Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement - 12/07
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Bonsoir Gabriel Attal, bonjour Gabriel Attal, bienvenue, vous êtes le porte-parole du gouvernement, bonjour Christophe Jacqueline, soyez le bienvenu dans ce BFM politique, BFM business bien sûr, et David Doucan du Parisien, aujourd'hui en France. On va bien sûr revenir sur un certain nombre de polémiques, sur ce que l'on peut attendre ou non de ce gouvernement, sur ce qu'il faut attendre d'ailleurs de cette semaine très politique, Emmanuel Macron qui s'exprimera mardi, Jean Castex mercredi.
Mais commençons tout de suite par la situation face au coronavirus, votre nouveau Premier ministre, le nouveau Premier ministre de la France se rend aujourd'hui en Guyane parce que la situation sanitaire là-bas est jugée préoccupante, mais c'est aussi le cas en métropole, les médecins alertent sur les risques, sur les gestes barrières non respectés, sur le masque, on va y revenir, mais je voudrais qu'on commence par ces images que l'on a vues hier soir sur la promenade des Anglais à Nice, regardez ces images d'une foule compacte, c'était lors d'un concert tout à fait autorisé, le concert de The Avener, officiellement les règles étaient respectées, une jauge de 5000 personnes, mais quand vous voyez ces images, est-ce que franchement ça vous paraît normal et acceptable ?
J'étais en Conseil de Défense et de Sécurité autour du Président de la République vendredi pour faire un point sur l'épidémie. Et ce qu'on constate en France, c'est qu'il n'y a pas eu de reprise de l'épidémie, de deuxième vague à ce stade, qu'elle est maîtrisée. Elle continue à roder autour de nous, puisqu'il y a des pays qui ont dû reconfiner massivement et parmi nous, parce qu'effectivement à certains endroits, on a parlé de la Guyane, en Mayenne, il peut y avoir des situations plus préoccupantes, mais on est arrivé à cette situation.
Et si on est arrivé à cette situation, c'est parce que les Français ont été responsables, qu'ils ont adopté les gestes barrières, qu'ils ont adopté les recommandations, que finalement chacun a considéré qu'il avait en lui une part de la réponse et une part de la protection des autres. Et ça, c'est très important de le garder. Évidemment, les vacances commencent. Les Français sont passés par des moments difficiles avec le confinement. Ils ont envie de s'évader. Mais s'évader, ça ne peut pas vouloir dire oublier ces règles-là. Ça vaut pour les Français, ça vaut pour tous les Français, y compris les responsables politiques, qui doivent donner l'exemple.
Et ça, il faut le rappeler, il faut rappeler toutes ces consignes.
Mais là, ils respectent parfaitement les règles. C'est-à-dire les règles officielles, ce n'est pas plus de 5000 personnes. Là, il n'y a pas plus de 5000 personnes. Après, il n'y a plus de masques, on le voit bien, il y a beaucoup de contacts physiques. Mais ils sont dans les règles. Est-ce qu'il faut accepter ces règles ? Est-ce que, par exemple, ce soir, il y aura le premier match de foot en France ? Ce sera le Havre contre le PSG. Premier match d'Europe en présence d'un public. Là encore, il y a des règles. 5000 personnes. Est-ce qu'au vu de l'éventuelle circulation du virus, vous vous dites que c'est raisonnable ?
Il y a des règles de distanciation. Il y a des règles de gestes barrières. Il ne faut pas se toucher, avoir des contacts physiques, rester à plus d'un mètre. Ce n'est pas le cas. Ce n'est pas le cas. J'entends ce qu'on a vu sur ces images, que ça n'a pas été parfaitement, voire pas du tout respecté par certains dans cette tête-là. Ce que je veux dire, si je veux juste terminer.
Oui, mais ce n'est pas important de préciser une chose. Vous dites qu'il y a des règles de gestes barrières. Ce sont des recommandations. Oui. Mais alors ? De rester à moins d'un mètre. Ce ne sont pas des règles avec des sanctions. Donc les gens respectent la loi dans le pays ?
Ce que je vous ai dit, c'est que c'est des recommandations depuis le départ et que jusqu'à maintenant, les Français les ont respectées. Et c'est ce qui fait qu'aujourd'hui, l'épidémie est maîtrisée en France, même si on est évidemment extrêmement vigilants pour qu'elles ne repartent pas. C'est peut-être plus grave. Et donc, il faut maintenir cette vigilance. Il faut maintenir ces gestes-là. Je ne sais pas ce que vous proposez. Est-ce qu'il faut mettre un policier derrière chaque Français pour vérifier qu'il sert la main à personne, pour vérifier qu'il se rapproche de personnes ? Voilà.
On considère que les Français sont responsables, qu'ils sont adultes et qu'ils peuvent respecter ces règles. Mais vous dites qu'ils ont fait jusqu'à maintenant. C'est un concert qui a été organisé par la municipalité de Nice. Je crois que les gestes barrières, les recommandations ont été rappelées pendant la soirée. Est-ce que ça doit amener à réfléchir sur la manière dont on organise ces grands événements à l'avenir ? Si on constate que la foule ne veut pas respecter les règles à ce moment-là, est-ce qu'on ne dit pas qu'on stoppe l'événement ? Ça peut faire partie des réflexions qu'on va avoir. Vous y réfléchissez au gouvernement ?
Par définition, je vous disais qu'on était vendredi encore en conseil de débat. On se réunit très régulièrement autour du président avec une préoccupation maximale pour faire en sorte que l'épidémie ne reparte pas en France. Donc les règles peuvent bouger. Elles peuvent se durcir. Mais on les adapte par définition en fonction de la situation, comme depuis le début. Mais moi, ce que je veux dire, c'est que jusqu'à maintenant, parce que les Français ont été responsables, parce qu'ils ont respecté les gestes, les consignes, on est dans une situation où, contrairement à certains de nos voisins ou certains pays, on n'a pas eu à reconfiner massivement des villes ou des quartiers.
Ça viendra peut-être. Je ne le souhaite pas.
Mais en tout cas, on est dans cette donne-là. Vous disiez, Gabriel Attal, que proposez-vous ? Ce n'est pas nous qui proposons. Ce sont les médecins. Vous avez lu Le Parisien, peut-être, ce matin, une tribune. 14 médecins qui disent qu'il faut rendre le port du masque obligatoire, les mots sont précis, dans tous les espaces clos où il y a du public.
Donc là, on est sur un autre sujet, puisque, en l'occurrence, c'était un événement en plein air. Mais je vous ferai un peu la même réponse que je viens de vous faire. On a aujourd'hui un port du masque qui est obligatoire dans certains cas, dans les transports notamment, dans un milieu professionnel quand les règles de distance ne peuvent pas être respectées, qui est fortement recommandée ailleurs. Et encore une fois, jusqu'à maintenant, on voit que ces recommandations, elles ont été respectées massivement par les Français. Et on parie sur ça. Et on veut continuer à parier sur ça. À ce stade, évidemment, encore une fois, on regarde, on s'adapte à une situation qui est évolutive.
– Prévention de la part du gouvernement à rendre quelque chose qui n'est pas si contraignant que ça, porter un masque dans un espace clos, pourquoi ne pas le rendre obligatoire ?
– Je ne crois pas qu'on puisse considérer qu'on n'a pas eu le courage de prendre des mesures, y compris quand on a mis en place un confinement pour tous les Français, on a dit à tous les Français de rester chez eux. – Oui, mais c'est tout le bien avec vous. Soit on confine tout le monde, soit on rechigne à rendre obligatoire un port du masque en espace clos, ça ne paraît pas être insurmontable. – Je ne suis pas d'accord avec vous. Ce que je vous dis, c'est qu'on considère que les Français, les citoyens français sont responsables, que quand on leur donne des recommandations, ils les respectent très massivement.
Et moi, j'entends parfaitement que des personnes qui nous écoutent ou qui nous regardent en ce moment soient énervées quand elles voient que d'autres Français ne respectent pas les conditions.
Mais massivement, c'est ce qui est fait aujourd'hui. – En Belgique, ils ont décidé hier de rendre obligatoire le port du masque dans tous les lieux clos publics. – J'ai vu cette décision qui a été prise en Belgique. – Est-ce que quand même, vous y réfléchissez ? Est-ce que vous pourriez le faire ?
– Mais par définition, on réfléchit en permanence. Et on s'adapte en permanence à la situation. Évidemment que des décisions qui sont prises par d'autres, qui ne sont pas prises par tous, on les regarde et on adapte. On est en échangeant avec le Conseil scientifique, avec le Haut Conseil à la santé publique, et on prend les décisions qui s'imposent. – On vous sent hésitant ce matin, Gabriel Attal. Pourquoi, effectivement, Apolline le disait,
la Belgique a décidé de rendre obligatoire le port du masque dans tous les lieux publics. Il y a beaucoup de pays en Europe qui rendent obligatoire les tests PCR à l'entrée du territoire. Si vous êtes un touriste, vous allez en Grèce, par exemple, vous vous demandez ce test, on ne le fait pas en France. Et donc on voit se développer des zones où l'épidémie frémit par motos de Roissy, parce que la France n'a pas rendu ces tests obligatoires.
– Non, non, par définition, ce que je dis, c'est qu'on s'adapte. Vous prenez l'exemple des tests aux aéroports. C'est un sujet qui a été abordé en Conseil de défense avec le président de la République vendredi. Et on va annoncer aujourd'hui qu'on va systématiser les tests à l'aéroport pour les voyageurs qui viennent de pays dits rouges, c'est-à-dire les pays où le virus circule le plus, dans des pays où le virus ne circule pas plus qu'en France, il n'y a pas de raison d'avoir des mesures supplémentaires, même si tout le monde adopte la vigilance quand il arrive sur le territoire national.
– Donc une liste de pays va être publiée aujourd'hui, demain ?
– Oui, il y a déjà des pays qui sont publiés, qui sont des pays où le virus circule très fortement. Il y aura, je crois, une quarantaine de personnes qui vont se relayer en permanence dans nos aéroports. On va pouvoir, dans les premiers jours, faire 2000 tests PCR par jour. Évidemment, des personnes qui auront pu faire un test depuis le pays d'origine n'auront pas à le refaire en arrivant à Paris, en France. Il faudra qu'elles puissent produire la preuve qu'elles ont fait un test. Mais oui, vous voyez qu'on s'adapte. Il y a cette situation, il y a cette question des aéroports qui était posée. On prend la décision.
– Et ça sera mis en place tout de suite ? – Ça va être mis en place, là, dans les jours qui viennent. – Et si on rendait les masques obligatoires dans les lieux publics, est-ce que vous envisageriez de les rendre gratuits, ces masques ?
– D'abord, moi, je veux rappeler tout ce qui est fait pour que tout le monde puisse accéder à un masque. En cas de remont des prix, il devait s'arrêter hier soir, je crois, normalement. On l'a reconduit jusqu'en 2021, en cas de les prix. On distribue des masques gratuitement pour les personnes qui sont les plus précaires via les CCAS dans les communes qui sont en lien en permanence avec les publics les plus précaires. Je crois que c'est plusieurs millions de masques qui sont livrés chaque semaine pour ça. Donc évidemment, cette politique, elle se poursuit, indépendamment de savoir d'ailleurs si le masque est obligatoire ou pas.
Ça vous montre que quand on fait une recommandation et qu'on considère qu'il faut que tous les Français puissent porter un masque, on met les moyens en permettant aux Français, y compris ceux qui ne peuvent pas se payer un masque, d'en obtenir un.
– Vous disiez tout à l'heure, on réfléchit, et y compris quand on voit les images du rassemblement hier soir à Nice, quand on sait que ce soir, il y aura effectivement ce match au Havre. On réfléchit pour l'organisation des événements. Est-ce que le 14 juillet qui arrive donnera lieu à des décisions particulières ?
– D'abord, il y a des recommandations très fortes pour le 14 juillet, c'est comme jusqu'à maintenant, tous responsables. – Encore une fois, vous allez rester au stade des recommandations. – Il y a des décisions d'interdiction qui ont été prises localement, parce que la situation du virus n'est pas la même partout. Il y a des villes où il n'y aura pas de balles des pompiers, il y a des villes où il n'y aura pas de feux d'artifice ou de fêtes populaires, je pense notamment à Laval en Mayenne, à Paris je crois qu'il n'y a pas de balles non plus. Donc il y a une adaptation au niveau local en fonction de la circulation du virus.
Mais ce qu'on recommande à tout le monde, c'est de respecter les distances, de porter un masque. – Rien de plus spécial. – Vous recommandez pour le 14 juillet de porter un masque dans les soirées du 14 juillet ? – Et de télécharger l'application StopCovid, je le rappelle, qui est une application qui permet, quand on l'a sur son téléphone, d'être alerté dans les jours qui suivent. – On en est où ?
– On en est où de cette application ?
– Il y a eu plusieurs millions de téléchargements. – Il y a plusieurs millions de téléchargements.
– On est autour de 2 millions il y a encore quelques jours.
– Forcément, je vais vous dire, j'aimerais qu'il y ait plus de téléchargements. Et peut-être que ce qui se passe, que ce qu'on voit, que ce débat qui revient, que les alertes des scientifiques vont amener plus de monde à télécharger cette application.
– Apolline, si vous permettez, il y a encore, on a l'impression de retomber dans ce décalage entre le discours des médecins et celui des politiques. Vous écoutez tous les médecins depuis quelques jours, ils tirent la sonnette d'alarme à nouveau. Ils disent les gestes barrières ne sont plus respectés. Vous, vous dites, on fait confiance, les Français les respectent dans leur ensemble.
J'entends deux discours différents ? – Non, ce n'est pas du tout deux discours. Moi, je vous dis qu'il y a une responsabilité pour les Français, qu'il peut y avoir un relâchement, je ne l'ai pas nié, mais qu'on rappelle à cette responsabilité. Et vous parlez de la parole des médecins, elle est essentielle, elle est très importante. Si on avait écouté massivement et uniquement la parole des médecins, on n'aurait pas rouvert les écoles. Je crois que les Français étaient quand même satisfaits qu'on puisse rouvrir les écoles avec des conditions sanitaires strictes.
À l'époque, tout le monde a dit que le président de la République, y compris des médecins, faisait une erreur de rouvrir les établissements scolaires. On l'a fait, on l'a assumé avec des conditions de sécurité sanitaire très strictes. Et je pense que les Français sont aujourd'hui satisfaits, même si maintenant c'est les vacances, que les écoles aient été rouvertes à ce moment-là.
– Mais les médecins vous demandent ce matin de rendre les basques obligatoires dans les lieux publics. Vous ne le faites pas.
– Mais ce que je vous dis, Christophe Jacubizine, c'est qu'on tient compte de tout. On tient compte de ce qui se passe dans le pays. On tient compte de la situation épidémique. On tient compte des alertes qui sont faites par les scientifiques. Ce n'est pas moi qui vais faire prendre des décisions ici. On ne ferme la porte à rien. Parce que ce qui nous a montré cette épidémie depuis le début, c'est que quand on fermait la porte à quelque chose, en général, ce n'était pas une très bonne idée, puisque par définition, la situation évolue.
– Une question qui se pose et qui est une question qui s'installe véritablement, c'est la question des femmes, du féminisme de Gérald Darmanin et d'Éric Dupond-Moretti. Mais en particulier, Gérald Darmanin nommé à l'intérieur. Plusieurs manifestations ont eu lieu dans toute la France hier. Il y a la question de la justice, il y a la question des manifestations. On va y revenir. Mais je voudrais vous interroger, vous, sur les faits, au-delà de la question des jugements, les faits qui ont été reconnus par Gérald Darmanin. Est-ce que ça ne vous met pas mal à l'aise ce qui s'est passé ?
Je rappelle simplement les faits, avoir eu des faveurs sexuelles d'une femme au moment où elle demandait un service. C'était à Paris lorsqu'il était cadre des Républicains. Et puis une autre à Tourcoing qui dit, elle, s'être sentie obligée de lui prodiguer une fellation en échange du fait qu'il fallait s'occuper, qu'il allait s'occuper de son dossier de logement. Est-ce que ça, ça ne vous dérange pas ?
– Attendez, moi, d'abord, je n'ai pas rentré dans les faits. Il y a une enquête et des investigations qui sont en cours. Alors, si je rentrais dans les faits, on me le reprocherait à juste titre. Je ne peux pas rentrer dans les faits. – Les faits, vous les lui reprocheriez. – Ce qui est normal, mais attendez, je dis que je n'ai pas de commentaire à faire sur les faits et sur l'affaire elle-même, puisqu'il y a des investigations en cours. Et que si je commençais à faire des commentaires, on me le reprocherait à juste titre. Moi, ce que je dis, c'est que, un, il y a des investigations.
On est dans un état de droit, et des investigations qui se tiennent, elles sont rouvertes, puisqu'il y a eu, je crois, deux classements sans suite, un non-lieu. Mais il y a des investigations, et je n'ai pas à dire que c'est normal ou pas normal. C'est un état de droit, et c'est ce qui se passe. Moi, ce que je veux simplement dire, c'est que j'ai le sentiment parfois qu'il y a un risque à ce qu'on bascule dans une présomption de culpabilité qui remplacerait la présomption d'innocence. La présomption d'innocence, c'est un principe constitutionnel en France. Et je pense que les Français y sont attachés.
Et si on commence à dire qu'il y aurait une brèche dans ce principe-là, que finalement, pour certains, on pourrait considérer qu'il n'y a pas de présomption d'innocence, qu'est-ce que ça veut dire pour demain ? Mais attendez, ça veut dire qu'un Français qui travaille dans une entreprise, qui est accusé de quelque chose, son employeur pourrait lui dire « Attendez, non, vous êtes accusé. » Mais c'est le cas, regardez.
Gabriel Attal, cette brèche sur le principe de présomption d'innocence, c'est Emmanuel Macron qui l'a creusé. Pourquoi est-ce que cette présomption d'innocence vient protéger Gérald Darmanin ou Olivier Dussopt, d'ailleurs, et n'a pas protégé François Bayrou, n'a pas protégé Richard Ferrand, n'a pas protégé Mme de Sarnez, qui ont dû quitter le gouvernement en 2017 sur des soupçons. Ils n'étaient même pas mis en examen à l'époque.
Ça n'a rien à voir, c'est eux qui ont demandé à quitter le gouvernement. Non, écoutez, ça c'est une fable qu'on raconte aux enfants. Non, c'est pas une fable qu'on raconte aux enfants. Je sais que ça a été raconté maintes fois, mais qui peut croire ? Pour avoir eu l'occasion d'en parler avec eux, c'est eux qui ont considéré à un moment qu'ils préféraient être en dehors du gouvernement, d'ailleurs pas uniquement pour des raisons, des affaires dans lesquelles, des accusations qui pesaient sur eux, mais parce qu'ils préféraient être en dehors du gouvernement, soit pour présider le groupe à l'Assemblée nationale, soit pour faire autre chose.
En l'occurrence, c'est le cas pour François Bayrou et Marielle de Sarnez.
Pour protéger aussi le président de site d'affaires, est-ce que là, Emmanuel Macron n'a pas pris un risque supplémentaire, effectivement, en choisissant de nommer Gérald Darmanin au ministère de l'Intérieur ? Est-ce que, par exemple, vous pouvez nous garantir ce matin que les policiers qui vont, sous l'autorité du juge d'instruction, instruire cette plainte auront toute liberté pour procéder à leur enquête ?
Sachant qu'ils sont évidemment sous l'autorité du ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin.
Oui, sous une autorité judiciaire, comme vient de le rappeler Christophe Jacubizine. C'est important de le dire. Les investigations, elles sont menées par des policiers, certes, sous une autorité judiciaire, la justice étant indépendante. Et évidemment que le président de la République et le Premier ministre, quand ils décident de nommer Gérald Darmanin un ministre de l'Intérieur, ils le font, un, parce qu'ils lui apportent leur confiance, et deux, parce qu'ils savent que les investigations en cours pourront se mener dans les conditions normales.
Vous ne redoutez pas quand même d'être empêchés ? C'est-à-dire, quand on voit ces manifestations qui se multiplient et qui, sans doute, pourraient, à chaque déplacement de Gérald Darmanin, polluer. Est-ce que vous n'avez pas quand même, en effet, pris un risque ? Est-ce qu'il ne fallait pas... Je ne sais pas, si Gérald Darmanin avait été ministre du Travail, comme ça a été longuement évoqué, visiblement, jusqu'à la dernière minute, comme l'une des options possibles, ça n'aurait pas été la même chose que ministre de l'Intérieur, alors qu'il y a eu une enquête en cours ?
Écoutez, moi, ce que je sais, c'est que le président de la République et le Premier ministre, ils ont fait confiance à Gérald Darmanin, à ce poste-là, et ils l'ont fait en connaissance de cause.
Et ce que je vois, moi, c'est que Gérald Darmanin, depuis une semaine presque, qu'il est ministre de l'Intérieur, il est sur le terrain, il est au contact de ses troupes, il a déjà fait des annonces très fortes qui étaient attendues, je pense aux pompiers sur l'augmentation de la prime de feu, et je pense que les policiers, les pompiers, tous les personnels qui dépendent du ministère de l'Intérieur, qui attendaient des discours, mais aussi des actes forts, ils les ont aujourd'hui en phase 2, et c'est ça qui est très important.
Il y a un problème de clarté, de cohérence, de perception du message avec ce remaniement. Emmanuel Macron a fait de l'égalité femmes-hommes la grande cause nationale du quinquennat. Il avait déclaré, vous vous en souvenez forcément, vous étiez dans la campagne en 2017, je vais nommer un Premier ministre sur ses compétences, mais j'aimerais que ce soit une femme, résultat des courses, c'est Jean Castex, ça n'existait pas, une femme avec les compétences équivalentes à celles de Jean Castex ?
Ce n'est pas moi qui choisis le Premier ministre, et Emmanuel Macron a choisi Jean Castex, je pense qu'il a eu raison de choisir Jean Castex, parce que depuis une semaine maintenant qu'il est Premier ministre, je vois au quotidien, on était encore en réunion de travail hier avec tout le gouvernement, son implication, son envie de dialoguer, son envie d'écouter, son envie de concerter, et surtout d'agir très vite, parce qu'on ne peut pas attendre avec la crise qui est devant nous, et il a fait ce choix, mais l'égalité entre les femmes et les hommes, ça a été et ça reste la grande cause de ce quinquennat.
Il y a des mesures très fortes qui ont été prises, je pense que c'est important quand même de les rappeler, sur le harcèlement de rue, sur la lutte contre l'excision, sur le 39-19 pour les violences, c'est des mesures très fortes, sur la formation justement de nos policiers pour recueillir les plaintes des femmes qui sont victimes de violences, toutes ces mesures ont été prises, et il y en a d'autres qui seront prises avec la nouvelle ministre, Elisabeth Moreno, l'égalité femmes-hommes, c'était un secrétariat d'État jusqu'au dernier remaniement, que ça devient un ministère avec Elisabeth Moreno qui va continuer à prendre des mesures, notamment sur l'égalité dans l'entreprise.
Mais justement, Marlène Schiappa, lorsqu'elle était dans ce poste-là, disait aux entreprises, et elle l'a dit à plusieurs reprises, si vous voulez des femmes, vous les trouverez. Ce qui veut bien dire qu'ils ne voulaient pas de femmes. Parce que sinon, ils l'auraient trouvées.
On a aujourd'hui 16 femmes au gouvernement qui sont sur des ministères extrêmement importants. Je reviens sur la promesse
qui était je souhaite que ce soit une femme première mise. C'était un souhait. Il a exprimé un souhait. Oui, je pense que d'ailleurs c'est sincère. Et à un moment,
il n'y a pas de femmes compétentes. Il a considéré à ce moment-là que le mieux pour faire ce travail de Premier ministre, c'était Jean Castex. Et encore une fois, moi je pense qu'il a eu raison de le faire.
Vous étiez le ministre d'Edouard Philippe. C'était quoi le problème d'Edouard Philippe ? Pourquoi est-ce qu'il fallait qu'il parte ?
Alors, moi je n'ai jamais parlé de problème d'Edouard Philippe. On voit bien qu'il y a un tournant aujourd'hui dans le pays avec cette crise historique qui est à la fois une crise sanitaire et qui est maintenant une crise économique et sociale qui nécessite des mesures très fortes, qui nécessite un plan de relance qui a déjà commencé, qui va se poursuivre. Et donc, le président a voulu changer d'équipe. Et je pense qu'il a eu raison de le faire. Il a gardé des personnes issues de la précédente équipe. J'en fais partie. Moi, vous savez, je n'ai pas envie de jouer au jeu des 7 différences entre Edouard Philippe et Jean Castex. Elles ne sont pas très grandes non plus.
C'est deux parcours différents, c'est deux expériences différentes, c'est deux personnalités différentes.
Edouard Philippe,
ça a été un grand Premier ministre qui a fait face à des crises majeures. Il y a eu le coronavirus, il y a eu le moment de tension sociale sur la réforme des retraites, les gilets jaunes. Il a posé les fondements très solidement du projet politique d'Emmanuel Macron. On va continuer à déployer maintenant avec une nouvelle donne qui est cette crise. Ah non, non, je ne crois pas du tout. J'ai entendu que des journalistes disaient ça. Ce n'est pas ça le sujet, encore une fois. Le sujet aujourd'hui, c'est qui est en capacité d'agir tout de suite, d'emprunter ce nouveau chemin qui a annoncé le président de la République. Il y aura des annonces très fortes la semaine prochaine sur ce sujet.
Et c'est cette nouvelle équipe autour de Jean Castex.
Et précisément, on y revient juste après une pause sur ces questions de plan de relance, sur ces questions de crise et de situation quand même extrêmement douloureuse pour la France qui se réveille de ce coronavirus. A tout de suite. Et on poursuit ce BFM politique avec vous, Gabriel Attal. La question de la crise, la crise qui s'installe en France, un plan de relance, pourquoi attendre septembre pour un plan de relance ? Pourquoi vous n'y allez pas plus vite ? Pourquoi vous ne nous accélérez pas ?
On n'a pas du tout attendu septembre pour le plan de relance. Le plan de relance, il a démarré dès le début de la crise. 430 milliards d'euros qui ont été dépensés justement pour faire face à la crise et pour permettre de relancer le pays. Sur le chômage partiel, sur les prêts garantis par l'État aux entreprises, sur le fonds de soutien et de solidarité. Sur les mesures qui ont été annoncées dans différents secteurs, je pense à l'aéronautique, je pense à l'automobile, aux livres, à l'hôtellerie, à la restauration, à la culture, en tout, c'est 430 milliards d'euros.
Donc la relance, heureusement qu'elle a déjà commencé parce que sinon, ce ne sont pas des entreprises, c'est des secteurs entiers qui auraient été rayés de la carte de l'économie française. Évidemment,
ça va se poursuivre. Gabriel Attal, le gouvernement nous dit lui-même qu'il prépare un plan de relance pour septembre. Xavier Bertrand, le président des Hauts-de-France, dit aujourd'hui dans le JDD que pourquoi attendre ? On peut très bien, en ce moment, on discute à l'Assemblée un projet de loi de finance rectificative. Pourquoi ne pas rajouter les mesures du plan de relance ? Par exemple, les mesures pour le plan jeune, une génération sacrifiée, 700 000 jeunes qui vont arriver sur le marché de l'emploi en septembre. Pourquoi ne pas préparer les mesures dès maintenant ?
Quand j'ai vu passer cette interview et ces déclarations de Xavier Bertrand, franchement, au début, j'ai cru que c'était une plaisanterie. Comment est-ce qu'il peut dire heureusement que dans sa région, les entreprises, les PME, elles ont pu bénéficier du fonds de soutien. Heureusement que les entreprises et les salariés ont pu bénéficier du chômage partiel. Heureusement que les mesures qu'on prend et qu'on a prise à plusieurs milliards d'euros pour les différents secteurs de l'économie, elles bénéficient aussi à sa région.
Et le plan jeune ?
Il devrait plus regarder Xavier Bertrand, ce que fait le gouvernement, plutôt que de regarder l'élection présidentielle dans deux ans. C'est qu'il est en campagne. Oui, il a annoncé déjà il y a un an. Pour vous, c'est ça, cette interview ? On a le droit d'être critique. On a le droit de dire qu'il y a des choses qui ne sont pas bien faites, qu'il y a des choses qui pourraient être mieux faites, qu'il y a des choses sur lesquelles on devrait aller plus loin. Mais franchement, expliquer là aujourd'hui devant les Français que le gouvernement ne fait rien et qu'il attend alors que toutes les mesures qui ont été prises sont massives et sont inédites dans notre pays, je ne trouve pas ça honnête.
Il a le droit de faire des critiques.
Il est d'accord avec vous sur un chiffre. 800 000 chômeurs de plus cette année, c'est ce que dit Bruno Le Maire, c'est ce que dit aussi Xavier Bertrand. Concrètement, notamment beaucoup de jeunes, qu'est-ce qu'on peut faire pour les jeunes qui arrivent sur le marché du travail ?
Déjà sur cette question du chômage, il y a des mesures qui sont prises sur le nouveau système d'activité partielle où en gros, on dit à des entreprises votre activité va peut-être pas reprendre totalement tout de suite. Mais plutôt que de licencier vos salariés, on vous aide à les garder un peu comme on a fait pendant le chômage partiel pendant le confinement. En gros, on vous donne de l'argent pour les payer. Pendant ce temps-là, ils se forment et c'est le temps de passer la crise et ensuite quand vos carnets de commande reviendront à la hausse, ça repartira normalement mais ça évite de licencier. Il y a des accords qui commencent à être signés.
Je crois que le premier, c'était Safran qui en a signé un et donc ça, c'est une garantie très forte. Il y a d'autres mesures qui vont être prises. Sur la question plus spécifique des jeunes, j'ai beaucoup regardé le sujet puisque j'étais jusqu'à il y a quelques jours secrétaire d'État en charge de la jeunesse. Il y a des mesures massives qui vont être annoncées. Mais d'abord, pour les annoncer, il faut qu'on soit sûr qu'elles seront efficaces. Vous êtes plutôt exonération de charge ou prime à l'embauche ? Moi, je suis pour ce qui fonctionne. On est en train de regarder les deux pistes. Je ne vous le cache pas.
On regarde soit la piste de la prime à l'embauche soit la piste des exonérations de charge. Ce qu'il faut, c'est que ça soit efficace et que ça incite les entreprises à recruter des jeunes. Il y a 700 000 jeunes qui doivent rentrer sur le marché du travail. Derrière, c'est aussi des parents, des grands-parents qui sont très inquiets. Il y a beaucoup de Français inquiets de cette question et légitimement. Si on ne fait rien, on sait que les jeunes, ce sera la génération sacrifiée. On ne veut pas que ce soit une génération sacrifiée.
Et donc, on va prendre des mesures fortes aussi pour des jeunes qui sont sans formation, sans diplôme, pour les aider à se former, pour les aider à ne pas sombrer dans la précarité avec des dispositifs comme la garantie jeune, pour les aider à s'engager s'ils ont envie de participer à la relance du pays avec le service civique et d'autres dispositifs. Le président l'annoncera dès mardi 14 juillet ? Ça va être annoncé très prochainement. Je ne sais pas si ça sera annoncé mardi par le président, mercredi par le Premier ministre ou juste après.
Mais en tout cas, ce que je peux vous dire et la garantie très forte que je peux vous donner pour le coup là parce que j'ai travaillé ce plan, c'est qu'il sera massif et qu'il permettra d'apporter une solution à chaque jeune.
Dans le Parisien, ce matin, nous révélons un document de travail concernant la réforme des retraites dans lequel on découvre que l'une des pistes envisagées pour mener tout de même à son terme cette réforme, c'est la clause du grand-père pour tout le monde. J'explique, ça voudrait dire que la réforme ne s'applique qu'aux nouveaux entrants sur le marché du travail, ce qui repousse au calendre grec la réalité de la réforme. C'est quelque chose d'envisagé ça, Gabriel Attal, à votre connaissance ?
Je suis nouveau porte-parole du gouvernement, mais je vois bien comment ça fonctionne. Si je dis que quelque chose est envisagé, tout de suite, il va y avoir les titres, les bandeaux qui disent « Le gouvernement envisage d'eux ». Donc je fais très attention à ce que je peux vous dire, c'est qu'on souhaite mener au bout la réforme des retraites. Est-ce qu'il faut que ça soit exactement la réforme qui avait été présentée avant la crise du coronavirus ? Sans doute pas.
Est-ce qu'il faut renoncer aux principes de cette réforme qui sont, je le rappelle, plus de justice avec des régimes spéciaux qui font qu'aujourd'hui vous ne partez pas au même moment à la retraite alors que parfois vous faites le même métier dans des villes différentes
ou dans des entreprises différentes ? Il y aura un régime universel avant la fin des quinquennats ?
On veut un régime qui est équilibré. Je crois qu'avant la crise, le Conseil d'orientation des retraites disait qu'il y avait un déficit de 10 milliards d'euros en 2025. Qui s'est empiré encore avec la crise qu'on connaît. On vous parlait tout à l'heure de la jeunesse. Moi, j'étais secrétaire d'État en charge de la jeunesse. Je suis jeune. Moi, je n'ai pas envie qu'on laisse à la jeune génération la dette sociale des retraites et que ce soit elle qui a payé ensuite dans quelques années pour les non-choix qu'on ferait aujourd'hui.
Donc, il y aura une réforme des retraites qui ne sera pas uniquement une réforme où on augmentera le nombre de trimestres
ou l'acte de départ. Une fois qu'on a dit ces principes, on travaille en ce moment avec les partenaires sociaux. Je crois que Jean Castex a fait cette semaine entre tous ses déplacements 14 réunions avec les partenaires sociaux qui va les revoir encore la semaine prochaine en format collectif en fin de semaine prochaine pour avancer avec eux.
Ni la CGT, ni la CDT, ni le MEDEF. Ils disent tous qu'une réforme des retraites ce n'est pas le moment de la faire.
La CFDT, elle soutenait le principe de régime universitaire tel qu'il était présenté. C'est-à-dire que c'est pas le moment. Mais je vais vous dire, il y a des discussions en cours justement pour regarder qu'est-ce que serait cette réforme des retraites qu'on présenterait aujourd'hui qui permettrait de poursuivre les mêmes principes peut-être de manière différente. Oui, il y a eu des irritants sans doute dans cette réforme qui ont entraîné une contestation sociale. Est-ce qu'on arrive à les lever ensemble en discutant ? On ne va pas nous reprocher maintenant d'essayer de discuter et d'essayer de concerter avec tout le monde alors qu'auparavant
on nous reprochait de ne pas le faire. Pourquoi est-ce qu'Emmanuel Macron tient à ce point à faire cette réforme maintenant ? Tout le monde lui dit que ce n'est pas le moment. Les syndicats disent même laissez-nous nous concentrer sur les plans sociaux. Il faut qu'on sauve les emplois. Est-ce que c'est parce qu'il a ce besoin que tous les chefs d'État ont au bout d'un moment c'est de laisser une trace dans l'histoire sur son quinquennat ?
Je viens de vous dire vous dites cette réforme. Quelle est l'urgence ? Vous dites cette réforme. Quelle réforme ? Il y a une réforme qui a été présentée avant la crise. Encore une fois si on discute avec les partenaires sociaux ce n'est pas pour présenter la même réforme que celle qui avait été adoptée à l'Assemblée nationale. Il avait fallu deux ans de concertation pour arriver à celle-là. Ça n'aurait pas de sens de discuter. Et ensuite vous dites pourquoi. Est-ce que notre vision du système de retraite tel qu'il existe aujourd'hui a changé avec la crise ? C'est-à-dire un système qui n'est pas juste pour tout le monde.
Un système où ceux qui ont les métiers les plus pénibles ont les plus bas salaires sont des femmes ont moins de droits à la retraite que les autres. Est-ce que ça, ça a changé ? Non. Et même ce qu'on a vu avec les métiers les plus pénibles les plus difficiles pendant la période du coronavirus et du confinement c'est justement ceux-là qui aujourd'hui ont moins de droits
à la retraite. Quand vous voyez que les partenaires sociaux et notamment la CGT prévoient déjà une grève une journée de grève en septembre le 17 septembre est-ce que vous redoutez la rentrée ? Est-ce que vous redoutez
une rentrée chaude comme on dit ?
On sait qu'il y aura une rentrée sociale difficile on voit bien qu'il y a des plans sociaux qui sont annoncés on est totalement mobilisés pour à la fois travailler avec les entreprises pour qu'elles maintiennent l'emploi on peut prendre secteur par secteur entreprise par entreprise il y a des actes très forts qui sont portés je pense à Conforama par exemple 9000 salariés en France on nous annonçait une entreprise qui allait disparaître Bruno Le Maire Agnès Pannier-Runacher ils se sont mis autour de la table avec les dirigeants ils ont accordé un prêt garanti par l'Etat ils ont permis à l'entreprise de se rapprocher de but et on peut maintenir les emplois voilà on fait entreprise par entreprise maintenant moi ce que je constate aussi pour revenir sur les syndicats c'est que tous saluent la méthode et tous saluent le fait qu'il y ait un dialogue et une écoute par Jean Castex ils l'ont tous dit et je pense que ça aussi il faut le reconnaître et il faut le souligner
Alors l'un des défis majeurs il y en a beaucoup devant ce nouveau gouvernement c'est de relancer l'économie tout en préservant l'environnement tout en ne relâchant pas la pression sur la préservation de l'environnement vous avez une nouvelle ministre nous avons en France une nouvelle ministre Barbara Pompili elle déclare ce matin dans le Parisien je ne suis pas là pour faire de la figuration en général quand on a besoin de le dire c'est que ça part pas très bien
je peux vous dire quand on connaît Barbara Pompili on ne doute pas qu'elle vienne pour faire de la figuration c'est une militante de la cause écologique depuis toujours à Europe Écologie les Verts notamment et puis avec nous et elle est là pour faire elle est là pour agir et moi je n'oppose pas la relance économique et la protection de l'environnement je pense que c'est un non-sens quand on dit par exemple qu'une manière de protéger l'environnement et d'agir pour l'écologie c'est d'isoler les bâtiments c'est de faire en sorte que des appartements des bâtiments publics ne soient plus des passoires thermiques comme on les appelle c'est à la fois protéger l'environnement et ça crée des emplois parce qu'il va falloir isoler les bâtiments il va falloir penser des nouveaux schémas d'organisation
donc les deux sont conciliables dans les tuyaux même sous François Hollande sauf que depuis il y a eu ces élections municipales avec une vague verte nette claire à peu près partout sur le territoire et la réponse immédiate à ces élections à coloration très écolo c'est la nomination d'un gouvernement qui franchement ne donne pas le sentiment de faire de l'écologie sa priorité et c'est pas moi qui le dit mais c'est Laurence Toubiana qui est donc la coprésidente de la convention citoyenne pour le climat qui estime je la cite que le compte n'y est pas le gouvernement castex n'incarne pas le changement écologique auquel aspire le pays je ne comprends pas elle est où l'écologie en plus d'avant
je vais vous dire moi je pense qu'il y a ceux qui considèrent qu'on fait de l'écologie en incarnant c'est à dire en parlant en disant et puis il y a ceux qui considèrent qu'on fait de l'écologie en faisant et c'est ce qu'on va faire et oui il va y avoir une accélération vous disiez que c'était dans les tuyaux depuis des années je ne suis pas sûr qu'il y avait dans les tuyaux depuis des années 15 milliards d'euros en plus pour la transition écologique et un plan aussi massif que celui qu'on va présenter sur l'isolation du bâti oui il y a des dossiers qui étaient dans les tuyaux depuis des années et ceux-là on les a plutôt fait aboutir avant même les élections municipales je pense à Notre-Dame-des-Landes alors ça fait des années des décennies que tout le monde cristallisait autour de cette situation l'enjeu écologique c'était aussi une question de maintien de l'ordre mais on a assumé de prendre une décision les écologistes ne parlaient quasiment que de ça depuis des années des décennies on a pris la décision on a assumé de ne pas faire Notre-Dame-des-Landes aujourd'hui plus personne n'en parle tout le monde considère que c'est oublié que c'est normal Fessenheim François Hollande vous le citiez tout à l'heure il avait annoncé pendant sa campagne qu'il allait fermer Fessenheim ça n'a jamais été fait et nous on le fait c'était une bonne idée
de fermer alors que le coût d'électricité par Fessenheim est bien moins c'est un engagement
qu'on a pris on le fait et on aide
vous le faites parce que vous êtes engagé pas parce que c'est rationnel
non parce qu'on veut réduire la part du nucléaire dans notre mix énergétique c'est pas sain en termes de gestion des déchets nucléaires c'est pas sain en termes de gestion de l'eau parce qu'il faut beaucoup d'eau pour refroidir et donc on veut faire baisser la part du nucléaire ça veut dire qu'on ferme des centrales et notamment celles qui sont vieillissantes parce qu'il y a aussi un enjeu de sécurité on reclasse les salariés on aide les salariés à trouver un emploi on développe des secteurs d'avenir et ça on l'assume ce que je veux dire par là c'est qu'il y a quand même des dossiers depuis des années on nous expliquait que personne n'arrivait à les faire avancer c'était des dossiers écologistes et aujourd'hui nous on les fait avancer et on va continuer à le faire et on va accélérer mais je pense que ce qu'attendent les gens c'est plus des actes et des actions concrètes ce qu'on a fait aussi sur la prime pour l'automobile pour que les gens puissent changer de voiture et avoir des voitures qui polluent moins 7000 euros quand même de prime on l'a augmenté énormément
voilà ça c'est des actes concrets l'écologie du concret c'est aussi ce que font les maires écologie élus la semaine dernière qui disent que par exemple il faut interdire les voitures dans les centres-villes qu'il faut mettre en cause peut-être les antennes 5G qu'il faut piétonniser les centres-villes est-ce que vous êtes d'accord avec cette écologie-là ?
moi d'abord je vais vous dire s'ils ont été élus et que c'était dans leur programme qu'ils mettent en place leur programme je ne vais pas donner des leçons et expliquer qu'il ne faut pas mettre en place le programme sur lequel on a été élu peut-être que derrière ils prendront des décisions qu'à l'occasion de futures élections ça refera débat etc c'est la vie démocratique dans notre pays je vais vous dire je ne vais pas choquer par ces politiques écologiques qui sont menées moi mes adversaires sur l'écologie c'est ceux qui considèrent qu'il n'y a pas de sujet aujourd'hui qu'il n'y a pas de problème de réchauffement climatique et il y en a et il y en a même dans la politique française il y a quelques mois encore il y a un député des Républicains à l'Assemblée Nationale au moment des questions d'actualité au gouvernement qui a pris la parole et qui a repris toutes les thématiques et tous les arguments des climato-sceptiques qui nous expliquent qu'il n'y a pas de problème de réchauffement climatique moi c'est eux que je cible et c'est eux que je veux combattre démocratiquement et c'est pour ça qu'on agit après évidemment on peut avoir des débats sur la 5G sur d'autres sujets la 5G je pense que c'est une très belle opportunité pour les français non pas pour regarder du porno dans l'ascenseur comme j'ai entendu le maire de Grenoble le dire mais pour la télémédecine pour permettre à des français qui n'ont pas de médecins physiquement près de chez eux d'accéder à des soins comme on l'a vu se développer pendant le confinement c'est une opportunité en termes d'emploi c'est une opportunité pour permettre à des entreprises d'aller s'installer dans des territoires où aujourd'hui il y a peu d'activités économiques parce qu'il n'y a pas assez de débit, de fibres etc mais est-ce qu'on est sûr qu'il n'y a pas de risque sur la 5G ?
je crois qu'il y a des avis sanitaires qui ont été rendus et qui sont assez clairs sur le sujet je ne suis pas un spécialiste de ces questions mais les choses me semblent claires et transparentes après encore une fois on est en démocratie chacun peut émettre son avis peut dire qu'il n'est pas d'accord qu'il est d'accord nous on est au gouvernement on est l'exécutif on prend nos responsabilités on prend des décisions dont on considère qu'elles sont bonnes pour le pays pour son économie et pour permettre aux français de vivre ensemble
est-ce que vous tiendrez votre engagement concernant le glyphosate ? la ministre de l'écologie ce matin laisse entendre qu'il pourrait y avoir des exceptions par exemple certaines vignes en pente où c'est compliqué de trouver une solution de remplacement elle dit à ce moment-là on verra
c'est elle qui est maintenant en charge du sujet et je vais vous dire le fait que ce soit Barbara Pompili qui soit aujourd'hui ministre de l'écologie numéro 2 du gouvernement en charge de cette question du glyphosate c'est rassurant pour tous ceux qui sont pour la sortie du glyphosate parce que ça fait partie de ses causes d'engagement depuis toujours
elle est numéro 3 si on compte le premier ministre
si on compte le premier ministre excusez-moi numéro 2 si on compte les ministres numéro 3 si on compte le premier ministre mais bien sûr qu'elle sera engagée très fortement pour qu'on sorte massivement du glyphosate elle parle d'exception vous dites pour les lignes en pente etc peut-être que dans un premier temps il peut y en avoir mais l'important c'est que massivement on arrive à en sortir et ça c'est un engagement du président de la République
et on a le sentiment tout de même et vous parlez du président de la République qu'il est d'une très grande prudence c'est-à-dire que les mesures vraiment efficaces vraiment radicales quand on lutte contre les gaz à effet de serre en réalité il y renonce il dit aux gens de la Convention citoyenne attention attention les 110 km sur l'autoroute surtout pas on va déclencher encore la révolution dans le pays et c'est ça qui est efficace si vous voulez limiter la production de gaz à effet de serre il faut moins de voitures des voitures qui roulent moins vite et sur ça en fait vous n'y allez pas
vous dites que c'est des mesures qui doivent être radicales et efficaces l'efficacité est dans la radicalité en matière de protection de l'environnement parce que quand on veut être trop radical je peux vous dire on n'arrive pas à embarquer les gens avec nous et on voit ce qui s'est passé avec la taxe carbone et le mouvement des gilets jaunes ça c'était peut-être très radical comme idée d'augmenter la taxe carbone on a vu ce que ça a donné finalement il n'y a rien eu du tout donc on veut être efficace et pour être efficace il faut faire avec les gens il faut faire avec les français quand on augmente massivement les primes pour leur permettre de changer de voiture on les passe à 7000 euros pour de l'électrique ou de l'hybride rechargeable c'est des actes extrêmement efficaces on voit que les français aujourd'hui massivement vont changer de voiture et participent à ce changement là
précisément il y aura donc Emmanuel Macron qui s'exprime mardi Jean Castex qui s'exprime mercredi on va nous parler de ce fameux nouveau chemin dont Emmanuel Macron a commencé à poser les premiers cailloux comment vous le définissez c'est quoi ce nouveau chemin il y a eu quand même plusieurs actes déjà dans ce quinquennat on nous a promis qu'il y avait des nouvelles aires que la première c'était trop autoritaire que le deuxième on écoutait davantage aujourd'hui on n'a quand même pas le sentiment que ce soit forcément le dialogue il y a aussi un peu de provocation on le sent bien comment vous le définissez vous le nouveau chemin
le nouveau chemin c'est de dire qu'Emmanuel Macron a été élu sur des objectifs et notamment permettre aux français de s'émanciper de sortir de leurs conditions de trouver un emploi de trouver un logement de fonder leur famille d'être autonome de pouvoir faire des choix et maîtriser leur destin nous sommes en 2017 nous sommes en 2017 c'est des objectifs sur lesquels on a été élus et oui mais il a dit nous devons tous nous réinventer que la crise qui a eu lieu les crises même j'ai envie de dire on l'a vu avec le mouvement des gilets jaunes on l'a vu avec la crise du coronavirus c'est des choses très différentes mais c'est des crises qu'il y a eu à vivre notre pays elles nous imposent de nous réinventer et d'emprunter un nouveau chemin pour arriver à nos objectifs parce qu'on veut toujours que les français soient émancipés on veut toujours que les français trouvent un endroit
je ne vais pas faire la déclaration de politique générale la déclaration de politique générale
vous aurez pu m'inviter dimanche prochain et là j'aurais pu vous dire tout ce que mais qu'est-ce qui sera différent qu'est-ce qui est différent déjà ?
c'est à la fois sur le fond on a aujourd'hui des priorités très fortes qui c'est vrai n'étaient pas celles qu'on avait avant les crises exemple Ségur de la santé on n'en a pas parlé on met 7 milliards et demi d'euros pour revaloriser les gens qui travaillent à l'hôpital une infirmière elle touchera au moins 200 euros de plus net par mois grâce au Ségur de la santé c'est un engagement colossal c'est l'équivalent je crois je fais toujours attention maintenant je fais déjà attention mais je fais quand même attention c'est l'équivalent je crois de toutes les augmentations salariales qu'il y a eu depuis 30 ou 40 ans à l'hôpital c'est massif et c'est vrai que c'était pas prévu avant il y a eu cette crise on a vu les soignants qui étaient dévoués mobilisés qui ont pris des risques pour sauver les français c'est ce qu'attendent les français on le met en oeuvre et il y a d'autres sujets comme ça sur la relance économique et puis sur la méthode on a bien vu là plutôt avec le mouvement des Gilets jaunes qui avait une attente très forte d'association des citoyens à la décision politique des corps intermédiaires la convention citoyenne pour le climat que vous citiez tout à l'heure pour moi c'est un premier exemple de ce changement de méthode on a des citoyens qui se connaissaient pas qui pour certains n'étaient pas du tout intéressés à l'écologie qui ont travaillé ensemble et qui ont fait des propositions c'est des citoyens qui représentent grosso modo la diversité du peuple français puisqu'ils ont été tirés au tort sur la base de quotas de lieux d'origine d'origine sociale et on va multiplier ça
des conventions citoyennes a dit le président de la république sur quel sujet ?
ça va être décidé je pense qu'il y aura peut-être des annonces sur le sujet mais il y en aura d'autres on a passé en conseil des ministres mardi un projet de loi qui permet justement de faire des conventions citoyennes sur d'autres sujets et on va le faire mais associer largement c'est aussi associer les partenaires sociaux c'est ce que fait Jean Castex en ce moment ce qu'il va continuer à faire et c'est associer aussi les élus les collectivités locales on va lancer une conférence des territoires pour avancer avec eux et aussi pour bâtir le plan de relance avec eux c'est pour ça que je m'étonne quand j'entends des élus comme Xavier Bertrand qui disent ça va pas assez vite sur tout si on va vite sur tout après les mêmes nos reproches ne pas discuter avec eux et de pas construire les solutions
et il y a des points sur lesquels vous êtes parfois en contradiction avec vos promesses
alors est-ce que ce nouveau monde justement c'est ce décret publié ce matin au journal officiel qui permet aux ministres d'avoir plus de collaborateurs jusqu'à 15 conseillers contre 10 pour les ministres alors on va pas être démagogique peut-être qu'il faut plus de collaborateurs pour mieux travailler mais sauf qu'en 2017 Emmanuel Macron avait dit maximum 10 collaborateurs par ministre est-ce qu'à l'époque c'était de la démagogie ?
non mais ça vous montre bien qu'on n'est pas enferré dans nos certitudes et que quand on se rend compte qu'il y a des choses qui doivent être adaptées on le fait on l'a fait sur différents sujets sur ça aussi pour être très honnête je pense pas que ça passionne les français de savoir combien il y a personne
il y aura moins de collaborateurs en 2017 pour faire plaisir aux français
non c'était pas pour faire plaisir aux français c'était avec un objectif qui est toujours le nôtre qui est de mieux travailler avec l'administration et de responsabiliser entre guillemets le sommet de l'administration pour qu'elle aide à atteindre les objectifs politiques qui sont fixés par les français dans les élections ça ça reste maintenant vous n'aurez pas échappé qu'on a une crise massive que plus que jamais on va avoir besoin d'un état présent à l'écoute et au contact dans les mois qui viennent qu'il y ait quelques collaborateurs en plus dans des cabinets pour que les élus locaux les syndicats les associations aient un interlocuteur devant eux pour leur permettre de recueillir leurs propositions et de traiter leurs demandes ça me semble positif
vous avez annoncé un gouvernement de combat j'aimerais qu'on écoute les propos de Jean Castex devant les députés cette semaine
avec les valeurs qui sont les miennes j'ai l'honneur j'ai l'honneur de diriger ce gouvernement qui sera un gouvernement de combat qui sera un gouvernement tourné vers l'efficacité qui sera un gouvernement de dialogue
un gouvernement de combat alors à chaque fois on a quand même l'impression que vous réinventez l'eau chaude parce que le gouvernement de combat ça a été le cas de tous les gouvernements précédents je voudrais qu'on réécoute ce que disait François Hollande à propos du nouveau gouvernement Valls
il est temps néanmoins d'ouvrir aujourd'hui une nouvelle étape et j'ai donc confié à Manuel Valls la mission de conduire le gouvernement de la France il en a des qualités ce sera une équipe resserrée cohérente et soudée comment dire un gouvernement de combat c'est quand même
toujours le même refrain contrairement à Jean Castex il n'a pas dit d'efficacité et de dialogue après donc nous on va jusqu'à mon avis on va jusque là peut-être que le terme combat a déjà été employé mais je pense que ce que les gens qui nous écoutent entendent et ce dont ils sont conscients à mon avis c'est qu'aujourd'hui on nous a déjà fait le coup non mais ça veut dire quoi ça veut dire qu'il faut une équipe qui soit sur le pied de guerre du matin au soir et pour les 600 jours qui restent avant la fin de ce quinquennat pour permettre de reconstruire le pays et de le relancer avec encore une fois une crise économique et sociale qui s'installe une crise sanitaire qui est toujours là et qu'on a besoin d'être oui au combat au front comme vous voulez qu'on le dise pour mener ces chantiers là c'est aussi un gouvernement de mission on a une mission très claire qui est de relancer le pays après la crise qu'on a vécue et c'est à ça qu'on va s'attacher
est-ce que cette équipe celle dont vous faites partie a besoin d'un coup de main d'un homme d'expérience qui est François Bayrou
d'abord vous savez François Bayrou il fait partie de la majorité dont le modem président du modem je peux vous dire qu'il est très présent dans la vie de la majorité on a toujours besoin de lui
est-ce qu'il serait utile qu'il s'adjoigne à ce gouvernement dans un rôle de haut commissaire c'est ce qu'on entend d'ailleurs le premier ministre ne l'a pas démenti de haut commissaire à la planification au plan de relance au passage Jean-Luc Mélenchon trouve l'idée formidable c'est le retour du plan
il y a une volonté qui est exprimée par beaucoup de responsables politiques y compris Richard Ferrand qui l'a mis je crois dans sa lettre qu'il a adressé au président de la République sur la relance d'avoir effectivement un retour à la planification c'est-à-dire regarder non pas dans l'année qui vient mais dans les 10 années à venir les 20 années à venir
pour investir dans une économie libérale comme la nôtre ça fait quand même 30 ans qu'on a un peu abandonné l'idée et d'un coup ça revient parce qu'il faut trouver une place François Bayon
non, c'est donner des perspectives c'est se dire c'est quoi les objectifs qu'on veut atteindre et comment on veut changer l'économie française on parlait tout à l'heure du lien entre économie et écologie et on considère qu'on peut arriver à avoir une écologie qui permet de créer des emplois et une croissance verte comme on dit même si ça ça a beaucoup été employé aussi
pour ça il faut regarder plus loin on peut être mis en examen et au commissaire ?
attendez moi je n'ai pas d'informations sur qui va être nommé c'est une question de principe Gabriel Attal
est-ce qu'on peut être mis en examen aujourd'hui et être au commissaire dans un adjoint à un gouvernement je ne connais pas de règles sur ce sujet
je vais faire attention de ne pas l'inventer sur un plateau je suis porte-parole du gouvernement maintenant je ne sais pas quelle est la règle sur ce sujet vous n'avez pas de point de vue comment ? vous n'avez pas de point de vue ce n'est pas moi qui fixe les règles j'ai des points de vue sur beaucoup de choses en l'occurrence on n'est pas membre du gouvernement quand on est au commissaire on arrive justement
à la fin de cette émission votre nouveau job de porte-parole c'est exactement ce que vous disiez à l'instant on vous sent évidemment extrêmement prudent comment vous voyez votre mission à vous ?
j'essaye de ne pas être trop prudent en tout cas j'essaye d'être sincère je suis venu devant vous sans papier je n'ai pas écrit à l'avance ce que je comptais vous dire parfois on ne peut pas avoir la réponse à quelque chose on ne peut pas avoir un chiffre sur quelque chose ce n'est pas très grave personne n'est omniscient je pense que c'est important d'être sincère d'être transparent puis d'être humble moi je considère que mon boulot de porte-parole ce n'est pas de donner des leçons c'est de donner des informations quand je les ai de donner des perspectives d'expliquer pourquoi on fait ce qu'on fait il y a beaucoup de gens non pas beaucoup de gens il y a certains responsables politiques aujourd'hui on parlait de Xavier Bertrand tout à l'heure qui explique matin, midi et soir que le gouvernement fait tout mal voilà moi je ne considère pas qu'on fait tout mal je considère qu'on fait beaucoup de choses bien
mais votre chose va être peut-être de dire que vous faites tout bien non justement
moi je reconnais quand on fait des choses pas bien je crois que je l'ai dit à plusieurs reprises il faut savoir le reconnaître mais voilà c'est ça ma responsabilité aujourd'hui
merci beaucoup merci Gabriel Attal donc nouveau porte-parole de ce nouveau gouvernement merci Christophe-Jacques-Ubizine David Doucan merci à vous tous de nous avoir suivis d'avoir donné à BFM Politique cette année encore son record d'audience c'était ma dernière BFM Politique un immense bonheur de vous avoir accompagné pendant tous ces dimanches l'occasion de remercier aussi ceux qui sont dans les coulisses et qui travaillent sur cette émission les chefs d'édition Olivier Gallup et Charlotte Mesurole le producteur de cette émission Lucas Brio bien sûr et puis je souhaite bonne chance à celui qui reprendra les manettes de cette émission à la rentrée Jean-Baptiste Boursier je lui souhaite de prendre autant de plaisir que j'en ai pris à mener cette émission dominicale avec vous et je vous donne rendez-vous parce que je ne serai évidemment pas très loin je vous donne rendez-vous dans ce même studio à cette même table où je serai tous les matins à partir de 6h vous pourrez me retrouver sur la radio RMC sur la télé RMC ce sera le canal 24 mais c'est pas tout à fait fini puisque je vous retrouve aussi ce soir pour et en même temps à tout à l'heure 18h à tout à l'heure
à tout à l'heure
Gabriel Attal