Nicolas Dupont-Aignan "Ça Vous Regarde" sur LCP
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 91 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00ComplaisanteRéponse directe
Bonsoir Nicolas Dupont-Aignan. Merci d'être avec nous.
- 0:05OuverteRéponse directe
Vous qui n'avez cessé de dénoncer les faibles pouvoirs de l'opposition à l'Assemblée, un droit de réplique des députés au gouvernement.
- 0:25OuverteRéponse partielle
Qu'est-ce qui ne marche pas ? Vous ne décollez pas Nicolas Dupont-Aignan.
- 1:12RelanceRéponse directe
Vous défendez l'Europe des nations : suppression de Schengen, retour aux frontières nationales, abroger la directive travailleurs détachés. Tout cela, vous le partagez avec Jordan Bardella. On a du mal à saisir ce qui vous différencie.
- 4:59OuverteRéponse directe
Quels sont vos alliés sur cette base-là ? Parce que vous avez des alliés, notamment en Pologne, des populistes des pays plutôt de l'Est. Tout ça, ça coûte très cher. C'est des investissements. Ils sont prêts à vous suivre pour créer ces champions ?
- 5:54RelanceRéponse directe
Mais qu'est-ce que vous voulez dire alors par ces petits groupes ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:13Locuteur non identifiéFait
« Je trouve que c'est une bonne idée. J'avais toujours proposé une seule séance avec droit de réplique. »
- 0:44Locuteur non identifiéFait
« Si on m'avait donné le vrai score dans les interviews, j'aurais été sûrement au-dessus de 5. »
- 1:53Locuteur non identifiéFait
« Je ne veux pas sortir, je veux qu'on revienne à l'esprit du général de Gaulle, c'est-à-dire une Europe des nations libres. »
- 2:21Locuteur non identifiéFait
« Je veux qu'on passe du menu imposé à la carte. »
- 2:31Locuteur non identifiéFait
« Je voudrais que dans les 10 domaines qui sont décisifs pour l'avenir du continent, intelligence artificielle, numérique, lutte contre le cancer, lutte contre Alzheimer, maladie orpheline, programme pour la Méditerranée, voiture propre, panneau solaire, vous voyez, je cite tout. »
- 5:14Locuteur non identifiéFait
« La grande nouveauté, c'est que c'est la première fois qu'un eurosceptique, un gaulliste, un souverainiste, employez tout le terme que vous voulez, c'est la première fois qu'on a réussi à bâtir une alliance de 23 pays. »
- 5:38Locuteur non identifiéFait
« On renvoie vers les nations 80% des compétences. On dissout la commission, on arrête avec les règlements, on retrouve la liberté. »
- 7:58Locuteur non identifiéFait
« Si on avait écouté les Français qui avaient voté non en 2005, et à l'époque, M. Wauquiez, il a dû voter oui. Si on avait écouté les Français, il n'y aurait pas eu le Brexit. »
- 8:11Locuteur non identifiéFait
« Je ne suis pas un avocat du Frexit. »
- 8:33Locuteur non identifiéFait
« J'ai rompu avec l'UMP sur le référendum, trahi. J'ai commencé avec Philippe Séguin et Charles Pasqua. »
- 9:20Locuteur non identifiéFait
« Je suis un des rares chefs de parti avec Jean-Christophe Lagarde, à aller vouloir combattre cette mauvaise Union européenne qui nous fait tant de mal et qui déconsidère l'Europe. »
- 10:04Locuteur non identifiéFait
« Je pense que les gilets jaunes sont écoeurés par la dérive qu'il y a eu d'une certaine extrême gauche qui s'est emparée des manifestations et qui les a rendues violentes. »
Temps de parole
- Locuteur non identifié63 %
- Présentateur22 %
- ?12 %
- Invité4 %
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Bonsoir Nicolas Dupont-Aignan. Merci d'être avec nous. Peut-être une réaction pour commencer. Vous qui n'avez cessé de dénoncer les faibles ou les trop faibles pouvoirs de l'opposition à l'Assemblée, un droit de réplique des députés au gouvernement.
Je trouve que c'est une bonne idée. J'avais toujours proposé une seule séance avec droit de réplique. Donc sur ce point, je suis d'accord.
Alors vous êtes député de l'Essonne, mais surtout tête de l'Isle de Boula-France dans cette dernière ligne droite de campagne. Qu'est-ce qui ne marche pas ? Vous ne décollez pas Nicolas Dupont-Aignan. 4
-5% des intentions de vote,
sondage après sondage. Mais vous croyez encore aux sondages qui se trompent à chaque fois ? C'est
un indicateur.
Ils
ne sont pas toujours trompés.
Non.
La dernière élection présidentielle,
ce n'était pas trop
faux. Toute l
'élection présidentielle,
on
m'a dit vous êtes à 1% M. Dupont-Aignan. J'ai fini à près de 5. Si on m'avait donné le vrai score dans les interviews, j'aurais été sûrement au-dessus de 5. Donc arrêtons de se fixer des sondages et je ne
veux
pas perdre de temps sur des scores qui ne valent rien dire.
Je
fais
en général
3 ou 4 fois de plus que le sondage. Donc d'ailleurs, entre parenthèses, si on me met à 4, c
'est plutôt bon.
Vous ferez quoi ? 12 ? On
prend les paris ? Vous
le dites ce soir ?
Mais je n'en sais rien. Laissons les Français trancher. Personne ne sait même s'ils vont aller voter.
Comme
le Rassemblement national, je le disais, vous défendez l'Europe des nations. Suppression de Schengen, retour aux frontières nationales, arrêter l'élargissement, abroger la directive travailleurs détachés. Tout cela, vous le partagez avec Jordan Bardella et la liste du Rassemblement national. On a du mal à saisir ce qui vous différencie.
Mais tout simplement, ce que je suis, ce que mon parti est, nous sommes gaullistes et vous parlez de l'Europe des nations,
mais
vous ne parlez pas de l'autre volet
sur
lequel j'insiste beaucoup, qui est l'Europe des projets à géométrie variable. C'est-à-dire, et c'est ça la spécificité de notre liste,
il
y a ceux qui veulent revenir aux nations, il y a ceux-mêmes qui veulent sortir.
Moi,
je ne veux pas sortir, je veux qu'on revienne à l'esprit du général de Gaulle, c'est-à-dire une Europe des nations libres.
Une
Europe à plusieurs vitesses.
Non, pas totalement. Une Europe des coopérations à géométrie variable. Je prends un exemple. Ce qu'on a fait avec Airbus... C'est intéressant parce que dans le discours de
la Sorbonne, Emmanuel Macron n'est pas si loin à dire on va faire des coopérations renforcées, si je puis me permettre.
Oui, mais ce ne
sont
pas des coopérations renforcées du tout que je veux. Ce sont des projets à la carte. Je veux qu'on passe du menu imposé à la carte. Je prends un exemple. Airbus a bien marché. 5 pays. Ça n
'a
pas été fait avec la commission de Bruxelles. Ça n
'a
pas été fait à 28, même à 12, à 15. 5 pays. Je voudrais que dans les 10 domaines
qui
sont décisifs pour l'avenir du continent, intelligence artificielle, numérique, lutte contre le cancer, lutte contre Alzheimer, maladie orpheline, programme pour la Méditerranée, voiture propre, panneau solaire, vous voyez, je cite tout. Je voudrais qu'on se mette à géométrie variable les pays qui volent.
Tous
les pays qui volent,
sur la base du volontariat. Et
donnant de non, on implante
les usines. Mais pour faire de l'intégration
européenne,
des politiques communes,
sur
ces sujets.
Non, ça veut
dire une politique
à plusieurs, en matière de santé
notamment, de protection de l'environnement. Non,
ça ne marchera jamais. Ça ne marche pas d'ailleurs. On essaye depuis 20 ans et on nous dit, faisons l'intégration de la politique commune, ça va marcher,
ça ne marchera. Mais qu'est-ce que vous voulez dire alors par ces petits groupes ? C
'est que l'enjeu, ce n
'est
pas d'être unifié. Chacun doit vivre comme il veut. Chaque nation a sa spécificité. Les Français aiment le service public, ils peuvent le garder. Chacun vit comme il veut dans sa nation, dans sa démocratie. En revanche, ce que je veux dire, c'est que nous sommes en train d'être largués, dépassés, par les États-Unis et la Chine, sur quelques domaines clés qui décideront
de
l'avenir de nos enfants et de nos petits-enfants. Et je veux que là-dessus, on unisse nos forces, projet par projet, c'est tout. Qu'on arrête
l
'idée d'uniformisation.
Qu
'on laisse les nations respirer. Libre. Donc je veux qu'on redescendre.
Mais contre la
Chine, pardonnez-moi, ou contre les
États-Unis. On n'a pas besoin
de tout faire ensemble.
Mais si vous ne faites pas des barrières douanières sur l'ensemble des frontières de l'ensemble de
l
'Union, vous allez avoir des
distorsions de concurrence terrible.
Mais
actuellement, c
'est pire que tout. Mais alors, chacun fera ce qu'il veut.
C'est pas plus efficace de se protéger au sein des 27
? Mais
c'est
quand même dans
les programmes de beaucoup, beaucoup de candidats, y compris d
'Emmanuel Macron. Mais c'est une
erreur de base, de fond. Ça fait 20 ans qu'on nous dit si.
Si
on faisait une politique unifiée à 28. Mais on ne le fera jamais. Parce que les nations sont différentes. Parce qu'on veut uniformiser. Et bien moi, je prends le problème dans l'autre sens. Je dis, laissons vivre les nations. Arrêtons de vouloir faire ce qu'on n'est pas capable de faire. Mais en revanche, faisons ce qu'on a fait face à Boeing avec Airbus. Faisons-le dans
tous les
secteurs des
champions industriels,
scientifiques
et
humanitaires. Parce que, par exemple, j'aimerais qu'on développe l'Afrique
avec
un vrai programme de coopération, de quelques pays européens qui le souhaitent, avec un retour financier. Parce qu'on traitera le problème migratoire que si on développe l
'Afrique. Mais quels sont vos alliés sur cette base
-là ? Parce que vous avez des alliés, notamment en Pologne, des populistes des pays plutôt de l'Est. Tout ça,
ça
coûte très cher. C'est des investissements. Ils sont
prêts à vous
suivre pour créer
ces champions ? La grande
nouveauté, c'est que c'est la première fois qu'un eurosceptique, un gaulliste, un souverainiste, employez tout le terme que vous voulez, c'est la première fois qu'on a réussi à bâtir une alliance de 23 pays. J'ai sorti pour la première fois les souverainistes de leur isolement. 23 pays, 23 parties. Vous voulez dire 23 parties, hein
? 23 parties de 23 pays
différents, soyons très précis. Certains gouvernent, polonais, et nous sommes tombés d'accord sur une charte.
On
renvoie vers les nations 80% des compétences. On dissout la commission, on arrête avec les règlements, on retrouve la liberté. Et en même temps, c'est le fameux en même temps, on s'allie sur quelques coopérations type. Mais si les polonais n'ont pas envie de participer à une coopération, ils n
'y
participent pas. Mais en même temps, c'est
son gros allié. Les sons de la liberté. Les
polonais, ils veulent garder la directive travailleur détachée. Vous n
'en voulez plus. Mais il y a des
points où il y
a des accords. Est-ce que c'est cohérent ?
Mais bien évidemment, aucun parti ne sont totalement en accord avec leur coalition. Il reste que ma coalition est claire. Tandis que celle de M. Bellamy ou des socialistes n'est pas claire.
Alors
justement... N
'oubliez pas que M. Bellamy nous dit un peu ce que je dis. Il faut des frontières, il faut l'Europe des nations, etc. Mais quand je regarde les votes
des
députés européens et républicains, et quand je regarde surtout qu'il soutient M. Juncker du PPE, qui gouverne
avec les socialistes au
Parlement européen, moi on est sûr, en votant pour des députés debout la France, on sait où ils seront.
On
sait avec qui ils travailleront.
Et
je pense qu'on sera beaucoup plus influents pour bloquer cette machine infernale.
Alors il y en a un en tout cas qui n'a pas réussi à voir de différence entre vous et la liste de Jordan Bardella.
Il
vous renvoie carrément dos à dos. Et il soutient celui que vous avez mentionné, le candidat Les Républicains, François-Xavier Bellamy. C'est Laurent Wauquiez. On va l'écouter.
Ce déplacement
sur
un lieu qui est rudement impacté par le Brexit,
c
'est une façon aussi à tous de se rappeler
que
ceux qui veulent déconstruire l'Europe,
à
l'image de Marine Le Pen, à l'image de Nicolas Dupont-Aignan, et bien ça a des conséquences.
Et
des conséquences qui peuvent être catastrophiques,
qu
'on voit ici,
avec
une frontière qu'il faut entièrement réorganiser, des PME qui vont être impactées, des emplois qui vont être touchés.
Tout
ça parce que de l'autre côté de la Manche,
il
y a des gens qui ont porté le même programme que Marine Le Pen, que Nicolas Dupont-Aignan.
Voilà,
c'était un déplacement le 23 avril dernier à Wyss.
Qu'est-ce que vous lui répondez ?
Je lui réponds qu'à côté de lui,
il
a M. Morin.
Vous
l'avez vu,
on voyait à la moralité
de son visage.
C
'est dans la région d
'Ormanie. Voilà,
qui est centriste, qui est fédéraliste, qui est pour une Europe fédérale, pour un impôt européen. Et ce qui est fascinant...
Donc la
cohérence est chez eux et pas chez vous.
Exactement.
Et deuxième point sur le Brexit, pour répondre sur le fond.
Si
on avait écouté les Français qui avaient voté non en 2005, et à l'époque, M. Wauquiez, il a dû voter oui. Si on avait écouté les Français, il n'y
aurait
pas eu le Brexit. C'est-à-dire que si on avait corrigé le tir, et si on mettait en place la belle Europe que je veux, celle des nations et des projets, les Anglais seraient toujours avec nous.
Donc je ne suis pas
un avocat du Frexit. Et justement, il essaye de me caricaturer, parce qu'en fait, il n'a pas de projet européen. Laurent Wauquiez, c'est un jour je suis avec Orban, le lendemain avec Juncker, et je vote tout ce qu'a fait Juncker. Alors, les Français n'en peuvent plus de cette hypocrisie. Donc moi, je suis clair, au moins. Et vous me reconnaîtrez que je n'ai pas changé d'avis. J'ai rompu avec l'UMP sur le référendum, trahi. J'ai commencé avec Philippe Séguin et Charles Pasqua. Je maintiens que la seule Europe qui peut marcher et affronter la Chine et les États-Unis, justement, c'est l'Europe où il y a de la liberté pour les nations et où on se concentre sur l'essentiel.
Si
vous êtes élu, vous partez à Bruxelles ? Eh oui. Donc vous quittez l'Assemblée,
ça c'est
sûr ? Eh bien, je suis obligé d'abord. Et de sur quoi, je vais vous dire pourquoi
je l'ai
fait. Et
donc,
vous siégez, parce que vous l'aviez dit dans une émission, un grand débat sur France 2, vous siégez jusqu'au bout.
Mais je siège au moins jusqu
'au
bout. Vous renoncez à la présidentielle.
Mais pourquoi je serais le seul à devoir
renoncer à une élection ? Vous l
'aviez dit, c'est pour ça que je vous
demande. Non, mais j'ai précisé, parce que je n
'ai pas changé d'avis, mais si les Français veulent de moi la présidentielle, et si je suis candidat, ce qui n
'est
pas du tout sûr, on verra où on en sera. L'enjeu n'est pas là. L'enjeu est quoi ? L'enjeu est qu'un chef de parti, je suis un des rares chefs de parti avec Jean-Christophe Lagarde, à aller vouloir combattre
cette
mauvaise Union européenne qui nous fait tant de mal et qui déconsidère l'Europe, j'ai le courage d'y aller. J'estime qu'un général, il n'est pas derrière ses troupes, il est devant. Et je suis convaincu que si j'ai pu tisser les liens avec 23 parties,
c
'est parce qu'on me reconnaît au moins du sérieux. 23 parties en Europe. Mais
juste une dernière question, j'ai vu que vous aviez Benjamin Cochy sur votre
livre.
Tout à fait, j'en suis très fier.
Gilets jaunes en 9ème position. On est étonnés, il n
'y
a aucun effet gilet jaune en fait, dans cette
campagne des européennes.
Écoutez, comparé au
mouvement de soutien des Français
à ce mouvement,
pour l'instant toutes
les listes où il
y
a des gilets jaunes, où ils y vont seuls, sont en dessous de 5.
Comment vous expliquez ça ? Mais ça ne veut rien dire,
je pense que les gilets jaunes sont écoeurés
par
la dérive qu'il y a eu d'une certaine extrême gauche qui s'est emparée des manifestations et qui les a rendues violentes.
Je
pense que les gilets jaunes sincères du départ, qui voulaient simplement le pouvoir d'achat, le travail, le mérite, sont écoeurés de tout. Et je leur dis, avec Benjamin Cochy, vous avez manifesté sous la pluie, sous le vent, sous la neige,
vous
pouvez aller manifester un quart d'heure. Un quart d'heure.
Car
le bulletin de vote, c'est la meilleure manifestation possible,
c
'est la plus pacifique et c'est la plus efficace si on y va massivement. Donc j'ai envie de leur dire, il y a l'embarras du choix, c'est un scrutin à un tour, votez pour ceux qui vous paraissent les mieux. Et c'est le 26 mai prochain. Merci.
On va s'arrêter
là. Merci Nicolas Dupont-Aignan d'être venu sur le plateau d'LCP. Merci.