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Podcast / conversationyoutube.com· 19 septembre 2025 27 minComplaisantActualité / polémiqueOutre-merImmigration & asileÉconomie & entreprisesTransports

TEMPS DE PAROLE Estelle Youssouffa Vendredi 19 setpembre 2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:05ComplaisanteRéponse directe

    Bonjour madame la députée. Bonjour Anne Constance. Je ne sais pas si je suis réunente, mais je suis très très heureuse d'être à la maison.

  • 2:14OuverteRéponse directe

    Estelle, vous avez peut-être vu ce reportage France Télévision sur le travail de la PAF à Mayotte ?

  • 7:14OuverteRéponse directe

    Estelle, il y a un gros enjeu budgétaire pour Mayotte avec le budget 2025.

  • 15:54OuverteRéponse directe

    Estelle, vous souhaitiez aborder la question de la mobilité et des difficultés pour partir de Mayotte ?

  • 22:21OuverteRéponse directe

    Estelle, les entreprises de Mayotte sont inquiètes pour l'arrivée du 1er janvier et l'augmentation du SMIC.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:30Chiffre
    « C'est le cas de 90 % de la population qui a perdu sa maison ou qui a été beaucoup endommagée. »
  • 3:43Fait
    « Ce pays parasite qui ne vit que grâce à l'aide internationale que demande la France pour aider ce pays. »
  • 4:27Fait
    « Ce pays-là, le même vient de faire un communiqué au lieu de de déplorer la perte de vie humaine de ses propres ressortissants. »
  • 5:10Fait
    « nos forces de l'ordre force et honneur à elle elles font d'abord appliquer la loi parce qu'il y a une frontière et il faut la respecter leur leur premier rôle et ce qu'elles font c'est d'abord du sauvetage. »
  • 7:58Chiffre
    « On a eu budgété 100 millions qui sont les fonds d'amorçage. C'est bien loin des 4 milliards nécessaires, hein, 100 millions. »
  • 8:41Promesse
    « Je demande qu'il y ait une ligne budgétaire Mayotte dans le prochain budget pour que pour nos projets, on n'aille pas chercher pour la reconstruction de Mayotte 100 millions 200 millions au ministère de de l'outre mer, 300 millions au ministère de l'environnement, 50 millions au ministère de la santé pour faire un projet »
  • 9:25Fait
    « la Banque mondiale a financé la reconstruction de Saint-Martin après le cyclonirma à la demande de la Hollande »
  • 11:36Chiffre
    « Seulement 10 % des personnes à Mayotte sont assurées. Sur ces 10 %, il y en a très peu qui ont été remboursés par les assurances. »
  • 23:01Fait
    « l'Alodéum, c'est une mesure fiscale qui permet d'aider et d'accompagner financièrement les entreprises ultramarine »
  • 23:42Fait
    « Mayotte est département depuis une décennie et qu'on a jamais entendu parler de la lodéum. »
  • 25:09Fait
    « il va falloir aussi voir avec le gouvernement et réexpliquer quand je lis le MEDEF à la Réunion et euh qui se félicite de l'importance de l'Alodéum »

Temps de parole

  • ?99 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Non speech

[Musique]

0:05
Locuteur

fidélité pour le second temps de parole ce matin, c'est Estelle Jusoufa qui est avec nous, la députée de la circonscription 1. Bonjour madame la députée. Bonjour Anne Constance. Je ne sais pas si je suis réunente, mais je suis très très heureuse d'être à la maison. Et en fait, pour dire les choses, ma maison a été détruite pendant le cyclone Chido et je viens pour la première fois depuis 9 mois de dormir chez moi. J'ai été accueilli pendant les les 9 mois qui viennent avec ma famille, dans notre famille et donc j'étais pas sans abri mais je pouvais très peu rentrer à Mayotte.

C'était compliqué logistiquement bien sûr et ma maison a enfin été réparée et donc j'ai pu passer la première semaine chez moi depuis Chido. Ma maison a été complètement détruite, elle a été réparée. Ça a été possible grâce au soutien de ma famille, des amis qui m'ont aidé et des entrepreneurs qui ont travaillé très dur sur ma maison. Je suis très heureuse parce que enfin voilà enfin je je peux dormir dans mes murs, dans la maison familiale et comment dire revenir normalement à Mayotte avec voilà avec la fréquence habituelle parce que logistiquement c'était très compliqué depuis depuis Chido. Il y avait beaucoup de travail à Paris mais j'avais beaucoup de difficultés pour pouvoir rentrer.

Donc effectivement, il y a pas de mystère non plus, c'est que quand on est chez soi, c'est c'est voilà, on est mieux et et comment dire et pourtant, on a été très très bien accueilli, hein. Moi, j'ai j'ai eu la chance d'avoir toute la famille qui nous a aidé, soutenue, mais ça change tout et c'est vrai que c'est quelque part ce qui m'arrive n'a rien d'extraordinaire, hein. C'est le cas de 90 % de la population qui a perdu sa maison ou qui a été beaucoup endommagée. on sort à peine des travaux, la maison n'est pas terminée, on est toujours un peu dans le camping mais au moins on est chez nous. Donc voilà, je pense que ça se voit et j'en suis très heureuse.

Donc c'est le moment aussi pour moi de dire merci à toutes celles et ceux qui ont permis que ce soit possible. Alors Estelle, je vais je vais malheureusement on va la réalité du travail à faire. Je suis désolée. Euh vous l'avez vous l'avez vous en avez entendu parler, peut-être même regardé ce reportage France Télévision a à a pour Arcté a financé auprès d'une boîte de production un reportage sur le travail de la PAF à Mayotte. Ce reportage a donné aussi euh un article dans le monde où en gros euh si je résume très rapidement, l'idée c'est de dire que la la PAF fait chavirer euh des quissa. C'est le le seul message.

Je pense que je suis pas je vais vous dire hein, je suis pas surprise par la ligne éditoriale du monde hein qui est un journal de référence mais qui est clairement procomorien qui n'hésite pas sur ses colonnes à toujours remettre en question Mayotte française et à se faire la voix de la propagande comorienne. sentez si bien que cette enquête vient d'être reprise par un communiqué de la diplomatie comorienne avec toujours leur discours abject d'occupation et cetera. Moi je je vais juste être très clair. Bon ce communiqué il intervient pas à n'importe quel moment. On est à quelques jours de l'Assemblée générale des Nations- Unies.

On voit que les Comor se rapprochent de plus en plus de Moscou pour réclamer Mayotte. Les autorités russes vont déployer une ambassade culturelle, augmente leur visite à Moroni et on voit aussi que Azali non seulement se permet de se rire du président Macron à Madagascar il y a quelques mois face à lui euh mais là c'est quand même c'est le pompon. Moi, les autorités comoriennes qui parlent de respect de la dignité et du droit dans une dictature, c'est quand même extraordinaire et c'est savoureux.

Je rappellerai simplement à à ce pays parasite qui ne vit que grâce à l'aide internationale que demande la France pour aider ce pays qui je le rappelle il y a quelques années le président Azali a envoyé la troupe et fait tirer sur la foule à Enjoin. Donc vraiment c'est c'est un pays qui est tout à fait en mesure de nous donner à nous des leçons de droit. Mais fermeture de cette parenthèse, euh ce pays reçoit 150 millions d'aide pour lutter contre l'immigration clandestine. Ça c'est la farce du qu d'ors avec Bait Salam. Et donc ce pays-là, le même vient de faire un communiqué au lieu de de déplorer la perte de vie humaine de ses propres ressortissants.

Il y a pas un mot dans ce communiqué sur le sort des ressortissants comoriens que le gouvernement comorien envoie à la mort en encourageant les flux migratoires et en disant prenez le bateau parce que soit-disant vous allez chez vous au Comor à Mayotte ce qui est faux.

au lieu de prendre ses responsabilités et d'assumer sa signature puisque le président comorien a quand même signé un accord avec la France pour dire nous comien on va lutter contre l'immigration clandestine et ben là en fait ils sont face à eux-mêmes et leur médiocrité leur manque de respect total pour la les vies humaines et alors bon tout le discours contre nos forces de l'ordre excusez-moi mais en fait nos forces de l'ordre force et honneur à elle elles font d'abord appliquer la loi parce qu'il y a une frontière et il faut la respecter leur leur premier rôle et ce qu'elles font c'est d'abord du sauvetage.

Du sauvetage et je l'ai déjà dit à de nombreuses reprises à l'Assemblée nationale cette campagne de diffamation contre nos forces de l'ordre qui risquent leur vie quand elles sont en mer face à des à des passeurs qui n'ont aucun respect pour la vie humaine des personnes qui transportent mais aussi des forces de l'ordre. Là c'est quand même extraordinaire parce que la presse française se fait l'écho d'une campagne d'un pays étranger pour déstabiliser un département français et c'est extrêmement grave.

Donc moi, je vais pas me répondre là-dessus plus longtemps parce que je pense que c'est donné beaucoup d'importance à ce pays qui est un diiplomatique mais qui est vraiment l'empêcheur de tourner en rond et de fonctionner au lieu d'aller développer les comores. Ce pays a pour seul objectif de déstabiliser Mayotte et il y en a ralbol. Donc moi, je ne vais pas changer de ligne sur la question. Je pense qu'à un moment, il va falloir aussi augmenter la pression sur les comorts.

Je ne désespère pas que ce type de communiqué serve à construire notre dossier à nous pour dire "OK, Dors c'est un échec, faut arrêter la coopération avec les comorts, faut arrêter de subventionner cet état parasite et maintenant il faut lutter fermement et force et honneur à à nos forces de l'ordre les gendarmes, les policiers, la PAF, les douiniers qui sont en mer, qui sauvent ces pauvres gens qui prennent le bateau, qui essayent de les reconduire à la frontière de manière digne, humaine et dans le respect de la loi et la sécurité.

la loi avec évidemment le respect de la sécurité et que c'est d'autant plus obsène d'avoir ce communiqué que hier la gendarmerie était enillée avec un homme qui est un militaire qui est décédé dans ses fonctions. Moi je je pense beaucoup à sa famille mais je le dis il y a il y a quelque chose dans la manière dont notre presse fonctionne en tout cas pour le journal Le Monde qui est inadmissible parce qu'en fait il donne de l'oxygène aux revendications qui sont complètement infondées des comores. Donc on va clore ce chapitre parce que vraiment il me fatigue. Mais justement il il y a plein Non mais il y a plein d'autres choses plein d'autres choses à voir Estelle.

On est quand même dans une période d'instabilité politique à à Paris, mais il y a quand même ce budget et on sait que ce budget est très important pour nous puisque si on a une loi de refondation mais qu'on n pas les flèches budgétaires qui sont mal gros enjeux. Voilà, on a un gros enjeu, c'est-à-dire que le gouvernement Baou et j'ai voté contre la confiance au gouvernement Bairou puisque le premier ministre Bairou et le ministre Vals n'avaient pas mis dans le budget 2025 l'argent pour entamer la reconstruction de Mayotte. On a eu budgété 100 millions qui sont les fonds d'amorçage. C'est bien loin des 4 milliards nécessaires, hein, 100 millions.

Et sur ces 100 millions, il y en a à peine 15 qui ont été dépensés, dépensés, décaissés. Ça veut dire que l'État à ce jour, au jour d'aujourd'hui n'a mis que 15 millions pour réparer euh Mayotte au jour d'aujourd'hui. C'est pas possible. Et on vient de voter en en juillet le 4 milliards de programmations pour reconstruire Mayotte. Quand il y a de la programmation, ça ne veut pas dire que c'est budgé, c'est encore un autre travail à faire.

Donc moi, j'ai envoyé un message qui a été reçu par le président de la République et le nouveau premier ministre, le cornu pour dire "Je demande qu'il y ait une ligne budgétaire Mayotte dans le prochain budget pour que pour nos projets, on n'aille pas chercher pour la reconstruction de Mayotte 100 millions 200 millions au ministère de de l'outre mer, 300 millions au ministère de l'environnement, 50 millions au ministère de la santé pour faire un projet parce qu'en fait c'est comme ça que ça se passe et c'est très compliqué qu'on qu'on obtient dans le budget 2026 et les suivants. Une ligne reconstruction de Mayotte, comme ça on pourra suivre l'argent et savoir où il est.

Ça permettra de sanctuariser cet argent de un. Et de deux, une idée que j'avais défendu depuis le cyclone Chido, que j'avais soufflé au président de la République à plusieurs reprises, qui est de dire la Banque mondiale a financé la reconstruction de Saint-Martin après le cyclonirma à la demande de la Hollande puisque vous savez que l'île de Saint-Martin, il y a une partie qui est française, une partie qui est hollandaise. Sainte-Martine a été reconduite avec plusieurs reconstruite pardon avec plusieurs milliards d'euros qui ont été donnés à la Hollande pour reconstruire leur partie parce que la Hollande en a fait la demande.

Et donc nous qui sommes aussi euh membres de la Banque mondiale, qui sommes des pays un pays donateur, avons le droit comme la Hollande à demander en cas de catastrophe naturelle une aide spécifique pour reconstruire Mayotte. Moi, j'ai porté cette idée auprès du président de la République et là la réponse est est favorable de dire ils peuvent euh demander au qu d'ors d'y travailler. Je ne doute pas que notre ministre tani maintenant démissionnaire mais aurait pu euh travailler sur la question. Néanmoins, nos nos diplomates pourraient pour une fois un peu se bouger pour Mayotte et obtenir de la de la Banque mondiale les milliards qui sont nécessaires pour Mayotte.

Cette idée, je l'ai euh soufflé à plusieurs reprises avec le au président de la République, le Premier ministre le Cornu aussi. Nous avons euh les élus ultramarins, une réunion qui est prévue avec le président de la République le 30 septembre. Je prendrai à nouveau la parole pour euh défendre cette idée. C'est important, il me semble pour nous de sanctuariser les fonds pour la reconstruction de Mayotte pour ne pas dépendre des difficultés budgétaires à Paris. Moi ce qui me préoccupe oui la situation du pays mais la reconstruction de notre petite archipel.

On a vraiment besoin de protéger les 4 milliards que le Parlement a voté et programmé et maintenant il faut les trouver dans les caisses de l'État. Si on les trouve pas dans les caisses de l'État, il faut trouver les moyens de les trouver ailleurs ces 4 milliards. Mais on en a besoin. C'est un minimum pour avancer dans la reconstruction parce que on se rend compte que euh nos entreprises sont en très très grande difficulté. parce que elles ne sont pas payées. Les assurances ne font pas le boulot et ne remboursent pas les seulement 10 % d'assurés sociaux d'assurés de de compagnies et de personnes privées qui sont assurées à Mayotte. Seulement 10 % des personnes à Mayotte sont assurées.

Sur ces 10 %, il y en a très peu qui ont été remboursés par les assurances. Donc en fait ça devient financièrement extrêmement compliqué et on voit l'état de santé financière de nos collectivités qui ont beaucoup de mal en terme de trésorerie. Il y a des problèmes de gestion qui sont antérieurs à Chido, on le sait parfaitement mais là elles sont vraiment mal parce que elles ont pas de cash et c'est très compliqué et elles ont avancé beaucoup d'argent pour nettoyer pour entamer les travaux d'urgence. Et donc cette question de sanctuariser les 4 milliards, nous parlementaires, on a fait notre travail pour voter les 4 milliards de programmation, maintenant il faut les budgetter.

Donc moi, je demande une ligne particulière pour la reconstruction. Est-ce que vous avez eu l'accord de de Non, mais vous voyez bien que qu'on est dans la la construction enfin le premier ministre est dans les discussions de construction du budget. Donc moi, je ne sais pas quelle sera l'issue de ma demande mais l'idée c'est que on soit lors de la discussion avec le président de la République, je j'intuite que le Premier ministre sera là le 30 septembre, on puisse défendre cette idée avec des arguments qui sont simples. Mayotte peut pas attendre. Ça fait déjà 9 mois que l'argent de la reconstruction n'est pas là sur notre île.

Euh le gouvernement Baou a gagné du temps, a fait traîner les discussions et non ça suffit hein. Mayotte est une cocotte minute. On a besoin d'avancer, on a besoin d'espoir, on a besoin d'un horizon parce que les gens sont fatigués. Le terme de résilience n'est plus le terme approprié pour parler de Mayotte. C'est on est on a muté hein. Notre ADN a changé, on est face à tellement d'épreuves, tellement de difficultés que que que là il faut vraiment qu'on avance, qu'on avance. on est dans de toutes nos forces pour tenir encore debout. Maintenant, il faut qu'on avance et que la nation et l'État soient au rendez-vous.

Mayotte est reconnu par nos compatriotes qui ont mis beaucoup d'argent volontairement auprès de la fondation de France pour nous aider. 43 millions d'euros dernier décomte. C'est énorme. C'est énorme. Ça s'est jamais vu pour la fondation de France. Nos compatriotes sont avec Mayotte. Maintenant, il faut que l'État mette l'argent sur la table. Et franchement 4 milliards, c'est pas grand-chose sur le budget de l'État. C'est même une poussière. Par rapport au 3400 de découvert. C'est vrai que 4 rien du tout. C'est pas le sujet. Surtout qu'on est un territoire dans lequel l'État a sous-investi depuis des décennies. Donc franchement, il faut faire cet effort.

Moi, je veux pas entendre parler du déficit. C'est pas mon problème. C'est pas Mayotte qui a contribué au déficit. Donc à un moment, il faut un peu de justice. Pour que vous nous expliquez puisque vous vous êtes à Paris, pas nous. Qu'est-ce qui va se passer si Sébastien Lecornu n'arrive pas à faire voter son budget ? Donc on termine l'année sans sans budget. Ben comme l'année dernière, on va se retrouver si le gouvernement le cornu tombe. On se retrouve sans avoir fait passer le budget. On se retrouve comme l'année dernière à avoir la reconduite du budget 0 € pour Mayotte.

quand même en grande difficulté avec une période où la la haute administration ne peut que financer le quotidien mais pas les projets. Donc c'est pour nous très périlleux cette question d'instabilité politique à Paris. Euh moi je suis à 3 ans de mandat, deux élections. Il y a vraisemblablement une dissolution qui arrive. Je vois pas très bien comment on va y échapper. Euh, c'est compliqué mais on on doit tenir, on on doit faire le boulot. Moi, j'y mets toutes mes forces, je me bats pour notre île au maximum mais effectivement les circonstances sont totalement adverses pour nous.

Et c'est parce que on a vécu l'année dernière cette crise là que j'ai réfléchi à la question de la Banque mondiale parce que je pense qu'il faut absolument qu'on sécurise les fonds pour nous. Moi, je veux qu'on nous qu'on se protège et qu'on protège la reconstruction de Mayotte des aléas politiques à Paris. Euh Estelle, il y a il y a un sujet que vous souhaitiez quand on a préparé cette émission que vous souhaitiez qu'on aborde, c'est la question de la mobilité et des difficultés que nous habitants de de Mayotte, on a pour partir de Mayotte, c'est-à-dire pour aller pour voyager. Oui, c'est ça.

Ben parce que ça coûte cher, parce que ça coûte même très cher et de plus en plus cher, parce que c'est incertain. Euh c'est quoi les les perspectives ? Je pense que vous avez oublié le mot clé, c'est austral. C'est-à-dire que le sujet euh la la semaine dernière euh on a eu en audition le PDG d'airostral euh à l'Assemblée nationale qui a été auditionné par la commission des finances et donc j'ai participé à cette audition et l'audition a été très musclée.

J'ai expliqué à au président d'air australe que Mayotte était une destination qui était maltraitée, que le travail n'était pas fait pour desservir correctement Mayotte et le président d'airostrale est venu cette semaine à Mayotte et a souhaité qu'on se revoit. Autant vous dire que votre député est une députée mais pas une sainte. Ça s'est très mal passé. Je lui ai hurlé dessus parce que j'ai été face à un mur de quelqu'un qui ne s'excuse pas, qui ne reconnaît pas les déficiences du service.

On est avec Aerustral sur la ligne la plus chère de France pour le service le pire de France, le plus euh et avec la population la plus pauvre de France sur une compagnie sur une compagnie sur une compagnie qui ne reconnaît même pas les déficiences de son service. Il y a deux types d'appareils principalement qui desservent Mayotte. Le premier est en réparation, les les premier type d'appareil est en réparation, ça fait plus d'un an.

Donc on est avec High Fly sur un personnal sur un personnel qui d'une compagnie lowcoste qui ne parle pas chimé avec des français pardon pas français qui ne parle à peine anglais qui fait des escales interminables à à Naéro et sur des avions qu'on dirait tout droit sortis de l'exépublique soviétique enfin une honte avec des billets qui restent à des prix inabordables et l'autre type d'appareil qui doit atterrir à Mayotte pour la liaison entre la Réunion et Mayotte. Cet appareil là a, je cite le président d'Arustral, des moteurs fragiles. Moralité, notre desserte est la plus aléatoire et on a tous maintenant en tête que quand on a un vol aérostral, qu'il soit à l'heure est une anomalie.

La norme che aer australe, c'est l'annulation des vols, le retard sur les vols. Moi, j'ai rappelé au président d'air Austral que cette compagnie est indigente, le service est indigne. Vous êtes quand même, je ne suis pas, je suis pas dur, je suis comme vous. Ah non non non, je suis pas du tout extrême. Quand le la compagnie d'aérostal, les vols à l'heure, c'est ça n'arrive pas. Les reports et les annulations, c'est la règle. C'est vrai, c'est en avant, ils mettent en avant la sécurité des vols, ils mettent en avant la difficulté aussi de l'exploitation de la sécurité des vols, la sécurité des vols, c'est la base. C'est quand même un minimum.

Je ne comprends pas que quand on paye un service, on vous dise c'est une nullité mais c'est mieux que rien. Excusez-moi. Non non non non non. Moi je je rappelle que Air Aostral a reçu des sommes considérables d'argent public, a été renfloué. Nous passagers Maoré payons en tant que contribuable et en tant que passager pour un service pourri. Enfin vous n'en peux plus. Je n'en peux plus. Je n'en peux plus de ça. Je souhaite et je demande que enfin le président de la République tienne son engagement et ouvre le ciel de Mayotte à la concurrence.

Et là, alors qu'on a obtenu l'engagement de l'État de construire le grand aéroport, la discussion avec le président d'airostrale, ça a été qu'il m'explique que vous savez la priorité c'est pas le grand aéroport, le sujet c'est de réparer et d'allonger la piste actuelle.

Ça veut dire que Air Austral qui a déjà combattu la piste longue à Mayotte parce que je rappelle quand même l'historique est en train là maintenant de travailler à faire du lobbying pour un à nouveau avoir des subventions et là je lui ai dit il est hors de question qu'on vous donne des subventions parce que je ne sais pas où est-ce qu'elles vont si elles financent les élections à la réunion parce que opportunément madame pardon je ne m'enflamme pas je constate que chaque fois qu'il y a des élections il y a un nouveau renflouement de la compagnie d'austral qui est en partie détenue par le conseil département Conseil régional de la réunion, c'est mon intuition et ces propos n'engagent que moi.

Ces propos n'engagent que moi. Je note je note cette coïncidence qui est systématique et que là à nouveau pour une compagnie qui a par son monopole quasiment déployé un service public ne l'assure pas ne l'assure pas pour Mayotte et que l'on se retrouve avec plus de fret des horaires complètement aléatoires qui font que pour les entreprises pour les particuliers pour les malades les bébés les femmes enceintes qui voyagent les personnes handicapées c'est l'enfer c'est l'enfer tantit si bien que quand on va à Paris, on atterrit à Jedda, c'est quand même quelque chose sur un vol qui euh et et sur un appareil qui vient d'être réparé, qui sort d'un an de réparation, il y a un gros problème.

Moi, je suis désolé, je suis élu de la nation. Je représente une population qui a avec une desserte aérienne qui est catastrophique, qui est chère, qui est difficilement opérante alors que sur les mois qui viennent, les années qui viennent, parce qu'on sera dans la reconstruction, on aura encore plus besoin de la desserte aérienne qu'avant parce qu'on aura besoin d'avoir fonctionnair, il y a eu un partenariat signé avec le concil départemental. Vous avez posé la question au président du conseil départemental ou à notre ministre tani qui a amené cette délégation kenyane.

Moi ce que je souhaite c'est qu'on ait non seulement Kenia Air qui augmente ses ces dessertes de Mayotte mais qu'on est aussi Air France mais qu'on est aussi Air France l'opérateur national et qu'on ouvre le ciel de Mayotte. Je ne supporte plus ce tête à tête avec Air Austral. Je pense que c'est malsin que ça a installé cette compagnie dans une situation de monopole où ils ont aucun compte à rendre à personne et que nous les clients on est prisonnier et ça peut pas continuer tour Estelle et il y a un autre sujet que je voudrais vraiment aborder avec vous parce que nos entreprises sont inquiètes.

C'est l'arrivée du 1er janvier qui par chance quelque part pour nous on va avoir d'un côté une augmentation du SMIC à 80 % du taux métropolitain. Donc c'est une chance énorme et on l'a demandé quand même depuis longtemps. Sauf que les mesures d'accompagnement pour les entreprises ne seront pas mises en place avant la 2uxè partie de l'année 2026. Donc tout le monde a très peur. On en est où aujourd'hui des négociations avec le gouvernement ? Non ben là il y a pas de gouvernement ma chère madame, il y a seulement un premier ministre. Donc on ne peut pas faire de négociation sur les les mesures pour accompagner votre pour accompagner les entreprises. Moi, je partage votre inquiétude.

Je note simplement que le MEDEF de Mayotte et le MDEF national a combattu les mesures d'accompagnement. Donc en fait, quand on fait son lit, on se couche. Moi, je ne peux pas euh être du côté euh des syndicats patronaux qui ont combattu euh les mesures d'accompagnement pour lesquelles j'ai lutté férocement à Paris et qui ont fait un travail de sap entre le MEDEF et la Fedom pour aller s'aborder Mayotte. De quoi on parle ? On parle de l'Alodéum.

L'alodéum, c'est une mesure fiscale qui permet d'aider et d'accompagner financièrement les entreprises ultramarine pour qu'elle compensent ce qu'on connaît, le coût du fra, l'octroit de mer, les distances qui font que tout est beaucoup plus cher en outre mer. C'est-à-dire que l'État a prévu un système compensatoire qui est un gâteau de plusieurs milliards d'euros auquel on droit les départements d'outreem. Il ne vous aura pas échappé que Mayotte est département depuis une décennie et qu'on a jamais entendu parler de la lodéum.

C'est c et que quand on a eu cette discussion qui est l'alignement social qui est une question de justice sociale qui est normale, ce n'est pas quelque chose en plus que l'on demande, c'est la loi, c'est l'application de la loi. On a la Féedom et le MDEF qui ont combattu Mayotte pour que le gâteau soit plus gros pour la Réunion, la Guyane et les Antilles qui se partagent ce gros gâteau qui est l'alodéum. Donc maintenant, nos entrepreneurs voient arriver le mur de janvier. Moi, je considère qu'on va continuer à se battre avec le gouvernement. Tous les parlementaires Maoré, on est d'accord, on avait fait le maximum, on s'était battu jusqu'en commission mixte paritaire. le gouvernement.

Moi, je l'avais demandé à nouveau au au Premier ministre euh pour que il puisse le gouvernement rajouter un amendement juste avant le vote. Le ministre Vals a a émis une fin de non recevoir. C'est aussi pour ça que j'ai refusé de voter la confiance parce que je pense que le gouvernement Baou ne donne pas les moyens de l'égalité sociale à Mayotte et que ce qui nous est fait, c'est encore une éème injustice. J'espère qu'on pourra rattraper cette euh cette bévue et cet oubli.

Néanmoins, on va quand même au mois de janvier et c'est pour ça que je vous dis que c'est capital qu'on arrive à sanctuariser le budget, c'est que on va arriver au mois de janvier si on continue à ne pas avoir de cash pour la reconstruction à un goulot d'étranglement où on aura augmenté le coût du travail et et logiquement les les entre les les travailleurs à Mayotte ne travaillent pas moins qu'ailleurs. C'est anormal qu'il soit moins payé que que les compatriotes. Voyez, il y a quelque chose de profondément injuste et aucun patron ne conteste ça. Sû le problème, c'est qu'on leur donne pas les outils pour travailler correctement.

Donc à un moment euh il va falloir aussi voir avec le gouvernement et réexpliquer quand je lis le MEDEF à la Réunion et euh qui se félicite de l'importance de l'Alodéum que parce que l'Allodéum est dans le viseur de Bercy dans le budget hein. C'est un peu ça aussi qui est sous-jacent. Euh moi je vais leur dire, je je suis désolé, mais qui est diminution ou stagnation de l'enveloppe de l'alodéum, il va falloir faire rentrer Mayotte dedans. Ça peut pas continuer de se se prendre un gros gâteau de plusieurs milliards pour les entreprises ultramarines et que et que Mayotte soit continué à être exclu.

Le coup, moi vous savez, mon engagement et mon combat, c'est de dire tout ce qui est c'est bon pour vous mais pas pour Mayotte, ça c'est fini. le temps sympathique où Mayotte était oui merci monsieur, je suis d'accord monsieur et on dit rien alors qu'on n'est pas content, c'est terminé. Moi je dis ce que j'en pense et je mets les gens face à leur contradiction. C'est un traitement qui est injuste, qui est inégal par rapport à Mayotte et ça doit prendre fin. Le le temps béni de Mayotte bisounour est terminé. Et bien ça sera le mot de la fin parce que en plus il est il est parfait comme mot de la fin. Estavieux sououfa, je crois qu'on peut pas inventer mieux au combat et au travail.

Et puis là, vous êtes bien ressourcé, hein, on a vu. Oh là là ! Vous allez pouvoir retourner vous battre pour nous ? Oui, je je repars à l'assemblée. On a on a beaucoup de tractations sur la composition de toutes les commissions et du bureau de l'Assemblée nationale avec des élections qui viennent et puis à les questions de la composition du gouvernement donc de continuer le travail du lobbying à Paris. Donc au boulot pour notre île. Merci beaucoup. Merci encore. Merci à vous. À bientôt. C'est la fin de ce temps de parole.

27:05
Non speech

[Musique]