ON REFAIT LA SEANCE avec Esther Benbassa et Bruno Retailleau
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse partielle
Pourquoi n'a-t-on pas utilisé la convention franco-singapourienne pour vérifier les comptes offshore ?
- 1:29RelanceRéponse partielle
Quelle est la responsabilité collective dans l'affaire Cahusac ?
- 2:13OuverteRéponse directe
L'affaire Cahusac va-t-elle durer longtemps ?
- 3:32OuverteRéponse directe
Le gouvernement était-il au courant des comptes offshore de Cahusac ?
- 5:02OuverteRéponse directe
Les présidents des commissions des finances ont-ils les moyens de contrôler efficacement ?
- 5:45OuverteRéponse partielle
Pourquoi donner deux présidences de commission à l'UMP ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:29Pierre MoscoviciFait
« il s'agit de la faute du mensonge d'un homme pas d'une responsabilité collective »
- 4:17Fait
« il a manqué au plus élémentaire de ses devoirs »
- 10:26Jean ArtuFait
« la Commission de la transparence ne contrôle pas vos patrimoines elle évalue l'enrichissement »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
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invité Laurence Rossignol sénatrice et porte-parole du Parti socialiste bonjour bonjour Jean artui sénateur centriste de la maenne avant de vous interroger bonjour je vous propose de revoir cet échange tout à l'heure entre Philippe Marini le président de la commission des finances du Sénat et Pierre Moscovici le ministre des Finances alors qu'il était de notoriété publique monsieur le ministre que d'éventuels comptes en Suisse avaient pu être déplacé vers Singapour pourquoi n'a-t-on pas utilisé la convention franco-singapourienne qui remonte à la même époque et qui permettait de s'assurer auprès de cet état qu'il y avait ou qu'il n'y avait pas de compte
monsieur le ministre vous avez bien voulu me répondre par écrit les réponses qui ont été faites ne me semblent pas épuiser le sujet d'autant que ces réponses me paraissent aujourd'hui être éclairées par de nouveaux bruits de nouvelles rumeurs de nouvelles indications parues dans la presse qui probablement que cette affaire'est qu'à ces début merci la parole à Pierre Moscovici ministre de l'économie et des finances monsieur le le président Marini mesdames et messieurs les sénateurs j'ai lu évidemment j'ai entendu toutes les questions mais aussi tous les raccourcis toutes les simplification sur ce qu'on appelle l'affaire Cusac je répète ici
qu'il s'agit de la faute du mensonge d'un homme pas d'une responsabilité collective et prenez garde à ne pas tomber dans ce type de dérive je vois ce matin de nouvelles allégations dans un hebdomadaire à droite très à droite très très à droite je veux parler de Valeurs Actuelles allégations qui vous conduiront cet après-midi vous êtes le bienvenu à venir au ministère des Finances pour vérifier de quoi il s'agit mais je veux dire ici avec la plus grande force la plus grande fermeté que ces allégations sont mensongères que je les dément que les mensonges les combats et que je me réserve de donner suite de tout cela devant la justice voilà
laurenceossignol c'est sans fin les suite de l'affaire kusac ça va être long ça va être long et d'autant que maintenant on est parti dans un nouveau processus qui est celui de la moralisation de la vie publique on va en parler dans quelques instants on va détailler notamment les annonces du président la mais c'est sûr que c'est sans fin pour tout le monde il y a des questions qui sont posées le ministre de l'économie et des finances il a répondu très clairement aujourd'hui comme il l'avait d'ailleurs déjà fait et puis il y a le offshore links il y a tous ces comptes en Suisse toutes ces informations qui circulent et qui à un moment donné seront rendus public et que tout le monde attend avec pour certains de l'inquiétude et pour d'autres de la curiosité ça quand même des conséquence
assez dommageable sur le gouvernement quand on voit que Pierre Moscovici a été chahuté assez fortement euh par les bandes de la droite tout à l'heure dans l'hémicycle du Sénat ça assez rare ici d'avoir un ministre comme ça qui est un peu sifflé mise en danger dans l'hémicycle j'ai pas trouvé que Pierre muscovici av été terriblement sé peut-être au début de la séance mais vous savez donc qu que l'autorité du gouvernement et les ministres est mis à mal écoutez les séances que que le Sénat se met à ressembler à l'Assemblée nationale ça peut arriver par période c'est tous les mardis tous les mercredis comme ça l'assemblé en ce moment si on se couche tard tout le monde est un peu ambiance électrique énervé h Jean Artu c'est vrai que c'est assez rare quand même des
séances aussi houleuses ici au Sénat oui je crois que le Sénat n'a pas vocation à ressembler à l'Assemblée nationale donc c'est le marqueur de quoi cette ambiance alors je crois que c'est marqué c'est marqué par un scandale qui résulte d'une tromperie d'une fraude et celui qui l'a commise n'est pas n'importe qui puisquil avait en charge le budget de la France c'est-à-dire la fiscal de la France et donc il a manqué au plus élémentaire de ses devoirs et ceci prend des allures de scandale alors la question qui se pose c'est de savoir si ayant gardé ce secret il était le seul à porter ce secret et
au travers des hypothèses on en vient à se demander si à un moment donné le gouvernement n'était pas au courant bah c'est l'objet de la visite VI l'a mentionné dans l'extrait qu'on vient de revoir c'est l'objet de la visite cet après-midi des deux présidents des commissions des finances de l'Assemblée nationale et du Sénat PhIP phppe Mar finance vont se rendre à Bery ils ont des prérogatives ils les exercent ils ont raison il y a un soupçon et forchons-nous de le dissiper vous avez déjà vous êtes l'ancien président de la commission des finances ici au Sénat vous avez déjà fait ce genre de contrôle de quel moyen de contrôle il dispose ce sont des moyens sans limite ils ont des prérogatives de contrôle sur place sur pièce comme
président de commission des finances et c'est ce sont les mêmes prérogatives pour le rapporteur général de la commission des finances il y a un doute je suis pas sûr qu'il le dissipe dès cet après-midi mais il est de leur devoir de tenter d'obtenir des informations pour dissiper un malentendu il s'agit pas d'être accusateur il s'agit pas d'être procureur en la circonstance mais il faut dissiper un malentendu car on voit bien tout le à l'aise qui envahit l'opinion publique et qui met en danger la démocratie directement Laurence rignol vous approuvez ce contrôle des deux présidents UMP des commissions des finances des deux assemblées il se trouve que les deux présidents sont UMP c'est peut-être pas ce qu'on est fait de
mieux tout bien réfléchi nous a é c'éta l'idée de Nicolas sarzi peut-être que on aurait pas peut-être on aurait été plus inspiré de ne pas donner deux et à l'avenir peut-être que vous feriez un jour une réflexion du même type que les deux président de commission mais d'ailleurs je m'interroge mais si ces présidents de commission on autant de contrôle et puisqu'on évoque des rumeurs qui circulaient depuis si longtemps peut-être que le président de la commission des finances à l'Assemblée nationale aurait pu lui aussi user de son pouvoir d'investigation j'irais pas lui reprocher mais pourquoi on interterpellerait pas aussi le président de la commission des finances deassemblé nationale demand pourquoi vous n'avez pas vous aussi cherché à en savoir plus
sur cette rumeur dès le mois de décembre mais voyez-vous je ne lui ferai pas ce reproche je souhaite que vous ne relayez pas non plus les informations qui sont données ce matin dans un journal effectivement très à droite et pour lequel le président de le ministre de l'économie et des finances a indiqué qu'il se réservé le droit de poursiteement le Parlement a deux deux grandes missions la première c'est de voter la loi la seconde c'est de contrôler l'action du gouvernement et des adminministration publique je pense qu'il est devenu banal de faire des lois parce que c'est une façon de répondre aux interrogation de l'opinion publique et on a l'impression de régler les problèmes parce qu'on vote des lois je pense que le Parlement ination vie je pense que je pense que
François Hollande perpétue une pratique de son prédécesseur et et et d'autres présidents de la République il y a un problème il y a une émotion on surréagit et on propose des lois alors des lois extraordinaires on transforme le la Commission de la transparence du financement de la vie publique en haut conseil haute autorité du financement de la vie publique tout cela à la limite est assez dérisoire c'est parce que un homme a manqué au plus élémentaire de ses devoirs qu'immédiatement on imagine des des mesures multiples qui vont tout changer j'en suis pas persuadé et je pense que la vraie réponse pour lutter contre ce mal profond qui est la fraude
fiscale et bien c'est de coordonner les actions au plan européen de modifier un certain nombre de lois pour qu'ell soit plus lisible plus compréhensible plus stable et qu'elle se prête infiniment moins à l'optimisation au montage très sophistiqué et qui sont encouragés et facilités par les paradis fiscaux c'est aussi ce qui est un peu en train de se passer avec coopération accr entre les États on va Laer la secr bancaire est un progrès considérable Laurence il y a deux volets dans la loi dans les lois que le Président de la République a évoqué un premier volet qui est celui effectivement sur la lutte contre l'évasion fiscale et les paradis fiscaux ce que nous avons déjà commencé à faire avec la loi bancaire qui a été musclé à l'assemblé nationale remusclé au Sénat
et je suis heureuse de voir qu'elle va être encore remusclée en deuxème lecture à l'Assemblée nationale et effectivement le prés l'ancien président de la République Nicolas Sarkozy avait dit un jour les paradis fiscaux c'est fini bon c'est on est tous on a tousèg ça n'est pas seulement la loi française qui est en C laissez-moi finir monsieur c'est le laissis-moi finir et c'est avec une loi française offensive que nous pourrons aussi parce que tous les pays européens s'interrogent sur ce qui se passe chez eux quand il voit ce qui se passe chez nous on pourra aussi avec les autres pays européens avancer dans la transparence collective et la lutte contre les paradis fiscaux bien sûr c'est un plan EUR va suffire à restaurer la confiance entre les politiques et les
Français non mais la lutte contre la FRA fiscale et les paradis fiscaux c'est un élément de politique économique pour la France et sur la loi la loi de moralisation elle va POS elle est quand même là pour répondre au climat de défiance elle va elle va répondre au climat de défiance elle nous permet d'avancer sur un sujet qui était bloqué depuis des années c'est vrai qu'il n'y a pas exactement un lien entre les actes commis à titre personnel par Jérôme Cahusac et la loi de moralisation l'un n'empêcherait pas forcément l'autre mais c'est la bonne occasion pour avancer dans ce pays sur un sujet sur lesquel la classe politique était totalement bloqué et totalement ferméjour'hui la PR est pour le faire d' tout le me n'est pas d'accord à gauche sur les mesures annoncées par le Président de la
République Claude Bartelone le président de l'Assemblée nationale fait de la résistance il ne veut pas je le cite jeter tous les députés en pâure écoutez je comprends que certains collègues trouvent ça déplaisant mais néanmoins la transparence existe dans beaucoup de pays européens elle est nécessaire aujourd'hui et publier nos patrimoines bon c'est un petit mauvais moment à passer mais après on y sera on y sera beaucoup mieux Jean vous ne voulez pas pardon publier votre patrimoine je je je déclare mon patrimoine et je demande à l'autorité compétente c'estàd la Commission de la transparence de procéder à toutes les vérifications requises mais madame la Commission de la transparence ne contrôle pas vos patrimoines elle évalue l'enrichissement entre le premier votre première
déclaration et votre deuxème déclaration il faudrait il faudrait que chaque parlementaire tienne une comptabilité quotidienne euh de toutes ses dépenses et de toutes ses recettes vous rendez bien compte de l'irréalisme et si vous pensez que c'est si important le patrimoine alors il faut demander aux candidats de rendre public leur patrimoine je pense que cette cette cette façon d'encourager je ne sais quel voyurisme sur le patrimoine des uns et des autres moi Madame mon mon patrimoine il est lié j'ai eu une profession avant que d'être parlementaire et euh mon patrimoine pour l'essentiel je le vois je le dois à mon travail à celui de mon épouse au biens qui viennent de sa famille je n'ai pas envie de de
l'exposer sur la place publique et et mon patrimoine madame c'est mon indépendance politique la dernière réponse Laurent sousignol avant de passer au débat suivant écoutez je crois que le devoir que nous aurons de publier nos patrimoinees avec tout ce que effectivement collègue Artu vient de dire c'est un peu la punition collective que nous aurons pour ne pas avoir su nous-même nous réguler madame madame croyez-vous un seul instant que si cette règ av été en vigueur avant les aveux de Monsieur kahusac croyez-vous que Monsieur kahusac rendant public son patrimoine aurait fait état des fonds qu'il detenait en Suisse puis à Singapour non mais il n a pas le casusac dans la vie politique française et bien ça prouve quoi ça prouve que la réponse que vous avez apporté aujourd'hui n'a
rien à voir avec ce que nous voulons corriger c'est-à-dire la fraude et le mensonge merci tous les deux je pense qu'on aura l'occasion largement de reprendre le ce débat autour de la moralisation de la vie publique sur notre antenne merci à tous les deux d'être venus sur notre plateau on va maintenant recevoir Esther Benbassa pour le groupe écologiste au Sénat Esther Benbassa et Bruno rotaillot pour le groupe UMP deux des acteurs majeurs de la discussion au Sénat sur le projet de loi mariage pour tous deux acteurs majeurs de cette discussion à tel point qu'ils ont échangé des propos assez installez-vous Esther Benbassa Bruno retaillo s'il vous plaît parce qu'on va pouvoir commencer le débat avant que la séance reprenne sur le le le projet de loi vous avez eu
un échange assez musclé ce matin en séance puisque Bruno retaillot a évoqué les couleurs d''esterb Bassa et ça pu la couleur la couleur la couleur le compte rendu analytique en fait fois ce sont les couleurs vestiment prend les termes exacts pour pas relancer la la polémique expliquez-vous sur vos propos Bruno rotillou qui ont fait polémique ce matin non c'était très simple vous sa on est depuis des jours des nuits on siège on essaie défendre des arguments avec nos propres convictions et Esther Benbassa qui a aussi des convictions que j'ai salué d'ailleurs hier en disant que je préfère les convictions fermes convictions tièdes n'arrêtez pas de m'interrompre donc je l'ai regardé et j'ai écouté ça n'est pas parce que on n' pas la même couleur politique elle est verte et les
couleurs qu'elle porte donc vestimentair pour que vous m'interrompiez voilà c'est c'est c'est tout mais je pense que interprétation un peu facile dit Esther Benbassa non non je lui en veux pas mais il faut qu' il fa micro voà je ne lui en veux pas mais j'aimerais bien que ce genre d'incident ne se reproduise plus dans l'hémicycle parce que d'abord je suis de couleur blanche j'ai un accent qui est ma négritude donc je suis noire aussi j'ai trois nationalité je parle huit langues euh moi vous savez vous savez euh moi je n'ai pas de problème avec tout ça mais il faut arrêter euh parce que déjà euh monsieur reto quand je lu dit B arrêz avec votre Aristote il a dit c'est ça fait partie de notre
culture et là j'ai eu une conversation avec lui que si avoes n'avait pas traduit euh en arabe Aristote et et si les Juifs n'avaient pas traduit en hébreu aujourd'hui l'Occident n'aurait pas connu à ver Aristote bon je voudrais ajouter je voudrais finir la couleur puis vestimentaire n'a rien à voir avec Arist monsieur rill vous êes vous êtes très habile mais on va arrêter là je n'ai même pas fait deeet làdessus parce que ça ne m'intéresse pas mais ni la religion ni la couleur des gens ne devrai entrer en considération dans cet hémicycle qui est l'espace de la République alors vous AZ d'accord tous les deux Bruno r en 2
secondes pourement simplement il faut pas jeter la nathè sur les gens prendre des propos les déplacer pour leur donner un autre sens ça ce n'est pas acceptable et je pense qu'on doit pouvoir débattre et je trouve que depuis le début depuis le début du débat le débat alors s ben Bassa nous reproche de dire toujours la même chose mais c'est parce qu'on a pas les réponses à nos questions je pense que le débat au Sénat a été d'un globalement d'un bon niveau j'ai suivi les débats à l'Assemblée je peux vous dire que le débat au Sénat est de qualité mais il y a des arguments de fond madame la ministreira a dit c'est une réforme de civilisation le président de la République a dit je comprends qu'il y a un sujet de liberté de conscience ça veut bien dire que c'est pas un texte comme les autres
ça av bien dire que on Jama C Tex comme les autres Bruno rotaillo on Jama dit céta pourquoi vous dites on n'a jamais dit pourquoi vous vous vous prenez parti pour un prend pas parti mais je dis d'une façon générale personne n dit que céex c'est simplement c'est simplement pour expliquer que ce terme euh engage des conceptions des uns et des autres et c'est bien naturel qu'on puisse les défendre de toute la force de nos convictions avec des arguments et je pense que sur la question de l'égalité sur la question des enfants quand même que le Conseil d'État page 2 de son avis le Conseil d'État page 2 de son avis a indiqué que l'étude d'impact l'étude d'impact avait négligé la notion de l'intérêt supérieur de l'enfant est-ce que ça ça n'est pas un argument à
prendre en compte moi je le pense non mais c'est des arguments effectivement qu'on vous a beaucoup entendu développer dans l'hémicycle je pense que le temps du débat a eu lieu il va continuer ce soir peut-être jusqu'à demain Esther Benbassa comment vous voyez les choses maintenant ici au Sénat oui écoutez je vais tous les matins une chronique sur le Hington post et je m'amuse beaucoup parce que je note les perles alors les ples enfilé dans l'hémicycle s'il y a des arguments qui sont intéressants et enfin qui m'interpelle il faut le dire je suis une intellectuelle j'ai jamais cru que à l'Assemblée il y aurait des propos aussi
peu disons travailler réfléchi c'est une litanie l'intérêt de l'enfant papa maman et puis on d'ici au moins au Sénat il à l'Assemblée il y avait des députés j'ai entendu leur leurs interventions qui avait du punch qui avait des des idées intelligentes qui étaient novateur ici on répète mais on n'en peut plus ça fait des jours qu'on entend l'intérêt de l'enfant mais nous sommes aussi pour l'intérêt de l'enfant madame mais vous pouvez comprendre aussi que c'est peut-être une stratégie d'opposition de la droite qui est dans son rô j'avais bien compris même si je suis
un peu foncé de couleur j'avais bien compris que c'était une stratégie mais nous on a choisi de se taire mais à un moment donné moi je suis historienne je je le dis quand on lit l'histoire on se dit que quand on a perdu il faut perdre avec dignité alors là euh vous avez perdu essayez de comprendre de pourquoi vous avez perdu et n'essayez pas de diviser davantage la France sortez de cette guerre la tête haute avec des des arguments qui valent la peine d'être retenu parce que l'histoire retiendra attention est bass la droite n'a pas encore perdu puisque le vote sur l'ensemble du projet de loi n'a pas encore eu lieu
d'c voyez ce texte voilà on n pas eu le droit de débattre quand quand on débat quand on débat mais si mais si quand on débat les arguments sont pas bons c'est parce qu'on va chercher d'autres des arguments qui seraient des arguments terribles d'atteinte à la dignité des personnes et en réalité ce texte a été décidé personne ne souhaite que les Françaises s'en en par que ici l'Assemblée ou le Sénat n'en discute au fond alors qu'encore une fois ça n'est pas un texte comme les autres qu'il y a des vrais arguments et si tant de juristes je me suis beaucoup attaché d'ailleurs à développer des arguments juridiques notamment constitutionnel si vous m'avez bien entendu et bien ces arguments-là je pense que ils ont une portée on verra bien d'ailleurs si le
texte d'Aristote et cetera c'est pas des arguments non mais enfin Monsieur Géard ok il a expliqué c'est bien monsieur yes a expliqué Monsieur B a réexpliqué alors nous connaissons tous les arguments juridiques qui ne tiennent pas vous êtes un petit peu dans la ruse ne donnons pas cette image à ceux qui compent sur nous vous avez rusé nous n'avons pas raison peut-être mais on peut débattre vous n'avez fait que parler nous n'avons pas débattu vous vous n'avez fait que parler et dire la même chose tout le temps peut-être qu'il n'y a pas eu de débat parce que la gauche aussi ne répondait pas aux arguments de la droite Esther Benbassa si mais tout le monde a essayé de répondre nous on n' pas répondu sinon
on va rester ici encore une semaine voilà donc nous n'avons pas débattu parce que nous avions une gauche qui était muette il y avait des consignes il fallait que les sénateur écologique de gauche se thèse pour accélérer les débats et bien je trouve que sur un texte dont on ne permet pas aux Français de s'exprimer par voie de la du référendum on aurait pu avoir un vrai débat ça ne sera pas notre faute si ce débat n'a pas eu lieu nous avons essayé de soulever des vrais arguments anthropologiques de droit et ceteraoui pour finir Bruno rotaillot quelle va être la stratégie du groupe UMP dans les prochaines heures la stratégie ce sera d'essayer de montrer point par point article par article avec nos amendements que ce texte nous emmène dans le mur que ça n'est pas un bon texte euh ça n'est
pas une conception républicaine de l'égalité c'est un texte dont on nous avait dit finalement que ça devait passer comme une lettre à la poste je crois que les Français ont compris les Français étaient prêts à comprendre que des couples homosexuels puissent avoir accès à une comment dirais-je reconnaissance sociale par la voix de du mariage ou autre en revanche ceux qui n'accepte pas ce qui les choque ce sont les conséquences les bouleversements sur le droit de l'affiliation et de la famille tout simplement et et je pense que ça heurte une grande partie des Français au-delà même je crois des clivages partisan estther Benbassa pour finir bon madame la Gard des saau vous a expliqué que le le le mariage n'est-ce pas dans le code CIV dans le Code civil
ouvre à l'affiliation donc on d'accord là c'est quand même une évidence mais essayons quand même de voir de parler de ces gens qui ne sont pas comme nous que ils ont droit au même au même droit que nous et à la même place dans la société vous avez peur parce que vous êtes conservateur vous n'êtes pas vous ne suivez pas la marche de l'histoire la marche de l'histoire c'est le progrès la modernité moi j'ai entendu dans vos rangs dire que il faut arrêter la science il faut arrêter le progrès de la science moi je suis une voltenne monur que veut la science peut la science lumière vous êtes vous vous êtes
conservateur vous avez peur on a parlé de changement de civilisation c'est madamea vous avez raison vous avez raison c'est Madame tobira qui a dit que c'était une réforme de civilisation en plusur Mar alors là aussiich déclaration dans Ouest France on entend la sonnerie de la séance donc je vous liberre tous les deux et je vous laisse rejoindre effectivement l'hémicycle du Sénat pour la suite de l'examen de ce projet de loi qu'on va pouvoir suivre bien entendu en direct sur Public Sénat et donc on va vous retrouver vos débats dans l'hémicycle merci à tous les deux d'être venus Didier Guillaume le vice-président socialiste du Saat va venir prendre votre place ester ben Bassa très bonne séance à tous les deux on voit le président du Sénat Jean-Pierre belle qui
ouvre la séance euh suite de l'examen donc du projet de loi sur le mariage Didier Guillaume quelle ambiance cette semaine ici au Sénat encore pour les questions d'actuualité tout à l'heure c'était très électrique non c'est une ambiance un peu tendue forcément parce que la situation est tendue parce que la France va mal parce que tout le monde s'interroge et effectivement la moindre des choses ça peut faire partir un peu mais j'ai trouvé que c'était une séance qui était plus animé que tendu vous trouvez que le ministre des Finances interpellé par les bands de la droite Philippe Marini interpellé par les bands de la gauche c'est quand même assez houleux et assez inattendu ici au Sénat oui mais en même temps je crois que dans la situation que nous avons vécu avec
cette déflagration il n'est pas découle et la question de Monsieur Marini au ministre des Finances moscoviss c'était c'était cela je crois pas qu'il faille attaquer comme ça trouver la théorie du Bouet du Bou émissaire et dit vous avez caché quelque chose je pense au contraire bah le gouvernement reprend un peu aussi cette théorie en promettant de la transparence pour tout le monde donc ça suppose que tout le monde n'est pas transparent oui mais bien sûr parce qu'au moment où les députés umep votent une proposition de loi ou présent une proposition de loi pour amnistier la fraude fiscale pour les parlementaires le président de la République lui il fait une grande loi de transparence et bien sûr qu'il manque de la transparence bien sûr que les paradis fiscaux la fin des paradis fiscaux qui
avaient été promis par le présiddent Président de la République Monsieur Sarkozi ça n'a pas eu lieu c'est François Holland qui va le faire parce que c'est très compliqué et ben on va le faire et ben nous allons le faire c'est compliqué mais c'est pas parce que c'est compliqué qu'il faut s'y arrêter et nous allons aller dans cette dans cette direction et aujourd'hui je pense vraiment et moi c'est un appel que je lance il faut que tous les parlementaires de droite comme de gauche chacun gardant ses différences se rassemble sur l'ESS quel est l'essentiel que ce qui s'est passé avec monsieurus ne se reproduise plus parce que c'est pas les uns qui perdent les autres qui gagnent notamment à Claude Bart le président de l'Assemblée nationale qui est pas forcément pour toutes ces
mesures attendez attendez je reviendrai sur la transparence particulière mais je pense que tout le monde doit se rassembler parce qu'il y aura pas certains qui perdent et d'autres qui gagnent tout le monde perdra la démocratie perd et ce T pour cet amalgame moi je n'en veux pas je ne me sens pas concerné les élus sont sont des élus honnêtes qui font leur travail mais alors vous pensez que les mesures annoncées par le Président de la République sont de nature à restaurer la confiance je pense que c'est un stop je pense que le Président de la République dans son intervention d'hier et dans ce qu'il a annoncé qu'il y aura dans la loi a mis un un stop la transparence financière sur le patrimoine par exemple il est absolument normal que le patrimoine des ministres des parlementaires on sache
qu'il est et soit contrôlé moi je ne suis pas favorable à mettre sur la place publique comme ça comme une sorte de voyurisme tout le monde dise voilà ce que j'ai une voiture 2000 € sur un compte aucun sens ça n'a aucun sens c'est pas ça que les Français veulent les Français veulent pourant ils vont pouvoir regarder les patrimoines de tout le monde il vont donner et alors et pourquoi pas ce des journalistes des médecins des chefs d'entreprise non nous ce que nous voulons c'est la transparence totale et c'est que le patrimoine que je déclare puisse être contrôlé par une autre autorité et si je fais des bêtises tant pis pour moi j' alors pourquoi cré une autre autorité alors qu'il y a déjà une une commission pour la transparence de la vie politique qui existe à laquelle on aurait pu
donner plus de moyens de contrôle parce que la Commission sur la transparence existe elle fait des contrôles mais ce n'est pas son ce n'est pas son métier je pense que créant cette Haute Autorité elle concernera à la fois les responsables politiques mais pas uniquement toutes celles et tous ceux qui travaillent qui ont à voir avec l'administration et la fonction publique et pourquoi créer un parquet financier alors qu'il existe déjà des juridiction spécialisé donc on va vers des doublons on est loin de la simplification là non parce que si j'ai bien compris il faut attendre la loi personne ne l'a lu la loi donc on sait pas ce qu'il y aura dans on a écouté François Hollande hier ou mais d'accord mais François Hollande c'est pas une loi et ce qui a été dit
pour le parquet financier c'est qu'il aurait la possibilité d'intervenir sur tout le territoire national et directement si ça peut aller plus vite pour régler des problèmes des affaires vous savez il ne suffit pas qu'un journal quel qu'il soit et je mets pas du tout en cause montre du doigt un élu pour que cet élu soit coupable mdiap part en l'occurrence a montré du doigt kusac et on s'est aperçu que c'était vrai très bien il a fait meddiap a fait son travail mais on ne peut pas réagir à toutes les rumeurs il faut quand même que les élus puissent se défendre s'ils sont parce là on est quand même plutôt dans l'air du soupçon général exactement et ben il faut sortir de cela et moi je veux vraiment dire aux françaises et aux Français qui nous regardent et qui nous
écoutent de leur dire sur les 550000 élus la quasi unanimité l'immense majorité sont des gens qui travaillent sans compter arrêtons de montrer les élus du doigt par contre soyons intransigeant il faut demander plus d'exemplarité aux élus mais il faut pas qu'ils aient moins de possibilité de se défendre et vous êtes également pour la limitation du mandat de parlementaire avec certaines professions et lesquelles moi je suis pour la suppression du cumul de parlementaires avec une autre profession donc ça veut dire qu'on aura essentiellement des parlementaires qui seront des fonctionnaires pourquoi bah parce que c'est quand même plus facile quand vous êtes fonctionnaire et que vous n'avez pas à démissionner la fonction publique moi je suis fonctionnaire si je devais reprendre je
sais pas vous êtes pharmacien vous avez une pharmacie vous devenez parlementaire sénateur pendant 6 ans vous laissez tomber votre pharmacie vous allez la remonter 6 ans après je vais vous expliquer être élu c'est pas un hobby c'est pas un lobby c'est pas une ligne sur une carte de visite c'est pas un salaire supplémentaire pourire la fin donc les fonctionnaires devront aussi démissionner la je le pense c'est ma proposition je pense moi qu'il faut limiter la durée des mandats dans le temps mais alors comment vous retrouvez un boulot aprè et bien on refit de la formation écoutez je vais vous dire hein moi je fais pas partie de je ne fais pas partie de ceux qui vont pleurer pour la reconversion des parlementaires qu'il soit députés ou sénateur moi je vois dans mon département il y a 30000
personnes au chômage c'est pas moi qui vais aller me plaindre de mon sort les parlementaires sont des privilégiés et je n'ai aucun souci j'ai rarement vu en tout cas je n'en connais pas des parlementaires qui après leur mandat n'arriv vais pas retrouver du travail par contre j'ai vu beaucoup de femmes et d'hommes chez moi qui après avoir été licencié ne retrouvent pas du travail donc moi c'est un débat qui ne m'intéresse pas pleurer sur le sort des parlementaires aujourd'hui quand il y a 3 millions et demi de chômeurs ça n'a pas de sens donc vous êtes pour une limitation stricte on a bien stri strict on a bien compris Didé Guillaume sur le projet de loi mariage pour tous les débats s'éternisent un petit peu au Sénat quelle option vous avez choisi vous ici est-ce que vous ouvrez la
séance de ce soir la séance de nuit est-ce que vous allez laisser poursuivre les débats pour qu'éventuellement le vote sur l'ensemble du projet de loi intervienne dans la nuit ah dans la nuit ça je ne suis pas sûr que ce soit possible il reste encore plus de 100 et quelques amendements non nous avons un règlement qui permet au au sénateurs de tout bord de pouvoir s'exprimer lorsqu'ils le veulent moi je défends ce règlement parce que sur un sujet comme celui-ci les sénateurs de droite qui sont opposés au mariage pour tous ont des convictions intimes et moi je les respectent et c'est normal qu'il puissent les défendre par contre nous la les débat duré plus les sensibilité exprim laisseront pas faire de l'obstruction des des rappels au règlement sans cesse des interventions
sur articles sans cesse non il faut recader un faut il faut recadrer un peu les choses par contre moi je ne suis pas du tout opposé à ce qu'on puisse travailler cette nuit puis la nuit de demain soir s'il le faut il faut avancer de toute façon je pense qu'à la fin de la semaine le débat sera clos ici si c'est cette nuit tant mieux j'y suis favorable si ce n'est pas cette nuit ça sera demain dans la journée en tout cas la majorité est sereine elle va essayer de faire en sorte d'accélérer le rythme des débats pour que ce projet de loi soit voté le plus vite possible il y avait une rumeur qui circulait hier et encore aujourd'hui au Sénat sur la possibilité que le gouvernement actionne l'article 443 de la Constitution c'està-dire le vote bloqué sur une partie du texte notamment les articles
additionnels qui ont été réservés à la fin de la discussion vous croyez en cette hypothèse je je ne parle jamais de rumeur et je ne crois pas du tout à je ne crois pas du tout à cette hypothèse parce que c'est une hypothèse qui est beaucoup plus longue que si on on bloque pas puisque sur chaque amendement il y a la présentation et a l'explication de vote ça ne change rien pour ce genre de texte donc je n'y suis pas favorable et je pense que ça ne se fera pas très bien merci beaucoup Didier Guillaume d'avoir été avec nous en direct sur public sat on va maintenant rejoindre l'hémicycle du Sénat puisque la discussion autour du projet loi mariage se poursuit Delphine Girard vous êtes dans la tribune de presse de l'hémicycle dusat dites-nous un petit peu où on en est sur le texte
oui perine et bien la séance vient tout juste de reprendre alors les sénateurs sont toujours en train d'examiner les articles 4 qui concerern l'égalité de traitement pour les familles homo parentales et bien à l'Assemblée nationale la disparition des termes père et mère qui sont remplacés par le terme général par an au pluriel avait alimenté les débats pendant de nombreuses heures c'est également le cas ici au Sénat la droite bataille ferme contre la disparition de ces termes chargés de symboles et puis quand elle aura examiné cet article viendra ensuite la question de l'adhésion des familles homoparentales au statut d'association familiale et là aussi la bataille s'annonce dure par pour la droite voilà en tout les cas on retourne dans l'hémicycle pour suivre la suite de ces débats bonne
séance à tous souligner à l'instant c'est que c'est une habilitation qui est très très large et ce que cet amendement souhaitait ce que nous avons avec un certain nombre de collègues souhaités c'est
Esther Benbassa