Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
InterviewLe Figaro (sur YouTube)· 23 juillet 2025 16 minComplaisantActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalÉconomie & entreprises

Macronisme: comment Bruno Retailleau se prépare pour l'après-2027

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Bruno Retailleau a-t-il raison de dire que le macronisme s'achèvera avec Emmanuel Macron ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi Emmanuel Macron n'a-t-il pas préparé de successeur ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Comment Bruno Retailleau se démarque-t-il d'Emmanuel Macron sur l'Algérie ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Bruno Retailleau peut-il incarner la rupture dans la continuité pour 2027 ?

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Le macronisme repose essentiellement sur un homme, je ne crois pas au en même temps car il aimente l'impuissance. Voici des extraits de l'interview de donné par Bruno Rotaillot au magazine valeur actuelle reposant une nouvelle fois la question de l'avenir du macronisme après 2027 et une présidentielle sans Emmanuel Macron. Alors aujourd'hui, nous vous posons cette question.

Bruno Rotaillot, a-t-il raison de dire que le macronisme s'achèvera avec Emmanuel Macron ? Et pour y voir plus clair, pour répondre à cette question, peut-être même, je suis avec Carl. Bonjour Carl.

Bonjour Vincent. Merci d'être avec nous aujourd'hui, rédacteur en chef au Figaro magazine car déjà on peut le dire que ça tue du côté de la coalition présidentielle. Oui.

Euh de manière relativement surprenante d'ailleurs parce que Bronayo n'a fait que dire une évidence. Hm hm. Bah oui, quand Emmanuel Macron ne sera plus à l'Élysée, il n'y aura plus de macronisme proprement dit.

Euh mais pour plein de raisons. Euh d'abord parce que euh Emmanuel Macron lui-même n'a rien fait pour que euh le macronisme lui succède. Bah il a pas vraiment aidé des gens à prendre sa suite.

Vous vous voyez, vous avez tout de suite compris là où je voulais en venir. Mais même avant ça, euh il aurait pu créer un parti avec des militants qui seraient actifs. C'est parti, c'était on adhérait avec un simple clic.

Il aurait pu vouloir avoir un nombre d'élus locaux qui maille tout le territoire. Rien du tout. Ça a jamais été sa préoccupation.

On se souvient des municipales de 2020 qui ont été un désastre pour la coalition pour pour Emmanuel Macron et et sont parti. Ils ont pas réussi à décrocher une ville. Euh donc voilà.

Et pour reprendre ce que vous disiez, il n'a même pas cherché à avoir de successeur. Il a plutôt fait l'inverse. C'est qu'il faisait émerger des personnalités mais quand elle commençait à prendre un peu trop de place, elle les a mises dehors.

Demander à Philippe ce qu'il en pense. Viré en 2020 après le Covid, il avait eu le malheur d'être plus populaire que qu'Emmanuel Macron. Gabriel Atal qui commençait à prendre un peu trop ses aises à Matignon et hop, on le vire aussi euh très rapidement avec une dissolution sans le prévenir.

Donc pourquoi il y aura pas de macronis ? parce que déjà Emmanuel Macron, je suis même pas sûr qu'il le qu'il le veuille pour ces pour ces trois raisons. Et je rajouterai même un élément supplémentaire presque un peu cynique.

S'il veut se représenter comme on lui en prête cet envie en 2032, il n'a pas intérêt à ce que le macronisme euh ou un macroniste lui succède en 2027. Oui. Donc en fait c'est un peu une parenthèse.

Euh on fait on fait un peu le pari d'une parenthèse sans Macronisme 2027 à 2032 pour mieux le faire revivre en 2032. C'est ça son paris. Bah oui, son paris c'est quand même de se dire euh voilà en 2027 euh j'aurais fait 10 ans.

Je ne peux pas me représenter puisque la constitution me l'interdit. Je vais faire autre chose pendant quelques années, mais je garde une date en ligne de mire qui est 2032 parce que là je pourrais me représenter. Mais regardez même euh pour qu' ait un macronisme comme il y a eu un gaulisme, euh un popolisme, il faut qu'il y ait des successeurs qui le fassent vivre euh cet espritlà. les successeurs.

Édor Philippe, il passe son temps à se démarquer du président de la République et lui aussi, il est pas sur lui. En même temps, il pense que il y aura un retour du clivage droite gauche. Gabriel Atal qui a repris Renaissance, il est en train de faire de Renaissance un parti à sa main et en créant un logiciel pour lui et partout il explique alors pas publiquement mais en gros que voilà la page va être tournée, Emmanuel Macron sera pas là en 2027, ça sera lui, il faut créer quelque chose parce que la réalité c'est là où ça devient intéressant.

Certes, Bruno Rotaillo a dit une évidence mais il a dit aussi quelque chose par rapport à la future prés échéance présidentielle de 2027. Ces gens-là, Edor Philippe, Gabrial, Brillo, ils savent que 2027 ne se fera pas sur la continuité mais sur la rupture. Un peu comme 2007 quand Nicolas Sarkozi voulait succéder à Jacques Chirac, il était dans le camp du président et il savait bien que s'il était dans un registre de continuité, ça serait difficile parce que pareil Jacques Chic, ça faisait 10 ans qu'il était gens qui toujour compliqué.

C'est toujours compliqué de se faire réélire. Bah, c'est compliqué de se faire réélir se faire élire en étant dans le camp d'un président qui a été là pendant 10 ans. Il y a un moment et c'est vrai, les Français ont besoin d'alternance, ils veulent changer et donc il faut pouvoir et c'est c'est toute la difficulté de Bruno Rutaillot, on va y venir, mais il faut incarner la rupture dans la continuité.

Ce qu'avait fait Nicolas Sarkozy avec Jirac. Je suis dans le camp du président mais moi je ne serai pas comme Jacques Chirac, je ferai les choses différemment. Les Français l'ont entendu, ils ont ils l'ont fait venir à l'Élysée.

Là, toute la stratégie de Bruno Rillo, c'est un peu de faire ce cette idée-là aussi en disant "Oui, je suis là dans la coalition du président mais je ne me confonds pas avec ni avec le président ni avec ce qu'il représente le macronnisme." Effectivement, alors Bruno Rotaillot, il faut le dire aussi, il se démarque lui de de plus en plus. Déjà, c'est de plus en plus une voix dissonnante sur de nombreux sujets.

Notamment, par exemple, on peut prendre quelques exemples. L'Algérie. Oui, bien sûr.

Bah, bien sûr. Lui, il était un peu pour la manière forte pour obtenir la libération de Boem Sansal, cet écrivain franco-algérien qui est emprisonné depuis plus de 250 jours maintenant. là où Emmanuel Macron et Jean- Noël Barreau Ked sont pour miser sur la carte de la diplomatie, on voit effectivement le résultat formidable de cette carte et donc Bruno Rota cherche à se démarquer là-dessus.

Euh ce qui ne plaît pas évidemment au président de la République qui dit "Ben attention, vous êtes ministre de l'intérieur, vous devez traiter vos sujets." Et Bérieur dit "Mais non, je suis certes ministre de l'intérieur, mais je suis aussi patron DLR, un des parties du socle commun et en tant que patron DLR, je dois m'exprimer sur tous les sujets, d'autant plus si je veux être un jour candidat à la présence de la République, auquel cas il faut que je parle de tous les sujets." Et donc on voit bien là que ça frotte et d'ailleurs ça frotte tellement que ce matin au conseil des ministres ça n'a pas été à Flor Moucheté.

Oui. Alors ils sont beaucoup parlé. Il y a eu d'ailleurs les trois premières questions, je crois du compte-rendu du conseil des ministres a été sur été sur ce sujet. ce qui montre quand même voilà de ce que nous ont répété les participants parce qu'évidemment tout ça se fait dans un h clos de conseil des ministres mais c'est rapidement répété parce que il y a beaucoup de sources on va dire les protagonistes voilà ont aussi intérêt à ce que ça sache ter qu'alvisé il ils veulent que faire savoir que le président n'a pas laissé sans réponse cette attaque de Bruno et le président l'a attaqué sur ce qu'il considérait peut-être un des points faibles du ministre de l'intérieur, c'est-à-dire l'absence de résultat h euh au bout de 8 mois 9 mois placeau et et donc l'a interrogé sur les violences qui se sont déroulées dans dans les villes moyennes comme Limoge, Béier, Marseille en disant "Mais bon, faites-moi un point de situation, qu'est-ce qui s'est passé Et Bernard Rotayo a expliqué que voilà, c'est en fait parce que il y a des démantellements de points de deal et que évidemment les dealers ne se satisfont pas de cette politique et donc veulent en découdre avec les forces de l'ordre qui sont dans une situation difficile parce qu'elles sont pas en assez grand nombre.

Il y a toute une partie de d'escadrons de gendarmerie qui sont en Nouvelle-Calédonie pour le maintien de l'ordre. Donc elles font défaut en métropole et et voilà, il y a eu toute cette passe d'arme sur bah oui mais moi dit le président de la République, j'ai augmenté les effectifs que d'autres avant moi avaient diminué et là évidemment c'est une pique dans le jardin enfin c'est un pavé dans le jardin de Bruno Rota parce que ça fait référence à Nicolas Sarkozi qui avait supprimé 10000 postes de fonctionnaires de police avec le non remplacement d'un fonctionnaire sur deux et donc évidemment ces effectifs manquent peut-être encore aujourd'hui. H donc on était sur un conseil des ministres assez animé, on peut le dire assez alors euh oui animé parce que c'était c'est pas tous les jours que ça se passe comme ça.

Surtout que le conseil des ministres en ce moment c'est plutôt court et plutôt assez ennuyant. Euh et donc là oui, c'était animé aujourd'hui pour Roto, il doit quand même se se démarquer lui aussi euh d'Emmanuel Macron. Alors, il a toujours montré sa différence, mais on le disait donc sur le sujet de l'Algérie, sur le sujet par exemple de le des des des énergies renouvelables, il faut qu'il se démarque du président le plus possible.

Il faut qu'il fasse entendre euh la voix des LR. C'est ça son raisonnement pour deux raisons. D'abord, parce que il a quand même passé plus de temps sur ces 10 dernières années à être opposant au président de la République qu'à être son ministre.

Ça fait pas 1 an qu'il est ministre d'Emmanuel Macron. Tout le reste, il était opposé à sa politique et il ne veut pas qu'on l'oublie. Il ne veut pas. et il avait il a entendu ces dernières ces dernières semaines, ces derniers mois la petite musique du Rassemblement national disant "Ah oui, il est ministre donc il est comme Macron. il s'est coulé dans le moule, il il a il voilà, il est intégré au macronisme et lui il ne veut surtout pas ça parce qu'il sait que les une grande partie des électeurs LR, ces électeurs euh n'aimaient pas Emmanuel Macron, n'aimait pas sa politique et donc ont accepté que les LR particip sole gouvernemental parce que sinon c'était la gauche qui allait au pouvoir et que c'est le résultat de d'une dissolution. mais ils ne veulent pas se fondre dans le macronisme.

Donc il faut absolument montrer les différences. Euh ensuite, il veut montrer qu'il peut parler de tous les sujets et que sur tous les sujets, il a des propositions là aussi différente. On en revient à ce que je disais tout à l'heure.

Il faut montrer la rupture et surtout il faut montrer des convictions claires. Euh Bruno Raillot et ça c'est pas nouveau, c'est aussi là où tout le monde s'énerve sur sa critique du en même temps. Il le dit depuis le début, depuis 2017, il dit "Non, ça ne marchera pas, c'est un immobilisme" et et il peut prendre tous les exemples.

D'ailleurs, en 2017, c'est arrêt des centrales nucléaires, arrêt du programme et puis aujourd'hui c'est non, il faut aller à toute vitesse. Donc il considère que tout ça a fait perdre du temps à la France et qu'il faut remettre la France sur des rails avec des convictions fortes. peut-être pas partagé par tout le monde, mais au moins partagé par un électorat à droite et peut-être un électorat qui était à droite avant et qui est parti d'un côté chez les le Rassemblement national et de l'autre chez Emmanuel Macron mais qui serait peut-être déçu par Emmanuel Macron en tout cas qui qui peut revenir au Berkail.

H h alors on avait déjà eu ce ce scénario de critique de fin du macronisme c'était fin mai, c'était par la porte-parole du gouvernement Sim. Euh l'élection présidentielle 2027, c'est dans 2 ans. Ça va être long comme ça.

Non, ça va être long. C'est aussi pour ça Gabriel Macron veut pas qu'on en parle tout de suite parce que ce que fait Bruno Ruto, c'est que il met un peu de sel sur la plie d'Emmanuel Macron en disant "Dans moins de 2 ans, c'est fini." H ton mandat dans moins de 2 ans, il s'arrête.

Puis en fait quand je dis ça, presque Ah, on pourrait l'arrêter un peu plus tôt finalement, on va pas perdre 2 ans. Et donc ça, Emmanuel Macron ne veut pas. lui il dit "Je serai là jusqu'au dernier quart d'heure, je présiderai jusqu'au dernier quart d'heure." Donc à chaque fois qu'on parle de la fin du macronisme, on on le renvoie à dans 2 ans, tu peux plus te présenter.

Alors cette question du jour, Bruno Rodillo a-t-il raison de dire que le Macronis je sera avec Emmanuel Macron. Est-ce que vous êtes d'accord avec Bruno Rota ? Oui oui, la raison dans l'absolu euh oui pour les toutes les raisons qu'on a donné tout à l'heure.

Et ben regardez les du Figaro sont d'accord avec vous à plus de 90 %. Euh c'est un plébiscite en tout cas pour ce que ce qu'a dit Brudetaillot on le rappelle dans l'interview de valeur actuelle. Euh merci beaucoup Car d'avoir été avec nous pour nous expliquer un peu toute cette situation et on suivra bien sûr, on disait la présidentielle dans 2 ans, il va s'en passer des choses, il va falloir suivre parce que je pense que là ils seront que deux mais ce qui va se passer demain parce que ils avaient rendez-vous un rendez-vous fixé depuis un petit moment donc avant euh la sortie de Bruno Retillo dans valeur actuelle mais il y a un tête à tête Emmanuel Macron Bruno Retaillot demain à l'Élysée qui aura beaucoup de saveur normalement il devrait pas prendre la parole ensemble il y a pas c'est pas public en tout cas c'est pas public mais on ne doute pas que quelques indiscrétions nous reviennent et on vous fera vous fait confiance pour ça.

Carl, merci beaucoup d'avoir été avec nous. Merci à vous du Figaro d'avoir été nombreux à nous suivre et moi je vous souhaite une très bonne fin d'après-midi sur le Figaro.