Aller au contenu
Tous les transcripts
InterviewOn n'est pas couché· 16 septembre 2017 49 minContradictoireActualité / polémiqueTravail & emploiÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsImmigration & asile

Alexis Corbière - On n'est pas couché 16 septembre 2017 #ONPC

Source d'origine 3 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 33 %Attaque 47 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 79 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:19OuverteRéponse directe

    Pourquoi Mélenchon parle-t-il autant de la présidentielle et de Benoît Hamon ?

  • 5:27RelanceRéponse partielle

    Peut-on comparer la loi El Khomri et les ordonnances Macron ?

  • 6:45RelanceRéponse partielle

    Les Français ont élu Macron, pas Mélenchon. Comment justifiez-vous vos positions ?

  • 7:13OuverteRéponse directe

    Si Mélenchon avait été élu, quelle base aurait-il eue ?

  • 8:44FerméeÉludée

    Essayez-vous de convaincre que les ordonnances sont favorables aux salariés ?

  • 10:13OuverteRéponse directe

    Quels sont les dangers des institutions actuelles selon vous ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 8:27InvitéFait
    « Désormais, tu as la possibilité de faire des accords au niveau des branches et même au niveau de l'entreprise qui sont défavorables. »
  • 8:36InvitéChiffre
    « Dans un pays où il y a 6 millions de chômeurs. »
  • 9:21InvitéFait
    « J'ai découvert à la télévision le 31 août ce qu'allait être cette loi. »
  • 18:29InvitéFait
    « Vous contestez les chiffres, vous continuez vos argumentations. »
  • 18:50InvitéFait
    « À Marseille, dans une université d'été, il y avait un atelier intitulé « Faut-il dégager les médias ? » »
  • 22:12InvitéFait
    « Contrairement à ce que disait François Furet dans les années 70, que la révolution n'est pas terminée. »
  • 25:45InvitéFait
    « Un élève aujourd'hui, un jeune, n'est même plus foutu de dire le nom d'un révolutionnaire. »
  • 35:19InvitéChiffre
    « Emmanuel Macron, il va prendre 5 euros à 6,8 millions de gens pour les APL et il va rendre 3 milliards d'euros aux ultra-riches de ce pays. »
  • 47:17InvitéChiffre
    « La France est quasiment aujourd'hui le premier vendeur d'armes dans le monde. »
  • 47:24InvitéChiffre
    « Il y a 15 000 morts l'année dernière, 7 millions de gens qui sont en situation de famine, et la France arme actuellement l'Arabie Saoudite. »
  • 47:33InvitéPromesse
    « Que la France ne vende pas des armes à des pays qui sont dans des guerres qui ne sont pas sous le mandat de l'ONU. »

Temps de parole

  • Invité50 %
  • Invité 214 %
  • Invité 312 %
  • ?11 %
  • Présentateur9 %
  • Invité 44 %

≈ 46,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

Notre

0:00
Présentateur

invité politique de la semaine,

0:03
Locuteur

porte

0:03
Présentateur

-parole de Jean-Luc Mélenchon lors de la dernière campagne présidentielle pour le mouvement La France Insoumise. Il a été élu député le 18 juin dernier, député de la 7e circonscription de la Seine-Saint-Denis. Avec lui, on va évidemment revenir sur la journée de mobilisation contre la loi travail qui s

0:19
Locuteur

'est

0:19
Présentateur

déroulée cette semaine. Et puis sur la manifestation prévue le 23 septembre prochain, évidemment.

0:24
Locuteur

Puis

0:24
Présentateur

on l'espère, un vaste panorama de l'actualité politique du moment. Voici M. Alexis Corbière pour la première fois dans On n

0:32
Locuteur

'est

0:32
Présentateur

pas poussé. Bienvenue.

1:02
Locuteur

Je

1:03
Présentateur

ne

1:03
Locuteur

sais

1:03
Présentateur

pas si vous avez lu le livre de Philippe Besson sur la campagne d'Emmanuel Macron.

1:07
Invité

Pas encore ? Vous me l'avez fait parvenir. Je l'ai lu. Bon, je connais un peu Philippe Besson. C'est un livre qui est une

1:13
Présentateur

ode au président de la République. Oui, mais j'imagine que s'il

1:15
Locuteur

y

1:15
Présentateur

avait eu un livre, je ne

1:16
Locuteur

vais

1:16
Présentateur

pas remuer le couteau dans la plaie parce qu'on voit bien que la défaite a du mal à passer du côté de la France Insoumise.

1:21
Locuteur

Pas du tout. Ce n'est

1:22
Invité

pas une défaite, vous m'invitez.

1:23
Locuteur

Non, non, attends. Franchement, une défaite comme ça.

1:26
Présentateur

Non, mais ma question, en fait, c'est si Mélenchon avait gagné, qui aurait fait le livre ? Gérard Miller ?

1:31
Invité

Ah, pourquoi pas ? Tiens, c'est une bonne idée. Sûrement. Mais comme je connais un peu Gérard Miller, je ne pense pas qu'il ait été à ce point une ode. Gérard aurait été peut-être plus questionnant. Là, c'est quand même un bel objet de promotion du président de la République. Mais on a le droit d'être fasciné par un personnage. Il est fascinant sans aucun doute. Il

1:50
Locuteur

est absolument fascinant. Vous l'avez

1:51
Présentateur

rencontré, d'ailleurs, vous.

1:52
Locuteur

Oui,

1:52
Invité

je l'ai rencontré. Il y

1:53
Locuteur

a

1:53
Invité

même un généalogiste qui a trouvé, c'est un peu délirant, que j'étais un cousin éloigné d'Emmanuel Macron.

1:59
Locuteur

Comme

1:59
Invité

Giscard et Mitterrand, en fait. Oui, mais là, alors le type, aujourd'hui, Google, c'est un truc de fou. On est à Murat-sur-Vèvre, qui

2:05
Locuteur

est

2:05
Invité

un petit village dans le Tarn, il y a 4 siècles. Alors, en fait, il y

2:08
Locuteur

a

2:08
Invité

4 siècles, j'imagine que je suis cousin quasiment avec chacun des... Avec

2:11
Présentateur

tout le monde. Et moi, je suis cousin avec le prince de Monaco. Alors, vous voyez...

2:14
Locuteur

Ah, ben,

2:14
Invité

voilà.

2:15
Présentateur

Revenons à la politique du moment, M. Corbière, d'autant que...

2:19
Locuteur

Alors,

2:19
Présentateur

il parle, M. Mélenchon, là, beaucoup, cette semaine. Il parle, il parle, il parle, et il revient même à nouveau sur la présidentielle et sur cette situation avec Benoît Hamon. Il dit, mais quand même, s'il avait voulu, Benoît Hamon, j'espère que je ne caricature pas trop ses propos, qui sont parfois caricatures eux-mêmes. Mais en gros, il dit, si Hamon avait voulu, aujourd'hui, je serais à l'Elysée et lui, il serait à Matignon. Mais pourquoi il ne nous l'a pas dit plus tôt, ça ? Il l'a dit,

2:41
Invité

il l'a

2:41
Locuteur

dit.

2:41
Présentateur

Pas

2:42
Locuteur

vraiment comme ça.

2:42
Invité

Premièrement, vous faites référence à l'interview dans la Provence. Oui. Et ce que veut dire Jean-Luc Mélenchon, c'est que la victoire était possible. Et une force comme la nôtre

2:50
Locuteur

est

2:51
Invité

une force de recours politique qui a pour ambition de prendre le pouvoir. On n'est pas là pour faire des bons scores, pour je ne sais trop quoi, mais on pense que l'État de ce pays nécessite que nos propositions... Vous savez, on avait... Nos programmes s'appellent l'Avenir en commun, 316 propositions, etc. Donc voilà, moi, je pense que c'est important que chacun comprenne que le profil politique de ce que nous faisons, ce n

3:08
Locuteur

'est

3:08
Invité

pas une force de témoignage, c

3:10
Locuteur

'est

3:10
Invité

une force qui veut prendre le pouvoir. Et la question de Benoît Hamon, alors c'est toujours pareil, l'interview, elle est très longue et vous en sortez un petit élément. Mais c'est une vraie question. Moi, je tiens à rappeler de quelle manière, premièrement, pendant la campagne présidentielle, nous, on s'est adressé à Benoît Hamon, on lui a adressé un courrier à un moment donné pour qu

3:27
Locuteur

'on

3:27
Invité

puisse avoir un dialogue politique, et que tout ça, finalement, ne marchait pas pour quelle raison ? Parce que Benoît Hamon pensait qu'il était lui aussi le candidat légitime pour pouvoir être celui qui...

3:37
Locuteur

En gros, lui à l'Élysée et

3:39
Invité

Mélenchon à Matignon. Voilà, un peu de ça. Mais alors, là où... Et moi, je le dis vraiment, si Benoît Hamon me regarde, je connais Benoît Hamon, c'est un homme de ma génération, et j'ai vraiment un grand respect pour lui. Le désaccord politique qu'on avait, c'est qu'on pensait impossible qu'un candidat issu du Parti Socialiste

3:54
Locuteur

capte

3:54
Invité

le score à potentialité majoritaire pour pouvoir l'emporter après 50 France Hollande. Ce n'était pas possible. Et d'ailleurs, la raison pour laquelle, finalement, Benoît Hamon se crache, c'est que lui-même, il a essayé de maintenir l'équilibre au sein du Parti Socialiste. Il a subi des trahisons,

4:09
Locuteur

des

4:09
Invité

machins, et ça ne marchait pas. Bon, moi, je crois que dans les 15 derniers jours, je ne veux pas dévoiler, si vous réinvitez Benoît Hamon, je préfère qu

4:15
Locuteur

'il

4:15
Invité

le raconte, il se sent posé la question.

4:17
Locuteur

Voilà,

4:17
Invité

il se sent posé la question de se retirer. Mais il ne s

4:19
Locuteur

'est

4:19
Invité

pas retiré. Il ne

4:20
Locuteur

s

4:20
Invité

'est pas retiré. Voilà, bon, alors, la question, ce n

4:22
Locuteur

'est

4:22
Invité

pas de...

4:23
Locuteur

Si

4:23
Présentateur

il était retiré, vous pensez que Jean-Luc Mélenchon serait aujourd

4:25
Invité

'hui président de la République ? Je crois, oui, c'est sur le papier. La politique, c'est des dynamiques politiques, c'est jamais si simple. Peut-être qu'une partie de

4:32
Locuteur

l

4:32
Invité

'électorat de Benoît Hamon ne se serait pas reportée sur Jean-Luc Mélenchon, parce qu'il y a eu une fin de campagne, en plus. Alors, je ne veux pas taper, puis finalement,

4:38
Locuteur

je

4:38
Invité

suis un peu... J'ai gratine, mais notamment, je me souviens, Yannick Jadot, tout ça, il tapait dur contre Mélenchon, il ne créait pas les conditions, vraiment, que tout ça se rassemble. Mais c'est le passé, surtout le sens de l'interview aujourd'hui de la Provence de

4:49
Locuteur

Jean-Luc Mélenchon. C'est une main tendue pour l'avenir.

4:50
Invité

Oui, voilà. Alors, c'est très concret. Le 23, on fait un grand rassemblement, vous le savez, contre la politique de Macron, notamment pour le retrait de sa réforme du Code du Travail. Benoît Hamon vient, c'est une excellente nouvelle. Et c'est comme ça. Il faut désormais être très concret. Nous, on entend être une force qui rassemble tous ceux qui s'opposent aujourd'hui à la politique du président de

5:08
Locuteur

la

5:08
Invité

République, parce que nous pensons que c'est une politique

5:10
Locuteur

qui

5:11
Invité

est néfaste pour ce pays, et particulièrement pour les milieux populaires.

5:13
Présentateur

Alors, parlons de ces manifestations. Tout de suite après, je donne la parole à Chris Dango et Yann Moix, parce que c'est vrai qu'on compare souvent les manifestations contre la loi Macron et les ordonnances du moment avec la loi El Khomri d'il y a plus d'un an.

5:26
Locuteur

On a raison

5:26
Invité

de les comparer.

5:27
Présentateur

Alors oui et non. Justement, c'est ça ma question. Et c'est là où j'aimerais entendre votre réponse, même si je la connais un peu à l'avance. C'est que quand même, non, justement, on ne

5:34
Locuteur

peut

5:34
Présentateur

pas la comparer. Parce que la loi El Khomri, François Hollande n'avait pas prévenu ses électeurs qui feraient ce genre de choses. En revanche, on ne peut pas dire de M. Macron qu'il n

5:42
Locuteur

'est

5:42
Présentateur

pas prévenu ni pour la présidentielle, ni pour les

5:45
Locuteur

législatives, ce qu'il allait

5:46
Présentateur

faire. C'était dans le contrat. Une majorité de Français ont voté pour lui et à la présidentielle et aux législatives. On n'est pas du tout dans le même cas qu'à l'époque de la loi El Khomri où François Hollande avait dit tout le contraire de ce qu'il faisait. Je ne suis pas d'accord. Ce que vous

5:58
Invité

dites là... Là, vous allez essayer de m'expliquer. Non,

6:00
Locuteur

non,

6:00
Invité

ce que vous dites là, je vais être un peu...

6:03
Locuteur

C

6:03
Invité

'est de la communication, aujourd'hui, de l'Élysée. Comme quoi, c'était clair, il l'avait dit. Lorsque le journal Le Parisien a sorti un document de travail du ministère du Travail pendant la campagne législative, le gouvernement s'est fâché à menacer même de porter plainte contre les journalistes en disant que ce document n'existait pas. D'accord ? Rappelez-vous, vous vous

6:19
Locuteur

en

6:19
Invité

souvenez. Il n'est pas vrai qu'il a... Il a fait campagne en disant qu

6:22
Locuteur

'il

6:22
Invité

faut modifier le code du travail, etc. Mais ça,

6:25
Locuteur

ça

6:25
Invité

ne

6:25
Locuteur

veut

6:25
Invité

rien dire. Moi, je ne

6:25
Locuteur

suis

6:25
Invité

pas pour modifier le code du travail. Je suis pour des droits nouveaux pour les salariés. Ça n'a pas de signification. Il n'est pas vrai qu'il a dit qu'il voulait faciliter les licenciements. Il n'est pas vrai qu'il a dit qu'il allait plafonner les indemnités chômage suite à un licenciement abusif. Il n

6:36
Locuteur

'est

6:36
Invité

pas vrai qu'il a dit qu'il allait restreindre, notamment, la possibilité... Vous connaissez ces idées plutôt libérales, tout de même. Non, mais d'accord, mais attendez, parce que que les choses soient claires, là, c'est un bouleversement total.

6:45
Locuteur

Les Français

6:45
Présentateur

savent qu'ils n

6:46
Locuteur

'ont

6:46
Présentateur

pas élu Mélenchon, ils ont élu Macron, vous comprenez

6:47
Locuteur

?

6:47
Présentateur

Oui,

6:48
Invité

oui, oui, mais les Français, on va dire des choses pour qu'on comprenne bien. Il fait 24% Emmanuel Macron, c'est

6:54
Locuteur

-à

6:54
Invité

-dire 18% des électeurs inscrits. Et il est propulsé au second tour et au second tour,

6:57
Locuteur

il

6:57
Invité

emporte largement, ce qui est un rejet de Mme Le Pen. Donc, ça ne lui donne pas une base suffisamment large pour faire quelque chose d

7:03
Locuteur

'aussi important.

7:04
Présentateur

D

7:04
Locuteur

'accord, mais

7:04
Présentateur

c'est important. Attendez, parce que je vous ai souvent entendu dire ça sur les plateaux et à chaque fois, je suis devant mon poste, puis je boue, et j'ai envie de vous répondre.

7:09
Locuteur

Mais

7:09
Présentateur

Mélenchon non plus.

7:10
Locuteur

Mais voilà, si Mélenchon avait été élu,

7:12
Présentateur

quelle base il aurait eu, alors ?

7:13
Invité

Qu'est-ce qu'il aurait fait, Mélenchon, s'il avait été élu ? Il aurait fait une assemblée constituante pour changer les institutions. Vous en doutez ?

7:19
Locuteur

Au

7:19
Invité

risque de se faire brin de balai la

7:21
Locuteur

semaine prochaine. Oui, mais

7:22
Invité

il ne

7:22
Locuteur

faut

7:22
Invité

jamais avoir peur du peuple. Moi, je suis d'accord. Mais ces institutions, aujourd'hui, de la Ve République, elles concentrent énormément de pouvoir sur un homme qui fait 18% au premier tour.

7:30
Locuteur

C

7:30
Invité

'est-à-dire 82% des gens n'ont pas voté pour lui. Au second tour, face à l'extrême droite, après, il l'emporte. Mais regardez les élections législatives. Moi, j'en suis le premier concerné. Je suis élu de Seine-Saint-Denis, l'abstention, elle est forte. Mais 50% des Français ne sont pas allés voter. Ça ne peut pas être dans l'angle mort de ceux qui dirigent ce pays. Ça ne donne pas une

7:46
Locuteur

base pour dire que je vais bouleverser le Code du Travail. 50

7:48
Présentateur

% des Français, combien vous dites ? La

7:50
Locuteur

moitié.

7:51
Présentateur

La moitié des Français ne sont pas allés voter. Mais ceux qui sont allés voter, ils ont voté en majorité pour Macron et en tout cas les députés qui se présentaient pour lui.

7:58
Locuteur

C

7:58
Présentateur

'est-à

7:58
Locuteur

-dire

7:58
Présentateur

que ceux qui ne sont pas déplacés, ils ne sont pas déplacés plus pour Mélenchon que pour

8:01
Locuteur

Macron. Si ils voulaient se déplacer pour Mélenchon, ils l'auraient

8:05
Invité

fait. On va revenir au point de départ. Cette modification du Code du Travail, c'est fondamental. Ça bouleverse tout l'ordre social du pays. C'est une révolution copernicienne. On n'a jamais vu ça. Jusque-là,

8:14
Locuteur

il

8:14
Invité

y avait un droit social qui était égal sur tout le territoire. C'est une conception républicaine du Code du Travail. Et les seuls accords qui pouvaient avoir lieu au niveau de

8:21
Locuteur

l

8:21
Invité

'entreprise devaient être des accords

8:22
Locuteur

plus

8:23
Invité

favorables

8:24
Locuteur

que

8:25
Invité

le Code du Travail. C'était le principe de faveur. Désormais, tu as la possibilité de faire des accords au niveau des branches et même au niveau de l'entreprise qui sont défavorables. C'est très concret sur les primes d'ancienneté, les salaires, les congés, etc. Dans un pays où il y

8:36
Locuteur

a

8:36
Invité

6 millions de chômeurs,

8:37
Locuteur

c

8:38
Invité

'est ne pas connaître l'entreprise que de croire que le rapport de force vis-à-vis de son employeur, il n

8:42
Locuteur

'est

8:42
Invité

pas une

8:43
Locuteur

situation de danger. – Mais si vous essayez de me

8:44
Présentateur

convaincre que

8:44
Locuteur

le

8:44
Présentateur

contenu des ordonnances est favorable aux salariés, vous voyez, je ne

8:47
Locuteur

suis

8:47
Présentateur

pas en train de penser ça,

8:48
Locuteur

je ne vous dis pas que je suis d'accord. Je dis en revanche que les Français ont

8:50
Invité

été prévenus et qu'ils ont choisi. – Je ne crois pas, d'ailleurs,

8:53
Locuteur

il

8:53
Invité

n

8:53
Locuteur

'y

8:53
Invité

a qu'à voir, non mais bon, ce que les

8:55
Locuteur

gens

8:55
Invité

vous disent, mais il n

8:56
Locuteur

'y

8:56
Invité

a qu'à voir, la cote de popularité du président n'a jamais été aussi basse dès le mois de septembre, il y

9:01
Locuteur

a

9:01
Invité

déjà des manifestations qui commencent plus haut que ce qu'était la loi El Khomri, et puis moi je suis un homme de conviction, je défends mes idées et puis on verra.

9:07
Locuteur

–

9:07
Invité

Donc vous continuez. – Il faut le faire, ce n

9:09
Locuteur

'est

9:09
Invité

pas parce qu'il a été… Non mais en plus cette histoire de 6ème République, vous me vexez parce que vous en doutez, mais c'est fondamental la question de rediscuter de quelles sont nos institutions. Aujourd'hui on a un président de la République qui malmène le Parlement. Je suis parlementaire, ça fait un peu… Je suis parlementaire, j'ai découvert à la télévision le 31 août ce qu'allait être cette loi. Ce n'est pas normal, ce n'est pas normal. Normalement la loi c'est à moi et mes 536 collègues de faire la loi. Là, ce n

9:33
Locuteur

'est

9:33
Invité

pas ça. Donc danger, je veux dire, il peut considérer un peu exalté, et là je me tourne vers Philippe Besson, très bien, il a gagné, c'est une aventure, un personnage du roman, sans aucun doute. Il y a un

9:43
Locuteur

côté…

9:44
Invité

Parce que finalement chez Macron,

9:46
Locuteur

il

9:46
Invité

y a un peu la même dynamique que ce qu'il y

9:47
Locuteur

a

9:47
Invité

chez Mélenchon. Il a exprimé à sa façon un dégagisme fort. Oui,

9:51
Locuteur

un rejet de l'ordre.

9:51
Invité

Voilà, un rejet des l'ordre. Il a très bien compris. C'est leur point commun. Voilà. Mais nous, le dégagisme, on pourrait en parler, mais c'était de dire, la question c'est celle des institutions. Du système, le fameux système. Oui, non mais on est en 5ème République actuellement. C'est quasiment une monarchie présidentielle. Le Parlement peut être malmené, ça concentre des pouvoirs. On est même dans un débat, je ne

10:11
Locuteur

sais

10:11
Invité

pas si on aura le temps d'en parler, sur la loi sécurité, où quasiment… Enfin, j'ai dit un problème, qu'aujourd'hui c'est… La justice est malmenée. On est en train de mettre dans la loi des éléments de l'état d'urgence qui, moi, je trouve qu'au niveau des libertés publiques, posent problème. Donc voilà. Voilà pourquoi le 21, on manifeste. Voilà pourquoi le 23, on manifeste. Il y

10:26
Locuteur

a

10:26
Invité

des manifs syndicales qui ont lieu. Moi, j'étais à la manifs syndicale l'autre jour. Il y a un rassemblement citoyen qui a lieu le 23. Et

10:32
Locuteur

on verra

10:32
Invité

Mélenchon Hamon ensemble le 23 septembre. Oui, notamment.

10:35
Locuteur

Et vous êtes

10:35
Invité

-vous à la fête de l'Huma ou

10:37
Locuteur

pas ?

10:37
Invité

Eh bien oui. Ah, c

10:38
Locuteur

'est une question que je me posais.

10:39
Invité

Oui, non, j'y suis, j'y suis. J'y suis parce qu'il faut être partout. Je suis invité à l'Agora. Vous savez, c'est un des lieux pour faire un débat. Donc il faut que tout ça… Il faut arrêter les… Comment dirais-je ? De perdre du temps, des fois, dans des choses qui ne sont pas dans le tempo du moment. Là, il faut faire reculer le gouvernement. Et vous avez vu, il y

10:54
Locuteur

a

10:54
Invité

même le 25, les fédérations des transports qui prévoient une grève. Franchement, bon, voilà. En plus, on a un président de la République qui était très tachérien. C'est-à-dire, il provoque. Il veut remporter sa victoire. Il traite les gens de feignants, cyniques.

11:07
Locuteur

Ah, on va pas revenir là

11:08
Présentateur

-dessus, oui.

11:08
Invité

Ah ben si. C'était le mot de la manifestation.

11:12
Locuteur

C'est bien que

11:12
Présentateur

la phrase a été plus ou moins détournée.

11:14
Locuteur

Non, plus beau, plus beau. On l'a repassé. Et ils ont sorti les rames, ils y

11:17
Invité

préparent

11:17
Locuteur

les gabions. Vous avez vu la phrase, on l'a

11:18
Présentateur

repassé tout à l'heure ? Quoi ? Il dit pas, les Français sont des feignants, tout de même. Il dit quoi ? Je

11:22
Locuteur

ne cèderai rien. Ben

11:23
Présentateur

si vous voulez, je

11:24
Locuteur

ne cèderai rien

11:25
Présentateur

aux feignants, aux

11:25
Invité

cyniques et aux expériences. Oui, à la veille d'une manifestation. Mais il parle pas du tout des manifestants. Non mais, ou alors c'est un autoportrait.

11:31
Locuteur

Il

11:31
Invité

dit ceux qui n'ont rien fait depuis des années. C'est-à

11:32
Locuteur

-dire, il

11:32
Invité

parle de qui ? De Le Drian, Bruno Le Maire, de lui-même. Il a quand même été ministre de Hollande, cet homme. Ou de

11:36
Présentateur

Mélenchon

11:36
Locuteur

qui

11:36
Présentateur

a

11:37
Invité

été ministre à une époque aussi. Arrête, il y a 17 ans, on avait fait les 35 heures. Non mais bon, je veux bien. Christine Angot. Non, je veux dire une chose que je suis, vraiment, je ne

11:45
Locuteur

l

11:45
Invité

'ai pas dit. Je suis très impressionné, ceci dit, d'être là. Vraiment, parce qu'une émission que j'aime beaucoup, et je vous remercie. Et notamment d'être interrogé par des écrivants.

11:53
Locuteur

Ça

11:53
Invité

peut vous sembler tout bête.

11:54
Locuteur

Mais

11:54
Invité

d'habitude, on voit dans le public, en train de dire, de faire ça à chaque fois que je parle. Non, ça

11:59
Locuteur

ne veut pas

11:59
Invité

dire que je suis d'accord avec vous.

12:00
Locuteur

Ah

12:00
Invité

non, c'est génial.

12:01
Locuteur

Alors,

12:01
Invité

Christine,

12:02
Locuteur

d'abord. Même sans

12:02
Invité

doute qu

12:02
Locuteur

'on

12:02
Invité

sera en désaccord. Mais voilà, pardon. Pas sûr, on verra.

12:05
Locuteur

En

12:05
Invité

tout cas, vous appartenez à un groupe politique

12:08
Locuteur

qui

12:08
Invité

n'a rien contre la théâtralité.

12:11
Locuteur

Il

12:11
Invité

y a eu l'hologramme. Il y a le goût du happening.

12:17
Locuteur

Il

12:18
Invité

y a une certaine importance du costume. Quand vous décidez, par exemple, qu'en entrant à l'Assemblée nationale, vous enlevez la cravate,

12:25
Locuteur

ça

12:25
Invité

crée les personnages de la France insoumise. Et les accessoires, le goût des accessoires. Un paquet de spaghettis pour illustrer la baisse de 5 euros de l'APL. Bonne idée, non ? La rhétorique. Super mature, surtout. Le vocabulaire de Mélenchon

12:44
Locuteur

qui

12:45
Invité

est repris par tous les représentants de la France insoumise avec les mêmes accents, de la voix, une espèce

12:51
Locuteur

de

12:52
Invité

parler un peu intellectuel décontracté qu'on reconnaît. Et vous atteignez finalement tous les représentants de la France insoumise à une fidélité telle

13:02
Locuteur

qu

13:02
Invité

'on croirait que vous avez répété devant une glace. Et d'ailleurs, tout le monde s'accorde sur ce talent

13:08
Locuteur

de

13:10
Invité

Mélenchon, ce talent de tribun

13:12
Locuteur

dont

13:13
Invité

tout le monde parle. Alors moi, je voudrais juste... Vous voyez, je n

13:16
Locuteur

'ai

13:16
Invité

pas du tout... Je n

13:16
Locuteur

'ai

13:16
Invité

pas de question à cet endroit-là à vous poser, mais je voudrais vous citer une phrase

13:20
Locuteur

de

13:21
Invité

Marguerite Duras,

13:22
Locuteur

qui

13:23
Invité

est une réponse qu'elle a faite en 77

13:25
Locuteur

en

13:26
Invité

interview.

13:27
Locuteur

Et

13:28
Invité

voilà ce qu'elle dit.

13:30
Locuteur

Elle

13:31
Invité

dit...

13:31
Locuteur

Il

13:32
Invité

n'y a pas de différence entre les hommes politiques et le jeu imposé aux comédiens. Acteurs et hommes politiques sont délégués,

13:42
Locuteur

ils

13:43
Invité

ne sont plus eux-mêmes,

13:45
Locuteur

ils

13:46
Invité

vendent leurs marchandises,

13:48
Locuteur

tout

13:48
Invité

ça relève du spectacle. Il y a le même hiatus, j'allais dire le même mensonge, et dans la représentation politique et dans la représentation cinématographique commerciale. Parler au nom d'un pouvoir établi ou au nom d'un pouvoir à venir, c'est identique. Ils détiennent tous la solution idéale, ils sont les sauveurs, les détenteurs parfaits de ce que j'appelle la solution politique. Tous parlent à partir du pouvoir, on n'en peut plus. Une

14:22
Locuteur

question

14:22
Invité

que je vous pose, qu'est-ce que vous pensez de cette phrase de Marguerite Duras ? C

14:27
Locuteur

'est une

14:27
Invité

belle phrase

14:27
Locuteur

? C

14:28
Invité

'est une belle phrase ? C'est tout. Non, non, mais on est dans la...

14:30
Locuteur

C'est un bon

14:31
Invité

comédien.

14:34
Locuteur

Je ne crois pas qu'elle ait fait... Je ne crois pas qu'elle ait fait...

14:37
Invité

Attention, moi je précise quelque chose, vous dites que

14:39
Locuteur

c

14:39
Invité

'est une belle phrase. Attention, les écrivains ne sont pas des gens qui écrivent des belles phrases. Ce

14:44
Locuteur

sont

14:44
Invité

des gens

14:44
Locuteur

qui disent quelque chose. Je

14:46
Invité

vais essayer de vous répondre. C'est une réalité que la société du spectacle est là. Vous en faites partie d'ailleurs, encore plus que moi. Et nous, c'est une arène de combat dans laquelle... Enfin,

14:53
Locuteur

de

14:53
Invité

combat, pardon de ce terme un peu belliqueux. Mais c'est là que ça se passe. 90% des gens se font une opinion politique à travers ce qu

14:59
Locuteur

'ils

14:59
Invité

voient à la télévision. Donc vous pouvez dire ce que vous voulez, c'est un débat sans fin. Moi je suis BFM, machin... C'est une question. Non, non,

15:04
Locuteur

mais je vous y

15:04
Invité

réponds

15:05
Locuteur

parce que c'est des

15:05
Invité

questions que je me suis posées, évidemment. Au bout d'un moment, aujourd'hui, le fait de faire avancer des idées, c'est aussi, autant que possible, aller dans les médias ou éventuellement faire ce que vous appelez un happening. Mais j'assume totalement. Quand, par exemple, sur la question des 5 euros, que le gouvernement dit 5 euros, c'est pas grand-chose. Qu'une députée en marche dit 5 euros, franchement, c'est rien. Et que tu montres que 5 euros, pour des gens qui sont sous le seuil de pauvreté, c'est un ou deux repas, j'assume totalement.

Et je vais vous dire, les nombreux témoignages de sympathie que j'ai eus après dans la rue m'amènent à ce que, pour les gens, c'est un élément de dignité. Donc il n

15:37
Locuteur

'y a

15:37
Invité

pas de problème. Il y

15:38
Locuteur

a

15:38
Invité

des moments, y compris une campagne, elle doit partager un enthousiasme. L'hologramme, c'est quelque chose qui est à la fois une forme de tourner vers le futur. Il y a un côté un peu gag. Parce que c'est génial, ce que l'intelligence humaine permet. Mais en même temps, la campagne Mélenchon ne se limite pas à un hologramme. C'est aussi qu

15:54
Locuteur

'est

15:54
Invité

-ce qu'il dit. Mais franchement, vous m'invitez ce soir. Pourquoi je suis là avec un boxeur,

15:58
Locuteur

un

15:58
Invité

écrivain, des comédiens ? Votre émission, elle est l'expression même aujourd'hui. Un chanteur, vous oubliez.

16:02
Locuteur

Un chanteur, pardon.

16:05
Présentateur

Des comédiens. Il ne veut pas que je l'embête. L'essayer sa liberté d'exister.

16:09
Locuteur

Oui, de penser, surtout.

16:17
Invité

Là où vous me vexez un peu, mais ce n

16:19
Locuteur

'est

16:19
Invité

pas grave.

16:19
Locuteur

C

16:19
Invité

'est qu'il y

16:20
Locuteur

a

16:20
Invité

le côté, tout ça c'est du théâtre. Et en gros, vous n'avez pas vraiment de conviction. Ah

16:24
Locuteur

non, ce n'est pas ça

16:25
Invité

que je dis. Ce n

16:26
Locuteur

'est

16:26
Invité

pas du

16:26
Locuteur

tout ça. Ce n'est absolument pas ça que je dis. Je

16:29
Invité

m'excuse. Ah non,

16:30
Locuteur

non,

16:30
Invité

pas du tout. Des

16:32
Locuteur

convictions.

16:32
Invité

La théâtralité,

16:34
Locuteur

je

16:34
Invité

suis

16:34
Locuteur

d'accord. Oui, c'est de ça que je parle. Du moins,

16:36
Invité

le soin. Non mais je m'excuse, Sivan. Le soin de la communication, je suis d'accord qu'il faut... Et nous, on y réfléchit. Parce

16:43
Locuteur

que nous, quand on écoute les gens de la France insoumise,

16:46
Invité

on reconnaît un

16:47
Locuteur

peu une

16:47
Invité

musique. D'accord. Si vous voulez, on a l'impression d'entendre parler une seule voix, en fait, une même personne,

16:54
Locuteur

quasiment. Non mais moi, j'assume totalement

16:55
Invité

que Mélenchon est un maître. Pour moi, il n

16:57
Locuteur

'y

16:57
Invité

a aucun problème. C

16:58
Locuteur

'est

16:58
Invité

un homme qui... Je fais de la politique à lui depuis 20

17:00
Locuteur

ans. Alors, est-ce que vous pouvez comprendre ? Qui m'a mis des bouquins

17:01
Invité

entre les mains, avec qui j'ai eu de nombreuses discussions, qui m'a appris plein de choses. Je n

17:04
Locuteur

'ai

17:04
Invité

aucun problème. Et

17:05
Locuteur

même, je

17:05
Invité

pense que la prétention de certains consistant à dire qu'ils sortent de l'œuf, ça ne marche pas. Dans la vie, il y avait toujours des rencontres, des gens qui nous ont appris des trucs. Évidemment. Et Jean-Luc fait partie de ces gens qui m'ont appris plein de choses. Donc, je n

17:14
Locuteur

'ai

17:14
Invité

aucun problème de dire que moi, je le regarde. J'essaie de ne

17:17
Locuteur

pas

17:17
Invité

l'imiter parce que ça ne marche jamais. Chacun a sa personnalité. Vous avez des gens, vous en avez vu, repéré parmi nos députés. Ils ont 27 ans, ils ont quand même un certain talent. Ce n

17:25
Locuteur

'est

17:25
Invité

pas vrai que c'est uniquement un enregistrement de Mélenchon. Mais c'est vrai que Jean-Luc, par beaucoup de choses, c'est quand même un personnage assez dense, que l'on aime ou que l'on n'aime pas, qui est entraînant et qui fait que moi, j'invite tout le monde, il peut être une source d

17:36
Locuteur

'inspiration.

17:37
Invité

Est-ce que juste, vous pouvez imaginer

17:39
Locuteur

que

17:40
Invité

ce ne soit pas forcément un maître, notre maître à tous ? Ah mais ça, je... Le soir du premier tour, vous

17:45
Locuteur

êtes... Là, vous me piquez, là.

17:46
Invité

Le soir... Non, non, je... Vraiment...

17:48
Locuteur

Je me demande que ce soit un maître à tous, je parle de moi. Non, non, je ne vous pique absolument pas. Tout le monde n'est pas

17:51
Invité

soumis, c'est ce qu

17:52
Locuteur

'on

17:52
Invité

veut dire.

17:52
Locuteur

Je

17:52
Invité

vous parle de questions.

17:54
Locuteur

Ce sont des questions...

17:55
Invité

Mais vous, vous n'avez pas des maîtres dans votre vie ?

17:57
Locuteur

Si, il y a moi. Peggy,

17:58
Invité

Joyce, Proust... Non,

17:59
Locuteur

mais oui, oui.

18:00
Invité

J

18:00
Locuteur

'ai l'enruqué. Mais

18:01
Invité

oui, pourquoi

18:02
Locuteur

pas ? Non, mais lui, c'est le maître de la blague, du Talambour, je suis d'accord.

18:04
Invité

Quand le soir du premier tour, vous êtes sur une chaîne de télé

18:09
Locuteur

et

18:10
Invité

Raquel Garrido sur une autre chaîne de télé... Je connais Raquel Garrido. Oui,

18:16
Locuteur

je sais bien. Là,

18:17
Invité

vous

18:17
Présentateur

partagez le week-end.

18:18
Locuteur

Ce soir, vous êtes chez nous et elle, demain, avec Ardic.

18:20
Invité

Non,

18:20
Locuteur

mais là,

18:20
Invité

ce n

18:20
Locuteur

'est

18:20
Invité

pas à mon propos. Vous avez perdu l'élection et aussi bien elle que vous sur une chaîne et sur l'autre, vous pensez qu'il y a une erreur. Vous contestez les chiffres,

18:30
Locuteur

vous

18:31
Invité

continuez vos argumentations. Pour vous, Mélenchon va gagner, il sera au deuxième tour, ce n

18:34
Locuteur

'est

18:34
Invité

pas possible autrement, de show must go, d'une certaine manière. Et d'une manière générale, tous les commentaires sont suspects dès lors que vous ne les avez pas vérifiés par vous-même. Au point qu'à Marseille, dans une université d'été, il y avait un atelier intitulé « Faut-il dégager les médias ? » Et que les intellectuels dits médiatiques ont été accusés de «

18:56
Locuteur

diabolisation

18:58
Invité

de la France insoumise ». C'est un mot qui a été prononcé par Thomas Guénolé, comme quoi vous n'utilisez pas que le vocabulaire de Mélenchon.

19:06
Locuteur

Bon,

19:07
Invité

donc les journalistes mentent, les sondages mentent, les résultats officiels, les estimations officielles

19:12
Locuteur

mentent. Ça arrive que les journalistes mentent,

19:13
Invité

on est d'accord.

19:14
Locuteur

Ça arrive

19:14
Invité

parfois. Et parfois, ils se trompent, ils

19:17
Locuteur

ne

19:17
Invité

mentent pas, ils se trompent peut-être. Oui, oui. Et vous êtes convaincus que le pays est avec vous, les gens, comme vous dites. Alors question, donc, tout le monde ment, sauf vous ? Non, mais je ne dis pas que... Attendez, je vais

19:28
Locuteur

vous raconter... Sauf

19:28
Invité

vous ? Non, je vais vous raconter ma soirée. La soirée du premier tour. En 2012, la dernière fois, au début de la soirée Marine Le Pen est annoncée à 20%.

19:38
Locuteur

Elle

19:39
Invité

finit à 17%.

19:40
Locuteur

D

19:41
Invité

'accord ? Moi, je suis sur le plateau de France 2. Je crois que vous évoquez Raquel Guérido, elle est sur TF1 ou l'inverse, qu'importe. Les sondages ne sont pas les mêmes selon les chaînes.

19:48
Locuteur

J

19:49
Invité

'ai discuté quelques jours avant avec la rédactrice en chef de TF1 qui me dit que si l'écart, il est trop serré entre les deux candidats,

19:55
Locuteur

ils

19:55
Invité

donneront peut-être les trois noms et pas seulement les deux, ce qui est assez exceptionnel. Bref, c'était très serré. On est en lien avec des instituts de sondage qui nous envoient des messages sur les téléphones qui disent que c'est plus serré que prévu. Et la province a déjà voté. Les grandes villes sont en train d'être dépouillées à partir de 20h et on fait des bons scores dans les grandes villes. Mais vous avez recommencé tout à l'heure en nous disant que si Hamon avait fait différemment

20:16
Locuteur

qu'aujourd'hui, il faut

20:17
Invité

pouvoir... C'est une analyse politique.

20:18
Locuteur

Mais juste,

20:19
Invité

on n'a pas voté. Tout le monde n'a pas voté

20:21
Locuteur

pour... Mais je le respecte.

20:22
Invité

Il est votre maître. Il n'est pas notre maître à tous. Mais je ne l'ai pas dit. Non, mais attendez.

20:26
Locuteur

C

20:26
Invité

'est tout. Non, mais là, vous faites... Je

20:28
Locuteur

fais quoi ? Sinon,

20:28
Invité

on va rester amis. Je n

20:30
Locuteur

'ai

20:30
Invité

jamais dit, je n

20:31
Locuteur

'ai

20:31
Invité

jamais

20:31
Locuteur

demandé qu'il soit votre maître. Ni ennemi, ni ennemi. Je vous pose des questions qui se posent. Et vous avez même le droit de ne pas du

20:35
Invité

tout aimer Jean-Luc Mélenchon.

20:36
Locuteur

Il

20:36
Invité

n

20:36
Locuteur

'y a

20:36
Invité

aucun problème.

20:37
Locuteur

Je

20:37
Invité

l'aime bien en

20:37
Locuteur

plus. Il n'y a aucun problème. Ce n'est pas ma question. Ni je l'aime, ni je n'aime pas.

20:41
Invité

Non, mais Christine, il n'y

20:42
Locuteur

a

20:42
Invité

aucun problème. Je parlais juste du rapport que moi j'ai avec cet homme. Par ailleurs, il

20:47
Locuteur

y en a d'autres. Vous voyez que vous jouez, d'autres, des gens qui m'inspirent. Mais je

20:50
Invité

n

20:50
Locuteur

'ai

20:50
Invité

jamais dit, ne me faites pas dire ce que j'ai dit. Pardon ?

20:52
Locuteur

Je

20:52
Invité

vous n

20:52
Locuteur

'ai

20:52
Invité

pas

20:52
Locuteur

entendu. Je dis,

20:53
Invité

vous voyez que vous jouez, vous m'appelez Christine. Christine Angot, non ?

20:57
Locuteur

Non, non,

20:57
Invité

excusez-moi, je ne vous appelle pas que par votre prénom. Je ne vous connais pas. Je ne vous ai jamais vu, si ce

21:01
Locuteur

n

21:01
Invité

'est que

21:01
Locuteur

c'est

21:01
Invité

la première fois. J'en suis très honoré. Mais non, non, moi, je ne demande pas du tout à ce que... Ce n

21:06
Locuteur

'est

21:06
Invité

pas ça, vous ne m'amenez pas là pour un peu... Je ne

21:10
Locuteur

sais

21:10
Invité

même plus de con parler, bref.

21:11
Locuteur

Au soir du premier tour.

21:13
Invité

Alors, je viens bien

21:14
Locuteur

parler.

21:15
Invité

Au soir du premier tour, au soir du premier... Mais je vais vous dire les choses franchement. Au soir du premier tour, on n

21:22
Locuteur

'est

21:22
Invité

pas bon sur les plateaux télé. Il n'y a aucun problème là-dessus. On n'est pas bon. Yann Moix. Moi, je vais vous prendre au sérieux, parce que vous êtes député de la Nation. Je

21:29
Locuteur

crois

21:29
Invité

que je n

21:29
Locuteur

'ai

21:29
Invité

aucune raison de... D'ailleurs, Christine ne l

21:31
Locuteur

'a

21:31
Invité

pas fait. Je dis, moi, je

21:32
Locuteur

n

21:32
Invité

'ai aucune raison. Elle vous a respecté. Bien sûr. Vous êtes député et vous allez voir où je veux en venir. Vous avez écrit un petit livre sur Robespierre. Génial. Non, mais

21:43
Locuteur

génial

21:44
Invité

que vous l'ayez. Ah

21:45
Locuteur

oui. Ah, je vous en remercie.

21:46
Invité

C'est génial que je

21:47
Locuteur

le possède. Non, non, parce que vous savez quoi ? Je vais vous dire... Je voulais

21:49
Invité

vous l'amener. Je voulais vous l'amener. Et c'est super que vous l'ayez. Je

21:54
Locuteur

l'ai

21:54
Présentateur

rattrapé.

21:55
Locuteur

Non, non, mais un peu. Vous avez le droit. Vous avez le droit. Non,

21:57
Invité

ce que je veux vous dire,

21:58
Locuteur

c'est que ce

21:59
Invité

livre est très bien. Très bien fait. J'aime beaucoup les gens qui défendent avec intelligence et avec des arguments des figures de l'histoire qui reviennent dans le débat et qui permettent de remettre les pendules à l'heure. Il y

22:10
Locuteur

a

22:10
Invité

une pendule que vous remettez à l'heure et que j'entends.

22:12
Locuteur

C

22:12
Invité

'est celle qui consiste à dire, contrairement à ce que disait François Furet dans les années 70, que la révolution n'est pas terminée. François Furet était un grand historien qui a expliqué dans un livre que la révolution française était terminée, qu'il y

22:24
Locuteur

a

22:24
Invité

eu plusieurs étapes, 1789, 1793, 1830, 1848, et la commune de Paris, et enfin la révolution est terminée.

22:31
Locuteur

C

22:31
Invité

'est très intéressant parce que vous faites partie des gens qui disent non, la révolution n'est pas terminée, elle continue. Alors ça, c'est quelque chose que j'entends, mais ce que je ne vois pas, c'est que j'ai l'impression que vous ne la faites pas, cette révolution que vous appelez de vos voeux. Vous voulez incarner une suite, finalement, à l'esprit robespierriste, à l'esprit d'ultra-gauche, à l'esprit aussi de la commune de Paris.

22:52
Locuteur

Mais

22:52
Invité

cette suite, finalement, à part, souvent dans des effets de manche, à part une manière aussi sympathique de mégalomanie de la part de Jean-Luc Mélenchon, qui a un petit peu pris la grosse tête, je trouve, depuis les élections présidentielles, et qui aussi n'est pas...

23:05
Locuteur

Vous n'êtes pas

23:05
Invité

obligé de dire ça ? Non, mais c

23:06
Locuteur

'est

23:06
Invité

la vérité. Je dis un ressenti. On l'a reçu ici. Il m'a semblé qu'il était plus modéré avant les élections qu'après. C'est peut-être un ressenti personnel et exagéré. Ma question est la suivante. Petit 1, pourquoi cette révolution, vous en parlez beaucoup sans jamais la faire, et d'ailleurs vous l'admirez dans les autres pays, et pourquoi, c'est ce qui me gêne le plus, vous avez le même tic que Robespierre et que tous les Jacobins, quand vous parlez du peuple, c'est le vôtre. Quand vous dites, par exemple, phrase, à mon avis, très insultante, c'est le peuple qui rentre à l'Assemblée nationale. Mais M. Corbière, le peuple n'est pas vos électeurs.

Tout le peuple est représenté à l'Assemblée nationale. Et quand vous dites, notre peuple est entré dans une forme de grève générale civique, ou le peuple français nous a désignés pour dorénavant porter le fanal du combat. Je respecte vos électeurs, même s

23:50
Locuteur

'ils

23:50
Invité

menacent de mort à longueur de journée, comme l'est le pénis. Je les respecte quand même. C'est la vérité, on en reparlera tout à l'heure. Mais pourquoi, c'est une question sérieuse, pourquoi est-ce qu'il y a cette manie jacobine d'identifier le peuple à ses électeurs et à soi

24:03
Locuteur

? Non

24:04
Invité

mais, il y

24:05
Locuteur

a

24:05
Invité

évidemment qu'il y

24:06
Locuteur

a

24:06
Invité

des formules, mais les milieux populaires, je considère que pendant l'élection présidentielle, on les a mobilisés

24:10
Locuteur

plus

24:11
Invité

que ce

24:12
Locuteur

qui s'était mobilisé. En fait, le peuple, pour

24:13
Présentateur

vous, ça veut dire les milieux populaires ?

24:15
Invité

Pas seulement, mais en l'occurrence, pas seulement. Mais en l'occurrence, on a, je crois, pendant cette campagne présidentielle, fait reculer l'abstention dans beaucoup de quartiers lors de l'élection présidentielle, ce qui nous a amenés à faire un score significatif. Le grand absent, souvent, de beaucoup de scrutins et de rendez-vous électoraux, c'est quand même le peuple. C'est-à-dire que souvent, c

24:32
Locuteur

'est

24:32
Invité

les catégories supérieures qui vont voter, qui sont très mobilisées. Les gens âgés, eux aussi, vont voter. Mais les milieux populaires, j'en suis un élu en Seine-Saint-Demis, il y a des... D'accord, c'est un peu boursouflé quand on dit que c'est le peuple qui rentre à l'Assemblée, mais on a quand même la volonté de dire qu'on a été élu par des...

24:48
Locuteur

C'est pas

24:48
Invité

simplement boursouflé, c'est un peu insultant pour tous les autres électeurs.

24:52
Locuteur

Les personnes âgées,

24:53
Invité

c'est le peuple aussi.

24:54
Locuteur

C

24:54
Invité

'est ça

24:54
Locuteur

que vous voulez dire, il y a de la marque. Oui, d'accord. Il y a des gens

24:57
Invité

très riches qui votent pour Mélenchon, il y

24:58
Locuteur

a

24:58
Invité

des gens très pauvres qui votent pour

24:59
Locuteur

M. Fillon.

25:00
Invité

Après, il y a une question politique qui

25:02
Locuteur

est

25:02
Invité

que je pense qu

25:02
Locuteur

'il

25:02
Invité

faut...

25:02
Locuteur

C'est la raison.

25:03
Présentateur

Si tous les gens pauvres votaient à gauche, il

25:05
Locuteur

y

25:05
Présentateur

a longtemps que la gauche se ferait au pouvoir de façon éternelle. Sans doute.

25:09
Invité

C'est vrai, c'est vrai. Donc la bataille, elle est culturelle, elle est idéologique. Non, mais c'est vrai. Donc la bataille, elle est culturelle, elle est idéologique et il faut construire un peuple, moi je pense.

25:20
Locuteur

C

25:20
Invité

'est l'arrière pour laquelle quand nous,

25:21
Locuteur

on

25:21
Invité

est pour une 6e République, une assemblée constituante, il faut, je pense qu'il serait bon dans ce pays qu'on rediscute de pourquoi on veut faire peuple, autour de quelles questions. Il y a des problèmes d'intérêts généraux, de partage des richesses, d'écologie, etc. qui permettraient qu'on rediscute qu'est-ce que c'est qui nous rassemble et qu

25:34
Locuteur

'on

25:34
Invité

se donne des institutions à la hauteur de ça. Ça, c'est ce que je veux dire. Deuxièmement, ce bouquin, mais peut-être que c'était aussi le fait qu'il y a un mépris vis-à-vis de la Révolution française aujourd'hui dans le débat public qui, moi, me s

25:45
Locuteur

'est

25:45
Invité

dit « Moi, je suis enseignant, je suis prof de lycée professionnel, un élève aujourd'hui, un jeune, n'est même plus foutu de dire le nom d'un révolutionnaire. Il te cite Marie-Antoinette et Louis XVI. C'est tout. Et la Révolution est ramenée uniquement à la guillotine

25:55
Locuteur

qui est le seul. Mais là, on n'est pas pour la

25:55
Invité

Révolution française, donc je vais vous demander de me vouvoyer. On ne dit pas citoyen avec le tutoiement. Moi, je vous ai vouvoyé parce que vous êtes un député de la nation. Je vous ai tutoyé ? Oui,

26:02
Locuteur

oui.

26:02
Invité

Ah, pardon.

26:03
Locuteur

OK.

26:04
Invité

Vous êtes susceptible.

26:05
Locuteur

En deux minutes,

26:06
Présentateur

vous nous appelez camarades.

26:07
Locuteur

Pourquoi pas ? Mais c'est un joli nom, tu sais. C'est un

26:09
Présentateur

joli

26:10
Locuteur

nom. Je

26:11
Invité

plaisantais,

26:12
Locuteur

M.

26:12
Invité

Corbière. Non, je vous ai tutoyé ?

26:13
Locuteur

Mais

26:13
Invité

je plaisantais. Ah, pardon. Non, mais ce n'est pas évident. On est là. Et si chaque fois que je dis un truc, je me fais... Vas-y, citoyen, parle-moi de

26:19
Locuteur

la

26:19
Invité

Révolution

26:19
Locuteur

française.

26:21
Invité

Non, mais il y a un enjeu. Mais il y a un enjeu.

26:25
Locuteur

Il

26:25
Invité

y a un enjeu à ce que l'acte fondateur de la République ne peut pas être en permanence sali. Moi, ça m'a valu de croiser le fer avec beaucoup d'émissions aujourd'hui qui ont lieu. J'avais même eu un accrochage avec Laurent Dutch à l'époque.

26:36
Locuteur

C

26:36
Invité

'est-à-dire que les livres qui cartonnent sont des livres qui quasiment t'expliquent que c'est un moment de barbarie qui aurait une revalu que ça n'ait pas lieu. Ce n

26:44
Locuteur

'est

26:44
Invité

pas possible. Ce n

26:45
Locuteur

'est

26:45
Invité

pas possible. Donc, y compris, je rappelle que dans les années 50, 60, 70, vous regardez la caméra export le temps dans l'Indoco et André Castelot, c'était une défense du robespierrisme, des choses qui aujourd'hui à la télé quasiment ne passeraient même plus. Donc, il y a tout un courant intellectuel qui a disparu. Vous avez pointé notamment François Furet. Et un autre courant qui a pris le dessus en disant, en gros, il y aurait une revalu qu'il n

27:03
Locuteur

'y ait

27:03
Invité

pas de Révolution française. Pareil

27:04
Présentateur

pour mai 68, d'ailleurs.

27:05
Invité

Oui, mais des grands événements sont l'objet de batailles idéologiques, etc. Donc, moi, je mène un combat là-dedans. Et c'est l'objet de ce petit livre. Et je vous remercie vraiment.

27:14
Locuteur

Non, il

27:14
Invité

est très

27:14
Locuteur

réussi.

27:14
Invité

C'est un petit manuel, mais il y a des gens beaucoup plus érudits qui écrivent sur la Révolution.

27:20
Présentateur

On revient à Christine Ango et encore Yann après. Pardon.

27:22
Locuteur

Christine.

27:22
Invité

C'est un tout petit point. J'ai découvert

27:25
Locuteur

en

27:27
Invité

lisant à votre sujet que c'est au lycée, en militant,

27:32
Locuteur

que,

27:33
Invité

contre la loi de Wackay,

27:34
Locuteur

vous

27:35
Invité

dites, j'ai découvert l'action de masse. Oui. Sur une cabine téléphonique. La passion. Oui, oui. Loin de la banalité du quotidien. Tout à fait. Ensuite, vous êtes étudiant à l'UFM, etc., militant UNEF.

27:49
Locuteur

Et

27:50
Invité

un beau jour, j'ai découvert aussi que vous avez été mis en examen

27:53
Locuteur

pour

27:54
Invité

association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste pour avoir hébergé ou pour avoir contribué à l'hébergement de membres de l'ETA,

28:05
Locuteur

qui

28:05
Invité

est une organisation terroriste, en effet, basque

28:07
Locuteur

espagnole.

28:09
Invité

Et vous avez été en garde à vue pendant 72 heures. J'ai été en prison pendant un mois.

28:13
Locuteur

C'est bien, c'est la première fois de ma vie que je

28:15
Invité

vais en parler à la télé. Donc, justement, c'est pourquoi je voulais vous demander quels souvenirs vous en gardez

28:20
Locuteur

?

28:20
Invité

Déjà, c'est quelque chose qui est assez bouleversant. Mais que les choses soient claires, j'ai été relaxé. Oui, je sais. Tout ce qui m'était reproché n'était

28:26
Locuteur

pas vrai.

28:26
Invité

Au point que je pensais que c'était seulement la garde à vue. Non,

28:28
Locuteur

non, non. J'ai été un mois à

28:29
Invité

fleurimerogiste. Il

28:30
Locuteur

y a eu

28:30
Invité

une grande campagne qui a été menée à l'époque par toute la gauche. Henri Emmanuel était le premier secrétaire du PS. Dominique Voinet, Robert Hu pour le

28:37
Locuteur

PS à l'époque, etc.

28:39
Invité

Et puis il y avait Julien Dray qui était un député qui est même venu à mon procès. C'est la première fois que je m'en parlais à la télévision. Et moi, j'ai vécu le fait que la police est venue chez moi, a foutu en l'air mon appartement, etc. C'est extrêmement... Vous, c'est le contraire de Guéant. Vous l'avez vécu avant. Oui.

28:54
Présentateur

Alors, je... Non, mais... Oui, parce que la semaine dernière, Guéant, il vient seulement de se rendre compte de

29:00
Locuteur

ce

29:00
Présentateur

que c'était que la justice.

29:02
Invité

Et à fleurimerogiste,

29:03
Locuteur

c

29:03
Invité

'était le mois de juin 1995. C

29:04
Locuteur

'était

29:04
Invité

il

29:04
Locuteur

y a

29:04
Invité

22 ans. Il faisait une canicule les cellules surpeuplées, huit dans des cellules de trois ou quatre, etc. C'est une expérience. Vous

29:12
Locuteur

en parlez. Vous aviez quel âge, donc ? Pardon, j'avais

29:13
Invité

95, j'avais... 27 ans. 26 ans, 27 ans. Vous êtes de 68. Oui, voilà, c'est ça. Mais je suis né en août. Enfin, voilà. Moi, je pense qu'avec le recul, je dis attention, parce que j'étais totalement innocent. La juge Laurence Le Vert, elle m'a mis en prison parce qu

29:27
Locuteur

'il

29:27
Invité

y avait un faisceau de présomption, disait-elle. Et ça me fait un peu réfléchir par rapport à ce qui se passe à

29:32
Locuteur

l

29:32
Invité

'heure actuelle. Parce que je me serais appelé Mohamed et j'aurais été... On m'aurait reproché d'être lié à du terrorisme tel qu'il y a à l'heure actuelle. Ma vie ne serait pas du tout la même. Parce qu'aujourd'hui, je peux vous en parler tranquillement, y compris... Moi,

29:45
Locuteur

je

29:45
Invité

n

29:45
Locuteur

'ai

29:45
Invité

jamais soutenu l'ETA, mais je pensais... En 87, il y avait eu ce qu'on appelait les Galles, les commandos du Galles payés par le gouvernement espagnol qui étaient venus en France abattre des militants basse. Enfin, je suis un peu pointu, on a oublié tout ça. Bref, et moi,

29:57
Locuteur

j

29:57
Invité

'étais... D'un point de vue démocratique, je n'acceptais pas qu'il y ait ce genre d'assassinat et j'étais pour une solution politique aux Pays-Bas. Bon, bref. Et

30:04
Locuteur

c

30:06
Invité

'est pour ça que quelqu'un après qui a été arrêté a dit que c

30:08
Locuteur

'est

30:08
Invité

Corbière qui m'a mis ce qui était totalement faux. Et même la personne, au moment du procès, a dit que ça n'était pas moi. Parce qu'il voulait manifestement peut-être ne pas dire une autre personne. Mais moi, ce qui m'a marqué, je vous dis, c'est que ça va vite. J'étais à 15 jours de passer mon recours pour être enseignant et dans ce coup, ta vie bascule. Et là, laissez-moi vous dire qu'on vous met les menottes, etc. On vous met votre appartement à sac, vous vous retrouvez en cellule. Et heureusement que j'étais militant. Heureusement que j'étais militant, que tout le monde s'est mobilisé. Et qu

30:33
Locuteur

'il

30:33
Invité

y

30:33
Locuteur

a

30:33
Invité

été soutenu. Et que j'ai été soutenu. Parce que si tu n

30:36
Locuteur

'as

30:36
Invité

pas ce réseau, si

30:36
Locuteur

tu

30:36
Invité

es au fond du trou, c'est la honte. Et je vous dis, moi, en plus, quand tu t'appelles avec Cicorbière que tu es un petit blanc, etc. et que ça concerne les questions basques, ce n

30:43
Locuteur

'est

30:43
Invité

pas très grave. Mais quand tu es un gars de couleur aujourd'hui et que tu...

30:55
Locuteur

Avec l

30:55
Invité

'organisation terroriste d'aujourd'hui

30:56
Locuteur

?

30:57
Invité

Par exemple, vous savez, avec l'état d'urgence, il y

30:59
Locuteur

a

30:59
Invité

eu 155 manifestations qui ont été interdites.

31:02
Locuteur

Il y

31:02
Invité

a actuellement 650 personnes qui sont assignées à résidence, qui

31:05
Locuteur

n'ont toujours pas été jugées, etc.

31:06
Invité

Mais vous pensez que c'est problématique parce que ce ne

31:09
Locuteur

sont

31:09
Invité

pas des petits blancs qui sont arrêtés ou parce que c'est la nature de l'organisation terroriste en question ? Mais bien sûr qu'il faut lutter contre le terrorisme. Ce que je veux vous dire,

31:16
Locuteur

c

31:16
Invité

'est que,

31:17
Locuteur

attention, à ce que les libertés...

31:18
Invité

Mais évidemment, il faut lutter contre les criminels.

31:21
Locuteur

Mais

31:21
Invité

attention...

31:21
Locuteur

C'est

31:21
Invité

évident, vous savez.

31:22
Locuteur

Il y a des gens qui ne trouvent pas ça. C'est évident. Mais attention, à ce que

31:24
Invité

les libertés publiques soient respectées totalement, que les droits de la défense soient respectés, que le juge soit là. Et j'affirme que là, dans la prochaine loi qui va être votée, c'est plus l'administration qui prend le pas plutôt que le juge parce que, je vous le dis, il peut y avoir une situation ou parce que machin a dit truc, etc. Et ça va très vite. Et professionnellement, je pense aujourd'hui que si tu te fais embarquer dans une histoire prétendument liée à des questions théoriques, je pense que c'était énormément de mal. Moi, j'ai passé mon concours, je suis devenu prof, aujourd'hui je suis député, etc. C'est pas un problème.

C'est presque une expérience, pardon d'être un peu provocateur, qui m'a enrichi d'un certain point de vue. Je suis content qu'on en parle pour la première fois et peut-être qu'après, maintenant, on va me questionner là-dessus. Mais c'est quand même impressionnant. Vous arrivez totalement à poil. La prison, c'est pas rigolo. Et vous êtes, dans le premier temps, humiliés parce que vous savez pas où vous êtes.

32:09
Locuteur

Je

32:09
Invité

vous assure que c'est...

32:10
Locuteur

Francis

32:10
Invité

Huster sort de ce corps. Pourquoi

32:12
Présentateur

?

32:13
Locuteur

Pourquoi ? Pourquoi il y en a un instant ?

32:15
Présentateur

On évoque votre enfance, vous êtes né, vous avez grandi à Béziers.

32:19
Locuteur non identifié

Oui.

32:19
Présentateur

Quand j'ai appris ça, je me suis dit, évidemment, aujourd'hui, vous êtes tout nouveau député de Seine-Saint-Denis. Je pense même que vous allez peut-être déménager et vivre...

32:28
Locuteur

Bien sûr,

32:28
Invité

bien sûr, je suis en train d'y aller.

32:29
Présentateur

En Seine-Saint-Denis.

32:30
Invité

À

32:30
Locuteur

Bagnolet.

32:31
Présentateur

Mais vous n'avez pas envie... Dans ce cas, je me dis, mais quand on a un type comme Ménard et même une députée, sa femme aujourd'hui, qui est là-bas de Béziers, vous n

32:37
Locuteur

'avez

32:37
Présentateur

pas eu envie d'aller vous présenter

32:39
Invité

à Béziers ?

32:39
Locuteur

C'est

32:39
Invité

une question qui a été posée, etc., y compris par des amis localement. Mais bon, les raisons qui amènent l'élection...

32:44
Locuteur

Vous,

32:44
Présentateur

contre Robert Ménard ou contre Mme Ménard, dans

32:47
Locuteur

la ville

32:47
Invité

où vous avez grandi, ça aurait eu de la gueule. Merci. C'est pourquoi pas. Mais je pense qu'il correspond à un état d'esprit sur cette ville, Robert Ménard. D'une ville où il

32:55
Locuteur

n

32:55
Invité

'y

32:55
Locuteur

a

32:55
Invité

plus de boulot, où vous avez quand même toute une série de blessures, je vais être un peu elliptique, de l'histoire de notre pays, on va dire de l'électorat et pieds noirs. Et Ménard fait de

33:09
Locuteur

l

33:09
Invité

'idéologie en permanence pour remettre là-dessus, etc. Donc c'est une ville où, bien sûr, le discours de Robert Ménard, il rentre en phase avec

33:16
Locuteur

les

33:17
Invité

électeurs. Un peu. Mais ça ne veut pas dire que le challenge ne mérite pas d'être relevé, mais je vais essayer pour l'instant d'être un député de Sainte-Saint-Denis, puis on verra. Yann Mouretz. Dans le monde du 4 mai 2017, François Ruffin, que vous connaissez très bien, est élu député.

33:29
Locuteur

Élu député.

33:30
Invité

Il siège avec nous. Oui,

33:36
Locuteur

alors

33:36
Invité

ce type formidable, il a écrit un édito que je n

33:38
Locuteur

'ai

33:38
Invité

pas trouvé formidable du tout et qui m'a mis hors de moi. C'était le but, sans doute, de mettre des petits bourgeois comme moi hors de moi. Il a écrit une lettre ouverte à un futur président déjà haï le 4 mai 2017. Il dit, en parlant d'Emmanuel Macron, vous êtes zaïs. Vous êtes zaïs par les sans-droits, les oubliés, les sans-grades. Vous êtes zaïs. Vous êtes zaïs. Vous êtes zaïs. Vous êtes zaïs tant il ressent en vous et a raison l'élite. Arrogant. Je ne vais pas retracer votre CV ici. Cet éditorial, qui pour moi n'était qu'une boule de haine, d'ailleurs, contre le mérite républicain, puisque vous êtes un républicain, vous devriez, et ce n

34:12
Locuteur

'est

34:12
Invité

pas vous qui l'avez écrit, mais admettre qu'on peut aussi s'élever de manière républicaine.

34:15
Locuteur

Est

34:16
Invité

-ce que vous ne pensez pas qu'il y a une certaine injustice, une certaine violence à ne pas laisser ce jeune président pendant quelques mois faire son travail et regarder ce que ça donne avant même de le suicider l'avant-veille de son élection ? Ça,

34:29
Locuteur

c

34:29
Invité

'est ma première question. Et la deuxième, est-ce que le fait que vous soyez aussi violent, aussi virulent immédiatement sur Emmanuel Macron

34:37
Locuteur

signifie que

34:37
Invité

vous avez pris la mesure du fait que vous aviez remplacé aujourd'hui le Parti Socialiste et que vous êtes l'opposition officielle et que vous allez lui mordre les mollets jusqu'à la fin de son quinquennat ? François Ruffin, il est élu de Picardie et la misère et la pauvreté là-bas, c'est dur. Et quand il exprime ça, il exprime quelque chose qui est violent, je l'admet, mais qu'il faut entendre. Et la belle campagne de François Ruffin, lui aussi, il a mobilisé des secteurs de la population qui sont vraiment en grande, grande difficulté.

35:05
Locuteur

D

35:05
Invité

'accord, mais où est la pensée là-dedans ?

35:07
Locuteur

Où est la réflexion ?

35:08
Invité

Pourquoi l'aboiement au lieu de la réflexion ? Non,

35:11
Locuteur

ce

35:11
Invité

n

35:11
Locuteur

'est pas un aboiement. François Ruffin n'est

35:12
Invité

pas un homme qui aboie.

35:13
Locuteur

Si, là, c'est un aboiement.

35:14
Invité

Emmanuel Macron, aujourd'hui, je vous le dis, de l'analyse politique que je porte, c'est le président des riches. Emmanuel Macron, il va prendre 5 euros à 6,8 millions de gens pour les APL et il va rendre 3 milliards d'euros aux ultra-riches de ce pays. 3 milliards d'euros. Est-ce que vous trouvez ça normal ? Est-ce que vous pensez que quand on est en Picardie, un électeur de François Ruffin, on n'a pas l'impression qu'il y

35:34
Locuteur

a

35:34
Invité

une forme de mépris qui est insupportable ? C'est vraiment pour laquelle, contrairement à ce que vous dites, je ne vais pas lui laisser sa chance, je vais m'opposer. Et est-ce qu'on peut encore être un opposant dans ce pays ? Parfois, j'ai l'impression que le fait de s'opposer, ça devient quasiment...

35:45
Locuteur

Alors, ça, c'est

35:45
Invité

ma deuxième question. Est-ce que vous avez vocation à remplacer le Parti Socialiste ?

35:48
Locuteur

Est-ce que Jean-Luc

35:49
Invité

Mélenchon est le Mitterrand et que le Parti Socialiste est devenu le Parti Communiste de l'époque de Mitterrand et que là, vous allez

35:54
Locuteur

y arriver ?

35:54
Invité

Je pense que là, vous vous trompez, c'est que vous réfléchissez avec des cases vis-à-vis de partis. Ça ne veut rien dire. Moi, je n

36:00
Locuteur

'ai

36:00
Invité

pas envie de refaire et de redevenir un Parti Socialiste qui, franchement, ne donne pas spécialement envie.

36:05
Locuteur

Vous donnez

36:05
Invité

raison à Emmanuel Macron. Alors, on ne réfléchit plus en termes de partis. Macron a

36:09
Locuteur

eu

36:09
Invité

cette intuition quand même avant tout

36:10
Locuteur

le monde que

36:10
Invité

les partis étaient obsolètes. On l'a eu un peu avant lui parce qu'on a commencé la campagne en février

36:14
Locuteur

2016.

36:15
Invité

Non, mais peut-être que vous n'avez pas remarqué. En tout cas, il

36:17
Locuteur

l'a mieux compris. Parce que vous êtes un

36:17
Invité

peu fasciné peut-être par Macron mais regardez un peu ce qu

36:19
Locuteur

'on

36:19
Invité

fait. On a fait une belle campagne. On a bénéficié de moyens qui étaient moins importants que ceux d'Emmanuel Macron. Moi, je veux bien qu'il n'a été élu que pour ses qualités. Il y

36:25
Locuteur

a

36:25
Invité

quand même quelques secteurs financiers qui ont des moyens considérables qui ont aidé Emmanuel Macron. Ce n'est pas être complotiste que de dire ça. Il

36:31
Locuteur

a fait la une de

36:32
Invité

tous les magazines. Je ne

36:34
Locuteur

suis

36:34
Invité

pas fasciné mais il y

36:36
Locuteur

a

36:36
Invité

quelque chose que je ne comprends pas.

36:37
Locuteur

Mais moi, je ne veux pas de

36:37
Invité

la casse du

36:38
Locuteur

travail. Je

36:38
Invité

ne le laisserai pas faire. Je ne

36:39
Locuteur

veux

36:39
Invité

pas qu'on baisse les APL pour les plus modestes. Je ne le laisserai pas faire. Et le moyen démocratique que j'ai, c'est manifester, me faire entendre, vous m'invitez,

36:45
Locuteur

vous ne m'invitez pas. Non, mais

36:46
Invité

voilà.

36:47
Locuteur

C'est une opposition. Et il faut arrêter

36:48
Invité

d'être vexé en permanence.

36:49
Locuteur

Les

36:49
Invité

macronistes, ils ne supportent plus qu

36:50
Locuteur

'on

36:50
Invité

les critique. Ils ont tellement... C'est un peu vrai aussi parfois chez les Mélenchonistes.

36:54
Locuteur

Mais ne soyez

36:54
Invité

pas manichéens. Ce n

36:58
Locuteur

'est

36:58
Invité

pas les patrons contre les ouvriers. Le monde est plus complexe.

37:00
Locuteur

Un petit

37:00
Invité

peu, là. Un petit peu. Non, mais le monde est plus complexe que ça. Vous imaginez

37:03
Locuteur

bien

37:03
Invité

que tous les patrons n'ont pas voté pour Macron et tous les ouvriers n

37:05
Locuteur

'ont. Mais moi, je pense

37:06
Invité

d'ailleurs que les patrons, vous savez, il

37:08
Locuteur

y a

37:08
Invité

une étude qui a été faite. Seulement 18% des patrons considèrent que leur problème c'est le code du travail. La réforme qui est faite, ce n

37:13
Locuteur

'est

37:13
Invité

pas les patrons qui demandent. C'est le MEDEF qui est un groupuscule patronal qui ne représente pas du tout les patrons. Les patrons, qu'est-ce qu

37:19
Locuteur

'ils

37:19
Invité

veulent ? L'activité économique, ils ont problème avec les banques, ils veulent le carnet de commandes. Ils ne veulent pas spécialement pouvoir licencier ou mettre en précarité permanente. Vous, vous êtes pour qu'on puisse renouveler

37:35
Locuteur

Je ne veux pas vous prendre la partie mais

37:37
Invité

le CDD, quand tu es 4, 5 CDD, c'est compliqué. Je ne veux pas une société de précarité. Je ne la veux pas pour moi,

37:42
Locuteur

je

37:42
Invité

ne la veux pas pour mes enfants, je ne

37:44
Locuteur

la

37:44
Invité

veux pas pour mes amis et pour mes concitoyens. Yann, chacun une dernière question et

37:48
Présentateur

la dernière de Christine.

37:49
Invité

Au législatif, votre candidate dans l'Essonne

37:53
Locuteur

qui

37:53
Invité

s'appelle Farida Amrani a accueilli pour le deuxième tour sans rien dire les voix de Dieudonné qui s'étaient désistées pour elle. Dieudonné qui alterne théâtre et politique comme vous le savez

38:08
Locuteur

et

38:08
Invité

donc ses voix,

38:10
Locuteur

vous

38:10
Invité

êtes au courant que c'est désisté pour elle et

38:12
Locuteur

comme

38:13
Invité

elle n

38:13
Locuteur

'a

38:14
Invité

rien...

38:17
Locuteur

Attendez, je vous pose une question. J'ai été le premier à demander l

38:20
Invité

'interdiction des spectacles de Dieudonné.

38:21
Locuteur

Je n'ai rien à

38:22
Invité

voir avec ce salopard antisémite.

38:23
Locuteur

Rien à voir. Ni mes amis, d'accord ? Je ne sais pas ce qui a eu lieu

38:26
Invité

mais là franchement... Vous savez bien, c'est très bien, c'est parfait que vous puissiez dire ça.

38:30
Locuteur

Je suis contente que vous puissiez dire ça. Et Dieudonné m'a régulièrement insulté. Parce que je suis le premier à dire qu'on ne fait pas des

38:35
Invité

spectacles antisémites. Alors

38:36
Locuteur

elle

38:36
Invité

n'a rien dit. Elle n'a rien dit. Alors moi je suis contente

38:39
Locuteur

que vous puissiez dire quelque chose. Il a fait combien de données ? Il a fait zéro

38:41
Invité

et quelques. Mais attendez, elle était dans une

38:43
Locuteur

bagarre contre Valls. Il a fait zéro et

38:44
Invité

quelques. Mais écoutez, c'est une présence, c'est une présence qui vient rejoindre les...

38:48
Locuteur

Elle n'a

38:48
Invité

rien

38:48
Locuteur

fait avec lui. C'est une présence

38:49
Invité

qui vient se désister et qui vient renforcer les voix de la France insoumise.

38:53
Locuteur

Je n'avais jamais entendu parler... Et la France...

38:55
Invité

Pardon

38:55
Locuteur

?

38:56
Invité

Non,

38:56
Locuteur

non,

38:56
Invité

franchement... Vous êtes

38:56
Locuteur

au

38:57
Invité

courant de rien alors ?

38:58
Locuteur

Oui,

38:58
Invité

non, mais vous dites...

38:58
Locuteur

Franchement, la campagne

38:59
Invité

qu'elle a menée,

39:00
Locuteur

c'est une campagne contre Manuel Valls. Elle n'a rien fait avec lui. Mais vous devriez lire de temps en temps les médias généralistes.

39:06
Invité

Parce

39:06
Locuteur

que dans les médias généralistes, ils en ont parlé.

39:09
Invité

Oui,

39:09
Locuteur

oui.

39:09
Invité

Mais parce qu'il

39:10
Locuteur

y avait une volonté de nous calomner. Il y avait une volonté de nous calomner. Mais est-ce qu

39:13
Invité

'elle a fait un truc avec lui ? Rien. Mais vous plaisantez, elle a accueilli ses voix. Et ça veut dire

39:17
Locuteur

quoi ? Elle n'a

39:18
Invité

rien dit. Elle n'a pas dit « Ah, merci beaucoup. » Elle n'a pas dit non plus «

39:22
Locuteur

Je ne veux pas tes voix. » Vous le dites,

39:23
Invité

elle n'a rien dit. Et ce n

39:24
Locuteur

'est

39:24
Invité

pas un problème, ça, d'accueillir les voix de Dieudonné ?

39:27
Locuteur

Elle n'a

39:27
Invité

rien dit.

39:27
Locuteur

C

39:27
Invité

'est-à-dire, le type, il te dit « Je

39:28
Locuteur

veux pas des

39:30
Invité

voix. »

39:32
Locuteur

Mais

39:32
Invité

ça ne marche pas comme ça, une campagne. Le type, il fait zéro et quelques.

39:35
Locuteur

Ce

39:35
Invité

n'était pas ça, son problème.

39:35
Locuteur

Alors, c'est super. Vous avez été élu avec les voix de Dieudonné.

39:39
Invité

On va faire de l'amalgame et du sophisme d'amalgame.

39:41
Locuteur

Est-ce que

39:42
Invité

Francis Lalanne égale Dieudonné égale la France soumise égale ? Ah ben, la l'âne égale Dieudonné, ça,

39:47
Locuteur

c

39:47
Invité

'est clair.

39:47
Locuteur

Oh non,

39:48
Invité

oh non.

39:48
Locuteur

Ah ben

39:48
Invité

si.

39:49
Locuteur

Oh non, mais ce n'est pas sérieux. Vous n'avez pas

39:51
Invité

entendu les choses qu'il a dites pendant la campagne

39:53
Locuteur

? J'ai écouté encore du la l'âne

39:54
Invité

avant l'émission. Moi, j'adore. C'est vrai.

39:56
Locuteur

Moi,

39:57
Invité

j'adorais Francis Lalanne quand

39:58
Locuteur

j'ai été. Non, il faut

39:58
Invité

être clair.

39:59
Locuteur

Non, non, mais justement. Vous voulez être clair. Vous voulez être clair. Je suis très clair. Alors, soyez clair sur Dieudonné. Moi, je suis intervenu pour l'interdiction

40:04
Invité

de

40:04
Locuteur

Dieudonné. Plus que vous, d'ailleurs. Il est très clair là-dessus.

40:07
Invité

On va se parler clairement et j'irai vérifier si vous avez pris position comme moi pour interdire

40:11
Locuteur

Dieudonné. Mais moi,

40:11
Invité

je ne suis pas une femme politique. Non, mais je

40:15
Locuteur

veux dire, je vous aime bien. Non, mais d'accord. Mais vous êtes une intellectuelle qui prend des positions. Je ne

40:18
Invité

suis pas une intellectuelle.

40:19
Locuteur

Je

40:20
Invité

suis une artiste. Un petit peu. Mais c'est la même chose. Arrêtez. Non, ce n

40:22
Locuteur

'est

40:22
Invité

pas la même chose.

40:23
Locuteur

Mais vous intervenez dans le débat

40:24
Invité

public pour donner votre opinion. Vous avez appelé à voter François Hollande. Vous avez fait des

40:27
Locuteur

choses. Je n'ai

40:28
Invité

pas appelé à voter François Hollande.

40:29
Locuteur

J

40:29
Invité

'ai dit que si on ne payait que des gens comme vous, il fallait qu'ils reviennent. Ce

40:32
Locuteur

n

40:32
Invité

'est

40:32
Locuteur

pas

40:33
Invité

la même chose. Un peu la même chose. Vous l'avez dit à votre façon. Vous l'avez dit à votre façon. Je ne

40:37
Locuteur

vous

40:37
Invité

le reproche pas. Yann, on termine avec. On termine avec.

40:42
Locuteur

Je

40:42
Invité

ne

40:43
Locuteur

vous

40:43
Invité

le reproche pas. Moi, j'aime les gens de conviction.

40:44
Locuteur

Il

40:44
Invité

n

40:44
Locuteur

'y a

40:44
Invité

aucun problème.

40:45
Locuteur

Aucun problème. Mais je n'ai pas de

40:46
Invité

conviction.

40:47
Locuteur

Vous dites qu

40:48
Invité

'il

40:48
Locuteur

faut pour Hollande. Ah bon, mais vous

40:49
Invité

l'appelez à

40:49
Locuteur

voter

40:50
Présentateur

pour Hollande.

40:50
Locuteur

Chacun a été

40:51
Présentateur

très clair. Chacun a été très clair.

40:52
Locuteur

On

40:52
Présentateur

termine avec Yann.

40:53
Invité

Est-ce qu'il y a dans l'actualité internationale de cette semaine quelque chose qui vous a interpellé ? Et si oui, quelle est cette chose ? Notamment les Rohingyas. Et alors, c'est là que vous voulez en venir. La

41:02
Locuteur

guerre

41:03
Invité

au Yémen, ce serait bien qu

41:04
Locuteur

'on

41:04
Invité

en parle. Les Rohingyas, ça m'intéresse beaucoup. Ce sont donc des apatrides qui vivent actuellement en Birmanie, qui sont épurés ethniquement et qu'on pousse au Bangladesh. Et

41:13
Locuteur

on

41:13
Présentateur

reproche à madame, j'ai toujours du

41:15
Locuteur

mal avec son nom, Hans

41:16
Présentateur

-Sang

41:17
Locuteur

Suki, qui prit Nobel de la paix de ne

41:19
Invité

pas être intervenu. Et alors, ça m'intéresse de connaître votre avis là-dessus parce que dans votre mouvance ou partie, appelez ça comme vous voulez, ou mouvement, on a l'impression que l'international est toujours, et ça,

41:32
Locuteur

c

41:32
Invité

'est pas forcément de votre faute, mais toujours situé au Venezuela ou

41:37
Locuteur

à Cuba.

41:37
Invité

Non, non, mais non, j'en parle pas. Je dis ça,

41:38
Locuteur

c

41:38
Invité

'est pas forcément de votre faute, je dis. Oui,

41:40
Locuteur

c'est le mot qu'on

41:40
Invité

puisse dire. C'est pas ce que je fais. C

41:42
Locuteur

'est qu

41:42
Invité

'on vous

41:42
Locuteur

interroge

41:42
Invité

toujours là

41:43
Locuteur

-dessus. Ah

41:43
Invité

oui, je peux vous dire une chose. On m'a saoulé avec l'ALBA. On

41:46
Locuteur

m'a saoulé avec l

41:46
Invité

'ALBA.

41:47
Locuteur

On ne vous

41:47
Invité

en

41:47
Locuteur

a pas parlé. Non, mais est-ce

41:48
Invité

que vous êtes au courant que l'ALBA a livré 10 tonnes de matériel à Saint-Barth, à Saint-Barth, pour aider nos

41:53
Locuteur

compatriotes ? Non, mais c'était pas ma question. Pour dire que l'ALBA, c'est pas

41:55
Invité

ce qu'on voulait en dire. Pardon, excusez-moi. Maintenant que vous avez répondu à la question que je ne

42:00
Locuteur

vous

42:00
Invité

avais pas

42:00
Locuteur

posée.

42:01
Invité

Non, la question est la suivante. C'est quelque chose d'historiquement inouï, cette épuration ethnique, elle est sans ampleur depuis des siècles, la première chose. Et la deuxième, c'est qu'on a l'impression que dans votre mouvement, la politique internationale est très peu envisagée. Et surtout, que contrairement à l'extrême gauche des années 70, 80 et même 90, il n'y a plus aucun intellectuel qui vous a rejoint pour penser la complexité des événements internationaux actuels.

42:26
Locuteur

Pourquoi

42:26
Invité

? Je le trouve bien cruel, c'est pas vrai. Je ne

42:29
Locuteur

peux

42:29
Invité

pas vous dire autre chose. On est des internationalistes, sensibles à... Je ne

42:35
Locuteur

peux

42:35
Invité

pas vous dire... C'est un peu... Vous me prenez à froid, parce

42:37
Locuteur

que de quoi vous parlez ? Non, mais je ne vous ai jamais entendu sur les migrants,

42:39
Invité

par exemple. Très peu. Sur les migrants ? Très peu. Mais vous plaisantez ou

42:42
Locuteur

quoi ?

42:42
Invité

Si, pour répéter des... On est des principales forces de solidarité,

42:45
Locuteur

notamment

42:45
Invité

avec les gens...

42:46
Locuteur

Non,

42:46
Invité

mais là, je... Non,

42:47
Locuteur

mais oui, mais répondez. Non, mais de force

42:48
Invité

de solidarité, lorsque moi, chez moi, à Bagnolet, il y a dernièrement même des sans-papiers qui ont été expulsés. Je les ai défendus.

42:53
Locuteur

On ne

42:53
Invité

parle pas des sans-papiers, là. Non, mais d'accord, mais il y a un peu un lien entre les migrants et la

42:58
Locuteur

situation de nos concitoyens.

43:00
Invité

Non,

43:00
Locuteur

mais

43:00
Invité

vous voyez, ce n

43:00
Locuteur

'est

43:00
Invité

quand même pas totalement éloigné. Mais nous, vous ne nous avez pas entendu dire que par ailleurs, on ne peut régler le problème des migrants qu'en réglant le problème des conflits et des lieux du monde où il n'y a plus d'État,

43:11
Locuteur

où

43:11
Invité

vous avez des millions de gens qui sont sur les routes, que le problème n

43:14
Locuteur

'est

43:14
Invité

pas... On l'a dit, Jean-Luc Mélenchon a passé son temps à le dire. À Marseille, il a fait un discours de solidarité avec les migrants, avec sa branche d'Olivier. Enfin, je ne

43:22
Locuteur

peux pas vous dire... Non, vous ne l'avez pas vu ?

43:24
Invité

Non,

43:24
Locuteur

mais

43:24
Invité

si,

43:25
Locuteur

mais

43:25
Invité

justement,

43:25
Locuteur

c

43:25
Invité

'est des discours. Il n'y

43:27
Locuteur

a

43:27
Invité

rien dedans et à part dire qu

43:28
Locuteur

'il

43:28
Invité

faut régler la situation dans les pays...

43:30
Locuteur

Oui, ça commence un peu comme ça. Oui, d'accord, mais

43:32
Invité

ça évite de poser la problématique de l'accueil. Et pourquoi...

43:37
Locuteur

Nous, on n'a jamais dit qu'il fallait

43:38
Invité

accueillir les

43:38
Locuteur

migrants. Mais alors,

43:39
Invité

concrètement, qu'est-ce que vous pensez de la situation des Rohingyas, premièrement ? Et pourquoi est-ce qu'aucun intellectuel n'a rejoint votre mouvement pour essayer de penser ce problème qui est l'enjeu du 21e siècle ? On vous sent quand même très franco-français. C'était ça, ma question.

43:51
Locuteur

Non,

43:51
Invité

mais ça, j'ai compris que vous vouliez le dire au point de

43:52
Locuteur

départ,

43:53
Invité

mais qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ? Ce n

43:54
Locuteur

'est

43:54
Invité

pas vrai.

43:55
Locuteur

Quels sont les intellectuels qui soutiennent Jean-Luc Mélenchon

43:57
Invité

aujourd'hui ? Non, mais le président de la République où, je ne sais pas, la

44:00
Locuteur

France, elle

44:01
Invité

pourrait parler fort.

44:02
Locuteur

Il a des moyens plus

44:04
Invité

importants.

44:04
Locuteur

À

44:04
Invité

l'époque des Boat-Pipole, qui est une tragédie comparable dans les années-ci. Il y avait, Daniel Rondeau le sait,

44:09
Locuteur

il

44:09
Invité

y avait André Glucksmann,

44:10
Locuteur

il

44:10
Invité

y avait Jean-Paul Sartre,

44:12
Locuteur

il

44:12
Invité

y avait Raymond Aron. Qui est avec Jean-Luc Mélenchon

44:15
Locuteur

aujourd'hui ?

44:15
Invité

Attendez, je vais vous dire les choses d'autrement. Ils sont où, les intellectuels, aujourd'hui ? C'est plutôt ça, la question. Ils sont où, ces grands intellectuels

44:20
Locuteur

engagés ? Ils ne sont pas avec vous.

44:21
Invité

Non, mais ils sont où ?

44:21
Locuteur

Il y en a en France.

44:23
Invité

Pardon ? Il

44:23
Locuteur

y

44:23
Invité

a des intellectuels en France. Non,

44:24
Locuteur

mais

44:24
Invité

il n'y a plus, à ce point-là, ces grands intellectuels qu'on avait comparables à des noms.

44:30
Locuteur

C

44:30
Invité

'est

44:30
Locuteur

vous qui le

44:30
Invité

dites.

44:31
Locuteur

Non, mais

44:31
Invité

citez-moi en quelques-uns.

44:33
Locuteur

Daniel Rondeau est

44:33
Invité

un

44:33
Locuteur

intellectuel.

44:34
Invité

Non, mais il n

44:35
Locuteur

'y

44:35
Invité

a pas de problème. Non, mais...

44:37
Locuteur

Daniel Rondeau, il a son engagement. Je ne vais pas lui demander... Qu'est

44:41
Invité

-ce que vous dites, Daniel Rondeau ? Je répondais d'une certaine façon à Christine Rondeau en disant que je le considère plutôt comme un écrivain, pas comme un intellectuel sur le problème des migrants. Pour ma part, si... C

44:55
Présentateur

'est un de vos personnages, d

44:56
Locuteur

'ailleurs, dans « Mécanique du chaos ». Oui, c'est un de mes personnages,

44:57
Invité

à Biba. J'ai découvert le drame des migrants méditerranéens qui durait depuis 20 ans quand je suis arrivé le 23 juillet 2008 sur l'île de Malte. Je suis là depuis deux heures. En tant

45:08
Locuteur

qu

45:09
Présentateur

'ambassadeur.

45:09
Invité

Et je vois des hélicoptères en vol stationnaire qui sont en train de repêcher des cadavres. Donc, je me suis dit immédiatement que ça va être ma priorité en tant qu'ambassadeur.

45:22
Locuteur

J

45:22
Invité

'ai fait une enquête, j'ai pris du temps, j'ai alerté le Quai d'Orsay, j'ai alerté l'Élysée, j'ai publié un article dans Le Monde, deux pages dans Le Monde, sans autorisation du quai, mais c'est passé, pour dire les « Good people » de Malte avec cette phrase « La Méditerranée ne doit pas être un cimetière ». Phrase qu'a repris le pape Benoît XVI dans son homélie du Dimanche des Rameaux, suivante. Bon, nous avons ramené la France, on a essayé de vider les camps de Malte et nous avons fait deux charters à l'envers pour ramener des migrants en France et j'ai dédié mon livre

46:04
Locuteur

à

46:05
Invité

une jeune fille qui était la benjamine des gens que j'ai accueillie qui s'appelle Abiba, elle avait 15 ans, bon, naturellement, j'ai inventé une autre, Abiba, son double, mais je lui ai dédié ce livre, je l'ai appelé, j'avais perdu son numéro de téléphone, enfin, je l'ai appelé cette semaine, je lui ai dit que j'aimerais la voir parce que je ne lui ai pas encore donné mon livre et elle parle français,

46:31
Locuteur

elle

46:32
Invité

a la nationalité française,

46:34
Locuteur

et

46:35
Invité

elle m'a dit « Mais tu viens à Paris, pourquoi ?

46:37
Locuteur

»

46:38
Invité

Je lui ai

46:38
Locuteur

dit

46:38
Invité

« Je vais faire, on n'est pas couché.

46:39
Locuteur

»

46:39
Invité

Elle me dit « Oh, attention

46:42
Locuteur

!

46:42
Invité

»

46:43
Locuteur

«

46:43
Invité

Attention sur toi, Yann Wax !

46:44
Locuteur

»

46:45
Invité

– Il

46:46
Locuteur

y a bien, elle a raison.

46:48
Invité

– Non,

46:49
Locuteur

mais

46:49
Invité

je trouve ça formidable.

46:51
Locuteur

– Yann

46:51
Invité

Wax qui passe ses jours et ses nuits à Calais en ce moment, justement, avec les migrants, donc on ne

46:55
Locuteur

va

46:55
Invité

pas faire un concours de celui qui

46:56
Locuteur

s'y a... – Non, mais ce que veut dire Rondo, c'est qu'elle est déjà très intégrée et très au courant de ce qui se passe aujourd'hui, c'est la

47:02
Présentateur

démonstration qu'il fait.

47:03
Locuteur

–

47:03
Invité

Je sais, et c'est très émouvant, il y a plein de témoignages, heureusement, de ce genre, mais ma question était quand même posée à Alexis Corbière à la base. –

47:09
Locuteur

Je

47:09
Invité

voulais savoir, d

47:10
Locuteur

'ailleurs,

47:10
Invité

on a la preuve qu'il

47:11
Locuteur

y a

47:11
Invité

un

47:11
Locuteur

intellectuel. – On a toujours dit qu'il fallait l

47:13
Invité

'accueil des migrants, mettre un terme aussi au grand conflit. Écoutez, la France est quasiment aujourd'hui le premier vendeur d'armes dans le monde. Ça pose quand même un petit problème. On est partis sur les rois-gas, mais on n

47:23
Locuteur

'a

47:23
Invité

pas parlé du Yémen. Il y a 15 000 morts l'année dernière, 7 millions de gens qui sont en

47:26
Locuteur

situation

47:26
Invité

de famine, et la France arme actuellement l'Arabie Saoudite. L'autre jour, j'étais en commission défense à l'Assemblée nationale, on a proposé dans la loi le fait que la France

47:34
Locuteur

ne vende pas… – Ah, vous aussi, vous avez été

47:34
Présentateur

puni, alors

47:35
Invité

? – Que la France ne vende pas des armes à des pays qui sont dans des guerres qui ne

47:41
Locuteur

sont

47:41
Invité

pas sous le mandat de l'ONU. Et nos amis députés En Marche ont rejeté cela. Donc si on veut éviter le phénomène des migrants, c'est-à-dire que des millions de femmes et d'hommes soient jetés sur des routes dans des pays en guerre, il faudrait peut-être qu

47:50
Locuteur

'on

47:50
Invité

se pose la question d'assécher et de mettre un terme à des conflits ou parfois

47:54
Locuteur

que

47:54
Invité

nous organisons et nous sollicitons par rapport à les armes que nous vendons.

47:58
Locuteur

– C'est ce que dit le

47:58
Présentateur

pape d'ailleurs.

47:58
Invité

– Il a bien raison, il a bien raison. –

48:00
Présentateur

Le pape François, dont on a parlé la semaine dernière et qui lutte aussi contre ce

48:04
Locuteur

monde…

48:05
Invité

–

48:05
Locuteur

Non, non, mais il

48:05
Invité

a une parole forte et c'est très bien.

48:06
Locuteur

Il peut venir

48:07
Présentateur

à la France insoumise, il est le bienvenu. – On n'est pas loin de sa parole avec le dessin que vous avez choisi, on termine par ça. Le dessin d'Alexis Corbière, choisi cette semaine dans Marianne, un dessin signé gros. Il y a de bons et de mauvais, feignants, et on en voit un bon, enfin, d'après le libéralisme, j'ai bien compris le dessin, mon argent qui dort, il me rapporte, moi ou lui. Et on voit une différence entre deux feignants. Bon, on a compris évidemment le bêtise

48:31
Locuteur

que vous vouliez faire passer.

48:32
Invité

–

48:32
Locuteur

Ce

48:32
Invité

mot de feignant était le mot de la manifestation l'autre jour. Salut les feignants, les signes… – Et ce sera le cas encore le 23 septembre prochain.

48:38
Locuteur

– Sans doute,

48:38
Invité

on invite tous les feignants à manifester le 21 et le 23.

48:41
Présentateur

– Parfait, bon week-end à la fête de

48:43
Locuteur

l'Huma. – Merci, merci beaucoup.

48:44
Présentateur

– Et on vous remercie d'avoir accepté cette première invitation chez nous, Alexis Corbière.

48:47
Locuteur

– Merci beaucoup.

48:47
Présentateur

– A bientôt.

48:52
Locuteur

– C

48:52
Présentateur

'est Florent Pagny qui va s'installer dans ce fauteuil.