus en plus de produits industriels de produits transformés on va aller de plus en plus faire des produits qui sont pas des produits bruts même si les Français rêverit ils rêvent tous de manger plus de fruits plus de légumes et plus de poissons et cetera mais dans la réalité on a des modes de vie qui font qu'on va aller de plus en plus vers du tout près parce qu'on fait moins la cuisine et et qu'on a des des modes de vie où on passe du temps à faire autre chose que que de faire de la cuisine et donc dans dans la dans les régimes alimentaires on voit bien que finalement sur les les secteurs qui sont en croissance hein c'est-à-dire les légumineuses les graines tous ces produits qui vont se développer en raison des des des politiques publiques qui poussent à ça mais aussi évidemment du du changement climatique on va consommer de moins en moins de café de moins en moins de chocolat parce que on en produira moins et et qu'en en effet il y a de la déforestation et qu' y a des crises climatiques qui font que ces produits là seront moins cons donc c'est quoi c'est une question d'adaptation aussi de de de notre agriculture à ces nouveaux comportements oui ce qu'il y a c'est que on a un peu trop voulu exporter et pas forcément produire notamment vis-à-vis des des attentes he qui sont qu'est-ce qu'on on veut comme type de produit alimentair et on s'adapte pas rapidement sur les les besoins réels des des consommateurs européens et et d'autant plus français qui veulent des produits qui sont beaucoup plus riches nutritionnellement je crois que il y a un vrai sujet aujourd auourd'hui c'est qu'on veut du du blé dur qui en terme de sélection végétale sache résister sans un Tran aux attaques par par des par par des des insectes et cetera et qui soit plus riche par exemple en protéin parce qu'en fait un des gros enjeux en ce moment on le voit c'est c'est cette question de de quantité de protéines et de types de protéin je vais faire le lien avec notre premier débat Fabien Roussel qui était le au salon de l'agriculture aujourd'hui secrétaire national du Parti communiste évidemment affirme que la principale menace pour les agriculteurs français c'est l'Ukraine Sébastien abis que provoquerait l'entrée de l'Ukraine dans l'Union européenne un afflux de céréales notamment entre autres en fait ça dépend de ce qu'on veut faire en Europe est-ce que l'Europe veut être puissante si l'Europe veut être puissante et qu'almer les questions agricole et de sécurité alimentaire au centre de cette puissance si vous faites rentrer un grand géant agricole une grande puissance agricole dans l'Europe et qu'elle est bienvenue et qu'elle joue les règles dans le club dans lequel elle est intégrée pour renforcer la puissance européenne évidemment si vous regardez raine aujourd'hui rentrant dans l'Union européenne en s'affranchissant des règles de convergence du protocole habituel pour des raisons X et Y évidemment ça peut créer du désordre et de la distortion de concurrence je je précise aussi en passant que ce pays qui depuis 3 ans subit des bombes des bombardements des combats à des sols et des productions agricoles dont les conditions sanitaires se dégradent malheureusement il faut garder ça aussi en perspective en revanche dans le potentiel c'est un grand pays agricole plus grand que la France en superficie de terrain agricole cultivé qui peut même sur le côté biomasse pour les productions non alimentaires aller chercher des volumes donc vous dites c'est un atout c'est pas une menace pour les agriculteurs français tout dépend tout dépend du choix politique que nous voulons faire en Europe avec c'est quoi l'Europe demain est-ce que l'Europe de demain c'est comme certains le disent moins d'Europe et au quel cas il faudra surtout pas être mal à l'aise avec le déclassement progressif de chaque État membre dans les classements mondiaux parce que là on prend la balance commerciale de la France et cetera mais je rappelle que la balance commerciale de l'Union européenne elle est excédentaire sur le plan agricole et alimentaire de 70 milliards là où elle est déficitaire de 30 pour les États-Unis et de 190 pour la Chine donc est-ce qu'on regarde une statistique européenne en l'état et on fait demain un jeu de puissance européenne il y a plein de domaines qui sont concernés tout ça pour vous dire l'Ukraine demain dans l'Union européenne bien sûr que c'est un sujet immensément agricole est-ce que l'Ukraine doit rentrer ou pas je pense que le sujet aujourd'hui n'est pas celui-là en revanche en revanche une chose est claire et je pense que ça il faut qu' en tant qu'Européen nous soyons vigilants là-dessus c'est que l'Ukraine dans l'Europe ou pas dans l'Europe l'Ukraine restera un grand géant agricole donc la question c'est de savoir est-ce que l'Europe veut avoir ce grand géant agricole à ses côtés ou est-ce que elle veut avoir un grand géant agricole concurrent à ses portes sachant qu'en Ukraine on a parfaitement conscience aussi que l'Europe n'a pas ces dernières années eu un narratif de puissance et d'augmentation de de son influence mi les March sur ce contexte géopolitique je vous propose d'écouter le président du comité des relations internationales de d'intercéréales il est lui même agriculteur en cénéar Philippe sel contexte géopolitique actuel est très bousculé notamment depuis la guerre de la Russie en Ukraine qui a bouleversé les flux commerciaux internationaux il est important que la France s'affirme comme une puissance céréalière dans ce contexte- làà quand on sait aussi bah les impacts que le changement climatique a opère de plus en plus plus notamment sur les pays que j'ai cité au préalable en Afrique du Nord les sécheresses consécutives on a des pays qui sont très proches de nous qui qui ont de plus en plus de mal à être à être à produire leur propre nourriture et donc qui compent sur la production française notamment sur ces biens de base que sont le les céréales Thierry pus la on va ouvrir le chapitre consacré à la loi d'orientation agricole qui a qui a été adopté juste avant le début du du salon heureusement je pense que ça ça a permis ça a permis à Emmanuel Macron au Premier ministre et à différents ministres d'avoir une visite un peu plus calme on va dire ça comme ça comment vous la jugez ti au cœur de notre sujet est-ce que c'est un un levier un outil de reconquête de souveraineté cette loi ou est-ce qu'elle a pas été faite pour ça ah je crois que dès le début elle était envisagée dans cette perspective la problématique de l'installation des jeunes agriculteurs il y avait à peu près les deux deux aspects et ça rejoint ce que tout ce qui a été dit on peut pas envisager de se projeter dans l'avenir avec des productions suffisantes et une capacité à exporter euh sans avoir un peu de de de facteurs humains qui puissent être en mesure de réaliser ses productions et ses exportations donc de ce point de vue-là euh les attentes des agriculteurs euh il y a un peu plus d'un an euh bah elles ont été un peu comblées alors après une loi est toujours euh euh pas très satisfaisante parce qu'il manque quelque chose on h beaucoup parlé par exemple de l'absence des revenus agricoles dans dans dans le texte de loi mais globalement il y a il y a quelque chose qui a été affirmé c'est-à-dire essayer de préserver parce que je suis un peu gêné avec cette histoire de reconquête de notre souveraineté alimentaire Z on est toujours en mesure de décider un petit peu ce qu'on va produire et ce qu'on va en faire euh donc je pense qu'il faut la préserver et peut-être la la la consolider la solidifier dans le contexte actuel que qui a été rappelé par votre reportage est le président d'incééal donc voilà alors après moi je voudrais juste revenir sur un point sur l'Ukraine parce que l'élargissement euh c'est quelque chose qui est envisagé mais faut pas oublier non plus que en 2014 ou 2015 il y a eu un partenariat commercial qui a été établi et c'est précisément à la faveur de la guerre que cet accord a été pleinement déployé avec les conséquences qu'on connaît et en particulier là c'était pas les français qui sont montés au créneau en premier ce sont les Polonais qui se sont inquiétés de cet afflux de céréales sur leur propre marché euh avec en plus des différentiels de coût de production qui avaient euh les faveurs des opérateurs sur place puisque le blé ukrainien est moins cher autant l'acheter plutôt que le blé polonais voyez que ça va et pourtant la Pologne n'est pas très ancienne dans l'Union Europ ça s'est déjà joué il y a il y a une dizaine d'années c'est in quiété du poulet je crois en France alors on n'a pas été les les principales cibles du poulet ukrainien on en a importé mais par rapport à l'Italie ou à des pays comme la Pologne ils en ont beaucoup importé plus que nous et par voix de conséquence c'est un peu ce que disait Sébastien bis euh il faut savoir ce qu'on veut faire de l'Union européenne soit on on converge vers l'idée de puissance agricole je rappelle qu'on avait une politique agricole commune commune et que on s'est éloigné de ce caractère commun et que si vous faites de l'Europe un espace de rivalité commerciale entre les 27 voire davantage et bien vous êtes sûr que vous pouvez aller à la catastrophe il va y avoir des des des concurrences tellement importante que ça peut être au préjudice des uns ou des autres et là on risque vraiment gros ouais ces mots de souveraineté alimentaire Mathieu ben ils sont ils sont au ministère hein la souveraineté a son ministère oui alors c'est une innovation qui date de 2022 puisqueauparavant le ministère était chargé de l'agriculture et de l'alimentation ce qui était relativement compréhensible pour tout le monde et maintenant depuis le second mandat d'Emmanuel Macron c'est un ministère chargé de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire alors faut rappeler que le thème il est à la mode depuis euh la crise covid de la souveraineté sanitaire la souveraineté numérique en passant par la souveraineté industrielle la souveraineté énergétique c'est devenu la pierre angulaire de toute bonne politique qui se respecte non pas tellement sous l'angle de l'utarciie parce que tout le monde sait bien que la France ne pourrait se suffire à elle-même sur tous les plans mais pour augmenter notre indépendance pour faire face au au désordr du monde et donc la ministre de cette souveraineté alimentaire c'est Annie jeunbar et voilà voilà voilà rien na prédestiné pourtant à ce poste puisque cette prophè professeur de de lettre classique secrétaire général de des républicains serait plutôt à l'éducation mais en 6 mois elle a fait son trou au point d'être une des rares survivantes de l'équipe Barnier dans le gouvernement de de François baayrou il faut dire aussi que les agriculteurs qui avaient vu passer 6 ministre en 7 ans demandait pour une fois qu'on qu'on recommence pas tout à zéro ouais et comment Annie jeunevard conçoit--elle justement cette souveraineté alors elle en a donné un début de vision le weekend dernier au grand public à l'occasion de l'inauguration du salon sur un ton plutôt martial hein la France doit affirmer sa souveraineté agricole comme un anur régalien réarmer sa puissance alimentaire elle appel à sonner la mobilisation générale alors ça passe par une augmentation de la production tous à des mutes produire plus pour manger mieux et reconquérir l'assiette des Français dit-elle produire plus pour importer moins produire plus pour rester une puissance exportatrice autant vous dire qu'elle a fait un tabac auprès des représentants du monde paysan qui considèr depuis des années qu'on les emmène à marche forcée sur chemin de la décroissance à coût de de réglementation et de norm en ranche le refrain passe beaucoup moins bien auprès des défenseurs de l'environnement qui redoute de voir l'agriculture française renouer avec ses vieux démons productivistes qu'ils accusent d'avoir engendré à la fois une baisse de la qualité des produits et un épuisement des ressources on peut noter que dans son discours la ministre n'a pas dit un mot de la transition agroécologique qui était la déclinaison agricole de la planification écologique qui était pourtant sensé il y a encore un an mais c'était un siècle irriguer toute la politique gouvernementale merci beaucoup Mathieu alors justement Pascal est belle est-ce que dans cette loi d'orientation agricole il y a une sorte je sais pas d'aveuglement collectif face face finalement aux enjeux du changement climatique qui est là oui alors tout à fait en fait on appelle ça en anglais le backlash c'est un retour en arrière on a ça sur beaucoup de sujets en fait en ce moment parce que on a des tensions sur le pouvoir d'achat on a des tensions évidemment géopolitiques qui font que on a on va un peu en arrière tout en maintenant quand même des grands systèmes qui qui cadrent un petit peu quand même l'évolution à la fois parce que les acteurs économiques vont pas complètement modifier leur stratégie que ce soit les distributeurs que ce soit les industriels qui ont quand même ses rapports CSRD où ils sont obligés de d'aller dans dans le sens d'une réduction de leurs impact un bilan extrafinancier grandes entreprises aujourd'hui les moyennes demain les petites après-demain sont obligés de et et les consommateurs on voit bien que le bio est en train de faire de la croissance en 2024 il y a une croissance de 4 % donc on est revenu sur des volumes on s'inquiète d'ailleurs sur le bio du fait qu'on arrive pas comme ça a été le cas en 2015 à couvrir la demande qui est en hausse donc il y a une demande en hausse parce qu'à partir du moment où on dit on va arrêter de réduire les les pesticides comme la première peur c'est les pesticides bah les Français mangent de plus en plus de bio et donc il y a une demande qui augmente ce qui se passe c'est qu'en effet il y a des inégalités puisque les consommateurs n'ont pas le ch choix parce qu'ils ont pas le pouvoir d'achat pour aller vers des des produits don qu' rêvent tous de consommer hein 80 % des Français rêvent de consommer des des produits bio mais ils y arrivent pas oui c'est c'est une question de modèle de de notre agriculture qui est qui est posée c'estàdire est-ce que on peut produire plus tout en passant au bio ou est-ce que c'est impossible Sébastien bis non moi je pense qu'il y a deux choses il y a un premier point qui est que la France doit prendre conscience que comme le reste de l'Europe il va falloir s'adapter à ce que les pays du reste du monde connaissent par cœur c'est-à-dire que tous les ans produire est difficile ça veut pas dire que demain il faut pas produire plus produire moins produire mieux le sujet c'est comment on produit avec stabilité dans un monde extrêmement volatile sur plan productif et en même temps de consommateur et vous rajoutez les instabilités climat géopolitique produire avec stabilité et compliqué je rappelle juste hein l'alimentation c'est non négociable on peut pas s'en passer on n' jamais été aussi nombreux et en France et en Europe et dans le monde donc en fait on doit créer de la stabilité sur un un un besoin vital avec des goûts des pratiques des pouvoirs d'achat extrêmement diversifiés donc produire avec stabilité moi je pense que c'est un enjeu très complexe il faut dérisquer les très grands yoyo productifs et donc en fait je pense que plutôt qu' je POS une question très basique mais est-ce que euh on peut se passer des pesticides pour des risqués par exemple la la science doit apporter des solutions l'innovation doit apporter des solutions les les cohérences de production doivent appor porter des solutions et là j'en viens sur mon deuxième propos pour dérisquer sur les questions qu'est-ce qu'on produit en France pour les consommateurs français versus notre balance commerciale et cetera bah regardons ce qui est demandé ou soyons cohérents avec nos injonctions pour produire je prends deux exemples vous avez une injonction depuis 20 ans je pars sur le contrôle de Pascal C fruit légumes par jour oui bon on sait que la bonne nouvelle c'est que seul 30 % des Français respectent l'injonction politico-sanitaire depuis 20 ans pourquoi c'est une bonne nouvelle mais parce que si si tous les Français étaient à 5 fruits et légumes par jour il faudrait multiplier par 3 la production de fruits et légumes en France et c'est ça qu'on n pas fait on n pas donné moyen aux filières fruits et légumes de augmenter leur production parce qu'on refuse beaucoup les ces c'est les ces qui vont apporter les choses et heureusement que 30 % seulement respectentor on multiplierait par 4 les importations alors la balance dégring non voyez il y a une espèce d'incohérence je prends un deuxième exemple donc c'est pas c'est pas cinq fruits et légumes par jour qu'il faudrait dire c'est euh manger des fruits et des légumes de saison mais la saison c'est fini ah bon mais oui parce qu'avec ouais mais oui et non je pas pour la santé moi moi comme consommateur je me pose la question non mais parce que justement aujourd'hui le consommateur peut-être certains se posent des questions la grande majorité se pose pas de questions il y a déjà des fraises pr surette question bah oui mais justement aujourd'hui la la question des saisons est quelque chose qui devient extrêmement compliqué je rappelle que sur les fruits et légumes euh on a une dou double sensibilité météorologique à la fois pour produire mais je rappelle que le consommateur si au mois de janvier il fait beaucoup de soleil vous allez consommer plein de fruits et légumes particulier et s'il fait gris noir et plus vieux vous déconsommez donc les fruits et légumes c'est particulier parce que même le consommateur a une consommation en fonction de la météo sur les fruits et légumes c'est une catégorie un peu à part je voudrais vous donner un deuxième exemple de de de de nos cohérences à faire des choses je parlais des pâtes alimentaires vous rajoutez les huiles d'olive ENF un peu d'huile d'olive en France en mozzarella premier fromage consommé des Français TR produits italiens moi je suis binational C tris produits italiens l' dernier les déficits commerciaux je parle pas du total des importations sur ces trois produits le déficit il est supérieur à 2 milliard d'euros mozzar huile d'olive faire en France mais on ne regarde pas ce que les consommateurs et pourquoi il y a un problème de modèle parce que en France et l'offre française dans le monde c'est de faire une alimentation pour les fêtes et pour le weekend là où par exemple l'Italie fait des produits pour tous les jours de la semaine et ça c'est une grande différence par rapport à attaquer des marchés des consommateurs parce que tout le monde n'a pas un pouvoir d'achat où la question c'est malheureusement la saisonnalité ce que ce que je retiensr la difficulté finalement de de de sad adapter parce que quand je crois que quand si on lance une tendance en agriculture elle est pour longtemps quand un agriculteur passe au bio ça lui prend du temps et s'il doit revenir en arrière ça lui prend du temps donc c'est c'est un défi très compliqué à relever ça de de sentir les les évolution de consommation et d'adapter notre agriculture à ses évolutions de consommation c'est d'autant plus complexe que il faut couper ça à l'adaptation au changement climatique donc à l'évolution des besoins sur l'évolution des besoins j'ai trouvé le le propos de pascalbell tout à fait intéressant parce que on disait qu'il y avait une mutation dans le mode de consommation on consomme de plus en plus de produits transformés et c'est précisément notre excédent il vient de là on en importe beaucoup mais il vient de là notre excédent en 2024 4 milillards 4 pour un excédent global de 4 milliards 9 donc on sent bien que c'est sur les produits transformés qu'on est performant et c'est sur les paystiers qu'on est de plus en plus performant et de moins en moins sur l'Union européenne donc c'est très comp donc ça ve dire pour bien comprendre ces produits transformés on les exporte surtout en dehors de l'Europe c'est ça et performanceant de plus en plus rappele les produits transformés c'est le fromage produit transformé le fromage c'est un produit transformé dans les nomenclatures vous avez même le vin et les boissons alcoolisées qui considéré c'est pas seulement des des plats cuisinés parce qu'on pourrait passenser à ça c'est aussi ça mais c'est pas absument et dans pour revenir à la loi d'orientation et aller dans dans le sens de votre question cette loi d'orientation tout le monde enfin certains y ont vu ce qui manquait mais on n pas vu ce qu'il avit dedans quand même c'est ça qui est un peu dommage parce que même si la question du changement climatique ne figure pas ce qui a soulevé un certain nombre de propos de la part de de de des mouvances écologistes sans doute mais il faut aussi regarder ce que certaines entreprises réalise comme investissement et comme progrès en terme d'innovation il y a des variétés de blé aujourd'hui qui sont de plus en plus résistante et adapté au changement climatique donc ça aussi l'innovation prend du temps c'est pas en claquant des doigts qu'on va pouvoir inventer une nouvelle variété une nouvelle semence donc je pense que les les agriculteurs et les et les semenciers savent s'adapter aussi et ils voient bien ils sont quand même les premiers au contact de la nature il voient bien que ils peuvent s'adapter et qu'ils ont intérêt à s'adapter s'ils veulent préserver leur outil de production alors on va prendre un exemple concret de cette mondialisation de cette internationalisation avec Audrey vetas qui est au salon de l'agriculture vous avez AUD un exemple très concret de de qui montre que l'internationalisation des échanges de matières premières peut parfois conduire à des aberrations on vous écoute Thomas vous connaissez peut-être les biscuits la mer Coulard ils sont produits en Bretagne avec du beurre issu du lait de vache normande compter 90 km entre les deux sites mais cette matière première ce beurre elle ne va pas directement dans l'usine elle transite d'abord tenez-vous bien au Pays-Bas à plus de 600 km de là parce qu'en fait ce beurre il est acheté par des sociétés de négos qui achètent la matière première en très grande quantité qui le congèle et qui le redistribue ensuite un peu partout en Europe alors pour les producteurs c'est très intéressant parce que ça permet d'écouler facilement les stocks mais vous l'aurez compris ça conduit à des aberrations écologiques et puis ça augmente les prix puisqu'on multiplie le nombre d'intermédiaire alors pour l'heure il n'y a pas de loi de législation qui permettent d'enrayer ce phénomène mais la filière lait a peut-être une idée très concrète on appelle de nos vœux à ce que bah l'origine des produits puisse être notée sur les produits pour informer très clairement le le consommateur sur le produit qu'il achète et l'origine de du ce produit vous l'aurez compris l'idée c'est d'indiquer sur les étiquettes que les matières premières ont transité à l'étranger avec l'espoir que le consommateur au moment de faire son achat privilégie le local bon moi je vois cette histoire la l me dit on est en absurd alors peut-être que vous vous allez me dire bah non c'est c'est comme ça que fonctionne le le le marché alimentaire mondial Sébastien abis alors encore une fois stocker transformer il faut les outils donc si on les a pas premier sujet on les a benah je ne sais pas je ne sais pas si on les a tant mieux après sur les histoires des bilans écologiques des produits alimentaires versus transport il faut être très vigilant parce que les calculs montrent bien que c'est pas parce que vous êtes sur de la longue distance que votre bilan écologique sera toujours pire de faire 600 bornes aller 600 band de retour quepend parce que si ça dépend parce que si c'est massifié à l'unité si vous avez un t de camionnettes qui font le tour des villages au coin tout regardez les travaux de laadem en la matière je pense que laadem est assez limpide là-dessus sur tous les transports au-delà même des produits agricoles alimentaires la question petit volume proximité versus longue distance et bilan écologique il faut il faut relativiser les choses bon en revanche moi il y a quelque chose qui m'interpelle là-dessus c'est précisément quand on a les moyens si on peut faire du circuit court si les consommateurs peuvent faire du circuit court on parlait tout à l'heure du café changement climatique et cetera moi je viens de travailler un peu sur la question de la chicoré bon chicoré aujourd'hui il faut réhabituer des consommateurs sur ce type de de boisson parce que le café va coûter de plus en plus cher mais en gros il faut qu'on remette de l'éducation alimentaire aussi en perspective le consommateur ouis il doit peut-être faire des choix et des arbitrages évidemment de prix mais il a le choix aujourd'hui de choisir attendez vous rentrez dans un supermarché en France c'est Walt Disney il y en a pour tous les goûts tous les pouvoirs d'achat toutes les origines il faut améliorer l'étiquetage les origines mais les consommateurs s'ils veulent acheter des produits qui ont pas fait le tour de l'Europe ou le tour de la France ou le tour du département ils peuvent aujourd'hui en France oui enfin là en l'occurrence parce qu'elle est belle c'est pas suffisamment clair puisqueon on achète ces biscuits on effectivement c'est du lait normand et donc on se dit bon ben on est vraiment dans un circuit court non et c'est vraiment le cas des produits transformés he on se souvient de la crise de la frude à la viande de cheval tout le monde a découvert en effet les circuits qui font que quand on mange un produit qui est un petit peu industriel oou il y a a en effet je pense que c'est les systèmes de production qui font industriels qui font qu'on est obligé de d'aller ailleurs parce qu'on n pas tout c'est pas possible évidemment de de reconstruire la géographie d' l'industrie je repensais au beurre c'est vrai que on oublie qu' a quand même des saisonalité hein la saisonalité le beurre il y a une saisonalité aussi parce que les les vaches produisent du lait à certaines saisons donc il faut forcément le congeler aussi donc il y a des des choses qui sur lesquelles on reviendra pas en arrière on refera pas la petite ferme où on produit tout sur place parce que il y a des zones en France aussi hein dans le nord de la France si on faisait que du local on mangerait pas grand-chose parce qu'à part des pommes de terre et des betteraves il y a pas beaucoup de d'agriculture et notamment pas de culture maréchère et et on mange beaucoup mieux quand on est à Montpellier donc c'est c'est important de d'essayer de vous êtes fait beaucoup d' dans le Nord là nous on est excédentaire en lait mais on a pas assez d'usine pour faire le beurre c'est c'est ça ce que je comprends et on est excédentaire en céréales mais on sait pas faire les pâtes on sait pas faire le bléure en fait on a divisé par heureusement qu' Commissariat au Plan était commiss on a divisé par de mais on reste quand même le premier producteur européen de bléure on est on exporte un peu'est-ce qui explique ce que vient dire connais rien dis c'est pas un truc technologique c'est pas ouiut industrie il faut des investissements il faut des salariés il y a un peu d'innovation quand même un peu d'automatisation certainement donc tout ça prend du temps et quand même il faut resituer à partir de votre propos le fait que en 1970 l'industrie représentait 25 % du produit intérieur brut c'est plus c'est moins de 10 aujourd'hui et dans cette diminution dans cette érosion vous avez une partie de l'industrie agroalimentaire qui qui est passéc donc on il y a moins de tissu industriel agroalimentaire pour et donc on est obligé d'aller remplir cette case dans la chaîne de de de fabrication ailleurs c'est ce que je et l'autre problème qui va se poser si la collecte laitière continue à être soit fluctuante soit même sur une tendance baissière les industriels qui sont en place notamment dans l'industrie laitière s'interroge dans quelques années où est-ce qu'ils vont trouver du lait en France pour continuer à faire des fromages des yaourts des petits F etou là-dessus justement je vous propose d'entendre le secrétaire général adjoint de la Fédération nationale des producteurs de lait il est lui-même producteur de lait en Normandie Benoît gavel où on a beaucoup de d'éleveurs qui partent ou vont partir à la retraite et on a un fort enjeu de pouvoir trouver de nouveaux producteurs bah pour les remplacer pour garder bah la main d'œuvre qui permett de produire du lait demain et pour ça on a besoin à la fois d'un revenu de de prix de vente du lait qui permettent bah une rémunération qui soit attractive pour attirer des jeunes dans notre dans notre filière on a besoin aussi d'avoir des perspectives des perspectives de volume des perspectives de contractualisation on a besoin de moderniser nos exploitations on a besoin d'améliorer la qualité de vie au travail donc tout ça nécessite bah des investissements qui sont importants et qui doivent se retrouver dans le prix de vente du lait alors je lisais en préparant l'émission pascalelle que la France pourrait être obligé ça je rejoint ce que vous disiez tout à l'heure d'importer du lait d'ici 2027 donc c'est c'est là hein c'est c'est demain est-ce que c'est pas totalement absurde au pays des primolstein des vaches montbellliard et les Normandes oui mais c'est vrai qu'il faut il faut penser qu'on on exporte des produits qui sont à base de lait aussi c'est c'est toujours parce que on a si si si on était en autarci on aurait suffisamment de lait mais comme ça nous c'est quoi ça rapporte plus de l'exporter ce lait ah bah de l'exporter sous forme de fromage bien sûr ouais c'est ça et et plutôt que de de le boire alors déjà la consommation de lait elle ne fait que baisser mais c'est sur le beurre qui a un déficite parce que il y a un engoument au niveau mondial de consommation de beurre et donc en France on en consomme beaucoup donc on est obligé d'importer du beurre mais mais à vous d'entendre là depuis une quarantaine de minutes en fait c'est est-ce que c'est pas une une fausse promesse politique cette histoire de souveraineté alimentaire Sébastien bis c'estàdire que finalement vous nous dites bah il faut penser européen il faut accepter que la France va jouer un rôle dans un bonau Européen bon ben ok je rejoins complètement ce qui a été dit c'est-à-dire que on a mis ce mot souveraineté dans un contexte un peu émotionnel particulier en 2020 mais en fait d'un point de vue agricole alimentaire aucun pays n'a été en nautarchie agricole alimentaire en fait c'est c'est pas possible bon donc la souveraineté c'est là où je pense que le distingo en géopolitique est important c'est que la souveraineté c'est dérisquer des dépendances connaître des interdépendances avoir des indépendances quand dans certains secteurs on peut les avoir et cetera et ne pas être dépendant d'un seul pays ou du dépendant d'un seul pays et et de se dire bah si on veut réduire demain euh des importations moi je prends un autre exemple dont on n pas du tout parler je rappelle que notre plus grand déficit alimentaire en France ce sont les produits de la mer et que de très loin le produit où où nous avons un déficit alimentaire annuel après le café c'est le saumon pourquoi on importe du saumon parce qu'on fait pas d'aquaculture en France depuis 50 ans si demain nous voulons enlever 3 milliards par an de déficit alimentaire dans dans dans le côté France on peut faire du saumon en France ou demander à tous les Français d'arrêter de manger du saumon c'est 50 % des des produits de la mer le saumon aujourd'hui consommé en France et manger que de la truite parce qu'il y a un peu d'élevage de truite donc il y a une question d'outils il y a une question vous avez évoqué je pense c'est très important dans l'agroindustrie aujourd'hui en France on a 50 à 60000 emplois non pourvus travailler dans l'industrie travailler dans les zones rurales péis urbaines il y a un déficit de main d'œuvre il y a un déficit d'attractivité et puis il y a des consommateurs d'un côté qui en gros depuis 50 ans font la fête on a de tout pour pas très cher on peut consommer le monde on peut consommer local ce sont eux les arbitres c'est eux les souverains infin c'est eux les souverains est-ce qu'on peut être totalement en autonomie ça n'a jamais existé et je pense que çaexistera dans un pays comme le nôtre c'est ça parle bon depuis le 18e siècle on sait à peu près ce que c'est Monsieur croissandau tout à l'heure ritué ça à 200 moi je pense qu'il faut même remonter un peu plus haut 2017 le discours d'Emmanuel Macron à la Sorbonne cétait sur mais alors maintenant comment on fait pour construire une souvereté européenne avec 27 pays on va se limiter pour l'instant à 27 pays on parle pas de d'élargissement comment est-ce qu'on va concilier comment est-ce qu'on va convaincre nos partenaires de renoncer à une partie de leur souveraineté nationale pour converger vers une souveraineté européenne et sur quel type de secteur ça va porter sur l'agriculture c'est dommage on a tellement réformé la politique agricole commune alors que c'était justement un objet absol ent formidable pour construire cette souveraineté alimentaire on y était parvenu c'est précisément parce qu'il y a eu la politique agricole commune qu'on a atteint l'autosuffisance donc là on est au contraire dans un retour de balancier vers une sorte d'égoïsme ou de retour que je dis toutheure on est dans un espace de rivalité commerciale où chacun essaie de privilégier son propre intérêt agricole et alimentaire au détriment de l'autre c'est dommage ou est-ce qu'il a aussi je reviens quand même à la question du du réchauffement climatique par qu'Al est belle est-ce qu'il y a aussi des décisions euh enfin ou ou un manque de courage c'estàdire est-ce qu'il faut continuer de dépenser beaucoup d'argent pour faire du vin dans la région de perpignant alors que il y a un stress hydrique majeur répété et donc continuer de dépenser de l'argent des subventions publiques de la France ou de l'Europe ouais vraiment la la question de la ressource en eau c'est vraiment un sujet dont on parle peu c'est comme la biodiversité c'està-dire qu'on est toujours sur ces ces questions de changement climatique on ne parle que des impacts carbon mais les sujets de demain c'est évidemment ces sujetsl et c'est vrai que dans la balance commerciale il y a évidemment l'alcool he qui pèse beaucoup c'est le premier champagne et vin et et on sait très bien que si ça diminue c'est parce que la consommation mondiale d'alcool diminue c'est-à-dire que on est de plus en plus et en France en particulier à consommer du sans alcool du nollo et à consommer d'autres types de produits donc c'est vrai que que finalement le paysage agricole il pourrait évoluer un peu plus vite si on tenait compte de de de toutes ces ces prospectives on sait très bien ce qui ce qui va consommé ce qui va être bu dans dans les années mais c'est très compliqué parce que en vous écoutant et et en repensant à ma question on est aussi dans ce qui fait le patrimoine d'une région oui donc c'est très difficile de de d'y renoncer même si les les perspectives mondiales ou ou climatique disent bah c'est pas l'avenir quoi et c'est là c'est là précisément moi je rebondis sur votre remarque parce que voyez bien que sur les questions agricoles et alimentaire le climat conditionne des performances des réalités selon les régions et cetera donc donc par définition pourquoi le projet européen avait du sens d'un point de vue agricole alimentaire c'est qu'on jouait sur des complémentarités à l'échelle de la France moi j'entends éventuellement qu' qu'on mange mieux dans le sud que dans le Nord moi je suis dans le Nord j'ai pas l'impression de mal manger mais bon mais pourquoi je je mange pas mal bah parce qu'on vit dans un seul et même pays on est même en Europe on a une performance de quantité qualité diversité agricole alimentaire extraordinaire ce qui est clair c'est que dans l'histoire dès qu'on a eu un rétrécissement du champ alimentaire on a évidemment un rétrécissement de l'offre agricole et là il y a de l'appauvrissement nutritionnel quantitatif qualitatif et la liberté du consommateur de voyager dans l'assiette vous vous l'oubliez donc moi je pense qu'il faut être très vigilant justement la souveraineté il faut il faut pas que demain ce soit l'addition de microosouveraineté locale qui ferait un global ça n'existe pas il y a des complémentarités et là où où Pascal insiste sur le le la question de l'eau bah oui la question de l'eau à l'échelle de l'Europe et de la France on sait qu'il y a des cultures qui demain vont devoir être abandonné et peut-être d'autres inventé il va avoir des remontées de cartes agricoles et cetera et donc le changement climatique nous impose à beaucoup de modestie parce qu'il y a de l'adaptation mais il y a un peu de planification et c'est pour ça que la planification écologique était important la carte agricole de 2050 elle se prépare maintenant le consommateur la seule chose sur le climat que le consommateur n'a pas compris c'est que le climat renchérit le coût de production agricole et que il y a dans la l'offre alimentaire si on l'applique sur le plan cohérence climatique bah oui aujourd'hui du du chocolat en quantité astronomique en Europe ou du café à à pas cher en Europe climatiquement aujourd'hui c'est irresponsable et donc et donc ça va forcément augmenter les prix vont forcément augmenter c'est déjà il faut peut-être juste dire au consommateur que il est pas obligé de manger du chocolat toutes les semaines ou boire du café tout au long de la journée pourant qu'est-ce que c'est bon merci beaucoup merci à tous d'avoir participé à ce à ce débat et je vous dis à très bientôt sur sur notre antenne merci à vous à toutes et à tous de votre fidélité rendez-vous demain 18h 22h vous pouvez retrouver nos débats sur publicsenat.fr sur notre plateforme nous écoutz nous réécouterz en podcast et puis je vous donne le rendez-vous politique de la matinale c'est Patrick Mignola ministre délégué chargé des relations avec le Parlement qui sera l'invité deorian msé à 8h du matin belle soirée
Annie Genevard