Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo· 5 novembre 2022 17 min

Sanction contre un député RN, accueil des migrants de l'Ocean Viking, inflation dans les cantines : ce qu'il faut retenir de l'interview de Danièle Obono

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:01
Présentateur

Bonjour Daniel Obono.

0:05
Locuteur

Bonjour.

0:05
Présentateur

La sanction contre Grégoire de Fournasse, député RN, qui a lancé qu'il retourne en Afrique à votre collègue Carlos Bilingo. Donc 15 jours d'exclusion, un mois de retenue d'indemnité parlementaire. Le Rassemblement National qui dit, notamment ce matin sur France Info, le député des Bouches-du-Rhône, Franck Alizio, c'est un délit d'opinion, ce qui s'est passé, la décision prise hier par le bureau de l'Assemblée Nationale. On parlait de politique, on est sanctionné pour cela.

0:28
Danièle Obono

D'abord, je pense qu'il faut rappeler à quel point ce genre de décision est exceptionnel. Elle a été proposée à l'unanimité par le bureau de l'Assemblée Nationale et adoptée très largement, à l'exception des membres présents du Rassemblement National, par l'Assemblée. Donc il faut se rendre compte à quel point d'abord ce qui s'est passé a extrêmement choqué l'ensemble des députés présents, y compris des membres du gouvernement qui étaient présents, ça a arrêté la séance de questions au gouvernement, ce qui n'arrive également quasiment jamais. Je crois qu'il y a eu cinq ou six fois où ça s'est produit.

Donc oui, ça a été un choc qui s'est ressenti au-delà de l'enceinte de l'Assemblée et qui a été très largement transpartisan de LR, des LR qui étaient juste à côté jusqu'à nos bancs. Donc voilà, je crois que c'est une décision qui n'a pas été prise légèrement parce que toutes les personnes qui l'ont proposée et qui étaient présentes comprenaient à la fois, avaient ressenti l'impact de ce qui s'était passé et comprenaient l'importance d'envoyer un message clair. Et donc pour réagir aux dénégations du Rassemblement national qui considèrent par ailleurs, qui considèrent que tout un ensemble de lois qui existe dans notre pays, qui sanctionnent des propos racistes, des propos négationnistes, etc.

n'ont pas lieu d'être, c'est un problème, mais le bureau et l'Assemblée nationale ont considéré que ces propos étaient inacceptables, ce n'est pas un démilie d'opinion.

2:13
Invité

Ils ont considéré que c'était des troubles et non pas des propos racistes.

2:16
Danièle Obono

Non, c'est en vertu de... la présidente de l'Assemblée nationale a convoqué un bureau exceptionnel en vertu de ce qui s'était passé, c'est-à-dire le propos tenu par ce député du Rassemblement national qui a créé ce trouble-là, c'est factuel. Donc dans la procédure, il y a un règlement de l'Assemblée nationale et ensuite l'argumentation pour mettre la sanction, elle s'est faite.

Et ça, c'est l'ensemble des membres du bureau, à l'exception de ceux du Rassemblement national qui y sont, qui ont considéré que ces propos étaient inacceptables et toutes les personnes, encore une fois, toutes les composantes représentées l'ont affirmé et je pense que ça, ça ne fait aucun doute, à part pour le Rassemblement national qui ne pense pas que c'est...

3:05
Invité

Quoi qu'il en soit, Daniel Bonneau, est-ce que pour vous, après cette sanction, l'incident est clos ou est-ce qu'il faut aller plus loin encore ?

3:11
Danièle Obono

Je pense que le niveau de la sanction envoie le signal qui était nécessaire de considérer que ce type de propos est inacceptable à l'Assemblée nationale et encore plus au-delà de mon point de vue. Et donc nous, nous considérons à la France insoumise qu'il a été fait, ce qu'il devait être fait. Et je ne sais pas si l'enceinte de l'hémicycle, qui est quand même un endroit particulier, quand on arrive à l'Assemblée nationale, quand on prend la parole dans l'hémicycle, surtout une première fois, comme c'était le cas pour notre collègue Carlos Martins-Bilongo, il y avait des enfants de sa circonscription qui étaient présents.

Il y a quelque chose que tous et toutes, quelles que soient par ailleurs nos étiquettes, ressentons et considérons que cette enceinte, elle est d'une certaine manière sacrée par le poids de l'histoire et ce moment. Même si cette sanction, je crois, ne lavera pas ce que je considère être comme une souillure qui a été commise et un acte grave, je pense qu'il fallait que ce soit fait. Et nous, nous le demandions. Et donc nous considérons effectivement que c'est comme il devait se faire, une sanction à la hauteur dans les moyens de l'Assemblée nationale de ce qui a été commis.

4:24
Invité

Votre collègue Manuel Bompard demande par exemple, il dit qu'il n'est pas possible que des séances soient présidées par un vice-président issu du RN. Est-ce que si la semaine prochaine, par exemple, Sébastien Chenu préside une séance, vous menacez de ne pas siéger ?

4:37
Danièle Obono

Nous, nous respectons le fonctionnement de l'Assemblée nationale. Nous pointions simplement le fait que c'est un problème. Nous nous considérons par exemple que le vote de la part des députés de la Macronie pour des vice-présidents, ils avaient le choix. Notamment, nous nous avions et nous soutenions les candidatures de nos collègues ELV. Ils avaient le choix et je pense que c'était une faute. Et je crois qu'un certain nombre s'en rendent compte, peut-être trop tard, mais c'était une grave faute.

Après, quand nous avons marqué nos désaccords sur, par exemple, une manière de présider de la part de tel ou tel vice-président, nous l'avons fait dans les règles, en faisant des rappels au règlement, etc. Et nous continuerons à en user, comme je dis, y compris Manuel Bompard considère que la sanction maximale qui devait être prise a été prise. Et nous serons attentifs et attentives, et comme nous le sommes toujours, tout en respectant le rôle quand même de la personne qui est au perchoir.

5:45
Invité

Vous avez une petite divergence avec Manuel Bompard.

5:49
Danièle Obono

Non, ce n'est pas ça, mais il faut quand même se rendre compte que ce qu'a fait M. Chenu, par loyauté ou je ne sais pour quelle raison, c'est-à-dire qu'au moment où ce grave incident s'est produit, alors qu'encore une fois, l'ensemble des collègues s'étaient levés en réaction, il a soutenu, il a soutenu ce député RN. Et donc oui, ça met en question quand même sur, quand il y a une telle évidence, quand il y a une telle réaction, ça pose question sur le fait, en tant que vice-président de l'Assemblée nationale, il a avant tout, avant même la solidarité de convergence de vues peut-être avec ce collègue, le devoir de faire respecter l'enceinte de l'Assemblée nationale.

Ça, ça pose question et je pense que c'est légitime de le poser maintenant. Nous, nous respectons le fonctionnement de l'Assemblée nationale, Manuel Bompard, comme moi-même et comme l'ensemble des députés LFI et NUPES.

6:49
Présentateur

Norme rapide, Daniel Obono, le Rassemblement national va changer de président. Marine Le Pen ne sera plus présidente à partir de cet après-midi du Rassemblement national, ce sera Louis Alliot ou alors Jordan Bardella. Plus de Le Pen à la tête du RN avant l'EFN, est-ce que ça change quelque chose pour vous ?

7:02
Danièle Obono

Non. Leur changement de nom, leur tentative de ripollinage, la stratégie de dédiabolisation, où tout le monde reconnaît quand même que s'il faut dédiaboliser, c'est qu'il y a un diable, montre que le FN n'a pas changé, le RN n'a pas changé. Ils célébraient, il y a quelques semaines, les 50 ans, donc ils s'inscrivent et ils reconnaissent d'ailleurs s'inscrire dans la continuité d'un parti qui a été fondé. Très discrètement, ils l'ont fait.

Oui, mais tout de même, ils l'ont célébré, ils se sont inscrits dans cette histoire, un parti qui a été fondé notamment par des anciens membres du parti nazi et qui développent, de mon point de vue, une idéologie des propositions qui sont fondamentalement anti-républicaines. Et donc, nous, nous continuerons à les combattre, quel que soit le visage qui est à la devanture du petit business des Le Pen.

7:52
Présentateur

Daniel Aubonneau, député La France Insoumise de Paris, on se retrouve dans une minute, le temps de dérouler Le Fil Info avec Yann Ferschit. Malgré la fin de la grève à la raffinerie de Gonfreville, les difficultés d'approvisionnement des stations-services persistent. En Ile-de-France, en Auvergne-Rhône-Alpes et en Bourgogne-Franche-Comté, plus d'une station-services sur dix dans ces régions manque au moins d'un carburant. C'est la sanction la plus lourde pour un député qu'un jour d'exclusion temporaire et la réduction de moitié de l'indemnité pendant deux mois.

Sanction prononcée à l'encontre du Rassemblement National Grégoire de Fournasse, accusé d'avoir prononcé des propos racistes à l'encontre du député France Insoumise Carlos Bilongo. Huit ans de prison, la condamnation de l'homme de 33 ans, reconnu coupable du viol d'une fillette de 11 ans. Dans un premier temps, il était poursuivi pour atteinte sexuelle. L'affaire avait initié le débat sur le non-consentement des mineurs. L'avocat de la famille de la jeune fille salue une décision juste. Dans l'enceinte du mythique Eden Park, les Françaises affrontent en ce moment les Néo-Zélandaises. Et en ce début de deuxième période, c'est la France qui mène 17 à 15.

Le vainqueur de cette rencontre rejoindra en finale l'Angleterre déjà qualifiée pour la finale de la Coupe du monde féminine de rugby. France Info. Le 8.30 France Info. Adrien Becq, Gilles Détis.

9:06
Invité

Toujours avec Daniel Obono, député de la France Insoumise de Paris. Le fond, finalement, de la polémique qu'il y a eu à l'Assemblée nationale ces deux derniers jours, c'était sur l'Ocean Viking, ces 234 migrants à bord. Alors, il est toujours actuellement au large de la Sicile, ce bateau. Est-ce que vous demandez au gouvernement français d'ouvrir un port pour l'accueillir ?

9:28
Danièle Obono

Oui, c'était l'objet de la question de notre collègue, tout à fait légitime. Je pense qu'il faut rappeler d'abord quelle est la situation extrêmement grave, extrêmement périlleuse. C'est la vie de ces personnes, de ces hommes, femmes et enfants qui est en danger. Trop de gens, des milliers de personnes ont péri dans la Méditerranée pour n'avoir pas pu trouver refuge, pour n'avoir pas pu être secourus dans ces eaux-là. Et donc, oui, c'est un devoir d'humanité. Même si on pourrait considérer, avoir toutes les considérations politiques, savoir est-ce qu'ils auraient dû être là, etc. La question, ces personnes sont en danger, en péril imminent.

Il y a en droit maritime un concept fondamental qui considère qu'on doit secourir. Et toutes les personnes qui font de la mer le savent. On doit secourir sans aucune condition et restriction toute personne qui se trouve en danger.

10:29
Invité

D'un mot, ce ne serait pas faire un cadeau au gouvernement de Giorgia Meloni que de l'accueillir en France alors que c'est à l'Italie de l'accueillir ?

10:33
Danièle Obono

Il ne s'agit pas de faire un cadeau. Et là, justement, parce que là, il s'agit de vie humaine. Et qu'il y a déjà un trop lourd tribut qui a été payé par la vie humaine à cause de ce genre de pécadilles politiciennes. Moi, je combats le gouvernement néo-musiolien de Mme Meloni, puisqu'elle s'inscrit aussi dans cette tradition-là d'extrême droite. Et il y a en Italie des gens qui se battent justement contre ce gouvernement et qui demandent à ce que ces personnes soient secourues. Je crois que c'est notre responsabilité. Il y a la possibilité et les responsables de ce navire qui fait un travail extraordinaire ont demandé à plusieurs ports qui étaient susceptibles et qui étaient en proximité.

Et nous faisons partie des pays qui ont été sollicités. Nous devons y répondre. C'est un devoir d'humanité. Il y a péril. Des vies humaines sont en danger. Et je crois que la France, ce n'est même pas qu'une question de sonorer. Il faut le faire. C'est son devoir de le faire.

11:31
Présentateur

Le gouvernement néo-musiolien, quand il a été composé par Georgia Meloni, tout le monde s'est accordé à dire qu'il n'y avait pas de traces tangibles conservateurs. Certes, ultra-conservateurs peut-être, mais je voulais quand même...

11:41
Danièle Obono

Excusez-moi, mais il y a dans les membres de ce gouvernement des personnages qui s'affichent en uniforme nazi. Mme Meloni se revendique de cette raison. Alors là aussi, on a une tentative de ripollinage. Tout le monde s'est peut-être accordé dans les commentateurs et un certain nombre de membres... C'est aussi l'effet, la composition du gouvernement italien. C'est aussi l'effet. Il y a une histoire. Enfin, quand on parle, y compris quand on connaît l'Italie, quand on parle de l'héritage mussolinien, je ne crois pas. En tout cas, moi, c'est mon point de vue.

Et c'est le point de vue de tous les antifascistes en Italie même qui combattent ce gouvernement pour ces raisons-là, pour ce qu'ils défendent. Et il y a peut-être un consensus dans certaines forces politiques qui, du fait de son positionnement, par exemple, vis-à-vis de l'Union européenne, considère que c'est acceptable désormais. Nous, nous ne le considérons pas et nous continuerons à rappeler cette histoire.

12:23
Présentateur

Alors, revenons en France maintenant et parlons des cantines scolaires. Ce matin, les prestataires des collectivités, celles et ceux qui préparent ces repas, se disent étranglés par l'inflation, la hausse des coûts de l'alimentation. Elles réclament 9% de revalorisation de leurs contrats avec les mairies parce qu'elles signent des contrats pour plusieurs années. Les mairies disent qu'elles ne peuvent pas. Plus d'argent, on est à l'os. Il y a le risque, in fine, que ce soit les parents qui doivent payer la facture. Que faire ?

12:49
Danièle Obono

Que faire ? Nous avions un certain nombre de propositions dans le débat qui était prévu à l'Assemblée nationale, dans le cadre du budget, vous le savez. Le 49-3 brutal qu'a imposé Mme Borne pour cause de minorités présidentielles à l'Assemblée a empêché le débat qui était prévu vendredi. J'étais moi-même chef de file sur cette question-là avec mon collègue Christophe Bex. Et il y a un certain nombre de demandes, justement, des collectivités pour leur permettre de faire face à l'inflation. Nous, nous avions un certain nombre de demandes, mais c'est la collectivité.

Excusez-moi, on parle là des cantines, d'un service que nous, nous pensons qu'il devrait être d'ailleurs public et qu'il ne devrait pas être délégué. Mais dans tous les cas, c'est un service dû à la collectivité, c'est un service dû aux enfants. Et donc, oui, ça fait partie de ce que l'État devrait prendre en charge. Nous sommes, par ailleurs, pour une cantine gratuite, publique, justement pour ne pas dépendre des aléas du marché. Je ne mets pas en cause, d'ailleurs, les prestataires. Mais oui, il y a une situation de crise. Et cette crise, elle va durer. On le sait, c'est vrai pour les cantines. Ça a été vrai, il a été question, nous, dans le 19e, par exemple, de piscines publiques.

On sait que tout un ensemble d'organismes, aujourd'hui, sont dans l'incapacité de faire face à la crise énergétique qui est là. Et donc, c'est pour ça qu'il fallait un débat à l'Assemblée nationale. Nous n'avons pas pu, et pas simplement nous, tout un ensemble, je pense par exemple aux députés LR, parce que nous avions eu les échanges en commission, nous n'avons pas pu y avoir, avaient des propositions. Et il a été impossible de les prendre. Il a été impossible de débloquer l'argent que nous pouvons débloquer pour aider les collectivités. Il y a des demandes faites par les maires qui nous ont interpellés, et nous étions d'accord pour les soutenir.

Mais voilà, le gouvernement a décidé de faire passer le coup près du 49-3. Et il ne sera pas possible de donner les moyens aux collectivités de faire face à la crise, les cantines, les piscines, tous les services sociaux, comme il aurait pu être le cas si le gouvernement n'avait été aussi antidémocratique.

14:47
Invité

En quelques mots, Madame Obono, parce que nous n'avons plus beaucoup de temps. Que veut vraiment Jean-Luc Mélenchon ? Il s'est confié à notre collègue Victoria Koussa. Il n'exclut rien pour 2027, croit-on comprendre. Je n'ai pas envie de ça, mais je suis un homme de circonstance. Qu'est-ce qu'il faut comprendre de ses propos ?

15:03
Danièle Obono

Je ne sais pas s'il y a besoin de ce...

15:06
Invité

Ah, il y a besoin ?

15:07
Danièle Obono

Ah ben oui, vous vous aimez beaucoup, parce que je comprends très bien. Jean-Luc Mélenchon est une figure politique d'envergure, qui a permis, par exemple, que nous soyons 150 députés de la NUPES à l'Assemblée nationale par le score de 22% à la présidentielle, et par l'initiative de construire la NUPES. Donc oui, c'est une figure importante qui continue à jouer un rôle actuellement. Là, il ne s'agit pas de penser à 2027, il s'agit de penser à la mobilisation contre la vie chère. Vous savez qu'il va être en meeting dans le pays. Il y a déjà une date qui est annoncée de mobilisation contre la vie chère. Et il l'a dit, il n'était en retrait et pas en retraite.

Il est revenu après quand même plus d'un an de campagne, et avoir réussi quelque chose d'assez inédit et extraordinaire, notamment quand on pense à la situation européenne. Et donc là, il se remet à être plus présent et à être dans le combat.

16:03
Invité

Pour vous, à titre personnel, est-ce que c'est le mieux placé dans Zé Déjà pour 2027 ?

16:06
Danièle Obono

La question n'est pas de qui est placé ou pas en 2027. Jean-Luc Mélenchon l'a dit, l'enjeu c'est de constituer l'alternative et d'être prêt, quoi qu'il arrive, y compris peut-être avant 2027, parce que nous, nous considérons que la situation politique est telle, la situation sociale, l'urgence écologique sont telles. Et l'incurie du gouvernement face à cela, leurs méthodes antidémocratiques, vont entraîner de toute façon des bouleversements. Donc, nous, nous sommes prêts. Jean-Luc Mélenchon fait partie de cette stratégie, notamment autour de la NUPES, de constituer une alternative. Il y participe, à la place éminente qui est la sienne.

16:42
Invité

Donc, vous ne répondrez pas à la question de savoir s'il doit être candidat en 2027. D'un mot, votre collègue Adrien Quatennens, il revient bientôt à l'Assemblée nationale. Il s'est mis en retrait après, évidemment, toute l'affaire dont on a beaucoup parlé. Il revient bientôt ?

16:54
Danièle Obono

Il est toujours député. Et donc, il reviendra le moment venu. Là aussi, c'est quelque chose qui, étant donné les circonstances dans lesquelles il a été mis en retrait, tout ça s'accompagne, se travaille, se discute politiquement et collectivement.

17:14
Présentateur

Daniel Obono, merci à vous d'avoir répondu à l'invitation de France Info, député. La France Insoumise de Paris.