Rousseau : "Il y a une politique sciemment anti-pauvres"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
vous évoquiez le fait qu'hier en réunion publique les gens étaient en colère et disaient avoir froid est-ce que les conséquences de ce qu'on vit aujourd'hui c'est à dire on est en train de dire aux Français voilà il va y avoir des coupures d'électricité il y a en effet la fin de l'abondance dont parlait Emmanuel Macron à la fin de l'été mais on le voit y compris sur des questions comme le médicament on parlait ce matin sur RMC de la question de la des pénuries de doliprane enfant par exemple ou d'amoxicilline enfant face à cela est-ce que vous sentez une colère montée je pense que la colère est inouïe je pense qu'on ne mesure pas l'ampleur de cette colère et ce qui m'inquiète c'est que je j'espère que cette colère va se canaliser politiquement vers un changement et non pas vers un conservatisme et j'espère que on prendra conscience du fait que là on laisse par exemple les plus riches continuer à s'enrichir alors même qu'il y a des personnes qui sont en très grande précarité qui ont froid chez elle qui n'arrivent pas à manger qui n'arrivent pas à payer leurs factures et qu'est-ce qu'on fait à l'assemblé criminalise le fait de ne pas payer des loyers on diminue les assurances chômage on va augmenter le temps de travail sur toute la vie pour reculer l'âge de la retraite et en fait il y a une politique anti pauvre là et anti pour vous il y a une politique sciemment délibérément antipopique actuellement oui et c'est très grave parce que je pense que la colère est légitime de ces personnes je la comprends je la partage et je me dis que c'est à l'opposé de ce que nous devrions faire aujourd'hui ou nous devrions protéger au maximum les plus vulnérables et faire en sorte que les inégalités se restreignent et donc aller vers une réforme de de la taxation des plus riches qui aujourd'hui les plus riches enfin le niveau de richesse des plus riches s'envole pourquoi pourquoi refuse-t-on par exemple les taxes sur les surprofis des grandes entreprises pourquoi alors il n'y a aucune espèce de justification anti pauvre hier matin à ce même micro c'était le ministre du Budget Gabriel Attal qui expliquait qu'il voulait cibler dans les aides tous ceux qui travaillent et ne s'en sortent pas ils parlait par exemple à propos de l'aide gros rouleur d'une aide gros bosseur ce qui bosse et qui prennent leur voiture le fait qui est chaque énergie en fonction aussi du niveau de ressources le fait qu'il y ait des aides pour ceux qui se chauffent avec les pellets tout ça ça ne vous paraît pas être des aides suffisamment ciblées pour les plus modestes pour l'instant le bouclier tarifaire et un échec énergie était justement pour tout le monde y compris ceux qui avaient lieu de progressif au Luxembourg ou un SUV à Paris et enfin Pierre peu importe le niveau de richesse c'est peu importe aussi effectivement à partir puisque les aides seront ciblées oui mais combien de milliards on a dépensé là-dedans combien de milliards on a donné finalement à des personnes qui n'en avaient absolument pas sur les aides il y en avait qu'il y en avait absolument besoin y compris pour leur travail moi je pense pas toujours par exemple aux aides à domicile aux aides auprès des personnes âgées aux infirmières aux soignante à tous ces métiers là qui ont absolument besoin de leur mais aussi des artisans de la solution des plus riches est-ce que vous seriez favorable aussi au fait d'aller vers une sorte de jauge d'utilisation de l'énergie vous aviez évoqué dans le groupe Europe Écologie Les Verts des jauges sur l'eau par exemple que l'eau soit gratuite pour les premiers mètres cubes et puis qu'ensuite si c'est pour remplir sa piscine par exemple et ben là qu'on est plus accès à cette eau gratuite ou en tout cas qu'elle devienne payante est-ce qu'on peut imaginer est-ce que vous imagineriez un système qui soit similaire sur l'électricité c'est-à-dire en fait en gros quand vous avez une grosse maison vous payerez plus que si vous avez une petite maison quoi et ce serait justice ce serait justice il est pas normal que qu'aujourd'hui que les aides publiques favorisent tout le monde de la même manière il y a des gens qui sont progressifs oui des tarifs progressifs et puis en fonction des besoins c'est-à-dire qu'en fait exactement et c'est absent du débat aujourd'hui politique c'est à dire que on renvoie toutes les personnes à des comportements individuels c'est-à-dire qu'il faut baisser le chauffage chez soi il faut mettre des cols roulés il faut diminuer sa consommation mais en fait il n'y a pas de politique publique d'accompagnement qui soit ciblés tous les alors là pour le coup tous les gouvernements il y avait Olivier Véran la semaine dernière il y avait Gabriel Attal hier et chacun parle du mot effort ils disent il faut faire des efforts en gros si vous ne faites pas d'effort il y aura des coupures d'électricité est-ce que ça par contre vous êtes d'accord avec cette moi j'ai envie de dire et quelles efforts ont fait a fait l'état quels effort a fait l'état là
Sandrine Rousseau